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#1 le Dim 17 Juin 2018 - 17:53

Sergueï feat Leone

Le cosplay ne fait pas le moine


   Il y’a des jours comme ça où je n’ai rien envie de faire du tout. Allongé sur le canapé de l’appartement, je regardais les publicités défiler devant mes yeux vides de toute attention. J’avais l’air d’un gastéropode, mal habillé et qui empestait déjà l’alcool dès 9 heures du matin. Evidemment, j’avais coupé le son. J’avais un de ces mal de crâne ! Je n’avais pas dormi de la nuit. Une certaine chimère à la douce chevelure rose hantait mes nuits. J’avais vraiment l’air d’une loque.

   En soupirant, je me redresse légèrement pour regonfler mon oreiller. Mon coude appuyé sur le fond du canapé, je n’avais pas remarqué la télécommande qui s’y était coincée. Pile en plein dans la touche pour réactiver le son ! Sur le coup, j’ai un sursaut, puis la publicité qui passait à ce moment là captiva mon attention. Un nouveau maid café ? C’était presque rare de voir des publicités sur des établissements locaux. Mais nous n’avions pas ce genre d’établissement en URSS… Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Je n’en savais rien, mais la phrase « boisson à volonté pour toutes personnes cosplayées » sonna comme le glas du paradis à mes oreilles.

   Je me relève, déterminé à me mettre minable dès ce soir. Car l’offre était valable de 18h jusqu’à 3h du matin. Parfait. J’avais toutes les cartes en main : l’adresse, la gratuité … Tout ? Non. Seul un détail manquait : je n’avais aucune idée de ce que « cosplay » était. Evidemment, je n’avais pas de téléphone pour chercher, alors je profite du premier colocataire que je croise pour lui poser la question.

   Un déguisement de personnage d’animé… Cela me paraissait assez amusant, j’aimais bien me déguiser en femme, alors finalement, c’était un peu la même chose. En bref : je n’avais que quelques heures pour me confectionner un cosplay digne de ce nom ! Deux petits problèmes hélas. Le premier : je ne sais pas qui cosplayer, et le deuxième : je ne sais pas coudre.

   Me voilà donc, en train de flâner en ville. J’arpente les ruelles vendant des comics, des mangas et des goodies tout droit sorties du monde de l’animation japonaise. C’était un peu une culture inconnue pour moi, mais il y’avait beaucoup de figurine de jeunes filles très jolie ! Mais une attira mon attention, plus particulièrement. Son physique était proche du mien. En fait en regardant de plus près, c’était une figurine d’homme déguisé en femme ! J’aimais beaucoup faire ça aussi, alors, il ne me manquait plus qu’à trouver quelqu’un qui pourrait le faire pour moi, rapidement.

   Je me renseigne sur le nom du personnage et sur l’animé, et cours dans la première boutique de tailleur du coin, qui accepte de me prêter main forte en échange d’une somme d’argent. Ils prennent mes mesures, et me demande de repasser pour 17h. C’est parfait ! Avant de retourner chez moi, j’en profite pour passer chez un grossiste de coiffeur, et m’achète une coloration pour les cheveux. Je décide finalement de ne pas porter de lentille : trop compliqué et là, de suite, j’étais un peu fauché.

   Les 5 heures qui suivirent furent fastidieuses. Entre douche, épilation, coloration de cheveux et matage d’épisode de la série, j’arrivais chez le tailleur pour 17h30. Je n’avais plus le temps pour repasser chez moi : alors je me suis changé chez eux. Ils m’ont même aidé à m’habiller. Je n’avais plus qu’à me rendre au maid café.

   L’adresse soigneusement notée, j’arrive sur les coups de 18h. Il n’y avait pas foule pour l’instant, mais pendant mon trajet, plusieurs personnes m’avait prises en photo. J’étais méconnaissable, et le cosplay était vraiment réussi !

   J’entre dans le maid café, et je fus surpris de constater que toutes les serveuses avaient des oreilles de chat… Etaient-elles toutes des chimères ? Non… Car elles avaient l’air à l’aise avec les hommes… Dans tous les cas, je comptais bien profiter de cette happy hour à rallonge, da ! Je m’assieds au bar, et commande mon bien aimé Bloody Mary … GRATUITEMENT !

   Lorsqu’une maid s’approche de moi, pour me demander comment elle devait m’appeler pour la soirée, je rigole sinistrement avant de lui répondre :

-Appelez-moi : Magical Boy !


NB: Le Cosplay de Sergueï, c'est l'image juste au dessus du titre



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#2 le Mar 26 Juin 2018 - 11:03
Cosplay
  • Sergeï & Leone
  • Beuverie au programme
  • Ft. un cosplay à moitié à poil
  • Leone est perdu, et cette fois-ci pour de bon. Son hésitation est sans pareille, et, comme souvent, il n’a pas la réponse à l’une des questions les plus ardues du monde. C’est LA grande question, celle sur la vie, l'univers et le reste.

    Quel cosplay enfiler pour ce soir ?

    Le Sicilien, friand de conventions et d’activités étranges japonaises en tout genre, a été tout bonnement séduit par l’avantageux décolleté la grande volonté d’une jeune femme déguisée en maid, avec des oreilles de chat. Et puis, elle avait assuré que c’était soirée boissons à volonté ! Comment résister, aussi ? En ouvrant son sac – ou souk – à cosplay, il avait constaté avec déception qu’il les avait déjà tous enfilé. Tous, à l’exception d’une pièce qu’il a dû acheter ivre mort, ou qu’on lui avait offert, et qu’il n’est pas encore près à mettre – ni en public, ni en privé.

    Il faut donc que Leone trouve une solution à cela. Regardant un peu partout à la recherche de l’inspiration, cela fait maintenant 24h ou presque qu’il est sans idée de costume. Pourtant, la motivation ne manquait pas. Désespéré, il rentre à l’appart presque résolu à renoncer aux boissons gratuites – mais pas à la soirée alcoolisée bien sûr. Et c’est là que le karma agit en sa faveur, pour une fois. En effet, l’un de ses colocs regardait un magasine parlant de jeu-vidéo, détaillant les personnages et leurs diverses apparences, bref, Leone, qui s’intéresse de loin au monde du gaming, s’en retrouve captivé, comme souvent lorsqu’il est  face à un truc auquel il ne comprends rien – c’est son côté vieux. Et là, l’illumination ! Pile ce qu’il lui faut : un cosplay pas prise de tête, pour ressembler à l’un des « champions » du jeu.

    C’est donc dans le but de devenir « Graves pistolet à eau » qu’il part en courant vers la plage de la ville, pour dégoter son attirail dans un magasin de plage. Pas le temps de troquer son costume de psy, il le fourrera dans un sac. Une fois sur place, il s’agit de trouver des lunettes de soleil à verre rose, une énorme arme de poing à eau, un short de bain violet, un body vert fluo – oui, vous savez, cette immonde chose qui ressemble à un string taille géant que votre pote bourré enfile en fin de soirée avant de vomir partout –, un énorme collier, un bracelet de sport violet et de quoi se faire un tatouage tribal éphémère. Le tout, ajouté au casque « emprunté » à l’un de ses colocs sans sa permission, sans oublier les claquettes, donne à Leone un vague air de ressemblance avec le personnage – ce doit être les poils – une heure à peine plus tard.

    Il sort donc du magasin entièrement déguisé, et se dirige vers le métro, pour se rendre au restaurant si tentant. Ses lunettes cachent mal son cache œil, si bien qu’il se demande si le regard des gens qu’il croise est dû à un quiproquo : le prennent-ils pour un voyou pirate ? Il n’ose pas demander, et continue son chemin, en perdant au passage une bonne dizaine de fois ses claquettes, qui sont loin d’être pratiques dans les escalators. L’avantage : se balader à moitié à poil sans être accusé d’exhibitionnisme.

    Quelques séances de photos avec des passants plus loin, il retrouve finalement le bar. Il est 19h, et la promotion à déjà attiré pas mal de monde. Leone n’a donc pas l’embarras du choix quant à la place qu’il peut occuper, et s’assoit, après avoir décliné son identité, auprès d’une femme à la corpulence masculine toute habillée de rose.

    Coup d’œil rapide. Rectification : il s’est assis près d’un homme vêtu d’un costume féminin. Ayant le rire facile, le Sicilien part dans une énorme crise d’hystérie, et ne manque pas de taper sur l’épaule de son voisin – ou sa voisine ?

    Leone, pourtant fana de culture japonaise, d’anime et d’autres fantaisies du genre, ne parvient pas à mettre la main sur le personnage du macif homme àa côté de lui. En le fixant de plus près, il peut sans mal affirmer que c’est un étranger tout comme lui. Nordique, vu la paleur de sa peau. Il plisse les yeux en l’observant un instant, avant de s’exclamer :

    — Ciao ! commence-t-il d’un ton jovial. Je suis Graves, et toi ?

    Il opte pour garder son nom secret, par souci de professionnalisme – comme quoi ça lui arrive d’avoir des éclairs de raison – et commande immédiatement à boire – « n’importe quoi » a-t-il demandé –, en souriant à pleine dents à une jolie serveuse aux oreilles de chat.

    — Ma quee tu ne m’as pas l’air japonais, sans vouloir t’offenser, d’où viens-tu ?

    Autant lui faire la conversation, puisqu’ils sont bien partis pour partager cette table. Repartant d’un rire tonitruant, Leone baisse enfin son œil vers le costume de l’armoire à glace en face de lui. Il phase un instant, et se sert une énorme gorgée de son cocktail à la couleur étrange pour faire passer la découverte. C’est pire que ce qu’il avait cru : l’homme est déguisé comme une magical girl, avec un décolleté tout aussi prononcé donnant sur ses pectoraux, des brassards, des froufrous, des paillettes et… Leone penche la tête sous la table, peu gêné par la situation, et constate la présence d’une jupe tout aussi rose que le reste, et de bottines à talon.

    — Ça ne te dérange pas de marcher avec ça, ma quee c’est oun peu compliqué, non ?

    A croire que c’est la seule chose qui le dérange dans cette situation.

    By Nymphea


    Le cosplay :



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    #3 le Dim 8 Juil 2018 - 18:38

    Sergueï feat Leone

    Le cosplay ne fait pas le moine


     Un homme s’est approché de moi. A son accent, il venait d’ailleurs, comme moi ! Un italien très certainement ! Je ne connaissais pas ce type, mais je l’aimais bien : il avait le rire facile ! Il se présenta à moi de manière très gentille, da ! J’allais peut-être me faire un ami dans la soirée ! Graves ? Vu qu’il m’avait l’air italien, je pense qu’il s’agissait là d’un pseudo. Alors je me fis de même :

    - Je suis Magical Boy. J’œuvre dans l’ombre pour protéger les enfants et l’amour de ma vie, da !

    Lui-même avait deviné que j’étais étranger, et ce n’était franchement pas difficile à mon accent j’imagine. Mais je me sentais toujours un peu flatté quand quelqu’un me demandait d’où je venais. J’aimais beaucoup parler de la mère Patrie. Buvant une grande gorgée de mon cocktail – que je vidai de moitié par gorgé – je lui réponds :

    - Je viens de la belle, majestueuse et magnifique mère Patrie : la Russie ! Enfin je suis né et mort en URSS, mais c’est la Russie quand même.

    Puis lorsque le regard de l’étranger se posa sur moi pour m’examiner, je profitai pour avaler rapidement la deuxième et ultime gorgée de mon Bloody Mary. Une telle douceur dans la bouche me donnait des frissons. Le duvet sur mes bras s’hérissait presque à la verticale dans un tel instant de plaisir, un peu comme dans les publicités pour café que les européens et les américains se plaisent tant à faire ! Avant de commander un nouveau cocktail, j’enlève les traces de ma divine boisson avec une serviette, et répond à mon, je le pressens, nouveau camarade de beuverie, en rigolant légèrement mais sincèrement :

    - Non, haha ! J’ai l’habitude de marcher avec des talons, j’aime beaucoup me déguiser, je me suis déjà retrouvé à porter plus haut que ça, da !  C’est même plutôt confortable ! Le secret, c’est de ne pas trop se reposer sur ses talons, et de mettre de bonnes semelles au fond des chaussures. Vous savez, monsieur Graves, une fois j’ai même défilé avec des talons !

    Levant ma main vers l’une de ces maids mi-femme mi-chat, je commande un demi de vodka coupé à la Limonade, avec une tranche de citron. Ma commande arrive presque en un temps record, servie avec une petite ombrelle fortement sympathique. La paille étant directement orienté vers ma bouche, cela aurait été un sacrilège de ne pas commencer à boire tout de suite ! C’est un quart de ma boisson qui y passe, avant de porter à nouveau mon regard sur l’homme.

    - Pardonnez mon manque de délicatesse dans mes propos, mais vous êtes italien ? C’est que vous avez un accent vous aussi, da ! Je ne suis pas très doué pour reconnaître les langues étrangères, car je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’apprendre d’autres langues. Ma mère était japonaise, donc je l’ai appris facilement, mais, par exemple, je ne comprends toujours pas la différence entre l’allemand et l’anglais… Une de mes colocataires essaye de m’apprendre, mais je trouve ça difficile, da !

    Je m’arrête pour m’abreuver un nouveau. J’avais beaucoup parler ! Il ne valait mieux pas que ce mec soit flic, parce qu’avec le débit de parole que j’ai, j’aurai été la mouche parfaite dans le milieu carcéral. J’inspire un coup en attendant la réponse de mon camarade. Il avait l’air bien plus grand que moi ! Déjà que je me sentais comme un géant parmi les japonais, j’imaginais bien ce mec se sentir encore plus grand. Comme un éléphant parmi les fourmis ! Non, en fait il ne peut pas être un éléphant : il n’est pas gros du tout, bien que musclé. Disons plutôt une girafe parmi les wapitis !

    En regardant tout autour de moi : je constate que la salle est plaine, mais pas à craquer. La salle était majoritairement constituée d’hommes seules, ou de bande d’amis dégénérés, déguisés de toutes les couleurs. Je rigole intérieurement en m’imaginant la scène suivante : si j’étais un Power Rangers, je serai la force rose, quant à mon camarade de beuverie : la force tout court.

    Je me surprends à poser le regard sur l’une des maids. Leurs jupes étaient vraiment courtes ! On pourrait presque voir ce qu’il y’a en dessous. D’ailleurs ça me rappelait que je n’aurai peut-être pas dû pousser le vice du cosplay jusqu’aux sous-vêtements. Ils n’avaient plus ma taille, et au lieu d’un XL, j’avais dû opter pour un M. Inutile de le dire : elle rentrait très souvent là où elle ne devrait pas. Et à force de gesticuler de gauche à droite sur ma chaise : on aurait pu croire que je couvais un œuf.

    C’est d’ailleurs sans chercher un cacher mon geste que je soupire en disant à mon nouveau camarade sur un ton complètement décomplexé voir même sans gêne l’origine de ce petit désagrément :

    - Vous voulez rire, monsieur Graves ? J’ai fait faire mon cosplay par des petites mains expertes, mais je ne voulais pas leur demander de me faire les sous-vêtements. J’ai donc dû en acheter en urgence pour arriver à temps ici : mais ils n’avaient plus ma taille. J’ai dû acheter une plus petite taille, da. Ne vous inquiétez pas, monsieur Graves, je ne suis pas en train de couver un œuf.

    Si mes explications étaient complètement rationnelles pour quelqu’un qui aurait suivi le fil de mes pensées, avec du recul, elles ne l’étaient peut-être pas pour mon auditeur.



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    #4 le Mar 17 Juil 2018 - 4:32
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  • Leone observe sans retenue l’autre, surtout lorsqu’il se mit à boire à grande gorgées son cocktail, comme s’il s’agissait d’une grande pinte de bière. Un peu décontenancé par la rapidité de consommation de son interlocuteur, c’est presque sans surprise qu’il apprend la nationalité de ce dernier. La Russie n’évoque pour le Sicilien qu’une nouvelle vague de patients complètement transcendés par le culte de la personnalité dédié à Staline ou par le bolchévisme, mais c’est sans compter sur les rescapés des goulags. Intérieurement, il espère avoir à faire à un Russe sain d’esprit, si tant est que cela puisse exister. Leone en doute fortement, qui plus est, lorsque ledit Magical Boy lui parle de sa « mère patrie ». L’indication historique « URSS » met sur la piste le psychologue, qui ne le corrige pas sur le fait que la Russie n’est pas vraiment l’équivalent de l’URSS.

    Souriant, il écoute l’inconnu d’une oreille attentive en sirotant son cocktail.

    — Alors comme ça vous avez une famille, monsieur Boy ? Ils sont ici ? Sur terre ?

    Ses instincts de psychologue reprenant le dessus, il ne peut s’empêcher de poser des questions personnelles à l’homme en face de lui en rebondissant sur ce qu’il vient de dire. Quant à sa gestuelle, le borgne peut clairement dire qu’il a en face de lui quelqu’un qui boit beaucoup. Beaucoup. Et pour le plaisir, comme si malgré l’abondance de satisfaction, avec les diverses bouteilles achetables, rien n’est capable de passer l’amour de cet homme pour la boisson. En tous cas, c’est la boutique qui va se retrouver dans le rouge, à cause de lui. Cette idée laisse apparaitre un sourire sur le visage de Leone. La brûlante passion de l’homme en tutu rose pour son cocktail fait une victime, à savoir son haut, qu’il éponge avec une serviette.

    Du reste, le reste du discours, quelque peu décousu, de monsieur boy le laisse pantois. « L’habitude » de marcher avec des talons ? Qu’est-ce que Leone est censé comprendre : métaphore étrange ou hobby particulier ? La boisson devant cependant faire son effet, le Sicilien choisit de retenir dans un coin de sa mémoire les conseils soufflés - avec une haleine alcoolisée - par le Russe.

    — Vous avez défilé, monsieur Boy ? C’est-à-dire ?

    Là, le psychologue craint le pire. Il lui est arrivé de croiser des drag queens (dans le cadre professionnel bien sûr), mais que quelqu’un avoue aussi franchement de tels penchants le perturbe et il ne sait plus à quel saint se vouer face aux aveux du Russe. Avec tout ça, Leone vient de terminer son verre et s’empresse d’en commander un nouveau, suivant de son seul œil valide, sous ses lunettes de soleil violettes, le trajet des serveuses en tenues attrayantes. Etrangement, le regard de Leone a tendance à quitter leurs oreilles d’animaux pour se concentrer sur certains points plus bas. En tous cas, leurs descentes mutuelles ont l’air de se valoir. Quoique. Cela fait un moment que Sergueï a terminé sa boisson et commandé un verre de vodka cette fois, qu’il termine plus de moitié avant de reprendre la parole. Comme quoi certains clichés ont du fond. Enfin, ce n’est bien sûr pas le cas du Sicilien.

    — Ma quee oui, mon accent m’a trahi ? s’esclaffe-t-il allègrement en entamant son nouveau verre.

    Les paroles du Russe n’ont aucun sens, mais cela amuse Leone. Il ne pensait pas possible, en effet, d’être à ce point incapable de distinguer différentes langues.

    — Pour moi, qui parle l’anglais mais pas l’allemand, la première langue est d’un ennui terrible, une langue pour les affaires, si vous voulez mon avis, tandis que l’autre… et bien on a l’air de vous trucider à chaque mot.

    Pour le Sicilien, ancien soldat marqué par la première guerre mondiale, l’allemand a durant très longtemps suscité chez lui un profond dégoût, voir une rage sans nom. C’est vrai, qui avait besoin de cette inutile guerre qui lui a tout coûté ? Réponse : personne. Mais la seconde guerre mondiale, suivie de l’arrivée massive de soldats venant de tous les coins du monde, lui a ouvert les yeux. En effet, il a conversé durant de longs moments avec des gens qu’ils considéraient jusqu’à présent comme des ennemis. Après restaient les vrais méchants, mais c’est une autre affaire.

    Néanmoins, son aversion pour la langue allemande n’a jamais changé. Piaffant sur place, après une nouvelle gorgée, Leone ajoute d’un ton joyeux :

    — Si vous… oh, allez, nous sommes tous deux deux adultes vaccinés et consentants, en pleine séance de cosplay, arrêtons de nous vouvoyer, tu veux ?

    S’étant fait un nouvel ami, les yeux du Sicilien brillent de plus belle. Abattant son verre un peu plus fort que prévu, il continue :

    — Je disais donc : si tu veux apprendre l’Anglais, Boy, tu peux éventuellement me demander. Je parle le vrai, le british, pas un américain délavé.

    Fier de ses origines métissées, Leone bombe le torse en balançant cette information au Russe.

    Croisant le regard de mister Boy, qui le fixe intensément, le borgne lui adresse un sourire, avant de suivre son regard. Effectivement, l’endroit est bondé. Une telle happy hour ne se refuse pas, aussi. Finissant son verre, il en commande à nouveau - du Fernet-Branca avec du coca cette fois -

    — Hormis les défilés, tu fais quoi dans la vie ? Si tu es Russe et que tu parles de la mère partie, j’en déduis que tu as vécu sous l’ère communiste, mais laquelle ?

    Une lueur d’intérêt sincère traverse la prunelle de Leone. Toutefois, il a beaucoup de mal à imaginer ce gars en tenue militaire. Remarque, lui-même est psy et le reste de l’assemblée, composée de beaucoup d’hommes, en vérité, a certainement des activités impossibles à deviner au travers de leurs costumes. Le sourire du Sicilien s’agrandit. C’est pour ça qu’il apprécie autant l’ambiance des conventions et autres activités japonaises liées au monde imaginaire des cosplays.

    Interrompant son moment d’euphorie et d’humanité, le Russe se met à parler de ses sous-vêtements à Leone, qui recrache immédiatement à la figure de son interlocuteur le contenu de sa boisson.

    — Pardon ? Ah, je vois. C’est fou j’aurais pourtant juré que tu as un côté poule, raille le psychologue, qui ne comprend pas bien où veut en venir son camarade de beuverie.

    Eclatant de rire en imaginant l’état des sous-vêtements de l’armoire à glace, Leone se reprend soudain presque sérieusement.

    — Désolé pour ton costume, mais je ne m’attendais pas à un tel aveu !

    Souriant soudain à une idée des plus saugrenue, le Sicilien adresse ensuite un unique regard presque inquiétant au Russe.

    — Si tu veux on peut aller t’en trouver de beaux et à ta taille, quand on aura fini ce happy hour, c’est certain que certaines boutiques seront encore ouvertes !

    Son rire bruyant se fait entendre de toute la salle, transportant l’ambiance vers une gaieté partagée.

    By Nymphea



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    #5 le Dim 12 Aoû 2018 - 19:05

    Sergueï feat Leone

    Le cosplay ne fait pas le moine


    Monsieur Graves sirotait son cocktail avec un sourire qui me paraissait sincère. Pour une fois qu’ici quelqu’un m’écoutait attentivement sans avoir l’air ennuyé... En tout cas, je ne pus empêcher un petit rire étouffé et aigue lorsqu’il m’appela « monsieur Boy ». Ça sonnait étrangement bien. Ses questions me faisaient plaisir en tout cas.

    - J’en ai, monsieur Graves, da ! Ils sont sur terre. Bien que je sois enfant unique, et que mes parents sont morts depuis belle lurette maintenant, nous, russes, sommes tous les enfants de la mère patrie ! Nous sommes aussi cousins avec les autres peuples slaves. Nous sommes une grande famille, da !

    Mes paroles étaient dignes de la plus grande propagande. Staline devait tellement être fier de moi ! Pour célébrer individuellement cette victoire intérieure, je porte la paille à ma bouche et aspire le quart du contenu de ma boisson sans me faire prier. Je ferme les yeux. Le délicat arome de la vodka commençait à enivrer mes narines, et l’arrière-goût de la tranche de citron apportait de la fraicheur à cette boisson qui réchauffait mon cœur et mes instincts patriotiques.

    Je réouvre les yeux. Mon camarade en face de moi m’avait un peu coupé dans le fil de mes pensées, et j’ai eu un instant d’hésitation avant de lui répondre. Il venait de me demander si je défilais ? Enfin, qui ne connaissait pas Sergine la diva ? Surtout depuis que ma photo et l’accident du club de nuit avait fait la une des journaux … J’éclaircis ma gorge tout en éloignant mon verre de moi. J’en profite pour la sortir et balancer la paille derrière moi, comme si de rien n’était.

    - J’aime beaucoup qu’on prenne soin de moi, vous savez ! Une fois, on m’a dit que j’avais un joli visage, et que j’avais de belles épaules. Ils m’ont demandé si j’étais intéressé pour défiler, et j’ai dit da ! Ma bien aimée était avec moi, elle me regardait avec de ses yeux quand j’ai dansé sur la scène pour elle ! Elle, enfin il était tellement heureux qu’il en avait recraché sa boisson ! J’avais une très jolie robe mais j’ai fini par la déchirer avant de foutre le bordel dans la salle, et m’enfuir, telle Cendrillon, da !

    J’étais très fier de moi encore une fois ! J’avais conté une belle histoire ! Je méritai définitivement mon cocktail, que je liquidai d’un trait. J’étais promis à une grande destiné, da ! Ma victoire fut double lorsque monsieur Graves confirma le fait qu’il était italien. Décidemment, j’étais presque aussi doué que Staline !

    Je profitai des explications de monsieur Graves concernant la différence des langues pour commander un nouveau verre. Ca faisait combien déjà ? 2 ? 3 ? Peu importe, c’était gratuit. Je m’agite à nouveau sur ma chaise. La culotte allait me laissait des marques à ce rythme-là ! Je n’avais visiblement pas l’utilité d’une deuxième raie, croyez-moi.

    L’italien m’invita ensuite à se tutoyer. Heureusement que j’avais appris à lâcher certaines de mes habitudes d’autres fois. Il était impensable pour un russe de tutoyer quelqu’un qui n’était ni un ami proche, ni un membre de la famille, mais je me contenterai de dire que la boisson m’empêchait de pousser le raisonnement aussi loin.

    Puis les yeux de monsieur Graves semblèrent plus … pétillants, da ! Il me proposait des cours d’anglais ? Mes yeux pétillèrent aussi. Bon, en fait, ils pétillaient parce que j’avais oublié de cligner des yeux depuis deux minutes. Mais j’étais content que l’italien se montre aussi gentil avec moi ! J’avais vraisemblablement un nouvel ami ! Qui aimait boire qui plus est, da ! J’allais apprendre le british ! Je n’avais aucune idée de ce que british voulait dire, mais ça sonnait tellement exotique… Je me contentai de lâcher un « Bri … tish ? » entre deux questions de la part de mon nouvel ami.

    D’ailleurs, mon nouvel ami parlait beaucoup. Ce que je faisais dans la vie ? Pas grand-chose en vérité … J’étais bien nécromancien, et quelques personnes me commandait des potions, mais elles avaient toutes un goût étrange selon leurs dires… Je réponds :

    - Je suis nécromancien. Je fais des potions, et des blagues ! J’ai effectivement vécu en URSS, dans la partie russe. J’ai servi pour Staline, da ! Je suis mort en 1956…

    L’idée de sortir en ville avec l’italien me faisait plaisir. J’avais très envi d’en apprendre plus sur lui. La salle débordait d’énergie, et j’acceptai son invitation.

    - Avec plaisir ! Mais dis-moi, que fais-tu dans la vie ? Tu parles beaucoup, da ! Tu es flic ? Psy ?

    J’avais dit ça sans réfléchir entre deux gorgées de ma boisson fraichement arrivée. Maintenant, ma culotte me faisait mal, et je me suis mis à pleurer, en souriant. Mais je ne voulais pas que ma douleur mette un terme à cette amitié fraichement commencée ! L’alcool m’empêchait de voir l’absurdité de mes propos, mais je demandais à me monsieur Graves :

    - Pourquoi un homme aussi gentil que toi est ici ? Pourquoi es-tu mort ? Que s’est-il passé ?

    Je renifle bruyamment pour ne pas avoir à demander un mouchoir. Mais vu que cela ne suffisait pas, j’attrapai un bout de la chemise d’un voisin pour m’essuyer le nez avec. Il n’avait pas l’air de l’avoir remarqué, enfin je crois, et heureusement. J’aimais bien qu’on me tape, mais je préférais faire ça dans l’intimité. Mais vu que mon nouvel ami m’avait vu faire, je lui devais bien des explications. Alors je rigole doucement, entre deux sanglots, avant d’ajouter :

    - J’aime bien qu’on me tape des fois.

    Explications rationnelles ou tordues, peu importe, le fait est que mon voisin de table se tourna vers nous. Et c’est à cet instant que je choisis de me mettre à pleurer de plus belle. J’avais mal aux fesses. Mon voisin de chaise se leva alors, en secouant négativement la tête, l’air navré, avant de partir.



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    #6 le Sam 25 Aoû 2018 - 20:52
    Cosplay
  • Sergeï & Leone
  • Beuverie au programme
  • Ft. un cosplay à moitié à poil
  • Intérieurement, le psychologue n’en mène pas large. En réalité, il hésite entre deux réactions : se rouler par terre de rire ou planter là l’étrange fidèle communiste avec qui il a une conversation plus qu’étrange. Choisissant de rester, mais de respecter le climat de confiance qui semble s’installer, Leone a cependant du mal à réprimer quelques sourires amusés alors que son interlocuteur se confie à lui.

    Mais sa patience étant mise à rude épreuve par le Russe, le Sicilien manque de s’étrangler en entendant pour la énième fois ce dernier parler de « mère patrie ». Arquant les sourcils en clignant de son œil valide sous ses lunettes de soleil violacées, le borgne s’interroge sérieusement sur la culture de son interlocuteur, mais ne pipe toujours pas mot, se contentant d’ajouter en note mentale « réviser l’histoire mondiale avec M. Boy ». Ca a effectivement l’air impératif…

    Louchant d’un œil sur la descente du Russe, le psychologue se demande si son compagnon de beuverie n’a pas - à tout hasard - l’habitude de la boisson. Une hypothèse qu’il ne pourra confirmer que plus tard dans la soirée, s’ils ne se perdent pas de vue avant.

    Lorsqu’il rouvre les yeux, après un intense moment de sirotage de cocktail et de réflexion, mister Boy semble fixer Leone d’un air surpris, comme si ce dernier aurait dû être au courant des dernières aventures de la diva Sergine. Non pas que ce ne soit pas sa tasse de thé, mais le psychologue à autre chose à faire de ses soirée que d’observer des torses velus s’exhiber au milieu d’une sale pleine de phéromones.

    Alors que Sergueï lance sa paille en arrière, un client se la prend en pleine face, ce qui ne manque pas de faire glousser Leone, qui se ratatine cependant pour que la victime de la menace russe ne le repère pas et ne leur cause des problèmes.

    Puis vient le récit du succès de la célèbre Sergine. Cela aurait pu être poignant, attendrissant ou même stupéfiant, cela n’en est rien. C’est juste… sans queue ni tête ? Leone est obligé de boire plus vite son verre pour assimiler les informations étranges dont lui fait part le Russe et bien suivre sa petite histoire.

    — Pardon, pardon, Boy, répond-il une fois le flot de parole interrompu, j’ai du mal à comprendre : « ta » bien aimée ou « ton » bien aimé ? Ou alors ce n’est ni l’un ni l’autre ? Ma quee je me fais trop vieux pour ces histoires de genre, j’avoue ne pas te suivre, pouffe-t-il.

    Marquant une pause, il essaie d’analyser l’ensemble des paroles de son camarade, tandis que ce dernier vide son verre d’un trait.

    — Vous avez eu des problèmes pendant votre défilé ? Que s’est-il passé pour que votre robe soit déchirée et pour que vous vous énerviez dans la salle ? Ma quee quelqu’un a touché à votre promi…se ? demande Leone en se massant les tempes comme si ça allait l’aider à comprendre les choses.

    Avec le récit de son nouvel ami, Leone commence à se demander s’il ne s’embarque pas dans une très mauvaise situation. Après tout, une grande sage lui a dit un jour : « tous les Russes hors de leur pays sont des mafieux », cela est-il donc vrai aussi dans la mort ? Déglutissant, le psychologue imagine déjà sa propre version de la scène : Sergueï, en robe rouge sauvagement déchirée, au milieu des flammes à balancer des tables pour protéger l’amour de sa mort. Il pouffe à cette image.

    S’il savait à quel point il se rapproche de la réalité, il n’en rirait certainement pas.

    Suivant une voluptueuse serveuse des yeux tandis qu’elle sert pour la troisième fois au moins le Russe, le borgne se perd dans ses questions et propositions, sans se rendre compte des yeux larmoyants de son interlocuteur jusqu’à ce que ce dernier ne l’interrompe d’un « bri-tish » peu convaincant.

    — British signifie « britannique », explique-t-il en interrompant sa flopée de questions. De l’anglais des Etats Unis à celui du  Royaume Uni, la langue varie en réalité. Idem à l’intérieur des deux pays, une peine, si tu veux mon avis. Surtout avec ces barbares d’Irlandais, soupire-t-il d’un air consterné.

    N’oublions pas que Leone est issu d’une famille aristocrate britannique de la fin du XIXe siècle. Autant vous dire que sa vision du monde est presque aussi altérée par son éducation que celle de Sergueï… si ce n’est qu’il a le mérite de lire et de se cultiver, lui. A propos de tout, sauf des Irlandais, qu’il a appris à tolérer au même titre que les allemands, mais l’alcool à tendance à le rendre plus vindicatif.

    Le psychologue ne peut s’empêcher toutefois de glousser en entendant le Russe présenter sa profession et son histoire.

    — Des potions et des blagues ? C’est-à-dire ? Tu tiens un magasin de farces et attrapes ? il éclate d’un grand rire en imaginant l’imposant nécromancien tenir une petite échoppe de trucs étrange.

    Pas de mafia pour lui, alors, le Sicilien en est presque déçu. Il se contente de sourire simplement en entendant la suite des paroles de son compagnon.

    — En 1956 ? Tout s’explique alors, lance-t-il. Tu es mort en service ?

    Achevant presque son verre, Leone manque de le recracher à l’instant où la magical girl met le doigt sur sa propre profession. Déglutissant, il enchaine rapidement :

    — Oh, non, juste un curieux ! J’écris un livre à vrai dire ! Du coup, j’échoue dans ce genre d’endroit pour entendre des histoires ! invente-t-il.

    Il ne vaut sûrement mieux pas que le Russe n’apprenne le métier du borgne, sous peine de le planter là de peur de se faire analyser sous toutes les coutures. Baissant le regard vers son verre, Leone le relève en entendant le « plic-ploc » distinctif des larmes. S’attendant à voir une magnifique jeune femme s’échouer en pleurs près d’eux, il ne cache pas sa déception en voyant que ce sont les yeux de Sergueï qui sont baignés de larme. Cherchant un mouchoir, le borgne finit par poser son bracelet de protection près de la place du Russe pour qu’il puisse au moins essuyer ses joues.

    — Qu’est-ce qui ne va pas ? demande-t-il en voyant les gens se retourner pour regarder le grand dadet pleurer comme un bambin, avant de continuer, plus bas, en se penchant vers lui : c’est la culotte ? Il faut faire tomber la culotte, Monsieur Boy ! souffle-t-il, quelque peu inquiet.

    Dieu que cette phrase sonne étrangement, hors contexte. Leone ne peut réprimer un petit sourire amusé.


    Il prend ensuite le temps de réfléchir avant de répondre à la question de son interlocuteur. Enfin, aussi bien que lui permet la dose d’alcool qu’il a dans le sang.

    — J’ai fait la première guerre mondiale, mais elle ne m’a pas tuée. Alors j’ai dû vivre avec cette… expérience, et ça a pas loupé. J’ai terminé ma vie en 1920. La gentillesse n’y est pour rien, c’est même elle qui m’a tuée.

    Son regard, voilé par la teinte violette des lunettes, se fait plus sombre et sérieux, à l’évocation de ce passé encore bien douloureux. Heureusement pour lui son nouvel ami est loin de se préoccuper des choses sérieuses, visiblement, puisqu’il lance une phrase qui, cette fois, fait que Leone recrache sa gorgée, juste après s’être mouché dans une chemise.

    — Pardon ? Pourquoi tu dis ça soudainement… et… en pleurant ? Tu… tu es en manque de… certaines pratiques ? se hasarde-t-il à demander.

    Voyant le torrent de larmes s’intensifier, Leone ne sait pas quoi faire, de même que les serveuses et les clients, qui fixent sur lui un regard désapprobateur, comme si c’était de sa faute. Il soupire alors et pose une main rassurante sur le poignet du Russe.

    — Ecoutes, commence-t-il, je sais que ça va être difficile, mais je crois en toi, j’ai foi en ta force slave, alors je te propose la chose suivante : va aux toilettes et enlève ta culotte, ensuite on fonce t’en chercher une nouvelle, histoire que t’aie pas le cul à l’air toute la soirée.

    Réfléchissant alors qu’il termine son verre, Leone abat violemment son verre sur la table avant de déclarer :

    — Toi et moi, mon ami, on se ressemble. Ma quee si tu cherches Staline parmi les morts, je t’aiderai ! J’ai moi-même essayé de retrouver Napoléon, en vain, alors saches que je t’accompagnerai dans ta quête ! Ma quee c’pareil pour la culotte, tu n’es pas seul.

    Il souligne sa tirade d’un grand sourire se voulant encourageant.

    By Nymphea