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Follia [ft. Olympe]
Leone J. Chiaramonte
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Mascotte de bordel
 ☽ Preux Sicilien ☾

#1le Sam 17 Nov 2018 - 1:11
[ Beltà e follia ] 1941
It is good people who make good places.
— MA QUE

ft. @Olympe Romanov
Les tempes douloureuses, Leone ouvre l’œil. Il a dormi d’un sommeil de plomb. Nuit noire sans aucun cauchemar pour venir le déranger. Comme souvent lorsqu’il boit assez pour oublier les terreurs qui le poursuivent. Il serait encore vivant, nul doute qu’il aurait fini par crever comme un chien dans une ruelle sombre.

Mais cela fait bientôt 30 ans qu’il n’est plus question de vie ou de mort, simplement de temps. Le temps qui s’écoule, se déroule au rythme de matins répétés, infinis, de journées qui inscrivent une routine qui n’est pas prête de changer. Heureusement qu’il peut encore retourner sur terre pour s’aérer les esprits, il en serait devenu dingue, sinon.

Fixant la montre qui git sur sa table de nuit, Leone émerge du sommeil. Les événements de la veille lui reviennent, provoquant de fortes migraines. Regrettant de toujours se réveiller aux aurores, le borgne reste un moment dans son lit, à attendre de recouvrer ses esprits. C’est le week-end, pas de boulot pour le psychologue. Et heureusement. Il n’en peut plus de voir défiler les soldats traumatisés par la guerre éclair.

Il l’avait toujours pensé, qu’il y en aurait une autre. Il l’avait toujours dit. Parce qu’il a perdu foi en l’humanité, Leone, après la « der des ders ». Humanité condamnée à répéter éternellement les mêmes erreurs, il semblerait. Au moins, dans le Royaume des morts, il n’y a pas à s’inquiéter - du moins pour le moment - avec un roi à la tête de la planète entière.

Le Sicilien s’extrait de son lit.

Après une séance agitée et une semaine à vouloir se jeter par la fenêtre, il était allé se détendre dans les quartiers nocturnes de Tokyo. Sa gorge est sèche. Rien à voir avec le bonheur de sentir l’alcool affluer dans une trachée qui ne demande que ça, ramenant la vie comme la circulation du sang le ferait.

Déambulant dans l’appartement - seul, il est tôt -, Leone accomplit sa routine matinale. Un jour de week-end ne changera rien à son petit rituel de vieux papy. Café, douche, encore du café, habillage, puis café. Et une clope.

Son addiction nerveuse à la caféine assouvie, il peut commencer à penser à sa journée. Plus qu’à remonter dehors pour aller enfumer des poumons éternellement soumis aux affres de la nicotine. Dehors, il sort son attirail, commence à rouler le tabac dans le papier, minutieusement, avant d’y passer sa langue, pour colmater l’ensemble. Plus qu’à embraser le tout pour pouvoir enfin profiter de la détente des neurones. Peut-être que la migraine passera.

L’air matinal lui pique les joues, mais il n’est rien de plus agréable que le froid, aux yeux du Sicilien. Il aime contempler la ville alors qu’elle n’en est qu’à un début de réveil. Rien à voir avec toute l’agitation qui règne dans le centre de la capitale nippone en soirée.

Machinalement, il passe une main dans sa veste. A cette époque, Leone était presque exclusivement en costume, il était rare de le voir porter autre chose que des costars élégants encadrant ses épaules carrées. Son portefeuille s’y trouve bien - certainement vidé de toute sa mitraille - mais un bout de papier s’est glissé entre les pans de tissu.

Pour  distinguer ce qui y est inscrit d’une écriture maladroite, il doit plisser les yeux. C’est une adresse, à Tokyo. Pas directement dans le centre mais plutôt vers la périphérie de la ville.

Fronçant les sourcils, le borgne tente de comprendre ce qu’il a bien pu faire pour se retrouver avec ça. A-t-il stalké quelqu’un ? Il ne lui semble pas. Ses neurones douloureusement ménagés finissent par rassembler les bribes de souvenirs. Il a raccompagné une fille chez elle, sagement. Pas assez ivre pour jouer les Don Juan, peut-être. Le papier dégage des effluves d’alcool et et de tabac. Une odeur âpre qui lui ravit les narines autant qu’elle les agresse.

Il ne se souvient pas de son nom. Seulement dans l’état dans lequel elle était. Un sourire point sur ses lèvres lorsqu’il se remémore la scène : elle, ivre morte, obligée de se faire porter pour marcher. Il l’avait aidé à rentrer chez elle et n’était partie que lorsqu’elle lui avait assuré que tout irait bien - ou qu’elle s’était endormie, il ne sait plus trop. Il ne s’inquiète pas trop, puisqu’elle ne risque pas de mourir, mais se demande si elle a pu survivre à sa cuite mémorable.

Parce que dans le genre damoiselle élégante et délicate, on fait mieux. Entre paroles incompréhensibles et nausées inquiétantes, elle avait laissé un souvenir tout particulier à Leone. Achevant sa clope, qu’il écrase sous ses chaussures, il se dirige vers sa voiture - oui, Leone est un homme moderne - une Fiat 500 Topolino. Pas forcément très virile, mais bien pratique pour circuler tranquillement dans les rues de Tokyo.

Démarrage en douceur, il attend un moment que la buée ne s’efface du pare-brise, grillant une autre cigarette, avant de lancer la bête.

Il ne lui faut pas longtemps pour retrouver l’adresse. C’est une vieille bicoque, un peu à l’écart des quartiers résidentiels habituels. Dans son jus, elle est faite d’un bois qui a l’air d’avoir vécu. Autrement dit, on la repère de loin. Leone s’arrête devant et s’extirpe du véhicule tout en vérifiant l’adresse.

Il a eu le temps de trouver une boutique ouverte pour faire deux trois courses. Se parant de son plus beau sourire, il tambourine contre la porte.

On le dit envahissant, c’est un euphémisme..

Olympe Romanov
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#2le Jeu 22 Nov 2018 - 0:43
Follia
ft. Leone
Tu as l’habitude des soirées de beuveries c’est vrai. Mais la nuit dernière était tout de même bien spéciale. Tu avais bu plus qu’à l’accoutumé. Hier c’était l’anniversaire de tes filles, tes jumelles, tes petites princesses, Nastya et Galina. Elles ont eu six ans. Rendez-vous comptes, ce ne sont plus des bébés désormais ! Sauf que toi t’étais pas là. Sauf que toi t’es morte. Chaque année à la même date tu ressens ce vide immense dans ton coeur. Tu ne pourras jamais être la mère que tu aurais voulu pour eux. Feliks ne t’aura que trop peu connu pour en garder un souvenir quelconque et ceux des demoiselles s’effaceront avec le temps. Alors t’as décidé de boire. Boire pour oublier.

Et ça a marché. T’as même oublié les bases. Marcher droit ? À quoi bon. Construire des phrases claires et précises avec sujet verbe complément ? Non voyons, c’est plus marrant que les autres aient à déchiffrer pendant dix minutes ce que tu essais de leur dire ! Ne pas se vomir dessus ? Être sale, quel plaisir. Et malgré tout ça, tu as réussi l’exploit de rentrer chez toi. C’est d’autant plus impressionnant qu’on on sait que tu n’habites pas du tout à côté du centre ville. Tu te rappelles pas de grand chose. Mais tu sais qu’on t’a ramenée jusqu’à ta vieille bicoque. Qu’on soit franc cependant, si tu recroisais cette personne dans la rue demain, c’est peu probable que tu la reconnaisses. Dans ton esprit, tu sais déjà que c’est un homme qui est plus grand que toi. Mais à la place de son visage, tu ne vois qu’un flou artistique.

T’entends qu’on frappe à la porte. Ou alors est-ce ce pic-vert qui tambourine à l’intérieur de ton crâne ? Dans le doute, tu te lèves quand même. Du moins tu essaies parce que c’est bien plus facile à dire qu’à faire vu ton état de gueule de bois bien avancé. Tu n’es pas bien speed ce matin. Il est trop tôt de toute façon. Qui peut vouloir se lever si tôt pour venir frapper à ta porte ? Quoi qu’il en soit, tu ne te presses pas des masses, préférant de loin t’attarder à allumer une cigarette et à t’habiller un minimum. Si c’est si important, la personne attendra un peu. Tu n’es pas non plus une horrible personne. Il te faut peut-être huit bonne minutes pour arriver à l’entrée.

Tu plisses les yeux, presque aveuglée par la lumière du jour qui entre par la porte ouverte. Le vent frais te fait frissonner. Mais surtout, tu observes l’homme en face de toi. Est-ce que c’est lui qui t’a ramené hier soir ? Probable. Il correspond en terme de taille du moins. Cependant son visage est loin du flou artistique bien ancré dans tes souvenirs. Enfin, si c’est bien lui, c’est certain que tu as essayé de le mettre dans ton lit. Probablement plus en début de soirée quand tu avais encore le don de la parole compréhensible. L’alcool ça casse les barrières. L’alcool ça cache ton côté timide, ton côté réservée. Nouant tes cheveux d’une tresse, tu prends la parole. « Bonjour ! Entrez, il fait beaucoup trop froid dehors. » Suite à ces mots, tu t’écartes de la porte pour le laisser entrer. Porte que tu t’empresses de refermer derrière lui. Frileuse toi ? À peine. Est-ce que tu viens de faire entrer un inconnu chez toi sans même savoir si tu le connais vraiment ? Oui oui. Totalement. « Je n’en suis pas sûre mais est-ce vous qui m’avez ramenée la nuit passée ? » Demandes-tu alors après avoir craché la fumée de ta cigarette. Tu as opté pour la langue anglaise. C'est assez universel et tu n'es pas tellement sûre qu'il comprenne le russe ou le français. Mais avec ton fort accent russe encore bien présent et tes lacunes, tu ne sais réellement si tout ce que tu dis est compréhensible... Pour changer.
BY CΔLΙGULΔ ☾
Leone J. Chiaramonte
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#3le Dim 25 Nov 2018 - 14:12
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ft. @Olympe Romanov
Leone attend un petit moment devant la porte. Assez pour que son nez soit rougi par le froid. C’est avec un soupir de soulagement et une mine réjouie qu’il voit enfin la porte s’ouvrir devant lui. Un moment, il s’est demandé si la jeune femme avait finalement décidé de continuer sa soirée, mais vu l’état lamentable dans lequel elle se trouvait lorsqu’il l’a raccompagnée chez elle, il en doutait quelque peu.

Avec raison.

Lorsque la brunette ouvre la porte, le Sicilien est au moins rassuré de constater que c’est la même personne. Elle l’impressionne d’autant plus qu’elle semble de souvenir de lui. A sa place, sa mémoire aurait effacé tout souvenir de la veille. Ou alors elle a l’habitude de faire entrer des inconnus de bonne heure.

C’est une jeune femme d’une vingtaine d’année qui lui fait face. Deux billes ambrées, encadrées par de longs cheveux bruns, le dardent avec un air marqué par la fatigue. Elle doit à peine se réveiller, il est vraiment sans cœur. Avec elle se déplace une odeur de cigarette qui remonte jusqu’au nez de Leone. Il sourit, reconnaissant chez la brune une habitude - ou plutôt une addiction - qu’il partage.

Voyant qu’il n’est absolument pas typé japonais, elle a choisi l’anglais. Son accent est fort, slave certainement, mais ravi les oreilles du borgne. Il commençait à s’ennuyer du japonais, juste avant que la guerre n’éclate et qu’il ne se retrouve avec des étrangers dans son bureau. Et là, ma que c’est presque impossible de se comprendre, même avec la meilleure volonté du monde.

Il est donc heureux de pouvoir converser en anglais, que lui maîtrise à la perfection. Il prend le temps d’articuler, laissant de côté son accent de pizzaïolo pour qu’elle puisse plus facilement le comprendre.

— Bonjour, répond-t-il, un peu surpris, je viens peut-être un peu trop tôt.

Juste un peu. Mais ça n’a pas tellement l’air de la déranger, à l’instar de son identité. Les lèvres de Leone se fendent d’un petit sourire moqueur lorsqu’elle lui demande de confirmer sa théorie quant à la soirée passée.

Elle n’avait donc bien aucune idée de qui il était, avant de le faire entrer. Ça lui semble complètement improbable, mais peut-être que la mort libère certaine personne du poids du danger.

Sa maison est simple, vieillotte mais pas dénuée de charme. Peu de meubles s’y entreposent, laissant de grands espaces vides. Est-elle morte récemment ? Cela expliquerait l’économie de mobilier et peut-être également les événements de la veille. Leone ne connaît que trop bien le besoin de s’oublier dans la boisson. Cela fait plus de vingt ans qu’il s’y noie.

— Oui, tout à fait, votre mémoire vous fait défaut ?

Ça ne l’étonne pas vraiment, vu la dose d’alcool qu’elle avait dans le sang.

— Je suis venu m’assurer que tout allait bien pour vous, j’ai eu un peu peur qu’il ne vous arrive quelque chose après cette soirée… vous aviez l’air très mal.

C’est une litote totale que de dire ça, mais le Sicilien a le sens des bonnes manières et a été élevé comme un gentleman, ne risquant donc pas de lui dire a quel point elle était passée pour une misérable poivrasse aux yeux de toute l’assemblée réunie dans le bars où ils s’étaient rencontrés.

Finalement, ses traits se détendent et il tend sa main libre.

— Leone Chiaramonte.

Il aurait bien ajouté « pour vous servir », mais il serait passé pour un échappé d’asile.

— Je viens proposer un peu d’aide pour votre rétablissement, ajoute-t-il avec précipitation.

D’un geste, il lève son sac de courses vers la brune. Il n’est pas certain de ne pas passer pour un sociopathe venu empoisonner une jeune femme sans défense à coup de spaghettis - oui, on pousse le cliché jusqu’au bout.

— Vous vous souvenez de la veille ?

D’un air préoccupé, Leone baisse un œil vers elle, alarmé qu’elle ne se rappelle que de la moitié de la soirée et qu’elle se fasse des idées sur ses intentions, parfaitement innocentes et pures. Il faut dire que du haut de son mètre 86 et avec un cache œil sur le visage, il n’est pas du genre à inspirer l’innocence.

Olympe Romanov
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#4le Dim 9 Déc 2018 - 5:00
Follia
ft. Leone
Vraiment, te réveiller à cette heure là ! Qui peut bien avoir si peu de coeur ? Quand enfin tu te lèves, tu cherches à taton et dans le noir tes vêtements de la veille avant d’abandonner pour te rabattre sur un simple pantalon et une blouse. De toute façon, tu as probablement vomi sur ta robe d’hier soir. Une cigarette coincée entre les lèvres, tu quittes ta chambre pour ouvrir à l’inconnu caché derrière la porte. Inconnu que tu laisses d’ailleurs entrer. Dehors il fait froid et tu ne peux pas re-mourir de toute façon alors qu’est-ce que tu crains vraiment ? Beaucoup de choses en réalité mais tu es trop naïve pour ne serait-ce qu’y songer.

Pendant un instant, tu t’accordes le temps de le dévisager un peu. Il est bien plus grand que toi de quinze à vingt centimètre peut-être. Brun, un oeil doré, l’autre camouflé par son cache-oeil ou bien simplement absent tu n’en sais rien. Tu essaies d’imprimer son visage dans ton cerveau. Qui sait, peut-être que cela te fera remonter des souvenirs ! Mais non. Rien pour le moment du moins. Tu devais être sacrément morte la nuit dernière, au sens figuré évidemment.

Et puis il ouvre la bouche, il parle, calmement et en articulant parfaitement. C’est bon de sentir que quelqu’un fait attention à ne pas mâcher ses mots. Même si tu as ton petit niveau en anglais, tu ne comprends pas toujours tout à cause de la rapidité de débit de certains. Un sourire léger de politesse se dessine sur tes lèvres fines avant que tu ne lui répondes quant à l’heure de sa visite : « Disons que j’ai peu dormi. Mais ce n’est pas grave, j’irais me coucher plus tôt ce soir. » Tu ponctues alors ta phrase d’un bâillement que ta main cache et t’en excuses ensuite. Politesse et bienséance Olympe enfin ! Tu n’attends pas plus longtemps pour lui poser cette question qui te taraude. Et il s’avère que tu as vu juste. « J’en ai bien peur je l’avoue ! Enfin, ça m’apprendra à boire autant. » Lui réponds-tu doucement. Tu pourrais être submergée par la honte. Cela aurait d’ailleurs été le cas dans le monde des vivants. Après tout, la consommation d’alcool et de cigarettes ne t’était pas autorisée. Dans la mort, tu n’as personne. Personne à décevoir mais aussi personne à rendre fière. « C’est gentil ! Bien n’est pas le mot que j’aurais choisi en considérant mes maux de tête mais ça aurait pu être pire si vous ne m’aviez pas ramenée. Alors merci beaucoup ! »

Une main se tend vers toi et il se présente alors. Son nom tu le connais déjà, probablement, ou peut-être pas. De toute façon tu ne vas pas t’en souvenir dans le quart d’heure qui suit alors une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal. Il connaît peut-être le tien aussi. Ah comme c’est frustrant les trous noirs ! Toujours est-il que tu sers cette main offerte. « Olympe Romanov, enchantée. » Leone Chiaramonte donc, il serait judicieux de garder ça en mémoire. « Italien ? » Lui demandes-tu alors.

Amusée tu regardes le sac au bout de sa main. Quel gentleman. Tout le contraire de toi. Peut-être que l’image de toi en train d’aider une personne complètement saoule à rentrer est plausible mais surement pas celle de revenir le lendemain pour s’assurer  de la bien portance de l’individu. Après tout tu n’as pas que ça à faire. Néanmoins, tu trouves son geste touchant. « C’est vraiment adorable ! Merci ! » Lui réponds-tu en concluant ta phrase d’un énième sourire. Visiblement, tu es bien plus aimable que d’habitude. Où est donc passé ton air si froid et renfrogné ? « Vous pouvez poser votre sac… là où vous trouverez de la place… Pardonnez-moi c’est un peu le désordre. » Ajoutes-tu après avoir lancé un coup d’oeil rapide à la pièce. Pourtant vide de meuble, ce n’était pas non plus bien rangé. Du moins pas assez pour toi. Bien loin cependant d’être une porcherie ! Toujours ta mère t’as appris à tenir ta maison comme une femme doit savoir le faire. Or pour ta défense, tu n’attendais pas vraiment de visiteur.

Tes maux de têtes ne font qu’empirer, si bien que tu te diriges vers la cuisine dans le but de prendre une aspirine. « Je peux vous offrir un café, un thé ? » Demandes-tu au présumé italien en mettant de l’eau à bouillir sur le feu. Ta voix est douce, naturelle, tu n’as pas besoin de crier. La maison n’est pas grande et la pièce principale est juste à côté. Pièce principale dans laquelle tu retournes juste après avoir posé ta question.

Leone t’interroge alors sur tes souvenirs de la veille, son oeil doré posé sur toi. Tu te souviens du jour dont il s’agissait évidemment. Mais tu as une perte de mémoire après une certaine heure. Probablement aux alentours de vingt-et-une heures, vingt-deux heures. C’est tôt oui mais après tout, tu as commencé à picoler dans l’après-midi alors finalement ce n’est pas si étonnant. Après un soupire d’agacement destiné à toi même et un tour de ton cerveau, tu lui réponds finalement : « Je me souviens du début de la soirée je dirais… Je me rappelle de cette femme qui chantait terriblement mal dans le bar aux allures de pub irlandais. » Tu ne sais même pas si ça va l’aider étant donné que tu ne te rappelles plus vraiment du moment où tu l’as rencontré. De nouveau, tu te mets à le dévisager. « Pourquoi cette question ? Oh mon dieu ! Est-ce qu’on a… ? » Ce serait totalement possible te connaissant. Mais si c’est le cas qu’est-ce qu’il fait là ? Oui tu as déjà couché avec des gens depuis ta mort. Or tu ne les revois pas après votre petit jeu. Tu ne veux pas t’attacher, à qui que ce soit. Alors tu t’amuses et tu construis un mur juste après entre toi et l’objet de l’amusement. L’expression de ton visage se fait alors bien plus froid qu’avant. Ah la bonne vieille Olympe n’était donc pas loin !

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Leone J. Chiaramonte
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#5le Mer 12 Déc 2018 - 21:13
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L’air ensommeillé de la jeune femme arrache un sourire au Sicilien. Il est attentif à ses gestes, comme à son habitude, finalement, et note qu’elle aussi s’attarde un moment sur son visage. Certainement un effet du cache-œil, qui en intrigue plus d’un. Pourtant, peu lui posent des questions sur l’origine de cette absence. Peut-être que les gens de cette époque sont habitués aux conflits industriels, depuis le début du siècle.

En tous cas, Leone s’emploie à ne pas avoir l’air effrayant. Rapidement, entre le cache-œil, le contre-jour, sa taille et son petit sourire, on pourrait le prendre pour un psychopathe. Mais il n’a pas l’air de l’impressionner plus que ça, puisque la brunette se fait même conciliante, lui pardonnant l’heure à laquelle il débarque sans même y avoir été invité. C’est peut-être parce qu’elle n’est pas japonaise, à cheval sur les protocoles, ou bien parce que dans la mort, les gens font fi des protocoles.

L’intérieur est carrément vétuste. Le psychologue avec attention l’environnement dans lequel semble vivre la jeune femme. Ça en dit long, en vérité, sur elle et ses habitudes. Comme ça, il aurait tendance à dire qu’elle cherche à ne pas s’attacher, à l’image son installation partielle dans sa maison. Pourtant, l’habitation est censée être un nid, un refuge parfois, alors qu’elle a comme pris soin de ne laisser aucune empreinte personnelle dans la demeure. Cela signifie que ce refuge est ailleurs, et Leone a sa petite idée sur la nature de ce soutien.

La voix de la jeune femme, claire et éveillée, malgré un bâillement qu’elle excuse, l’arrache à son analyse. Il espère sincèrement qu’elle mettra son attention sur le compte de la découverte d’un nouveau lieu. Pour se donner une contenance, il opine d’un mouvement de la tête qui lui arrache une grimace douloureuse.

— Nous sommes deux ! Je dois avouer que je me laisse aussi facilement emporter par le vice de la boisson, soupire le brun.

Mieux vaut parler à cœur ouvert, non ? Après tout, elle a commencé à parler sans détour de sa propre expérience de la veille, en plus d’accueillir un parfait inconnu débarqué à l’entrée de sa maison.

Ils échangent une poignée de main. Leone affiche une mine surprise en entendant le nom de la jeune femme et la manière dont elle prononce son prénom.

— Sicilien, la corrige-t-il cependant avec amusement, avant de lui retourner la question : j’ai du mal à déterminer votre origine. Votre nom sonne russe, mais vous prononcez « Olympe » à la française et sans accent ! D’où venez-vous ? s’enquiert-t-il à son tour.

Le borgne a quelque peu peur de laisser sa curiosité l’emporter, mais il lui est si délicieux d’entendre la langue française - l’idiome de sa Charlotte - qu’il se permet de poser la question, avec un intérêt redoublé, qui fait presque briller ses yeux. Cela dit, si elle n’est pas française, il va se sentir jaloux de son accent, qu’il n’a jamais réussi à maîtriser pour sa part.

Le regard de ladite Olympe se pose sur le sac tenu par le psychologue. Il tousse légèrement pour se donner une contenance, assumer qu’il est venu jouer les mamans poules auprès d’une parfaite inconnue. Attentionné et responsable au point d’en être envahissant, il a un peu peur d’effrayer la jeune femme. Lui a laissé derrière lui il y a belle lurette tout ce qui tient à la retenue et se contente de vivre - ou mourir - comme il l’entend.

Entendre la brunette apprécier son attention arrache un nouveau sourire sur le visage de Leone, qui répond au sien.

— Mais non, c’est normal. Considérez que c’est un dédommagement pour hier, je me suis bien amusé.

Sans réfléchir aux manières dont pourrait être interprétée sa phrase, l’innocent Sicilien fait en réalité allusion à la manière dont elle s’est comportée hier, qui lui a arraché plus d’un rire. Pour une fois que ce n’est pas lui le plus lourd du bar, il s’en souvient quant à lui très bien.

— Je m’incruste, je ne vais pas en plus me montrer exigent. Mais si vous avez des choses à cacher, c’est le moment, s’esclaffe-t-il.

Elle disparaît dans la cuisine, lui s’installe dans ce qu’il imagine être la pièce principale. On croirait qu’elle vient d’emménager, ou bien qu’elle se tient prête à tout remballer dans des cartons pour s’éclipser. Peut-être un peu des deux. Cette maison est vide, est pas seulement de meuble, mais aussi de présence, malgré les affaires qui jonchent le sol.

— Café, lui répond-t-il lorsqu’elle revient dans la pièce.

Lorsqu’il s’agit de se souvenir des événements de la veille, Olympe semble sincèrement déboussolé, comme si un trou noir avait aspiré sa mémoire. Leone ne départ pas de son sourire amusé, sans pour autant se faire moqueur, mais ricane en l’entendant parler de la chanteuse du bar.

Au moins, elle n’a pas à s’en faire : elle n’a pas bougé de la soirée, puisque tous les deux ont subi l’affreux chant de la pseudo anglaise aux cheveux roux et à la très séduisante robe bleu roi - oui, Leone n’a pas écouté ses chansons mais ne s’est pas gêné pour apprécier le reste.

Le ton de la jeune femme change soudain. Cela surprend le Sicilien mais le conforte sur les hypothèses qu’il a jusque-là élaborées à propos de la brune.

— Non, non, non, rassurez-vous, il agite les mains, sinon, croyez bien que je ne serais pas venu vous voir, et encore moins de si bonne heure.

Heureusement que lui se souvient de la soirée, sinon, ils auraient été dans de beaux draps. Quoi que cela aurait pu être amusant de remonter les pistes de leur mémoire défaillante. Enfin, sauf si Olympe décidait de se fermer complètement à toute forme de sociabilité.

— Je pense être arrivé après vous au bar irlandais, j’ai beaucoup de travail en ce moment, et c’est aussi pour ça que j’évite les trop gros écarts de boisson et… autres frivolités.

Il sourit, se voulant rassurant.

— Mais je ne vais pas vous cacher la vérité : vous m’êtes littéralement tombée dans les bras après avoir tenté de me séduire. Son seul œil roule dans son orbite. Je crois que je n’ai jamais déployé autant de moyen pour repousser une femme.

Il se fend d’une moue désolée en passant une main quelque peu nerveuse dans ses cheveux. Comment exactement est-il censé présenter tout ça sans pour autant infliger une violente pique à la dignité de la demoiselle ?

— Ce n’est pas contre vous, bien sûr, vous êtes charmante, mais je ne suis pas friand de ce genre d’attentes… et j’ai beaucoup de travail, soupire-t-il.

Peut-être Leone est-il trop franc ? Il a l’impression qu’il lui doit cette honnêteté, et qu’elle est prête à l’entendre. D’autant plus qu’il ne veut pas que son récit ne ressemble à un mensonge aux oreilles de la jeune femme.

— Vous aviez beaucoup bu et votre état… ne vous permettait visiblement pas de rentrer chez vous seule. Je suis un peu à cheval sur les principes, alors je vous ai ramené. Mais il ne s’est rien passé de plus, je vous le jure.

Le brun se dandine un peu sur place. Il a l’impression de devoir se justifier devant l’inquisition.

— Navré si je vous ai offensé, conclue-t-il.

Il a ajouté cette dernière phrase dans un souffle, comme pour s’assurer de ne pas se faire virer vite fait bien fait de la petite bicoque.

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