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26Masculin298Nicolae Bartholy "Is It Love Mystery Spell"Aucun-Michalak388837Féminin15/08/2018complète
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26Masculin298Nicolae Bartholy "Is It Love Mystery Spell"Aucun-Michalak388837Féminin15/08/2018complète
#1 le 26.08.18 0:22


Sur une note de piano

Appartement Michalak…



Je me lève tard ce jour-là et pour le moment, je n’ai pas
trouvé de travail. Mauvaise volonté ? Me demanderez-vous…pas vraiment. Disons
juste que je n’ai pas trouvé ma voie tout simplement. Vu les causes et idéaux
que j’ai eu de mon vivant et que j’ai encore par-delà la mort, messager
pourrait me convenir : donner aux vivants des nouvelles de leurs proches
et amis décédés, retrouver des disparus pour ceux et celles d’ici. Cela est
vrai que je le pourrais, mais j’ai appris que cette profession serait interdite
et très honnêtement : serais-je capable de me plier de quelqu’un au-dessus
de moi ? Mon esprit libre et rebelle l’accepterait-il ?

Avec autant de questions sans réponses précises en tête, je
me vêtis et passe un rapide coup de brosse dans mes longs cheveux bruns avant
de parer mes bagues et mon crucifix. Je fouille dans ma boîte et tombe sur le
médaillon qui renferme les portraits de ma douce Rose et de Peter puis l’ouvre.
Du pouce, je les caresse et me demande si je pourrais les recroiser dans ce
monde et si oui sous quelles formes seront-ils ? Les reconnaitrais-je ?
Pourrons-nous enfin former cette famille qui aurait dû être mienne de mon
vivant et que l’on m’a volée ? En refermant le médaillon que je glisse à
mon cou, je me mets à espérer que oui. Mais peut-être n’auront-ils aucuns
souvenirs de moi ?

Je secoue la tête comme pour chasser ces pensées négatives
et je retourne dans ma chambre déposer ma trousse et enfiler un veston sans
manches noir et un chapeau un peu rock. J’aime le style de mon époque mais un
peu de modernisme dans ma tenue ne ferait pas de mal. Tout comme le Tokyo du
monde des Vivants, celui des morts est très axé sur la mode. Mon côté rebelle,
je l’exprime avec ma chemise un peu ouverte et un piercing en forme de griffe
ainsi que deux perles de couleur noire et bleue. J’ai quand même opté pour un
jean foncé pour le bas et une ceinture dont la boucle représente une tête de
loup.

Je prends avec moi, un cahier, un carnet de dessin et ma
trousse de crayons et stylos. Je sors aussi ce qu’ils appellent un diePhone et
mets les écouteurs dans mes oreilles pour mettre un peu de musique avant de
chausser mes bottes par-dessus lesquelles je passe les bas de mon jean et je
sors en prenant mes clefs. Je ne sais pas à quelle heure je rentrerais, je n’ai
de compte à rendre à personne … mes voisins d’appartement et moi ? Chacun
fait sa vie comme il ou elle l’entend et c’est parfait comme ça : certains
sont aimables et gentils alors que d’autres…non, je préfère ne pas en parler.

Une fois à l’air libre, je prends le chemin de l’allée des
cerisiers où j’ai mes habitudes. Une fois à destination, je me pose sur un banc
et regarde les nuées de pétales roses et blanches tomber. J’aime cet endroit
qui a le même effet apaisant et relaxant que celui du Tokyo des Vivants. J’ouvre
le carnet et décide d’y esquisser une sorte d’hamadryade dont la chevelure est
composée de milliers de pétales de fleurs de cerisiers comme ceux qui chutent
inlassablement, donnant à l’allée une allure sortie d’un  univers fantastique et féerique. Je reste là,
jusqu’à ce que le soir tombe puis me rends dans ce bar où y est un piano à
queue sur lequel j’aime jouer.

Lorsque je pousse la porte de l’établissement, des effluves de cigarettes et d’alcool me chatouillent les narines. Je salue le barman et me
dirige vers mon instrument favori et pose mes affaires au sol avant de m’asseoir
sur le tabouret. Je détends mes doigts et les pose sur les touches blanches et
noires. Leur toucher froid et lisse me rappelle tant de souvenirs, de voyages
au cours desquels j’ai énormément découvert sur le plan musical. Des mélodies,
des chansons j’en aie entendu des milliers au cours de mes nombreuses sorties
mais certaines marquent plus que d’autres. Elles restent…


Et mes doigts commencent à jouer d’eux-mêmes, comme emportés
par une folie soudaine. Le morceau est la fois jazz et soutenu… je le reconnais,
c’est un morceau que j’avais entendu en France et j’avais tout de suite aimé
surtout au niveau de l’histoire : « La Groupie du pianiste » de
Michel Berger.

Habituellement, je ne fais que jouer mais allez savoir
pourquoi, ce soir…

« Elle passe ses
nuits sans dormir

À gâcher son bel avenir
La groupie du pianiste
Dieu, que cette fille a l'air triste
Amoureuse d'un égoïste
La groupie du pianiste
Elle fout toute sa vie en l'air
Et toute sa vie c'est pas grand-chose
Qu'est-ce qu'elle aurait bien pu faire
À part rêver seule dans son lit
Le soir entre ses draps roses… »

Ce soir, je chante…


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#2 le 03.09.18 14:47

Sur une note de piano...
Je parle en #A44057.


Ce jour là, Jill avait passé son temps à faire des recherches sur son fils. Rien n’avait été concluant. C’était comme si toutes traces de la vie de son fils avaient été effacés. Elle se demandait ce qu’il avait bien put devenir durant tout le temps où elle ne s’était pas occupée de lui. Elle se demandait s’il était toujours en vie. C’est pour cela qu’elle s’était décidé à engager un vampire pour le chercher.

Elle était préoccupée.

La chimère avait tout prévu. Elle avait entendu parler d’un vampire qui se chargeait de tuer les vivants sous commande. C’était illégal, bien évidemment, mais c’était la seule option qu’elle avait. Elle lui ferait habilement croire qu’elle voulait s’informer sur lui avant de le tuer, puis une fois qu’il lui aurait donné les informations qu’elle voulait, elle le laisserait sans aucune nouvelle.

Elle voulait juste savoir si son fils allait bien. Elle ne faisait rien de mal.

Du moins c’est ce que la centenaire se répétait. Et puis, elle s’en fichait pas mal de savoir l’avis des autres à son sujet. C’était son problème, pas le leur. Son seul but était de retrouver la prunelle de ses yeux, elle n’avait plus rien depuis la fin des Red Widows.

***

Après une journée éreintante et vaine, la brune était passé par Jules Verne pour se changer et refaire son maquillage. Elle avait allègrement utilisé la salle de bain durant une bonne heure. Se douchant puis se changeant. Elle choisit une longue jupe rouge, en sirène. Avec cela elle prit un haut aux airs de corset un peu plus moderne, rouge et jaune, avec des manches tombantes. Elle se para d’un collier et de boucles d’oreilles d’ors. Elle chaussa des escarpins rouges. Pas de chapeau ce soir. Elle refit son maquillage puis sortit, s’excusant brièvement mais toujours de façon méprisante aux autres pour son temps de perquisition de la salle de bain.

Après cela, elle sortit. Elle voulait se changer les idées. Jill déambula d’un air élégant dans les rues de Tokyo puis choisit de se diriger vers un bar pas trop mal fréquenté où elle était déjà allée par le passé avec ses collègues chimères.

Quand elle fut arrivée, elle s’asseya près du comptoir, sur un des grands tabourets et commanda un cocktail à base de tequila. Elle s’installa les jambes croisées, de façon élégante, légèrement tournée vers la scène, où un homme à la longue chevelure chantait - en jouant du piano - dans une langue qu’elle ne connaissait pas.


“Elle passe ses nuits sans dormir
À gâcher son bel avenir
La groupie du pianiste
Dieu, que cette fille a l'air triste
Amoureuse d'un égoïste
La groupie du pianiste
Elle fout toute sa vie en l'air
Et toute sa vie c'est pas grand-chose
Qu'est-ce qu'elle aurait bien pu faire
À part rêver seule dans son lit
Le soir entre ses draps roses…”


Cela s'apparentait à du français mais la mexicaine qu’elle était n’y comprenait pas un seul mot. L’homme était doué, mais il restait un homme. S’il n’était pas passionné, sans doute chantait-t-il pour séduire quelques femmes qu’il emmènerait dans son lit le soir même. C’est ce que se dit Jill pour ne pas complimenter le talent du bel inconnu. Elle tira une mine de dégoût puis remercia le gérant pour sa commande. Elle but une gorgée de sa boisson puis continua de lancer des regards discret au musicien, curieuse. Mais elle ne se l’avouerai certainement pas.

Elle se souvint alors de sa venue ici et soupira. Elle repensa alors à ce qui la chagrinait : son fils dont elle n'avait aucune nouvelle depuis un centenaire. Elle grimaça et se massa les tempes. Elle fulminait : Que pouvait-elle bien faire à présent ? Elle attrapa son vers et le bu d'une traite.

Codage par Libella sur Graphiorum
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#3 le 08.09.18 23:54
… Oui ce soir je chante. Je chante parce que c’est tout ce qu’il me reste en attendant de retrouver mon fils, Peter. Je chante pour ne pas sombrer dans la tristesse d’avoir perdu une seconde fois mon aimée même dans ce monde : elle n’a pas supporté le changement et est tombée malade avant de tomber en poussière. De toutes mes forces, je souhaite que mon fils, lui, aie survécu et je chante pour ne pas perdre espoir de le retrouver un jour. Hors de question de laisser cet univers me retirer le peu qu’il me reste.

Ils sont là à m’écouter, à boire les paroles de cette chanson que je scande de ma voix grave. Certains et certaines penseront que je cherche à séduire pour emmener quelque demoiselle dans mon lit…je n’ai nullement besoin de chanter pour ça, je suis physiquement assez pourvu pour le faire naturellement sans devoir passer par de tels subterfuges juste bons pour ceux qui manquent d’assurance. Moi de l’assurance j’en aie toujours eu à revendre et je n’en manque pas même ici dans le Tokyo des morts. Je veux juste partager ma passion à qui veut l’entendre, rien de plus. Ce soir, je veux juste partager ce que je garde toujours jalousement pour moi : mes chants.

Mes doigts dansent sur les touches, enchaînant note rythmée sur note rythmée tandis que ma voix donne le tempo. Cette chanson n’est pas vraiment choisie par hasard : elle est celle que j’aime le plus mais parle d’un amour à sens unique et d’un rêve que cette fille ne pourra jamais atteindre si ce n’est dans ses nuits de sommeil. Son pianiste ne restera qu’un fantasme et elle gâchera son existence pour un être qui ne ferait jamais attention à elle dans la vie de tous les jours. C’est un rêve tout simplement déjà brisé d’avance mais auquel elle se raccroche désespérément… peut-être est-ce tout ce qui la raccroche à la vie ? Peut-être est-elle malheureuse au point de s’accrocher à un être qui ne lui rendra jamais cet amour qu’elle lui donne.

Et elle souffrira…car en réalité cette chanson parle bien d’une cause que j’aime défendre et représente parfaitement mon empathie face à la souffrance des autres. Cette fille souffre et dans un sens elle a choisi volontairement mais peut-être inconsciemment aussi. Lorsque l’on se retrouve acculé par une situation extrême, on fait parfois des choses sans s’en rendre compte…une sorte de mécanisme de défense. Dans cette chanson cette fille cherche juste à se faire aimer…peut-être pour combler ce que ses parents ne lui ont pas accordé.

Dans la salle, je remarque cette femme avec ce maquillage typique que porte les mexicains et mexicaines lorsqu’ils célèbrent la Dias de La Muerte : la Fête des Morts. Et ils ont une manière peu commune de la célébrer : là où d’autres se contentent d’aller sur les tombes et prier après avoir déposé des fleurs, eux en font une réelle fête. Dans chaque maison, les habitants érigent un autel où sont entreposées les photos des défunts avec des offrandes sous forme de plat. Selon eux, cette photo permettrait à l’âme du proche disparu de revenir chez les vivants, juste pour cette occasion.

Il m’est arrivé de me rendre au Mexique lors de cette fête et à chaque fois, je les admire : ils parviennent à transformer ce jour lugubre en une fête colorée où tous et toutes chantent et dansent. Mais cette femme…quelque chose semble la préoccuper…et aussi, elle semble avoir du mal à reconnaître mon talent, ce qui m’amuse intérieurement alors que je poursuis ma chanson.

Je termine mon morceau et me lève sous les applaudissements de la salle avant de me rendre vers le bar. En chemin, je passe devant la table de la femme en question : une chimère. Ces créatures sont réputées pour haïr les hommes ou les avoir détestés un jour. En général, elles les haïssent parce ces derniers les ont faites souffrir de leur vivant. Pour moi ce sont des éternelles demoiselles en détresses mais tellement pour le reconnaître voire l’admettre. J’aimerais lui faire un baisemain mais…je sens très bien que je me ferais recaler. Alors je pose mes yeux opalescents sur elle avant de me pencher en une révérence polie et distinguée.

-Madame, permettez-moi de vous saluer en cette belle soirée~.

J’ai bien vu, durant ma prestation, ses petits regards discrets dans ma direction mais je me garderais de le lui faire remarquer. Elle de celles qui préfèrent rester à leur solitude. Je me contente de sourire et de reprendre ma route vers le comptoir auquel je m’installe en me commandant un Virgin Mojito bien frais. Chanter ça donne soif tout de même.
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