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#1le 28.05.18 18:20
La peur. Celle qui nous prend aux tripes. Celle qui nous tiraille. Celle que l'on oublie jamais. Après des mois. Même des années. La peur. Sentiment primaire qui, en sein de chaque être vivant, court et enfle tel un cancer pour les faire réagir. Car la peur, aussi vile et soudaine soit-elle, est là pour nous rappeler de fuir ou de faire face au danger. Parfois il est réel et il faut s'en aller. D'autres, il n'est que chimère. Mais cependant, on ne peut rien faire d'autre que prendre ses jambes à son cou.

C'était un peu ce qui arrivait à l'homme blond à cet instant, ses jambes le portant le plus loin possible de la pièce où il était précédemment. Un accident, mineur, l'avait mené jusque-là après qu'il soit tombé de son vélo, juste devant l'établissement de son spécialiste « préféré ». Il avait plusieurs plaies aux genoux et aux bras et devait être soigné rapidement s'il ne voulait pas que cela s'infecte. Seulement, la peur avait fait son œuvre et il se retrouvait à dévaler dans les couloirs pour fuir le plus loin possible ce monstre qui le poursuivait.

- Revenez ici !

Pour certains, la situation devait sembler bien ridicule. Un type de plus de la trentaine, en train de courir dans les couloirs dans son jean déchiré et son t-shirt trop ample noir et or, n'avait rien de bien banal. Surtout qu'il se faisait poursuivre par une femme en blouse du genre hargneux et un peu trop baraqué et une seringue à la main. Avoir peur des seringues, à son âge, c'était tout de même un peu exagéré. Mais bien évidemment, il ne fallait pas se fier aux apparences.

L'adolescent dans le corps d'homme tourna à un virage, bouscula un membre du personnel qui tomba sur l'infirmière qui tomba également au sol. Courant toujours plus, le blond ouvrit la porte donnant aux escaliers, dévala quelques étages dont un sur les fesses avant de finir dans un couloir un peu plus calme. Pourtant, la panique se faisait toujours sentir et Sirius n'avait qu'une seule idée en tête : trouver une issu et se barrer. Problème : son sac était toujours dans la salle de consultation et hors de question de le laisser là-bas. Se mordant la lèvre, chercha les ascenseurs en se demandant s'il devait remonter et affronter l'ogresse ou trouver une combine pour la piéger.

Un soupir lui échappa tandis qu'il jouait avec ses doigts, dérangé, quand au détour d'un couloir, il percuta un homme assez grand à la chevelure ébène. Se massant le front, Sirius leva son seul œil pour découvrir de qui il s'agissait, une partie de lui craignant qu'il ne s'agisse de la grosse dame mais il tomba nez à nez avec un homme au cache-oeil. Comme lui.

- Leone... Oh putain Leone !

Dans un mouvement presque désespéré, l'islandais attrapa les épaules de son acolyte qu'il secoua presque, un tremblement de panique le prenant au même moment.

- Faut que tu m'aides ! Genre, pour de vrai !

Ça s'annonçait sympathique comme après-midi. Sirius le sentait, il allait en baver avec cette histoire.
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#2le 10.06.18 2:14

Ending Scene.


En tant que psychologue, Leone est fréquemment appelé dans les établissements de soin en tout genre. Il est appelé pour gérer des patients oscillants entre le petit bobo nécessitant un bisou magique et ceux qui hurlaient de terreur à longueur de journée. C’est donc avec une migraine à vous réveiller un mort que le Sicilien déambule le long des couloirs, un peu hagard, dans l’espoir d’errer jusqu’à la sortie. Il veut juste sortir, fuir loin de cette jeune chimère inconsolable aux cordes vocales inarrêtables. La tête lui tourne, et tout semble tanguer autour de lui, alors il ne s’embête pas, et se dirige vers les ascenseurs du bâtiment, pour s’éviter le calvaire des escaliers. Il doit aller à une convention, plus tard dans la soirée, à l’autre bout de Tokyo, et ne peut décemment pas se permettre de la manquer. L’ascenseur, qui se dirigeait vers les étages inférieurs, s’ouvre – sûrement à cause d’une blague ou d’une erreur – à un étage autre que le rez-de-chaussée. Machinalement, il en sort sans faire attention aux couleurs des couloirs.

Des bruits autour de lui le dérangent, alors qu’il est en partie sourd, et le poussent à lever son œil vers les panneaux. Constatant son erreur, il passe une main découragée dans sa tignasse, et fait demi-tour. Trois ascenseurs : le premier et hors-service, sinon ce n’est pas drôle, le second est plein, et le troisième au dernier étage. Constatant que le sort est aujourd’hui contre lui, Leone claque une nouvelle fois ses talons pour se diriger vers les escaliers. Les nuisances sonores lui parviennent cette fois clairement, en même temps que le choc. Il suffit d’un coup d’œil pour que le psychologue reconnaisse l'énergumène qui vient de lui rentrer dedans. Enfin, cela reste à voir.  Des cris se font clairement entendre depuis l’endroit dont vient l’homme aux cheveux platine, ce qui met la puce à l’oreille du Sicilien, qui ne comprend cependant pas l’acharnement de l’autre borgne contre son costume. D’autant plus qu’il n’a pas envie qu’on lui hurle encore dans les oreilles.

Le ton et la familiarité employée par le blondinet l’informe de son identité.

— Je suis pas ton pote, un peu de respect, lâche-t-il dans un soupir, peu convaincu par ses propres paroles.

Instaurant d’une main un espace vital entre le jeune homme et lui, il le toise de haut en bas. Souvent, Leone se disait qu’avec leurs deux yeux restants, ils forment un homme entier, mais c’était beaucoup plus compliqué que cela, en réalité. Ses genoux abîmés attirent son attention. Si c’est pour ça qu’il est ici, il se range cette fois plutôt dans la catégorie « besoin de bisou magique », et cela rassure le psychologue.

— Bon, que t’arrive-t-il cette fois, Sirius ? Ma quee tu as perdu ton chemin ? reprend-t-il sur le ton de l’humour.

Relevant la tête par-dessus l’épaule de son interlocuteur, il constate l’arrivée – en courant – d’une femme d’âge mûr, le visage crispé, dont les épaules de camionneur remuent comme celle d’un vieux motard de 50 balais. Dans sa main se tient une seringue scintillant à la lumière des néons. A la vue de l’avancée de l’infirmière, Leone blêmit, et jette un regard compatissant au jeune homme.

N’importe qui aurait fui, dans cette situation, même sans avoir peur des piqûres. C’est ce que fait le Sicilien : il fuit, entrainant brutalement l’autre borgne à sa suite, vers les ascenseurs, appuyant sur tous les boutons, jusqu’à ce que le troisième ouvre ses portes.

Avec une moue partagée entre la moquerie et le sérieux, Leone reprend, remis de sa vision :

— C’était quoi, ce sketch ?

Il se dirige ensuite vers le panneau de commande de l’ascenseur. Manque de bol, il allait au 8e, et les deux hommes se retrouvaient à présent coincés dans la grande cabine métallique.

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#3le 16.06.18 9:31
Et c'était reparti pour un tour. Son cœur battait la chamade, vibrant à un rythme effréné comme la peau tendue d'un tambour que l'on battrait avec force avec des morceaux de bois. C'était dire que cet excès de stupeur lui avait coupé le souffle pendant de longues secondes, la rencontre fortuite avec Leone et leur fuite mouvementée jusque dans la cabine d'ascenseur ayant achevé l'islandais. La vision de cette bougresse armée l'avait juste tétanisé sur place, son corps n'ayant pu faire le moindre geste de son propre chef. Heureusement que l'autre cyclope était là pour lui porter secours sinon, la grosse dame l'aurait embroché.

Sirius ne perçut la voix du sicilien que derrière une brouillard d’acouphènes persistant et le battement frénétique de son cœur pompant son sang avec maladresse. La peur avait repris place dans sa poitrine, le clouant au sol alors qu'il restait accroupi dans la boite de métal, sa tête cachée dans ses genoux et ses mains tirant sur ses cheveux. Il perdait le total contrôle de ses moyens, ne sachant quoi faire face à cette menace qui rôdait dans ce bâtiment de l'enfer.

Sortir. Il devait sortir et se barrer. Partir loin et ne plus remettre les pieds ici. Étouffant un sanglot très peu viril pour sa personne, le vampire releva son seul œil valide vers le brun qui le dévisageait, ses lèvres tremblant en mots incertains.

- Elle va me zigouiller Leone... faut que tu m'aides. Elle aura ma peau sinon...

Ses membres ne semblaient plus lui répondre, ses doigts s'enfonçant dans sa peau, risquant à tout moment de la percer. Ses jambes n'arrivaient pas à le soutenir, ses genoux lui faisant un mal de chien mais pour autant, Sirius ne fit pas le moindre geste, étant comme figé. L'angoisse le statufiait à un point qu'il avait du mal à respirer, ses poumons se gonflant d'air par intervalles irréguliers. C'était du grand n'importe quoi. À chaque fois, c'était pareil. Dès qu'il voyait une bonne femme en blouse blanche, il flanchait. Point faible à la con. Le vampire n'était plus très loin de pleurer. Il fallait qu'il sorte de là.

- Faut que tu me sortes d'ici.

Un murmure ressemblant presque à une supplique quitta la gorge de l'islandais qui dans sa panique, n'était plus très loin de parler dans sa langue natale. Fixant le psychologue, il l'implora du regard de lui porter secours, ses épaules tremblant rien qu'à l'idée de croiser l'infirmière. Mais alors qu'il s'apprêtait à dire autre chose, un « ding » sonore se fit entendre, les portes de la boite de métal s'ouvrant de nouveau. Sirius paniqua de plus belle, se levant d'un bond avant d'appuyer sur tous les boutons de l'ascenseur. Il eut à peine le temps de voir le visage d'un médecin accompagné de son patient que les portes se refermèrent aussi. Enfer. Comment il avait fait pour se retrouver là.
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#4le 27.06.18 14:30

Ending Scene.


Aux yeux du Sicilien, la scène est tout bonnement incompréhensible. Entre l’infirmière géante et pour le moins intimidante et l’état dans lequel se retrouve l’homme aux cheveux clairs, piégé dans l’ascenseur avec lui, il ne parvient pas à saisir ce qui a provoqué cette situation. Les paroles tremblantes de son interlocuteur, tout comme l’ouïe défaillante du psychologue n’arrangent rien, Leone ayant plus l’impression d’être dans un film d’épouvante que dans le monde des morts. Ou alors il assiste tout bonnement à la fuite d’un patient confronté à un traitement peu attirant.

— Mais, commence-t-il avant que l’ascenseur n’atteigne sa destination, tu es vraiment obligé de fuir ? Je veux dire, c’est de la torture qu’on t’inflige ou quoi ?

En effet, l’état dans lequel se retrouve le second borgne, terriblement agité, tout comme ses paroles incertaines, suggèrent qu’il vient juste d’échapper au plus grand danger de sa mort. Sachant qu’il doit bien être au courant qu’il ne peut pas « mourir » à proprement parler, Leone se doute bien que ce n’est pas une menace dangereuse qui a motivé le détalage de son acolyte. Reste à savoir quoi.

Etant donné qu’ils se trouvent dans un hôpital, le Sicilien imagine mal l’infirmière s’amuser à faire du mal à ses patients – quoiqu’on est jamais à l’abri d’un dérapage, mais Leone tente de conserver foi en l’humanité pour oublier les guerres et se force à être optimiste en toute situation. D’un autre côté, le regard suppliant de la tête argentée lui brise presque le cœur, et c’est donc son âme de soldat qui le pousse à acquiescer de la tête et d’afficher un regard décidé. Oui, il aidera Sirius à s’échapper, telle est la quête que ce donne aujourd’hui Leone.

Au moment où il s’apprête à reprendre la parole, l’ascenseur s’ouvre. C’est la panique : il voit, impuissant car surpris, l’autre borgne bondir pour fermer la porte de l’ascenseur au nez d’un médecin et de son patient, avant d’appuyer sur tous les boutons du panneau de contrôle. Ah, c’est du joli. La porte se referme sous le regard de deux paires d’œil et demie stupéfaites.

— Tu sais que c’était peut-être une urgence ? soupire le Sicilien sans vraiment attendre de réponse.

Prisonnier d’une ascension sans fin, Leone s’adosse contre la paroi glacée de l’ascenseur et darde un œil interrogateur sur celui qui n’a plus rien d’un adulte, si ce n’est le corps. Nouvelles paroles empreintes d’un grand stresse.

— Du calme, répond doucement l’ancien soldat, on va te sortir de là, t’en fais pas.

Entre la crise d’angoisse de l’un et la crise d’hystérie de l’autre, il préfère de loin affronter les foudres de l’infirmière plutôt que laisser son interlocuteur criser dans un coin de l’hôpital.

— Par contre, tu comptes empêcher tout le monde de rentrer ? lâche-t-il d’un ton railleur.

Une chance pour eux que personne n’ait tenté de rentrer dans l’ascenseur. Ce doit être une journée calme pour l’hôpital. Leone laisse son espace vital à l’autre borgne, et ne tente aucun mouvement pour s’approcher de lui. Vu l’état dans lequel il se trouve, cela vaut peut-être mieux.

Quelques minutes plus tard, l’ascenseur les laisse au rez-de-chaussée. Rompant la distance qu’il avait instauré entre eux, le psychologue saisit la main de son compagnon d’infortune pour l’entraîner vers l’aile des employés de l’hôpital. Etant régulièrement appelé ici, il n’est pas rare qu’il doive passer par cet endroit.

— On va sortir par derrière, elle ne s’y attendra pas ! annonce-t-il au borgne d’un ton jovial, amusé par la situation, dans les couloirs des professionnels de la santé.

Leur salvation, la porte de sortie, enfin visible par son unique œil, Leone est pris d’un doute. Dirigeant son visage vers son acolyte, il observe ce dernier sous toutes les coutures, et constate qu’il n’a rien sur lui, ou presque. Avec un peu de chance, il vient à l'hôpital comme un touriste, sans rien.

— Ma quee tu n’aurais pas oublié des affaires dans le bâtiment, dis-moi ?

Son accent revient à la charge, tant il ne peut prendre au sérieux la situation. Intérieurement, il supplie le jeune homme de ne pas leur faire faire le chemin inverse. Non pas qu’il ait peur de se retrouver confronté à l’infirmière terrorisante, mais parce qu’avec l’homme, il n’était pas au bout de ses peines, s’il s’agissait de monter à nouveau dans les étages du bâtiment.
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#5le 30.07.18 15:57
Si les tremblements ne voulaient pas cesser, au moins l’homme pouvait à nouveau se remettre à bouger. La présence de l’italien était quelque peu rassurante, bien que ces propos soient parfois teintés de moquerie mais ils contrastaient totalement avec les dires de l’infirmière qui l’avait terrorisé. Sirius pouvait à nouveau se tenir sur ses deux jambes sans avoir peur qu’elles ne se rompent sous son poids, sa respiration plus calme attestant du soulagement qui commençait à couler dans ses veines. Il ne dit rien pendant un moment, ne prenant même pas en compte le fait que d’autres personnes voulaient prendre l’ascenseur et se cala contre un mur en attendant que les choses se tassent.

Mais rien n’était éternel et ce moment d’accalmie en était la preuve. La boite de métal les libéra sur un étage qui menait à la sortie, tout du moins ce fut ce que compris l’islandais alors qu’il suivait docilement Leone, son corps toujours engourdi par l’angoisse. Seulement, alors que les émotions les plus fortes retombaient, les paroles de l’autre borgne lui arrachèrent un violent frisson d’effroi. Ses affaires. Il avait oublié ses affaires. Les portes de l’ascenseur se refermèrent dans son dos dans un bruit sourd, sa tête se tournant d’un coup sous la panique avant que son unique globe oculaire n’aille se planter sur le brun qu’il n’était plus très loin d’agripper avec force.

- Mon sac !

Un nouveau tremblement secoua ses épaules tandis qu’il pensait à son sac à dos, resté dans la salle de consultation. Son sac remplis de ses sachets de bonbons, de son portable et du carnet de l’adulte responsable. S’il le laissait là, derrière lui, l’autre allait le tuer. Une pellicule de sueur commença à couvrir la peau du blond qui ne savait plus du tout quoi faire. Il allait qu’il y retourner.

- Faut que j’aille le chercher ! J’dois le récupérer.

Oui mais l’infirmière ? l’infirmière… Son sang se glaça. Elle n’était tout de même pas en train d’arpenter les couloirs pour le retrouver, non ? Elle n’était pas encore en train d’en vouloir à sa peau, non ? Nouvelle angoisse. Sirius regarda tout autour de lui avec horreur, cette peur qui n’était pas vraiment la sienne n’étant plus très loin de le tétaniser. Tout cela prenait des proportions qu’il ne pouvait gérer. C’était beaucoup trop. Il allait exploser. Ici et maintenant.

- J’en ai marre putain ! Karma de merde !
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#6le 02.08.18 11:10

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La réponse de l’homme aux cheveux d’argent ne se fait pas attendre. Encore une fois, le psychologue ne peut s’empêcher de hausser un sourcil dubitatif face à l’état d’agitation dans lequel est son interlocuteur. Celui-ci, déjà tout tremblant dès le départ était presque calmé lorsque Leone a posé sa question alors que leur salvation se laisse entrevoir : il marche plus sereinement, respire à la manière d’un chien haletant et non plus comme un bœuf victime de la canicule.

Même s’il est endurant du fait de ses entrainements, le vampire a du mal à contenir les preuves de ses efforts, la course poursuite s’éternisant dans une ambiance on ne peut plus tendue. A chaque intersection, le psychologue inspecte les environs pour s’assurer de l’absence de l’infirmière démoniaque. Certain qu’elle assènera à Sirius une piqûre douloureuse pour se venger, il n’en est pas moins certain que si elle repère Leone, ce dernier s’attirera sa colère et celle du directeur de l’hôpital. Déjà qu’il n’y est pas forcément bien accueillit, à cause de ses airs occidentaux, de son accent ridicule et de ses méthodes quelques peu douteuses, il n’a pas envie de risquer son poste et préfère se faire discret.

Quand l’autre grand dadet s’arrête pour le fixer, le visage blêmi par la peur, Leone comprend de suite ce qu’il se passe. A tous les coups, Sirius est parti en courant face à l’aiguille de l’infirmière, oubliant par la même occasion ses affaires. On ne vient pas dans un hôpital les mains vides, en général.

La réponse tombe comme une sentence, prononcée avec empressement. Le psychologue ne sait pas s’il doit rire nerveusement face à l’oubli de l’autre borgne et se contient tandis qu’il darde un œil inexpressif sur ce dernier, en lâchant un soupire de lassitude. C’est reparti. Une moue terrorisée s’affiche à présent sur le visage de l’occidental aux cheveux clairs, qui rougit et sue comme un étudiant le ferait face à un examen, tremblant.

Presque tenté de répondre par un simple « ce n’est qu’un sac », le psychologue pousse un nouveau soupire en passant une main nerveuse dans ses cheveux. L’attitude anxieuse de l'autre borgne est contagieuse. Rouvrant l’œil avec une mine décidée, Leone reprend la parole. Face à la situation, son sang de Sicilien, ses origines nobles et chevaleresques l’empêchent de planter là Sirius et le poussent à, au contraire, l’aider.

Mais il constate que son interlocuteur n’a pas la même manière d’appréhender la situation : s’agitant frénétiquement dans tous les sens, il semble perdu face à l’absence de son bien. Leone choisit donc d’adopter une attitude quelque peu rassurante et pose une main sur l’épaule du borgne, qu’il presse légèrement, dans l’espoir de le calmer.

— On va aller chercher ton sac, ne t’inquiète pas, son ton se veut ferme, pour rappeler à l’ordre Sirius et éviter qu’il ne crise au beau milieu de l’hôpital. J’ai pile ce qu’il nous faut.

Lâchant son compagnon d’infortune, il se met à genoux pour fouiller dans sa sacoche professionnelle. S’improvisant Jerry Lewis en version sicilienne, il en sort un masque qu’il brandit comme un trophée avant de se redresser.

— Si je me fais encore repérer à courir partout ici, je vais finir par me faire interdire d’accès, or j’ai besoin de travail, la crise, tout ça… C’est dommage, je n’en ai qu’un, ajoute-t-il avec un clin d’œil.

Dans ses mains le masque lui semble un tantinet ridicule, mais il pourra masquer son identité - c’est vrai que des géants à l’accent italien, ça coure les hôpitaux - derrière le motif pastèque plus effrayant qu’autre chose. On dirait un masque de boxer. L’enfilant par-dessus son cache œil, Leone s’affuble mentalement d’un surnom aux sonorités terribles : il psico ! Il glousse dans sa barbe à cette pensée, avant de faire signe à Sirius de le suivre.

— Où se trouve ton sac ? Quel étage, quelle salle ? demande-t-il en rebroussant chemin.

Tout en marchant, il fouille à nouveau dans son sac, en grognant, jusqu’à trouver l’arme ultime. Le fourrant dans les mains de son compagnon de galère, il lui donne des instructions à la manière d’un commandant militaire - de niveau jeu vidéo.

— Dès que tu vois l’autre harpie, si elle nous saute dessus ou si elle ne fait que nous regarder de travers, tu tire et tu ne respire plus. Après il ne restera plus qu’à prier pour que cela ne fasse pas effet sur nous.

Il venait de confier à un patient d’hôpital la charge d’un brumisateur hallucinatoire et lui demandait de s’en servir à l’intérieur de ce même bâtiment. Avec un peu de chance quelque patient malheureux feraient de beaux rêves et aucun médecin nécessaire en urgence n’en fera les frais, mais, en attendant, le professionnalisme de Leone se barre par l’issue de secours du bâtiment. Lui aussi en a marre de cette situation absurde. Aux grands maux les grands remèdes, comme on dit.

Leurs aventures ne semblent pas prêtes de se terminer.

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#7le 05.08.18 18:03
Stupide panique. Stupide infirmière. Stupide hôpital. Stupide peur !

Pourquoi fallait-il que ça lui tombe dessus ? Pourquoi pas sur un autre ? Pourquoi lui ?! La rage se mêla à l’angoisse qui faisait battre son sang à une vitesse, une envie fulgurante de tout casser lui traversant la poitrine. Sirius n’en pouvait plus, alors même que tout n’était pas terminé. Il lui fallait retrouver son sac et rentrer sauf. Et non pas gigoter comme un babouin dans les couloirs de ce lieu morbide. Damnation. L’adolescent trop grand ne savait plus que faire, jusqu’à ce que l’autre borgne ne pose sa main sur son épaule, le calmant quelque peu. Il allait l’aider.

Sa respiration se fit plus lente alors que ses neurones se reconnectaient, un semblant de logique et de calme revenant en lui. Le blond ne pouvait cependant pas arrêter de trembler frénétiquement, l’angoisse latente l’habitant le malmenant. C’était mal barré comme aventure mais il allait devoir faire avec. Au moins, il n’était pas tout seul.

- Merci mec…

Il n’en menait vraiment pas large l’islandais, maintenant qu’il n’était pas sur son vélo à tirer la langue aux mangemorts. C’était une autre paire de manches que de s’occupait de peurs qui ne lui appartenaient pas vraiment et qu’il devait gérer seul. Enfer. Prenant une grande inspiration, Sirius essaya de reprendre totalement le contrôle de son corps et de son esprit. Enfin, si c’était réellement possible.

Mais que cela tienne, le brun lui colla soudain un objet d’abord non-identifié entre les mains avant que son œil unique ne s’ouvre en grand. Un brumisateur hallucinatoire. D’où il sortait ça le borgne ? Sirius lui lança un regard dubitatif, ne saisissant pas trop avant que le plan de Leone ne lui monte enfin au cerveau.

- Oooh !

Risqué comme plan. Mais c’était mieux que rien. Avec un peu de chance, la vieille charrue tomberait dans un délire de papillons bleus et le laisserait tranquille. Et ainsi, il pourrait récupérer ses affaires et s’enfuir. Plus enjoué qu’il ne l’était auparavant, Sirius afficha un petit sourire un peu crispé mais satisfait.

- Ça va le faire !

Tentative un peu désespérée de se convaincre. Sirius n’était pas très sûr de la réussite de cette entreprise mais au moins, ils avaient un plan. Et il n’était pas tout seul pour affronter le monstre. Souriant toujours, il se mit à observer autour d’eux avant de retourner près de l’ascenseur, son doigts appuyant sur le bouton pour le rappeler.

- Huitième étage. Salle 817.

Un petit « ding » se fit entendre avant que les portes ne s’ouvrent sur la boite en métal vite, un soupir échappant à l’islandais qui avait retenu son souffle l’espace d’une seconde. Il se tourna ensuite vers son acolyte, observant sa réaction – bien que caché par le masque. Ça allait le faire.

- T’es sûr que ça va le faire ?

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#8le 08.08.18 18:31

Ending Scene.


Sirius faisant à présent l’effet d’un véritable ascenseur émotionnel - ce qui n’est pas si étonnant au vu de son état psychique : avoir trois personnes dans un même corps ça fout quand même le souk à l’intérieur - à Leone, le psychologue regrette presque d’être resté pour l’aider au lieu d’avoir fait taire ses inquiétudes avec une bonne prise de combat paralysante. Sauf que : premièrement, ils se trouvent actuellement dans un hôpital, où l’on est sensé soigner les gens, pas les laisser à moitié morts, deuxièmement, le Sicilien n’est pas certain de l’efficacité de cette méthode sur la conscience de son compagnon de galère, qui a l’air vraiment torturé par le dilemme auquel ils sont confrontés - à savoir : l’infirmière et le sac ou la vie sans le sac.

Nouveau soupire chez le borgne, qui se demande ce qu’il a pu faire au karma pour se retrouver dans des situations complètement loufoques presque tous les jours de sa mort. Avec le masque pastèque, ses lamentations ressemblent à la respiration de Dark Vador.

Au moins, la légère pression de Leone sur l’épaule de son acolyte a eu pour mérite de le calmer légèrement. D’ailleurs, le psychologue a même l’impression que ce dernier est pris par un regain soudain d’optimisme et de motivation.

L’exclamation que Sirius pousse en découvrant l’objet que le psychologue vient de lui fourrer dans les mains fait naître un sourire sur ses lèvres. Fidèle à lui-même, il éclate d’un grand rire tonitruant digne d’un grand méchant de film hollywoodien.

— Oui, ça va le faire, répète le Sicilien, on va expédier ton infirmière démoniaque aux Pays des Merveilles, tu vas voir…

Il donne vaguement l’air d’un dealer mexicain de mauvais goût, avec son masque pastèque et sa voix tout droit sortie d’un film d’horreur. A sa grande surprise, son accoutrement ne semble pas déranger plus que ça son interlocuteur. Cela fait toujours ça de question en moins.

Ils retournent donc du côté de l’ascenseur, non sans que le Sicilien ne guette les moindres faits et gestes des infirmiers et autres membres de l’hôpital. Heureusement, ce doit être l’heure de la pause-café ou de la sieste, parce qu’il n’y a pas un chat - ou un médecin - à l’endroit où ils se trouvent.

Entendant Sirius annoncer leur destination, Leone hoche la tête, un air déterminé collé derrière son masque rouge. Il commence d’ailleurs à avoir très chaud sous ce déguisement de fortune et une goutte de sueur glisse le long de sa tempe. Lui aussi a envie de revoir le monde extérieur, de fuir loin de cette atroce odeur de javel et de l’infirmière maléfique qui semble être le boss final de leur quête de sérénité.

Malgré le sourire crispé affiché par Sirius, le Sicilien se doute bien de l’état d’anxiété dans lequel ce dernier se trouve actuellement : c’est à peine s’il voit ses épaules se soulagement, comme s’il retenait sa respiration. Le voyant pousser un gros soupir soulagé, Leone esquisse une légère moue amusée. Cette situation serait presque drôle, si Sirius n’était pas sur le point d’exploser sous le coup de la tension et Leone de perdre son job.

— Oui, tout va bien se passer, un pschit et c’est fini, souffle Leone en tentant de rassurer son interlocuteur.

Cela dit…

— Mais tu n’es pas censé revenir fréquemment pour faire des test ou je ne sais quoi, à tout hasard ? Il ne faudrait pas que cela se retourne contre toi… réfléchis le borgne.

Puis, levant son doigt avec une idée en tête, il esquisse un sourire machiavélique derrière son visage de pastèque.

— Bon, dans le pire des cas, avec les hallucinations qu’elle va avoir, car tout va bien se passer, martèle-t-il, tu pourras toujours dire que c’est une incompétente pour te faire assigner quelqu’un de plus… sympa et doux ?

Ricanant à cette idée, sans le moindre remord pour la violente harpie, Leone trouve son plan parfait de A à Z. Encore faut-il qu’il se déroule sans accroc et qu’aucun élément perturbateur ne vienne le contrecarrer.

Cette fois, quelqu’un se joint à eux lors de leur ascension et Leone n’a pas le réflexe d’empêcher la montée du médecin, untel « Dr. Hiroshi » d’après l’étiquette sur sa poitrine, dont la crédibilité du nom de famille n’est même plus à débattre, notamment dans le secteur de la médecine : on l’imaginerait plus boucher ou en sanguinaire assassin, avec un patronyme pareil. Réfléchissant un moment, sans prendre la peine d’enlever son masque pastèque, le borgne croit se souvenir que ce nom appartient à ceux dits « brillants » en japonais et ne peut s’empêcher de glousser.

La tension étant au comble dans l’ascenseur, le médecin s’arrête visiblement plus tôt que prévu et sort un étage plus haut, les laissant seuls jusqu’à leur destination.

Mais à leur arrivée au huitième étage, quelqu’un les attend en tapant du pied, leur barrant le chemin.


Les dés:
1) La personne cherche à appeler la sécurité pour les virer, en hurlant
2) La personne les prends pour les clowns s’occupant des enfants et les entraine de force de ce côté de l’hôpital
3) La personne les prend pour deux déments et les laisse dans leur délire après leur avoir fait subir un interrogatoire sur les raisons de leur présence ici
4) La personne, qui voulait juste prendre l’ascenseur, en les voyants de plus près, est prise de frayeur et part en courant

Si 1 :
Pile : la sécurité arrive
Face : rien ne se passe

HRP:
J'ai pris la liberté de lancé les dés pour décider de la situation, j'espère que ça t'ira mais si ce n'est pas le cas n'hésite pas à me contacter !
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#9le 08.08.18 18:31
Le membre 'Leone J. Chiaramonte' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


#1 '4 FACES' :


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#2 'PILE OU FACE' :
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vampire
#10le 19.08.18 23:29
Si la présence du jeune homme à ses côtés à tendance à l’apaiser, Sirius ne pouvait nier que l’angoisse continuait de ronger ses entrailles comme le pire des poisons. Il n’arrivait pas à du tout à gérer cette peur qui n’était pas la sienne, son envie de quitter les lieux en courant restant bien ancrée au fond de son crâne. Franchement, c’était ridicule en plus ! Avoir peur des infirmières ! Sérieux ! Tiquant bruyamment, le grand adolescent se mordit la lèvre tout en serrant le pseudo arme que Leone lui avait donné, peu rassuré. Ok, un pschit et l’infirmière partait au pays des rêves. Mais qui disait que d’autres ne viendraient pas en renfort ? Et qui disait qu’il y arriverait même ? Et s’ils leur arrivaient une bourde avant ? Nouveau tremblement. L’islandais secoua la tête, tentant de reprendre son calme. C’était pas gagné cette histoire.

L’ascenseur semblait monter avec une lenteur morbide, comme pour indiquer qu’ils allaient tout droit dans la gueule du loup. Plus les secondes s’écoulaient et plus le grand adolescent paniquait. Même les questions désuètes de l’italien ne l’aidait pas à rester concentré.

- Hein ? Non mais je suis juste tombé dans un fossé. Je me suis pété un truc mais on a colmaté avec de la potion avec les gars.

Sirius mordit une nouvelle fois sa lèvre, anxieux. Les chiffres défilaient, les menant à l’étage désiré. Bientôt, il y serait.

- Mais on m’a forcé à venir à cause de cette histoire de trouble psychique là. Je voulais pas venir et je reviendrais pas !

Alors qu’il prononçait ces paroles, les portes de métal s’ouvrirent, laissant apparaître l’étage tant attendu. Sirius reconnut aisément le couloir où il avait couru, un frisson d’effroi lui traversant l’échine alors qu’il se demandait si l’infirmière baraquée et folle n’allait pas sortir de nulle part. mais au lieu d’une femme tout en muscle et en furie, un homme barbu semblait les attendre en tapant du pied. C’était quoi ce délire au juste ?

- Vous êtes en retard !

Ni une, ni deux, l’homme embarqua les deux vampires sans même leur demander leur accord. L’islandais protesta bruyamment, prêt à lui balancer du pschit en pleine poire tout en beuglant comme un veau que l’on égorge. Malheureusement pour lui, on les emmena dans une salle remplie d’enfants qui hurlèrent de joie en les voyant. Mais…

Complètement à côté de ses pompes, Sirius observa les mioches dont deux trois vinrent se coller à leurs baskets, tout content. Ne sachant que dire, le blond lança un regard à son acolyte quand il remarqua que trois infirmières étaient présentes, relançant son angoisse. Ce n’était pas bon du tout.

- Leone…

Le chouinement que l’homme poussa étonna quelques-unes des personnes présentes. Mais qu’aurait-il pu faire ? Sirius se sentait totalement coincé et vu sa veine, l’autre folle allait débarquer d’un moment à autre. Ça ne sentait vraiment pas bon cette histoire.
je me raccroche à la vie
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