avatar
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 27 Masculin
× Age post-mortem : 88
× Avatar : Russia - Hetalia
× Pouvoir : Modification de la pression
× Appartement : Pucca
× Péripéties vécues : 139
× Øssements341
× Age IRL : 20 Féminin
× Inscription : 13/03/2018
× Surnom : l'abeille
× DCs : Chisako Shinoda
× Présence : complète

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
16/100  (16/100)
27Masculin88Russia - HetaliaModification de la pressionPucca13934120Féminin13/03/2018l'abeilleChisako Shinodacomplète
nécromancien
nécromancien
27Masculin88Russia - HetaliaModification de la pressionPucca13934120Féminin13/03/2018l'abeilleChisako Shinodacomplète
http://www.peekaboo-rpg.com/t2966-serguei-petrovitch-choukhov-yani-poudou-et-stavoyyy-speciale-dedicacehttp://www.peekaboo-rpg.com/t2970-serguei-petrovitch-choukhov-venez-boire-un-coup-da
#1 le 17.06.18 17:53

Sergueï feat Leone

Le cosplay ne fait pas le moine


   Il y’a des jours comme ça où je n’ai rien envie de faire du tout. Allongé sur le canapé de l’appartement, je regardais les publicités défiler devant mes yeux vides de toute attention. J’avais l’air d’un gastéropode, mal habillé et qui empestait déjà l’alcool dès 9 heures du matin. Evidemment, j’avais coupé le son. J’avais un de ces mal de crâne ! Je n’avais pas dormi de la nuit. Une certaine chimère à la douce chevelure rose hantait mes nuits. J’avais vraiment l’air d’une loque.

   En soupirant, je me redresse légèrement pour regonfler mon oreiller. Mon coude appuyé sur le fond du canapé, je n’avais pas remarqué la télécommande qui s’y était coincée. Pile en plein dans la touche pour réactiver le son ! Sur le coup, j’ai un sursaut, puis la publicité qui passait à ce moment là captiva mon attention. Un nouveau maid café ? C’était presque rare de voir des publicités sur des établissements locaux. Mais nous n’avions pas ce genre d’établissement en URSS… Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Je n’en savais rien, mais la phrase « boisson à volonté pour toutes personnes cosplayées » sonna comme le glas du paradis à mes oreilles.

   Je me relève, déterminé à me mettre minable dès ce soir. Car l’offre était valable de 18h jusqu’à 3h du matin. Parfait. J’avais toutes les cartes en main : l’adresse, la gratuité … Tout ? Non. Seul un détail manquait : je n’avais aucune idée de ce que « cosplay » était. Evidemment, je n’avais pas de téléphone pour chercher, alors je profite du premier colocataire que je croise pour lui poser la question.

   Un déguisement de personnage d’animé… Cela me paraissait assez amusant, j’aimais bien me déguiser en femme, alors finalement, c’était un peu la même chose. En bref : je n’avais que quelques heures pour me confectionner un cosplay digne de ce nom ! Deux petits problèmes hélas. Le premier : je ne sais pas qui cosplayer, et le deuxième : je ne sais pas coudre.

   Me voilà donc, en train de flâner en ville. J’arpente les ruelles vendant des comics, des mangas et des goodies tout droit sorties du monde de l’animation japonaise. C’était un peu une culture inconnue pour moi, mais il y’avait beaucoup de figurine de jeunes filles très jolie ! Mais une attira mon attention, plus particulièrement. Son physique était proche du mien. En fait en regardant de plus près, c’était une figurine d’homme déguisé en femme ! J’aimais beaucoup faire ça aussi, alors, il ne me manquait plus qu’à trouver quelqu’un qui pourrait le faire pour moi, rapidement.

   Je me renseigne sur le nom du personnage et sur l’animé, et cours dans la première boutique de tailleur du coin, qui accepte de me prêter main forte en échange d’une somme d’argent. Ils prennent mes mesures, et me demande de repasser pour 17h. C’est parfait ! Avant de retourner chez moi, j’en profite pour passer chez un grossiste de coiffeur, et m’achète une coloration pour les cheveux. Je décide finalement de ne pas porter de lentille : trop compliqué et là, de suite, j’étais un peu fauché.

   Les 5 heures qui suivirent furent fastidieuses. Entre douche, épilation, coloration de cheveux et matage d’épisode de la série, j’arrivais chez le tailleur pour 17h30. Je n’avais plus le temps pour repasser chez moi : alors je me suis changé chez eux. Ils m’ont même aidé à m’habiller. Je n’avais plus qu’à me rendre au maid café.

   L’adresse soigneusement notée, j’arrive sur les coups de 18h. Il n’y avait pas foule pour l’instant, mais pendant mon trajet, plusieurs personnes m’avait prises en photo. J’étais méconnaissable, et le cosplay était vraiment réussi !

   J’entre dans le maid café, et je fus surpris de constater que toutes les serveuses avaient des oreilles de chat… Etaient-elles toutes des chimères ? Non… Car elles avaient l’air à l’aise avec les hommes… Dans tous les cas, je comptais bien profiter de cette happy hour à rallonge, da ! Je m’assieds au bar, et commande mon bien aimé Bloody Mary … GRATUITEMENT !

   Lorsqu’une maid s’approche de moi, pour me demander comment elle devait m’appeler pour la soirée, je rigole sinistrement avant de lui répondre :

-Appelez-moi : Magical Boy !


NB: Le Cosplay de Sergueï, c'est l'image juste au dessus du titre



codage par LaxBilly.
avatar
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 33 Masculin
× Age post-mortem : 131
× Avatar : Shokudaikiri Mitsutada - Touken Ranbu
× Appartement : Van Gogh
× Métier : Psy
× Péripéties vécues : 234
× Øssements451
× Age IRL : 20 Féminin
× Inscription : 21/03/2018
× Surnom : l'anémone
× DCs : Mitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóris
× Présence : complète

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
33/100  (33/100)
33Masculin131Shokudaikiri Mitsutada - Touken RanbuVan GoghPsy23445120Féminin21/03/2018l'anémoneMitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóriscomplète
Mascotte de bordel
 ☽ Preux Sicilien ☾

Mascotte de bordel ☽ Preux Sicilien ☾
33Masculin131Shokudaikiri Mitsutada - Touken RanbuVan GoghPsy23445120Féminin21/03/2018l'anémoneMitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóriscomplète
https://www.peekaboo-rpg.com/t3003-leo-when-the-devil-wants-to-punish-his-worshippers-he-uses-the-trick-of-karma-terminehttps://www.peekaboo-rpg.com/t3013-leo-we-re-all-of-us-haunted-and-haunting
#2 le 26.06.18 11:03
Cosplay
  • Sergeï & Leone
  • Beuverie au programme
  • Ft. un cosplay à moitié à poil
  • Leone est perdu, et cette fois-ci pour de bon. Son hésitation est sans pareille, et, comme souvent, il n’a pas la réponse à l’une des questions les plus ardues du monde. C’est LA grande question, celle sur la vie, l'univers et le reste.

    Quel cosplay enfiler pour ce soir ?

    Le Sicilien, friand de conventions et d’activités étranges japonaises en tout genre, a été tout bonnement séduit par l’avantageux décolleté la grande volonté d’une jeune femme déguisée en maid, avec des oreilles de chat. Et puis, elle avait assuré que c’était soirée boissons à volonté ! Comment résister, aussi ? En ouvrant son sac – ou souk – à cosplay, il avait constaté avec déception qu’il les avait déjà tous enfilé. Tous, à l’exception d’une pièce qu’il a dû acheter ivre mort, ou qu’on lui avait offert, et qu’il n’est pas encore près à mettre – ni en public, ni en privé.

    Il faut donc que Leone trouve une solution à cela. Regardant un peu partout à la recherche de l’inspiration, cela fait maintenant 24h ou presque qu’il est sans idée de costume. Pourtant, la motivation ne manquait pas. Désespéré, il rentre à l’appart presque résolu à renoncer aux boissons gratuites – mais pas à la soirée alcoolisée bien sûr. Et c’est là que le karma agit en sa faveur, pour une fois. En effet, l’un de ses colocs regardait un magasine parlant de jeu-vidéo, détaillant les personnages et leurs diverses apparences, bref, Leone, qui s’intéresse de loin au monde du gaming, s’en retrouve captivé, comme souvent lorsqu’il est  face à un truc auquel il ne comprends rien – c’est son côté vieux. Et là, l’illumination ! Pile ce qu’il lui faut : un cosplay pas prise de tête, pour ressembler à l’un des « champions » du jeu.

    C’est donc dans le but de devenir « Graves pistolet à eau » qu’il part en courant vers la plage de la ville, pour dégoter son attirail dans un magasin de plage. Pas le temps de troquer son costume de psy, il le fourrera dans un sac. Une fois sur place, il s’agit de trouver des lunettes de soleil à verre rose, une énorme arme de poing à eau, un short de bain violet, un body vert fluo – oui, vous savez, cette immonde chose qui ressemble à un string taille géant que votre pote bourré enfile en fin de soirée avant de vomir partout –, un énorme collier, un bracelet de sport violet et de quoi se faire un tatouage tribal éphémère. Le tout, ajouté au casque « emprunté » à l’un de ses colocs sans sa permission, sans oublier les claquettes, donne à Leone un vague air de ressemblance avec le personnage – ce doit être les poils – une heure à peine plus tard.

    Il sort donc du magasin entièrement déguisé, et se dirige vers le métro, pour se rendre au restaurant si tentant. Ses lunettes cachent mal son cache œil, si bien qu’il se demande si le regard des gens qu’il croise est dû à un quiproquo : le prennent-ils pour un voyou pirate ? Il n’ose pas demander, et continue son chemin, en perdant au passage une bonne dizaine de fois ses claquettes, qui sont loin d’être pratiques dans les escalators. L’avantage : se balader à moitié à poil sans être accusé d’exhibitionnisme.

    Quelques séances de photos avec des passants plus loin, il retrouve finalement le bar. Il est 19h, et la promotion à déjà attiré pas mal de monde. Leone n’a donc pas l’embarras du choix quant à la place qu’il peut occuper, et s’assoit, après avoir décliné son identité, auprès d’une femme à la corpulence masculine toute habillée de rose.

    Coup d’œil rapide. Rectification : il s’est assis près d’un homme vêtu d’un costume féminin. Ayant le rire facile, le Sicilien part dans une énorme crise d’hystérie, et ne manque pas de taper sur l’épaule de son voisin – ou sa voisine ?

    Leone, pourtant fana de culture japonaise, d’anime et d’autres fantaisies du genre, ne parvient pas à mettre la main sur le personnage du macif homme àa côté de lui. En le fixant de plus près, il peut sans mal affirmer que c’est un étranger tout comme lui. Nordique, vu la paleur de sa peau. Il plisse les yeux en l’observant un instant, avant de s’exclamer :

    — Ciao ! commence-t-il d’un ton jovial. Je suis Graves, et toi ?

    Il opte pour garder son nom secret, par souci de professionnalisme – comme quoi ça lui arrive d’avoir des éclairs de raison – et commande immédiatement à boire – « n’importe quoi » a-t-il demandé –, en souriant à pleine dents à une jolie serveuse aux oreilles de chat.

    — Ma quee tu ne m’as pas l’air japonais, sans vouloir t’offenser, d’où viens-tu ?

    Autant lui faire la conversation, puisqu’ils sont bien partis pour partager cette table. Repartant d’un rire tonitruant, Leone baisse enfin son œil vers le costume de l’armoire à glace en face de lui. Il phase un instant, et se sert une énorme gorgée de son cocktail à la couleur étrange pour faire passer la découverte. C’est pire que ce qu’il avait cru : l’homme est déguisé comme une magical girl, avec un décolleté tout aussi prononcé donnant sur ses pectoraux, des brassards, des froufrous, des paillettes et… Leone penche la tête sous la table, peu gêné par la situation, et constate la présence d’une jupe tout aussi rose que le reste, et de bottines à talon.

    — Ça ne te dérange pas de marcher avec ça, ma quee c’est oun peu compliqué, non ?

    A croire que c’est la seule chose qui le dérange dans cette situation.

    By Nymphea


    Le cosplay :



    avatar
    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 27 Masculin
    × Age post-mortem : 88
    × Avatar : Russia - Hetalia
    × Pouvoir : Modification de la pression
    × Appartement : Pucca
    × Péripéties vécues : 139
    × Øssements341
    × Age IRL : 20 Féminin
    × Inscription : 13/03/2018
    × Surnom : l'abeille
    × DCs : Chisako Shinoda
    × Présence : complète

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    16/100  (16/100)
    27Masculin88Russia - HetaliaModification de la pressionPucca13934120Féminin13/03/2018l'abeilleChisako Shinodacomplète
    nécromancien
    nécromancien
    27Masculin88Russia - HetaliaModification de la pressionPucca13934120Féminin13/03/2018l'abeilleChisako Shinodacomplète
    http://www.peekaboo-rpg.com/t2966-serguei-petrovitch-choukhov-yani-poudou-et-stavoyyy-speciale-dedicacehttp://www.peekaboo-rpg.com/t2970-serguei-petrovitch-choukhov-venez-boire-un-coup-da
    #3 le 08.07.18 18:38

    Sergueï feat Leone

    Le cosplay ne fait pas le moine


     Un homme s’est approché de moi. A son accent, il venait d’ailleurs, comme moi ! Un italien très certainement ! Je ne connaissais pas ce type, mais je l’aimais bien : il avait le rire facile ! Il se présenta à moi de manière très gentille, da ! J’allais peut-être me faire un ami dans la soirée ! Graves ? Vu qu’il m’avait l’air italien, je pense qu’il s’agissait là d’un pseudo. Alors je me fis de même :

    - Je suis Magical Boy. J’œuvre dans l’ombre pour protéger les enfants et l’amour de ma vie, da !

    Lui-même avait deviné que j’étais étranger, et ce n’était franchement pas difficile à mon accent j’imagine. Mais je me sentais toujours un peu flatté quand quelqu’un me demandait d’où je venais. J’aimais beaucoup parler de la mère Patrie. Buvant une grande gorgée de mon cocktail – que je vidai de moitié par gorgé – je lui réponds :

    - Je viens de la belle, majestueuse et magnifique mère Patrie : la Russie ! Enfin je suis né et mort en URSS, mais c’est la Russie quand même.

    Puis lorsque le regard de l’étranger se posa sur moi pour m’examiner, je profitai pour avaler rapidement la deuxième et ultime gorgée de mon Bloody Mary. Une telle douceur dans la bouche me donnait des frissons. Le duvet sur mes bras s’hérissait presque à la verticale dans un tel instant de plaisir, un peu comme dans les publicités pour café que les européens et les américains se plaisent tant à faire ! Avant de commander un nouveau cocktail, j’enlève les traces de ma divine boisson avec une serviette, et répond à mon, je le pressens, nouveau camarade de beuverie, en rigolant légèrement mais sincèrement :

    - Non, haha ! J’ai l’habitude de marcher avec des talons, j’aime beaucoup me déguiser, je me suis déjà retrouvé à porter plus haut que ça, da !  C’est même plutôt confortable ! Le secret, c’est de ne pas trop se reposer sur ses talons, et de mettre de bonnes semelles au fond des chaussures. Vous savez, monsieur Graves, une fois j’ai même défilé avec des talons !

    Levant ma main vers l’une de ces maids mi-femme mi-chat, je commande un demi de vodka coupé à la Limonade, avec une tranche de citron. Ma commande arrive presque en un temps record, servie avec une petite ombrelle fortement sympathique. La paille étant directement orienté vers ma bouche, cela aurait été un sacrilège de ne pas commencer à boire tout de suite ! C’est un quart de ma boisson qui y passe, avant de porter à nouveau mon regard sur l’homme.

    - Pardonnez mon manque de délicatesse dans mes propos, mais vous êtes italien ? C’est que vous avez un accent vous aussi, da ! Je ne suis pas très doué pour reconnaître les langues étrangères, car je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’apprendre d’autres langues. Ma mère était japonaise, donc je l’ai appris facilement, mais, par exemple, je ne comprends toujours pas la différence entre l’allemand et l’anglais… Une de mes colocataires essaye de m’apprendre, mais je trouve ça difficile, da !

    Je m’arrête pour m’abreuver un nouveau. J’avais beaucoup parler ! Il ne valait mieux pas que ce mec soit flic, parce qu’avec le débit de parole que j’ai, j’aurai été la mouche parfaite dans le milieu carcéral. J’inspire un coup en attendant la réponse de mon camarade. Il avait l’air bien plus grand que moi ! Déjà que je me sentais comme un géant parmi les japonais, j’imaginais bien ce mec se sentir encore plus grand. Comme un éléphant parmi les fourmis ! Non, en fait il ne peut pas être un éléphant : il n’est pas gros du tout, bien que musclé. Disons plutôt une girafe parmi les wapitis !

    En regardant tout autour de moi : je constate que la salle est plaine, mais pas à craquer. La salle était majoritairement constituée d’hommes seules, ou de bande d’amis dégénérés, déguisés de toutes les couleurs. Je rigole intérieurement en m’imaginant la scène suivante : si j’étais un Power Rangers, je serai la force rose, quant à mon camarade de beuverie : la force tout court.

    Je me surprends à poser le regard sur l’une des maids. Leurs jupes étaient vraiment courtes ! On pourrait presque voir ce qu’il y’a en dessous. D’ailleurs ça me rappelait que je n’aurai peut-être pas dû pousser le vice du cosplay jusqu’aux sous-vêtements. Ils n’avaient plus ma taille, et au lieu d’un XL, j’avais dû opter pour un M. Inutile de le dire : elle rentrait très souvent là où elle ne devrait pas. Et à force de gesticuler de gauche à droite sur ma chaise : on aurait pu croire que je couvais un œuf.

    C’est d’ailleurs sans chercher un cacher mon geste que je soupire en disant à mon nouveau camarade sur un ton complètement décomplexé voir même sans gêne l’origine de ce petit désagrément :

    - Vous voulez rire, monsieur Graves ? J’ai fait faire mon cosplay par des petites mains expertes, mais je ne voulais pas leur demander de me faire les sous-vêtements. J’ai donc dû en acheter en urgence pour arriver à temps ici : mais ils n’avaient plus ma taille. J’ai dû acheter une plus petite taille, da. Ne vous inquiétez pas, monsieur Graves, je ne suis pas en train de couver un œuf.

    Si mes explications étaient complètement rationnelles pour quelqu’un qui aurait suivi le fil de mes pensées, avec du recul, elles ne l’étaient peut-être pas pour mon auditeur.



    codage par LaxBilly.
    avatar
    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 33 Masculin
    × Age post-mortem : 131
    × Avatar : Shokudaikiri Mitsutada - Touken Ranbu
    × Appartement : Van Gogh
    × Métier : Psy
    × Péripéties vécues : 234
    × Øssements451
    × Age IRL : 20 Féminin
    × Inscription : 21/03/2018
    × Surnom : l'anémone
    × DCs : Mitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóris
    × Présence : complète

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    33/100  (33/100)
    33Masculin131Shokudaikiri Mitsutada - Touken RanbuVan GoghPsy23445120Féminin21/03/2018l'anémoneMitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóriscomplète
    Mascotte de bordel
     ☽ Preux Sicilien ☾

    Mascotte de bordel ☽ Preux Sicilien ☾
    33Masculin131Shokudaikiri Mitsutada - Touken RanbuVan GoghPsy23445120Féminin21/03/2018l'anémoneMitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóriscomplète
    https://www.peekaboo-rpg.com/t3003-leo-when-the-devil-wants-to-punish-his-worshippers-he-uses-the-trick-of-karma-terminehttps://www.peekaboo-rpg.com/t3013-leo-we-re-all-of-us-haunted-and-haunting
    #4 le 17.07.18 4:32
    Cosplay
  • Sergeï & Leone
  • Beuverie au programme
  • Ft. un cosplay à moitié à poil
  • Leone observe sans retenue l’autre, surtout lorsqu’il se mit à boire à grande gorgées son cocktail, comme s’il s’agissait d’une grande pinte de bière. Un peu décontenancé par la rapidité de consommation de son interlocuteur, c’est presque sans surprise qu’il apprend la nationalité de ce dernier. La Russie n’évoque pour le Sicilien qu’une nouvelle vague de patients complètement transcendés par le culte de la personnalité dédié à Staline ou par le bolchévisme, mais c’est sans compter sur les rescapés des goulags. Intérieurement, il espère avoir à faire à un Russe sain d’esprit, si tant est que cela puisse exister. Leone en doute fortement, qui plus est, lorsque ledit Magical Boy lui parle de sa « mère patrie ». L’indication historique « URSS » met sur la piste le psychologue, qui ne le corrige pas sur le fait que la Russie n’est pas vraiment l’équivalent de l’URSS.

    Souriant, il écoute l’inconnu d’une oreille attentive en sirotant son cocktail.

    — Alors comme ça vous avez une famille, monsieur Boy ? Ils sont ici ? Sur terre ?

    Ses instincts de psychologue reprenant le dessus, il ne peut s’empêcher de poser des questions personnelles à l’homme en face de lui en rebondissant sur ce qu’il vient de dire. Quant à sa gestuelle, le borgne peut clairement dire qu’il a en face de lui quelqu’un qui boit beaucoup. Beaucoup. Et pour le plaisir, comme si malgré l’abondance de satisfaction, avec les diverses bouteilles achetables, rien n’est capable de passer l’amour de cet homme pour la boisson. En tous cas, c’est la boutique qui va se retrouver dans le rouge, à cause de lui. Cette idée laisse apparaitre un sourire sur le visage de Leone. La brûlante passion de l’homme en tutu rose pour son cocktail fait une victime, à savoir son haut, qu’il éponge avec une serviette.

    Du reste, le reste du discours, quelque peu décousu, de monsieur boy le laisse pantois. « L’habitude » de marcher avec des talons ? Qu’est-ce que Leone est censé comprendre : métaphore étrange ou hobby particulier ? La boisson devant cependant faire son effet, le Sicilien choisit de retenir dans un coin de sa mémoire les conseils soufflés - avec une haleine alcoolisée - par le Russe.

    — Vous avez défilé, monsieur Boy ? C’est-à-dire ?

    Là, le psychologue craint le pire. Il lui est arrivé de croiser des drag queens (dans le cadre professionnel bien sûr), mais que quelqu’un avoue aussi franchement de tels penchants le perturbe et il ne sait plus à quel saint se vouer face aux aveux du Russe. Avec tout ça, Leone vient de terminer son verre et s’empresse d’en commander un nouveau, suivant de son seul œil valide, sous ses lunettes de soleil violettes, le trajet des serveuses en tenues attrayantes. Etrangement, le regard de Leone a tendance à quitter leurs oreilles d’animaux pour se concentrer sur certains points plus bas. En tous cas, leurs descentes mutuelles ont l’air de se valoir. Quoique. Cela fait un moment que Sergueï a terminé sa boisson et commandé un verre de vodka cette fois, qu’il termine plus de moitié avant de reprendre la parole. Comme quoi certains clichés ont du fond. Enfin, ce n’est bien sûr pas le cas du Sicilien.

    — Ma quee oui, mon accent m’a trahi ? s’esclaffe-t-il allègrement en entamant son nouveau verre.

    Les paroles du Russe n’ont aucun sens, mais cela amuse Leone. Il ne pensait pas possible, en effet, d’être à ce point incapable de distinguer différentes langues.

    — Pour moi, qui parle l’anglais mais pas l’allemand, la première langue est d’un ennui terrible, une langue pour les affaires, si vous voulez mon avis, tandis que l’autre… et bien on a l’air de vous trucider à chaque mot.

    Pour le Sicilien, ancien soldat marqué par la première guerre mondiale, l’allemand a durant très longtemps suscité chez lui un profond dégoût, voir une rage sans nom. C’est vrai, qui avait besoin de cette inutile guerre qui lui a tout coûté ? Réponse : personne. Mais la seconde guerre mondiale, suivie de l’arrivée massive de soldats venant de tous les coins du monde, lui a ouvert les yeux. En effet, il a conversé durant de longs moments avec des gens qu’ils considéraient jusqu’à présent comme des ennemis. Après restaient les vrais méchants, mais c’est une autre affaire.

    Néanmoins, son aversion pour la langue allemande n’a jamais changé. Piaffant sur place, après une nouvelle gorgée, Leone ajoute d’un ton joyeux :

    — Si vous… oh, allez, nous sommes tous deux deux adultes vaccinés et consentants, en pleine séance de cosplay, arrêtons de nous vouvoyer, tu veux ?

    S’étant fait un nouvel ami, les yeux du Sicilien brillent de plus belle. Abattant son verre un peu plus fort que prévu, il continue :

    — Je disais donc : si tu veux apprendre l’Anglais, Boy, tu peux éventuellement me demander. Je parle le vrai, le british, pas un américain délavé.

    Fier de ses origines métissées, Leone bombe le torse en balançant cette information au Russe.

    Croisant le regard de mister Boy, qui le fixe intensément, le borgne lui adresse un sourire, avant de suivre son regard. Effectivement, l’endroit est bondé. Une telle happy hour ne se refuse pas, aussi. Finissant son verre, il en commande à nouveau - du Fernet-Branca avec du coca cette fois -

    — Hormis les défilés, tu fais quoi dans la vie ? Si tu es Russe et que tu parles de la mère partie, j’en déduis que tu as vécu sous l’ère communiste, mais laquelle ?

    Une lueur d’intérêt sincère traverse la prunelle de Leone. Toutefois, il a beaucoup de mal à imaginer ce gars en tenue militaire. Remarque, lui-même est psy et le reste de l’assemblée, composée de beaucoup d’hommes, en vérité, a certainement des activités impossibles à deviner au travers de leurs costumes. Le sourire du Sicilien s’agrandit. C’est pour ça qu’il apprécie autant l’ambiance des conventions et autres activités japonaises liées au monde imaginaire des cosplays.

    Interrompant son moment d’euphorie et d’humanité, le Russe se met à parler de ses sous-vêtements à Leone, qui recrache immédiatement à la figure de son interlocuteur le contenu de sa boisson.

    — Pardon ? Ah, je vois. C’est fou j’aurais pourtant juré que tu as un côté poule, raille le psychologue, qui ne comprend pas bien où veut en venir son camarade de beuverie.

    Eclatant de rire en imaginant l’état des sous-vêtements de l’armoire à glace, Leone se reprend soudain presque sérieusement.

    — Désolé pour ton costume, mais je ne m’attendais pas à un tel aveu !

    Souriant soudain à une idée des plus saugrenue, le Sicilien adresse ensuite un unique regard presque inquiétant au Russe.

    — Si tu veux on peut aller t’en trouver de beaux et à ta taille, quand on aura fini ce happy hour, c’est certain que certaines boutiques seront encore ouvertes !

    Son rire bruyant se fait entendre de toute la salle, transportant l’ambiance vers une gaieté partagée.

    By Nymphea



    avatar
    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 27 Masculin
    × Age post-mortem : 88
    × Avatar : Russia - Hetalia
    × Pouvoir : Modification de la pression
    × Appartement : Pucca
    × Péripéties vécues : 139
    × Øssements341
    × Age IRL : 20 Féminin
    × Inscription : 13/03/2018
    × Surnom : l'abeille
    × DCs : Chisako Shinoda
    × Présence : complète

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    16/100  (16/100)
    27Masculin88Russia - HetaliaModification de la pressionPucca13934120Féminin13/03/2018l'abeilleChisako Shinodacomplète
    nécromancien
    nécromancien
    27Masculin88Russia - HetaliaModification de la pressionPucca13934120Féminin13/03/2018l'abeilleChisako Shinodacomplète
    http://www.peekaboo-rpg.com/t2966-serguei-petrovitch-choukhov-yani-poudou-et-stavoyyy-speciale-dedicacehttp://www.peekaboo-rpg.com/t2970-serguei-petrovitch-choukhov-venez-boire-un-coup-da
    #5 le 12.08.18 19:05

    Sergueï feat Leone

    Le cosplay ne fait pas le moine


    Monsieur Graves sirotait son cocktail avec un sourire qui me paraissait sincère. Pour une fois qu’ici quelqu’un m’écoutait attentivement sans avoir l’air ennuyé... En tout cas, je ne pus empêcher un petit rire étouffé et aigue lorsqu’il m’appela « monsieur Boy ». Ça sonnait étrangement bien. Ses questions me faisaient plaisir en tout cas.

    - J’en ai, monsieur Graves, da ! Ils sont sur terre. Bien que je sois enfant unique, et que mes parents sont morts depuis belle lurette maintenant, nous, russes, sommes tous les enfants de la mère patrie ! Nous sommes aussi cousins avec les autres peuples slaves. Nous sommes une grande famille, da !

    Mes paroles étaient dignes de la plus grande propagande. Staline devait tellement être fier de moi ! Pour célébrer individuellement cette victoire intérieure, je porte la paille à ma bouche et aspire le quart du contenu de ma boisson sans me faire prier. Je ferme les yeux. Le délicat arome de la vodka commençait à enivrer mes narines, et l’arrière-goût de la tranche de citron apportait de la fraicheur à cette boisson qui réchauffait mon cœur et mes instincts patriotiques.

    Je réouvre les yeux. Mon camarade en face de moi m’avait un peu coupé dans le fil de mes pensées, et j’ai eu un instant d’hésitation avant de lui répondre. Il venait de me demander si je défilais ? Enfin, qui ne connaissait pas Sergine la diva ? Surtout depuis que ma photo et l’accident du club de nuit avait fait la une des journaux … J’éclaircis ma gorge tout en éloignant mon verre de moi. J’en profite pour la sortir et balancer la paille derrière moi, comme si de rien n’était.

    - J’aime beaucoup qu’on prenne soin de moi, vous savez ! Une fois, on m’a dit que j’avais un joli visage, et que j’avais de belles épaules. Ils m’ont demandé si j’étais intéressé pour défiler, et j’ai dit da ! Ma bien aimée était avec moi, elle me regardait avec de ses yeux quand j’ai dansé sur la scène pour elle ! Elle, enfin il était tellement heureux qu’il en avait recraché sa boisson ! J’avais une très jolie robe mais j’ai fini par la déchirer avant de foutre le bordel dans la salle, et m’enfuir, telle Cendrillon, da !

    J’étais très fier de moi encore une fois ! J’avais conté une belle histoire ! Je méritai définitivement mon cocktail, que je liquidai d’un trait. J’étais promis à une grande destiné, da ! Ma victoire fut double lorsque monsieur Graves confirma le fait qu’il était italien. Décidemment, j’étais presque aussi doué que Staline !

    Je profitai des explications de monsieur Graves concernant la différence des langues pour commander un nouveau verre. Ca faisait combien déjà ? 2 ? 3 ? Peu importe, c’était gratuit. Je m’agite à nouveau sur ma chaise. La culotte allait me laissait des marques à ce rythme-là ! Je n’avais visiblement pas l’utilité d’une deuxième raie, croyez-moi.

    L’italien m’invita ensuite à se tutoyer. Heureusement que j’avais appris à lâcher certaines de mes habitudes d’autres fois. Il était impensable pour un russe de tutoyer quelqu’un qui n’était ni un ami proche, ni un membre de la famille, mais je me contenterai de dire que la boisson m’empêchait de pousser le raisonnement aussi loin.

    Puis les yeux de monsieur Graves semblèrent plus … pétillants, da ! Il me proposait des cours d’anglais ? Mes yeux pétillèrent aussi. Bon, en fait, ils pétillaient parce que j’avais oublié de cligner des yeux depuis deux minutes. Mais j’étais content que l’italien se montre aussi gentil avec moi ! J’avais vraisemblablement un nouvel ami ! Qui aimait boire qui plus est, da ! J’allais apprendre le british ! Je n’avais aucune idée de ce que british voulait dire, mais ça sonnait tellement exotique… Je me contentai de lâcher un « Bri … tish ? » entre deux questions de la part de mon nouvel ami.

    D’ailleurs, mon nouvel ami parlait beaucoup. Ce que je faisais dans la vie ? Pas grand-chose en vérité … J’étais bien nécromancien, et quelques personnes me commandait des potions, mais elles avaient toutes un goût étrange selon leurs dires… Je réponds :

    - Je suis nécromancien. Je fais des potions, et des blagues ! J’ai effectivement vécu en URSS, dans la partie russe. J’ai servi pour Staline, da ! Je suis mort en 1956…

    L’idée de sortir en ville avec l’italien me faisait plaisir. J’avais très envi d’en apprendre plus sur lui. La salle débordait d’énergie, et j’acceptai son invitation.

    - Avec plaisir ! Mais dis-moi, que fais-tu dans la vie ? Tu parles beaucoup, da ! Tu es flic ? Psy ?

    J’avais dit ça sans réfléchir entre deux gorgées de ma boisson fraichement arrivée. Maintenant, ma culotte me faisait mal, et je me suis mis à pleurer, en souriant. Mais je ne voulais pas que ma douleur mette un terme à cette amitié fraichement commencée ! L’alcool m’empêchait de voir l’absurdité de mes propos, mais je demandais à me monsieur Graves :

    - Pourquoi un homme aussi gentil que toi est ici ? Pourquoi es-tu mort ? Que s’est-il passé ?

    Je renifle bruyamment pour ne pas avoir à demander un mouchoir. Mais vu que cela ne suffisait pas, j’attrapai un bout de la chemise d’un voisin pour m’essuyer le nez avec. Il n’avait pas l’air de l’avoir remarqué, enfin je crois, et heureusement. J’aimais bien qu’on me tape, mais je préférais faire ça dans l’intimité. Mais vu que mon nouvel ami m’avait vu faire, je lui devais bien des explications. Alors je rigole doucement, entre deux sanglots, avant d’ajouter :

    - J’aime bien qu’on me tape des fois.

    Explications rationnelles ou tordues, peu importe, le fait est que mon voisin de table se tourna vers nous. Et c’est à cet instant que je choisis de me mettre à pleurer de plus belle. J’avais mal aux fesses. Mon voisin de chaise se leva alors, en secouant négativement la tête, l’air navré, avant de partir.



    codage par LaxBilly.
    avatar
    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 33 Masculin
    × Age post-mortem : 131
    × Avatar : Shokudaikiri Mitsutada - Touken Ranbu
    × Appartement : Van Gogh
    × Métier : Psy
    × Péripéties vécues : 234
    × Øssements451
    × Age IRL : 20 Féminin
    × Inscription : 21/03/2018
    × Surnom : l'anémone
    × DCs : Mitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóris
    × Présence : complète

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    33/100  (33/100)
    33Masculin131Shokudaikiri Mitsutada - Touken RanbuVan GoghPsy23445120Féminin21/03/2018l'anémoneMitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóriscomplète
    Mascotte de bordel
     ☽ Preux Sicilien ☾

    Mascotte de bordel ☽ Preux Sicilien ☾
    33Masculin131Shokudaikiri Mitsutada - Touken RanbuVan GoghPsy23445120Féminin21/03/2018l'anémoneMitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóriscomplète
    https://www.peekaboo-rpg.com/t3003-leo-when-the-devil-wants-to-punish-his-worshippers-he-uses-the-trick-of-karma-terminehttps://www.peekaboo-rpg.com/t3013-leo-we-re-all-of-us-haunted-and-haunting
    #6 le 25.08.18 20:52
    Cosplay
  • Sergeï & Leone
  • Beuverie au programme
  • Ft. un cosplay à moitié à poil
  • Intérieurement, le psychologue n’en mène pas large. En réalité, il hésite entre deux réactions : se rouler par terre de rire ou planter là l’étrange fidèle communiste avec qui il a une conversation plus qu’étrange. Choisissant de rester, mais de respecter le climat de confiance qui semble s’installer, Leone a cependant du mal à réprimer quelques sourires amusés alors que son interlocuteur se confie à lui.

    Mais sa patience étant mise à rude épreuve par le Russe, le Sicilien manque de s’étrangler en entendant pour la énième fois ce dernier parler de « mère patrie ». Arquant les sourcils en clignant de son œil valide sous ses lunettes de soleil violacées, le borgne s’interroge sérieusement sur la culture de son interlocuteur, mais ne pipe toujours pas mot, se contentant d’ajouter en note mentale « réviser l’histoire mondiale avec M. Boy ». Ca a effectivement l’air impératif…

    Louchant d’un œil sur la descente du Russe, le psychologue se demande si son compagnon de beuverie n’a pas - à tout hasard - l’habitude de la boisson. Une hypothèse qu’il ne pourra confirmer que plus tard dans la soirée, s’ils ne se perdent pas de vue avant.

    Lorsqu’il rouvre les yeux, après un intense moment de sirotage de cocktail et de réflexion, mister Boy semble fixer Leone d’un air surpris, comme si ce dernier aurait dû être au courant des dernières aventures de la diva Sergine. Non pas que ce ne soit pas sa tasse de thé, mais le psychologue à autre chose à faire de ses soirée que d’observer des torses velus s’exhiber au milieu d’une sale pleine de phéromones.

    Alors que Sergueï lance sa paille en arrière, un client se la prend en pleine face, ce qui ne manque pas de faire glousser Leone, qui se ratatine cependant pour que la victime de la menace russe ne le repère pas et ne leur cause des problèmes.

    Puis vient le récit du succès de la célèbre Sergine. Cela aurait pu être poignant, attendrissant ou même stupéfiant, cela n’en est rien. C’est juste… sans queue ni tête ? Leone est obligé de boire plus vite son verre pour assimiler les informations étranges dont lui fait part le Russe et bien suivre sa petite histoire.

    — Pardon, pardon, Boy, répond-il une fois le flot de parole interrompu, j’ai du mal à comprendre : « ta » bien aimée ou « ton » bien aimé ? Ou alors ce n’est ni l’un ni l’autre ? Ma quee je me fais trop vieux pour ces histoires de genre, j’avoue ne pas te suivre, pouffe-t-il.

    Marquant une pause, il essaie d’analyser l’ensemble des paroles de son camarade, tandis que ce dernier vide son verre d’un trait.

    — Vous avez eu des problèmes pendant votre défilé ? Que s’est-il passé pour que votre robe soit déchirée et pour que vous vous énerviez dans la salle ? Ma quee quelqu’un a touché à votre promi…se ? demande Leone en se massant les tempes comme si ça allait l’aider à comprendre les choses.

    Avec le récit de son nouvel ami, Leone commence à se demander s’il ne s’embarque pas dans une très mauvaise situation. Après tout, une grande sage lui a dit un jour : « tous les Russes hors de leur pays sont des mafieux », cela est-il donc vrai aussi dans la mort ? Déglutissant, le psychologue imagine déjà sa propre version de la scène : Sergueï, en robe rouge sauvagement déchirée, au milieu des flammes à balancer des tables pour protéger l’amour de sa mort. Il pouffe à cette image.

    S’il savait à quel point il se rapproche de la réalité, il n’en rirait certainement pas.

    Suivant une voluptueuse serveuse des yeux tandis qu’elle sert pour la troisième fois au moins le Russe, le borgne se perd dans ses questions et propositions, sans se rendre compte des yeux larmoyants de son interlocuteur jusqu’à ce que ce dernier ne l’interrompe d’un « bri-tish » peu convaincant.

    — British signifie « britannique », explique-t-il en interrompant sa flopée de questions. De l’anglais des Etats Unis à celui du  Royaume Uni, la langue varie en réalité. Idem à l’intérieur des deux pays, une peine, si tu veux mon avis. Surtout avec ces barbares d’Irlandais, soupire-t-il d’un air consterné.

    N’oublions pas que Leone est issu d’une famille aristocrate britannique de la fin du XIXe siècle. Autant vous dire que sa vision du monde est presque aussi altérée par son éducation que celle de Sergueï… si ce n’est qu’il a le mérite de lire et de se cultiver, lui. A propos de tout, sauf des Irlandais, qu’il a appris à tolérer au même titre que les allemands, mais l’alcool à tendance à le rendre plus vindicatif.

    Le psychologue ne peut s’empêcher toutefois de glousser en entendant le Russe présenter sa profession et son histoire.

    — Des potions et des blagues ? C’est-à-dire ? Tu tiens un magasin de farces et attrapes ? il éclate d’un grand rire en imaginant l’imposant nécromancien tenir une petite échoppe de trucs étrange.

    Pas de mafia pour lui, alors, le Sicilien en est presque déçu. Il se contente de sourire simplement en entendant la suite des paroles de son compagnon.

    — En 1956 ? Tout s’explique alors, lance-t-il. Tu es mort en service ?

    Achevant presque son verre, Leone manque de le recracher à l’instant où la magical girl met le doigt sur sa propre profession. Déglutissant, il enchaine rapidement :

    — Oh, non, juste un curieux ! J’écris un livre à vrai dire ! Du coup, j’échoue dans ce genre d’endroit pour entendre des histoires ! invente-t-il.

    Il ne vaut sûrement mieux pas que le Russe n’apprenne le métier du borgne, sous peine de le planter là de peur de se faire analyser sous toutes les coutures. Baissant le regard vers son verre, Leone le relève en entendant le « plic-ploc » distinctif des larmes. S’attendant à voir une magnifique jeune femme s’échouer en pleurs près d’eux, il ne cache pas sa déception en voyant que ce sont les yeux de Sergueï qui sont baignés de larme. Cherchant un mouchoir, le borgne finit par poser son bracelet de protection près de la place du Russe pour qu’il puisse au moins essuyer ses joues.

    — Qu’est-ce qui ne va pas ? demande-t-il en voyant les gens se retourner pour regarder le grand dadet pleurer comme un bambin, avant de continuer, plus bas, en se penchant vers lui : c’est la culotte ? Il faut faire tomber la culotte, Monsieur Boy ! souffle-t-il, quelque peu inquiet.

    Dieu que cette phrase sonne étrangement, hors contexte. Leone ne peut réprimer un petit sourire amusé.


    Il prend ensuite le temps de réfléchir avant de répondre à la question de son interlocuteur. Enfin, aussi bien que lui permet la dose d’alcool qu’il a dans le sang.

    — J’ai fait la première guerre mondiale, mais elle ne m’a pas tuée. Alors j’ai dû vivre avec cette… expérience, et ça a pas loupé. J’ai terminé ma vie en 1920. La gentillesse n’y est pour rien, c’est même elle qui m’a tuée.

    Son regard, voilé par la teinte violette des lunettes, se fait plus sombre et sérieux, à l’évocation de ce passé encore bien douloureux. Heureusement pour lui son nouvel ami est loin de se préoccuper des choses sérieuses, visiblement, puisqu’il lance une phrase qui, cette fois, fait que Leone recrache sa gorgée, juste après s’être mouché dans une chemise.

    — Pardon ? Pourquoi tu dis ça soudainement… et… en pleurant ? Tu… tu es en manque de… certaines pratiques ? se hasarde-t-il à demander.

    Voyant le torrent de larmes s’intensifier, Leone ne sait pas quoi faire, de même que les serveuses et les clients, qui fixent sur lui un regard désapprobateur, comme si c’était de sa faute. Il soupire alors et pose une main rassurante sur le poignet du Russe.

    — Ecoutes, commence-t-il, je sais que ça va être difficile, mais je crois en toi, j’ai foi en ta force slave, alors je te propose la chose suivante : va aux toilettes et enlève ta culotte, ensuite on fonce t’en chercher une nouvelle, histoire que t’aie pas le cul à l’air toute la soirée.

    Réfléchissant alors qu’il termine son verre, Leone abat violemment son verre sur la table avant de déclarer :

    — Toi et moi, mon ami, on se ressemble. Ma quee si tu cherches Staline parmi les morts, je t’aiderai ! J’ai moi-même essayé de retrouver Napoléon, en vain, alors saches que je t’accompagnerai dans ta quête ! Ma quee c’pareil pour la culotte, tu n’es pas seul.

    Il souligne sa tirade d’un grand sourire se voulant encourageant.

    By Nymphea



    avatar
    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 27 Masculin
    × Age post-mortem : 88
    × Avatar : Russia - Hetalia
    × Pouvoir : Modification de la pression
    × Appartement : Pucca
    × Péripéties vécues : 139
    × Øssements341
    × Age IRL : 20 Féminin
    × Inscription : 13/03/2018
    × Surnom : l'abeille
    × DCs : Chisako Shinoda
    × Présence : complète

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    16/100  (16/100)
    27Masculin88Russia - HetaliaModification de la pressionPucca13934120Féminin13/03/2018l'abeilleChisako Shinodacomplète
    nécromancien
    nécromancien
    27Masculin88Russia - HetaliaModification de la pressionPucca13934120Féminin13/03/2018l'abeilleChisako Shinodacomplète
    http://www.peekaboo-rpg.com/t2966-serguei-petrovitch-choukhov-yani-poudou-et-stavoyyy-speciale-dedicacehttp://www.peekaboo-rpg.com/t2970-serguei-petrovitch-choukhov-venez-boire-un-coup-da
    #7 le 27.09.18 21:50

    Le cosplay ne fait pas le moine

    C’est dans ces moments-là qu’on se rend compte qu’avoir des amis, c’est important, da. Entre deux reniflements de morve, j’essayais de répondre à Monsieur Graves. Effectivement, il avait beaucoup de question, et j’avais beaucoup d’alcool dans le sang : pas que j'étais habitué, mais je me sentais beaucoup … fragile ces derniers temps, et moi-même savais de quoi j’avais besoin dans ces moments : d’amour.

    Je ravalais aussi un filet de bave qui commençait à couler de ma bouche, et rigolais comme un benêt. Je répondais aux interrogations de mon interlocuteur sans attendre. Je crois bien que j’étais en train de loucher sur les poils de son torse.

    - C’est une histoire compliqué Monsieur Graves, mais avant c’était une femme, puis c’est devenu un homme ; et enfin, il est redevenu femme. Mais je l’aimais ! Staline sait à quel point je l’aimais, homme ou femme : peu importe ! Je voulais avoir des enfants avec elle : 8 au total ! J’avais déjà une idée de leurs prénoms : Staline pour l’ainée : puis Lénine, puis Karl, puis Anna, puis Lev, puis Nina, puis Anastasia, et enfin Raspoutine pour le petit dernier. Mais ne vous excusez pas !

    L’air compatissant de mon ami me faisait plaisir : ses yeux, enfin son œil, avait l’air de pétiller… Ou alors c’était l’alcool ? Ou peut-être l’éclairage de la salle. Ou alors c’était parce qu’il m’aimait ? Da, ça devait être ça. J’ai un peu de peine pour lui, parce qu’au fond, je pensais que je l’aimais aussi, mais mon cœur appartenait à Shinoda-san.

    Mais il était si gentil ! Et si beau ! Et si poilu ! J’avais envie de passer ma main sur son torse. Mais je devais contenir mes pulsions, je devais garder mes mains pour les plumes de Shinoda-san. Je secouais frénétiquement la tête : non mais à quoi je pensais moi ? Je me faisais des idées. Mais il avait sincèrement l’air de s’intéresser à moi, alors je répondis à ses douces interrogations.

    - Vous savez Monsieur Graves, c’est difficile d’être une diva de nos jours. Mais ce jour là, j’ai tenté le tout pour le tout pour séduire ma belle. Après m’être déhanché sur une musique qu’elle aimait très certainement ! Le titre c’est « Vas-y Francky c'est bon. »je crois, vous connaissez ? Par chance, j’avais aussi des feux d’artifices dans ma poche, j’ai réussi à les allumer grâce à mon don ! C’était très beau ! Il t’avait plein de lumière, et les gens hurlaient de joie ! Pour ce qui est de ma robe, je l’ai déchiré parce que j’avais chaud. Et je me suis énervée car les autres voulaient du mal à ma tendre. Alors je l’ai défendu !

    J’attrapai le verre de mon voisin, et le bu d’une traite avant de le reposer à sa place comme si de rien n’était. Je rigolai tout seul avant de continuer :

    - Hé bien, disons que j’exerce sans licence. Voyez-vous, tout ce que je touche finis très souvent pas exploser ; je ne peux pas concocter de bonnes potions sans faire n’importe quoi : je suis arrivé à des résultats très … étonnants, et plutôt que de jeter les ratés, j’ai décidé de les vendre pour faire des blagues, da ! C’est rigolo de voir les zombis devenir encore plus moches qu’avant !

    Mais les questions concernant le passé me faisaient encore un peu mal. L’homme était très fort pour poser des questions : il méritait les bisous de la victoire ! Je n’avais pas vraiment envie d’en parler ce soir : alors je me contentais de lui dire, le regard dans le vide :

    - Da, on peut dire ça comme ça…

    Mais la douleur me rattrapa rapidement, si bien que des larmes se mirent à couler le long de mes joues rosées. Les gens autour de nous s’étaient retournés, et me fixaient. Monsieur Graves avait mis le doigt sur le problème, dans le sens imagée bien sûr, puisqu’il n’avait pas vraiment posé son doigt sur ma culotte. Ça aurait été un peu bizarre non ?

    Il fallait faire tomber la culotte comme disait monsieur Graves, alors je me suis levé d’un coup, en écoutant monsieur Graves répondre à mes questions (que je n’arrivais pas à formuler de manière lucide dans ma tête). Si j’étais en manque de certaine pratique ? Pas vraiment, je ne connaissais rien dans l’amour charnel : ce qui comptait pour moi était ma patrie, Staline et Shinoda-san. Mais je me sentais tout bizarre auprès de monsieur Graves : je pense que j’aimais vraiment beaucoup ses poils de torse… Ah là là ! Le seul défaut que je pouvais trouver à Shinoda-san, c’était bien ce manque de pilosité sur le torse !

    Alors, comme le dit monsieur Graves, je pris mon courage à deux mains. Mais, puisque j’avais écouté à moitié ses paroles, j’entrepris d’enlever ma culotte sur place, en manquant de tomber à la renverse. Je la brandissais alors, victorieux, tel l’étendard de la victoire. J’ajoutais :

    - Je suis courageux, n’est-ce pas monsieur Graves ! Je suis si content qu’on soit proche ! Je ne préférais pas faire ça aux toilettes, mais ici devant tout le monde pour vous montrer mon courage !

    J’essuyais les larmes (et accessoirement la morve) d’un coup de bras, avant de saisir mon ami par le bras. Nous allions partir à la conquête du monde des morts, à la recherche de Staline, et bien sûr, d’une nouvelle culotte. Mais je ne voulais pas interrompre notre soirée beuverie. Nous étions bien assis, et j’étais désormais libéré d’une … contrainte disons. Alors une idée me vint. Monsieur Graves devait forcement avoir un sous-vêtement sous son short de bain : qu’il ait un caleçon ou pas sous son maillot, ça ne changeait pas grand-chose pour lui, da ? C’est ainsi que je me retrouvais à quatre pattes, incliné, pour demander à mon ami :

    - Monsieur Graves, je vous en prie, prêtez- moi votre caleçon. J’ai froid au niveau de mon héritage masculin avec cette jupe. Et puis dans cette position, les gens bizarres peuvent voir mes fesses, da ! En plus le carrelage est froid !

    Puis, j’enchainais plusieurs inclinations – « marque de respect au Japon » m’avait dit ma maman – en attrapant la jambe de monsieur Graves. Puis j’ajoutais avec un petit clin d’œil :

    - Ou alors, nous pouvons régler cette histoire aux toilettes, da !

    Codage par Libella sur Graphiorum
    avatar
    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 33 Masculin
    × Age post-mortem : 131
    × Avatar : Shokudaikiri Mitsutada - Touken Ranbu
    × Appartement : Van Gogh
    × Métier : Psy
    × Péripéties vécues : 234
    × Øssements451
    × Age IRL : 20 Féminin
    × Inscription : 21/03/2018
    × Surnom : l'anémone
    × DCs : Mitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóris
    × Présence : complète

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    33/100  (33/100)
    33Masculin131Shokudaikiri Mitsutada - Touken RanbuVan GoghPsy23445120Féminin21/03/2018l'anémoneMitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóriscomplète
    Mascotte de bordel
     ☽ Preux Sicilien ☾

    Mascotte de bordel ☽ Preux Sicilien ☾
    33Masculin131Shokudaikiri Mitsutada - Touken RanbuVan GoghPsy23445120Féminin21/03/2018l'anémoneMitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóriscomplète
    https://www.peekaboo-rpg.com/t3003-leo-when-the-devil-wants-to-punish-his-worshippers-he-uses-the-trick-of-karma-terminehttps://www.peekaboo-rpg.com/t3013-leo-we-re-all-of-us-haunted-and-haunting
    #8 le 07.10.18 13:37
    Cosplay
  • Sergeï & Leone
  • Beuverie au programme
  • Ft. un cosplay à moitié à poil
  • Leone est franchement décontenancé par l’énergumène qui lui fait face. Oui, l’alcool peut rendre les gens un peu étrange, mais là, il a juste l’impression que le Russe en face de lui est en permanence comme ça. C’est impossible d’être à ce point atteint avec seulement quelques verres d’alcool dans le sang… Enfin, le Sicilien aussi enchaîne les verres et, étrangement, toute cette histoire commence à sembler normale, ce qui devrait en théorie l’inquiéter quelque peu. Tout comme le regard de son interlocuteur, braqué sur son torse nu ; s’il avait été une femme, il lui aurait envoyé une grande gifle pour lui faire remonter le regard. Mais il n’est pas une femme et il demeure fasciné par le récit abracadabrant de l’ivrogne slave.

    — Tu parles d'elle au passé, camarade, articule-t-il en déglutissant péniblement, le doigt tendu vers la magical girl masculine alors que sa main tient son verre, qu’il agite légèrement, que s’est-il passé ? Vous vous êtes séparés ? Elle… a disparu ? Votre histoire a l’air tellement belle pourtant.

    Mis à part les prénoms des gosses. Et les gosses eux-mêmes. Le Russe est-il au courant que l’on ne peut pas vraiment avoir d’enfant dans ce monde ci ? Confond-t-il encore le monde des vivants et celui où ils évoluent à présent ? Du reste, il n’a pas tout saisi de cette histoire de femmes devenant homme ou l’inverse. Pour lui, cette fille doit vraiment avoir un petit problème d’identité et ne devrait pas attendre avant de consulter.

    A le voir fixer aussi intensément son torse, Leone baisse les yeux en essayant d’ignorer au mieux le filet de bave qui coule de la bouche de mister Boy. Voyant qu’il n’y a rien d’étrange, si ce n’est des poils et des muscles, le Sicilien est presque assez mal à l’aise pour se recouvrir de sa serviette de plage. Mais en voyant le Russe secouer la tête, il interprète son attitude comme celle d’un homme alcoolisé phasant sur un point indéterminé, regardant dans le vide. S’il savait.

    Puis il reporta son attention sur son interlocuteur, écoutant son récit en scrutant les émotions qui passaient sur son visage. Une étude à lui filer le tournis, vu la complexité du personnage. Pas vraiment convaincu par le discours enjoué de son partenaire de boisson, Leone cligne des yeux à plusieurs reprises, perdant le fil plusieurs fois avant de parvenir à déceler un semblant de sens dans les paroles de son interlocuteur.

    — Francky… de Francky Vincent ? Leone éclate d’un grand rire tandis que l’autre s’empare du verre de son voisin sans pression. Tu comprends les paroles, au moins, M. Boy ? Parce que je crois que tu pouvais être la plus belle diva de la soirée, ta chanson a certainement stoppé ta carrière dans son élan !

    Remarque, sa belle ayant un nom japonais, il est peu probable qu’elle comprenne le français. Un instant, le Sicilien se demande si l’extrême nullité de ce misogyne de Francky Vincent est connue dans le monde entier. Il en doute un peu. Peut-être qu’il en parlerait à l’occasion à Gabrielle.

    — Mais, Boy, tu ne serais pas recherché par la police, à tout hasard ? Parce que de ce que tu me dis, t’as quand même foutu le feu à une salle… tu sais qu’il ne faut pas lancer de feux d’artifices en intérieur, hein ? tente de se rassurer Leone. M’enfin, tu es un brave homme, à vouloir défendre ta belle, c’est ça que l’on attend d’un homme, d’un vrai !

    Cela dit, s’il est déjà bien douteux, la description de ses activités de nécromancien ne tend pas à rassurer l’image que Leone a de lui. Néanmoins, le borgne l’aime bien. Il a le mérite d’être franc, même s’il se promet de ne jamais lui acheter la moindre potion.

    — C’est bien légal, tout ça ? glousse-t-il en entendant la suite de ses explications.

    Il s’attendrait presque à voir débarquer les autorités locales pour arrêter l’énergumène alcoolisé. Ce dernier a l’air d’être un sacré cas, le genre de personne qui finit dans le cabinet du psychologue, à son grand désespoir. Un que la vie comme la mort n’a pas arrangé avec le temps

    Habitué d’ailleurs à des clients dont le passé reste une question qu’il ne faut pas aborder, Leone se fend d’un petit sourire désolé et achève un nouveau verre tout juste arrivé sur leur table. Puis il en commande un autre, le temps d’expliquer à son compagnon de beuverie qu’il faut faire quelque chose pour son problème de culotte.

    Évidemment, rien ne peut être fait normalement par ce Russe. Rien. Il se dandine sur place. S’agite sous la table. Leone avale péniblement une première gorgée, puis une autre, priant pour que ce ne soit pas ce qu’il pense.

    Hélas, si.

    C’est cette fois à la figure de mister Boy qu’il recrache son verre et manque se s’étouffer avec le reste. Il ne pensait pas que l’on pouvait décemment être aussi étrange et, bien que l’alcool lui embrume déjà l’esprit, il a un mouvement de recul et bondit hors de son siège quand l’autre agite en l’air sa petite culotte à dentelle.

    — Oui… euh, très courageux, mais… c’est le genre de chose qu’il faut faire aux toilettes, en fait, répond-t-il doucement comme on le ferait face à un gosse vraiment gênant.

    Tous les regards sont braqués sur eux et une maid en a même fait tomber son plateau, le sol à ses pieds étant désormais recouvert de bouts de verres et de liquide collant. Le Sicilien a un regard d’excuse vers le public interloqué.

    Encore sous le choc, Leone se laisse embarquer sans rien dire par le Russe, dont le bras est désormais mouillé par des larmes et de la morve, et qui sait quoi d’autre, finalement… Leone écarquille les yeux lorsque mister Boy se prosterne presque au milieu de la salle, les fesses en l’air, pour l’implorer de lui laisser son caleçon, tout en insinuant que des gens bizarres pouvaient mater ses parties. Plus bizarre que lui, il y a ?

    Comment dire ? Non.

    La serveuse derrière lui a un mouvement du regard vers le bas, vers le pan relevé de la jupe plutôt courte du slave, et s’écroule en arrière en tombant dans les pommes. Ses collègues se précipitent sur elles avec effroi tandis que la salle demeure silencieuse, croyant certainement avec espoir à une caméra cachée.

    Faut dire qu’à ce stade, Leone, que l’alcool faisait tanguer légèrement, le souhaitait aussi. Mais voilà que le Russe s’agrippe à sa jambe, manque de le faire tomber à la renverse et retrouve par miracle son équilibre, pour finalement entendre une nouvelle proposition douteuse dans la bouche de son camarade.

    Leone prend une grande inspiration.

    — Mesdames et messieurs, s’exclame-t-il vers la salle, merci d’avoir participé malgré vous à ce sketch de notre duo comique « KEG », « le Karma Est une Garce » ! Retrouvez-nous sur scène tous les jeudis soir dans votre café préféré ! A très bientôt !

    Puis il éclate d’un grand rire bruyant. A ces mots, les respirations de la salle se font plus régulières, les épaules moins tendues, quelques rires se font entendre, d’abord nerveux, puis sincère, puis c’est un tonnerre d’applaudissement qui salue le départ de l’étrange duo.

    Empoignant cette fois le Russe par le bras, il le force à se relever, sans égard pour sa nudité, et lui fait quitter la salle avec un geste d’excuse vers le personnel et la salle, que les éclats d’applaudissements accompagnent jusque dans la rue. Là, le Sicilien cherche de son demi-regard une ruelle sombre, qu’il trouve rapidement.

    Il y entraîne de force son compagnon avant que quelqu’un ne remarque l’excentricité malsaine de leur duo faussement comique.

    — Bon, mister Boy, il y a des choses à ne pas faire en public, tu sais que l’exhibitionnisme est puni par la loi, non ? commence Leone sans vraiment savoir si c’est aussi puni dans ce monde-là. N’enlève pas tes sous-vêtements comme ça, tu vas vraiment te faire embarquer !

    A ces mots, il enlève son bermuda en essayant de ne pas tomber à la renverse. Se retrouvant cette fois vêtu simplement d’une sorte de string vert géant, le psychologue prie mentalement pour ne pas se retrouver face à quelques connaissances dérangeantes et attache sa serviette autour de sa taille. Peut-être que le cosplay passera bien comme ça.

    — Voilà, enfile ça, ordonne-t-il en tendant à mister Boy son bermuda. Ça va jurer avec ta jolie tenue mais ce sera jusqu’à ce que tu trouves une culotte, ok ?

    Il a juste à se montrer patient le temps que le Russe ne s’achète un sous-vêtement « normal ».

    Qu’a-t-il bien pu faire au karma pour se retrouver toujours fourré dans des situations complètements folles ?

    By Nymphea

    Les dés:
    Pile : la serviette est longue et lui arrive aux genoux en toute décence
    Face : adieu la décence de Leone, la serviette est plutôt courte (du genre serviette d'onsen d'anime)
    avatar
    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 0 Neutre/sans genre
    × Age post-mortem : 0
    × Avatar : ART ©Piscimancy GRAPH : Miles Skoko
    × Pouvoir : omnipotente
    × Péripéties vécues : 2567
    × Øssements1511
    × Age IRL : 0 Autre
    × Inscription : 15/03/2014

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    0/0  (0/0)
    0Neutre/sans genre0ART ©Piscimancy GRAPH : Miles Skokoomnipotente256715110Autre15/03/2014
    maitre de la mort
    maitre de la mort
    0Neutre/sans genre0ART ©Piscimancy GRAPH : Miles Skokoomnipotente256715110Autre15/03/2014
    #9 le 07.10.18 13:37
    Le membre 'Leone J. Chiaramonte' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    'PILE OU FACE' :
    avatar
    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 27 Masculin
    × Age post-mortem : 88
    × Avatar : Russia - Hetalia
    × Pouvoir : Modification de la pression
    × Appartement : Pucca
    × Péripéties vécues : 139
    × Øssements341
    × Age IRL : 20 Féminin
    × Inscription : 13/03/2018
    × Surnom : l'abeille
    × DCs : Chisako Shinoda
    × Présence : complète

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    16/100  (16/100)
    27Masculin88Russia - HetaliaModification de la pressionPucca13934120Féminin13/03/2018l'abeilleChisako Shinodacomplète
    nécromancien
    nécromancien
    27Masculin88Russia - HetaliaModification de la pressionPucca13934120Féminin13/03/2018l'abeilleChisako Shinodacomplète
    http://www.peekaboo-rpg.com/t2966-serguei-petrovitch-choukhov-yani-poudou-et-stavoyyy-speciale-dedicacehttp://www.peekaboo-rpg.com/t2970-serguei-petrovitch-choukhov-venez-boire-un-coup-da
    #10 le 13.11.18 16:03

    Le cosplay ne fait pas le moine

    L’attitude de mon camarade de beuverie me plaisait, tout autant que les poils de son torse. Ils étaient foncés, comme ses cheveux. Moi aussi j’en ai, mais pas des beaux poils comme lui il a. Ils ont l’air si soyeux, si … italiens ! J’ignorais vraiment pourquoi il n’était pas venu accompagné d’une belle femme : peut -être aimait-il les hommes ? Ou peut-être que sa femme s’occupait de ses enfants, à la maison, et qu’elle lui préparait un bon petit repas pour quand il rentrerait, après sa soirée… Qu’est-ce que j’aimerai avoir une femme comme telle !

    - Hé bien, rien de tout cela ! Pour tout vous dire, on s’aime tellement que des fois, on se frappe ! Mais vous savez Monsieur Graves, l’ultime preuve d’amour qu’elle m’a donné, c’est lorsqu’elle s’est roulée sur mon vomi … On faisait un concours de Just Dance déguisé ! C’était très marrant, parce que j’avais foutu des gifles à presque tout le monde. Elle est effectivement très belle, surtout quand elle prend sa douche.

    Je me revoyais entrain de stalker Shinoda-san jusque dans sa salle de bain, caché parmi les arbres avec ma paire de jumelle. Je me revoyais entrain de retenir mon souffle à chaque fois qu’un passant passait et me regardait avec une mine de dégout.

    Je rigolais en essuyant la morve qui coulait de mon nez à l’aide de ma manche imaginaire, je scrutais le liquide s’étaler sur les poils de mes bras ; on aurait dit du sucre fondu, da ! Mais ça n’avait pas le même goût. Le sucre était sucré, tandis que la morve n’est pas sucrée. Je reportais mon attention sur mon camarade, en hochant la tête à intervalle régulier, et en lâchant des petits « da » d’approbation.

    - Hélas, Monsieur Graves, je ne parle pas bien l’allemand. Ou bien est-ce de l’espagnol ? Je ne sais plus. Mais tout le monde a adoré ma chanson, puisqu’après, j’ai pu demander ma belle en mariage. Ou alors, je ne m’en souviens plus, parce que j’avais déjà bien picolé… Mais non, je ne suis pas recherché par la police. Vous savez, ajoutais-je avec un sourire malicieux, bien qu’avec une mine d’amoché puisque l’alcool commençait à me remonter par les trous de nez, j’ai fait bien pire, Monsieur Graves, bien pire.

    Sa question quant à la légalité de mes actes me fit tilter. Parlait-il de mon commerce ? Avait-il eu vent de mes potions ? Savait-il que j’étais un nécromancien, qui faisait exploser des choses, des fois sans faire exprès, et des fois parce que c’est rigolo ?  Je retenais bien la question et comptais bien lui faire profiter de quelques-uns de mes meilleurs produits, mais une fois à l’abris des regards indiscrets. Je me contentais donc d’hocher la tête avec un clin d’œil en guise d’affirmation. Question de secret professionnel, si vous voyez ce que je veux dire.

    Je pensais, dans tous les cas, que Monsieur Graves avait compris la gravité de ma profession, d’une manière ou d’une autre, puisqu’il manqua de s’étrangler. J’avais même reçu quelques gouttes de son cocktail. Ce qui me fit penser que j’aurai bien pris un dernier verre avant d’aller m’acheter une culotte. Peut-être un demi de vodka.

    Une idée me vint sauvagement. Qu’est-ce que j’aimerai que Shinoda-san me crache à la figure comme cela. J’imaginais presque avec précision les petites gouttelettes de crachat, telles des perles, venir s’écraser avec une violence délicate contre mes joues rosies par l’amour et la vodka. Ou l’amour de la vodka, je ne sais plus. Je frémissais d’avance.

    Puis vint la scène que vous connaissez.

    Après que les rires dans la salle aient diminué, Monsieur Graves m’attrapa par le bras tel un sempaï qui entrainerait l’héroïne d’un manga pour la plaquer contre le mur et lui rouler une pelle … ou un marteau ? Quelle était l’expression exacte déjà ? Mais cela voulait-il dire la même chose ? Allait-il me plaquer contre un mur ? Allait-il me rouler une faucille ? Dans cet accoutrement ? Tant de questionnement qui me donnèrent rapidement envie d’uriner.

    Alors que je commençais mon affaire contre un mur, je m’ébahissais tout seul : comment une telle quantité d’urine était disponible dans mon corps ? Je rigolais tout seul entre deux hoquets, et écoutais les profondes paroles – à mon oreille – de Monsieur Graves. Puis, j’attrapais le caleçon tout chaud de mon camarade et l’enfila rapidement. De suite, j’avais plus chaud.

    Hélas,

    J’avais oublié que j’étais entrain d’uriner, et bientôt, une énorme tache humide apparait sur le caleçon de Monsieur Graves.

    Oups

    Je le regardais avec un grand sourire de benêt, des yeux pétillants d’une excitation, je ne sais d’où elle venait, et des petits sautillons. J’allais avoir des problèmes. Très probablement. Je me retournais très lentement vers lui, de façon que ma tête et mon corps soient alignés, et le laissais découvrir par lui-même mon petit accident. C’est sans honte que je lui disais :

    - Oupsie. Mais ne vous inquiétez pas Monsieur Graves, ce sont des choses qui arrivent.

    Alors, j’entreprenais de retirer ce caleçon encore plus chaud que tout à l’heure, bien qu’humide, et le tendais vers Monsieur Graves, en ajoutant, avec un sourire toujours plus radieux :

    - Vous pouvez le reprendre, j’en ai plus besoin.

    Je n’allais tout de même pas faire la lessive, non. C’était un travail de femme. Pas un travail pour moi. Mais j’en profitais pour sortir trois petites fioles d’une poche secrète dans ma jupe, en prenant soin de ne pas foutre à l’air mes parties. Je les disposais par terre, à la manière d’un Yakuza, et tandis que je procédais à deux ou trois petites vérifications, je chantonnais sur un air de Little Big, plus précisément « Everyday I’m drinking ».

    En écartant les mains pour que mon nouvel ami puisse voir mon établi de fortune, je lui disais avec un accent russe exagéré :

    -  Mon ami, ces trois potions sont de ma composition. Mais sur ces trois potions, tu ne devras en boire qu’une. L’une d’entre elle te rendra complètement ivre à la première gorgée, une autre te donnera une peau toute bleue avec un parfum de myrtille, et la dernière te transformera en portrait craché de Staline. Laquelle choisis-tu ?

    En réfléchissant une petite seconde, je me rendais bien compte qu’il n’était, du coup, pas obligé de boire une seule de mes potions. Mais histoire de pimenter le jeu, je rajoutais :

    - J’en prendrai une moi aussi après toi. C’est histoire de rigoler. Les effets se dissipent relativement vites. Ah, je dois peut-être vous prévenir qu’elles ont toutes un gout de vodka assez prononcé… Mais qui n’aime pas la vodka, da ?

    Je sautillais de joie en tapant dans mes mains telle la collégienne japonaise que j’étais dans l’âme. Nous allions nous amuser un petit peu, rien de bien méchant après tout. Et après cela, nous serions en mesure d’aller acheter mes sous-vêtements. J’avais hâte parce que j’avais froid aux fesses. Je me souvenais que chez nous, pendant l’hiver, on devait se flageller aux endroits où on avait froid pour se réchauffer.

    Une idée, bien qu’elles ne soient pas toujours bonnes, je l’accorde, me vint à l’esprit, une fois de plus. Je me mis à quatre pattes, les fesses tournées vers Monsieur Graves, et hurlais avec la voix de Sergine la Siva et de manière à ce que les passants jettent un œil dans la ruelle sombre où nous étions :

    - Donnez-moi une fessée, Monsieur Graves !!! Je vous en supplie ! Ne me faites pas languir davantage !!

    Puis en levant un sourcil et avec une voix bien plus grave, d’un air sombre, j’ajoutais :

    - Choisis vite.

    J’avais hâte de savoir ce que pouvais penser Monsieur Graves de mes potions, et j’étais prêts à tout pour qu’il y goûte, quitte à laisser sur le champ de bataille mon honneur, qui je pense en fin de compte était mort depuis belle lurette. Pour accélérer sa prise de décision, je lui faisais des clins d’œil, des appels de sourcils et je remuais mes fesses sur un air de « Skibidi ».

    Codage par Libella sur Graphiorum