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chimère
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#1 le 14.07.18 0:16

Can't u just die ?
Poker-faced

Part 1 // Part. 2

Je n’en peux plus. De ce Russe de mes deux, de ce spectacle atroce et de mon karma. Je veux dire, est-ce qu’il est possible de vivre en direct le comble pour une chimère instable ? Visiblement, oui, et puissance 10 : coincée dans le corps d’un homme, avec pour prétendant une armoire à glace qui n’a visiblement pas fini d’être éduqué par maman-da au beau milieu de pseudo drag-queen dégoulinantes de sueur et de pervers en rut, que peut-il encore m’arriver de pire ?

Peut-être ce spectacle affolant : je demeure interloquée par son cri, et par l’effet qu’il produit. Bien cachée derrière le rideau de la salle, je suis obligée de faire un énorme bond en arrière pour ne pas me prendre des morceaux de verre brûlant venant des projecteurs qui ont explosé. Un instant, mais un instant à peine, j’ai de la compassion pour le compte en banque du propriétaire de la salle, qui va certainement trinquer.

Alors Sergine s’élance en rugissant au milieu de la foule, blessé par mon extincteur, la robe déchirée et le torse à l’air, en train de chanter une mélodie inquiétante, doublée par son grand rire gras. Sur son passage volent les tables et les chaises - les gens aussi - qui ne manquent pas d’atterrir dans la face de quelques mâles affolés. Est-ce à ça que ressemble un Russe en manque de sa dose de vodka ? Je suppose que oui. C’est terrifiant.

Dehors, le bruit des sirènes des voitures de polices se font entendre, les pompiers aussi, le tout se mélangeant aux cris des prisonniers des flammes dans un capharnaüm terrible. On aurait cru être à Londres en 1666. En plus le proprio a la bonne idée de fermer toutes les issues.

Je regarde l’autre fou, il me cherche du regard. Je grimace et tourne la tête dans tous les sens pour trouver une issue de secours, comme dans tout endroit public normal. Le générateur de secours ne m’en laisse pas le temps et m’aveugle. Je glapis sous l’effet de l’intense luminosité, fermant mes yeux de chat décidément trop sensibles.

En les rouvrant, je constate la présence de l’ours russe à côté de moi. Quand et comment m’a-t-il rejoint ? Je n’en sais rien. Le fait est que si j’étais bien cachée avant, il a attiré une horde de groupies déguisées et de mâles en rut sur nous. A tous les coups on va finir séquestrés dans une cave et vendus sur le marché noir avec des zombies. Ma paranoïa prenant le dessus, je fixe le plafond en phasant un moment - oui comme votre chat lorsqu’il voit un fantôme juste au-dessus de votre tête - pour oublier l’abîme qu’est mon existence en ce moment.

L’énième cri - ou rugissement - de l’animal slave me tire de ma rêverie pour me ramener violemment à la réalité. Je constate qu’il est maintenant armé d’une table qu’il secoue dans tous les sens. Autrement dit, il est d’autant plus inquiétant ainsi.  Sa tirade me décroche une grimace. Beurk mais pitié que quelqu’un m’arrache à ce sketch. C’est pas possible de mourir là, de suite, pour la seconde fois ?

Un rictus dédaigneux sur le visage, je croise les bras sur ma poitrine et manque de peu de lui donner un coup de pied pour qu'il tombe sur la foule. Dommage, le saké m'empêche de viser correctement.

— Eh, le Russe, je vocifère à mon tour, tu crois que je peux pas me défendre seule ?

S’il m’a répondu, je n’ai rien entendu, car c’est ensuite qu’il menace les autres d’un clin d’œil se voulant peut-être aguicheur, je n’en sais rien.

La suite me laisse de marbre, tant c’est stupide et mérité. Dans son élan, le Russe se prend les pieds dans un gobelet en plastique et va s’écraser contre un mur, qu’il emporte avec lui. Bien fait. Personne ne s’y attendait et les autres spectateurs de ce pitoyable spectacle restent un moment interloqués, observant Sergine s’enfuir toute vêtue de rouge. Je profite de la surprise générale pour m’enfuir par la même sortie, non sans adresser à la foule un signe du doigt extrêmement poli, pour leur manifester ma joie.

La pluie tombe toujours aussi violemment, mais je m’élance à l’extérieur du bâtiment sans hésitation, pour me perdre dans les ruelles et m’éloigner aussi loin que possible de cet endroit.

J’erre un moment à pieds avant de me décider à prendre le métro. Je n’ai l’air de rien, avec mon corps de gars et mes habits ridicules. Je grelotte et me précipite dans la première boutique de fringue que je trouve. Je rentre chez moi, en priant pour ne croiser personne et prend un bon bain bien chaude pour me remettre de mes émotions. Ensuite je remplis mon estomac en hurlant d’indignation devant un truc débile sur Deathflix, sans oublier de jeter mes fringues dégoulinantes de vomis dans la benne à ordure des voisins. Avec plaisir, je constate qu’au bout de quelques heures les effets de la potion se dissipent enfin.

J’ai envie d’oublier tout ça, alors deux options s’offrent à moi : noyer mon désespoir dans l’alcool, ce qui est plutôt séduisant, ou me défouler dans une salle de sport. J’opte donc pour la seconde option et enfile des vêtements confortables - petit top de sport ample mais court et leggins de fitness. L’une des rare salle de sport accueillant n’importe qui n’importe quand étant celle de l’Agence, je m’y dirige alors que la nuit est presque noire. Je pense qu’un peu de sport de combat sera parfait pour moi.

J’éprouve un tel plaisir à marcher dans des vêtements qui sentent ma lessive et surtout dans mon corps de femme que je fais une croix sur toute potion que l’on voudra me refourguer, même gratos. J’ai été assez naïve pour croire en la bonne foi d’un nécromancien, je ferai plus attention, à l’avenir.

Une fois arrivée dans les sous-sols de l’Agence, j’arpente avec enthousiasme les couloirs jusqu’à trouver la salle de musculation. Je déchante rapidement, la porte à peine ouverte. « N’importe qui », hein ? A croire que ma mauvaise étoile n’en a pas fini avec moi. Je ferme la porte et me retourne contre cette-dernière.

Qu’est-ce qu’il fout là ?! Mon pire cauchemars, encore là où je vais par un miracle des plus détestables. J’inspire et expire lentement, tentant de contrôler la colère qui gronde de plus en plus fort en moi. La main tremblante, j’envoie finalement la porte s’exploser contre le mur et rentre en trombes, me dirigeant directement vers Sergueï.

L’attrapant par le col, je le penche vers moi et lui hurle dessus, sans me préoccuper du regard des autres personnes présentes :

— Sale suppot du KGB, tu m’as foutu un mouchard dessus, c’est ça ?

Je frissonne en constatant avec horreur que j’ai changé l’intégralité de mes vêtements. Mes sourcils se rejoignent dangereusement alors que j’émets un feulement agressif. Il m’a piquée avec une seringue ? Y’a un machin sous ma peau ?

Je siffle ensuite de rage et m’apprête à le mordre et à le griffer quand quelqu’un m’interrompt pour me passer un savon. Le regard que je lui jette et le col du Russe dans mes mains le dissuadent d’insister, alors il s’éloigne en lançant un « c’pour ça que j’sors jamais avec des chimères ».

J’écume. Reportant mon attention sur Sergueï, je n’ajoute rien et le balance en arrière - t’façon il pue toujours autant le chacal - avant de me retourner. Me baissant je me saisis de gants de boxe et lui en jette une paire avant de lui faire signe d'approcher.

— Allez mon gros, on va régler ça aux poings, tu veux.

Mon ton est sans appel et c’est mon visage de yakuza qui s’affiche maintenant sur ma petite tête rosée, le regard sérieux et un sourire à en faire pleurer les bébés collé sur les lèvres.
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#2 le 01.08.18 19:20

Mistake – ft @Mitsuko Shinoda

J’avais couru comme un dératé au milieu des ruelles sombres. Je m’étais trompé deux fois de chemin, et j’avais marché – sans faire exprès – sur un vieil alcoolique. Ces gens-là sont vraiment pathétiques, da ! Si Staline le voyait, sans aucun doute il serait en train de décuver dans un goulag au fin fond de la Sibérie. En parlant d’alcoolique, j’essaye de me concentrer sur la trajectoire de ma course et l’évaluation de mon état. Etais-je bourré ? Non, je pensais. Et si je pense : je suis. Cogito ergo sum. Oulah ! Mais qu’est-ce que je raconte, moi… Il fallait que je décuve rapidement !

Soudain, par un heureux hasard, je retrouve mon chemin, et j’arrive bien plus vite que prévu devant l’Agence. Je sprint en direction de la salle de sport. Là-bas, mon vestiaire que je louais à l’année m’attendais, avec des vêtements propres. A l’accueil, le type me demande mon nom avant de me laisser entrer, et me penchant vers lui, je lui susurre à l’oreille : « Allons, mon petit poussin. Tu ne me reconnais pas ? C’est moi, Sergueï Petrovitch ! ».
Sa réaction fut ce simple petit « Ah, d’accord » accompagné d’un geste de la main en guise de laisser-passer.

Je me rue devant mon casier, que j’ouvre avec une délicate force de russe : j’attrape mes affaires et me dirige vers les douches. Une personne normale ne se serait pas poser la question qui me trottait dans la tête, à l’instant où j’arrivais devant les portes des douches. A droite, celles pour femmes, et à gauche, celles pour hommes. Mais qu’étais-je ? Au fond de mon cœur, une part de Sergine la diva vivait encore, tandis que Sergueï le male me rappelait à l’ordre. J’étais un mâle. Un vrai. Mais… J’avais des doutes. Cette soirée était vraiment étrange, on aurait dit un rêve.

Finalement, je secoue énergiquement la tête. Mais qu’est-ce que je raconte une fois de plus. L’alcool me bousille les neurones ou quoi ? J’entre dans la douche des hommes. Je suis seul, et ça ne m’étonne pas au vu de l’heure qu’il était. Je finis de déchirer ma robe au lieu de l’enlever normalement comme toutes personnes équilibrées mentalement. Je règle la température de l’eau au minimum, me flagelle avec une petite serviette de bain, en lâchant des petits « ouille » crispés et aigues, et entre. Je liquide presque une moitié de gel douche. Les paillettes ne partaient pas, la poisse. Après cinq bonnes minutes de douche, je sors et enfile mes affaires de sport. Sergueï le mâle était de retour.

Je me dirige vers le premier tapis de course, comme si je n’avais pas assez couru aujourd’hui. Le type de l’accueil me fait un signe de tête, pour demander quelle musique je voulais pour m’entraîner, petit privilège réservé au premier arrivé. Je réfléchie quelques instants. Quel type de musique pourrait bien me motiver … Je le regarde à mon tour pour lui répondre « Adios les kilos ». Sur le coup, le type n’avait pas compris, mais en cherchant sur Deathtube, on avait trouvé, puis il retourna lire son magasine.

Je m’entrainai depuis dix minutes maintenant. Quelques personnes s’étaient incrustées dans la salle de sport. La sueur commençait à perler sur mon corps, qui était ma foi de toute beauté. La musique tournait en boucle depuis tout à l’heure, je connaissais les paroles par cœur maintenant. J’avais même décidé de courir en agitant les bras comme un oiseau, pour entrainer aussi le haut de mon corps : on aurait dit une poule tentant de prendre son envol. Je fermais les yeux : si seulement Shinoda-san était avec moi.

Mais soudain, la porte d’entrée s’explosa contre le mur, faisant un boucan pas possible et m’extirpant de mes pensées… Ou plutôt, en réalisant mon vœu ! Elle m’attrapa délicatement par le col, avec autant de passion qu’elle éprouvait pour moi. Elle susurra fortement des mots emplis de savoir : quelle fille brillante ! Alors qu’elle me penche vers elle : je tente d’étirer au maximum mes lèvres en avant, avec une bouche en cul de poule. Je voulais un baiser d’amour, da !

Alors que le type de l’accueil était jaloux (surment parce qu’on était amoureux Shinoda-san et moi), il chercha à s’interposer, mais ma belle avait su l’intimider. Mais quelle femme de caractère ! Et je peux l’affirmer, surtout lorsqu’elle lâche notre étreinte pour me donner avec amour des gants de boxe. Sa petite tête était tellement mignonne, que je n’avais pas pu refuser. Cependant, il était hors de question que je frappe ma belle Shinoda-san. Plutôt mourir.

Je me mets tout de même en position de combat pour lui faire plaisir ! J’avais jamais fait de boxe, et j’avais toujours cru que ça se pratiquer sur un tatami en maillot de bain avec des raquettes. Enfin bref ! Elle me souriait, et pour elle, j’aurai fait n’importe quoi. Mais n’ayant aucune idée de comment pratiquer la boxe, je me risque quand même à agir en premier. J’avance mon pied gauche en avant, recule légèrement mon pied droit en prenant appuie sur la pointe de mon pied. Les deux mains ramenées au niveau de ma poitrine, j’inspire un grand coup. Le rythme de mon cœur accélère, et je n’entends plus la chanson qui tournait en boucle depuis tout à l’heure.

Soudain, j’attaque. Je charge mon attaque en commençant à hurler comme dans un shonen japonais. Puis je donne un coup dans le vide sans changer de place avec ma main droite. Le gant que je n’avais pas attaché, quitte ma main avec force et rapidité en direction de Shinoda-san. Au moment où je vois le gant partir, j’hurle : " FULGURO POING " ! Puisse mon amour te toucher, Shinoda-san !

Maman, Papa, Staline, j’aime Goldorak ET Shinoda-san, da !

Codage par Libella sur Graphiorum
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#3 le 02.08.18 2:03

Can't u just die ?
Poker-faced

Part 1 // Part. 2

Alors qu’une distance raisonnable nous sépare, je ne peux que sentir son odeur : la vodka, le vomi, le maquillage et la fumée semblent avoir été écartés par une bonne douche. Cela dit-son haleine putride reste inchangée. Cela aurait été trop demandé à ce kami-sama qui s’amuse à me persécuter avec l’instrument démoniaque qu’est Sergueï.

M’avançant vers le tapis de la salle, je tente de faire le vide dans mon esprit. Je me mords la lèvre et du sang en perle, mes crocs se plantant douloureusement dans la chair fragile de ma bouche. Il y a des images qui vous marquent, qui vous restent, qui s’accrochent à vous pour le meilleur et le pire. Je contemple d’un regard acéré, hautain et dédaigneux le russe me rejoindre, l’air abruti, comme d’habitude. Avec lui, tout va pour le pire. Il est de ceux que l’on n’oublie qu’une fois qu’on leur a roulé dessus avec un tractopelle en marche avant, puis que l’on y est revenu un coup en marche arrière pour être sûr qu’il soit mort. Pour le plaisir, on peut recommencer à l’infini, jusqu’à ce qu’il ne reste rien de cette personne. Plus. Rien. Pas même des tripes.

Je ne peux pas le tuer, mais je compte bien le défigurer. Les commissures de mes lèvres se retroussent sur mes canines et j’essuie d’un bras le sang qui y perle. M’étirant rapidement, je jette ma veste dans un coin pour me retrouver dans une tenue plus confortable et surtout plus appropriée pour un combat, ne laissant aucune prise à l’adversaire - oui, avec des gants on peut pas attraper les choses, mais rien ne dit que l’autre immondice sur pate ne va pas tenter d’utiliser ses dents putrides de molosse pour m’handicaper. Les Russes connaissent-ils l’honneur ? Le connait-il lui, puisqu’il vit à Tokyo ? Je plisse les yeux sans lui poser la question.

De mon côté, si je perds c’est reparti pour un seppuku, à la seule différence que cette fois je ne pourrais pas mourir. Dommage, j’aurais préféré ne plus voir sa tête d’ours et son sourire benêt.

Essayant de rester calme, je revois des images de cette soirée improbable. Il me perturbe, me met hors de moi, j’ai juste envie de le trucider sur place. Mais on est à l’Agence et ça risquerait de poser problème. A la rigueur un autre coup de pieds dans les parties devrait être facile à placer, avec un petit « oupsie » innocent.

Regardant en l’air, je constate avec un air accablé que la chanson qui est actuellement passée en boucle est « Adios les kilos ». Une chanson dont le Russe ne comprend certainement pas le sens d’ailleurs, tandis que les paroles en français me donnent envie de creuser un trou et de m’y enterrer. Comme une autruche.

Ou comme Sergueï s’exerçant. Je ne peux que me souvenir avec douleur de cette image : lui, agitant frénétiquement les bras sur son tapis de course à la manière d’un bébé mouette apprenant à voler. Oui. Sauf que : c’est un bébé énorme et plein de muscle, sans rien de mignon, et le chat n’a pas prévu de l’aider à prendre son envol. Je cligne de mes doubles paupières, mon sourire effrayant toujours affiché sur le visage. Je vais te bouffer.

Fermant les yeux, j’essaie d’oublier ses tentatives de baisers - que j’ai d’ailleurs superbement ignoré tout à l’heure - et son comportement général. Comment peut-on être aussi con, sérieusement ? Il a cru que moi, chimère, je vais me laisser faire et le laisser déposer des baiser baveux partout sur moi. Beurk. Je vomi mentalement en imaginant la scène. Et comment peut-il imaginer un seul instant que je l’apprécie, alors que je lui montre clairement ma haine.

Il a peut-être besoin que je la lui crache à la gueule ?

Finissant de ressasser des idées inutiles dans le cas présent, je plisse les yeux en les dardant droit sur lui et me met en position, remontant mes poing bien haut en une garde parfaite. Mon sourire indécrochable toujours affiché sur mon visage, je savoure ce qu’il va suivre. Il ne sait pas à qui il à faire. Qui je suis. Que je maîtrise les arts martiaux. Dont la boxe thaï. L’idée de lui ravaler la façade me fait frissonner de plaisir.

J’observe attentivement ses mouvements. Les dons de l’injection que j’ai subi ne me confèrent pas qu’une apparence féline, j’ai également hérité du chat sa capacité de calcul et d’observation. Il gesticule comme une larve devant moi, cherchant à trouver la bonne position. Un moment, je me demande s’il va m’attaquer, mais visiblement les Russes ne connaissent ni la galanterie ni l’honneur : il s’exécute. Mes oreilles et mes yeux ont un instant de choc, lorsqu’il se met à hurler comme un malade en me fondant dessus, poing en avant. Il nous fait quoi, du narutoski ?

Je me reprends de justesse, pas assez pour l’accueillir comme il se doit - j’avoue que j’aurais adoré lui balancer un remontant - et je me contente de dévier son grossier poing tendu en m’écartant, histoire qu’il s’éclate au moins par terre, s’il ne se reprend pas avant.

J’éclate d’un rire moqueur, riant de son action :

— C’était quoi, ça ? Tu es au courant que hurler « fulguro poing » ne t’apportera rien ?

J’avoue que j’ai rarement vu une tentative aussi pathétique. Au moins, je me suis trouvée un punching-ball idéal et qui de surcroît me donne envie de le frapper de toutes mes forces. Attendant qu’il se repositionne, je fais de même. Le duel peut recommencer.

— Иди на хуй, идиот (Idi nia houille, idiot), je susurre avec un rictus sadique en le regardant de haut.

Presque immédiatement, je passe à l’action. D’un geste précis, je lui envoie mon pied dans la cuisse et pousse dessus d’un direct en ligne basse, pour le déséquilibrer. Me ruant ensuite sur lui avec une lueur mauvaise dans le regard, tout en maintenant ma garde, je cherche à lui asséner un revers en rotation.

Les dés:
4 faces :
  1. Elle démonte la garde de Sergueï et parvient à son visage.
  2. Elle ne passe pas la garde de Sergueï mais lui détruit l’avant-bras.
  3. Elle ne parvient pas à contrôler son geste et percute la personne derrière eux, trop proche.
  4. C’est un fail, elle se loupe et son élan la fait tomber à terre.


Si 3 :
  • Pile : la personne touchée tombe dans les pommes.
  • Face : la personne touchée se joint au combat et se jette sur Mitsuko.


Si 4 :
  • Pile : elle tombe seule derrière Sergueï.
  • Face : Elle entraîne Sergueï avec elle.


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#4 le 02.08.18 2:03
Le membre 'Mitsuko Shinoda' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


#1 '4 FACES' :


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#2 'PILE OU FACE' :


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#3 'PILE OU FACE' :
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#5 le 02.09.18 16:19

Mistake – ft @Mitsuko Shinoda

J’aimais tellement entendre Shinoda-san parler russe ! Elle avait un petit accent tout craquant, autant que la banquise qui craque en Antarctique. Et puis voir Shinoda-san dans cette tenue m’avait apporté des papillons dans le ventre : il ne restait plus qu’à espérer que des chenilles ne sortent pas de là où elles ne devraient pas : car je suis un peu allergique aux chenilles, et que je n’aime pas me gratter vous-savez-où.

Mais je divague. Maintenant le pied de Shinoda-san me caressait avec force la cuisse, ce qui me fit frémir et me perturba un instant. Ça m’avait chatouillé, et j’essayai de ne pas rire. Mais c’est lorsque son poing se dirigea vers ma tête que je pris conscience du danger. Car son geste n’était pas précis : j’étais plus grand qu’elle, et elle avait dû se dire qu’avec de la puissance, elle aurait pu m’embrasser avec son poing, mais c’était hélas trop audacieux de sa part.  

Sous estimant sa force si féminine et si attrayante, elle percuta un type louche qui avait osé approcher de trop près ma douce et tendre. Je manquai de m’évanouir lorsque je le vis se jeter sur ma chimère pour la frapper. Qui voudrait frapper une fille aussi charmante et délicate qu’elle ?

Ma vision se brouilla et ma poitrine se resserra. Cet homme, aussi puant que répugnant, avait osé se jeter sur ma bien aimé dans l’espoir de lui faire du mal. Cet homme … voulait peut-être me la voler ? La sentence pour ce genre de crapule capitaliste ? Une punition bien méritée. Tandis que le voile de brume devant mes yeux se lève, je jette un coup d’œil rapide en direction de la fenêtre de l’agence : il faisait nuit, la lune brillait.

L’adrénaline monta rapidement. Sans plus attendre, je saisis l’homme par le col de son tee-shirt d’une seule main, et je l’envoyai se fracasser contre un appareil de musculation à 2 mètres d’ici. Le tee-shirt déchiré, l’homme me jette un regard meurtrier, mais une fois de plus dans la soirée, je m’interposai entre Shinoda-san et le danger. Je la protègerai tel une sailor moon protègerai le monde. J’étais … J’étais … Sailor URSS !!

Je pris une pose spectaculaire : une main posée sur la hanche et l’autre pointé en direction du pervers, je ris fort. Je pouvais presque sentir le sol tremblotait : mais je pense que c’était plutôt les machines de musculation qui faisaient vibrer le sol. Je fronce méchamment les sourcils et souris en affichant toutes mes dents.

« Tsuki ni kawatte oshioki yo !» (Au nom de la Lune, je vais te punir) prononçais-je avec la voix de Sergine la diva. J’étais très fier de moi : j’allais lui faire peur et il allait très certainement partir. J’imaginai déjà Shinoda-san, pendue à mon bras, en me susurrant des « Sergueï-sama, vous êtes si fort et si beau ! », « Sergueï-sama, épousez-moi ! » et des « Sergueï-sama, protégez-moi aujourd’hui et pour l’avenir ! ».

Mon imagination était débordante, comme le sang qui coulait de mon nez rien qu’en imaginant la scène. J’étais son héros et son sauveur, depuis quelques temps déjà, et il ne manquait plus que je fasse une nouvelle fois une démonstration de ma force pour la conquérir entièrement. Soudain, des rires viennent interrompre le fil de mes pensées. L’homme qui menaçait plus tôt ma belle, était par terre. Il se tenait les côtes, en position fœtal, en riant tellement fort que de la morve coulait des yeux et des larmes de son nez… ou l’inverse. C’était étrange, on aurait dit qu’il souffrait. Je ne voulais pas qu’il souffre d’avantage, aussi répugnant qu’il pouvait être.

Je me penche vers lui et commence un massage cardiaque. J’avais déjà vu faire à la télé, ça ne devait pas être si compliqué. L’homme avait cessait de rire, mais il semblait effrayé. Alors, je dépose délicatement un baiser sur son front, et lui dit « Ça va aller, mon petit, tu n’es pas seul ». Je me concentre une fraction de seconde – pas assez pour réfléchir en fait – et commence le massage cardiaque. Je cris pour me donner de la force le seul nom pour lequel je vivais :  « SHINODA-SAAAN ! ». L’homme sous moi se débattait et réussi avec beaucoup de chance à s’extirper, à bout de souffle. Le visage rouge, l’homme hurle avant de partir :« Mais vous êtes tous fous ! Vous êtes complètement tarés, bande de sauvage ! »

Je me relève, et fais face à Shinoda-san, qui n’avait pas bougé. Je lui souris tendrement, et lui dit, fier de moi :

« Tu as vu Shinoda-san, comment j’ai sauvé l’âme et le corps de cet homme ? Si jamais quelque chose devait t’arriver à toi ou à l’un de nos 8 enfants, je pourrais vous sauver, tu comprends, da ? »

Sans prendre la peine d’écouter ce que Shinoda-san pouvait bien me répondre – en admettant qu’elle essaya de répondre – j’enchaine, en sortant une flasque de vodka caché dans mon short de sport. Je dégoupille et avale une gorgée russe, c’est-à-dire la moitié de la flasque, en quelques fractions de seconde seulement. Je la tends vers la chimère rose, l’invitant à boire une gorgée. Mais hélas la gourde m’échappa des mains, et vint s’écraser au sol, lamentablement.

Ma détresse fut telle. Mon pouls accéléra. J’halète. Mes pupilles se dilatent. J’hurle : « NON, PAS TOI , NOOON ! » et me jette au sol de tout mon poids. A cet instant précis, sous le regard de ma belle, deux choix s’offrait à moi. La première option : céder à mes pulsions et lécher la moindre petite goutte de vodka à terre. La deuxième : Faire des pompes. Etant mauvais pour faire des choix, je décide de choisir les deux, da !

Je me positionnai pour faire des pompes, et à chaque décente, j’en profiter pour lécher le sol. Encore une fois, pour trouver la force qui sommeillait toujours en moi, j’hurle des « Shinoda-san ! Shinoda-saaan ! » entre chaque effort. Je le ferai jusqu’à qu’il ne reste plus rien par terre. Mais ce cri d’espoir ne suffisait bientôt plus, et je dus me résoudre à sortir ma botte secrète : une deuxième flasque de vodka caché de l’autre côté de mon short. Ma main droite tenait la flasque, et ma main gauche faisait le travail des pompes : j’aimais bien les faire à une seule main, da !

Je sentais bien que plusieurs regards étaient braqués sur moi, et pas seulement celui de ma bien-aimée. Pour la première fois, le type de l’accueil avait lâché son magazine, et nous regardait bouche bée.

J’avais hâte que Shinoda-san me demande en mariage, je savais déjà quelle robe j’allais mettre, da !

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28Féminin34Zero Two - Darling in the FranXXMerlebleu de l'Est, biquette et chat.Maison de villeChef stagiaire de la branche drogue du Bchobiti51381920Féminin03/02/2018complètele cabillaudLeone J. Chiaramonte & Pandora R. Bahatóris
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#6 le 06.09.18 2:09

Can't u just die ?
Poker-faced

Part 1 // Part. 2

J’ai raté mon coup. Moi, Mitsuko Shinoda, j’ai raté mon coup. Devant le pire ennemi de l’humanité : le Russe de mes deux. La constatation me laisse complètement muette de stupéfaction. Mais j’ai à peine le temps de comprendre ce qu’il s’est passé que l’homme que j’ai percuté « malencontreusement » - bien fait pour sa gueule - se jette déjà sur moi, le nez pissant le sang, en poussant un hurlement presque aussi barbare que celui de Sergueï.

Ce dernier semble continuer à croire que je suis sa future épouse et future mère de ses enfants - il est au courant qu’on est morts, d’ailleurs ? - et me défend malgré le fait que j’ai tenté de le défigurer. Je ne le comprends pas : est-il complètement ravagé ou simplement aveugle ? Non parce que je veux bien que l’amour fasse croire n’importe quoi, mais ça ce stade c’est plus possible de se voiler la face à ce point.

La scène, dont le protagoniste est ce Russe lourdingue, se déroule encore une fois au ralenti, sous les yeux médusés de la salle. Alors que je me défendais et tentais de maîtriser l’autre idiot frappé non seulement au visage mais aussi dans son estime de lui-même, l’armoire à glace slave le saisit et l’envoie valser contre un appareil de muscu. Un craquement se fait entendre dans la salle, désormais complètement silencieuse. Le nez en sang et le t-shirt plus proche du haillon que du chiffon, l’homme nous toise avec mépris et rage, sans pour autant parvenir à se relever.

Je jette un coup d’œil médusé à Sergueï. En vrai, s’il m’obéit au doigt et à l’œil, je pourrais tout à fait en faire mon toutou attitré et lui faire faire tout le sale boulot du Bchobiti !

Quoique.

Je ne me crois pas assez forte pour le supporter à longueur de journée. Pour l’entendre m’appeler avec son accent affreux et sa voix gutturale « Shinoda-san-san ! ». Pour sentir son haleine et son odeur corporelle fétide, mélangées à une dose inconsidérée de vodka. Non, c’est mort, jamais.

Me ressaisissant, je ricane en voyant l’homme s’effondrer à terre pour gémir de douleur, mais la pose que prend l’imbécile lobotomisé russe me coupe toute envie de rire. Je crois qu’il me fait juste pitié, ce pauvre petit. Je m’éloigne à petit pas, mais le voilà qui hurle à nouveau une phrase toute droit sortie de Sailor Moon. J’en peux plus, personne ne peut lui arracher la langue, à celui-là ? Glissant à nouveau mon regard vers lui, j’essaie de lui faire comprendre tout le dégoût qu’il m’inspire. Hélas, je crois bien que c’est une cause perdue : il semble fier de lui, avec sa pose de magical girl à deux yen.

Devant ce spectacle consternant, je soupire en lui demandant, très sérieusement :

— Allez, dis-moi la vérité, tu es un échappé d’asile, c’est ça ?

Finalement, cela me semble être la solution la plus plausible à sa grande stupidité. Ou alors c’est un génie dans son genre.

Fixant ses yeux vitreux, je cligne de mes doubles paupières en soutenant son regard. Kami-sama, mais qu’est-ce qu’il me veut à la fin ? Pourquoi s’acharner sur moi de la sorte ? Il a pas d’autres gens à aller saouler ?

Un rire me fait détourner les yeux. Nouveau battement de cil, nouvelle scène étrange. Mais tuez-les tous, par pitié, faites qu’un miracle nous débarrasse de ces hommes. L’homme que nous avions mis K.O. plus tôt se trouve maintenant roulé en boule au sol - assez crade et plein de transpi - en train de rire. Peut-être que Sergueï devrait envisager la reconversion en comique du dimanche, ça devrait passer auprès de gens comme le gars hilare.

Par contre, certainement pas en sauveteur des plages. Premièrement parce qu’il fait plus pédobear que maître-nageur : voilà que le Russe se met à croire que l’autre va mal et lui fait un massage cardiaque comme s’il était en train de faire un arrêt cardiaque tout en le rassurant comme le ferait une maman avec une tête de Poutine bien flippante. Je ne manque pas d’éclater de rire à mon tour tandis que l’autre hurle de douleur - il se tenait tout à l’heure les côtes, rappelons-le -, mais le cri du pseudo-secouriste retire toute expression hilare de mon visage. Fronçant les sourcils je vois qu’il s’en sert pour se donner comme de la force, mais je n’ai pas le temps d’en placer une que sa victime s’échappe en vociférant comme un porc.

— Non, le seul malade ici c’est lui, je réponds en désignant Sergueï du doigt avant de continuer d’une voix plaintive, il s’est échappé d’un asile, c’est grave, il faut appeler la po-

La fin de ma phrase reste bloquée dans ma gorge alors que j’entends ledit russe parler d’enfants et de malheur. Je me retourne avec fureur pour lui répondre :

— Depuis quand on a des enfants, 8 en plus ?! Vous pondez ou quoi, en Russie ?! J’espère qu’avec tes talents de secouriste tu arriveras à t’achever toi-même, ce serait le plus beau cadeau du monde à mes yeux ! je crie, ulcérée.

Mais il ne m’écoute pas - c’est dire sa conception de la femme d’ailleurs - et s’enfile une gorgée olympique de vodka, sortie d’une flasque dont je ne veux pas connaître la cachette. Je le regarde avec dégoût, un sentiment qui s’intensifie lorsqu’il me tend son alcool. Manquerait plus que ça, je suis sûre qu’il traine sur lui toutes les maladies possibles et imaginables. Acte du karma, enfin, sa flasque tombe et vient se vider lamentablement sur le sol, m’éclaboussant les pieds et le bas de mon leggin. Hurlant de désespoir, le Russe hésite un moment avant de jeter au sol.

Mais. Non. Quoi ?

Je fais un bond en arrière en lâchant un feulement. Moi qui pensais qu’il allait simplement ramasser sa flasque et se tirer -enfin -, c’était sans compter sur son incroyable stupidité. Sous les yeux ébahis, terrifiés ou atterrés de l’assemblée, le Russe s’est mis à faire des pompes et à boire sa vodka en même temps, tout en hurlant mon nom.

Jetant un coup d’œil désespéré autour de moi, on en me répond que par des regards d’encouragement, comme si j’étais censée prendre en charge ce cas. Je vais finir par me faire un ulcère, à ce rythme-là.

Le gérant, croisant mon regard, m’invective injustement :

— Mais tiens-le en laisse, ton bonhomme, t’es une chimère, non ?

Je m’apprête à lui faire comprendre ce que c’est que d’être une chimère avec des griffes, mais le supplice pour nos oreilles s’interrompt enfin, et l’auteur de ce raffut finit par sortir d’on ne veut pas savoir où une nouvelle flasque - il se balade vraiment h24 avec de la vodka ? -, au grand désespoir de l’assemblée, qui pousse unanimement un soupir et commence à plier bagage.

Le voilà qui me fixe, encore. Mauvais présage. J’hésite. Je pense qu’il faut donner une bonne leçon à cet homme, lui montrer que le monde n’est pas forcément celui qu’il croit. Cette raison ajoutée au fait que je n'éprouve pour cet homme qu'une profonde haine, je suis la personne parfaite pour faire son éducation tardive !

— Le Russe, je commence, on va régler ça à l’ancienne : je te propose un duel, un défi, toi et moi, celui qui gagne a le droit de donner un gage à l’autre, j’explique maigrement.

Au moins maintenant, je connais son point faible : la vodka, dont il semble être inconditionnellement dépendant. En attendant, je l’imagine avec délice hurler de désespoir pendant que je lui fait faire un truc ignoble - même si avec ce type, il faut revoir la définition d'ignoble...
Awful
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Surrender love

昨日の花は今日の夢