Invité

#1 le 24.09.15 21:07

avatar
Invité
C'est encore tout nouveau pour Laure. Elle se sent en vie mais en même temps, elle ne peut nier ce qu'elle avait vu sur cet écran. Les quelques secondes de sa mort. Tellement rapide, sans aucune douleur. Elle passe une main sur le côté droit de son visage, doucement, c'est rugueux. Maintenant c'est ancré en elle mais Laure ne peut toujours pas y croire. Ne veut toujours pas y croire.

Le monde des morts l'a toujours effrayée. Elle n'a jamais su apprécier Halloween, ne se recueillait jamais sur la tombe de ses proches décédés et ne voulait pas avoir affaire à des activités paranormales de quelque nature qu'elles soient. C'est une peur totalement irrationnelle qui vient du plus profond de son être, elle a toujours été comme ça. Alors vivre dans un monde peuplé... De morts ? Comment est-ce possible ? Elle pose une main du côté de son coeur.

Que ce soit vrai, ou pas, Laure ne va pas rester plantée dans le hall. La clé de son appartement est fermement tenue de sa main droite. Elle a si peur. L'appartement Brossard... Sa demeure dans cette nouvelle réalité ? Elle s'y rend d'un pas hésitant. Elle déverrouille la porte. Sa main frôle la poignée mais elle n'ose pas la tourner. Laure tremble et a la gorge serrée.

Quand faut y aller, faut y aller et ni une ni deux, la voilà à l'intérieur. Elle s'abaisse et caresse le sol; oui, il s'agit bien d'herbe. C'est très étrange comme endroit on se croirait presque... A l'extérieur. Laure scrute les recoins de l'appartement, peu rassurée. Elle déglutit de façon assez peu charmante.
Invité

#2 le 25.09.15 0:40

avatar
Invité
un monstre dans la savane
T'es comme une dingue depuis quelques jours. Depuis que t'as Chaton, en fait. Cette boule de poils fait ton bonheur à elle toute seule ! Enfin, lui, parce que c'est un Monsieur, Chaton. Monsieur Chaton, ça c'est un nom qui en jette ! C'est ce que tu penses en tout cas, et c'est bien la seule chose qui compte au final.

Ça doit bien faire des heures que t'es dans ton hamac, dans ta chambre, à jouer avec Chaton, trop heureuse de l'avoir avec toi. C'est comme si tu l'avais attendu toute ta vie, ou plutôt, toute ta mort ? Bref. Vous faites mumuse à deux, jouant avec les peluches qui envahissent ton lit improvisé, la moitié tombant sans vergogne en dessous, sur le lit de Candina.

Tu vois même pas le temps passer ! C'en est dingue. Tu le déguises autant que faire se peut, le pauvre. Lunettes, chapeau, fausse-moustache, rubans, grelots, il passe par toutes les couleurs et toutes les matières ! Il finit même pas t'échapper le vil, sautant directement sur le lit à baldaquin de ta copine de chambrée.

Le bazar. Voilà tout ce qui résume ton expédition pour le récupérer. Tu te dépêches même quand tu entends quelqu'un à la porte. Serait-ce Candina ? Un sourire malicieux s'affiche sur tes lèvres. Tu attrapes un masque kabuki, le genre bien ronchon, le plus effrayant de ta collection, et le mets sur ta tête. Chaton dans les mains - qui ne manque pas de souffler en voyant ton accoutrement - tu t'envoles vers le salon et la porte d'entrée.

Collée au plafond tel un mauvais film d'horreur, tu te postes juste au-dessus de l'entrée, voyant la porte s'ouvrir lentement. Le truc avec ces masques, c'est qu'ils sont généralement plus grands que ta tête, et que t'y vois plus grand chose, tout du moins, pas aussi bien qu'en temps normal. T'es même obligée de le tenir de ta main droite pour ne pas qu'il tombe. Mais tu ne te poses pas plus de question que cela, et tu te laisses tombée sur ta proie, tête en bas, juste en face de son visage, masque tenu d'une mais et Chaton dans l'autre. « ATTAQUE CHAT VOLANT ! »

(c) AMIANTE