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× Image : × Age de la mort : 25 Masculin
× Age post-mortem : 194
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× Croisée avec : probablement un oreiller
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× Age IRL : 99 Masculin
× Inscription : 14/06/2018
× Présence : complète

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Terminé #1 le 18.06.18 2:43
Bien sûr durant des années, il n'avait eu aucun doute là-dessus. Bien sûr durant des décennies tout était normal, mis à part quelques détails de peu d'importance -comme la disparition du manoir familiale, de la famille, des Amis, des oeufs- et quasiment insignifiants -sauf pour les oeufs. Bien sûr durant plus d'un siècle tout était pour le mieux sur la propriété.
Mais depuis peu, la solitude devenait pesante, et le doute le prenait. S'il était seul, serait-il possible que quelque chose fut arrivée ? Que lui avait-on dit, déjà ? Ce prétendu Roi des porcs, Orchi-mytho (sans doute un Grec) ou quelque chose dans le genre, n'était donc pas un fou ? N'avait-on pas envoyé Tinek pour soigner ce pauvre bougre ? Le doute le rongeait comme son gourmand de frère avec la brioche de sa très aimée amante.

Il n'avait pas de nouvelle de la Reine Victoria depuis 169 années ; était-il permis à une impératrice de se taire durant autant de temps ? Pour s'enquérir de sa santé, il s'en alla à la capitale. Mais il ne reconnut jamais ni Londres, ni Peterborough, ni aucune ville de la glorieuse Albion. Ayant questionné un jour, une femme, qui parcourait la route dans une étrange berline sans cheval, elle ne lui avait ni parlé de Victoria, ni d'Orchi-Mytho mais d'un tiers souverain : Joe Chuha ou un nom de ce genre.

Intrigué il avait voulu prendre le plus vif cheval de l'écurie du coin, mais on y louait que des chars sans cheval qui possédaient des coeurs métalliques, nommés moteurs, lui dit-on, où l'on y compressait 100 chevaux, lui dit ce baratineur de vendeur. D'autant que ce fieffé coquin ne voulait pas de pounds mais des restes humains que seul un archéologue fétichiste aurait pu avoir en un tel moment ! (et encore, peu s'en aurait fallut que ça ne fût passer pour une déformation professionnelle !)

Décidé tout de même, Tinek était parti à pied en direction de la plus grande ville qu'il pourrait trouver dans ce fichu pays qui était devenu autre chose que le Royaume-Uni en l'espace de quelques jours. Quel fichu progrès ! Il y a cinq jours encore, on était anglais à mil lieues à la ronde, on payait en pounds et en cents et on montait les chevaux au lieu de les réduire en poudre et de les mettre dans des réceptacles en métal. Qui peut donc se complaire de ce progrès détestable ?

Sans plus de questionnement, il avait trouvé une grande ville qu'on lui indiqua comme Tokyo, sans doute une bourgade méconnue de l'Empire Indochinois Britannique qui avait dû s'étendre par la grâce de Victoria. Peut-être était-ce une ancienne capitale, d'une feue civilisation tout à fait barbare à qui il avait échappé les grands principes de la civilisation moderne, dont la pince à sucre.
Mais il apprit assez vite que son nouvel anglais était du japonais et que par voie de conséquence, il était en terre inconnue. On lui apprit aussi que le Japon n'avait jamais été l'Angleterre. Comme la science et l'histoire progressaient vite ! En quelques jours l'Angleterre n'a jamais été et a toujours été le Japon !

On l'amena alors jusqu'à un lieu qu'il avait déjà vu, il en était sûr. C'était un lieu qu'on nommait l'Agence, où il avait passé une semaine, il y a 169 ans. Il n'en avait bien entendu pas le moindre souvenir, seul le bâtiment lui revenait en mémoire, seule la construction lui sonnait une cloche, ce qu'il avait fait durant une semaine naguère avait pris le large il y a bien longtemps de cela.

Quand il dit au premier inconnu sur lequel il avait pu tombé qu'il ne savait guère que faire, qu'il ne comprenait pas bien ce qui lui arrivait, et qu'il ne connaissait rien ni personne, ce gentil homme lui répondit le plus simplement du monde que ce n'était pas son problème et que chacun devait s'occuper de ses immondices excrémentielles avec une parrhésie qui feignit le vulgaire. Il lui répondit quelque chose d'on-ne-peut-plus-raffiné mais -et c'est bien dommage- sujet à méprise (et c'est ce qu'il advint)

Cénobite abscons ! Nycthémère nyctalope !  

Repartant avec un oeil qui ainsi qu'une sauce était au beurre noir, il repartit et posa sa question à un second quidam qui lui conseilla, magnanime, d'aller passer de nouveau un temps à l'Agence en colocation afin de ne plus ne pas savoir quoi faire, afin de comprendre, afin surtout de connaître quelqu'un et quelqu'autre. En partant il lui dit qu'il fallait bien s'y faire, que ça n'arrivait généralement qu'une fois et qu'il fallait faire avec mais que s'il en était autrement plus difficile pour lui de supporter ce changement, qu'il avait pour trois jours seulement, une dizaines de potions en solde à -30% dans une ruelle toute proche et qu'il avait plusieurs élixirs pour revenir parmi ceux qui n'ont jamais mis les pieds ici.

Payer un breuvage pour voyager jusqu'à chez des gens ? Balivernes ! Chansons ! Et puis il y a tant de gens qui n'ont mis pied sur rue, là où je le mets céans hui que je m'en verrais fractionné en tant de petites divisions que je ne saurais plus où donner du morceau.

Avait-il pensé un peu fort avant de se diriger vers l'Agence.
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Terminé #2 le 29.06.18 22:03
Puis ayant un peu trop marché pour ses pieds, il s'assit un tant soit peu de temps afin de recouvrer un peu la forme afin d'entrer avec une excellente mine dans ledit bâtiment qui désormais n'était, selon ce qu'on lui avait dit, plus si long que cela.

Remis de sa marche solitaire -qui à l'encontre de la turque ferait un triste opéra, et à l'encontre de l'afghane ferait un mauvais moyen de conserver son énergie et d'éviter la fatigue- il s'approcha et vit une grosse construction, somme toute assez moderne qui était prête à l'engloutir quand il s'en approcherait Dessus était écrit un mot en nouvel anglais -devait-il dire japonais ?- ce qui rendait sa compréhension assez erronée.

Ayant finalement été convaincu que c'était ici l'agence, et s'étant convaincu par lui-même d'y pénétrer, il s'avança afin de passer une nuit là-bas. On lui apprit qu'il n'avait jamais payé pour partir, que sa chambre était toujours libre et qu'on avait la bonté d'âme de ne pas lui faire payer son retour après 169 ans, que son bâtiment était celui nommé Jules Verne et après cinq minutes béa, que si ça ne le dérangeait pas, ça serait très aimable de se pousser de sorte que les gens derrière lui puissent passer.

Ainsi informé, il alla vers ledit bâtiment puis se rendant compte qu'il n'avait de bagage, ni d'affaire, il parti rapidement dans Tokyo-Londres, afin d'acheter de quoi vivre dans un nouvel appartement.

Il acheta moult et maintes choses, d'abord des valises, et d'autres bien plus utiles pour les remplir. On lui sorti des factures longue comme les jambes d'une femme aux longues jambes, heureusement pour lui il avait un porte-monnaies plein de pounds, mais on lui demanda encore des ossements. Comme il n'avait pas croisé de sépulcres en route, il demanda où pouvait-il en trouver contre quelques livres sterling, on lui indiqua l'Agence, il retourna au trot à l'Agence, où on lui indiqua le bureau de change qui lui changea sa monnaie. Il discuta longuement avec le responsable du bureau. D'abord c'était parti d'une conversation tout à fait anodine, il avait fait remarqué qu'il n'y avait pas beaucoup de monde par ici, on lui répondit que c'était parce que généralement on ne meurt pas avec un porte-feuille trop rempli sur soi. Il n'avait pas trop compris cette notion d'après-mort mais avait laissé tomber avant d'en débattre. Ensuite on parla de ce qu'on faisait sur Terre, que lorsqu'on était soldat, qu'on s'engageait à mourir tôt et dans d'atroces souffrances possibles -on sait que par malheur, la souffrance est parfois en rupture de stock ou bien qu'on n'en dispense pas assez lors des bombardements, par cruel manque de professionnalisme- eh bien, qu'il ne fallait pas se donner tant de peine à naître gros et gras, et se borner à se décomposer assez et à s'éparpiller en autant de morceaux que possibles afin que nos porteurs funéraires ne souffrissent pas trop. On rigola en un peu, on en discuta un temps et après quelques heures de discussion, ossements en mains, Tinek demanda où il pourrait bien dépenser de telles choses et qui voudrait bien, en arrhes ou en liquidités, des rotules de vieilles tantes tant épuisées par le tricot et le marathon unijambiste que les rotules en étaient détériorés pis que si elles eussent été des momies.

Simplement, le responsable lui indiqua la petite boutique d'où il venait.

Revenant, il se rappela qu'avant sa discussion fort intéressante et divertissante, il voulait acheter une multitude d'objets pour son nouveau chez-lui. Il paya l'addition qui s'était multipliée -soi disant que lorsque qu'on laisse autant de chiffres sur un papiers, ils forniquent et par l'entremise du taux d'intérêt agrandissent leur fratrie- entre-temps.

Enfin il avait dépensé pour presque mille pounds en affaires en tout genre, des serviettes, des bibelots, des attrapes-poussières, des affiches d'illustres inconnus qui portaient des habits d'un autre temps, des attrapes-rêves (on lui a dit que ça les retenait et qu'on ne faisait que des cauchemars après, bête comme un orteil hypoallergénique, il avait voulu essayer), des habits de son temps et une pince à sucre en argent, plus haute technologie que la civilisation eût fomentée depuis que la civilisation civilisante civilisa de civiliseries, de civilisances.

Ainsi équipé avec le strict -qui avait divorcé avec le minimum- il se rendit vers le logement japonais, confiant que bientôt, de grandes choses allaient arriver.

Après tout, s'il avait voyagé jusqu'ici inconsciemment et que tout avait changé depuis qu'il était à la campagne, ce n'était pas pour rien, si ?