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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 28 Féminin
× Age post-mortem : 34
× Avatar : Zero Two - Darling in the FranXX
× Croisée avec : Merlebleu de l'Est, biquette et chat.
× Logement : Maison de ville
× Métier : Chef stagiaire de la branche drogue du Bchobiti
× Péripéties vécues : 502
× Øssements576
× Age IRL : 20 Féminin
× Inscription : 03/02/2018
× Présence : complète
× Surnom : le cabillaud
× DCs : Leone J. Chiaramonte & Pandora R. Bahatóris

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
19/100  (19/100)
28Féminin34Zero Two - Darling in the FranXXMerlebleu de l'Est, biquette et chat.Maison de villeChef stagiaire de la branche drogue du Bchobiti50257620Féminin03/02/2018complètele cabillaudLeone J. Chiaramonte & Pandora R. Bahatóris
chimère
chimère
28Féminin34Zero Two - Darling in the FranXXMerlebleu de l'Est, biquette et chat.Maison de villeChef stagiaire de la branche drogue du Bchobiti50257620Féminin03/02/2018complètele cabillaudLeone J. Chiaramonte & Pandora R. Bahatóris
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#1 le 13.07.18 18:16

Can't u just die ?
Poker-faced

Part 1 // Part. 2

Je n’en peux plus. De ce Russe de mes deux, de ce spectacle atroce et de mon karma. Je veux dire, est-ce qu’il est possible de vivre en direct le comble pour une chimère instable ? Visiblement, oui, et puissance 10 : coincée dans le corps d’un homme, avec pour prétendant une armoire à glace qui n’a visiblement pas fini d’être éduqué par maman-da au beau milieu de pseudo drag-queen dégoulinantes de sueur et de pervers en rut, que peut-il encore m’arriver de pire ?

Peut-être ce spectacle affolant : je demeure interloquée par son cri, et par l’effet qu’il produit. Bien cachée derrière le rideau de la salle, je suis obligée de faire un énorme bond en arrière pour ne pas me prendre des morceaux de verre brûlant venant des projecteurs qui ont explosé. Un instant, mais un instant à peine, j’ai de la compassion pour le compte en banque du propriétaire de la salle, qui va certainement trinquer.

Alors Sergine s’élance en rugissant au milieu de la foule, blessé par mon extincteur, la robe déchirée et le torse à l’air, en train de chanter une mélodie inquiétante, doublée par son grand rire gras. Sur son passage volent les tables et les chaises - les gens aussi - qui ne manquent pas d’atterrir dans la face de quelques mâles affolés. Est-ce à ça que ressemble un Russe en manque de sa dose de vodka ? Je suppose que oui. C’est terrifiant.

Dehors, le bruit des sirènes des voitures de polices se font entendre, les pompiers aussi, le tout se mélangeant aux cris des prisonniers des flammes dans un capharnaüm terrible. On aurait cru être à Londres en 1666. En plus le proprio a la bonne idée de fermer toutes les issues.

Je regarde l’autre fou, il me cherche du regard. Je grimace et tourne la tête dans tous les sens pour trouver une issue de secours, comme dans tout endroit public normal. Le générateur de secours ne m’en laisse pas le temps et m’aveugle. Je glapis sous l’effet de l’intense luminosité, fermant mes yeux de chat décidément trop sensibles.

En les rouvrant, je constate la présence de l’ours russe à côté de moi. Quand et comment m’a-t-il rejoint ? Je n’en sais rien. Le fait est que si j’étais bien cachée avant, il a attiré une horde de groupies déguisées et de mâles en rut sur nous. A tous les coups on va finir séquestrés dans une cave et vendus sur le marché noir avec des zombies. Ma paranoïa prenant le dessus, je fixe le plafond en phasant un moment - oui comme votre chat lorsqu’il voit un fantôme juste au-dessus de votre tête - pour oublier l’abîme qu’est mon existence en ce moment.

L’énième cri - ou rugissement - de l’animal slave me tire de ma rêverie pour me ramener violemment à la réalité. Je constate qu’il est maintenant armé d’une table qu’il secoue dans tous les sens. Autrement dit, il est d’autant plus inquiétant ainsi.  Sa tirade me décroche une grimace. Beurk mais pitié que quelqu’un m’arrache à ce sketch. C’est pas possible de mourir là, de suite, pour la seconde fois ?

Un rictus dédaigneux sur le visage, je croise les bras sur ma poitrine et manque de peu de lui donner un coup de pied pour qu'il tombe sur la foule. Dommage, le saké m'empêche de viser correctement.

— Eh, le Russe, je vocifère à mon tour, tu crois que je peux pas me défendre seule ?

S’il m’a répondu, je n’ai rien entendu, car c’est ensuite qu’il menace les autres d’un clin d’œil se voulant peut-être aguicheur, je n’en sais rien.

La suite me laisse de marbre, tant c’est stupide et mérité. Dans son élan, le Russe se prend les pieds dans un gobelet en plastique et va s’écraser contre un mur, qu’il emporte avec lui. Bien fait. Personne ne s’y attendait et les autres spectateurs de ce pitoyable spectacle restent un moment interloqués, observant Sergine s’enfuir toute vêtue de rouge. Je profite de la surprise générale pour m’enfuir par la même sortie, non sans adresser à la foule un signe du doigt extrêmement poli, pour leur manifester ma joie.

La pluie tombe toujours aussi violemment, mais je m’élance à l’extérieur du bâtiment sans hésitation, pour me perdre dans les ruelles et m’éloigner aussi loin que possible de cet endroit.

J’erre un moment à pieds avant de me décider à prendre le métro. Je n’ai l’air de rien, avec mon corps de gars et mes habits ridicules. Je grelotte et me précipite dans la première boutique de fringue que je trouve. Je rentre chez moi, en priant pour ne croiser personne et prend un bon bain bien chaude pour me remettre de mes émotions. Ensuite je remplis mon estomac en hurlant d’indignation devant un truc débile sur Deathflix, sans oublier de jeter mes fringues dégoulinantes de vomis dans la benne à ordure des voisins. Avec plaisir, je constate qu’au bout de quelques heures les effets de la potion se dissipent enfin.

J’ai envie d’oublier tout ça, alors deux options s’offrent à moi : noyer mon désespoir dans l’alcool, ce qui est plutôt séduisant, ou me défouler dans une salle de sport. J’opte donc pour la seconde option et enfile des vêtements confortables - petit top de sport ample mais court et leggins de fitness. L’une des rare salle de sport accueillant n’importe qui n’importe quand étant celle de l’Agence, je m’y dirige alors que la nuit est presque noire. Je pense qu’un peu de sport de combat sera parfait pour moi.

J’éprouve un tel plaisir à marcher dans des vêtements qui sentent ma lessive et surtout dans mon corps de femme que je fais une croix sur toute potion que l’on voudra me refourguer, même gratos. J’ai été assez naïve pour croire en la bonne foi d’un nécromancien, je ferai plus attention, à l’avenir.

Une fois arrivée dans les sous-sols de l’Agence, j’arpente avec enthousiasme les couloirs jusqu’à trouver la salle de musculation. Je déchante rapidement, la porte à peine ouverte. « N’importe qui », hein ? A croire que ma mauvaise étoile n’en a pas fini avec moi. Je ferme la porte et me retourne contre cette-dernière.

Qu’est-ce qu’il fout là ?! Mon pire cauchemars, encore là où je vais par un miracle des plus détestables. J’inspire et expire lentement, tentant de contrôler la colère qui gronde de plus en plus fort en moi. La main tremblante, j’envoie finalement la porte s’exploser contre le mur et rentre en trombes, me dirigeant directement vers Sergueï.

L’attrapant par le col, je le penche vers moi et lui hurle dessus, sans me préoccuper du regard des autres personnes présentes :

— Sale suppot du KGB, tu m’as foutu un mouchard dessus, c’est ça ?

Je frissonne en constatant avec horreur que j’ai changé l’intégralité de mes vêtements. Mes sourcils se rejoignent dangereusement alors que j’émets un feulement agressif. Il m’a piquée avec une seringue ? Y’a un machin sous ma peau ?

Je siffle ensuite de rage et m’apprête à le mordre et à le griffer quand quelqu’un m’interrompt pour me passer un savon. Le regard que je lui jette et le col du Russe dans mes mains le dissuadent d’insister, alors il s’éloigne en lançant un « c’pour ça que j’sors jamais avec des chimères ».

J’écume. Reportant mon attention sur Sergueï, je n’ajoute rien et le balance en arrière - t’façon il pue toujours autant le chacal - avant de me retourner. Me baissant je me saisis de gants de boxe et lui en jette une paire avant de lui faire signe d'approcher.

— Allez mon gros, on va régler ça aux poings, tu veux.

Mon ton est sans appel et c’est mon visage de yakuza qui s’affiche maintenant sur ma petite tête rosée, le regard sérieux et un sourire à en faire pleurer les bébés collé sur les lèvres.
Awful
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All men must die. But we are not men.I don't believe you anymore.
I don't need you anymore.