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L'enquiquineur tardif ( en cours ) [ft Caem S. Moore]
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nécromancien
#1le 21.09.18 22:03


L'enquiquineur tardif'


Déjà très confortablement emmitouflé dans mon pyjama, vautré de tout mon long sur le lit et regardant des vidéos sur le youtube des morts, un soucis de taille venait d'apparaître. Un grondement significatif d'une faim prononcée venait de se faire entendre depuis mon ventre. Une moue un peu râleuse, boudeuse ou lassée s'était installée sur mon visage avant que je ne lâche un long soupir à fendre les âmes alentours. Il était plus de 23h et j'avais soudainement faim. Une de ces faims qui ne s’apaise que lorsqu'on a mangé son propre poids en nourriture et qui, bien évidemment, tenaille le ventre en empêchant de dormir pour attendre le lendemain matin.

Trouver de quoi manger à cette heure là n'était déjà pas simple pour n'importe qui, mais j'étais un chieur, c'était loin d'être une nouveauté. Je me compliquais la vie tout seul en m'imposant un régime vegan. C'est bien évidemment une cause noble et je ne compte certainement pas stopper mes efforts alimentaires. Mais trouver un restaurant qui propose quelque chose d'adéquat au menu à une heure si tardive, c'était un sacré challenge. Je n'allais pas, encore, cuisiner si tard dans l'appartement, mes colocataires allaient finir par me jeter dehors.

Encore un soupir à fendre l'âme et j'arrivais à sortir de mes draps douillets. Le temps de m'habiller rapidement, un vrai concert de soupirs et de râles lassés avait résonné dans ma chambre. Enfin présentable, je n'oubliais pas mes clefs avant de sortir de l'appartement.

Le nez enfin dehors, je constatait que l'été touchait enfin à sa fin, il faisait frais et c'était bien plus agréable qu'une chaleur écrasante. Mon ventre se fit une fois de plus remarquer en gargouillant fortement, après avoir à nouveau maugréer, je me mettais en route vers le coin des restaurants, des bars et des cafés. Je n'espérait pas trop trouver ce que je cherchais, mais je préférais tenter le coup avant de devoir moi même cuisiner. Ce serait moins bon, car je suis loin d'être un grand cuisiner, et surtout plus pénible. Le plaisir de mettre les pieds sous la table et de se faire servir un repas succulent, c'était tellement mieux.

Bon, comme je m'en doutais, la tâche avait été tout sauf simple. Déjà trouver un restaurant potable qui n'étais pas fermé ou en train de fermer à cette heure ci relevait du gros coup de chance. J'allais d'ailleurs laisser tomber quand une enseigne me tapa dans l’œil. « Hell's kitchen » en voilà un drôle de nom. Curieux, j'en oubliais même de regarder le menu avant d'entrer et de m'installer à une table. Il me semblait avoir entendu l'un ou l'autre de mes colocataires en parler, à moins que cela ne soit quelqu'un des catacombes... Mais j'en avais entendu parler, j'en était sûr. En bien d'ailleurs. Malheureusement, je ne me souvenait pas des détails, voilà qui était bien ballot.

Rapidement, un serveur m'apporta le menu en me demandant ce que je voulais boire. Je commandais simplement une bouteille d'eau pétillantes avant de me plonger dans le menu. Les plats avaient tous l'air plus sympathiques les uns que les autres, seulement voilà, il n'y avait rien de végan dans le menu. J'étais bien embêter et j'avoue m'être longuement posé la question. Est-ce-que je fais l'enquiquineur à demander s'il est possible d'avoir un repas adapter à mon alimentation, ou est-ce-que je me résignais et je rentrais me faire à manger moi même.

Cuisiner n'avais jamais été une passion, d'ailleurs avant d'adopter ce régime là, je pouvais me faire livrer ce que je voulais ou manger des plats tout fait à peine décongelés. Jamais je ne regretterais d'avoir changé de régime alimentaire, mais j'étais bien obligé de cuisiner depuis et ça, c'était peut-être le détail qui me plaisait le moins dans cette nouvelle alimentation. Je n'étais pas un bon cuisinier, mes repas faits maison me nourrissaient bien assez, mais il fallait bien avouer qu'au niveau saveur, il y avait encore beaucoup de progrès à faire.

J'étais toujours en pleine hésitation lorsque le serveur était revenu avec ma bouteille d'eau me demandant si j'avais choisit mon repas. Il fallait que je me décide maintenant. Il avait apporté l'eau déjà... Raison stupide qui me poussait à poser la question avant de rentrer avec mes clics et mes clacs chez moi me cuisiner un énième repas insipide.

« A vrai dire, je ne vois pas de plat végan sur le menu, est-il possible d'en avoir un ou c'est plutôt compromis comme affaire ? »

Bonsoir, Chû Maeda, enquiquineur professionnel. Si seulement, doué comme je peux l'être pour enquiquiner le monde, je serais déjà milliardaire avec une profession du genre.

J'avais bien vu la tête tout sauf ravie du serveur à ma question, mais il s'était contenté de m'annoncer qu'il allait demander au patron. J’espérais sincèrement que le chef du restaurant pourrait me faire un petit quelque chose, j'y mettrais le prix évidemment. Pitié qu'on ne me fasse pas cuisiner ce soir, j'aimerais bien manger quelque chose avec du goût autre que celui du carton pâte pour une fois...

©️️️Pepper
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#2le 26.09.18 12:11
Le « Hell’s Kitchen », ta dernière lubie du moment. Le « Hell’s Kitchen », ta dernière lubie qui semble cependant durer. Déjà quelques mois que tu as ouvert ton établissement dans le Tokyo des morts, et pourtant, tu ne t’en lasses toujours pas. Certaine de tes conquêtes ont duré bien moins que ça, alors, qu’est-ce qui change ? Quel intérêt trouves-tu dans la confection de plats à destination de ceux de ta race, ou des autres morts ? Alors que certains ne ressentent même plus le besoin de se sustenter, tu n’as pas choisi un métier d’avenir. Mais peut-être est-ce ça qui t’intéresse finalement. L’instantané, l’instant présent. Ne pas devoir penser au lendemain qui sera de toute manière sans fin. La mort apporte un semblant d’éternité grisant, mais parfois aussi monotone. Cette lubie casse ta monotonie, prend de la place dans ta vie, une place laissée vacante depuis des siècles. Combien de fois n’as-tu pas entendu que ce serait un passe-temps bien lourd et bouffeur de temps ? Combien de fois n’as-tu pas entendu que tu ne possédais guère l’organisation pour t’occuper d’un tel établissement ? A vrai dire, peu de fois. Pour cela, il aurait fallu que tu discutes avec tes conquêtes au lieu de les emmener dans un coin sombre. Qu’importe ! Les questions sont là, et tu as des réponses déjà toutes trouvées ! Des réponses que tu gardes pour toi, mais disons simplement que tes journées ont déjà été bien plus remplie que ça de ton vivant, et que tu reçois de l’aide pour le reste.

On peut toujours compter sur la famille en cas de problèmes, non ?

Mais si ta lubie persiste plus que quelques semaines, c’est bien pour cette douce fierté que tu en retires. Soir après soir -quand tu n’es pas parti à la chasse dans le monde des vivants-, tu as plaisir à allumer tes fourneaux, à trouver les ingrédients que tu prépareras et à laisser ta créativité parler pour le reste. Tu n’es pas seul dans cette aventure.
Un beau soir de la fin de l’été, une soirée peu remplie, tu dois bien l’avouer. Les clients ne se pressent pas toujours dans ton établissement. Il est encore jeune, et les spécialités ont de quoi repousser les plus frileux. Mais plus que ça, en ce soir de la fin de l’été, beaucoup décident surtout de profiter des dernières températures clémentes, au lieu de s’enfermer dans un restau’. Tu peux le comprendre, toi plus que quiconque, car c’est également ce que tu as planifié. Il ne te reste plus qu’à clôturer ta cuisine, qu’à renvoyer ton serveur chez lui et tu pourras également profiter de la nuit sans fin, jusqu’au petit matin. Vaguement, tu espères ne pas rentrer à ta colloc’, ou alors uniquement en galante compagnie. Oui, alors que tu nettoies tranquillement les restes de nourritures sur le plan de travail, cette pensée te fait sourire. Tu n’es pas quelqu’un de compliqué.

La clochette de l’entrée te tire cependant de ta rêverie. Tu jettes un coup d’œil à l’horloge enflammée et fronces légèrement les sourcils. Un client ? A cette heure-ci ? Fort heureusement, tes fourneaux ne sont pas encore complètement éteints, mais tu mentirais en disant que l’idée de lui demander bien gentiment de partir ne t’a pas traversé l’esprit. Environs deux secondes et six dixièmes. Le temps qu’il t’a fallu pour jeter un coup d’œil à la salle du restau’ par le passe-plat. Le temps qu’il t’a fallu pour te rendre compte qu’en plus d’être seul, ce client tardif était loin d’être repoussant ! Que du contraire, tu t’attardes, bien caché mais pas vraiment, pour le contempler. Apparence très plaisante, proportion agréable à l’œil et... une couleur de cheveux tout bonnement délirante !

Finalement, tu vas fermer plus tard que prévu, ce soir... même si ta soirée a décidé de commencer bien plus tôt, elle !

Tu laisses ‘Kiwi’ s’occuper de lui, et attend qu’il revienne avec sa commande, tout en essayant de deviner ce qu’il pourra bien commander sur ta carte. Tu ne parviens pas bien à le deviner, plus viande ou poisson ? Est-ce qu’il sera assez courageux pour tenter une des spécialités ? Ou peut-être est-ce quelqu’un de ta race qui a besoin de sa ration de sang pour s’éviter de retourner dans le monde des vivants ? Tout est possible, et tu trépignes déjà de le savoir. Ce n’est pas sa commande de boisson qui t’aide à le découvrir, loin de là. Une seconde fois, ton serveur retourne à sa table. Tu t’attends à ce qu’il revienne avec un petit papier et t’annonce la commande mais... non. Visiblement, il y aurait un problème ? Zut, tu n’as pas envie que ton beau client parte si vite ! Encore moins avant d’avoir pris son numéro !

Tu vas à la rencontre de Kiwi qui revient vers la cuisine. Il t’explique que le jeune bleuté demande un plat vegan et te demande si c’est possible de lui en faire un. Tu es... circonspect. Vegan ? Tu n’aurais pas parié là-dessus. Evidemment, tu en as déjà entendu parler, c’est une alimentation très à la mode chez les vivants en ce moment. Moins chez les morts, mais l’idée fait tout de même son chemin. Ta carte, par le concept de ton restaurant, n’est pas vraiment adaptée et adaptable à ce type de cuisine... mais hors de question de lui avouer. En même temps que l’idée qui germe dans ton esprit, un large sourire se dessine sur ton visage. Tu poses ta main sur son épaule.

« Tu peux rentrer chez toi, je m’occupe de lui. Je fermerai aussi »

Un dernier clin d’œil et il pense avoir compris. Il suffit de voir la lueur d’excitation dans ton regard pour comprendre. Il disparait dans l’arrière-cuisine et sortira certainement par la porte arrière. En vérité, tu t’en fiches bien, tu as une nouvelle idée en tête. Et celle-ci t’amuse déjà beaucoup. Tu lisses ton tablier blanc de cuisinier, vérifie l’état de ta coiffure en te mirant dans le dos d’une poêle et te voilà prêt. Prêt à chiper un carnet de commande et à te rendre en salle. Prêt à t’installer à sa table, pour plus de... convivialité.

« Je suis Caem Moore, chef du Hell’ Kitchen ! » Tu lui décroches ton plus beau sourire, malgré la fin du service et le travail supplémentaire qu’il risque de te demander. « Kiwi m’a dit que tu aimerais commander un plat spécial qui ne se trouve pas sur la carte... Alors je préfère m’en occuper par moi-même. J’ai rarement eu à faire à des clients vegan, mais je pense pouvoir te satisfaire ~ »

Calepin en main, tu es prêt à prendre sa commande, quoi qu’il ait envie de manger, tu te fais une mission de pouvoir lui faire, et dans un temps record ! Ou peut-être en prenant ton temps, pour pouvoir passer un peu plus de temps en sa compagnie.

« Qu’est-ce qui te ferai plaisir ? Il me reste un peu de tout en cuisine »
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nécromancien
#3le 08.10.18 23:26


L'enquiquineur tardif'


Bien évidemment, mon regard ne quitta pas le serveur d'une seule semelle alors qu'il se dirigeait vers la cuisine pour embêter le cuisinier avec ma demande qui tombait en fin de service. Chû, enquiquineur pro, même l'heure pour venir casser les pieds était parfaite... J'ai un vrai talent pour ça on dirait, peut-être que je devrais creuser cette idée un jour... Ah, le cuisinier a vu le serveur arriver, il est à moitié sortit de la cuisine pour lui parler. Est-ce-qu'il est énervé de devoir travailler encore un peu ? Non, en y regardant d'un peu plus près, il a l'air intrigué et... Quelque chose d'autre. Je ne sais pas dire quoi, mais ça n'a pas l'air négatif. Enfin, à vue de nez.

Je n'entends pas la conversation, je me demande ce qu'ils se disent. Le cuisinier est loin d'être comme je le pensais. Il à l'air jeune, il est même séduisant je dirais. Carrément canon, dirait quelqu'un que je connais, mais je suis une dinde prude et frigide alors je me contente d'un « séduisant » mentalement. Puis, en bonne dinde frigide et prude, je rougis. Mort de honte, comme s'il avait pu deviner mes pensées. C'est bête, mais tout est possible ici, c'est tellement perturbant. Quand bien même, c'est pas en détournant les yeux comme une gourde que je pourrais empêcher qui que ce soit de lire ce qui se passe dans ma tête s'il ou elle en a le pouvoir.

Encore un gargouillis de la part de mon ventre qui me rappelle que j'ai une faim terrible. Pile au moment om quelqu'un s'installe en face de moi. Surpris je relève le nez pour tomber sur le cuisinier séduisant que je reluquais presque y'a pas deux minutes. Il est tout sourire. Alors que c'est sûrement la fin de son service et qu'il doit crever d'envie de rentrer chez lui se coucher, mais non, il prends sur lui et viens même prendre ma commande. Ce type à l'air franchement sympa en plus d'être vraiment pas désagréable à regarder.

Vraiment sympa de sa part. Maintenant, j'hésite à faire mon enquiquineur jusqu'au bout ou au contraire lui demander une vulgaire salade pour ne pas trop le déranger. D'un côté je n'ai pas envie de lui prendre trop de temps, d'un autre, j'ai vraiment faim et envie de manger autre chose qu'une salade, de pâte, de ris ou de quinoa. J'en mange tous les jours ou presque, c'est un des rares plats que je sais faire moi même et que je ne rate pas. Du moins, pas souvent. Même si pour le goût, l’assaisonnement ou que sais-je d'autre, j'ai très probablement besoin de cours de rattrapages. Après, il n'a vraiment pas l'air dérangé de rester sûrement un peu plus longtemps pour me faire une commande spéciale. Puis le mal est déjà fait après tout. Puis, il va sûrement me faire payer un bonus pour la commande spéciale alors je peux bien pousser un peu et demander quelque chose qui me plairait vraiment pour une fois. Qu'est-ce-qui m'en empêche hein ? Les conventions sociales que j'ai décidé d'envoyer paître quand je me suis retrouvé ici après avoir pris un frigo sur la tête.

« J'adorerais un burger vegan avec des frites, s'il y a ce qu'il faut pour en cuisine, sinon une bonne soupe ou un wok avec des restes, je ne suis pas compliqué tant qu'il n'y a rien d'animal dedans... C'est sûrement déjà assez compliqué comme ça, non ? »

Déjà, je commence à vouloir arranger ce Caem, mes habitudes ont vraiment la peau dure. C'est tellement plus compliqué que ce que je pensais de changer aussi radicalement. Je n'arrive pas vraiment à me laisser aller encore. Mais ça va finir par arriver, hors de question de vivre ma mort comme j'ai vécu ma vie, c'était tout sauf agréable non, alors je vais changer.

« Mais clairement, un bon burger vegan avec des frites, j'adorerais, je suis pas un as en cuisine alors c'est souvent salade au menu, j'avoue que je sature un peu. »

Ou comment en faire des caisses parce que je veux être plus naturel... Décidément, mon pauvre Chû, t'as encore plein de travail sur la planche.

Bien évidemment, j'ai les joues rouges parce que je ne suis pas à l'aise, je dois avoir d'une tarte. C'est terrible ça, je ne peux donc pas m'empêcher de penser à la vision que je donne ou que les autres ont de moi. Irrécupérable, je suis irrécupérable.

« C'est vraiment gentil de faire une exception pour moi, merci beaucoup. »

Voilà, ça au moins, c'est sincère, je le pense et je ne vire pas pivoine en ayant l'impression de faire des caisses pour avoir l'air naturel. Je suis vraiment content qu'il soit suffisamment sympa pour me faire un plat en fin de service, venant même me demander ce que je voudrais. Oui, plus j'y pense, plus c'est sympa de sa part. C'est rares que les gens soient si sympas. Je l'aime bien.

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#4le 10.10.18 12:01
Tu le sais, il ne faut pas avoir passé cent nonante ans pour le sentir. Ce regard bleuté a eu tôt fait de te dévorer à la seconde où tu es sorti de ta cuisine pour discuter avec ‘Kiwi’. De bien jolis yeux se sont posés sur toi, et tu as grande hâte d’apprendre à connaitre leur possesseur. Blâmeras-tu ton client pour cela ? Non, bien sûr que non, puisqu’il n’y a pas cinq minutes tu faisais pareil, de n’autre côté de la meurtrière. Te sens-tu gêné d’être devenu en quelques instants le centre d’une attention toute particulière ? Non, bien sûr non. Tu aimes ça. Tu adores ça, plus que tout. Tu adores attirer l’attention ainsi, surtout l’attention de la gente masculine. Tout dans ton attitude respire cette confiance en soi dont tu débordes. Tu souris, malgré la fatigue du service qui te gagne légèrement quand tu t’assieds. Ta voix se pare de teinte de miel. Douce et avenante, elle susurre quelques mots dont tu masques encore le sens caché. Ce sens caché qui t’amuse tant, car il est bien trop tôt pour dévoiler ainsi tes intentions. Bien trop tôt, et tu n’es pas homme à juste draguer le premier beau client venu... Enfin, peut-être que si, mais avant de développer votre relation, tu vas devoir apprendre à le connaitre. Et à remplir son estomac. Ne dit-on pas que le chemin le plus court vers le cœur d’un homme passe par son estomac ? Pour toi, il passe par autre part, mais il est toujours trop tôt pour les âmes sensibles.
Ce que tu aimes, c’est séduire. Ce que tu aimes, c’est voir à quel point ton charme peut faire mouche, parfois plus ou moins facilement. Et là, tu le sais. Tu le sens. A la seconde où le céruléen t’a transpercé de ses yeux, à la seconde où tu t’es installé, constatant la jolie teinte framboise qui, peu à peu, a dévoré la pêche de ses joues. Oui, tu en es persuadé, tu lui plais. Une première grande étape en soi qui ne manque pas de te rassurer dans ta démarche. En premier son estomac, en second... hm, tu laisses ton imagination se charger du reste. Bien sûr, c’est le point de vue de l’histoire qui t’intéresse. Tu ne penses pas que ce doux jeune homme puisse juste être intrigué, ou même juste timide. Juste parce qu’il te plait, tu aimerais que la réciproque soit vraie, voilà tout. Tu n’es pas un homme de grande réflexion, pas en ces matières que tu penses essentiellement physique et non cérébrale. Tu préfères écouter l’étincelle qui court sur ta peau, l’agitation qui secoue ton ventre avant ta cervelle peu remplie. Et tu nommeras cela : spontanéité, comme toujours.
Sans décrocher ton regard du sien, tu écoutes et prends religieusement note de ses désirs. Un vegan incapable de cuisiner ? Tu aurais préféré apprendre son nom, mais tu te contenteras de ça pour l’instant. Une vraie première en réalité. De ce que tu as constaté de l’autre côté, ces personnes qui rejettent tous produits animaux ont souvent une main dans les fourneaux. Essentiellement parce que la large majorité de la population reste carnassière. Et stupide aussi. Dans le genre à ne pas comprendre et ne pas vouloir comprendre la différence de l’autre. A cette pensée, une question te vient... Est-ce un mort converti récemment au véganisme, ou un tout nouvel arrivant ? La cause vegan n’est pas des plus répandu par ici, certainement parce que l’amusement est l’objectif numéro un ici. Alors tu te poses la question, tout en essayant de ne pas te noyer en imaginant un scénario où tu pourrais passer allégrement tes deux mains dans cette tignasse irréelle.
Ses remerciements te sortent de ta rêverie et tu lui confirmes ton sourire. Ce n’est pas le moment de te laisser aller à draguer, ou tu risques de le faire fuir. Tu mentirais en disant que ce n’est pas déjà arrivé et avec la légère gêne, la légère retenue que tu perçois, tu sens que ce risque est réel. Soit. D’abord l’estomac, la suite viendra si elle doit venir. A vrai dire, tu as déjà une idée de recette en tête. La clef de ce genre de plat est de bien réussir ce qui prendra la place du steak. Et du fromage également. Hm, à voir avec les goûts du client mais tu penses pouvoir répondre à ses attentes. Non, tu vas répondre à ses attentes.

« Aucun souci, je relève le défi... ! » Un léger clin d’œil et tu poursuis tes doubles-sens qui n’amusent toujours que toi. « Puis, ça m’ennuierait que tu partes si vite, et le ventre vide qui plus est ! Alors un burger vegan ce sera... à une toute petite condition ~»

Cesse donc de le regarder, il va croire qu’il a quelque chose sur le visage ! Tu as ce que tu es venu chercher, non ? Non, évidemment que non. Pourquoi le laisser attendre ici quand vous pourriez faire plus ample connaissance ailleurs ? Après tout, il est venu seul, tu as renvoyé ton serveur, le restaurant est magiquement fermé désormais alors... Ne changeras-tu donc jamais ? Ou peut-être l’as-tu trop fait, en réalité. Donne tes conditions, et vois si ta soirée se terminera seule ou en galante compagnie.

« Je ne dis pas non à un peu de compagnie. Je t’invite en cuisine si ça te tente, comme ça, tu pourras me surveiller, ou m’indiquer les produits qui te sont interdits. Je pourrai aussi t’apprendre un ou deux trucs, mais si je fais ça avec tous mes clients, je pourrai mettre la clef sous la porte ! »

Et ta plaisanterie te fait rire. Légèrement, fluet, tu veux détendre l’atmosphère. Briser la relation ‘client-cuisinier’ pour une autre plus plaisante. Incorrigible. Tu es juste incorrigible.
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nécromancien
#5le 24.10.18 22:54


L'enquiquineur tardif'


Vraiment sympa ce Clem, non c'était pas ça... Caem, voilà. Je me demande si c'est un surnom ou son prénom complet, c'est bien la première fois que je l'entends, j'aime cette sonorité pourtant. Il est d'origine étrangère, ça se voit comme le nez au milieu du visage, pourtant son japonais est excellent. Soit il est ici depuis très longtemps, soit ses parents seulement sont d'origine étrangère.

Beaucoup de questions sans réponses immédiates qui se bousculent dans mon esprit alors qu'il relève le défis que je lui propose. Et avec le sourire en prime. Un sourire et un clin d’œil. J'ouvre la bouche pour le remercier une énième fois, mais il me coupe sur ma lancée, m'annonçant une condition à mon repas.

Autant lors du clin d’œil, j'ai légèrement rougis, comme à mon habitude. Autant la condition, je ne sais pas pourquoi, bêtement, je sent le coup fourré. Pourquoi ? Jusqu'à présent Caem est adorable avec moi, gentil et souriant alors que je le fais bosser plus tard que prévu et qu'en prime il va devoir me cuisiner un plat spécial. Si ça se trouve, il ne souriait qu'en façade et à l'intérieur il voulait déjà se venger de devoir travailler un peu plus tard... Ou alors, il allait lui demander de nettoyer la cuisine et de faire la vaisselle. Pitié, tout sauf ça...

Alors que des scénarios les plus idiots les uns que les autres se multipliaient dans ma tête, je capte son regard qui me fixe. Soit il sait ce à quoi je pense... Soit, j'ai quelque chose de collé sur le visage. Par réflexe, je m'essuie la bouche avec la manche de mon sweat. Peut-être que depuis le début, j'ai une moustache de chocolat chaud collé sur le visage et je ne l'ai pas vu. C'est bien possible, les chocolats chaud, au lait de coco ou d'amande, sont devenus mon pêchés mignons, pas un jour ne passe sans que j'en boive deux à trois...

La condition tombe et m'arrache presque un soupir de soulagement. Juste l'accompagner en cuisine ? A la réflexion, ses conditions c'est plus une fleur qu'autre chose. Non seulement, il veut bien faire un plat spécial pour lui, mais en prime, Caem veut bien me faire entrer dans la cuisine et même me filer des conseils de cuisine... Si je réfléchissait un tant soit peu, je me rendrais compte que c'est vaguement louche. Mais non, sur l'instant, je me dis que ce n'est que de la gentillesse et de la sympathie. Moi qui pensait passer une mauvaise soirée, au final c'est pas si mal. Vraiment, je vais pouvoir raconter quelque chose d'important à ma sœur et à mes collocs pour une fois.

« Bien sur, avec plaisir, je suis même curieux de voir les dessous du métiers. »

Penser qu'il attends peut-être plus que ma simple et innocente compagnie ne m’effleure même pas l'esprit. Pour moi Caem est juste extrêmement sympathique. Puis, en y réfléchissant un peu, au lieu d'attendre tout seul dans la sale et lui seul en cuisine, autant que j'entre dans la cuisine. Il a entièrement raison. Je me lève donc et attrape ma veste pour ne pas l'oublier et le suis dans la cuisine.

C'est bien la première fois que j'entre dans une cuisine professionnelle et je dois bien dire que  ce n'est vraiment pas comme celle qu'on a à la maison. C'est bien plus... Pro. Constatation stupide, heureusement qu'il n'a pas l'air de lire dans les pensées, il serait mort de rire depuis longtemps s'il en avait la capacité. Mes yeux se promènent sur la pièce, s'arrêtant parfois sur les ustensiles dont l'utilité m'échappe complètement. Je laisse ma veste sur un plan de travail, explorant la pièce rapidement avant de me tourner vers Caem avec un large sourire.

« C'est la première fois que j'entre dans une cuisine pro ! C'est super impressionnant. »

Mon ventre se fit à nouveau entendre dans un gargouillis qui n'a probablement pas échappé à Caem et je me mets à rire d'un air un peu gêné en me frottant le ventre, même si je suis plus amusé que gêné en cet instant. C'est probablement l'excitation d'avoir une soirée bien meilleure que je ne l'avais pensé au départ.

« Où est-ce-que je m'installe pour ne pas gêner ? »

Si je laisse mon instinct décider, à tout les coups je m'installe au pire endroit possible, alors autant que je lui demande. Je ne propose pas mon aide, je suis une plaie en cuisine et à part le ralentir et donner une bien piètre image de moi, ça ne servirait à rien.  

©️️️Pepper


Petit mot défis pour la prochaine réponse C8:
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