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#1 le 24.09.15 22:21

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shame


Bon, voilà, j'étais arrivée à la porte. Ou du moins pas trop loin. Je me faisais grave chier. y'avait rien à faire. c'était mort. Beaucoup trop. Alors pour la énième fois j'avais décidé que j'allais tenter de passer de l'autre côté. Avec un peu de chance - en fait il aurait fallu que j'ai l'cul bordé de nouilles - ça allait le faire, cette fois. J'allais tenter, encore, de profiter du moment où quelqu'un allait l'ouvrir - pour entrer ou sortir, peu importe - pour m'y faufiler en toute discrétion. Même si ça ne semblait pas suffisant... Pas pour un brin. C'en était désespérant. Le pire c'était quand je me faisais intercepter avant même d'avoir réellement tenté quoi que ce soit.

Bref. Je vis quelqu'un arriver pas trop. Enfin, ce n'était pas n'importe qui. C'était lui. omg. J'savais plus vraiment quoi faire. Il était magnifique, pour pas changer. Dans un effort inhumain, je me recontcentrai sur ma tâche. Passer. J'attendis qu'il soit proche de la porte pour me mettre à courir. Courir. Jusqu'à ce que. BOOM. Boom ? Eh merde ! Ouais, je venais de lui rentrer dedans, comme ça d'un coup. Et j'avais jamais remarqué - peut-être parce que je ne l'avais jamais vu d'aussi près - qu'il avait de si beaux yeux. J'étais là, plantée comme une cruche. A moins de quelques pas de lui. Le pire; j'n'avais même pas le courage de lui adresser la parole.

J'étais déjà entrain de fuir en cavalant, que je me décidais à lui dire bonjour, ou un truc dans le genre. Le relationnel ç'avait jamais été ça chez moi.

Plus tard, quelque chose comme quelques heures plus loin. Après avoir larvé dans un coin de rue à observer un gars à qui j'avais tranché la tête et les entrailles. Je pris le chemin du bar. Me disant que me rincer la tronche me ferait probablement pas de mal. Surtout suite à la honte que j'avais d'lui être rentré dedans. Comme ça.

Je n'aimais pas forcément les chats. Mais c'ui là était pas trop cher alors j'aimais bien y aller, de temps en temps. J'm'apprêtai donc à aller m'installer au comptoir sans trop regarder les gens à côté. Ni les bestioles qui grouillaient au sol. Actuellement, la dernière chose à laquelle je m'attendais c'était de retomber sur lui. Et pourtant. Dans tout les sens du terme. Je venais effectivement de lui tomber dessus. Encore.
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#2 le 26.09.15 0:30

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Meilin ▽ Words like violence, break the silence. Come crashing in, into my little world. Painful to me, pierce right through me. Can't you understand, oh my little girl.
Ce n’était certainement pas le meilleur restaurant de tous les temps, il y avait malgré tout pris un doggy bag, pour le principe, et se traînait le petit colis de Candina dans la poche. Lorsqu’il revint dans le monde des morts, Akuma se sentit un peu plus chez lui, et d’une certaine façon, déçu de cette gastronomie. Il se demanda s’il devait partager avec Joshua, pour le principe, après tout il ne l’avait pas vu au bar depuis longtemps. S’il lui manquait ? Akuma ne l’aurait pas avoué, pourtant, malgré ses moments où il se surprenait à vouloir perdre de nouveau l’ouïe en sa compagnie, le géant appréciait Joshua. Il n’en dirait pas plus.

Finalement, il sentit quelque chose doucement se fracasser contre son torse. Il n’avançait pas pourtant. Il baissa le regard, lentement, et croisa celui bleu de la demoiselle. Il mit quelques temps à se souvenir, plus que d’habitude, toujours cette fatigue agaçante, et peut-être parce qu’il ne la connaissait pas tant. Il attendit. Qu’elle s’excusa, qu’elle dise quelque chose, pour une fois. Mais rien, aussitôt elle partit dans l’autre sens. Son prénom lui revint ; était-ce Merlin ? Il ne fallait pas lui en vouloir pour ce petit oubli. Le vampire haussa simplement les épaules, un peu curieux, un peu habitué. Elle le regardait toujours de loin, mais jamais elle n’avait cherché à lui faire du mal, il devait s’agir de cela, n’est-ce pas ? Il se rappela des mots de son petit frère de substitution sur ce bout de femme. Pour autant, s’il le notait dans un coin de son crâne, il n’avait jamais eu affaire à elle, il ne voyait pas l'intérêt de lui toucher deux mots. Elle ne lui semblait pas dangereuse pour le moment.

Ah, le doggy bag lui brûlait un peu la main. Il changea la position de l’objet, puis repartit en direction d’Il Crepusculo. Avant cela, il fit la rencontre de la harpie verte, après cela, il s’assied dans un bar bruyant aux miaulements saccadés. Sa nourriture avait disparu, partagée avec Kiko.

Clac clac. Firent ses doigts à son oreille.

Malgré les sons ambiants, il garda ce réflexe. Son ouïe était toujours là, ça le rassura. Lentement, suavement, avec toute la grâce du monde, un chat monta sur son épaule, ronronna puis se fraya un chemin contre son cœur, agrandissant le col de sa chemise. C’était un habitué, un rouquin, un vieux au pelage usé. Akuma sentait ses petites griffes se perdre dans les fibres de sa chemise blanche. De toute manière, elle était foutue : le sang dessus ne disparaitrait pas. Une simple goutte, quelle barbarie. Le géant observait d’un œil morne la barmaid, sans forcément l’observer elle, et gratta d’une main le crâne du chat tandis que de l’autre, il buvait une gorgée de café. Il en ramenait souvent ici, alors il était gratuit.

Puis, une seconde fois, il sentit quelque chose doucement se fracasser, contre son flanc. Appuyé au comptoir, il passa à la position tournée vers ce qui venait de le cogner. Ses sourcils se levèrent un peu, toujours le même petit bout de femme, étrange, aussi muette qu’il avait été sourd. Ses yeux cernés fixèrent ses iris bleutées. Elle ne disait toujours rien. Elle lui rappelait ces chats sauvages, en quelque sorte. La comparaison lui fit étirer un sourire, un peu flippant, il fallait dire.

Miaw. S’exprima le félidé, sortant sa tête de la chemise un peu déboutonnée du géant. Ses yeux émeraudes se posèrent sur la demoiselle, aussi perplexes que ceux d’Akuma. Lui, il avait une voix, comparés aux deux autres. Finalement, le vampire ne prit pas la parole, et sans se soucier de l’effet qu’il donnait avec ce chat dans sa chemise, il regardait l’arme de la jeune femme. Ah, cela éveillait son intérêt. Il pencha la tête de côté, lentement. Son index se pointa, tout proche de son visage, et pourtant visant ce qui était derrière, suavement. Sa question se fit silencieuse, et voyant qu’elle ne répondait pas, il prit la parole, de ce vieil accent russe rocailleux, et de son japonais faussement mauvais :

« Toi savoir te servir de ça ? Pourtant, toi pas avoir yeux en face trous aujourd’hui. Toujours cogner moi. »

Son élocution légendaire, avait encore frappé.
(c) AMIANTE