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Rencontre au détour d'un tapis roulant [avec Eden Grey]
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#1le 31.07.18 19:36
Il s'était enfin décidé à s'essayer de dompter ces machines infernales qu'il voyait parfois au détour d'un voyage trivial -c'est à dire un voyage de l'appartement Jules Verne à chez le coiffeur ou le marchand de pinces à sucre- Ces machines infernales d'où pendaient des poids et des hommes au bout, d'où coulaient des litres de sueur par seaux, d'où l'on revenait, paraît-il, plus épuisé qu'après un marathon mais plus musclé par la suite que feu le premier marathonien. Il était donc arrivé pour défier ces monstres d'enfer, coffrés dans une salle particulière comme le Minotaure au Labyrinthe de Dédale, ces monstres à qui l'on sacrifiait les plus mous du muscle comme les jeunes gens vierges au Minotaure, une salle d'où sortait des cris d'effort, méconnaissables, des bruits inhumains presque, comme des cris de terreur du Labyrinthe.

Ayant pris à la manière de Thésée son glaive étincelant, aiguisé comme le sens des affaires d'un magnat, une bouteille d'eau déjà chaude et à moitié cabossée, à la manière de Thésée son casque d'où les reflets du soleil luisent, un bandana d'où la sueur suinte, à la manière de Thésée son armure d'or et de bronze, un jogging trop large 100% coton bio, ayant pris cela, il entra fièrement dans la salle de musculation, dit l'Antre des créatures mécaniques des tortionnaires autogérés, sous le regard un peu envieux des ventripotents, sous le regard fiers des habitués de la torture volontaire, sous le regard brillant des coréens au fond de la salle qui ne viennent que se rincer l'oeil - sans doute afin de mieux y voir.

Scrutant vaillamment la jungle qui l'attendait avec l'oeil prompt du facteur aventurier contemplant une pile de courriers non-livrée, Tinek ne fit que passer et se rendit aux vestiaires, enfila son attirail guerrier à l'abri des regards indiscrets, et passa dans la salle maudite, son pardessus cramoisi sur l'épaule, un marcel sur son corps trop mince, dévoilant à qui veut bien les voir, des bras maigres et émusclés par complexion naturelle. Il estima les monstres qui lui faisaient face d'étranges engins à poids, à cordes, des machines à contrepoids, sièges, sous, où il faut tirer, pousser, contracter, sauter, dandiner, nager, ou encore mettre une pièce et sélectionner la boisson voulue. Son regard se perdait sur l'immense mer de machines à faire du mal. Ces machines ne servaient qu'à se faire du mal pour se muscler. Musculature qui ne servirait qu'à faire plus mal au prochain qu'on giflerait. C'était donc une salle du Mal, commandée par Satan lui-même !

Non mécontent d'utiliser les jouets du diable, il examina brièvement les machines, les estima pour voir laquelle lui serait plus adaptée ou plus agréable. Son regard s'arrêta et tomba sur un tapis de course, qui en lâcha un cri de douleur.

Décider à courir, il enfourcha gaillardement l'engin, au grand dam d'un adepte du canapé qui voulût y monter et ne fût que trop lent. Il commença par marcher, le tapis roula automatiquement lentement. Puis il accéléra sa course, le tapis le suivait, sans jamais perdre de la vitesse. Il commençait à s'essoufflait, le tapis non plus. Il se serait jeter sur sa bouteille si lorsqu'il accélérait, le tapis ne rivalisait pas de vitesse avec lui pour le remettre à son petit bonhomme de chemin et à sa place, au milieu du tapis, loin de la bouteille posée devant lui. Il mettait tout son coeur à l'ouvrage, la machine non plus. "Machine as-tu du coeur ?" lui aurait-il. Non pas que la réponse était évidente ou que la machine ne lui aurait pas répondu, mais il utilisait tout son sang pour courir et il ne lui en montait plus assez pour parler. Du moins c'est ce qu'il pensait.

Transpirant comme la pluie d'automne mouille les mauvais poètes qui cherchent l'inspiration mélancolique sous les feuilles mortes et la flotte, il n'en pouvait plus et cru avoir un malaise. Se ressaisissant in extremis, il piqua un sprint avec tout ce qui lui restait d'oxygène dans les poumons et dans le coeur. Sentant le sang dans sa bouche haletante et tremblante, sa course n'en fut qu'accélérée. Surpassant un temps l'horrible machine, il attrapa sa bouteille, l'ouvrit.....et s'arrêta pour boire. La machine non plus.

Il partit donc dans le décor avec une vitesse qu'il n'aurait jamais cru atteindre sans catapulte ou élastique géant. Dans le décor ? Le terme est un peu incorrect, en réalité il partit dans quelqu'un qui venait d'entrer. Ses jambes étaient incontrôlables et il avait senti le personnage recevoir un coup de pied monstrueux.

Avait-il frappé la tête ? Le dos ? L'entrecôte ? Le filet mignon ? Il ne savait pas. Ce qu'il savait c'est qu'il était plein d'eau, que sa bouteille avait sans doute éclaboussée une bonne partie de l'assemblée et qu'il était écrasé contre un mur à moitié aveuglé par son effort.

Presque dans les pommes, il se releva difficilement et manque de s'écraser face contre terre, en se rattrapant de justesse, puis prenant appui sur les fesses de sa victime apparemment à genoux par terre. Toujours groggy suite à l'effort fourni qui l'avait mit dans un état plus que vagal, il tint, par politesse, à s'adresser à ce qui lui avait servit de coussin lors de son expulsion du tapis.


-Veuillez m'exclusuquer, je crois quejeuk ai souzézestimé le potentitiel dangegreux du tapis. Zou...Fou...Vouz allez bien ?

Tinek reprenait peu à ses esprits et son cerveau la part de sang et d'oxygène qui lui était due.
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#2le 02.08.18 20:07
Après deux mois de vie (de mort) dans cette espèce de Tokyo de l'au-delà, autant dire qu'un peu de sport n'était pas la pire chose à faire. Depuis son décès -c'était toujours aussi étrange à dire- Eden avait passé une bonne partie de son temps enfermé dans sa chambre, l'étrange impression d'être séquestré au fin fond de cette pièce dans un appartement en sous-sol. Evidemment, pas de fenêtre, encore heureux qu'il n'ait pas été claustrophobe, et en plus il écrasait des gâteaux à chaque pas qu'il faisait. Ouais, la pâtisserie, quel drôle de thème pour décorer un appart...

Vêtu d'un simple jogging gris et d'un t-shirt noir, le blondinet se traînait lamentablement dans la salle de musculation de la ville, soupirant à la vue de chaque nouvelle machine qu'il croisait. Est-ce que ce serait honteux de dire qu'il était déjà fatigué alors même qu'il n'avait pas encore commencé à faire du sport  Depuis cinq minutes qu'il était arrivé, tout ce qu'il avait été capable de voir était des mecs parader devant les jeunes femmes venues entretenir leur forme. Pendant qu'eux exhibaient leurs gros bras, qu'est-ce qu'il avait, lui  Une petite bedaine qui risquait fort de déborder de son pantalon s'il ne faisait pas un minimum attention à son alimentation.
On  pourrait croire qu'avec un tempérament comme le sien, c'est-à-dire littéralement à l'ouest, il n'était pas du genre à beaucoup manger ou à être gourmand alors que... Pas du tout. Bien au contraire, et son appartement ne lui facilitait pas la tâche, il avait juste à lever le bras, allongé dans son lit, pour atteindre un chou posé sur le mur. Ça poussait comme des champignons ces trucs.

Le lémure s'arrêta au niveau des tapis de course, son nez lui piquant. C'est que ça shlinguait par ici ! C'était pas lui quand même ! Depuis qu'il avait croisé Sharon au groupe de soutien, il avait réellement peur de sentir le fromage, chose peu gratifiante selon lui. Finalement il soupira, toute envie de faire du sport l'ayant quitté dès qu'il avait posé un pied dans la salle de sport. On ne pourrait quand même pas lui reprocher son acharnement, au moins il avait essayé...
Il s'apprêtait à quitter le bâtiment, dépité, quand tout sembla s'accélérer. Par hasard, il avait tourné la tête vers la personne courant à côté de lui avant de voir sa seconde vie défiler devant ses yeux, un pied avançant au ralenti dans sa direction en arrière-plan. Dire que le coup lui avait été fatal, extrêmement bien placé, était un doux euphémisme.

Le blondinet tomba littéralement à genoux, subissant pour la première fois de sa vie une castration en direct live, la douleur le faisant presque vomir. Une main entre les jambes et l'autre posée par terre, il subissait la sentence du karma pour toutes les mauvaises actions qu'il avait dû commettre dans son ancienne vie. On pouvait quand même reconnaître que, même dans la douleur, il était relativement silencieux, poussant juste quelques couinements tel un chiot égaré. Même s'être fait percuter par une voiture deux mois plus tôt lui avait paru moins douloureux.
Sa sentence ne sembla quand même pas s'arrêter puisque son agresseur se relevait, lui mettant littéralement une main aux fesses. Bon sang mais, qu'est-ce qu'il faisait aux hommes pour qu'ils se comportent tous ainsi avec lui ! Il n'était même pas certain de comprendre le langage qu'il lui tenait, s'était-il cassé quelques dents en rencontrant le mur  Seuls ses derniers mots semblaient avoir un réel sens.

Toujours à genoux, Eden avait relevé les yeux vers son agresseur alors que celui-ci était à présent debout face à lui, la scène lui paraissant plutôt familière. Vu de l'extérieur, on pourrait presque croire qu'il était en train de faire une demande en mariage à l'homme face à lui... Mais il préférait penser que les gens imaginaient qu'il était en train de se faire adouber.
Quoi qu'il en soit, bien que difficilement, il se releva, soupirant bruyamment. Bon sang, avec un coup pareil il n'était plus certain de la tête qu'auraient ses futurs enfants... Si encore il était capable d'en faire.

« Je suppose que je vais faire avec... Répondit-il. Vous avez un sacré coup de pied... »

Et c'était peu de le dire. Peut-être que les gérants devraient envisager d'installer des barrières de sécurité autour des tapis, juste histoire d'éviter que ce genre de choses ne se reproduisent.
En attendant, il avait bien du mal à voir son camarade nettement.
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#3le 16.08.18 3:51
Tinek se remettait de ses efforts, apparemment plus vite que le blondinet devant lui de son coup. Oui il voyait bien que c'était un blondinet et qu'il boiterait horriblement en sortant. « Je suppose que je vais faire avec... Vous avez un sacré coup de pied... ». De ce que Tinek oyait, le sport avait fonctionné et lui avait forgé un pied capable de faire subir quelques mésaventures aux descendances et même de maudire un ennemi sur trois générations.
Puisque le blondinet allait faire avec alors Tinek avait eu, l'espace d'un instant, l'idée de s'en aller comme si de rien n'était. Mais comme il l'avait complimenté et qu'il ne semblait pas très bien, il préféra rester et l'aider. Il l'attrapa par l'épaule comme on le fait avec d'anciens amis et autres potagers afin de le soutenir un tant soit peu. Effectivement le jeune homme n'était plus très droit. De son autre bras il voulut s'assurer que la blessure n'était pas sérieuse, il mit discrètement ce que tenait précieusment sa victime entre ses mains, dans sa main à lui. Il pressa légèrement et quand il vu la réaction de sa victime à qui ça ne faisait visiblement pas du bien, il pensa que le seul remède serait la patience et qu'il fallait mieux divertir le patient -il avait ce pressentiment bien qu'il n'eût jamais étudié l'orchidologie dans son sens anatomique.

Aussi Tinek sortit sa main gauche du pantalon de sa victime et ne voulant poser un "bisou magique" -le nec plus ultra de la médecine dont on n'a toujours pas trouvé meilleur soin depuis 2000 ans- au même endroit, il chercha une autre astuce pour apaiser les maux du blondinet dont il se sentait un peu -un tantinet- coupable. "Un peu" j'ai écrit ! c'est à dire trois fois rien de culpabilité.

Puis un subterfuge lui vint comme un oiseau à vapeur dans un train à l'arrêt.


- Vous allez faire avec..... répéta-t-il. Cependant si vous voulez faire sans je suis sûr d'avoir un couteau et du chatterton à l'appartement.... Voyant son patient pâlir, il choisit de changer de tactique. Bon, eh bien....Sinon on peut aller boire un coup ? Je veux dire un coup de limonade, ou de jus d'abricot-pêche-moutarde-anchois voire un sirop de poisson-chat, le plus dure à avaler est le chat, enfin ses poils. C'est aussi -remarquez-le- le plus dur à faire entrer dans le mixeur..... Enfin je m'éloigne du sujet comme un verbe après ajout de compléments. Oui, donc un coup de boisson, pas de pied, je crois que tu en as déjà reçu pour deux générations.

Le tu -et la blague- était sorti tout seul poussé par le désir de prendre l'air.

- Je pense que te remontais le moral est la seule chose à faire maintenant.

En l'amenant doucement, toujours le bras sur l'épaule pour s'appuyer dessus le soutenir et l'aider à marcher, il se souvint -et le chuchota à demi-voix et trois quarts- de ce que ça pouvait être douloureux cette zone-là et les coups qu'ils avaient déjà eu durant ses parties de plouk acrobranchique, trop occupé à ploukir pour faire attention aux branches entre ses pieds. Ou lorsqu'il fermait un tiroir en étant habillé en Adam. Et même une autre expérience que je ne peux pas redire -je n'ai pas très bien compris, j'étais un peu ailleurs- mais qui mettait en scène son petit copain, un lit et une fornication décidément gâchée par un mauvais mouvement.

Bref, ils allaient vers les vestiaires pour se changer avant de partir chez Tinek si l'inconnu accepter l'invitation. D'ailleurs t'as pas oublié un truc Tinek ?


- Mais si

Ah, heureusement que je suis là.

- Mon nom est Tinek Arthur Pietr Fitzroy-Russel, ex-futur Baronnet de Peterborough, Académicien Unique de l'Académie Russelpeterboriote. Mais tu peux m'appeler Tinek voir Titi si tu es intime et si tu as plus d'affinités tu pourras me nommer Tt ou juste T. Et qui ai-je eu l'honneur de châtrer ?
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#4le 18.08.18 12:53
Eden était en train de rêver, il ne voyait pas d'autres explications à toutes les choses étranges qui étaient en train de se dérouler devant lui. Il avait sur le coup était reconnaissant lorsque son agresseur l'avait aidé à se redresser mais autant dire tout de suite que ce sentiment avait été de courte durée. S'il avait su ce qu'il se passerait ensuite, il aurait certainement préféré rester par terre, et peut-être même se prendre un second coup tant qu'il y était.
Sans même qu'il ne voit la catastrophe arriver, la main de son collègue se glissa subtilement dans son pantalon et le blondinet cru mourir une seconde fois. Une drôle de sensation s'immisça dans son estomac et il ne su s'il était sur le point de vomir ou de tourner de l'oeil. Peut-être les deux.

Incapable de faire quoi que ce soit tant il était choqué, il regarda autour de lui afin de s'assurer que personne n'assistait à cette scène des plus malaisante. Fort heureusement, les rares personnes présentes dans la pièce étaient bien trop occupées à faire de l'exercice pour se rendre compte de quoi que ce soit.
Le lémure accueillit la disparition de la main de son collègue avec un grand soulagement, l'impression que les restes de son repas de la veille n'allaient pas tarder à faire un petit coucou aux sportifs de la salle. Même les paroles de l'homme face à lui n'étaient pas réconfortantes, mais il fallait dire qu'après l'intrusion de son pantalon plus rien n'avait de réel sens. Envisageait-il vraiment de l'amputer d'un membre ? S'il avait la plupart de ses membres en double, de celui-ci il n'en avait qu'un et, franchement, il y tenait un tant soi peu !

A présent, même l'idée de boire une boisson de poisson-chat ne lui paraissait pas tant extraordinaire que ça, enfin, jusqu'à ce qu'il entende la partie du chat passé au mixeur. Pauvre bête...
Sans même qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, Eden se fit traîner jusqu'aux vestiaires du bâtiment, se disant que quand même, il faisait une bien piètre victime. Il n'avait même plus la force d'essayer de s'en aller, que cet homme le mette dans le mixeur lui aussi, il était prêt à accueillir son ultime destinée.

Le regard presque livide le blondinet écouta la tirade de son camarade et... Ah, c'était une présentation ? Bon sang, mais qui avait un prénom aussi long que ça ? Même en citant tous les membres de son arbre généalogique il n'était pas certain d'arriver à un tel résultat. Et baronnet, qu'est-ce que c'est, un petit baron ? N'était-ce pas un titre de noblesse ? Bien qu'il ne soit capable de définir de quelle époque cela provenait, son interlocuteur était vraisemblablement plus vieux que lui... Bien plus vieux. Sans doute que cela expliquait son comportement et son langage un tantinet différent du sien ? Visiblement le conflit des générations qui se perpétue même après la mort.

« Eden Grey. Répondit-il platement, ne pouvant faire mieux. De... Tokyo. »

Non décidément, il ne pouvait pas faire mieux que ça, la noblesse très peu pour lui, à l'époque il aurait certainement été un simple roturier, vivant dans une petite bicoque en bois qui sentait la chèvre et l'agneau.

« Est-ce qu'on va boire du coup ? Demanda-t-il pour être sûr d'voir bien compris la proposition de son camarade. »

Faites que ce soit de l'alcool, de plus, il avait vraiment besoin de boire pour oublier tout ce qu'il s'était passé, noyer son désespoir. Ou se noyer tout court, pourquoi pas.
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#5le 20.08.18 16:59
Eden Grey. Ce nom ne lui rappelait pas grand-chose. Sauf peut-être un souvenir d'enfant. Sa mère préparait des gâteaux et le rouleau à pâtisserie venait de choir sur son pied. Elle cria quelque chose dans le genre et d'autres noms bien moins courants bien qu'elle les lança à vive allure.


Comme d'habitude son esprit s'égarait. Il venait de Tokyo. C'était la porte à côté. Plus précisément la porte de la salle de sport. Apparemment il était comme lui. Ils n'avaient jamais voyagé. Le pauvre petit parlait platement. Sans doute buvait-il trop d'eau du même genre. Il était de ce fait assez distant. 


Puis Eden lui demanda s'ils allaient boire quelque chose. Il répondit simplement.


Vu l'alignement des astres, cela est fort probable. 


Ensuite, il s'activa modérément et amena son nouvel ami dans les vestiaires. Il le lâcha enfin pour qu'il puisse se rhabiller si tel était son destin. Lui il s'était tourné et se changer pudiquement. Il avait toujours été pudique avec cet inconnu. Ils étaient très distants tous les deux, surtout lui. Il serait déplacé en effet que le Japonais vienne lui tapoter l'épaule en le priant de se pousser de devant son casier ou qu'il qu'il fasse des choses plus inversement bossues. Certains disent profondes. Distants comme ils étaient je vous demande ce que ça donnerait. Avez-vous déjà vu des hommes s'embrasser de près avec distance et profondeur ? Rien de plus oxymorique. Un amour oxymorique, c'est moche. Tinek aimait les hommes distants mais de près avec une profondeur toute relativement relative. Au pire il reboucherait la profondeur de certains amants. Cela lui était déjà arrivé. Mais pas longtemps. Après quelques minutes ledit amant suffoquer et n'appréciait pas qu'on lui bouche l'oesophage à la terre.


Habillé en tenue civile -joli noeud-pape et sa tiare, costume en soie véritablement imitée, chaussures dépareillées pareillement, chemise en poil de coton et petit mouchoir repassé- tout ce qu'il y a de plus banal, il sortit des vestiaires pour attendre sans le gêner Eden.


Une fois tous les deux sortis, sans un mot dire, il lui proposa le programme ci-suivant :


Si nous allions dans mon appartement pour boire un coup ? J'ai quelques bouteilles en réserve dont tu m'en diras des romans Tinek ayant toujours préféré les histoires de plus de 4 pages et superficielles, car à trop de profondeur, la fin est souvent une chute.


Comme son locuteur semblait ne pas avoir bien entendu, il répéta plus fort, en prenant bien soin d'articuler chaque articulation.


Enfin, voyant que son camarade aux cheveux blonds ne pipait pas un doigt du langage des signes russelpeterboriote, il répéta la phrase mais cette fois-ci en Japonais oral. Au moins il semblait avoir compris la phrase cette fois-ci, qui était une bouillis de syllabes plutôt qu'un ramassis de doigts entremêlés.
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