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#1 le 21.05.18 11:10
a wonder to this universe, you and I !
Les oreilles pleines de grésillements.
Et la tête comprimée par un casque audio bien trop grand pour toi, tu déambules dans les couloirs, radio trafiquée à la main.
On pourrait croire que tu chasses les fantômes, comme dans ses émissions à la télévision ou ses reportages sur internet. On dirait que tu cherches à imiter (relativement mal) ses « chasseurs de fantômes » avec leur fameuse ghostbox, à écouter les fréquences qui ne donnent que de la statique et aucun son concret. Sauf que tu ne chasses pas les fantômes – ce serait un peu idiot étant donné que tu en es toi-même un –, tu chasses (comme toujours, comme chaque journée en plus que tu passes ici) un signe de vie extraterrestre, n'importe lequel. Aujourd'hui, tu as décidé d'y aller avec une radio plutôt qu'avec tes yeux scrutant le ciel en priant pour qu'un OVNI passe juste devant toi. Oh, au final, ce n'est pas si différent ; tu cherches quand même après quelque chose qui serait improbable d'arriver. Mais tu ne désespères pas, alors que tu gardes ton regard fixé sur ta petite radio, ne faisant pas vraiment attention où tu mets les pieds, et en te demandant vaguement si tu ne risques pas de finir sourde à force d'entendre ses grésillements.
Avant, tu n'utilisais pas de casque pour écouter ta radio – mais apparemment, c'est « gênant » et ça empêche certains de dormir lorsque tu passes dans les couloirs à des heures assez tardives. Tu avais proposé à ceux qui s'étaient plaint de porter des bouchons d'oreille (et même d'acheter toi-même ses bouchons d'oreille), mais il semblait que la solution de porter un casque audio est meilleure. Tu n'es pas là pour te faire des ennemis, de toute manière (et ç'aurait été immature de ta part d'insister et affirmer que ce n'était pas de ta faute s'ils n'arrivaient pas à dormir à cause du bruit), alors autant continuer tes petites recherches sans être dérangée et sans déranger – et ce sera bénéfique pour tout le monde, au lieu de chercher des noises à ceux qui se plaignent.
(Tu n'as pas de temps à perdre avec ça non plus.)

Les grésillements provenant de ta radio intensifient légèrement (si légèrement que c'est à peine perceptible, si tu n'avais pas un casque sur tes oreilles, tu ne l'aurais même pas remarqué – comme quoi ça a ses avantages aussi) lorsque tu passes devant une porte en particulier. Tu t'arrêtes, ton regard se pose sur cette porte et tu hésites une petite seconde avant de rentrer à l'intérieur, te concentrant encore plus sur ces grésillements qui te donnent vraiment mal à la tête.
Tu restes un instant sur le pas de la porte, étudiant l'intérieur de la pièce et les grésillements de ta radio. Au fond, tout et n'importe quoi aurait pu augmenter les grésillements de ta radio : un téléphone, une télévision, une ampoule, un micro-onde ou même juste toi qui a augmenté le volume de ta radio sans faire exprès.
Mais, de tout façon, cette pièce t'intrigue. Des étagères partout, une simple ampoule dénudée pour éclairer les murs froids, des bibelots partout… Sans réfléchir, tu t'approches d'une télévision cassée et poussiéreuse posée à même le sol dans un coin. Tes doigts passent doucement sur l'écran fissuré, laissant une trace dans la poussière et, alors que tu allais tenter de l'allumer (même si tu vois bien qu'elle n'est pas branchée), les grésillements s'intensifient à nouveau.

Au même moment, la porte derrière toi s'ouvre. Sans même prendre ne serait-ce qu'une seconde pour réfléchir, tu te relèves et tu sors ta lampe torche de la poche de ton cardigan pour la braquer sur le nouvel arrivant.

« Ah ah ! Tu décides enfin à te montrer, hein ? »

Puis, tu prends une seconde pour observer cette personne, et pour finalement abaisser ta lampe avec une mine légèrement dépitée.

« Oh… mais tu n'es pas un alien. »

(Idiote. Apprends à réfléchir avant d'agir la prochaine fois.)
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#2 le 01.06.18 21:21
Le silence s'attarde dans ce lieu perdu.
Si peu de personnes se croisent dans ces couloirs qui semblent infinis...
Alors tout naturellement, le calme s'y était installé, profitant d'un de ses derniers sanctuaires, comme le bruit s'empare de tout, comme l'agitation s'empare de tout.
Dans la vie comme dans la mort, chacun est harcelé par ses pensées, ses obligations, ses devoirs vis-à-vis des autres ou de leur situation.
C'est ça, la responsabilité.

Mais Amb n'en a cure.
Non pas qu'il soit irrespectueux envers les autres, ou qu'il n'accomplisse pas les tâches qu'il se doit de remplir, mais, plus simplement, c'est un enfant.
Tiraillé par le stress, et hyper émotif, certes, mais un gosse reste un gosse.
Et celui-ci fait tout pour les fuir, ces responsabilités qu'il ne comprend pas.
Qu'il ne veut pas comprendre.

Ses pas légers survolent un carrelage gris, froid, et parfaitement propre, qui reflète les objets alentours.
Un peu trop couvert pour la saison, dans un sweat en coton dont la capuche est rabattue sur sa tête accompagné d'un pantalon en toile orange, Amb marche d'un pas pressé.
Rien à y faire, il se sent suivi.
Une ombre le prend en filature, il en est maintenant certain.
Sa respiration s'accélère, tandis qu'il se met à trottiner.
Ses muscles habituellement au repos, dont il ne se sert absolument pas au quotidien, se tendent douloureusement, tirés trop brusquement du sommeil qu'on leur avait accordé jusqu'ici.
Il fatigue déjà, faible comme il est, et cherche à échapper à cette illusion qu'il ignore être simplement son passé, qui le poursuit en quémandant sa simple acceptation, se reconnaissance.
Alors il cherche une porte, et en ouvre une à la volée, se confortant dans l'idée qu'on lui veut du mal, toujours, partout.

Lumière, aveuglante, déchirante.
Elle lui transperce ses yeux si fragiles, si suppliants lorsqu'il souffre, comme maintenant.
Le môme s'agenouille au sol et plaque ses mains contre son visage, masquant sa bouille tordue par la douleur, se mordant la lèvre inférieure pour ne pas hurler.
Il entend vaguement une voix de fille prononcer "Ah ah ! Tu décides enfin à te montrer, hein ?".
Puis après un temps "Oh… mais tu n'es pas un alien.".
Compter ses inspirations.
Une deux.... Trois quatre.... Une deux... Trois quatre...
Tout va bien, ce n'est qu'une lumière agressive à l'extrême qui peut rendre aveugle n'importe qui si on la pointe ainsi sur le visage des gens, mais, tout va bien.
Et puis, selon ses dires, elle ne lui voulait pas de mal, enfin, pas vraiment.
L'enfant laisse ses yeux retrouver le contact de la lumière, qui cette fois est plus douce, plus tempérée. Juste parfaite.
Apparaît alors une demoiselle, aux cheveux tout aussi roses que lui (il semblerait que cette coloration soit très appréciée de l’Autre Côté), affichant une expression déçue.
Amb ne se fait pas d’illusions, il sait déjà qu’elle n'exprime cette émotion que parce qu’il n’est pas un alien, puisque c’était vraisemblablement ce genre de créatures qu’elle recherchait.
Il pince légèrement ses lèvres avant d’esquisser un mignon, tout gentil sourire, un des meilleurs qu’il sache faire (parce que les entraînements devant le miroir portent enfin leurs fruits), et la regarde avec le plus de tendresse qu’il puisse mettre dans ses iris.
L’ensemble donne une expression remarquablement douteuse, et bienheureusement, tant qu’il n’en aura pas conscience, le loupiot ne perdra pas tous ses moyens, enfin pas une nouvelle fois.
Il replie ses genoux sous lui, s’accroupit et se relève, secoue son pantalon pour dégager de potentielles poussières qui se seraient perdues dans les tissus.
Ensuite, ses mains se joignent et il s’incline, comme pour saluer une princesse.
Il ne comprend pas bien les coutumes japonaises, mais il essaie de les respecter autant que possible, et il avait vu ce geste dans un film sur Deathflix, alors autant le mettre en application dans un placard sombre avec une fille qu’il ne connait pas et qui, s’il avait été un extraterrestre, l’aurait peut-être capturé et disséqué.
Après être resté au moins une minute penché, l’enfant réalise que cette position lui fait mal, et qu’il y a un risque qu’il reste coincé, ce qui serait embarrassant pour la suite du scénario.
Il se redresse donc, puis recherche dans les tiroirs de rangement de son cerveau les manières à employer pour se présenter.
Procédons de manière méthodique.
Donc, le nom, l’âge, le lieu de résidence, le métier, les passions, les peurs et le plus gros secret.
C’est parti.
-« Bonjour, euh, je m’appelle Amb Ghongha. J’ai 10 ans, j’habite à l’appartement Jolly Jumper de l’Agence Aza…zut, je retiens jamais la suite… Je travaille au Cirque Itinérant… »
Il marque une légère pause, mais croit que la fille veut reprendre la parole et recommence son monologue pour être certain d’avoir bien tout dit :
-« J’aime dessiner, le rose, lire, mais pas dans les bibliothèques, écrire c’est bien, je déteste les gens, parler tout ça, ça me stresse, mais là ça me va, je crois que c’est parce qu’il fait un peu sombre. Je crois surtout que je suis un peu aveuglé par ta lampe, ça m’a sonné, mais c’est pas grave, ça arrive à tout le monde. Enfin j’ai jamais mis de lumière dans les yeux de quelqu’un, j’ai jamais de lampe sur moi, mais des fois je bouscule les gens, alors voilà… Et sinon, mon plus gros secret, c’est que des fois, la nuit, je fais des cauchemars. Du coup, je fais semblant d’avoir une crise de somnambulisme pour aller réveiller les gens de mon appart’ et comme ils sont gentils, ils m’aident. Enfin ils sont pas tous gentils, y’en a qui font peur, mais ça va je crois… Et toi, ça va ? »

Bon, un peu trop de contenu, comme d’habitude.
Il se force à parler, et après il se perd dans des explications longues, inintéressantes, ambigües… Tout ce qu’il tente à la base d’éviter, entre autres.
Finalement, il se demande parfois si sa timidité, elle n’est pas que dans sa tête.
Non, il ne connait rien à la psychologie, ce dernier mot lui est même presque inconnu, il ne risque donc pas de découvrir à quel point il peut changer rien que par la force de sa volonté.

En attendant la réponse de la fillette (pas vraiment petite, mais pas adulte non plus), le gamin observe les lieux.
Oui, c’est bien une salle fourre-tout, avec des objets partout, ceux dont on ne veut plus, qu'on abandonne dans la plus grande des violence, sans aucun scrupule, et, laissés ainsi, ils sombrent peu à peu jusqu'à la déchéance... On les retrouve parfois un siècle plus tard, détruits par l'abandon. Mais passons...

La pièce fait, étrangement, deux fois la taille d’un placard normal,  quelques toiles d’araignées éparses s’étirent sur les parois de la pièce, comme des bâillements de fantômes des siècles passés ; un sticker d’imitation de fenêtre s’ouvrant sur un magnifique jardin se trouve collé sur le mur du fond, derrière des étagères, celles-ci étant recouvertes de boites et autres trucs qui s’étaient mystérieusement retrouvés en ce lieu, comme Amb et son interlocutrice.
Une corde à sauter par terre, un kimono sur un porte-manteau (qui a laissé traîner ses vêtements comme ça ?), un bol avec une vieille céréale moisie encore collée au fond, quatre paires de chaussettes -visiblement propres- disposées à la file indienne, un verre de champagne et sa bouteille vide, couchée juste à côté, voilà ce qui s’offre à la vue du petit, de l’endroit où il se trouve.
Toutes ces choses curieuses lui donnent envie d’explorer, alors il formule clairement sa demande, une fois n’étant pas coutume :
-« Dis, tu veux pas qu’on cherche des secrets dans ces machins ? Avec un peu de chance, il y aura un bidule extraterrestre ? »
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#3 le 14.06.18 21:53
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Comment as-tu pu penser pendant une seule seconde que ce petit garçon était un alien ?
Des aliens qui débarquent dans des placards à balais, c'est improbable – tellement improbable que là, de vous deux, c'est toi qui as plus l'allure d'un alien. Même si vos couleurs de cheveux s'accordent (tu plussoies son rose bonbon), voir une gamine se promener avec un casque audio trois fois trop grand pour elle et un style vestimentaire assez discutable, ça peut prêter à confusion. À la vue de ce petit enfant à l'allure paniquée, tu te demandes pendant un instant si tu n'as pas l'air d'une folle qui a perdu la boule et qui vit enfermée dans ses petites délires. Techniquement, tu vis dans tes petits délires, oui, mais tu n'es pas folle – enfin, tu penses. Mais lorsqu'un sourire s'affiche sur son visage, tu te sens rassurée qu'il ne soit pas parti en courant en te voyant – tu le trouves même assez mignon comme ça.
Puis, il s'incline et les secondes s'allongent ; tu hausses un sourcil alors qu'il ne se relève pas. Ah, peut-être que tu lui as vraiment fait peur ? Ou tu l'as un peu trop ébloui avec ta lampe ? À moins qu'il soit épileptique et que tu lui as déclenché une crise… tu n'as jamais vu de crises d'épilepsie avant, tu ne sais pas vraiment à quoi ça ressemble ni quoi faire lorsque ça arrive…

« Hé, ça va ? » tu fais glisser ton casque pour entendre sa réponse.

L'instant d'après, il se relève enfin puis sa voix se fait entendre. Tu l'écoutes se présenter et buter sur le nom de l'Agence, alors sans réfléchir tu dis, tout simplement :

« Azazel » et rien de plus.

Et le garçon reprend. Trop d'information à la seconde – avec son prénom, tu en aurais eu assez… Tu n'oses pas vraiment l'interrompre dans son monologue, tu lui as déjà assez fait peur comme ça, ce serait de l'acharnement si tu en rajoutais une couche en lui coupant la parole pour lui demander de se taire. Tu pourras lui glisser une petite remarque après, mais il a l'air d'être le genre de gamin qui se met à pleurer dès que quelque chose ne va pas dans son sens. Et puis, il est mignon et tu n'as pas vraiment envie de voir son visage couvert de morve ou de devoir jouer à la maman. Bon, ce ne sont que cinq petites minutes de perdues, tu ne vas pas non plus agresser verbalement cet enfant pour ça.
Son monologue s'arrête enfin, et tu ne peux que le fixer pendant un moment, tant tu es surprise par ce flot de parole – puis, tu comprends que c'est à ton tour de te présenter. Mais toi, tu n'as pas autant de choses à dire…

« Euh… ouais, ça va » tu le fixes alors qu'il regarde ailleurs – tu te demandes s'il t'écoute vraiment. « Moi c'est Mayu, j'ai 19 ans. J'étais juste… en train de chercher des aliens, c'est tout. Je te fais pas un monologue comme toi, tu m'en voudras pas ? Le prénom et l'âge, c'est suffisant, pour l'instant. »

Petit sourire puis tu t'apprêtes à remettre ton casque audio sur tes oreilles, comme si tu assumais que votre conversation s'arrêtait ici, juste une petite rencontre et vous retournez chacun à vos occupations. Sauf que, juste avant que les grésillements te vrillent les tympans, la voix d'Amb se fait entendre. Un nouveau sourire, plus grand cette fois-ci, s'affiche sur ton visage. Tu éteins ta radio, afin d'éviter de ne pas entendre le petit garçon derrière le bruit de la radio, et tu l'enfonces dans la poche de ton cardigan et tu laisses ton casque pendre autour de ton cou.

« Pourquoi pas ! » tu t'approches de lui. « T'es intéressé par les aliens, toi ? »

Tu te retiens de lui expliquer tout ce que tu connais sur les extraterrestres – tu deviens aussi excité qu'une gamine de six ans lorsqu'on te lance sur le sujet, et tu n'as pas du tout envie d'avoir l'air d'une gamine de six ans. Alors, tu te contiens et tu commences à faire le tour des étagères, tu pousses quelques objets poussiéreux pour voir ce qui se trouve derrière. À travers une étagère, ton regard se pose sur Amb.

« Tu penses que ça ressemble à quoi, un bidule extraterrestre ? »

Pour toi, ça peut avoir tant de formes ; ça peut aller d'un tube rempli d'une substance gluante à un bout de météorite, en passant par le cube lumineux. Tu laisses ton imagination divaguer en te baladant près des murs, posant tes yeux sur les posters jaunies par le temps. Puis, tu tombes sur deux portes, à moitié cachées par des posters pour un vieux groupe de rock. Tu commences à en retirer quelques-uns.

«  Hé, viens ! » tu cries en direction d'Amb. « Quelle porte ? »

L'exploration commence.
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#4 le 30.06.18 0:10
La demoiselle qui se tenait devant lui s’appelait donc Mayu Asano, et avait 19 ans. Lorsque les informations furent délivrées, le gamin se fit remarquer qu’elle ne faisait pas vraiment son âge (Les cheveux roses auraient-ils l'effet d'une potion de jouvence, tout compte fait ?), tandis qu’un sourire se formait sur son visage. Elle avait failli ignorer sa demande, et le cœur de l’enfant aurait pu exploser de gêne, heureusement, elle arrêta son geste de presque ignorance totale de ses paroles au dernier moment, et lui demanda s’il était intéressé par les extraterrestres.

-« Je suis intéressé par la vie en tout genre, partout… Et tout le monde est un peu curieux de voir qui ils sont et comment ils agissent, non …? » tenta Amb en essayant de se donner un air mature.

Ce n’était peut-être pas nécessaire, mais il ne voulait pas l’ennuyer, ça serait pour lui insupportable, et jusqu’ici il avait eu l’impression que ses paroles ne l’avaient absolument pas intéressée. Légèrement embarrassant, tout de même.
Elle commençait à fouiller vers les étagères, il se mit donc à chercher lui aussi, mais dans les cartons stockés à côté de la porte d'entrée.
Ainsi, il trouva une pierre bleue qui semblait émaner de la lumière, des épingles avec des yeux en plastiques, et il lui sembla que l’une d’entre elles les ferma et les rouvrit en un éclair. Il la fixa ensuite quelques secondes, puis se persuada qu’il avait rêvé. D’autres babioles, telles que des boîtes de conserves emplies de bonbons (du non-sens aux yeux d’Amb, il ne se donna pas le temps de se creuser la tête pour comprendre l’intérêt exact de ce mode de conservation pour ces aliments), ou encore des cartes de nulle part, ou d’endroit inutiles, comme de ce placard par exemple.

Il releva la tête quand il sentit le regard de Mayu se poser sur lui, elle le questionna ensuite ainsi :
« Tu penses que ça ressemble à quoi, un bidule extraterrestre ? »

Le petit hésita, il ne s’était jamais vraiment posé la question, à ses yeux cela pouvait ressembler à tout et n’importe quoi.

-« Ça dépendrait de leur culture et de leur anatomie, je pense… Mais le plus mieux, ce serait un quelque chose avec une forme bizarre, et qui semble mystérieux. De toute façon, ça sera mystérieux. T’en penses quoi, toi ? »

Il reprit ses recherches en écoutant attentivement, pour être certain d’entendre sa réponse. D’autres cartons, qu’il ouvrit les uns après les autres, contenant toujours plus d’objets étranges qui n’obéissaient à aucune règle de logique.
C’était ainsi qu’il s’était retrouvé avec cette sorte de pastèque violette dans les mains, il ne savait pas bien ce que c’était, il décida donc de la garder, pour le moment du moins. En plus, elle ne pesait pas très lourd, ça devrait être facile à transporter.
Un cri de Mayu attira l’attention d’Amb, il se précipita donc pour voir ce qui se passait. Au sol se trouvaient quelques posters récemment arrachés, et la fille observait deux portes, hésitant sur le chemin à prendre, elle l’interrogea d’ailleurs très vite à ce propos.

-« Eh bien…hum… »

Les deux portes étaient parfaitement semblables, donc impossible de se décider par rapport à un motif ou une couleur.
L’enfant décida de suivre son instinct, et choisit celle de gauche, l’ouvrit, et en passant devant Mayu, lui lança un sourire qu’il espérait curieux, en lui proposant de le suivre.

La porte s’ouvrait sur une salle sombre, rien n’était discernable dans l’obscurité plus profonde que dans l'autre pièce. Amb avait quand même du mal à comprendre ce qu’était exactement ce soit disant placard à balais, il était compréhensible que le jeune spectre aie du mal à croire que l'étrange endroit ait pu servir à une époque au stockage de produits de nettoyage uniquement.

Une fois que la lumière de l’autre pièce n’atteignait plus ses yeux, cela lui prit quelques secondes pour s'habituer à l'ombre, et pour commencer à percevoir quelques tâches colorées sur les murs. Un peu plus tard, il discernait totalement les courbes que formait une fresque étendue sur les murs et le plafond. Cela brillait, et éclairait la pièce, pas beaucoup, certes, mais la splendeur des dessins régalaient les rétines du petit. D'ailleurs, d'après l'enfant, l'esthétique l'emportait haut la main sur le pratique, et ce devait aussi être l'avis de celui qui avait créé le design de cet endroit.

-« De la peinture phosphorescente… ? C’est magnifique, qui a bien pu dessiner ça d’après toi ? » prononça Amb en regardant la jeune fille.

Que pouvaient-ils faire maintenant ? Il décida d’attendre un acte de la part de sa camarade. Il suivrait maintenant ses volontés, puisqu’il avait choisi seul le chemin à emprunter.
C’est ce moment que choisit la pastèque violette (toujours tenue entre ses fines mains) pour se fendiller.

-« Ah, c’était un œuf en fait.. ? » fut la seule parole qu’il réussit à prononcer sous l'effet de la surprise occasionnée.