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La pandorica s'ouvre [Ft. Ajit] Empty #1le 24.10.18 18:52
Opera —
La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée.

L'audace est une royauté sans couronne.

Au théâtre en 1959 — Ft. @Ajit Hira
Le théâtre est un lieu magique. Son architecture majestueuse contraste avec la proximité qu'il instaure. Les gens viennent y partager une passion, un amour pour la culture et se laissent transporter par le jeu des acteurs. Ou, en l'occurrence, les chants de l'opéra.

En entendant l'artiste lyrique prononcer les premières notes de son chant, tandis que l'orchestre s'emballe soudain, un frisson délicieux parcourt mon échine. A la manière d'une enfant, un sourire s'étire sur mon visage. Pourtant, j'ai l'habitude, c'est le milieu dans lequel j'évolue depuis toute petite. Malgré ça, j'ai l'impression d'être microscopique face à la puissance d'un ou d'une cantatrice, une sensation que je suis venue ressentir.

Il y a peu, je suis morte puis je me suis fait avoir par un nécromancien peu moral. Je n’ai plus rien, si ce n’est mes yeux pour pleurer et une peau nécrosée, dans un monde qui ne me connaît pas, ou peu, et qui m’est étranger. De toute ma vie, je n’ai connu presque que le milieu de l’opéra, c’est un refuge, un endroit qui m’appartient, qui me correspond, où je me sens chez moi.

Une idée, tandis que les notes de l’orchestre fluctuent, me viennent à l’esprit, tandis que mes pensées dérivent au rythme de la doucereuse musique. Ma peau me brûle, mes doigts piquent et à mesure que je sens le grondement des instruments, mon idée se forme. « Je veux danser ». Je me mords les lèvres pour ne pas laisser échapper cette complainte. Je me cramponne aux accoudoirs, tandis que mon veux me déchire intérieurement.

Comment faire, avec une putréfaction aléatoire, en fonction de la qualité des potions qui me passent sous la main ? Je n’écoute plus, ou qu’à moitié. Je voudrais être sur scène, à la vue de tous, au centre de l’attention, je veux être admirée, applaudie. Mais comment faire ? Je ne connais pas de nécromancien auquel accorder du crédit et la plupart sont des voleurs de la pire espèce qui se complaisent dans la manipulation et le mensonge.

Une vocalise du chanteur happe à nouveau ma conscience, qui s’égare jusqu’à la fin du spectacle. Une fois le rideau tombé, je soupire et reste sur mon siège encore un moment, attendant que tout le monde quitte la salle, le temps que l’émotion redescende.

Je vois les gens s’agiter dans l’arrière-scène, j’entends des rires, je peux de là sentir l’effervescence du succès des artistes. Alors je fuie, je me précipite hors des murs de cette salle qui me fait à la fois l’effet d’un piège sordide et d’une échappatoire. Douce ironie.

Clairement, c’était une erreur de me ruer hors de la salle dans mon état. Mais à qui la faute ? Mes nécromanciens sont tous ravagés par les mites à fromage et je ne parle le japonais que très sommairement, comment voulez-vous que je comprenne à quel moment je vais me mettre à pourrir sur place ? Rien ne peut m’aider, à ce stade.

Dans le hall du théâtre, je respire à nouveau, les joues…blanches. Je ne constate pas de suite que quelque chose ne va pas, que le sort s’est encore décidé à s’acharner sur moi. Essoufflée plus sous le coup de l’émotion que de l’effort, je reprends mes esprits en m’effondrant dans un confortable fauteuil, sans faire attention aux gens qui m’entourent.

Quand je veux regarder l’heure, c’est le drame.

Je n’ai plus de bras gauche, à partir du coude. D’abord, j’inspire très fort et expire tout aussi brusquement, pour calmer la tension qui s’empare de moi. Je cligne plusieurs fois des yeux, un sourire crispé sur les lèvres. Non, ce n’est pas possible, pas là. A la rigueur, perdre un membre à l’appartement, ça passe, mais en public. Je reste un instant atterrée, avant de vraiment percuter.

Alors je hurle en agitant ma moitié de bras - heureusement recouverte d’un joli trench crème pour le public mineur - dans tous les sens.

Un bruit lourd m’interrompt, celui d’une porte massive que l’on ferme. Je dirige mon regard vers cet endroit, l’air paniqué et hagard, croisant celui d’un japonais fermant la salle de spectacle. Ma crise d’hystérie loin d’être finie, je me précipite vers l’employé du théâtre.

— Non, ne fermez pas, j’ai perdu mon bras ! je m’époumonne en agitant mon bras comme une folle. Mon braaas, lààà, à l’intérieur ! Dans la saaaaalle !

L’autre me regarde comme si je débarquais d’une autre planète et baragouine des trucs incompréhensibles en japonais. ma maîtrise de la langue se limite à "Je suis Pandora", "Je suis Française", "J'aime la danse", "Manger", "Boire" et d'autres petites phrases inutiles dans cette situation. Faut dire qu'il n'y met pas du sien aussi, l'employé. Je le toise avec colère, bien que mes joues soient si cadavériques qu'elles ne rougissent plus sous l'émotion.

— Merde, vous ne pouvez pas faire un effort bon sang, apprendre le français ? PA-RI-SU, FRU-RAN-SU !

Hélas, il a l’air de parler français comme moi le japonais. C’est un véritable scandale et déjà plusieurs regards ont été attirés par mes cris. Pitié, à ce rythme mon bras va finir dans une poubelle du théâtre, jeté par un employé qui ne daignera pas le laisser aux objets trouvés.


 
Faniahh/Lala/Cyalana


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Ajit Hira
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La pandorica s'ouvre [Ft. Ajit] Empty #2le 25.10.18 18:25
1959... Cela faisait plus de deux siècles que nous étions passé de vie a trépas. L'un des désavantages d'une espérance d'existence significativement longue, c'est que l'on oublie quelque peu le temps qui passe. Cela devait faire dans les 250 ans si ce n'est plus mais dans tout les cas, nous étions a une valeur assez haute. Afin de fêter cela, nous avions décidé d'aller nous divertir quelque peu, le théâtre semblait être une bonne option car Deathflix n'était plus vraiment si rempli que ça lorsque l'on pouvait faire de très courtes nuits. Un torrent de souvenirs s'écoula a travers notre personne en prenant notre porte ossements, il s'en était certes bien passé des choses, durant toutes ces années nous avions vécus des situations déshonorantes et des épreuves, certes, elles furent moins horribles que celles de notre vécue mais le déshonneur laissait un goût aigre et amer.

Nous avions fait notre bout de chemin jusqu'au théâtre, laissant choisir la demoiselle de l'accueil choisir pour nous, lançant un joli sourire lorsqu'elle nota son numéro au dos et prîmes la direction de la salle, choisissant les sièges avec une précaution semblable a celle qu'avait mon tailleur lors de mon vécu. En parlant de vêtements, nous portions un pantalon ocre avec des chaussures de ville brunes, ceci agrémenté d'une chemise noire qui serrait assez pour dévoiler une certaine musculature et servie avec un gilet sans manches mais avec une petite queue de pie d'un brun accordé aux chaussures. La place fut trouvée, ayant de l'avance, je pris mes aises tout en gardant un maintien des plus soutenu et éloquent. Une demoiselle vint s'asseoir a nos côtés, sa peau laissait comprendre qu'elle fut zombifiée, certainement par un charlatan ou un nécromancien inapte. Ses gigotements finirent par détourner notre regard du magnifique spectacle. Nous avions décidé de patienter et observer, certaines personnes pouvaient facilement être en transe lors d'une représentation de cette qualité.
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La pandorica s'ouvre [Ft. Ajit] Empty #3le 26.10.18 15:59
Opera —
La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée.

L'audace est une royauté sans couronne.

Au théâtre en 1959 — Ft. @Ajit Hira
De l’autre côté des portes, la musique a déjà repris, le chanteur a déjà entamé la deuxième partie de la chanson. Dire que je manque le plus beau. Pourquoi l’autre empaffé ne veut-il pas me laisser rentrer à nouveau ?

Fourrant ma seule main dans la poche qui lui est opposée, je me courbe dans tous les sens et me tortille sur place pour pouvoir attraper mon billet. Victorieuse, je m’en empare et lui colle presque une gifle lorsque je le tend à quelques centimètres de son visage.

— Làààà, il est content le jap’ ? Pays d’incultes, j’vous jure.

Dixit celle qui ne parle pas trois mots de japonais.

Un air méprisant au visage, je le vois se confondre en excuse forcées. J’ai du mal à saisir : le problème vient du fait que je sois un zombie ? C’est une forme de racisme ou quoi, là. Je m’insurge en français jusqu’à avoir à nouveau l’accès à la salle, ou je m’engouffre.

Au lieu de me calmer, la musique fait vivre de grandes embarrées à mon cœur. Dans le noir, il m’est difficile de retrouver mon siège - encore plus mon bras perdu - et ce n’est qu’au bout de 5 minutes et après avoir écrasé quelques pieds que je reprends ma position initiale.

Pas de bras.

Bien sûr, si tout était si simple, je n’en serais pas là. J’hésite sur l’attitude à adopter : rester sagement sur mon siège à attendre que la lumière revienne, et prendre le risque que quelqu’un marche sur mon bras perdu et que je le retrouve dans un état pas possible, ou faire une croix sur ce merveilleux spectacle.

Le choix est vite fait.

Heureusement, je n’ai qu’un voisin, ce qui me permet de me pencher entre les sièges et de mettre genoux à terre pour chercher mon membre. Avec un peu de chance, quelqu’un sera alerté par l’odeur.

Toujours pas de bras.

Je pousse un grand soupire et m’installe à nouveau dans mon siège. Quelqu’un me l’a embarqué ou quoi ? Mon regard mauvais se porte sur mon voisin. J’hésite un moment avant de lui taper légèrement sur l’épaule.

Je m’en veut de le sortir de l’attention qu’il semble porter au spectacle, mais s’il apprécie l’opéra, ce doit être une bonne personne. Dans un anglais approximatif, marqué par un accent français à s’en arracher les oreilles, je murmure en sa direction :

— Excusez-moi, vous n’auriez pas vu un bras, à tout hasard ?

Me rendant compte que ma question n’a aucun sens et que je vais juste passer pour une folle, je rougis - autant que faire se peut sur une peau cadavérique - et je maudis ces abrutis de nécromanciens comme leurs potions, dont l’effet s’évapore trop vite.

 
Faniahh/Lala/Cyalana


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Ajit Hira
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La pandorica s'ouvre [Ft. Ajit] Empty #4le 09.11.18 16:08
Nous n'avions pas dérangé la zombie qui finit par sortir, peut-être pour prendre l'air. Considérant qu'il ne s'agissait pas de nos affaire nous avions choisi de reporter notre attention sur la performance émise sur scène, nous fûmes vite concentré sur cela et rien d'autre.

La performance en soi était une promesse d'un onirisme passé, tel un rêve qui nous échappe au réveil, le jeu vocal et les mouvements donnaient l'impression que l'œuvre vivante se déplaçait, laissant dans son sillage la douce caresse de la soie, flirtant avec nos émotions ainsi que  et ceci était un ravissement des plus appréciables. Un bruit retentit me tirant de ce monde aux frontières de l'irréel, ce bruit qui m'avait tiré de ce monde imaginaire.

Il semblait qu'il y avait quelque chose au sol. Un truc long ressemblant a s'y méprendre avec un bras humain... Était-ce une nouvelle sorte de jumelles d'opéra appréciée de la plèbe ? En tout cas il semblait que le "bras" avait perdu sa jumelle.

Nous avions donc déposé le bras en sûreté avant de reprendre notre voyage et ainsi profiter du paysage éthéré qui prenait forme sous nos paupières clauses. L'âme n'a besoin d'yeux pour voir m'avait une fois dit un précepteur. Il avait bien raison, bien que cela ne s'applique pas toujours.

Une main vint me tapoter l'épaule m'arrachant a ces rêveries, je rouvris mes yeux rapidement et observa la personne qui commença a nous parler dans un anglais qui indiquait facilement qu'elle était Française. Nous prîmes le temps d'écouter la question avec un léger étonnement avant de répondre dans un Français fraîchement révisé mais un peu vieillot sur les bords.

"Si il vous agrée nous pouvons parler en français !"

Nous prîmes le temps de fouiller sous le siège un bras replié dans un petit drap, le drap était auparavant un sachet que nous transportions avec nous au cas où il serait nécessaire de transporter des bricoles.

"Voici pour vous mademoiselle no- je, je me demandais bien qui pouvait avoir oublié ce bras de si bonne facture, il est assez étonnant qu'une personne puiss-*

...

Oh ! Il s'agit de votre bras ! Du votre ?! Veuillez No-m'excuser cette réalisation m'a rendu quelque peu... Ab hoc et ab hâc, mais je pense avoir repris quelque peu de ma contenance ou mes manières, je ne risque point d'en défaillir, inutile de vous en inquiéter. Tenez, voici ce qui vous reviens de droit, pensant qu'il s'agissait d'un faux, je l'ai quelque peu examiné, veuillez m'excuser de cette curiosité déplacée.
"

Ajoutions-nous en tendant le bas placé dans le drap

"Auriez-vous besoin d'aide pour cette tâche chère demoiselle ? Peut-être serais-je d'une meilleure aide que le fait de passer mon temps a m'ébaudir, surtout que votre sens de la symétrie peux s'en voir alterné..."
Pandora R. Bahatóris
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Au théâtre en 1959 — Ft. @Ajit Hira
Délicieuse surprise que celle d’entendre quelqu’un souffler à demi-ton des mots de ma langue favorite, le français. Je fixe mon voisin d’un air mi surpris, mi ravi, et esquisse malgré moi un sourire. C’est loin d’être le français de mon époque, mais il n’est pas difficile de le comprendre, au contraire. Il n’y a que ce « nous » qui me surprend quelque peu dans ses premiers mots, mais je mets ça sur le compte d’une maîtrise imparfaite de la langue plutôt que d’y voir la réminiscence d’une majesté pourtant bien existante.

— Vous m’en voyez bien aise, je réponds à sa proposition, j’avoue que l’anglais n’est pas mon fort.

C’est sûrement à ça qu’il a reconnu ma seconde langue. En tous cas, il doit avoir un âge certain, pour parler de la sorte. Et c’était tout à son honneur, je m’en veux presque d’avoir interrompu l’érudit dans son appréciation du spectacle.

Néanmoins, il me semble mourir pour la seconde fois lorsqu’il sort un objet dans un tissu de sous son siège. Morte de honte, la grande Pandora. J’écarquille mes yeux dans le noir tout en l’écoutant. Au fur et à mesure de ses paroles, les doigts de ma seule main restante se crispent sur l’accoudoir moelleux. Oh que je voudrais m’enfuir avec ce bras à cet instant précis. « De bonne facture » ? Mais qu’est-ce que c’est sensé signifier ? Qu’il est réaliste ? Il ne semble d’abord pas comprendre que ce bras n’est autre que le jumeau de celui qui me reste.

Son silence semble marquer la venue d’une logique constatation. Mes joues s’enflamment de plus belle sous ma peau morte, alors que j’opine d’un léger mouvement de la tête pour lui signifier qu’effectivement, c’est bien mon membre disparu. En moi-même, je note également ses efforts pour corriger un « nous » qui s’acharne à s’insinuer au milieu d’un vocabulaire tout droit sorti du Gargantua du XVIe siècle.

— Vous l’avez… examiné ? je répète en arquant un sourcil. Qu’importe, ne vous en excusez pas, c’est plutôt à moi de vous demander pardon pour ce désagrément. Et je vous suis déjà reconnaissante de ne pas l’avoir jeté aux ordures ou autre, vraiment. Merci, je souffle.

Doucement et avec un sourire confus, je récupère ce qui semble donc être mon bras. Seigneur, délivrez-moi de cet embarras.

— Oh, c’est très aimable à vous, je réponds, mais je ne voudrais pas que vous vous priviez de ce spectacle pour cette stupide affaire, je vais patienter, merci.

Puis mon regard baisse vers le petit tissu contenant mon bras et pousse un soupir. Cela me ferait beaucoup de peine de ne pas applaudir après avoir assisté - et quelque peu gâché - à un tel spectacle.

— En fait, si cela ne vous fait rien, je voudrais bien que vous me rendiez ce service, je voudrais pouvoir féliciter correctement les artistes. Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, bien sûr…

Je fixe mon voisin avec un sourire gêné, en attendant sa réponse et en espérant qu’il comprend l’amour que j’éprouve pour cet opéra et à quel point il me semble important de le manifester.

Et je me vois très mal agiter mon bras détaché dans tous les sens pour applaudir, d’autant qu’en plus de détruire à jamais toute once de réputation, je risque de déclencher la panique générale.

 
Faniahh/Lala/Cyalana


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Ajit Hira
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La pandorica s'ouvre [Ft. Ajit] Empty #6le 05.12.18 10:03
Nous fûmes ravi de savoir que nos connaissances de la langue Française, bien qu'elles ne furent un peu vieillottes étaient encore utiles. Si cela était préférable a l'anglais mieux valait échanger dans la langue de Molière.

"Fort aise que vous en soyez bien aise chère demoiselle !"

L'échange fut plaisant et sous l'étoile de la courtoisie du moins... Plaisant jusqu'au bras. L'échange fut tout autant courtois, nul doute dessus mais un peu moins plaisant.

Inutile pour nous de ressasser le mal être lié aux commentaires sur l'examination du bras renégat qui fut rendu a sa propriétaire.

Il s'en suivirent quelques échanges, quelques rougissements, quelques regards fuyants mais tout passa assez vite lorsque la performance pris fin, ce qui fut quelques secondes après que le bras fut rendu et que la proposition de mon aide reçut une première réponse négative du fait que nous fûmes assez dérangés, elle fut cependant suivie d'une demande qui n'était que logique.

"Bien sûr, nul besoin de le demander de nouveau. Comment devrais-je m'y prendre pour vous aider ? Faut-il recoudre ou se rattache-t-il tout seul ? Si cela est nécessaire il me faudra un petit moment pour en fabriquer un, l'alchimie est une science qui prends du temps..."

Nous étions a l'affut des instructions, notre pouvoir n'était pas totalement maîtrisé mais nous avions de quoi faire un kit de couture rudimentaire.

Prêt a agir, nous prîmes déjà un peu d'avance lorsque nous avions sorti notre mouchoir entre nos mains avant de le malaxer, cette action n'était pas inutile elle était faite afin d'en faire un fil alors qu'une barrette à cheveux fut transformée par le même procédé en aiguille traumatique qui était de forme courbée, peut-être 3/8ème de cercle...

"Je ne possède que les connaissances basiques pour les sutures, nous avions appris cela afin de préparer les campagnes militaires..."

Étant chef des armées et un archer inégalé, il est logique de dire que nous n'avions pas été touché a de nombreuses reprises, loin de là, nous étions connus pour être un ennemi redoutable.

Toujours était-il que ces transformations furent très vite faites et qu'il ne fallut que quelques secondes avant que notre personne ne soit face a la demoiselle arm-ée* d'un seul bras, cette boutade avait beau être peu recherchée elle nous fit sourire.

"N-... Je suis prêt a suivre vos instructions."

Si le jeu de mot est passé innaperçu:
Arm = bras en anglais, Ajit a pensé la jeune femme brassée d'un bras et peut rire pour si peu... Eh oui (it's a pun-ish-able pun XD)
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Au théâtre en 1959 — Ft. @Ajit Hira
L’homme, atypique à bien des niveaux, ne cesse de me surprendre. Il se montre consciencieux et préoccupé, désirant à tous prix m’aider, pour une raison qui m’échappe. Est-il vraiment normal de prendre la situation avec autant de sérénité ? A sa place, j’aurais certainement hurlé et décampé.

Mon regard ne se décroche pas de mon bras à peine retrouvé. Je me sens manchote en bien des points, à vrai dire. Sans même que je m’en aperçoive, le spectacle avait pris fin et les lumières s’allumaient déjà. Les gens commençaient à s’extirper de leurs sièges, certains émergeant juste d’un profond sommeil, d’autres sortant les yeux pétillants après une telle performance.

Quelques regards aperçurent la scène douteuse qui se déroulait à quelques pas de nous. La voisine juste devant nous, une dame d’un âge respectable, a bien dû croire à un trafic d’organe, puisqu’elle s’est littéralement évanouie. Le temps que la foule ne sorte de la salle de spectacle, je conserve le membre détaché dans son tissu et dissimule le tout sous un pan de mon manteau.

Essayant de maintenir un visage serein, je toise à nouveau mon voisin, dont je peux à présent observer les traits. Nous voilà deux étrangers au milieu du flot tokyoïte, avec un problème de bras à résoudre. Ça promet d’être compliqué, comme situation.

— A vrai dire, je n’en ai aucune idée, j’admets en fixant mon interlocuteur. Je ne suis zombie que depuis très peu de temps et ce… souci ne m’étais jamais arrivé avant. J’imagine qu’une potion peut aider, vu que c’est ce qui est à source de… mon état.

Mes sourcils se rejoignent alors que je songe à ce nécromancien odieux qui m’a vendu la renaissance en bouteille, alors que ce n’était qu’une vaste arnaque. Soudain, les connexions se font et j’écarquille les yeux face à mon voisin.

— Pourquoi parlez-vous d’alchimie ? Vous n’êtes tout de même pas un nécromancien, dites-moi ? Quelle outrecuidance de prétendre m’aider pour mieux me flouer par la suite !

Et il ne vaut mieux pas qu’il s’attende à ce que je lui fasse confiance pour recoudre, ressouder ou faire repousser - que sais-je ? - mon bras. Je le fusille du regard alors qu’il se met à triturer un mouchoir avec un air concentré.

Finalement, en l’observant faire, mes traits se détendent. Dire qu’un nécromancien est actuellement mon seul recours pour parvenir à réparer les dégâts causés par une potion, c’est tout de même ironique. Visiblement, cet homme est capable de transformer une chose en une autre et ce doit être ce qu’il appelle l’alchimie. Comme dans les romans qui parlent de Nicolas Flamel.

Ce n’est pas parce que c’est magique que cela me rassure. Loin de là. Je fixe le nécromancien avec un air ahuri, pointant de l’index qu’il me reste ses créations.

— Vous comptez recoudre mon bras avec ces choses ?

La simple vue de l’aiguille doit suffire à me faire attraper le tétanos. Ciel, je défaille.


— Eh bien, vous avez dû en tuer, des hommes, durant vos campagnes, je lâche en relevant le menton, bien que la situation ne prête pas à un orgueil de dernière minute. Il faut faire chauffer l’aiguille, si vous voulez recoudre des chairs, sinon c’est l’infection assurée. On ne peut pas mourir, mais je n’ai pas envie d’agoniser une semaine !

Ce n’est peut-être pas le moment de me montrer exigeante, mais on ne change pas en dix minutes, bras ou pas bras.

— Allons à l’extérieur, vous voulez bien ?

D’un geste, je l’invite à se lever, mon bras dissimulé sous mon manteau. Je crois qu’il n’y a pas plus louche, à l’heure actuelle, comme duo. En me tortillant sur place, je parviens à sortir un briquet d’une des poches de mon manteau.

Nouveau soupir. La soirée promet d’être longue.
 
Faniahh/Lala/Cyalana




Les dés:
J'adore lancer les dés alors je me permets, dis moi si ça te gène !
1 : personne ne remarque le bras de Pandora
2 : oupsie, il tombe et on marche dessus sans trop y faire attention
3 : il tombe, mais un enfant s'en saisi et court à travers la salle sans comprendre que ce n'est pas un jouet
4 : la panique générale se déclenche lorsqu'un ado émo avant l'heure hurle qu'il y a une attaque zombie

HRP:
Ton jeu de mot La pandorica s'ouvre [Ft. Ajit] 2998768518
La Faucheuse
maitre de la mort

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La pandorica s'ouvre [Ft. Ajit] Empty #8le 12.12.18 21:21
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'4 FACES' :
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Anonymous
Ajit Hira
Invité
La pandorica s'ouvre [Ft. Ajit] Empty #9le 08.01.19 0:13
Inutile de dire que nous faisions belle allure la demoiselle et nous, alors que les luminaires avaient repris leurs couleurs vivaces, nous avions eu la chance d'attirer l'attention, chose qui n'est pas si inhabituelle que cela lorsque nous sommes présents, le problème était surtout que nous étions dans une situation qui n'était point des plus cocasse.

Une dame présente à un pas défaillit en voyant la scène d'horreur que représentait cet échange dans l'esprit d'un alleux certainement décédé depuis l'époque du moyen âge, elle devait s'imaginer que nous avions pratiqué une amputation du bras à même les dents, ce qui ne serait point des plus hygiénique si vous souhaitez mon avis.

Quid de la demoiselle en deux parties ?! Elle semblait bien aller, elle nous dit cependant quelque chose qui avait fait ding en nous, chose à laquelle nous n'avions pas réellement pensé.

Il fallait un manuel d'interaction avec les zombies, ou en tout cas un manuel du nouveau zombi. Chose qui aiderait les pauvres âmes démunies et détroussées par de vils bandits faisant une promotion fallacieuse de leurs breuvages promettant monts et merveilles afin de mettre la main sur quelques osselets au détriment de pauvres lémures qui ne peuvent que subir cet outrage à la beauté.

"Je vois, Inutile de dire que cela est compliqué, je n'ai point croisé un grand nombre de zombis vous savez, des idées de comment vous aider, je crains fort de n'en avoir goutte."

Alors que nous étions plongés dans nos réflexions, nous vîmes les réations de la damoiselle changer petit à petit. Afficher de la pitié ne servait à rien, il était cependant possible de voir un éclat de colère dans nos yeux, seule chose que nous n'avions pas pu retenir; certaines personnes obtenaient le pouvoir d'aider leur peuple mais l'employaient à des fins malhonnêtes, cela était une source de maux dans un au-delà qui pourrait être de loin meilleurs à tout ce que l'on à connu.

"Oui, je suis bien uun nécromencien, mais je ne suis point du nombre de ceux qui favoisent l'argent au bien être d'autrui, je me dois d'être meilleur."

les préparatifs furent préparés et la demoiselle souligna un nouveau point. Nous n'avions pas réellement pensé à asceptiser l'aiguille, à croire que les vieilles habitudes s'estompent après quelques sciècles...

"Vous avez raison, il nous faut un peu plus de matériel, veuillez m'excuser de cette oubli, ayant vu votre bras détaché l'idée que vous ressentiez la douleur ne m'étais point apparu... Il serait bel et bien préférable de sortir afin de profiter de meilleures conditions."

Après que la demoiselle avait sorti un briquet, nous prîmes le temps d'immoler l'aiguille et nous invitâmes l'inconnue à s'asseoir confortablement le temps de l'opération. Il était préférable de distraire la personne en face dans ce genre de situation.

"Je me nomme Ajit, dernier représentant des maharajas de la lignée Hira, pourrais-je connaître votre identité chère damoiselle ?!"
Pandora R. Bahatóris
zombie

Infos complémentaires
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zombie
La pandorica s'ouvre [Ft. Ajit] Empty #10le 29.01.19 0:44
Opera —
La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée.

L'audace est une royauté sans couronne.

Au théâtre en 1959 — Ft. @Ajit Hira
J’hésite encore à faire confiance au nécromancien. Son attitude semble bienveillante, mais je ne peux m’empêcher de songer à celui qui avait abusé de ma situation pour récolter un paquet d’ossements en me donnant l’apparence d’un cadavre putréfié. La situation est ridicule, le malaise de la bonne femme est ridicule, et mon bras, piétiné, l'est également.

Je voudrais pouvoir me réveiller de ce cauchemar, encore vivante, mon bras intact et mon statut d’étoile enfin conquis.

Mais le destin ayant décidé de s’amuser avec mes nerfs, il m’a tué, transformé et laissée aux mains d’inconnus comme ce nécromancien, qui, pourtant jure avec conviction qu’il n’est en aucun cas lié à ses collègues maléfiques. Il semblerait même qu’il n’a jamais vraiment eu affaire avec un zombie. Allons bon, nous voilà bien.

Je me contente de le jauger, essayant d’évaluer le degré de véracité de ses propos. Il semble même affecté par ma condition, clamant sa différence. Je ne le crois pas, mais je n’ai pas vraiment le bénéfice du choix. Dans pareille situation, il vaut mieux s’en remettre au premier inconnu venu. C’est ça ou je risque de me retrouver à demander à l’un de mes abominable colocataire de bien vouloir recoudre mon bras. Or, depuis ma mort, je n’ai pas vraiment l’impression qu’ils aient saisi toute l’étendue de mon génie et de ma magnificence, préférant me railler de loin. En à peine quelques moi, ma magnifique personne a provoqué le rejet général de la part de mes insipides camarades d'appartement. Pas question de venir ramper devant eux pour obtenir une quelconque faveur, alors qu'ils sont tout bonnement crevés de jalousie envers moi.

Ce nécromancien-là, au moins, je ne risquais plus de le croiser pour qu’il me fasse payer une quelconque dette - à moins qu’il ne veuille me rendre service uniquement dans ce but-ci.

— Non, je ne ressens aucune douleur au niveau de mon bras, vous avez raison, mais j’imagine que mon système immunitaire continue de fonctionner normalement malgré tout…

Malgré  un corps de cadavre. Était-ce seulement vrai ? A peine envoyée dans ce monde, je m’étais retrouvée à la merci du premier arnaqueur venu, qui n’a pas vraiment pris la peine de rajouter un mode d’emploi à sa potion de zombification.

— Je voudrais donc éviter de passer plusieurs semaines alitée, je conclus.

J’observe attentivement le nécromancien faire, préférant garder le silence jusqu’à l’opération. Cependant, c’est lui qui le rompt, en se présentant. J’arque un sourcil surpris, étonnée.

— « Maharaja » comme les souverains d’Asie ? je demande, ne sachant pas vraiment situer ce titre sur la carte du monde. Comment-dois-je vous appeler ?

Loin de vouloir brusquer un potentiel allié dans mon étude de ma propre condition de zombie, mon interrogation est réelle. Ne voulant pas offecner un grand prince, s’il est est un, alors qu’il a la gentillesse de m’aider à retrouver les morceaux perdus de mon corps. Avais-je en face de moi une personne jadis à la tête d’un pays ? Un prince peut-être ?

Enfin quelqu’un à la hauteur de mon prestige, je me réjouis.

— Je suis Pandora Rouché Bahatóris, je réponds en relevant le menton, danseuse de l’opéra de Paris.

Nul doute qu’il dot avoir entendu parler de moi s’il est un spectateur régulier des scènes de théâtre et de ballet.

Un sourire satisfait étire légèrement les commissures de mes lèvres lorsque je vois l’aiguille rougeoyer sous l’effet de la flamme du briquet. J’y vois la fin de cette ridicule scène, le début d’une nuit que je vais passer à essayer d’oublier la honte que je ressens à cet instant précis.

— Quel âge avez-vous ? je l’interroge avec curiosité.

Si ce qu’il dit est vrai, il devrait être mort depuis un moment, ce qui expliquerait pourquoi il parle un français tout droit sorti d’un livre de Rabelais.

Constatant que je vais bientôt devoir le laisser s’occuper de mon bras manquant, je retire doucement mon manteau - une tâche assez burlesque dès lors qu’on perd l’usage d’un membre plus qu’utile - pour laisser apparaître mon épaule. Avec un sourire crispé, je me prépare à sentir l’aiguille s’enfoncer dans ma chair morte. Allais-je seulement ressentir une quelconque douleur ? Je n’ai fait aucune expérimentation sur ce « nouveau » corps depuis ma transformation tragique, mais je serai bientôt fixée sur la question.

Au moins le maharaja pouvait s’estimer heureux de toucher la précieuse peau d’une personne aussi brillante que moi.

Tout en sachant pertinemment qu’à un moment où un autre le nécromancien allait planter l’aiguille dans ma chair, je décide de jouer le jeu et de distraire mon esprit. Faisant mine de m’intéresser à lui - parce qu’il est bien connu que seule moi suis digne de mon propre intérêt -, je l’observe. L’obscurité de la salle maintenant chassée par les lumières qui illuminent le théâtre, le physique de mon interlocuteur confirme mes suppositions quant à ses origines, quoi que je sois bien incapable de situer avec précision le pays qui a pu le voir naître. Tant mieux, il n’est pas japonais. J’avoue avoir du mal avec eux, la barrière de la langue n’aidant pas.

— Que faites-vous de vos journées de nécromancien, si vous ne tentez pas de flouer quelques pauvres lémures ?

Oui, ma vision de cette profession plus que louche se limite à un apriori fondé sur ma propre expérience. Ma rancœur envers les personnes aux pouvoirs magiques risque hélas de durer encore un petit moment.

 
Faniahh/Lala/Cyalana


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