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#1 le Lun 23 Avr 2018 - 19:13

Un tir, séparés...

Un tir, retrouvés !

Es-ce que vous croyez au destin, au hasard, au coup du sort ou à toute autre chose similaire ? Croyez vous que quand on a plus rien à espérer, il y ais une sorte d’étincelle qui vous redonne l’envie d’y croire ? Que quelque chose, quoi que ce soit, guident vos pas ? Moi j’y crois depuis ce jour.


Le 11 décembre 2011


Les impacts répétitifs me berçaient en une douce litanie. Le bruit répétitif du chien contre le percuteur,  légèrement assourdis par mon casque que je gardais sur les oreilles, me vidais l’esprit. Je ne savais même plus depuis combiens de temps j’étais là… dix minutes, ou plusieurs heures ?   Les yeux fixés sur mon ordinateur je ne prêtais même pas attention au tireur. Bien caché derrière une caisse de munition je pouvais à loisir voir sans être vu. Penché sur mon écran je monnayais bec et ongles de nouvelles informations à l’un de mes informateurs qui tentait de m’arnaquer en me demandant un prix exorbitant pour une information que je soupçonnais fallacieuse. Je magouillais le plus vite possible sur les touches de mon clavier, me remuant les méninges pour trouver comment coincer ce scélérat ! Comment avais t’il pu me prendre à se point pour un débutant, j’enrageais.


Alors que je pestais contre on pauvre ordinateur qui n’y étais pour rien je ne vis pas la nouvelle arrivante prendre place devant une cible et tirer. Le coup, d’un calibre beaucoup plus gros que les précédents me firent sursauter. Le bruit me fit me rendre compte que je devais être seul depuis un petit moment. Je relevais les yeux vers le tireur. Ou devrais-je dire la tireuse. De longs cheveux roses surplombés par deux cornes rouges vermillon. Une chimère donc. Un visage fermé, concentré. Un lourd calibre que je ne reconnaissais pas maintenus en équilibre par deux bras recouvert de tatouage. Du noir, du rouge, du vert du bleu, des fleures, des vagues et un dragon. Attend, attend … Un dragon ? Je relevais une nouvelle fois les yeux fixant l’avant bras de la demoiselle sur lequel évoluait un magnifique dragon. Je ne pouvais pas me tromper, il était impossible que quelqu’un d’autre ait exactement le même tatouage, exactement au même endroit ! Sous le choc je tombais a la renverse. Je restais un instant interdis avant de me relever et de m’approcher d’elle, Ma Nee-Chan, Ma Mitsu.


- Nee-chan ? Je fondis en larme. Mitsu… C’est moi Hiro !


Je tremblais de tous mes membres, le cœur gonflé de joie. Je l’avais retrouvée !


MITSUKO



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#2 le Mar 24 Avr 2018 - 2:51
The past beats inside me.
Je parcoure avec une certaine impatience les couloirs de l’Agence. L’envie de tirer me démange, et, déjà, mes doigts s’agitent sous l’effet de l’envie de presser la détente. A force de venir m’y défouler – un passe-temps assez malsain, je le reconnais – j’ai choisi mes armes favorites, et mon couloir préféré.

Lieu d’exutoire et de passion meurtrière, la salle de tir est de loin l’une des pièces les plus intéressantes de l’Agence, pour moi. Après le boulot, c’est l’une des façons que j’ai de pouvoir me dépenser sans avoir à courir sur des kilomètres – je n’aime pas courir – et de manière presque jouissive. Un exutoire, je disais.

Habillée sobrement d’un short en jean et d’un débardeur un peu lâche, pour faire respirer mes plumes après une longue et intensive journée, je me rend donc dans la salle d’armes, pour y passer ma tension. Non pas que je le sois moins en sortant, mais j’ai l’impression de m’aérer l’esprit. M’enfin, rien ne vaut un bon katana. Or je ne l’ai plus avec moi, et déplore sa disparition.

Sur le chemin, je tapote sur mon téléphone, envoyant des messages dégoulinants d’un amour aussi faux que mon apparente sérénité. Encore un gars à briser. J’ai du mal à me contrôler pour ne pas l’abattre directement de quelques mots bien placés. Cela me ferait un bien fou – une rupture par texto, quoi de plus bas ? – mais je sais que pour que l’effet soit total, il faut attendre encore un peu, comme un prédateur guettant sa proie. Cela ne fait qu’un an que je suis ici, mais j’ai déjà acquis une certaine compétence en matière de rupture douloureuse. Vipère sans remord, je me glisse dans les bras des hommes pour mieux les étouffer d’une étreinte douloureuse. Un sourire satisfait s’étire sur mes lèvres tandis que je pense aux moyens que je vais employer pour détruire mon actuel « petit ami » collant.

Immonde chimère que je suis, je n’en reste pas moins un peu humaine, et j’ai besoin de canaliser et d’extérioriser mes émotions. Quoi de mieux que le tir pour ça ?

Lorsque j’entre dans la pièce, la scène me surprend quelque peu. Le tireur avant moi s’en va, et mon regard est attiré par une tête brune qui dépasse de derrière une caisse. Haussant un sourcil intrigué, je préfère laisser l’excentrique dans son coin. Drôle d’endroit pour s’isoler. Mais je ne cherche pas plus loin. Je suis là uniquement pour me détendre, j’ai pas besoin de me faire du souci pour autrui, surtout s’il s’agit finalement d’un gars.

Prenant avec soin, à la manière d’un parent berçant son enfant, mon arme fétiche, un Glock 18, automatique, je m’avance vers le stand en chargeant mon arme. Puis, après avoir enfoncé mon casque sur mes oreilles, délicatement cependant, je commence à cribler la cible en face de moi de trous, le bruit du pistolet automatique parvenant de manière étouffée à mes oreilles sensibles. Je jubile. J’aime tirer, cela me rappelle mon ancienne vocation, mon ancien moi.

Un mouvement, au coin de mon œil, attire mon regard. La tête brune est tombée. Je ne lui accorde aucun regard, préférant m’occuper de régler son compte à ma cible.

Mais l’autre s’approche de moi, me regarde avec des yeux gonflés de larmes. Son visage me dit un truc. Mais je ne crois pas m’être déjà abaissée à draguer des gamins. Dans ma mémoire, c’est le flou total, impossible de me souvenir de qui il est, ou de mettre un doigt sur cette sensation de déjà-vu.

Mais c’est un homme, ça me suffit pour le détester. Pauvre enfant.

Les propos qu’il beugle en pleurant me mettent hors de moi. Raison de plus pour le détester. Abattant violemment mon arme sur le comptoir du couloir de tir, j’arrache mon casque de mes oreilles, sans faire attention à la douleur alors qu’une plume part avec et s’écrase lentement au sol. Avec un rictus effrayant collé au visage, j’empoigne le gamin par le col, et approche mon visage cornu du sien.

— Ose répéter ce nom, microbe, je siffle avec haine. Ose encore une fois m’appeler « nee-chan » et tu connaîtras la sensation que ça fait que d’embrasser langoureusement un mur.

Je le lâche sans ménagement, et le toise avec un mépris non dissimulé.

— Comment connais-tu ce nom, minus ? je demande après un temps d’arrêt.

Je plisse les yeux. Non, ses traits sont flous, ils ne me disent rien. Des souvenirs douloureux tentent de percer la surface de ma coquille de marbre, mais je les retiens, refusant de laisser partir en éclat ma si parfaite, et pourtant si factice, maîtrise de moi-même.
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#3 le Mer 2 Mai 2018 - 0:20

Un tir, séparés...

Un tir, retrouvés !
Je reconnais bien la Mitsu, princesse au sang chaud qui ne mâchera jamais ses mots ! Pourtant ses mots la m’arrachent le cœur pour le laisser tomber en million de fragment sur le sol. Son visage me crachant toute cette haine si proche du mien me fait verser million de larmes amères. Mais je n’en monterais rien. Un Shinoda ne pleure pas ! Je me recule un peu, à une juste distance pour ce genre d’échange avec Mitsu. Comment je connais ce nom que tu semble me reprocher d’avoir prononcé ?


-Parce que c’est le surnom que tu me donnais … Le diminutif d’Hiroshi Shinoda, le nom que j’ai reçu à ma naissance !


Je tendis le bras doucement et du bout du doigt suivi doucement les contours de son tatouage, celui qu’elle avait fais lors de son année d’étude au Amérique, celui qui m’avais si longtemps fasciné et qui m’avais poussé à faire le mien en son souvenir, à endurer cette douleur pour me souvenir a jamais d’elle. Mais le destin étais joueur, cette même mort qui nous avait séparés aujourd’hui nous faisais nous retrouver.


J’avais envie de courir pour me blottir dans se bras comme avant mais se mots liés aux jolis cornes me renseignant sur sa conditions de chimère m’en dissuadèrent. Si elle ne me reconnaissait pas je resterais à ses yeux un simple mâle a faire souffrir sans aucune once de pitié. Tout comme le clans avait du le faire avec elle, la tuant à petit feu. J’en voulais a tout ce qui depuis le temps nous avais séparé. Oba-san, l’Amérique, les études, le clan, les obligations et enfin ma mort.


Cherchant par tout les moyens a lui prouver qui j’etais je plongeais dans le méandre que formais mes souvenirs et en cherchais un en particulier. Le jour ou elle étais revenue. Le premier jour ou j’avais pu voir son bras orné de cette bête fantastique. Une migraine monstre me pris et nombres d’images défilèrent sous mes yeux avant que je ne réussisse a me focaliser sur celle que je cherchais. Une porte, des fleurs, la douceur de la soie de son kimono, le bruis du tissus alors qu’elle remontais sa manche pour m’exposer son tatouage, le son de sa voie si fière d’avoir su endurer la douleur. Je me souvenais. Je me souvenais de tout.


- Ce tatouage, tu la fait lors de tes années d’études aux Amériques. Lorsque tu es revenu à la maison, tu portais un kimono rouge écarlate et un obi vert. Tes cheveux étais remontés en un chignon strict et tu portais la broche du clan Shinoda. Une légère éraflure ornais ta tempe et tu avais prétendu t’être battu pour ton honneur. Lorsque tu a relevé ta manche tu m’as montré ce dragon en me disant qu’ainsi ou que nous soyons je serais toujours avec toi.  J’avais versé une larme, une seule avant que tu ne m’ordonne de ne pas pleurer, disant que seul les faibles le pouvais. Mitsu, je me souviens. Tu te souviens… je t’en pris tu dois te souvenir.


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#4 le Jeu 17 Mai 2018 - 21:38
The past beats inside me.
Refusant d’admettre la vérité, je secoue la tête de gauche à droite, tandis que mes yeux se plissent pour sonder le visage du petit brun devant moi. Hiroshi Shinoda. Un nom que je n’ai pas entendu depuis trop longtemps. Je l’ai presque oublié, volontairement, peut-être, pour ne pas avoir encore plus mal. Pourtant, celui qui prétend s’appeler Hiro est bien là, devant moi, sa tête de jeune japonais me fixant avec intensité, déformé par des torrents de larmes. Il s’est reculé, mais profite de ma surprise pour approcher sa main de mon bras, tandis que je reste sans voix. Instinctivement, je lève le bras pour le repousser, mais mon geste reste suspendu en l’air. Il trace les contours de mon dragon. Quelque chose dans son regard reflétait une tristesse infinie, mélangé à une pure sincérité.

Hiro.

J’articule en silence ces deux syllabes. Ce simple prénom me fait l’effet d’une gifle, et je me prend la tête entre les mains, fermant les yeux sur la réalité que j’ai devant moi.

Devant moi j’ai un mort, comme moi, l’un des nombreux cadavres qui aura accompagné le chemin de ma courte vie. Je n’ai jamais réussi à faire mon deuil, quant à Hiro. Petit frère tendre et affectueux, sauvagement tué dans une tuerie mafieuse, alors que j’étais loin. Trop loin pour le protéger. Je déglutis péniblement et ravale mes larmes. Si c’est bien lui, je devrais regarder la vérité en face, admettre qu’il est mort, que plus jamais il ne pourra goûter aux plaisirs de la vie sur terre, et que cette mort, elle est due à notre famille, à notre sang, à notre clan.

Je pousse un profond soupir empli de tristesse, tandis qu’il prend à nouveau la parole. Tout ce qu’il dit est vrai, au moindre petit détail. J’avais oublié jusqu’à la bagarre qui avait eu lieu ce jour-là. Je le fixe, les bras balants, en l’écoutant déverser ses souvenirs comme une lente complainte.

Je me souviens.

Je porte une main à ma tempe, et un léger sourire étire les commissures de mes lèvres. Ce jour-là je m’étais battue, oui. « Pour ton honneur », avait-il dit. La mémoire me revenait. Trois gars avaient essayé de me coincer au fond d’une ruelle. Trop légèrement habillée pour eux, ils n’avaient su résister à leurs fantasme. Mais ils avaient choisi la mauvaise victime.

J’éclate de rire. C’est comme un déclencheur, des larmes se mettent immédiatement à inonder mes joues :

— J’avais juste cette petite blessure, mais je t’ai épargné les détails, ce jour-là , mon rire s’accentue à mesure que je m’avance vers lui. Ils m’ont menacé, ont menacé ma famille, t’ont menacé toi.

J’articule à peine correctement mes paroles, et finis par le prendre dans mes bras.

— Mais je leur ai brisé les rotules.

De gros sanglots soulèvent mes épaules tandis que mon étreinte se serre autour de son petit corps.

— Personne n’aurait du pouvoir te faire du mal, Hiro, personne !

De grosses larmes roulent sur mes joues, comme des torrents déchaînés, trop longtemps retenus.

Je me souviens. De lui, de moi, de nous, de mon tatouage. Mes doigts griffus viennent en suivre à leur tour son dessin tracé à l’encre. Il adorait les dragons, animal mythique, capable du pire comme du meilleur, à la fois puissant et fragile, l’exacte représentation de notre clan, à l’époque. Combien de temps s’est-il écoulé ? Je ne saurais le dire, j’en ai perdu la notion.

Je m’écarte, essuyant mes larmes avec un sourire triste.

— Parfois, ne pas pleurer rend plus faible que l’inverse.

Je l’examine de haut en bas. Exact portrait du petit frère que j’ai enterré à Tokyo, à jamais figé dans une enveloppe presque éternelle. Je m’en veux. Je n’aurais pas dû partir. On aurait pu s’enfuir, tous les deux, faire quelque chose de bon de notre vie.

Je croise son regard, aussi noir que le mien, avant ma mort. Je sens la culpabilité ronger mon cœur, s’attaquer aux dernières bribes de raisons de mon esprit. Mes griffes se plantes dans la chair de mes poings, ultime tentative de ne pas me laisser emporter par la folie.

Péniblement, j’articule un faible :

— Pardon, Hiro. Ma voix n’est plus qu’un faible murmure.

Toi qui as su voir à travers les déformations de mon corps ta sœur disparue, tandis que je t’ai juste rejeté comme un malpropre. J’ai encore du mal à accepter de te croire, mais je n’ai pas vraiment le choix.

Pardon.
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#5 le Jeu 28 Juin 2018 - 20:49

Un tir, séparés...

Un tir, retrouvés !
Je vois que mes paroles la touchent. Comme une de ses balles dont elle criblait la cible un peu plus tôt. Elle porte sa main à sa tempe et dans un rire nerveux éclate en sanglot. Les larmes dévalant ses joues en une cascade ininterrompue. Je recule, désappointé de la voir pour la première fois dans cet état. J’entends plus que je n’écoute ce qu’elle me dit, la voyant se rapprocher avant de sentir ses bras autour de mon corps. C’est à mon tour de ne plus la reconnaitre, de mon vivant et surement du sien elle n’a jamais, jamais été aussi expressive. Comme quoi la mort change bien des choses…


- Personne n’aurait du pouvoir te faire du mal, Hiro, personne !


Je reste sans voix, personne sauf moi-même, moi et mon amour aveugle, moi et ma bêtise … Je serre les dents, dégouté de ma propre faiblesse. Si elle savait elle ne me dirait pas tout ça … alors qu’elle se recule et qu’elle me dévisage de haut en bas, je sens les larmes monter.


- Parfois, ne pas pleurer rend plus faible que l’inverse.


C’est le mot de trop. J’éclate en sanglots. Tout ces repaires factices que je m’étais créé volent en éclats. Dans ses yeux je vois tout les regrets, tout le dépit. Dans mon cœur je sens toute la rage et la tristesse. Tout ce qui aurait pu être autrement, les regrets de cette vie qui m’a façonné, nous a façonnés pour nous mener vers l’honneur et le courage ! Vers la mort plutôt… Je me sens tellement lâche, tellement faible, et je déteste ça …


Comment lui dire, comment lui expliquer, toute cette vie qu’on nous à volé, cette vie que j’ai voulu reprendre et que je n’ai fait que perdre définitivement. Je lui en veux de ne pas avoir été la. De ne pas m’avoir donné la force de continuer. De rester fort. Je lui en veux… et en même temps je n’y arrive pas … J’ai envie de lui crier que c’est ma propre bétique qui m’as tué, mon amour, ma folie de croire en la liberté.


Je me retourne et tire sur le col de mon t-shirt les yeux toujours inondés de larmes. Petit à petit je découvre la peau de mon dos, les courbes et les arabesques qui le recouvrent, les couleurs sombres, les ombres. Je laisse ce dragon prendre vie dans mon dos, sous ses yeux.


- Je l’ai fait pour toi, pour toujours t’avoir près de moi, pour qu’il me rappelle d’être fort, d’être digne des Shinoda… c’est lui qui t’as reconnu, pas moi …


Je suis lâche… terriblement lâche. Si seulement tu savais Nee-chan …


MITSUKO



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#6 le Ven 13 Juil 2018 - 23:45
The past beats inside me.
Je me doute que je n’ai pas fière allure. Encore moins à ses yeux. Lui qui m’a vu au summum de ma force et de mon succès et qui m’en a admiré. Mes maigres excuses, inventées sur le tas pour ne pas perdre la face, même si elles ont un fond de vérité, me paraissent bien pathétiques une fois échappées de ma bouche.

Mais je suis en réalité perdue. Jamais je n’aurais imaginé croiser Hiro ici, parmi les morts. Je ne sais pas si je n’aurais pas préféré continuer à imaginer qu’il a trouvé la paix, qu’il erre peu importe où, tant que ce n’est pas ici. A sa façon, ce monde est une prison, un enfer doucereux qui nous met en face de nous-même et nous pousse à nous révéler. Les larmes roulant sur mes joues en sont la preuve, de même que mes cornes, mes cheveux ou mes yeux. J’aurais voulu ne jamais être confrontée à un Hiro dont la mort n’est plus un fait révolu mais bien un passage éternel. Mon deuil, déjà lourd à porter, n’en est que plus pesant et douloureux, revenant à la charge alors qu’il m’avait laissé des années durant tranquille. Il ne manquerait plus que ma vielle Baba et Chi-chan, pour que l’affaire familiale reprenne dans ce monde !

Vivante, j’avais mis du temps à me faire à la mort de ce petit frère au sourire indécrochable. Il n’était qu’un môme, à peine affilié au monde des yakuza. Pourtant, c’est bien le poison de ce monde qui l’a emporté. Mon monde. A croire que c’est dans notre sang. Indirectement, c’est un peu ma faute s’il est mort. Combien de fois je me suis imaginée voler à sa rescousse, débouler un flingue dans la main et mon katana dans l’autre. Mais non, j’étais loin, jeune et impuissante.

Se détachant de mon étouffante étreinte, Hiro se retourne et soulève son haut. Je demeure stupéfaite  son petit corps, identique à celui que j’ai trouvé blafard et mort des années auparavant, recouvert d’un dragon tatoué sur la presque intégralité de son dos. Ses paroles stoppent le flot de mes larmes.

— Quand l’as-tu fait faire ? je demande en suivant le dessin du doigt.

Je ne sais pas si je dois me sentir honorée ou embarrassée, voire honteuse de cet hommage, pourtant extrêmement touchant.

— Être fort ne nous aura pas sauvé, ni toi, ni moi, mais au moins sous sommes restés dignes, je murmure tout doucement, comme pour moi-même.

Un sourire triste s’étire sur mes lèvres tandis que je sèche mes larmes, les yeux enfin secs. Je m’écarte à nouveau, les yeux toujours rivés sur l’encre qui colore le dos d’Hiro.

— T’aurais pas pu choisir un autre moment pour mourir ?

J’aurais peut-être pu te sauver.

J’attends de pouvoir croiser son regard pour lui communiquer ce que je ressens : dégoût, regret et culpabilité. Pour changer, comme si mes années de vie ne m’ont pas suffi à ressasser encore et encore les mêmes boucles émotionnelles.
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