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Terminé #11 le 08.11.18 17:01
C'est une drôle de sensation. La sensation que ce terrain qui, lentement recouvre son ithyphalle, n'est pas tout à fait inconnu pour lui. Qu'il y a déjà fait ses griffes, et qu'il est de retour à la maison. Parce que c'est comme être chez soi, au sein des chairs brûlantes d'une autre.

Un gémissement foudroyant lui échappe, dès lors qu'elle s'assied sur toute sa sensibilité masculine, épousant la forme de son corps avec le sien. Brûlure instantanée qui recouvre son organe, l'enrobe dans un cocon fabuleux l'espace d'un millénaire. C'est doux, c'est contrôlé, malgré toute la dose d'alcool qu'elle a du ingérer en une soirée. Autour de ses hanches elle trouvera les paumes de son amant, chaleureuses et protectrices, l'accompagnant dans ses ondulations. La saveur de délice explose entre les reins du blond, son menton levé et les lèvres entrouvertes, laissant échapper des injures parfois, mais surtout les râles de son plaisir. Ce sont des grondements rauques, râpeux mais qu'on adore entendre parce que ça flatte l'oreille et les sens. Savoir qu'elle lui procure autant de bien, autant de caresses sublimes tout du long de ses remous.

On dirait qu'elle a fait ça toute sa vie.

Le tambour de son battant cogne plus fort, se presse contre la poitrine nue de la brune. Elle qui monte et descend, agitation rythmée de ses crispations comme si elle voulait garder quelque chose pour elle. Erreur : Sacha augmente la cadence, hausse son bassin à lui pour assister sa moitié. Plus rapide, plus profondément, plus intensément. Elle cache son museau quelque part vers sa nuque, ses doigts labourant la peau du dos de son Adam. Quelques fois la douleur vient, mais disparaît aussitôt, balayée par l'euphorie d'une concupiscence satisfaite. À peine.

Après quelques minutes, il cherche son regard, pierres noires, elles aussi. Un sourire se dessine sur ses lèvres, le genre de sourire qu'on dévore et qui nous échappe parce que c'est comme ça. Il prend le temps d'essayer de contempler un peu mieux les traits de sa nymphe, sa nymphe à lui. Peu importe qu'une rousse vienne interrompre le spectacle : elle en prendra plein les yeux et apprendra à savourer sans rétorquer.

Plus vite, plus vite, plus vite. Il en veut encore, Sacha, encore plus. Ce n'est pas assez, jamais. De plus en plus ses grognements se font appuyés, bestiaux et étouffés. Peut-être que sa victime pourrait le reconnaître sous son joli minois et ses crins blonds. Oui peut-être qu'elle pourrait se dire qu'elle est en train de faire l'amour avec son monstre le plus noir, puisqu'elle semble liée à lui pour toujours, peu importe les sévices. Peu importe le visage et la mort. Destinée à écarter les jambes face à son pire cauchemar. C'est comme ça, dit la fatalité.

Leurs ébats durent longtemps. La vue de Sacha ne ressemble plus à rien, rien à part le reflet d'une lascivité proche de la rupture. Ses reins flambent, terriblement, menacent de tout lâcher, tout envoyer, et il se met à mordre une peau au parfum qui lui est familier. Bercé par la boisson enivrante : il reconnaît. Peut-être est-ce la contraction de ses muscles qui ne lui fait rien dire.

Griffes plantées dans la chair des flancs, il gronde plus fort et trouve refuge près de l'oreille à sa belle. Elle l'entend, qui gémit ? Elle l'entend, qui se fait plaisir ? Elle l'entend, creuser entre ses parois ? Elle l'entend ? Lui son violeur en train de la baiser à nouveau en toute quiétude. Encore quelques minutes, quelques ridicules petites minutes, et elle se sentira le bas-ventre comblé par son homme, substance explicite qui lentement gouttera de son intimité. Amère et délicieuse, opaque et vicieuse.

Chant religieux qui s'achève en chœur merveilleux, celui où le monstre n'est peut-être toujours pas rassasié. L'animal au fond de lui, toujours lorgnant dans sa pénombre, flaire l'odeur qui accompagne l'acte charnel, y percevant les cris d'une proie qu'il a déjà entendue auparavant.

Les cris d'une proie qui est déjà morte une fois.
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Terminé #12 le 08.11.18 18:32


Au travers de mes cils, tout s’estompe, se grise ou se colore par moment, impossible de distinguer autre chose que des détails. Des petits détails sur lesquels les gens avec un peu de jugeote s’arrêtent, prenant le temps de les examiner. Mais, au fond de moi, les traits du monstre tapi dans les ténèbres s’effritent. Jour après jour, nuit après nuit, ses contours se floutent, me laissant en paix parfois, avant de le reconnaître en chaque homme. Et je perds encore plus la foi. En le monde, en l’humanité. Humanité dérisoire qui n’est qu’un terne déguisement pour le plus dangereux des animaux. L’homme est un loup, une bête assoiffée et primaire. Et pourtant, c’est bien au creux de la volute de deux bras masculins que je me blottis.

Chaperon rouge piégé par un loup qui n’attend que de me dévorer à nouveau.

Je pourrai dire que cet abandon, c’est parce que je hais le monde, que je crache contre la patriarchie et la violence injuste des hommes, que mes actes désespérés font partie d’une véritable rébellion contre le genre opposé, mais ce ne sont que des excuses cachant une vérité bien plus sombre, enfouie quelque part au sein d’un cœur dévasté et froid.

Je suis là parce que ça fait du bien. Et parce que je ne veux pas être seule. Seule avec mes cauchemars. Mon cauchemar qui pourtant se trouve sous mes yeux. Ah, si seulement l’oubli n’était pas une échappatoire à la tristesse.

Énième acte d’une tragédie qui n’en finit pas, mais dont les protagonistes n’ont pas encore conscience, parce qu’il n’existe plus rien que la myriade de sens que leur étreinte provoque et embrase. Brasier au creux des reins, frissons délicieux le long d’une échine où, plus bas, se plantent des ongles pareils à des griffes.

J’embrasse ses lèvres entrouvertes pour mieux laisser échapper les notes d’une partition de délices. Les respirations s’entrecoupent, s’accordent et se désaccorde au rythme d’un bercement sans cesse accéléré. S’y joignent grognements, gémissements ou râle, emplissant la pièce d’un sensuel orchestre. Les cœurs s’embardent et les pouls cognent contre les veines, au point de se confondre dans l’étreinte embrasée.

Nos yeux se croisent, onyx brûlants qui se contemplent et se complaisent. Le tempo accélère et nos peaux se collent de plus belle, marquées de part et d’autre par des  doigts qui s’enfoncent comme pour taillader la chair, tant l’étreinte se fait plus effrénée.

L’animal prend le pas sur l’homme, mais l’on va dire que c’est un comportement trop commun au genre masculin pour que les grondements ne réveillent une oreille qui baigne dans la volupté de la nuit, en se faisant sourde à toute tentative de réveil et de prise de conscience. Endormi, l’animal sur le qui-vive qui fait de mes journées une constante guerre contre moi-même.

Le temps s’élague, se dilue presque indéfiniment, comme il n’existait plus que nous pour l’éternité d’un instant. Nos corps tressaillent, brûlants à l’approche du paroxysme. Des dents viennent se planter comme des crocs sur ma peau alors que je ferme les yeux pour faire abstraction du reste. Abstraction d’un monde dont la vue m’est presque insoutenable.

Contre mon oreille, ses intonations trouvent leur écho dans ma voix, accentuant les halètements en gémissements, les gémissements en exclamations vives qui se joignent à un besoin fiévreux de saisir quelque chose, sur la peau, de s’accrocher comme pour ne pas laisser cette étreinte prendre fin.

Corps traître, encore, qui prend son pied alors qu’au creux de ses reins ne se trouve rien d’autre que l’instrument de sa torture, et dans ses bras moites son bourreau. Une place réciproque, parce que je me suis également bien défoulée sur lui. Pas avec la même violence, cela-dit, ni la même satisfaction.

Les minutes s’allongent jusqu’à ce que la seule chose qui reste à faire soit de laisser s’échapper la satisfaction qui gronde au creux de la gorge, les voix se mêlant, ma bouche à la recherche de quelque chose à dévorer, lèvres sèches ou pan de peau nue, à mesure que mes mains remontent sur son torse, sa nuque, pour finalement venir enfoncer mes ongles entre ses omoplates.

Cri du cœur qui ne se sent plus seul, mais redoute déjà le retour de la solitude. Cri du corps qui s’extase après les ébats. Cri qui fait tressaillir un menton, trembler une lèvre, alors que les prunelles se couvrent de leur voile noir pour mieux ressentir les sensations qui naissent au creux du ventre et irradient l'être dans son entier.

Les commissures de mes lèvres se redressent pour esquisser l’ébauche d’un sourire, au creux d’une nuque délicieusement chaude contre laquelle butte mon souffle. Sourire ravi de l’esprit malade qui se sent renaître sous les caresses d’un autre. Et pas n’importe quel « autre ».

Il ne reste plus qu’à laisser les cœurs freiner leur course débridée jusqu’à ce que les respirations se calment, jusqu’à ce que les sensations s’estompent. Moment de paix qui ne s’allongera pas bien longtemps et qui signe le glas d’une nuit tranquille.

Jusqu’à ce que le noir revienne et que je me brise à nouveau, pour tout recommencer. Parce que jour après jour, nuit après nuit, l’oubli s’estompe et le calvaire revient.

Autant profiter d’un armistice qui se révèle à chaque fois trop court, menacé par le tonnerre qui, cette fois, ne manquera pas de frapper.

Tuer aussi, peut-être, encore une fois.

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Terminé #13 le 08.11.18 19:22
C'était chouette.

Est ce qu'on lit sur son expression revigorée. Expression soulagée, de celles à qui on a donné un bain brûlant alors qu'il faisait froid. Au gamin, sa mère lui a remis le bocal à sucettes, accompagné de la tablette de chocolat qu'elle pensait garder pour elle. Au chat, on a fait sortir la souris en colmatant son repaire de poison. À la créature noire, on a donné un joli masque bariolé ayant le pouvoir d'attirer la première jeune fille.

Et à cette fausse lémure, on a remis sa plus grande peste. Sans doute a-t-on jugé qu'elle n'était pas assez brisée ni meurtrie sous le maquillage. Il paraît que les cieux ne s'acharnent jamais par hasard, qu'un jour ou l'autre, la roue tourne. Sauf peut-être quand cette roue, jamais ne cesse de tourner, déjà prise au piège dans son cercle vicieux.

Les peaux suintent de transpiration. Doucement les poumons se calment, comprennent que c'est fini et que le sang n'a plus besoin d'être pulsé aussi vite. Les reins aussi font retomber tout, et maintenant c'est une accalmie affectueuse et secrète que partagent l'homme et sa compagnie d'une nuit. Une nuit ou deux, quand on y pense. Et si jamais sa conscience ne lui revient pas, ce sera sûrement encore une troisième fois, et puis une quatrième, et une cinquième. Une éternité. Jusqu'à ce que dans le fond de sa chair se dépose le résidu pourri de la déception. Sa peau se mettra à faner, ses sourires crèveront, et puis ses billes oculaires s’assécheront. Il ne restera rien : le monstre aura tout absorbé.

Les lèvres de Sacha remuent mais ne disent rien. Elles le voulaient, il y a encore quelques secondes, mais la paix qui continue l'acte de faire l'amour est trop puissante. Alors il laisse ses lippes simplement vagabonder autour de leurs jumelles, c'est tellement plus simple de faire taire tout le monde.

Elle n'a pas quitté son support. Quitté sa position d'alliance où les intimités flirtent entre elles. Au moindre mouvement du bassin, c'est l'électrochoc - encore ! Et Sacha laisse fuiter un sourire adorable. Peut-être l'aime-t-il sincèrement, comme ça, puisque la fermeture de ses bras vient marquer une accolade autour de sa bien-aimée. Une parmi tant d'autres. Sur le canapé, se confondent les parfums de toutes celles avant la brune, immense torrent invisible où chahutent encore des cuisses levées. Cris et coups de griffes. Morsures et injures.

Au creux d'une oreille à peine alerte, son grain de voix marqué susurre.

- T'en veux encore ?

La machine est prête, qu'elle le sache. Huilée pour toute une soirée et bien plus, increvable et conservée dans toute la splendeur d'un corps éternellement jeune. Chevelure blonde qui s'enchevêtre avec le jais d'une autre, ajoutez à cela la tendre caresse des joues chaudes. Paumes engourdies qui néanmoins n'abandonnent jamais leur croisade du corps pour retourner se loger près du buste et ses proéminences féminines. Le toucher molletonné lui injecte encore une de ces envies bestiales, qu'on ne peut jamais assouvir.

Nuit noire où la peur n'existe que d'un seul côté. Croissant de lune témoin, projette sa clarté sur les peaux encore fébriles. Tout paraît clair et limpide, dépourvu d'imprévus. Pourtant, dans le long corridor précédant la porte d'entrée, la menace d'une paire de talons approchants la #521 se fait crescendo.

Crinière de feu retourne auprès de son homme.
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Terminé #14 le 08.11.18 20:40


A l’ivresse de l’alcool se mêle celle de l’acte, aussi violente et entrainante, qui perturbe encore plus les sens qu’ils ne l’étaient déjà - comme si j’en avais besoin - dans la douceur de l’obscurité. Cela dit, ma vision semble s’améliorer. Je distingue des cheveux cendrés et plisse mes yeux - je n’aime plus les blonds - qui s’arrêtent sur une nuque tendue.

S’il fallait lire les augures nos peaux amantes, cela ne présagerait rien de bon, ni pour lui, ni pour moi. Parce que malgré l’absurdité de ce monde malade, un semblant de justice abat un jour l’épée de Damoclès qui gravite au-dessus de nos têtes. Peut-être que ce n’est que le juste retour de bâton pour une vie de sang pour moi, tandis qu’il n’y a plus qu’à attendre que le destin fasse son travail pour lui. Ou peut-être pas. Tout dépendra de l’issue d’un combat sans fin entre deux monstres.

Peut-être qu’il me faudra attendre une éternité entière. Mais je suis là pour l’attendre, à défaut de pouvoir la vivre.

Des bras viennent m’entourer doucement. Comment voulez-vous que mon esprit enfumé par l’alcool et l’éphémère euphorie percute les choses ? C’est beaucoup trop différent que le comportement que je connais à la bête.

Il brise le silence pour souffler une invitation à une nouvelle danse. Sa voix parvient comme par écho, lointaine et tout à coup bien moins forte que les sons qui montaient auparavant de sa gorge.

Le corps frisonne, frémi parce qu’il se sent déjà revivre, comme électrifié par les paumes inconnues qui le parcourent, dont l’effet est semblable au choc d’un défibrillateur, rallumant la fièvre alors que mon cœur avait arrêté de pulser à m’en déchirer la poitrine, là où s’égarent des mains qui semblent incapables d’être rassasiées.

Deux onyx profonds et mystérieux luisant du reflet de la Lune attendent une réponse, soufflée à demi-mot avec un brin de provocation.

— Parce que tu peux encore ?

La réponse semble couler de source, vu l’air qu’il affiche et la façon dont ses paume s’égarent sur une peau qui ne demande que ça. Je mordille une lèvre, plongeant mon regard vers son torse qui se dessine là où mon ombre n’interrompt pas l’arrivée de la lumière claire de la Lune. Mes doigts en suivent les muscles avant de se cramponner à sa hanche d’une part, à la naissance des cheveux sur sa nuque, de l’autre, pour lui voler un nouveau baiser, fendre la limite de ses lèvres d’une langue joueuse.

Un baiser accompagné d’un délibéré mouvement du bassin et d’une cambrure du dos qui fend l’espace entre nous, sans nous dégager l’un de l’autre, simplement pour stimuler la perspective de nouveaux ébats au creux de nos reins.

Au milieu de la nuit, le corps se sent à nouveau maître de lui-même, maître de ses envies et de ses sensations, croyant qu’il est libéré de la peur viscérale qui l’enserre de chaînes invisibles. Alors qu’il n’est en réalité que le vulgaire pantin d’une destinée qui s’assombrit petit à petit.

Au loin, le bruit de talons claquant contre le béton s’accentue pour s’arrêter devant une porte qui ne manque pas de s’ouvrir à la volée.

Je crois que mon visage affiche cette expression confuse que l’on peut avoir au réveil, après une nuit passée à baver dans les bras trop puissants de Morphée d'un sommeil lourd qui fait suite à une soirée peut-être trop arrosée. Mon regard passe de la nouvelle venue à mon amant pour la nuit sans que ma bouche puisse articuler quoi que ce soit, trop surprise. Je ne comprends plus rien. Faut-il se cacher ? Est-ce un homme marié ? Trop d’hypothèse de loin préférables à la réalité traverse mon esprit goguenard.

Au risque de me répéter, les plans à trois, très peu pour moi.

Mais la conscience ignorée implore en silence la rousse de ne pas briser la quiétude de cette nuit, garantie par la seule obscurité. « N’allume pas la lumière », crie-t-elle alors que personne ne peut - ne veut - l’entendre. A voir si le destin a décidé donner un nouvel élan à la roue de la fortune à ce moment précis, de révéler par une lumière aveuglante toute l’ironie de cette scène.

— C'est quoi, ça ? j'interroge finalement.

Les cheveux sur ma nuque se hérissent d’eux même tandis qu’un frisson glacé parcourt mon dos dans toute sa longueur, comme si je pouvais sentir l’étau d’une menace invisible se resserrer autour de moi.

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Terminé #15 le 09.11.18 13:06
La nuit n'a pas de mot, pas d'apparence ni de temps. La nuit n'a qu'un soleil qui, tôt ou tard, finira par se redresser pour chasser l'ombre.

Aussi lorsque les aiguilles claquent au sol comme une sentence, les yeux se dressent dans le noir pour écouter la gueule d'une porte s'ouvrir grand. Fabuleux rai de lumière à la forme rectangulaire qui les noie tous dans une semi-obscurité, le parfum saveur de miel et bouton de rose embaume jusqu'au canapé.

- Hey... Mon amour, t'es là ?

C'est la voix un peu chauffée et profondément esseulée qui perce à travers le silence. Et plus les aiguilles progressent, au plus l'arôme se répand jusqu'à appuyer sur l'interrupteur. Fausse lumière qui confond la nuit, dévoile la vérité sous un jour factice. Tout à coup les pupilles se rétractent, provoquent la douleur urticante derrière les orbites qui fait frotter les regards éblouis du bout des phalanges.

- Svet...

Un murmure dans le presque jour.

La boisson court toujours dans les veines, brouille les voix désolées dans ce qui ressemble à une bonne blague. "Je te promets que c'est exactement ce que tu crois." Et sa belle, toujours posée sur sa chair la plus intime, demeure interdite. Elle ne sait pas à quoi correspond cette créature mystérieuse aux jours roussies par le froid, c'est donc à son partenaire qu'il revient la charge de mettre au clair la situation. Gorge consumée par les cris.

- Ma belle, mon cœur.

C'est une autre forme de miel qui surgit dans le 521. Le genre qui ne donne pas d'excuse.

- On s'éclate, viens avec nous...

Ses genoux tremblent sous l'effet d'un rire aussi détendu que bonifié. Et puis ses doigts glissent pour remonter encadrer un visage doux et blanc. Il embrasse au coin de chaque commissure, avec cet air de béguin qu'on refourgue aux idiots.

- Elle s'appelle Svetlana, c'est ma meuf. J'te promets qu'elle baise bien, très bien.

Des baisers tombent près de la carotide, laissant les marques d'un suçon. Perdu dans un sourire niais comme ces princes qu'on sert sur un plateau d'argent, il glousse sans faire de bruit, sans jamais se séparer de la chaleur enserrant sa virilité dans un fantastique écrin de bien-être.

Svetlana, du haut de ses talons grandis par les rouges escarpins, ne dit pas grand-chose. Bouche cousue de silence, ses billes bleu de glace s'ouvrent sur une scène monstrueuse, tandis que ses jambes la poussent jusqu'à l'estrade. Lentement sa poigne de fer s'ouvre sur une épaule indésirée. Épaule d'un corps qui trône sur l'homme de ses jours et de ses nuits.

- Sale pétasse. Dégage.
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Terminé #16 le 09.11.18 15:30


La scène qui se déroule est digne d’une mauvaise pièce de théâtre. C’est une tragicomédie. Ça en a toutes les caractéristiques. Comédie extérieure de l’amante découverte à poil sur « l’amour » de la rouquine, tragédie intérieure d’un esprit qui a enfin compris la gravité de la situation.

Parce que lorsque la lumière se fait et que mes yeux ont fini de papillonner, cela me fait l’effet d’un choc. Comme un sceau d’eau renversé alors que l’on dormait profondément au sein de couvertures chaudes et moelleuses, avant d’être tiré de force de son cocon de douceur.

La première panique, lorsque la vue me revient, c’est de voir une rousse déjà à peine habillée nous fixer d’un air mauvais. Ses escarpins résonnent dans l’appartement comme deux dangereuses armes. Mes yeux clignent plusieurs fois avant de se tourner vers l’origine de cette situation délicate.

Deuxième panique. Celle où je comprends, où je vois enfin clairement. Horreur, horreur, horreur. Je reconnais ces cheveux d’un blond cendré, deux prunelles noires et des traits qui ont fait frémir mes cauchemars. Je déglutis péniblement, incapable de bouger.

Sacha Banks. Le seul, l’unique.

Mes yeux s’écarquillent autant que le peuvent deux orbites embrumés par l’alcool. Tout ceci doit être une mauvaise blague. Très, très, très mauvaise blague.

Si au moins j’avais une arme, et qu’il était attaché. Mais non ! Je suis nue, sur lui, tout aussi habillé et nos intimités se joignent toujours.

Je vais vomir. Lui vomir dessus et me barrer en courant.

Mais la rousse gêne le passage et mes affaires sont longues à enfiler. J’ai un regard vers la baie-vitrée. A quel étage sommes-nous, déjà ? Aucune idée, je veux bien m'écraser cinq étages en dessous. Tout mais pas ça. Tout mais pas lui. Tout sauf cette torture.

Ma poitrine se soulève au rythme d’une respiration irrégulière et paniquée. L’autre s’empare de ma bouche, y dépose des baisers comme s’il ne me l’avait jamais dévorée jusqu’au sang, puis c’est le tour de ma gorge alors que je demeure paralysée par l’absurdité de cette scène. « Ne me touche pas » j’ai pourtant envie de hurler, alors qu’il y laisse une marque rouge, comme un territoire.

Son rire secoue une étreinte brûlante. Brûlante de honte, plus qu’autre chose. Pauvre dignité roulée dans la poussière encore une fois.

Un paramètre m’empêche de dévoiler ma peur et mon dégoût et je le laisse parcourir ma peau le temps d’analyser les possibilités qui s’offrent à moi. Aussi ignoble que ce soit, cela peut jouer en ma faveur. Il ne m’a pas reconnue. Moi la pauvre chose qu’il a laissée dans une ruelle insalubre après s’être repu de tout ce que j’avais.

Mes ongles se plantent dans une peau. L’on peut facilement interpréter ça comme de la tension face à la scène de ménage qui se profile. Et mon silence comme de l’appréhension. Mon souffle se coupe, mon cœur se serre et les joues me brûlent. Tout me brûle. Il ne m’a pas reconnue ?

Je retiens un rire mauvais en clignant des yeux. Ne pas se dévoiler, ou ça finira mal. Je n’écoute même plus ce qu’il souffle de sa voix que je hais. Ne me parle pas. Tais-toi, tais-toi, tais-toi, ne me rappelle pas que pour la deuxième fois t’as réussi à t’insinuer entre mes cuisses. Et ce sans rencontrer aucune résistance.

Et c’était même bien.

Ne pas pleurer. J’ai envie de hurler, griffer, faire quelque chose pour m’enfuir et cette fois prendre un avion et me tirer de cette maudite ville.

J’affiche un air aussi éméché que lui alors que mon regard butte sur son visage, le détaillant comme si c’était la première fois que je le voyais vraiment. Monstrueux derrière son sourire benêt. Ce que c’est difficile de faire abstraction de tout le reste pour étirer des zygomatiques qui paraissent soudain bien lourds. Mais il faut réfléchir, essayer de garder la tête froide. Plus facile à dire qu’à faire cela dit.

La prochaine réplique vient de la rouquine, qui se croit en droit de m’insulter et de me toucher. Personne ne connaît le sens de consentement ici ou quoi ?

Ma main se saisit de son poignet pour la tirer vers le bas et lui tordre le poignet d’une main ferme. Ce n’est pas compliqué de faire ployer des jambes maintenues en équilibre sur de fins talons - quelle ironie -, avec un peu de force. Force décuplée par la rage qui m’envahit peu à peu. Peut-être qu’elle tombe, contre le sol, le canapé, peut-être qu’elle tient, ça m’est complètement égal.

— Ne me touche pas, je siffle en plissant les yeux pour la regarder.

Elle se croit peut-être supérieure, sur ses échasses rouges et le corps exposé à la vue de tous. Je ricane intérieurement. On sait tous où ça mène, même si elle a l’air d’avoir un sérieux souci de possessivité, sous ses airs de traînée alcoolisée.

Mais là, le cerveau ne sait plus quoi analyser, que penser de cette affaire épineuse dans laquelle je me suis allègrement embourbée. Mon souci principal, ce n’est pas la rousse, mais bien celui sur qui je suis assise et la façon dont je vais pouvoir lui échapper.

J’ai un avantage de poids. Son oubli, preuve de son absence de considération pour le corps féminin. S’il ne me reconnaît pas dans les minutes qui suivent, je pourrais peut-être m’en servir.

J’échappe un rire qui s’interrompt juste avant de s’étrangler dans ma gorge. C’est abject, répugnant et écœurant. Dégoutant. Lui. Moi. Tout ça. Pourtant il faut survivre, quitte à être immonde. Quitte à abandonner dans un coin le peu de fierté qu’il me reste.

Rassemblant une force que l’on ne peut puiser que dans la déchéance la plus totale, je capture ses lèvres des miennes. S’en est presque ardent, tant j’imagine le tuer en mon for intérieur. Ma prise se resserre autour de la rouquine, que j’ignore délibérément. Comment ne pas ignorer autre chose que ces prunelles charbon, dans pareille situation ?

— Ta "meuf" n'a pas l'air du genre à partager. C'est elle ou moi, alors je me casse.

Loin, loin, loin. Dès lors que j’aurais le courage de me lever. D’affronter la morsure du froid et le plus accablant des embarras, qu’une sensation désagréable, au creux des cuisses, ne manquera pas de me le rappeler.

Je bouge légèrement, pour lui faire comprendre que je m'en fais. Que je le laisse avec sa rousse, dont je lâche le poignet. Mes ongles se plantent dans la peau de mes poings, dans le cuir du canapé, sous l'effort. Ne pas regarder. Ne pas pleurer. Juste se tirer.

Oh, Sacha Banks, si tu savais comme je te hais. Pourtant c'est bien un sourire ravi - supplice de lippes qui ne demandent que du sang - que je t'adresse, comme un remerciement pour un instant plus qu'agréable. Comme si mes doigts qui courent le long d'une peau que je crève d'envie de déchirer à nouveau n'étaient que le signe langoureux d'une invitation. Comme si la rousse n'était pas venue gâcher l'idylle de cette nuit qui jusqu'alors me semblait parfaite.

Parce que déjà, quelque part dans mon esprit malade, les rouages d'une nouvelle vengeance se mettent petit à petit en place. Le reste ne dépendra que de lui.

Mais en attendant, il ne me reste plus qu'à me briser à nouveau, une fois ma peau tremblante à nouveau recouverte du manteau glacé de la nuit.

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Surrender love

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Terminé #17 le 10.11.18 11:07
Fou.

Il est fou d'elle. D'elles. Il en tombe par terre, ça lui tire les tripes vers le haut et à chaque fois il se relève pour pouvoir renfermer en lui cette faune terrible et féminine. Amour malsain du genre opposé, amour qui n'existe que pour le valoriser. Elles sont toutes là à se battre pour la place près du roi, pour pouvoir ronronner sous la caresse du souverain à la couronne invisible. Elles sont toutes là à plier des genoux sous l'influence du mâle, traînant leurs jambes bouillantes dans leur vulnérabilité. Chimères ou pas ; elles ont quelque chose qu'elles dédient fervemment à l'homme. L'homme, et rien que lui.

De bout en bout elles sont ce qu'elles sont à cause de l'homme. Lui et personne d'autre.

- Hé, qu'est-ce que tu...

Deux lèvres chaudes s'écrasent sur les siennes, brûlent d'un noir désir qu'il traduit bien différemment que ce qu'il en est réellement. Svetlana voit rouge, mais ses guibolles se tordent quand on lui craque le poignet d'un coup sans vergogne. Cri de cigogne qui fait tâche dans le silence de la 521, voix de crécelle qui tranche dans le baiser fiévreux auquel elle assiste, impuissante. Ô Sacha, mon Sacha. Que fais-tu avec cette mocheté ? Je croyais que nous étions un plus un.

- AaaAaHHH !!!!! Espèce de SALOPE ! Lâche-le !!!

Mais la salope ne lâche pour rien au monde. Assise sur la place de la reine, bras autour de l'encolure masculine, elle s'épanche à travers sa valse qui consume les souffles. Même Sacha lui répond, comme happé d'amour pour elle, yeux plissés. Au fond de sa gorge on entend les gémissements qui se rejettent, bloquent à la lisière des lèvres fermées, révélant l'affection qu'il a pour sa nymphe d'un soir. Pour toutes. Oh ! Qu'il est bon d'être désiré par toutes ces pauvres nanas en chaleur et peintes de solitude. Tout ce dont elles ont besoin, c'est d'un peu de réconfort entre les jambes, suppliant et agrippant les rotules de leurs hommes. Rien qu'un morceau de tendresse, rien qu'une bribe d'attention.

Elles deviennent Chimères lorsqu'elles échouent.

Un mince filet de déception s'égoutte entre les lippes quand vient le moment où on lui déclare qu'il n'y aura pas de suite. Partage ou carnage. Très bien. Sacha la laisse décoller pour qu'elle reprenne ses parures dispersées à terre, l'air étourdi et une sorte de sourire bien-heureux collé sur sa face de grand roi. Il l'observe ramasser ses effets, l'air bienveillant et attentif, yeux mi-clos. Un soupir s'arrache à lui alors que sa nuque repose contre le canapé lacéré. Méditation après l'acte, après la soirée, et il laisse sa belle décamper. Criblée d'un empressement qu'il croit être le moment d'un entracte, et non pas la découverte qu'elle a été cueillie par son violeur.

Porte qui claque, encore, les cloisonne dans leur nid timide et déchiqueté.

- C'était qui cette nana ? Tu l'as baisée ? Hein ?? Réponds-moi !
- Svetlana.

Lentement ses genoux craquent ; une impulsion le fait se lever du divan. Il renfile correctement son boxer, dissimulant une virilité que la rousse devine humide et comblée. Pourtant, alors que son visage coule de mascara désappointé sous un flot de larmes, grimace qui la rend moche, son plus tendre s'approche d'elle pour la relever du sol. Il lui prend les mains avec une douceur qu'elle redoute parfois, surtout quand elle sait que son amant est en colère. Mais ce soir, il n'y a rien de plus doux que la voix de Sacha. Rien de plus mélodieux et enchanteur.

Il vient murmurer à son oreille, la berçant dans une étreinte chaleureuse.

- Shhh... Du calme...

Elle tremble. Haute sur ses talons, haute sur sa faiblesse. Elle tremble.

- S'il te plait. J'ai... Tu me manques. Promis, j'ai laissé personne me toucher ce soir. J'ai... Je suis pour toi. Sacha, personne d'autre que toi n'a le droit de me baiser. Alors s'il te plait, je... Fais-moi l'amour. Toute la nuit.

Des doigts silencieux remontent sur son torse bombé, arrachant sec le décolleté qui laisse exploser deux seins fébriles et trop gros. Elle laisse échapper un cri, coupé net sous l'emprise qui la dévore. Et elle se sent défaillir.

Sa vue ne discerne rien d'autre que la silhouette de celui dont elle est follement éprise, naseaux ravis du parfum masculin qui l'hypnotise dans un rêve infini. Lentes caresses sur sa poitrine qui la fait déchanter, encore, et elle ploie sur un canapé ayant appartenu à tant d'autres avant elle.

Les tissus s'échouent par terre. Elle se sent déjà envahir de moiteur, écartant les cuisses pour accueillir son roi. Elle est si faible et pourtant, rien n'est plus bon pour elle que de l'être en cet instant précis. Cajolée par lui, aimée par ses coups. Foudroyée de son aura silencieuse et dangereuse. Fixée par deux billes noires brillants de luxure. Un sourire dégouline de ses lèvres détourées de rouge, le rouge qui attire les bêtes dans le noir.

- Je t'aime. Je t'aime tellement.