avatar
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 27 Masculin
× Age post-mortem : 51
× Avatar : Fanart Kurt Cobain
× Pouvoir : Speak Curse (contrôle de la parole des autres)
× Appartement : Jolly Jumper
× Métier : Chanteur/leader de groupe
× Péripéties vécues : 20
× Øssements55
× Age IRL : 37 Féminin
× Inscription : 02/10/2018
× DCs : Lestat Von Barthold
× Présence : complète

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
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27Masculin51Fanart Kurt CobainSpeak Curse (contrôle de la parole des autres)Jolly JumperChanteur/leader de groupe205537Féminin02/10/2018Lestat Von Bartholdcomplète
nécromancien
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27Masculin51Fanart Kurt CobainSpeak Curse (contrôle de la parole des autres)Jolly JumperChanteur/leader de groupe205537Féminin02/10/2018Lestat Von Bartholdcomplète
http://www.peekaboo-rpg.com/t3767p10-kurt-come-as-you-are-fini#109235
Terminé #1 le 02.10.18 12:12


Texte


identité
Nom : Cobain
Prénom : Kurt Donald...mais on me connaît plus sous Kurt.
Date de naissance : 20/02/1967
Date de mort : 05/04/1994
Nationalité : Américain
Langue(s) parlée(s) :
[X ] Anglais.
[X ] Japonais.
[ ] Autre(s) : __________
Race : Nécromancien
Personnage de l'avatar : Fanart de Kurt Cobain trouvé sur Printerest.






physique
Couleur de peau : claire
Couleur des cheveux : Blonds
Longueur des cheveux : Mi-longs
Couleur des yeux : Bleus
Corpulence : Normale
Taille : 1m75
Style vestimentaire : Grunge limite crade parfois mais je me soigne hein
Piercing(s) : Aucuns
Tatouage(s) : Aucuns
Habitudes : Fumer des clopes, c'est le seul vice dont je n'arriverais pas à me défaire même dans la mort. Ça et quelques bières. 
Autre : Texte



précisions
* Je suis né et j'ai vécu majoritairement à Aberdeen dans l'Est de l'état de Washington avant de vivre à Seattle quand je me suis mis en couple avec Courtney.
*J'ai une fille appelée Frances Bean Cobain, la seule chose de bien que j'ai faite au cours de ma vie.
 *Je n'ai jamais voulu de cette célébrité qu'est la mienne.
*Ma seconde tentative de suicide a eu lieu à Londres.
*Une thèse sur ma mort circule : je ne me serais pas suicidé mais on m'aurait buté...pourquoi? Par qui? Pour quelles raisons, j'en sais rien.
*Mon signe astro est Poissons et on dit d'eux qu'ils sont souvent autodestructeur...ça explique peut-être beaucoup de choses.
*Il y a eu une époque où de mon vivant, je me suis teint les cheveux en rouge.
*J'ai tenu un journal où j'y mettais tout ce qui me passait vraiment par la tête.
*Un truc qui me fait plaisir: l'amateur de dessin de bd que je suis a vu deux comics sur ma vie voir le jour dans le monde des vivants en consultant des sites internet dans le monde des morts.
*Pour les homophobes...Sachant que même étant hétéro, je ne suis pas homophobe pour autant, je les soutiens même. Quand j'étais au collège ou au lycée, je ne me souviens plus très bien mais j'ai eu un pote gay avec qui je m'entendais très bien...quand on m'y a forcé, j'ai dû arrêter de le fréquenter à contre coeur.
*Speak Curse: Un pouvoir que j'ai découvert peu de temps après mon arrivée dans ce monde. Et c'était totalement par hasard, je voulais juste bien comprendre ce qu'on me disait mais j'ai découvert que je pouvais contrôler la paroles des autres : le débit, le son tout ça. Il me suffit juste de placer la main devant les lèvres de mon interlocuteur et de l'ouvrir à bonne dose soit pour ralentir ou accélérer le débit de parole (même si j'ai jamais testé l'accélération mais je me dois que ça doit être fun à faire.)

Avec le temps, je voudrais pouvoir contrôler les mots aussi.



caractère
Mon caractère...eh bien...

*Suicidaire : Et ce dès mes 14 ans. Au total, je cumule trois tentatives de suicide et vous connaissez le proverbe qui dit "Jamais deux sans trois". Si je dois faire un récapitulatif la première a eu lieu après que des rumeurs aient été balancées sur mon compte au collège : je voulais perdre ma virginité, elle était consentante, ça s'est pas déroulé comme je l'espérais et elle a laissé son père porter plainte pour abus sexuel...au bout du compte, elle devait vraiment être débile. La seconde, lors d'un séjour en Espagne en vue d'un concert...seconde tentative qui a échouée. La troisième et celle qui a réussi, j'étais chez moi à Seattle...avec un fusil chargé.

*Hyperactif: Je l'ai été dès ma plus tendre enfance. Je ne tenais jamais en place et il fallait que je fasse toujours quelque chose pour m'occuper. Ma mère a bien tenté de me faire prendre un traitement censé réguler mon hyperactivité...au bout du compte, ça l'a empiré dès le premier soir de prise des médocs. Je pense que c'est parce que je possède un cerveau en constante activité.

*Manque de confiance en soi : Hmm les conséquences directes des humiliations que m'a fait subir mon père. C'est à un point tel que j'avais du mal à accepter le moindre compliment qu'on pouvait me faire...je pouvais pas m'empêcher de me rabaisser, c'était systématique. Maintenant, j'essaie de les accepter un peu mais ça reste encore difficile.


*Rebelle: Ah ah ouais...bon maintenant que je suis crevé, j'essaie de m'assagir mais quand j'étais vivant, je cassais les vitres, j'étais agressif avec les membres de ma famille ...surtout avec ma belle-mère et ses gosses. C'était ma manière de montrer à mon père que je désapprouvais sa décision. Chez moi, tu fais pas une promesse pour la trahir ensuite... ou alors t'assumes ce que tu déclenches.


*Accro, drogué, junkie : Bref tous les petits noms relatifs à ma dépendance à l'héro. Et à la base...je voulais juste me soigner, trouver un truc pour atténuer mes douleurs à l'estomac mais je me suis laissé entraîner dans cette merde et regardez où j'en suis. J'aurais dû juste rester à fumer de la marijuana mais ça me faisait plus aucun effet.


*Dépressif: C'est un peu ce qui arrive quand vous éprouvez ce sentiment d'être rejeté par tout le monde, y compris votre propre famille. Et ce sentiment prend encore plus d'ampleur quand vous n'arrivez pas à vous faire un cercle d'amis où que vous alliez. Et si vous en avez, c'est uniquement par intérêt ou parce que vous êtes un putain de suiveur. Moi c'est comme ça que je voyais les choses de mon vivant et cette vision n'a toujours pas changé, même maintenant que je suis crevé. A force vous finissez par vouloir vous foutre en l'air parce que vous vous apercevez que vous n'avez aucune attache.


*Punk: C'est l'esprit qui a fini par m'animer vers l'âge de 17 piges. Je me foutais de tout et je détestais tout le monde y compris ma famille. J'en étais arrivé à voler de l'alcool et casser des vitrines. L'idée de cramer mon ancien lycée m'étais même venu à l'esprit après avoir maté "Peur sur la ville"...un film qui m'a marqué tellement qu'il représentait mon état d'esprit. Je voulais vraiment faire pareil.

Bon j'ai l'air d'avoir beaucoup de défaut et un caractère destructeur mais j'ai aussi quelques qualités.

*Créatif: Un trait que j'ai depuis tout petit et que j'ai toujours entretenu au cours de mon existence. Même dans l'au-delà, je continue de dessiner, composer, écrire. 

*Perfectionniste: Quand je veux un truc d'une certaine manière, je vais le bosser jusqu'à obtenir satisfaction. 

*Aimant: Bah oui, le rebelle que je suis peut quand même se montrer aimant quand je tombe sur la ou les personnes qui le méritent. Et ça peut se traduire du petit ami qui est tellement accro qu'il peut deviner vos intentions au pote sur qui on peut compter en cas de pépin.

*Fibre paternelle: En voyant mes défauts, ça ne le paraît pas mais pourtant quand Frances est venue au monde, j'ai développé un lien dont je ne me pensais pas capable surtout avec le passé familial que je me traîne : celui de la fibre paternelle. Quand je l'ai vue, j'ai  tout de suite voulu la protéger et je l'aie surtout aimée. A un tel point que dans mon testament et de la famille que j'avais formée avec Courtney, seul le nom de ma princesse est resté sur le document. 

*Intuitif : Ouais, alors ça, il y a des moments où je me passerais bien de cette qualité-là mais elle me permet d'anticiper un peu les choses.

*Artiste : Je ne compte plus les planches de bd ou les peintures que j'ai fait juste pour exprimer mon ressenti du moment. En fait, à travers eux, je dénonce surtout des faits qui me débectent et je pense que l'exemple le plus flagrant est cette planche du père qui attend un gosse avec sa femme et qui décide déjà ce que son enfant sera et comme il se sera avant même qu'il soit né. Elle finit avec le pied du bébé qui sort du ventre de la mère pour crever les tympans du père décisionnaire.

Sur le plan musical, j'ai pas mal composé pour mon groupe et écrit la majeure partie des textes des chansons que vous pouvez encore entendre. Le nom "Nirvana" est aussi de moi après une recherche poussée qui est passée par des noms tous plus loufoques et provocateurs les uns que les autres.

Après si vous voulez avoir mon avis sur la musique de maintenant... *soupire* ...d'un point de vu artistique, je la trouve vraiment pourrie. J'ai l'impression qu'au fil des années c'est devenu du gros n'importe quoi et que les bons sons sont vraiment très rares. Il y a toujours des bons groupes comme Metallica ou Guns' n' Roses qui n'ont pas perdu de leurs superbes sur le plan musical et je me dis que ça fait un bien fou de voir que ce type de groupe arrive à perdurer dans le temps en gardant ce truc qui fait d'eux ce qu'ils ont toujours été et seront toujours. 

Pour ma part, je pense que je laisserais pas tomber la musique même une fois crevé. Je m'attends à rencontrer le même succès que celui que j'ai vécu de mon vivant mais je sais pas...je suis plus serein.

*Non homophobe et autres causes défendues: Alors je suis peut-être hétéro mais ça ne veut pas dire que je considère les gays et lesbiennes comme des tares de la nature. Loin de là, au contraire le fait qu'ils et elles assument leur sexualité différentes de celle du commun des mortels forcent mon respect et mon admiration pour ce genre de personne. Je les soutiens même à 200% pour en avoir fréquenté un durant mon existence avant qu'on ne m'oblige à couper les ponts avec. On a beau les descendre et les critiquer de toutes les manières pourries qui soient, ils sont pourtant bien plus responsables que n'importe quel couple d'hétéros en ce qui concerne les enfants. Il faut savoir que j'ai toujours été contre les viols et autres abus sexuels...la chanson "Rape me" évoque ces faits que je dénonce. Il me semble l'avoir écrite après avoir lu un article sur une fille qui s'était faite violée dans la presse.

En dehors de tout ça, je suis pas mal curieux et j'aime tester de nouvelles choses aussi


histoire
Ma putain de vie en quelques dates...
20 Février 1967 : c'est à cette date que ma vie a commencée et j'étais le premier gosse des deux familles...Ouais, ma famille ne serait qu'une série de patchwork de recomposition. Pourtant tout avait bien commencé : j'étais un gosse plein de vie et toujours soucieux du bien-être de mes proches et peut-être un peu trop énergique. C'est limite, on pouvait dire de moi que j'étais branché sur du 100 000 volts 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. 

A l'âge de 7-8 piges, je ne sais plus, j'ai commencé à chanter et jouer des instruments tels que la guitare et la batterie (la guitare m'avait été offerte par ma tante et la batterie par ma mère). Quand j'ai appris à dessiner, on ne pouvait plus m'arrêter : le dessin était devenu ma seconde obsession après la musique. A cet instant, j'avais compris que les arts prendraient pas mal de mon temps mais j'étais encore qu'un petit mouflet comme les autres avec son super-héros fétiche et j'ignorais encore à quel point je serais incompris par les autres. Et surtout que tout allait foutre le camp quelques années plus tard.

Mon hyperactivité avait fini par devenir ingérable, alors ma mère avait décidé de m'emmener chez un toubib afin de me faire prescrire un traitement qui aurait pu réguler ça...j'ai bien eu un traitement mais il n'a pas eu l'effet recherché. Quand elle m'avait donné les premiers comprimés le soir-même de la visite, j'ai littéralement pété les plombs. En fait j'ai surtout l'impression que j'ai passé ma vie à péter les plombs. Si pour elle, j'étais un gosse normal pour mon père c'était tout autre chose. En fait, il savait pas comment gérer la situation et il avait sa propre conception de comment devait être un gosse de mon âge : calme, obéissant et qui savait rester à sa place...autrement dit, un gamin avec qui il n'aurait pas s'emmerder sur le plan éducation.

Et son incapacité à savoir comment me gérer s'est traduite par des humiliations quotidiennes et le fait qu'il passait son temps à me rabaisser. Ce traitement aurait un lourd impact sur mon caractère plus tard.

-Boddah-

Boddah...

Comme tous les gosses de mon âge, j'avais un ami imaginaire. Quand on en a un, on lui file tous et toutes un nom, soit comme ça, soit en rapport avec un détail. Le mien s'appelait Boddah. Ouais je sais, très spirituel comme nom vous allez me dire...à une lettre près et c'était le nom de la divinité du culte tibétain bouddhiste. Mais non, rien de tout ça...

...C'est juste qu'il est arrivé au bon moment. Ce moment où les cris de mes parents qui se déchiraient traversaient les murs de ma piaule et m'empêchaient de dormir, de rêver. Je m'en souviens encore, malgré les shoot d'héro, malgré la balle... Ce soir-là, j'étais dans mon lit, emmitouflé dans mes draps et ma couverture, la tête dans mon oreiller pour tenter d'assourdir un peu leurs cris. Je voulais juste dormir mais j'avais peur et je voulais qu'ils se taisent aussi. A croire qu'ils en avaient rien à foutre que je sois à côté...puis j'ai entendu sa voix pour la première fois...

"Kurt se réveille maintenant?"

J'ai ouvert les yeux que j'avais gardé fermés pour me forcer à dormir malgré les cris et j'ai regardé en coin. Je sentais comme du mouvement sur mon matelas et je me suis redressé et retourné pour observer cette ombre que était seulement baignée par les lueurs des lampadaires de la rue. A un moment, la plaine lune l'a éclairé et j'ai pu le voir...

Boddah ressemblait à un petit lutin un peu grunge avec ses cheveux blonds tout ébouriffés et ses grands yeux bleus. On aurait dit une version trash de Tom Sawyer avec sa salopette en jean déchirée et flinguée de partout...sauf qu'il était pas roux. A partir du moment où j'ai commencé à lui parler, cette nuit-là, j'ai oublié les cris de mes parents. Boddah et moi étions devenus inséparables et il a été le seul meilleur ami que j'ai pu avoir dans toute mon enfance. 

Et Boddah m'accompagnait vraiment partout que ce soit pour jouer ou pour voir le médecin dire à ma mère que je souffrais de malnutrition et qu'il fallait que je mange un peu plus. Il était là aussi quand il a diagnostiqué une hyperactivité chez moi et qu'il m'a prescrit du Ritalin... et un jour, il a disparu.

J'ai cru l'apercevoir parfois, quand j'ai écrit mon premier texte et peu de temps après m'être mis une balle dans la tête. Au fond, je pense que Boddah ne m'a jamais quitté et qu'il n'était jamais bien loin.


1975 : L'année où ma mère a eu une prise de conscience après avoir écouté une chanson. Bien que j'ai appris des années plus tard, qu'elle m'avait vraiment voulu, ça ne l'avait pas empêchée de se remettre en question et de réaliser qu'elle avait sacrifié sa jeunesse...et qu'elle n'était plus très sûre d'avoir aimé mon père. Elle avait fini par se demander si tout ça n'avait pas été qu'une simple amitié malgré le fait qu'elle s'était mariée avec lui. Elle avait pris en maturité et réalisé qu'elle avait sans doute été trop vite en besogne.

Elle avait donc fait le choix de reprendre sa liberté en divorçant...mais en faisant ça, elle venait de larguer une bombe. Elle l'ignorait, mais cet événement, dont elle était l'instigatrice, allait tout faire partir en vrille chez le gosse de 9 ans que j'étais. J'ai mal vécu cette séparation...vraiment mal et j'ai commencé à déconner. Ça a commencé par les ampoules de la maison que dévissais pour plonger toutes les pièces dans l'obscurité puis ensuite, j'en suis arrivé au point où j'enfermais ma soeur et la baby-sitter hors de la maison. 

Et puis elle avait refait sa vie une première fois avec un espèce de naze tatoué que je pouvais pas voir en peinture. Pour moi il n'était rien d'autre qu'un enculé qui parlait de ses potes, de sport, de son boulot...et qui parlait beaucoup trop fort et surtout trop vite pour que j'en saisisse le moindre sens. Et puis, des nombreuses disputes de mes parents j'avais hérité la haine mais lui...lui...c'était vraiment plus que ça et il devait le ressentir : pas une seule fois il ne m'a regardé au cours des nombreux déjeuner et dîners qu'il partageait avec nous. J'ai tenu trois mois comme ça...trois mois durant lesquels j'ai pu voir toutes les perversités du divorces sous toutes ses coutures. Et puis avec cet enfoiré elle n'irait pas bien loin, leur relation était trop houleuse.

Pour ma part j'en avais assez vu et entendu...j'aimais ma mère mais j'avais mes limites comme tout le monde et j'ai décidé de passer à l'ennemi en demandant d'aller vivre chez mon père...mon père qui, lui, n'avait pas encore refait sa vie.

En y repensant maintenant, j'avais surtout honte du divorce de mes parents et c'est un sujet qu'il ne fallait jamais aborder avec moi. Ça me gênait plus qu'autre chose en fait...dans ma tête, une famille se devait de rester unie. 

1981...Ma rencontre avec ma pote Marijuana et ma première avec la Mort:  L'année de mes 14 ans. Et celle où mon père décide de me déposer en colis express devant la porte de ma mère. L'accueil n'a pas été des plus chaleureux et je peux même dire qu'elle était plutôt furax de m'avoir sous son toit. Remarque, elle avait peut-être eu vent de mon comportement mais tout est la faute de mon père. Il m'avait dit qu'il ne se remarierait jamais et j'avais pris ses paroles pour argent comptant ce qu'il m'avait dit. Alors évidemment, quand il s'est remarié avec cette femme déjà mère de deux gosses...tout n'a fait qu'empirer. Je n'obéissais plus à aucun ordre et je préférais passer mon temps à soit regarder la télé ou jouer de la guitare, enfermé dans ma chambre. J'avais pris le remariage de mon père comme une première trahison...j'allais en connaître une seconde bien plus tard et qui me conduirait à une seconde tentative de suicide.

Du coup, et sur une durée d'un an, j'ai enchaîné les voyages et les séjours chez les différents membres de ma famille qui ne me supportaient pas plus de deux semaines avant de me foutre de nouveau à la porte. Résultat: j'atterrissais de nouveau chez mon père à chaque fois. Jusqu'à ce que lui-même ne sache plus quoi faire de moi et me dépose chez ma mère avec les bagages. Je voulais vivre avec elle,c'est vrai...jusqu'à ce qu'elle me fasse comprendre que même chez elle j'étais pas vraiment le bienvenu. Et en plus, elle aussi avait refait sa vie...

Je ne voulais pas vraiment me battre, j'en avais rien à foutre alors je suis monté dans ma chambre. C'est là que j'ai fait ma première expérience de la drogue à défaut de d'autre genres...j'ai découvert la marijuana et cette dope me permettait de m'évader de mon quotidien tout en me faisant oublier cet état dépressif dans lequel j'étais constamment plongé. Je n'avais pas de famille à proprement parler, pas le genre que j'aurais voulu en tous les cas, et pas d'amis du tout. Et puis un jour, allez savoir pourquoi, je me suis mis à fréquenter une bande de types...peut-être parce que j'avais l'impression qu'ils étaient des loosers comme moi. Le pivot de cette bande était un type du nom de Trevor. Je ne l'aimais pas spécialement mais il était le seul à me fournir la marijuana dont j'avais besoin alors j'ai adopté cette excuse pour traîner avec lui. J'étais un suiveur et je me contentais de suivre les autres dans leurs plans pour voler de l'alcool chez cette grosse fille. 

Je ne la connaissais pas spécialement, mais quand je voyais les trois autres la faire danser en rigolant pendant que Trevor taxait l'alcool au sous-sol, je ne pouvais m'empêcher d'avoir pitié d'elle. Elle semblait tellement naïve, ignorante et surtout elle ne parlait jamais. On ne savait jamais ce qu'elle pensait et si ça avait été le cas, on se serait sans doute fait jeter de chez elle plus d'une fois. Et pourtant notre manège a duré un bon mois en y allant un jour sur deux...

...Je traînais avec eux mais dans un sens, je trouvais leur attitude vraiment dégueulasse avec elle. Parce qu'elle ne parle pas et qu'elle suivait des cours dans une classe spécialisée, elle a été très vite traitée d'attardée mentale et d'handicapée.

Je n'avais aucune attache et je fantasmais sur l'idée de me foutre en l'air en sautant du haut d'un pont. Plus ça allait et plus je voulais passer du fantasme à la réalité... sauf que...j'étais encore puceau et je ne voulais pas quitter cette terre sans avoir baisé au moins une fois dans ma piètre existence.

-Une première expérience sexuelle avortée...-

Alors...un jour après les cours, je me suis rendu chez cette fille et seul. Et contrairement aux jours où je débarquais avec les gars, elle m'avait parue plus avenante. Elle m'avait proposé des gâteaux que j'avais mangé avec elle avant de m'asseoir sur ses genoux et lui proposer qu'on baise ensemble. Elle avait accepté et je lui avais touché les seins avant qu'elle ne se lève pour se rendre dans sa chambre où elle a commencé à se déshabiller.

En la regardant, j'ai compris qu'elle avait vraiment pris mes paroles au sérieux et qu'elle se montrait consentante. A mon tour, je me suis déshabillé et je me souviens lui avoir demandé si elle avait déjà fait ça. Elle m'avait répondu que oui, souvent, et avec son cousin. Et moi je voulais juste voir ce que ça faisait de coucher avec une fille et perdre mon pucelage. J'avais bien commencé à avoir un rapport avec elle...mais je n'ai pas été jusqu'au bout. L'odeur qui émanait de son vagin et les relents de sueurs m'avaient rapidement refroidis...alors je me suis rhabillé et je suis parti sans demander mon reste et surtout sans songer aux conséquences que cet épisode allait avoir ensuite.

Je me suis barré de chez elle en la laissant en plan, c'est vrai, mais je m'en suis voulu. Je m'en suis voulu au point d'avoir séché les cours pendant une semaine...car si je me pointais, je savais très bien que Trevor et sa bande allaient m'entraîner une fois de plus là-bas pour voler de l'alcool et inévitablement, je me retrouverais face à elle. Je ne le voulais pas. Pourtant ça n'a pas empêché les emmerdes d'arriver... 

-Première tentative de suicide et prise de résolution-

Une semaine après ma tentative de dépucelage avortée et de mon laps de temps d'école buissonnière, j'ai pris la décision de retourner en cours. Mais c'est aussi le jour où le père de la grosse que j'avais tenté de baiser a débarqué au bahut en déclarant qu'on avait profité de sa fille. Et les rumeurs ont commencé pendant la pause déjeuner et le lendemain...on me traitait de "baiseur d'handicapé".

Ça a été l'humiliation de trop et j'ai décidé de vraiment en finir avec la vie, ce soir-là. J'ai picolé comme c'est pas permis, j'étais en colère et complètement bourré, je me suis rendu près des voies ferroviaires. Je savais qu'un train passait par là sur les coups de 23h alors je me suis couché sur les rails avec deux blocs de béton : un sur le torse et le second sur les chevilles. J'ai attendu que le train arrive...mais au lieu de me passer dessus, il est passé sur la voie d'à côté. C'est vrai que j'ai été choqué des rumeurs qui couraient sur moi mais ce train m'avait fait suffisamment peur pour réaliser que la vie est vraiment trop courte. je me suis relevé, bien décidé à me reprendre en main. Du coup, je me suis lancé dans les maths et la muscu...et j'ai déprimé un peu moins.

Mais j'étais aussi encore très en colère contre ce connard qui m'avait accusé d'abus alors que sa fille entretiendrait des rapports incestueux avec son cousin et qu'elle ne s'en aie pas cachée quand je lui aie posé la question. Alors j'ai déconné...j'étais armé d'une bombe de peinture rouge et je commencé à taguer des slogans anti homophobes et surtout "Avorte le Christ". J'voulais choquer et provoquer tous ces connards qui collent des slogans contre les gays, je voulais révolutionner et dénoncer cette merde...jusqu'à ce me je me fasse choper par les flics...

-Mes débuts au trou-

Eh ouais, ça vous la coupe hein. Pourtant suite à cet épisode, j'ai passé quelques jours à l'ombre. Les trois premiers jours et les trois premières nuits, j'ai été seul, sans clope, sur ce lit bosselé. J'arrivais pas à dormir alors j'ai passé mon temps à observer ces quatre murs couverts d'obscénités gravés par les précédents locataires. Quatre jours et nuits...et puis peut-être un ou deux jours plus tard, un voisin s'est ramené : il était crade, sentait la pisse et avait pris quelques liberté avec Dieu mais en échange de quelques dessins pornos de mon cru, il me filait des clopes.

Je crois qu'ensuite c'est ma mère qui est venu me chercher...mais pour elle ça a été la connerie de trop, celle qui a fait débordé le vase en plus du reste. J'allais tenir encore un an avant de me retrouver à la rue.

1982: 15 ans et déjà SDF

J'en avais marre et je me foutais de tout. J'en étais arrivé au point de voler de l'alcool et de détruire les vitrines des boutiques qui se trouvaient sur ma route. Ma mère...je ne supportais plus de la voir avec le second enculé avec lequel elle avait refait sa vie. J'imagine qu'elle n'a pas dû endurer mon comportement plus longtemps...alors elle m'a dégagé de chez elle avec bagages en me disant de ne plus revenir. 15 ans et à la rue sans rien mis à part une valise de fringues.

Et si je me suis fait virer...c'est aussi parce qu'en prenant conscience que je n'avais pas ce qu'il fallait pour obtenir un diplôme, j'avais décidé d'abandonner mes études. Mais là encore, j'aurais pu rester chez ma mère si j'avais trouvé un boulot...et  surtout cherché. J'ai toujours refusé de chercher un job et c'est ce qui m'a valu la porte.

Mon père? Je pense pas qu'il m'aurait repris encore une fois sans compter les autres membres de ma famille. J'avais vraiment plus personne vers qui me tourner...à part quelques potes chez qui je suis allé après avoir été quelques temps sous un pont. 

Ah si...en y repensant, il m'est arrivé de m'introduire chez ma mère à son insu, parfois. J'ai eu quelques petits boulots qui m'ont permis de me louer un appartements. Ils m'ont permis de tenir quelques mois avant que je sois viré et faute de pouvoir payer le loyer, j'ai fini de nouveau à la rue.

1984: L'année de mes 17 ans. Ça faisait bien deux ans que j'étais retourné vivre avec ma mère et ma soeur mais j'en arrivais à un stade où je ne voulais plus vivre chez aucun de mes parents. Il faut dire que je ne les calculais pas, je passais mon temps à me défoncer et voir mes potes ou ce qui semblait y ressembler en matière de relation sociale. 

J'en avais marre et j'avais décidé de vivre ma vie comme je l'entendais. C'est aussi l'année où j'ai découvert le punk rock et où j'ai fait mes premiers débuts dans un groupe. Dès l'instant où j'avais découvert ce genre, je savais que je ne voudrais faire que ça et rien d'autre. J'ai essayé d'avoir d'autres jobs dits "normaux" à côté mais je n'arrivais jamais à les garder...

...Au bout du compte je crois que je n'étais pas fait pour une vie faite d'un travail stable duquel je rentrerais le soir en embrassant ma femme qui aurait fait la popote en attendant mon retour à la maison. Je n'étais pas fait pour ça et je n'en voulais pas non plus. Une vie chiante et monotone avec une routine comme quotidien? Très peu pour moi d'autant qu'en dehors des fois où je répétais avec les gars dans le garage de la maison de l'un d'eux, je la trouvais déjà bien monotone et limite chiante au possible.

Sans le vouloir on donnait comme des concerts privés avec les gars car bien que les gens et voisins alentours ne pouvaient pas nous voit en peinture ou ne nous supportaient pas, ils venaient nous écouter par curiosité. 

1984-1985: L'année où tout a vraiment commencé.

Je ne jouais plus avec les gars de mon quartier mais je traînais toujours avec eux.Les raisons :soit ils manquaient de motivation, soit je trouvais qu'ils n'avaient aucun talent musical. Et puis...il y a eu le concert de ce groupe : les Melvins. J'avais jamais entendu un truc qui déchire autant, qui me transporte. J'avais déjà écrit quelques textes mais je n'avais pas trouvé ce qui les mettraient vraiment en valeur. 

Mais étaient très vite devenus des amis proches et c'est avec deux d'entre eux que je formerais mon premier véritable groupe avec lesquels j'enregistrerais un morceau...mon tout premier.

1986: Fecal Matters ou les prémices de Nirvana.

1986...depuis un certain moment, j'avais déserté les domiciles de mes vieux et des membres de ma famille. J'avais décidé de vivre ma vie comme je l'entendais même si je pensais jusqu'au concert de Melvins que je n'avais aucun avenir. Deux membres de leur groupe m'ont proposé de vivre en coloc avec eux et j'avais tout de suite accepté.

Le premier était Matt Lukin et c'était un futur membres des Mudhoney, le second était le batteur, Dale Crover. Avec Matt on avait loué une maison délabrée dont je payais le loyer en bossant comme homme à tout faire dans un hôtel qui  était situé à un trentaine de kilomètres de là. Ensemble, nous avons formés le tout premier groupe : Fecal Matter. 

Je sais ouais, le nom est à chier quand je le vois avec plus de recul mais si vous aviez pu voir les autres noms que j'avais pondu...la vache. Je me souviens de l'un d'eux "Erectum" ou un truc dans ce genre-là. Mais ensemble, nous avons enregistrés un unique morceau qui m'a fait comprendre que ma voie était là, juste devant moi. Et même si notre formation n'a pas duré bien longtemps, elle m'aura, au moins, permis de rencontrer mon nouveau bassiste : Krist Novoselic

1987: Nirvana-la Genèse d'un groupe de légende.

L'année de mon vingtième anniversaire, celle de ma rencontre avec Tracy lors d'une fête donnée à Olympia et celle de la naissance de Nirvana. 

J'avais réussi à convaincre Krist de former un groupe avec moi mais il nous manquait encore un batteur. Et ça n'allait pas être de la tarte pour nous. Les musicos se sont tous succédés les uns après les autres sans qu'aucun ne fassent vraiment l'affaire. Du moins jusqu'à ce qu'on tombe sur Chad Channing. De tous ceux qu'on a eu dans le groupe, c'est le seul qui soit resté aussi longtemps avec nous. 

Avec lui on enregistre notre tout premier album intitulé "Bleach" sous le label Sub Pop. Je me souviens encore du jour où ces deux guignols nous ont proposé de nous signer. On était tous assis à une table du Roma Café, Krist, les deux branquignoles et moi. J'avais ma clope à la main et j'écoutais l'argumentaire du blond pendant que l'autre abruti, assis à côté de lui, passait son temps à nous dire qu'il fallait pas qu'on se vexe.

J'ai toujours eu cette impression que ce trou duc passait son temps à se foutre de notre gueule pendant que l'autre nous parlait sérieusement. L'idée de signer avec un label indépendant pour commencer me branchait vraiment et j'en avais fait part à Krist plus tard, ce jour-là, après qu'il se soit énervé contre ceux et celles qui nous regardaient. 

Notre formation avec Chad a duré environ jusqu'en 1990-1991 où j'ai fini par estimer que le style qu'il avait ne collait plus avec mes compositions. Il devait partir si je voulais que notre groupe évolue un peu plus mais le succès était déjà en train de frapper à notre porte...un succès que nous allions considérer comme un invité indésirable.

1987 -1990: Une descente aux enfers avec Lady Héroïne...et quelques emmerdes de santé.

C'est l'année  de la douleur...celle de mon estomac. J'en parlais à personne car je n'étais pas de ceux qui passent leur temps à geindre. Parce que c'était avec mon estomac que je chantais essentiellement...on peut dire que l'expression "chanter avec ses tripes" était un peu faite pour moi. Et les examens que je passais montraient des inflammations avec des zones en rouge. Quand je chantais je crachais du sang et je ne voulais pas de traitement lourds qui m'empêcheraient de faire ce que j'aime alors j'ai décidé d'opter pour l'auto-médication en prenant de l'héroïne. A cette époque, je sortais et vivait avec ma première copine, une fille dénommée Tracy que j'avais rencontrée lors d'une fête. 

J'ai commencé à prendre de l'héro chez elle et sans lui en parler...elle se souciait déjà bien assez comme ça de mon état. Par exemple, on montait en voiture pour aller quelque part j'allais très bien et puis pendant le trajet, mes douleurs me prenaient d'un coup et j'étais obligé de lui demander d'arrêter pour descendre dégobiller mes tripes. 

Ça ne devait être que médical...et j'ai littéralement plongé dedans. Au total entre 1987 et 1990, j'en aie pris une dizaine de fois mais je ne me piquais pas encore. Au final en plus de ma dépression, je souffrais de bronchite chronique en prime du reste. Mais à côté de mes maux d'estomac dû au stress de mon travail et d'une alimentation pas vraiment saine, ce n'était rien. 

J'ai fini par me séparer de Tracy... on se disputait trop souvent et je ne rentrais pas toujours au bercail mais elle n'a jamais rien su de ma prise d'héro...même si elle m'a fait remarqué à quel point j'avais maigri. Je m'étais bien gardé de le lui dire pour le bien de ma carrière sans doute. En soignant mes maux et en les faisant disparaître pour de bon, j'avais peur que mes chansons n'aient plus de ce plus qui font leurs succès. Alors j'ai laissé courir.

Quelques temps plus tard, je ne sais plus quand, j'ai fini par rencontrer celle qui deviendrait ma femme et la mère de ma fille...Courtney Love.

1991: Nevermind- "Smells Like Teen Spirit"

1991...L'année de l'ALBUM qui nous a propulsés au rang de rock star. Ça faisait un moment, déjà, que je m'étais séparé de Tracy et nous en avions faits de même avec Chad dont le style ne correspondait plus du tout avec ce que je composais, ce que j'écrivais. Sur notre chemin, nous étions tombés sur Dave Grohl  dont les sons collaient parfaitement avec ce que je faisais. J'étais encore sûr de rien mais quelque chose me disait qu'on irait vraiment loin avec lui dans le groupe.

Au final, avec Krist à la basse et Dave à la batterie, nous venions de constituer la formation définitive de "Nirvana". Et très bientôt les choses allaient prendre une tournure et une ampleur dont nous n'avions pas encore conscience. Nous avons fini par délaisser le label indépendant Sub Pop pour signer avec une major : Geffen Records.

Avec Sub Pop, nous avions connu un début de succès mais ce label avait plus servi comme d'une sorte de tremplin qu'autre chose. Même si je n'ai pas voulu du succès que nous avons encore à l'heure actuelle, avec le groupe je cherchais a à aller toujours plus haut et toujours plus loin. Et il nous fallait un putain d'album pour nous faire connaître.

Alors je me suis mis à écrire des textes pour cet album et parmi eux...un allait sortir du lot et vraiment nous faire connaître. 

"Smells Like Teen Spirit"

Quand on l'a enregistré, fait écouter à notre major, nous venions de déposer une bombe et tout s'est accéléré pour nous. Ils l'ont sorti en single et le titre s'arrachait dans les magasins, on l'entendait en boucle sur toutes les radios. Je pensais que c'était juste à l'échelon national mais lorsque notre manager nous a montré les magazines des tops des chansons les plus écoutées dans le monde, "Smells Like Teen Spirit" était en tête du classement. 

Bientôt, j'allais me retrouver à devoir gérer plusieurs choses qui m'étaient jusque-là totalement inconnues, même en ayant déjà fait un album pour Sub Pop. Les concerts ne se limitaient qu'à des petites scènes de bars dont les salles ne contenaient que quelques centaines de personnes...

...mais là, on s'apprêtait à jouer devant des salles pouvant contenir plusieurs milliers de personnes. Je ne savais même pas ce qu'était une interview hormis celles que je voyais à la télé et les questions que des fans me posaient sur mes textes ou sur comment la formation de mon groupe s'est déroulée. Mais en vivre une...c'était tout autre chose, c'était comme si c'était moi qui me trouvais dans la télé. En fait c'était vraiment ça. 

Ça faisait étrange de voir ma tronche faire la une des journaux et de certains magazines. Jusque-là , j'étais un péquenaud inconnu qui faisait de la musique pour le fun et là tout le monde me reconnaissait et cherchait à me voir à chacune de mes sorties. En apparence je montrais peut-être que ça me plaisait pour donner un peu le change mais ce masque n'allait pas durer et au fond de moi, je voulais juste qu'on me foute la paix.

Et un jour, on m'a proposé de faire un clip vidéo pour ce titre alors j'ai accepté. C'est moi qui décidais de ce qu'il devait y avoir dedans alors j'ai demandé à qu'il y a aie des filles habillées en pom-pom girl avec le signe Anarchy sur le t-shirt et que nous soyons entourés mes musicos et moi d'une foule...mais dans le genre vraiment encerclés. 

Il n'y avait qu'une allée, un peu comme celle que vous voyez quand vous sortez des vestiaires d'un stade ou d'une salle de basket. D'ailleurs la déco c'était ça : une salle de basket avec des gradins disposés en demi-cercles de chaque côté et tous remplis d'ados.  Tout comme notre son, l'ambiance devait être un peu saturée en plus d'être tamisée. 

Et suivant mes directives, le clip a été tourné et lorsqu'il a été lancé, il a fait le tour de la planète. Ensuite...

..."Smells Like Teen Spirit" a rencontré encore plus de succès et nous étions invités sur des chaînes comme MTV où on devait donner des interviews. Au début on participait pour faire bonne figures mais au fil du temps, j'ai commencé à en avoir plein le cul de leurs questions et un beau jour, j'ai littéralement planté l'une d'entre elles.

Mon batteur et mon bassiste étaient présents mais moi j'avais décidé d'être aux abonnés absents. Ma musique, je voulais y faire passer des messages comme ce commentaire que j'ai laissé sur l'album Incesticide après avoir appris que deux loosers avaient violé une femme en chantant Polly. Dans ce message, je leur exprimait à quel point ils me dégoûtaient d'avoir ce genre de personne dans mon public... l'acte en lui-même me donnait la gerbe.

-Retour sur ma rencontre avec Courtney-

Elle et moi, nos routes se sont croisées après l'un des concerts de mon groupe Nirvana, à Portland. Je suppose que ça devait être durant l'année 1990 car nous n'avions été officiellement présentés qu'en 1991. On n'avait échangé que quelques mots elle et moi mais j'ai vu qu'elle avait été immédiatement séduite et qu'elle et moi on ferait un long bout de chemin ensemble. 

Elle semblait avoir eu une vie aussi torturée que la mienne, du moins c'est l'impression qu'elle m'avait donnée...mais je m'en foutais, elle me plaisait et elle avait le même souhait vital que moi : fonder cette famille qui nous avait tellement fait défaut durant notre enfance à tous les deux. Elle semblait aussi dérangée que moi et c'est peut-être ça qui nous a rapproché...ça et la dépendance à l'héro. On était deux foutus junkies qui s'étaient trouvés et avaient décidés de vivre ensemble.

1992: Un mariage, un bébé...et une première tentative de désintox.

1992...l'année durant laquelle Courtney tombe enceinte de moi et l'apprend. Le 24 février, quelques jours après la fin d'une tournée, je me mariais avec elle à Hawaii, sur la côte Pacifique. Enfin, nous formions cette famille que nous avions tant voulu. Et en apprenant que j'allais devenir père, je ne voulais pas infliger cette merde de drogue à notre enfant et prendre mes nouvelles responsabilités en main. Alors j'ai décidé de suivre une cure de désintoxication...du moins jusqu'à ce que le manque se fasse ressentir et que mes douleurs recommencent. 

Le problème...c'est que même la méthadone prescrite par le médecin que j'avais été consulté pour mes douleurs à l'estomac et qui est pourtant une alternative à l'héro n'avait aucun effet. Le soir même de la consultation, je retombais dans l'héro...sans doute parce que je pensais que seule cette dope pouvait soulager mes douleurs. Et parce que c'était plus fort que moi. 

J'avais pas les millions malgré le succès de mon groupe suite au morceau " Smell Like Teen Spirit" mais j'étais déjà un foutu junkie. Et Courtney ne m'aidait pas vraiment...bien au contraire. De nous deux, c'est elle qui aurait dû faire le plus attention à ne pas se shooter pendant sa grossesse pour le bien de notre futur gosse et pourtant pendant les 9 mois de la grossesse jusqu'au terme, elle a pris de la méthadone et le résultat a été que notre fille a été toxico dès ses premières secondes d'existence hors du ventre de sa mère. 

Dès ses premières semaines les services sociaux nous l'ont prise pour la confier à la soeur de ma femme. On a dû se ressaisir et on s'est battus pour récupérer Frances...on a fini par avoir gain de cause mais pas sans conditions : on devait régulièrement passer des test d'urine pour que les services sociaux soient certains qu'on ne se droguait plus et on se devait de recevoir leurs agents qui venaient s'assurer qu'on élevait bien notre fille.

Mais comme le dit l'expression, "Chassez le naturel, il revient au galop"...et j'ai recommencé à en prendre alors que notre fille était là. Le pire étant que je faisais passer mon état de défonce pour de la simple fatigue. Courtney qui me le reprochait avait fini par sombrer de nouveau dans la dépendance. Je me souviens de ce jour où un pote à nous nous a filmé : elle était tellement défoncée que ses mains et ses membres en tremblaient. 

Pour ma part, j'avais beau multiplier les efforts pour me désintoxiquer, je retombais toujours...et sur la fin, je finissais même par me planquer chez ma mère pour me shooter. Et elle le savait. Je la décevais, je le savais et j'en avais honte...honte au point d'en pleurer devant elle quand elle avait décidé de m'en parler ouvertement. Elle avait eu beau me briser psychologiquement étant adolescent, je tenais toujours autant à elle et je m'en rendais compte.

J'étais couvert de plaie, j'avais perdu pas mal de poids et j'étais tout le temps fatigué en raison des fortes doses d'héro que je m'injectais. Si je pouvais cacher plus ou moins la vérité à la plupart de mes proches, ma mère était l'exception à la règle. On ne trompe jamais une mère, jamais...

-Retour sur l'épisode de Londres- 

Je vous aie dit que j'ai tenté de me foutre en l'air par trois fois et que seule la dernière a aboutie. J'y viens bientôt mais je veux vous parler de la seconde avec une question : pourquoi est-ce ce sont toujours ceux et celles que vous aimez le plus qui finissent par vous baiser et vous la faire à l'envers? Petit, il y a eu mon père avec sa pseudo promesse de ne jamais se remarier... il a menti et je lui en aie voulu pour ça. La seconde personne a bien failli me foutre en l'air dans tous les sens du terme. Je savais notre relation plus ou moins destructrice avec l'héro mais cette fois-là...

...Elle y a songé...elle ne l'a pas fait, mais l'idée lui a traversé l'esprit. Ne me demandez pas comment mais j'ai fini par deviner que Courtney avait l'intention de me tromper et j'ai pas supporté. Je me suis envoyé pas loin de 67 cachetons de somnifère et j'ai sombré dans le coma. J'ai été emmené à l'hôpital et j'ai fini par me réveiller quelques jours plus tard...cet épisode marquait ma seconde tentative de suicide qui a une fois de plus été évitée.

5 Avril 1994 : Suicid Time...le jour où je suis mort.

Ce jour-là, j'ai pensé avoir assez vécu...une vie de merde, une célébrité dont je n'ai jamais voulu, cette rage de voir ces cons écouter ma musique, danser dessus sans pour autant en saisir le message, ces interviews débiles auxquelles mon groupe et moi avions fini par y mettre un terme de manière définitive, ma relation destructrice avec Courtney qui allait bientôt se transformer en divorce, l'héro...toutes ces merdes sont autant de raisons qui m'ont poussé à la conclusion que la vie n'était plus faite pour moi.

Je n'avais pas eu le courage d'acheter ce fusil alors j'avais demandé à un pote de le faire pour moi. Mon testament, je l'avais fait et j'avais exclu Courtney de ce dernier. Elle ne serait plus ma femme alors pourquoi lui céder de mon fric...Frances en aurait bien plus besoin qu'elle plus tard pour ses études et se trouver un toit. J'ai eu une enfance de merde alors j'ai voulu laisser le meilleur à ma petite princesse... on l'avait déjà drogué avant même qu'elle ne voie le jour, pas besoin de la laisser sans le sou plus tard.

J'étais dans ma seconde demeure de Seattle avec Courtney, ma décision était mûrement réfléchie et cette fois-ci, je ne voulais que personne n'intervienne. J'en avais marre de tout : de nos disputes parce qu'elle me faisait chier pour que j'arrête de me shooter alors qu'elle avait rendu notre fille accro avant même qu'elle ne voie le jour, je ne voulais...non, je ne pouvais plus voir le visage de ma petite déesse : en la regardant, elle me renvoyait à une partie de mon passé que j'avais oublié et que je lui  faisais vivre à mon tour avec sa mère...elle ne méritait pas ça, elle qui m'a offert l'un des rares moments de bonheur de ma vie.

Je me suis rendu dans la première maison qu'on avait habité ensemble, sans en parler à personne. Je me suis offert l'ultime shoot, le plus gros de toute ma putain de vie de junkie, le plus fort. Plus fort que "Smell Like a Teen Spirit", plus fort que "Nevermind". J'ai, ensuite écrit de lettres : l'une adressée à Boddah, mon ami imaginaire mais le meilleur que j'ai jamais eut de toute mon existence. Boddah ne m'a jamais jugé, ni critiqué ...il n'était pas comme tous ceux qui prétendaient l'être et qui prétendaient me conseiller pour préserver ma santé et ma vie. Ceux-là se disaient être mes proches et pourtant ils ont fini par devenir comme tous les autres. Mais Boddah reviendrait peut-être me voir une dernière fois...un dernier rêve ensemble. J'ai adressé la seconde à Courtney et ma fille...dans cette ultime lettre, j'adresse mes derniers mots à celle qui était encore ma femme et je lui exprime mon amour tout en lui demandant de rester forte pour notre fille. Je leur dis combien je les aimes avant que le stylo ne me tombe des mains qui tremblent sous l'effet de la dose chargée d'héro que je me suis injecté. J'ai chargé mon fusil et je me suis enfermé dans cette pièce au-dessus du garage de cette maison vide, loin de Courtney et de toute personne souhaitant intervenir. J'ai armé le fusil puis mis l'arme vers moi avant de pointer le canon sur mon front...j'ai appuyé sur la gâchette en souhaitant une vie heureuse à ma fille...et une détonation puis le trou noir.


J'ai cru entendre la voix de Boddah...mais peut-être que c'était juste mon dernier rêve. Désolé, Boddah, tu arrives trop tard.  Je n'entends plus ta voix ni le son saturé...je viens de me faire mon propre happy end. Je suis crevé.

5 Avril 1994...quelques heures après mon suicide.

J'ouvre les yeux et je cligne avant de regarder un peu autour de moi avant de voir un espèce de grand type se pencher vers moi. Il me fixe et ne parle pas mais son putain de regard insistant semble vouloir me dire..."Hey mon pote, t'aurais pas oublié de t'amuser pendant que t'étais en vie?"

J'observe le type et me rends compte qu'il s'agit de la Faucheuse en personne avant de rigoler. Elle est loin du crâne avec la robe de bure noire armé d'une faux. J'ai juste l'impression de voir le crâne immense d'un corbeau crevé sapé avec des fringues du dimanche. Sur le coup, je me dis que je dois encore être sous l'effet de l'héro que j'avais prise avant de me flinguer...c'est ça.. en fait, je suis pas tout à fait crever, je suis juste entre la vie et la mort encore. J'aurais pas dû me shooter autant...

*Je suis défoncé même crevé d'une balle dans le crâne...j'ai vraiment trop mis la dose pour mon ultime shoot. Je dois trop rêver, là. Putain, je suis où?*

Je me redresse sur mes coudes et me relève avant d'épousseter mon jean troué de partout, mon t-shirt ainsi que ma chemise à carreaux type bûcheron canadien et bouffée au niveau du bas. Je passe une main dans mes cheveux mi-longs encore un peu en bataille et tachés de sang pour dégager un peu la vue et me rends compte que je suis dans une sorte de salle d'attente, un peu de celle qu'on voit chez les médecins. Je me demande encore où je suis et regarde hurluberlu de service que je prends toujours pour une vision d'un junkie.

"Ouais, mec, peut-être...je crois que tout est vraiment parti en couilles sur la fin. On est où, là?"

Il me montre juste que c'est la salle d'attente attenante au bureau du Roi, d'un geste de la main. Je regarde la plaque sur la porte et me tourne vers cette étrange faucheuse toute droit sortie de mon esprit dérangé et défoncé.

"What?! Quel Roi?!"

Pas un mot de plus...au lieu de ça, il me mène à la porte du bureau du dit Roi et toque deux fois avant de me faire entrer dans le bureau. Je suis toujours persuadé de ne pas être passé de l'autre côté quand le Roi me demande de prendre place avant de se saisir d'une télécommande et de me demander de regarder l'écran devant moi...

...et là, en me voyant lire la lettre que j'avais écrite on se demande par quel miracle vu la forte dose que je m'étais injecté, en me voyant armer le chien et pointer le canon du fusil chargé sur mon front, le manche calé entre mes cuisses et appuyer sur la détente. En entendant la détonation, en voyant le trou sanglant entre mes deux yeux, le sang se mêlant aux mèches qui couvraient mon front, en entendant les cris poussés par Courtney de l'autre côté de la porte...j'ai su et compris. Je ne suis pas entre la vie et la mort comme je le pensais mais bien MORT!! Et cette foutue tête de corbeau osseuse endimanchée était bien la faucheuse en personne.

En voyant ces images, je me laisse tomber dans le fond de la chaise. Quand elle m'avait dit que j'avais oublié de m'éclater pendant que j'étais en vie, je ne l'avais pas prise au sérieux mais elle venait bel et bien de me notifier de ma nouvelle situation. Le Roi me précise que je me trouve à l'agence Azazel et que dans un premier temps, je vais me retrouver en coloc dans un appartement avec d'autres.

Je le regarde, le sondant de mes prunelles bleues clair et hoche de la tête pour lui faire comprendre que j'ai bien tout saisi. Jusque-là rien de très mirobolant...non en fait, là où c'est devenu plus intéressant, c'est quand je suis sorti de l'Agence pour voir la ville dans laquelle j'avais atterris...

-8 Avril 1994 - trois jours après ma mortSpeak Curse...la découverte-

Les mains dans les poches, je me promenais quand un spectre m'a reconnu. Au début, je me suis tâté entre l'envoyer bouler ou me montrer sympa avec lui. Après réflexion, je me décidais pour la seconde option. 

Et puis il a commencé à me parler...un peu trop vite. J'ai mis ma main devant lui pour lui demander gentiment d'aller moins vite et d'articuler un peu plus quand un truc super bizarre s'est produit : la dernière parole qu'il a prononcé est restée en suspension. Il faut dire que j'étais encore à l'état de lémure et que je ne savais pas encore ce que je serais exactement...mais ce truc-là allait donner une réponse à ma question.

Je me souviens m'être passé les mains sur le visage avant de regarder autour de moi puis d'embarquer le gars avec la bouche ouverte dont un son sortait en continu dans une ruelle où on nous foutrait la paix. Quand j'étais sûr que personne nous observait, j'ai réfléchi puis j'ai mis ma main entrouverte devant sa bouche et là le débit était acceptable pour que je comprenne ce qu'il me racontait.

J'ai réalisé alors qu'en fonction de la manière dont je plaçais ma main devant la bouche d'une personne, j'étais en mesure de contrôle le débit de la parole d'autrui. J'ai signé un autographe à ce type pour donner le change et je suis allé faire des recherches sur la nature des fantômes possédant un pouvoir quel qu'il soit. Je venais de découvrir que je faisais partie de la catégorie des Nécromanciens.

Avoir un pouvoir, c'est bien beau mais il me fallait un nom pour le définir et comme je l'avais fait de mon vivant pour le groupe Nirvana, j'ai commencé à en chercher un. J'ai dû noircir plus d'une feuille avant de trouver LE nom : Speak Curse. 

Les dix premières années de mon existence ici, je ne pouvais que maîtriser le débit de paroles...parce que ouais, faut quand même savoir doser pour ça ne devienne pas du grand n'importe quoi, déjà qu'il fallait que je me démerde pour apprendre la langue locale. C'était déjà bien suffisant. Mais il ne fallait pas que je l'utilise plus de cinq fois dans la même journée, autrement, je n'avais plus aucun contrôle dessus et ça devenait le foutoir total à comprendre.

2018...

24 ans après mon suicide...j'ai pas mal suivi depuis le Tokyo des morts ce qui s'est passé après ma mort. Alors que de mon vivant, je n'ai jamais vraiment voulu cette célébrité qui a été la mienne, je suis devenu ce qu'on appelle une "légende du monde de la musique". Mes morceaux sont toujours joué, les albums de mon groupes se vendent toujours aussi bien et à des milliards d'exemplaires. Ils ont même inventés un nouveau trucs pour que les personnalités décédées comme moi continuent de donner des concerts : des hologrammes. 

Quand je lis ça, ça me fait marrer ...Si ça ne tenait qu'à moi, je leur jouerais un tour de con à ma façon et qui ferait sans doute flipper beaucoup de monde : me substituer à l'hologramme. J'avoue que ce serait vraiment fun...sauf que je ne suis pas un vampire, seule race à pouvoir se balader dans le monde des vivants. Mais bon, je ne ressens plus cet état de dépression perpétuelle que j'avais avant de claquer, mes douleurs à l'estomac semblent même avoir disparues ou alors elles se sont tellement atténuées que je ressens plus ce besoin de me shooter à l'héro pour m'en soulager. Je peux chanter avec sans me voir cracher du sang à tout bout de champ.

J'ai aussi pas mal entendu parler d'un groupe en particulier. Ce dernier n'était qu'une simple rumeur, une simple légende urbaine qui est pourtant devenu une sorte de mythe avec mon suicide : le Club des 27

J'ai décidé de faire un truc que j'ai mal fait de mon vivant : m'éclater dans la vie après la mort et je me dis que fonder ce club pour de bon dans l'au-delà, serait pas mal. Au vu des noms, ça ne pourrait être que fun de se retrouver et de donner des concerts où chacun de nos styles seraient joué...jouer avec des légendes comme Jimi Hendrix qui en a inspiré beaucoup, ce serait vraiment cool de faire un duo avec un maître de la gratte comme lui.

-My life after the death- 

Bien avant de clore ce sujet, si on faisait un peu le tour de ma vision des choses maintenant que je suis crevé...

La musique:

Même mort, je veux continuer à faire ce que j'aime. Un journal ne sera pas suffisant pour exprimer tout ce que je ressens encore et la musique est un moyen tellement plus facile à mes yeux pour le faire passer. Alors ouais, je continuerais à écrire et composer pour dire ce que je ressens et j'espère que mes fans d'ici, eux au moins, sauront lire les messages que je mets dans mes chansons. Je veux écrire pour ma fille que j'ai laissée, pour mes parents pour leur dire à quel point ils ont détruit mon enfance et pour leur renvoyer leur haine en pleine gueule. 

Je veux aussi écrire une chanson pour Boddah qui m'a toujours accompagné et pour celle que je vais peut-être rencontrer ici. Pour Courtney...elle serait trop blessante. Je ne l'aie jamais dit parce que je suis aussi coupable qu'elle mais...je lui en veux toujours d'avoir pris de l'héro pendant sa grossesse alors qu'elle savait les risques qu'encourait notre enfant. Et je lui pardonne encore moins quand je vois le scandale qu'elle me faisait quand j'en prenais moi. Après c'était ma vie, mon corps et j'en faisais ce qu'il me plaisait. Elle n'avait pas le droit de venir me faire la morale après ce qu'elle a fait à notre fille.

Courtney, t'étais une sainte...mais ça c'était avant, quand on s'est rencontrés. Maintenant, t'es juste une foutue hypocrite qui me critiquait alors que tu disais pas non pour un shoot, même enceinte. Je t'aime et je déteste à la fois...comme ma mère avec mon père sur la fin et ça me fait un mal de chien. Tu devras assumer seule Frances, prends bien soin d'elle...et fais-le bien.

L'héroïne : J'en prend plus. Je veux être clean dans ma nouvelle vie et je veux avoir les idées claires pour écrire et dessiner. Ça partait d'un simple point du vue médical et elle a dirigé ma vie entière de mon vivant. Mais ...ma Lady Héroïne, je vais rompre nos liens à compter de maintenant, je ne veux plus que tu m'affaiblisse et je veux pouvoir rêver sans artifices. Je t'ai aimée plus que ma dernière femme et moins que ma fille mais nous deux c'est terminé, c'est comme ça. Tu m'as accompagné pour mon dernier voyage et c'était fun...mais c'est fini.

Maux d'estomac : Ils ont pris fin à mon arrivée ici et ça me donne une raison de plus de ne plus toucher à l'héro. Plus de nausées, plus de sang dans la salive quand je chanterais avec...finalement mon suicide m'aura, au moins, libéré de cette merde. Une bonne chose mais ne me reste plus qu'à faire l'effort de manger correctement maintenant.


Dépression: J'ai plus aucune raison d'en faire puisque je ne croise plus les personnes qui ont toujours été responsables de cet état : d'abord mes vieux et tous les enculés qui m'ont humilié ensuite. Et Courtney pour m'avoir traité de tous les noms alors que t'étais pas mieux que moi à ce niveau-là...quand on s'est rencontrés, notre point commun, c'était la drogue maintenant tu te découvre moralisatrice...

...Ouais, je suis crevé mais en meilleure santé physique et mentale. Je veux vivre autre chose : avoir le même succès qu'avant même s'il me faisait chier de mon vivant, je veux reformer un autre groupe, rencontrer quelqu'un qui me fera oublier celle que tu étais et refaire ma vie dans l'au-delà comme toi tu l'auras sûrement fait dans la vie réelle. 

En termes clair : JE VEUX M’ÉCLATER .

Je crois que je vous aie tout dit...et au pire ça nous donnera l'occase de nous croiser et d'en parler autour d'une mousse. 

*Sources pour la fiche : Wikipédia Kurt Cobain, Biographie Universal Music, "Godspeed: Une vie de Kurt Cobain" et le documentaire "Montage of Heck."


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Terminé #3 le 02.10.18 12:53
Très beau fanart pour l'avatar
Faudra inverser le titre de ta fiche tho pour que le nom soit en preums

Courage pour remplir
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× Image : × Age de la mort : 31 Féminin
× Age post-mortem : 127
× Avatar : La Muerte/La Catrina - The book of Life
× Croisée avec : Euclepte à longue queue
× Appartement : Jules Verne
× Métier : Pâtissière au Yuki no Kitsune
× Péripéties vécues : 176
× Øssements394
× Age IRL : 17 Féminin
× Inscription : 06/06/2018
× Surnom : le mandrill
× DCs : Swann Bell & Lynel
× Présence : complète

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× Degré d'amusement:
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31Féminin127La Muerte/La Catrina - The book of LifeEuclepte à longue queueJules VernePâtissière au Yuki no Kitsune 17639417Féminin06/06/2018le mandrillSwann Bell & Lynelcomplète
chimère
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Terminé #4 le 02.10.18 13:48
Courage
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× Métier : Chanteur/leader de groupe
× Péripéties vécues : 20
× Øssements55
× Age IRL : 37 Féminin
× Inscription : 02/10/2018
× DCs : Lestat Von Barthold
× Présence : complète

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nécromancien
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Terminé #5 le 03.10.18 0:17
Hello vous tous o/

Merci pour vos petits messages et @Josh : c'est fait :3
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× Inscription : 27/08/2018
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lémure
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Terminé #6 le 03.10.18 8:37
MEMBRE 666 !!

"Vous avez reçu un message privé de la part de Kurt Cobain"
Jamais dans ma vie j'aurais cru voir ça

RE

(je t'ai dit que j'avais déjà des plans pour nous deux fufufu)
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Terminé #7 le 04.10.18 0:22
Hey o/

@Sacha : Comme quoi que tout arrive dans la mort ... Re du coup ouais

(Ouais tu me l'as déjà dit et je me demande ce que tu me réserve en fait )
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Terminé #8 le 04.10.18 18:55
Juste bg, quand tu veux notifier c'est
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@"Pseudo"
Sinon ça notifie pas ;u; Courage pour ta fiche !!
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Terminé #9 le 04.10.18 19:20
@Jill Alvaro a écrit:Juste bg, quand tu veux notifier c'est
Code:
@"Pseudo"
Sinon ça notifie pas ;u; Courage pour ta fiche !!

Jill qui se la pète d'avoir appris un truc hier
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Terminé #10 le 04.10.18 21:57
Des bisous ( en vrai cimer )
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