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Terminé #1 le 19.04.18 15:08

Mon déni?

- Le psy -


« … »



Je me suis arrêté une seconde. Un bref instant de réflexion ne menant pourtant nul part.

Parfois notre cerveau est impressionnant. Il peut occulter une partie de nos souvenirs voir la globalité pour nous protéger. Ce mécanisme faisant en sorte que nous ne devenions pas fou en nous remémorant des actes d’une violence que l’on n’aurait jamais imaginé. Des actes fous, démesurés, des actes infâmes et totalement inexplicables.

Notre esprit ne trouvant pas de solution sur comment gérer la chose, il l’enferme à double tour. Quelque part, en ses tréfonds.

Je n’ai rien oublié de ma mort. Non, rien. Elle a duré sept jours. J’ai cru mourir plusieurs fois. J’ai perdu conscience parfois, mais je refuse d’oublier chaque putain d’instant de cette semaine en enfer. J’aurais pu devenir fou à lier. Développer une amnésie partielle ou totale. Il y aurait eu tellement d’artifices ou de manière pour mon cerveau de gérer l’information. Mais rien, rien n’a été effacé. Je me souviens de tout. Je ne renie rien, j’ai pris cette douleur, ces morts, ce traitement, ces longs jours d’agonies qui n’en finissaient plus.

Et pourtant, il y a bien quelque chose dont mon ciboulot tente de faire passer en douce aux oubliettes.

Mon déni? La séance chez mon psy.

Y’a certains jours comme ça… où j’me sens pas serein. Pas à l’aise. Comme si quelque chose me pesait sur les épaules, un regard dans le dos ou je n’en sais rien. Une sale impression qui ne veut pas me lâcher les basques quoi qu'je fasse, où que j’aille. Un truc qui pourrait m’foutre des sueurs froides. J’sais juste que c’est là, quelque part, mais pas d’où ça m’vient.

« … »

Un frisson, je hausse nerveusement les épaules pour tenter de m’en débarrasser. En vain. La poisse. J’ai besoin d’une clope. J’accélère le pas. La journée a été longue et rentrer à l’appartement ne serait clairement pas du luxe après autant de boulot. Mon poste de second du roi a enfin évolué, de gratte-papiers improvisé j’ai pu enfin prendre mes fonctions et occuper mon poste sans garder le cul vissé sur une chaise. Ça couplé à un tout autre travail davantage personnel, le sport puis Eden… Autant dire qu’il me manque probablement quelques heures de sommeil. Des heures tout court. Il m’en faudrait plus dans une journée, mais de par ma condition, j’ai bien des années devant moi pour arriver à ce que je souhaite.

Je suis proche de la porte de l’agence, dans quelques pas je vais pouvoir l’ouvrir et surtout, allumer la clope que j’ai déjà au bec. Le zippo est prêt, un bruit métallique, un roulement puis une flamme. Tant pis, j’l’ai allumé tout en apposant ma main sur la clenche de la porte. De toute façon, personne ne saura. C’est un peu comme quand Akio n’est pas au bureau et que je m’en grille une sans avoir à l’entendre râlé.

J’ai un sens aiguisé de la justice, du respect des règles mais la clope c’est mon exception, je fume comme un pompier en train de se griller un paquet dans une maison en feu. N’importe qui m’ayant croisé plus de cinq minutes, connait mon addiction terrible pour la cigarette. Je fume d’autant plus depuis que je suis mort. Le stress des exams comme dirait l’autre. Si je ne fume pas, je suis en manque. Et vue la gueule de ma gestion des émotions, qui, soit dit en passant, s’est grandement amélioré depuis mes débuts dans ce monde, je ne voudrais pas tenter le diable non plus.

Quand bien même, arrêter la clope n’est pas à l’ordre du jour et ne le sera probablement jamais. C’est l’seul intérêt que j’ai vu en étant crevé, tu peux pas crever davantage.

Y’a bien Ael qui a tenté, Eden aussi… le psy… et me v’là à réfléchir, clopant en plein devant la porte. Non pas en extérieur, mais toujours en intérieur. Ça me chiffonne, vraiment. Y’a un truc qui cloche.

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Terminé #2 le 19.04.18 22:44

Can a man still be brave if he's afraid?
— That is the only time a man can be brave.

Leone est un homme d’une grande patience. Il faut bien, avec le nombre de tarés qui arpentent les rues de ce monde aléatoire. Tous semblent converger vers son cabinet, au point qu’il lui faudrait faire des heures sup’ pour réussir à s’intéresser à tout le monde. Mais il n’aime pas bâcler son travail, étant d’un naturel perfectionniste. D’autant plus que certains de ses patients à problèmes lui prennent la moitié de son temps, du fait de leur bagage de souffrance et de désespoir.

Mais le Sicilien étant contraint à la pause, puisque personne ne s’est présenté à son bureau, il s’ennuie, seul dans son grand fauteuil. Bien que ce lieu ne soit pas impersonnel, il n’est pas propice à la détente. Leone réfléchit donc. Il réfléchit à un plan. Ses sourcils tressaillent sous le coup de l’impatience, et son index droit ne cesse de marteler son bureau. Il n’aime pas les imprévus, s’il ne peut y faire face. Il lui faut donc agir en conséquence.

Son rendez-vous, c’est un des cas les plus épineux de tout l’éventail de spectres et autres morts vivants qu’il a eu à affronter. Un vampire avec une mort digne d’un film de bas étage, gore pour gore. Victime d’une orgie sanglante, il a enduré une torture atroce, et a été astreint à fréquenter le bureau de l’ancien soldat.

Un sourire s’étire sur son demi-visage. Il recommence donc. Se levant, Leone attrape une veste épaisse, et sort du cabinet en verrouillant la porte derrière lui, bien décidé à partir à la rencontre de son patient récalcitrant.

Lui qui a fait tant de pieds et de mains pour persuader le jeune vampire d’assister à leurs séances ne peut certainement pas rester les bras croiser dans son bureau à attendre le déluge. Or, le déluge est un clopeur violent qui à tout l’air d’éviter volontairement la séance du jour. Aux grands mots les grands remèdes, comme on dit.

C’est ainsi que Leone se retrouve à l’extérieur de l’Agence. Allumant une première cigarette, il se met à chercher les endroits susceptibles d’abriter son patient récalcitrant. C’est relativement facile, lorsqu’on a accès aux informations les plus intimes des personnes que l’on voit défiler dans son bureau. Dans le cas présent, le psychologue dû faire le tour des quartiers les plus sombres, des salles de sport et se cacher dans un buisson au pied de l'immense gratte-ciel dans lequel l’irritant jeune vampire vit. Bref, un jour normal dans la vie de Leone.

Ayant pour habitude de suivre ses patients un peu partout pour les cerner plus en profondeur – ce qui reste, disons-le, à la limite du légal –, ce n’est que quelques clopes plus tard qu’il retrouve enfin la piste de son rendez-vous. Décidant de ne pas adopter une méthode frontale, qui permettrait à l’autre de s’échapper avec une pirouette verbale habile, Leone choisit de le suivre à la trace, rabattant sur sa tête la capuche de sa veste. Il enlève aussi son cache œil, trop visible, même de loin, ne gardant sur son orbite vide que son antique œil de verre à la pupille verte. Il a l’air encore plus inquiétant, avec un œil difforme vert et l’autre doré, mais cela lui est bien égal, l’ancien soldat n’étant pas du genre à se soucier des apparences.

Frôlant les murs, sans hésiter à se tapir dernière le premier abri venu, le géant – qui a du mal à faire rentrer ses pattes derrières ses cachettes, il faut l’admettre – constate avec une joie immense que sa proie se dirige tout droit en direction de l’agence. Changeant de trottoirs, de ruelles, il ne quitte que rarement des yeux le jeune vampire qu’il suit à l’odeur de cancer en fumée. Il est cependant nécessaire à Leone d’être prudent, car l’autre étant lui aussi un ancien militaire, des forces spéciales, qui plus est, il remarquerait trop rapidement sa présence, si Leone se montre trop négligent.

Empruntant un chemin parallèle, il se glisse à la suite du jeune homme dans les murs de l’Agence. Ne pouvant passer par la porte, faute de quoi il tomberait directement sur lui, le psychologue décide de prendre une autre entrée. Une fenêtre. Rien de ben compliqué, lorsqu’on a lu tous les mangas de détective Conan, séché tous les Hawai 5.0, vu l’ensemble des Experts, et regardé l’ensemble des classiques du cinéma mondial – trois fois rien, quand on a 130 ans.

Sans se préoccuper des conséquences, Leone écrase sa cigarette contre le mur, et l’envoie valser dans la première corbeille venue. Puis, la fenêtre ouverte – ne demandez pas comment, ça vaut mieux – le psy saute d’un bon élégant dans la pièce, et tente d’embellir sa prestation d’une roulade digne d’un gymnaste. Pas de bol, avec la moitié de sa vision, c’est carrément pas évident. Résultat : il se prend une chaise, et en perd son œil. Il peste en italien, en perdant du temps à le chercher. Une fois son l'objet factice retrouvé, il le fourre dans sa poche sans le remettre à sa place, et passe dans les couloirs de l’Agence.

Là, ce n’est pas compliqué, même pour un borgne, de repérer le vampire récalcitrant : une odeur de tabac, une tête brune, des épaules larges, un look de voyou, bref. Urie Kaneki.

Profitant du fait que ce dernier lui tourne le dos, Leone s’approche sans un bruit, avant d’abattre sa main sur l’épaule de ce dernier. Profitant de l’effet de surprise, il donne une pichenette dans la clope du vampire devant lui, qui vole quelque mètre plus loin.

Affichant un sourire triomphant, quoi que déformé par son orbite vide, le Sicilien domine de toute sa hauteur le jeune homme qui lui fait face.

— Dites donc, mon p’tit monsieur Kaneki, commence-t-il, on aurait pas oublié sa séance bilan, par hasard ?

Avec une moue triste feinte, il ajoute en mimant des gestes désespérés, et sur un ton théâtral :

— Ma quee, dire que t’ai fait cadeau d’une séance, toi tu craches dessus sans aucun état d’âme… Il marque une pause, faisant mine de caresser une barbe invisible, et ajoute : ou alors j’ai oublié de préciser que ce cadeau est « ob-bli-ga-toire » ?

Tout sourire, et bien content d’avoir pu prendre de cours Urie, le vieux vampire reprend cependant un ton plus sérieux. Il fronce les sourcils en dévisageant son interlocuteur d’un demi-regard sévère.

— Assez perdu de temps, si nous y allions ? s’exclame-t-il.

Poussant légèrement son patient d’une pression dans le dos, sa question sonne plus comme un ordre que comme une interrogation, ne laissant pas vraiment place au choix.

Ft. Urie
Leo aussi devrait consulter...
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Terminé #3 le 21.04.18 13:03

Mon déni?

- Le psy -


Une main sur mon épaule qui a probablement fait surgir quelques réflexes de survie que je me suis retenu d’appliquer. Un sursaut et j’ai fait volte-face, fixant entre surprise et énervement l’auteur de ces palpitations terribles. Le psy putain! C’était ça. A chaque fois il m’fait l’coup et à chaque fois c’est toujours aussi désagréable.

Le pire est à venir, je n’ai le temps de rien que ma clope vole déjà. Je pousse un grognement en la voyant tomber au sol. Malgré sa taille j’enfonce mon coude dans les côtes du sicilien en grommelant.

« J’t’ai déjà dit de pas faire ça, merde! Déjà que t’es borgne, tu vas pas me dire non plus que t’es sourd. »

Une remarque bien sentie, je relève un sourcil en remarquant qu’il manque un accessoire sur le visage de Leone. Un certain temps me laissant dubitatif, qu’il exploite à bon escient puisque sa main appuie déjà dans mon dos en me parlant d’une séance gratuite.

C’était ça cette sale impression. Non pas d’avoir oublié, mais surtout d’avoir été traqué.

« Sale stalkeur va. Tu me dois une clope... », okay elle était peut-être déjà à moitié grillée mais quand même.  Puis peut-être que je te suivrai jusqu’à ton cabinet. Je n’oppose pourtant pas la même résistance comme à nos débuts. Je lui fais juste ôter sa main de mon dos et grince des dents puis soupire finalement, un peu résigné. Je ne dirais pas non plus que j’y vais avec entrain mais c’est déjà une toute autre manière qu’à mes débuts où il fallait limite me faire du chantage pour que j’accepte seulement de faire un pas dans ce bureau. Bureau qui, il faut l’avouer, possède quelques marques de mes passages ainsi que ceux d’autres patients. Doit bien avoir pire que moi, non?…

« Ça va, ça va… J’y vais à ta séance. J’ai juste eu beaucoup de boulot et ça m’est sorti du crâne. C’est tout. » je ne tentais pas, du moins consciemment, de m’esquiver j’le jure. Mes mains se sont levées en l’air, pour tout signe de sincérité puis se sont enfoncées dans mes poches à la manière d’un gamin qui a tout sauf envie d’aller à la cantine, j’avance vers le bureau du psychologue. Ouais je connais le chemin et je pourrais y aller les yeux fermés. Un an que je traine dans ce bureau et que ce type tente de m’extraire des informations, souvenirs et autres détails de ma vie, de ma mort et du pourquoi du comment.

Au début il a pas mal fait la conversation tout seul je dois l’avouer. Puis les sujets plus sensibles que d’autres et… la frivolité de mes humeurs à l’époque. Bref, un cocktail plus qu’explosif, je lui en ai fait voir des vertes et des pas mures… Je jette un oeil par-dessus mon épaule, regardant ce bienheureux s’amuser à me faire avancer jusqu’à ce point précis, cette pièce.

« Si t’essaies une nouvelle tendance sans le cache-oeil pour aller draguer, j’pense que tu vas les faire fuir… Non sérieux Leo’ on peut pas reporter la séance, j’suis mort là. »

Dans tous les sens du terme. Et non c’était pas une blague.
Je me retourne alors que je suis dos à l’endroit fatidique, devant cette porte qui, lorsqu’elle s’ouvre, oblige à s’ouvrir soi-même. Mes bras se croisent, signe plus que visible de mon renfermement et mon renfrognent quant à l’idée d’une séance bilan. Je n’aime pas revenir sur le passé… Ressasser, c’est pas quelque chose que j’aime faire. Je crois que quelque part, j’aurais peur de voir à quel point je manque de temps ou alors, m’apercevoir du peu réalisé alors qu’il y a un travail monstrueux à abattre.

Dos à cette porte, je tente une dernière approche. On ne sait jamais.

« Sois sympa. Juste une fois. »

J’articule difficilement, mâchoire serrée, yeux clairement détournés de la personne à qui j’adresse la chose.

« S’il-te-plaît. »

J’veux me barrer. J’étais d’bonne humeur. J’allais rentrer. J’ai pas envie.

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Terminé #4 le 24.04.18 0:55

Can a man still be brave if he's afraid?
— That is the only time a man can be brave.

Un sourire amusé s’étire sur le visage de Leone, alors qu’il répond à la pique de son jeune compagnon par une provocation de plus :

— Pardon ? crie-t-il à moitié. Ma queee je t’ai pas entendu, tu peux répéter ?

Satisfait, il contemple de toute sa hauteur Urie, avec un sourire en coin moqueur. Ce n’est qu’à moitié faux, de toute manière. Il a de la chance d’avoir récupérer avec la mort une partie de son ouïe, sinon il n’aurait jamais été en mesure d’entendre toutes les remarques de son patient, qui passe le plus clair de son temps à râler et grommeler comme un vieux. Faisant fi du coude dans ses cotes, il se laisse faire lorsque le vampire se dégage de sa pression. Tant qu’il avance dans la bonne direction, tout convient à Leone.

—Oui, oui, tu auras ta clope, en récompense, mais c’est uniquement si tu te comportes bien, sinon j’hésiterai pas à refaire la même chose à chaque fois que tu voudras t’en griller une autre.

Rictus sadique.

— Parce que je serai derrière toi en toute circonstance, mon p’tit Urie.

Nouveau rire. Il sait que sa fausse menace peut être interprétée comme une réelle promesse, tant il prend soin à s’occuper de ses patient, si tant est que les suivre partout en se cachant peut être considéré comme un suivi clinique. Reprenant son sérieux, il ajoute, à mi-chemin de son cabinet.

— Tu m’avais donc repéré ? Ma que, moi qui pensais avoir été aussi discret qu’un ninja japonais, je suis déçu.

Leone laisse le jeune homme ouvrir la marche vers le cabinet des miracles, résigné sur son sort. Ou presque. Il tente bien une pirouette, mais le vieux soldat n’est pas du genre à se laisser attendrir par la vie personnelle de ses patients les plus récalcitrants. Y’a toujours une mémé morte une seconde fois, ou un chien qui a fini en bifteck, bref, des récits passionnants, mais sans aucun effet sur l’intransigeance du Sicilien, qui n’hésite pas une seule seconde à aller chercher lui-même les gens qui ont fait l’erreur de prendre rendez-vous avec lui et de lui poser un lapin.

L’ancien militaire ne se laisse pas attendrir par la mine de gamin mécontent qu’aborde Urie. Mains dans les poches, il semble encore prêt à défier l’autorité du psychologue. Or, ce dernier se sent pousser des ailes, une fois dans son bureau. C’est SON endroit, il y est roi et seul maître, et décide du moment où les gens s’en vont.

Un an que c’est la même rengaine, un an qu’il trainasse sur place après le premier pas. Leone soupire. Il serait temps de s’y faire, surtout que ce n’est pas prêt de s’arrêter, vu les démons que se coltine Urie.

Sa remarque sur son absence de cache-œil fit sourire le vieux vampire.

— J’trouve que ça me donne un air de bad-boy, ma queee il paraît que les filles en raffolent.

Faisant mine de rejeter une mèche de cheveux en arrière, à la Justin Bieber, il toise Urie avec un rictus mauvais.

— Non, on ne peut pas reporter la séance. T’es déjà mort alors me fait pas ton petit numéro. Au pire tu t’allonge sur le sol, on peut faire une séance par terre, c’est toi qui décide.

Comme toutes les fois depuis un an, il reste collé à la porte, sans oser faire un pas de plus. Un an que ça dure, non mais, il serait temps de s’y faire. Leone lève les yeux au ciel avec exaspération, et considère d’un œil mauvais les bras croisé d’Urie.

— Ma quee, on peut faire ça dans le couloir, si tu y tiens, comme je l’ai dit, tu es maître de la forme de la séance. Il le toise un instant, avant d’ajouter très sérieusement : mais je ne suis pas sûr que tu tiennes à déballer tes sentiments devant tous les passants.

Le Sicilien remet son cache-œil patiemment, tandis que la voix de son interlocuteur semble presque le supplier d’abréger ses souffrances.

— Non mais ça suffit les caprices, t’as quel âge sérieux ? Ma quee les jeunes de nos jours, j’vous jure.

Passant son bras sur le côté d’Urie, il actionne la serrure et la poignée, envoyant la porte se fracasser derrière ce dernier.

— Après tout le bordel que t’as foutu dans mon cabinet, tu devrais plutôt me remercier de te laisser y mettre les pieds, lâche-t-il l’air de rien.

Leone se dresse de toute sa stature devant le jeune homme, faisant office de barrière. Seul reste à l'autre vampire le recul. Il enlève patiemment son manteau, pour se retrouver en costume. C’est qu’il a chaud, malgré son sang méditerranéen.

Et bordel est un mot bien léger, comparé à tout ce qu’a pu subir le cabinet, tout comme les fringues, objets, feuilles, meubles et bouquins de Leone. Véritable furie sur patte, Urie a été de loin l’un de ses plus difficiles patients.

Même la porte est nouvelle.

Ft. Urie
J'ai essayé d'introduire le passé, tu m'dis si ça va pas
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Terminé #5 le 25.04.18 11:09

Mon déni?

- Le psy -


Comment ai-je fini avec un psy au moins aussi buté que moi?.. Je dois avouer que les premières fois où je l’ai vu, j’ai pensé qu’il ne tiendrait pas une seule séance. Pourquoi? Car d’entrée de jeu j’ai eu l’envie de lui briser son joli sourire. Et puis, son tic de langage. C’est quoi ce mec sorti tout droit d’un tuyau vert, manque plus que la salopette et qu’il sautille sur place. Je dois l’avouer, à l’époque mon seuil de tolérance était très bas, mais quand bien même, c’t’un rien casse-couille quand il te le sort à toutes les sauces, l’Italien.

— Bien sûr que j’t’ai repéré. C’est ton côté sicilien qui ressort, quoi que tu fasses t’es bruyant.

En partie. Pas totalement. Oui, bon. Elle était gratuite. Je dois avouer qu’au début je ne le repérais que très peu, et petit à petit, c’est comme un sixième sens pour éviter ses séances qui s’est développé.

Mais je suis bien davantage docile c’est clair, alors qu’il renfile son cache-oeil -non, cette blessure là n’est pas de mon fait- je soupire en sachant très bien qu’il ne lâchera pas le morceau. Et hors de question de faire étalage de tout ce bordel dans le couloir. Tu m’prends pour un gamin ou quoi?..

— …

Ma mâchoire se crispe, je lève les yeux au ciel comme si une intervention divine pouvait y faire quoique ce soit. La porte se trouve finalement ouverte et je termine en pointant du doigt le brun dont la stature ne m’impressionne pas. Il m’en faut bien davantage. Je me fous sur la gueule avec des colosses dans les arènes, toi avec ton accent de pizzaïolo y’a de la marge avant que tu ne m’effraies. Cependant je dois avouer que t’es tenace en ton genre… et qu’il est clair que t’as de bons restes de tes années d’armée.

— Qu’est-ce que j’y peux, c’est toi qui a voulu fouiller alors que je te disais de ne pas le faire.

Bien des séances ont été explosives. Leone a ce quelque chose pour mettre le doigt là où ça fait mal, ou encore chercher la petite bête. A force de voir des personnes passer dans ce monde, c’est sûr qu’il a affûté son sens de l’observation… Non, je jure que ça n’était en rien en rapport avec son oeil de verre.

Acculé contre la porte qui s’ouvre en grand derrière moi, je décide finalement de m’éloigner en entrant sur le terrain de jeu du psy. La proximité des corps n’est pas mon fort sauf lors des combats, il le sait et en abuse un peu trop parfois. Profitant de mon recul, je fais demi-tour pour aller m’installer, que dis-je, m’enfoncer, dans le canapé. Croisant les bras comme muraille habituelle entre lui et moi.

— Voilà, t’es content maintenant?

Je sais bien qu’il ne me lâchera pas pour si peu.

— Séance anniversaire, hein?… Elle a quoi de spéciale celle-ci? T’as rassemblé toutes tes notes sur moi et on va les relire en se poilant tout en se disant que quand même, le temps passe vite?

Un brin d’ironie. Mon agacement. Je soupire et relâche un peu la pression de mes bras croisés. En soit Leone s’en prend un peu gratuitement de ma part. Le fait est que cette séance ne m’enchante pas, elle représente un an dans ce monde. Ce que j’ai fait, n’ai pas fait. Mon évolution, ma régression. Une occasion de remettre tant de choses déplaisantes sur la table.

Je suis tendu et il doit bien le sentir.



Je me passe une main sur le visage et je reprends, gardant sciemment mon regard éloigné du sien avec un ton bien moins agressif. Ma façon à moi d’indiquer que je sais que je vais trop loin.

— Vas-y, dis-moi comment ça se passe cette fois.

Je me penche vers l’avant, attrape le cendrier sur la table basse.

Je me souviens de cette fois où je me suis retrouvé au-dessus de lui, le tenant par le col et le maintenant sur cette surface plane. Je ne me souviens plus exactement du sujet abordé, mais tout était devenu rouge dans mon crâne. Mes doigts avaient entamé de serrer sa gorge, mes phalanges marquant de bleu et de violet sa peau légèrement halée tant je pressais. J’avais le goût du sang dans la bouche et c’était le mien.

Je crois que c’est ce jour là que j’ai été surpris par les réflexes militaires qu’avait ce type. De la table basse nous avons roulé sur le sol et… C’est terrible, je ne me souviens pas s’il parlait ou non, s’il frappait ou s’il me maintenait simplement. Mon esprit me jouait des tours à l’époque, à cause du manque… le manque de sang.

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Terminé #6 le 08.05.18 10:00

Can a man still be brave if he's afraid?
— That is the only time a man can be brave.

Leone ne se laisse pas faire. Il ne s’est d’ailleurs jamais laissé faire face à ses patients bien aimés, leur imposant séances après séances, avec un sourire chaque fois plus fendu sur son visage balafré. Il se sait insupportable, et en est plutôt fier, à vrai dire, se disant que c’est là l’un de ses charmes les plus attachants. Il les colle, les observe, essaie de les percer, comme un gros stalker, pervers ou encore voyeurs, allant jusqu’à se pointer chez eux pour leur faire leur séance – sans frais supplémentaires, il n’abuse pas trop – et se faire poursuivre en justice pour voyeurisme. Mais, fort de ses années d’expérience, et surtout parce qu’il se revendique d’une école intrusive de psychologie, comme certains suivent les préceptes des Annales, il ne lui est jamais rien arrivé de bien grave.

Néanmoins il accuse avec un choc feint, une main sur le cœur, les insinuations du jeune brun, avec sur son visage comme un masque de tragédie dramatique. Mais il ne répond pas, sachant pertinemment que ses 1m86, son œil solitaire et son ouïe défaillante ne l’aident pas vraiment à être discret. Il entraine plutôt chez les gens un sentiment de frayeur, encore aujourd’hui. En général, le commun des morts change de trottoir, en le voyant arriver. D’autant plus lorsqu’il ne porte pas son cache-œil, laissant apparaître une orbite vide ou un œil de verre datant de la première guerre mondiale, tout droit sorti d’un film d’horreur de mauvais goût. Mais il préférait se persuader que ses compétences en matière d’espionnage demeuraient les même qu’avant sa mort, et avant la guerre, en fait. Sauf qu’en 130 ans, on se rouille – mais ça, son orgueil de Sicilien ne l’admettra jamais.

Urie, en plus d’être l’un de ses patients les plus récalcitrant, se trouve également être le plus doué pour éviter les séances obligatoires qu’il doit suivre avec Leone. Agence oblige. Il semble que l’administration n’a pas vraiment kiffé l’idée de laisser un gars venant de se faire dépecer vivant, refusant sa condition de vampire, trainer tranquillement dans les couloirs sans un suivit psychologique adéquat.

Ses yeux, comme souvent lorsque les deux se retrouvent face à face, se dirigent vers le ciel. Pas de bol pour Urie, Leone est plus grand, et se penche vers lui avec un sourire machiavélique, pour le pousser à reculer. Cependant sa remarque le fait railler légèrement.

— Ah oui, pardon, c’est ce qui s’appelle faire son travail, ironise-t-il.

Il pourrait au moins s’excuser, le petit vampire. Ça coûte cher, une porte – quoi que c’est l’Agence qui a payé. Mais un grand sourire satisfait revient rapidement se coller sur le visage du Sicilien lorsque l’autre vampire finit par entrer dans le cabinet. De toute façon, il n’a pas vraiment le choix, vu qu’il ne supporte pas la proximité. Sagement, il se dirige vers le canapé et s’y installe, croisant cette fois les bras, histoire de manifester encore plus son mécontentement. Leone soupire en levant cette fois lui-même son unique œil au ciel, refermant la porte derrière lui.

Mimant un signe d’approbation de la main tout droit sorti d’un vieux film cliché sur les Italiens, l’ancien soldat titre un fauteuil pour s’installer à son tour.

— Ma que c’est parfait oui, une vrai diva sur son sofa antique !

Entendant le jeune vampire railler sur le but de leur séance, Leone affiche un visage sérieux, cherchant désespérément dans son esprit un moyen de convaincre Urie de la pertinence d’une telle séance. Il fixe ce dernier, et observe chez lui un changement de comportement. Le Sicilien est capable d’encaisser toutes ses remarques désobligeantes, mais visiblement son interlocuteur à l’air de se rendre compte qu’il abuse légèrement, à lui lancer des piques gratuites comme un gamin.

Leone fait mine de réfléchir – comment expliquer les choses à Urie sans qu’il ne lui envoie la petite table à la gueule une énième fois ? – avant de finalement déclarer :

— Pourquoi tu es aussi tendu, pour commencer ? C’est pas comme si t’avais pas l’habitude de nos séances, lui fait-il remarquer. Ma que, depuis le temps qu’on se connaît, on formerait presque un vieux couple mon p’tit Urie.

Et il éclate de rire. Les gens craignent son humour à deux balles presque autant que son rire tonitruant et son vieil accent. « Bruyant » est un mot qui le définit bien, et il sait que le jeune vampire devant lui déteste ça. Alors il en joue, à titre de petite vengeance personnelle, dans un but, évidemment, très professionnel !

Se raclant la gorge, il poursuit en dardant un seul œil scrutateur sur son patient :

— Tu avoueras que ce n’est pas une si mauvaise idée, commence-t-il en l’observant attraper le cendrier sur la table. Après 20 tables basses brisées, une porte défoncée, 4 cendriers dans la tronche, et je ne sais combien de vêtements abîmés, je trouve qu’on a bien progressé, tous les deux, dit-il avec un petit sourire.

Loin d’être un cadeau du ciel pour Leone, l’arrivée d’Urie dans son cabinet, dès les premières séances, ont été suivies d’une véritable tempête. On l’avait prévenu –d’ailleurs aucun psy de l’Agence ne voulait le prendre en charge à ce moment-là – de l’instabilité du jeune homme, mais le Sicilien avait rarement vu une telle furie furieuse. Son cabinet a plus changé en 1 an qu’en 10, avec le carnage que le jeune vampire avait provoqué à plusieurs reprises.

Au début, Leone préférait ne pas répliquer, ne trouvant pas cela très professionnel, se contentant de remontrances qui entraient par une oreille et ressortaient par l’autre puis, un jour, la baignoire de sa patience avait débordé, juste à cause d’une goûte. Il avait regardé Urie l’attraper par le col, puis le plaquer sur la table basse – laquelle ? Il avait déjà arrêté de compter –, avec un regard vide, avant de se fendre de son sourire insupportable et de riposter, se délogeant de son étreinte asphyxiante pour rouler avec lui sur le sol et l’y maintenir avec une solide clef de bras. C’est qu’il était coriace, même dans la mort, le bougre, malgré son manque de sang et ses gestes agités. Là, le psychologue avait patienté jusqu’à ce que l’autre se calme, avant de mettre fin à la séance – il avait eu du mal a digéré le coup de l’étranglement – même si cela ne faisait pas partie de ses habitudes.

Son but était alors de déclencher un sentiment de culpabilité et d’empathie chez Urie, qui semblait totalement incapable d’éprouver la moindre émotion, à part la rage, la rancœur et d’autres sentiments bien négatifs qui vous bouffent les neurones à petit feu.

Un patient en or, en somme.

Ft. Urie
Sorry pour le retard o/
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Terminé #7 le 08.05.18 20:58

Mon déni?

- Le psy -


C’est vrai que si l’on reprend certains traits principaux du psychologue, ils sont pour la plupart similaires à ce que je ne peux pas piffrer. Et si aucun psy n’avait accepté de me garder bien longtemps c’est parce que je faisais en sorte d’oublier intempestivement les rendez-vous et peu à peu, ils oubliaient l’idée de me voir dans leur cabinet, à me disséquer l’esprit. C’était aussi simple que cela. Normalement du moins. Au début j’ai pensé que si Leone m’avait pris c’était par simple esprit de défi, le besoin d’être stimulé, d’avoir le patient récalcitrant et d’en faire quelque chose. Je l’ai longtemps pensé. Mais peu à peu l’idée qu’il était tout bêtement impliqué et consciencieux a fait son chemin... bien qu’à le regarder, sincèrement je remets souvent son sérieux en doute. Ce type est une blague à lui tout seul quand il faudrait parfois faire preuve de professionnalisme.

J’ai remarqué qu’il m’avait observer prendre le cendrier et je n’ai pu m’empêcher d’avoir un rictus.

— Peur que je teste tes réflexes?..

Je ne dis pas que ce temps était révolu, mais il était désormais rare que les séances ne débordent. Quoique, peut-être qu’en hommage à cette année de psychanalyse mouvementée j’allais offrir à Leone un condensé de tout ça.

Quel bel commémoration pour ces objets et meubles brisés. Pour ma culpabilité bien souvent attisée par les soins du Sicilien. Par ces ecchymoses et ce sang qui a parfois coulé, ravivant avec ardeur mes besoins primaires que je tentais d’encapsuler et d’enterrer au plus profond de moi. Leone m’avait parfois mené à bout sciemment, pour sonder la profondeur des plaies, pas seulement celles disposées sur mon corps, celles de mon âme. Et bordel qu’elle ne fut pas ma surprise de le voir réussir à s’aventurer dans ces abîmes inconnues de beaucoup...

Je déglutis au compte parfaitement tenu par le vampire des objets que j’avais pu briser. Mon soupire se fit entendre, depuis qu’il avait conscience de cette corde sensible qu’était ma culpabilité il en profitait allègrement.

— Je suis pas tendu.

Le déni. Mes mots claquent dans l’air comme j’ai pu sentir mes os manquer de craquer avec cette clef que je n’avais pas vu venir. Habituellement calme, limite résigné, le psy m’avait surpris par son action au moins tout autant que son absence de réaction en me congédiant, m’indiquant que la séance était terminée. Pas un mot de plus. Rien. Il y a de ces personnes qu’on écoute bien davantage lorsqu’elles font preuve de calme et de silence, tant cela contraste avec leur personnalité. Et à mon sens, Leone en fait partie.

L’air con, je l’avais fixé un long moment tout en me redressant. Peu assuré de sa réaction si j’avais prononcé le moindre, j’étais finalement parti tout en me rendant compte au fur et à mesure de la gravité de mes actions. Rien de pire que d’être laissé pour seul instigateur de notre esprit malade. Je ne sais pas si c’était un de ses tours à la con de psy mais la séance d’après, j’étais venu sans qu’il ait à me courir après. Et à demi-mots, après qu’il ait laissé un autre long silence s’écouler, je m’étais excusé. Ma bouche avait commencé à s’ouvrir et ma langue a se délier, comme si mon mea culpa devait se passer de cette manière. J'ébauchai alors les contours flous de ma personnalité depuis mon arrivée dans le monde des morts. Mon refus de boire du sang, mon statut de second du roi des vampires, mes projets pour encadrer davantage cette race à laquelle je ne voulais pas faire partie et dont je réfutais tout lien quel qu'il soit.

Nous en avions longuement discuté, du moins, Leone tentait de me tirer les vers du nez lors d'une de ces longues séances.

— … Je sais pas, c'est juste que d'admettre que j'en fais partie appuie davantage le fait que ceux qui m'ont amené ici, des vampires donc, ont laissé plus que des marques sur moi. C'est viscéral, ça n'est pas comme une cicatrice, c'est là, constamment. La soif, l'envie de sang… rien n'y fait. Ça serait admettre que c'est dans ma nature.

Le cendrier n'avait jamais été aussi plein que ce jour là. Et il n'avait pas bougé de la tables basse. Mes doigts jouaient nerveusement avec une cigarette pendant que j'en fumais une autre et mon regard fixait dans le vide. Parfois je retraçais distraitement les multiples cicatrices striant ma peau.

— je voulais pas être un vampire. J'aurais même pas dû atterrir ici.

Dis-je d'un ton agacé.

— ils savaient qu'ils me reverraient dans ce monde… Ceux qui m'ont fait ça. Ils ont tout fait pour que même mort, je ne puisse pas être peinard.

Ma clope s'écrasa dans le cendrier, je tapotai nerveusement pour l'éteindre et mon regard se releva pour se positionner sur Leone.

— Jamais de la vie je n'accepterai d'appartenir à cette race.

Mon ton fut empli de dégoût, plus qu'une haine, c'était viscéral comme sentiment. A cette époque je n'avais pas conscience qu'en fasse de moi il y avait un vampire. Je l'appris d'ailleurs durant cette séance il me semble…

— Je n'ai rien à voir avec ces monstres sanguinaires. Rien. Et si je crève de ne pas boire de sang alors tant mieux.

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Terminé #8 le 14.05.18 4:38

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Le regard du Sicilien vers le cendrier, un tantinet inquiet, n’a pas échappé au regard observateur d’Urie, qui lui fait bien remarquer. C’est seulement après avoir établi les comptes du jeune vampire que le psychologue répond à sa remarque sur un ton de défi :

— Ma quee faire mumuse avec toi est toujours un plaisir, mais on a du pain sur la planche, tu vois ?

Propos qu’il souligne d’un clin d’œil jovial, sans ajouter une quelconque provocation supplémentaire, de peur de ne devoir encore éviter de justesse le cendrier, ou, dans le pire des cas, se retrouver avec la mâchoire fracassée. Sa remarque éveille en lui des souvenirs douloureux. Pas de nostalgie, loin de là, mais plutôt emprunts d’un goût de fer, suite à des dérapages violents, dans ce même cabinet. Les réflexes, il a fini par les acquérir, à force d’anticiper les moments d’éclats du vampire encore sous le choc de sa mort. Ceux-ci venaient généralement lorsque le psychologue faisait un peu trop bien son travail, mettant le doigt sur une plaie encore ouverte et la triturant à en faire pleurer de douleur sa victi son patient.

Quelques murs portent encore des marques de chocs et quelques trous, et Leone a passé le plus clair de ses dimanche après-midi à faire de la peinture dans son cosplay de pompier – ne demandez pas où se trouve la logique, il l’a mangé avec de la sauce tomate il y a bien longtemps – pour essayer de cacher les traces de ses séances mouvementées.

Braquant un regard sérieux sur Urie, le Sicilien le lance la première question de la séance. Il sait pertinemment que l’état du vampire devant lui peut encore le pousser à lui sauter à la gorge, et ne préfère pas le voir s’enfuir immédiatement, il en a trop bavé pour le convaincre de poser ses fesses sur le divan pour ça.

Première réaction : soupir. Lassitude, agacement, Leone fait souvent cet effet aux gens qu’il croise, et tout particulièrement à Urie, qu’il essaie de sonder par tous les moyens possibles et imaginables. Seconde réaction : déni. Leone arque un sourcil mi surpris, mi réprobateur. Comme s’il pouvait encore lui faire le coup. Tout chez son patient indique un état de tension : son ton, son attitude, et maintenant ce mensonge. Un sourire en coin naît sur les lèvres de l’ancien soldat, alors qu’il se demande pourquoi le jeune homme essaie encore de l’embobiner, après toutes ses séances.

Pas qu’il soit un grand bavard, loin de là, mais Leone avait acquis des mécanismes avec Urie qu’il n’a pas avec ses autres patients. Avec lui, la situation peut échapper au contrôle du psychologue à n’importe quel instant, et faire comprendre à Urie qu’il pouvait être aussi têtu voir aussi dangereux qu’Urie n’a pas été une mince affaire. Mais, finalement, il a réussi à imposer son autorité – même partielle – sur lui, dans son antre. Et c’est à partir de ce moment qu’il a commencé à cerner véritablement le jeune vampire.

S’il y a bien un mot qui lui correspond, c’est « tension », alors il ne risque pas de la lui faire à l’envers, parce que Leone sait parfaitement, ou presque, à qui il a affaire. Dans les premier temps, cet état, qui se traduisait par une consommation inquiétante de cigarettes – inquiétante moins pour sa santé de mort-vivant que pour son portefeuille –, était dû au rejet de sa nouvelle condition de vampire.

Un jour, il lui avait fait part de son ressenti, par rapport à sa mort, et à sa nature. Leone, intérieurement, s’était beaucoup amusé à imaginer les scénarios possibles, puisqu’Urie n’avait pas l’air d’avoir compris que le Sicilien partageait son état de charognard à crocs. Finalement, il avait décidé de taire ce détail, du moins un moment, pour ne pas perdre son patient dès les premières séances. Si, au début, l’aider avait été un défi plus qu’autre chose, cela s’était mu, au fil du temps, en un désir d’aider le jeune traumatisé. Pas par pitié, mais par un altruisme propre à Leone, qui ne pouvait décemment pas abandonner le vampire à son sort, dans un monde qu’il se tuait à rejeter.

Du coup, il s’était laissé aller, encore une fois de manière très professionnelle, pour essayer de ramener Urie dans le droit chemin :

— Bon, écoute, tu es peut être mort, et on t’a crevé de la pire façon qu’il soit, commença-t-il alors en oubliant d’enfiler ses gants, mais tu ne vas pas pour autant te mettre à faire volontairement ton Tantale, si ? Ma quee, si tes tortionnaires te voyaient, tu crois pas qu’ils se fendraient la poire, actuellement ?

Il lui semble qu’à ce moment-là, quelque chose a volé près de ses oreilles, mais il n’en est pas sûr. En tous cas, ça ne l’avait pas empêché de continuer avec sérieux :

— Oui, tu es un vampire, ma quee te laisser dépérir n’est pas une solution, au contraire, tu t’inflige tout seul une torture que les malades qui t’ont fait ça jubileraient de voir. Tu es faible, et tu t’enterres tout seul, alors que tu pourrais tirer ta force de ce qu’ils t’ont fait, et, je ne sais pas, les traquer. Si eux aussi sont ici, ma quee tu pourras les retrouver et les faire payer.

Absolument. Un psychologue qui encourage la haine et la revanche personnelle, voilà le genre de professionnel qu’est Leone.

— Mais pour ça faut boire du sang ! Ma quee c’est bon, le sang ! toux nerveuse. Pour les vampires ! Il paraît que c’est comme une bonne pizza. Pourquoi se priver d’une bonne pizza, dis-moi ? il avait marqué une pause, en cherchant un mot récemment sur toutes les bouches, mais qui, pour un vieux vampire comme Leone, n’évoquait rien, avant de reprendre, très fier de lui : à moins que tu ne sois vegan ?

Nouveau rire bruyant. Peut-être qu’un autre objet avait volé près de sa tête, ça n’aurait pas été étonnant, mais sa mémoire laisse à désirer. Il avait failli se dévoiler devant Urie, à ce moment-là, et n’était alors pas certain de ressortir vivant de leur confrontation, si l’autre apprenait que son psychologue faisait partie de cette même race qu’il détestait de tout son être.

Soudain plus sérieux, il avait alors essayé d’aider le jeune vampire à prendre la bonne décision – à savoir : ne pas mourir – :

— S’il te faut un but dans ta mort, trouve le, cherche quelque chose qui te donnerait une raison de ne pas leur donner ce qu’ils souhaitent le plus : te torturer. Ma quee tu ne crois pas que ton raisonnement manque un peu de fondement logique ?

Leone s’était passé une main dans les cheveux, les ébouriffant au passage. Il s’était inquiété à de nombreuses reprises pour Urie, craignait pour sa santé, même si celle mentale ne semblait plus dépendre que de lui-même, de ses proches, et de son psy – responsabilité que le Sicilien tenait à accomplir jusqu’au bout – celle physique pouvait encore être sauvée.

— Boire du sang pour survivre ne fera pas de toi un monstre sanguinaire, Urie, avait-il commencé avec plus de douceur qu’à l’accoutumée, en fixant son patient droit dans les yeux. Ma quee, tu ne voulais pas être un vampire, mais c’est ta nature, à présent ce qui est fait est fait. Les poches distribuées par l’Agence ne t’obligent pas à massacrer des innocents, alors pourquoi t’obstiner à vouloir à nouveau mourir, et, ma quee, cette fois de tes propres mains qui plus est ?

Il eut un sourire triste, ce jour-là. A ce moment de leurs séances, Urie lui rappelait un peu lui-même, après la guerre, lorsqu’il était rentré en morceaux auprès des siens. Il a d’ailleurs toujours considéré 1917 comme sa première mort. Il voulait bien comprendre les sentiments du vampire malgré lui, mais ne pouvait alors se résoudre à le laisser dépérir de la sorte.

Puis, très sérieusement, il avait commencé à mettre des calculs par écrit. Des comptes, avant de sortir à son patient un chiffre relativement impressionnant, qu’il avait laissé planer dans l’air un moment, avant de lâcher, avec un sourire :

— Ma quee, t’as pas le droit de tomber en poussière tant que tu m’as pas remboursé tout le bordel que t’as foutu ici, et dans mon petit kokoro tout meurtri par tes vilaines insultes. T’inquiète j’ai inclus le bonus de violence psychologique dans le compte, c’est déjà fait. Ma quee tu vas aller me boire une poche de sang fissa, ou je t’y traine moi-même.

Il avait ajouté, avec un rictus sadique :

— Et tu sais à quel point je peux être persuasif, hein, mon p’tit Urie ?

En général, Leone n’est pas un psychologue à deux balles, mais il s’était un peu laissé emporter cette séance-ci, préférant user de tous les stratagèmes à sa disposition pour empêcher le jeune vampire de sombrer dans ses pensées suicidaires. Le premier était donc d’en appeler à la raison du garçon, à son bon sens, et le second, encore une fois, de lui rappeler ce cuisant sentiment de culpabilité. Dans le simple but de lui faire comprendre que, déjà, s’il était venu dans le cabinet de Leone, c’était aussi parce qu’il estimait qu’il en avait besoin. Sinon, il n’y aurait jamais remis les pieds après leur léger accrochage. Et il n’aurait pas non plus présenté ses excuses au vieux vampire la fois suivante.

Or, chaque patient à en ses mains les clefs de sa salvation, aux yeux de Leone, qui doit juste s’employer à dévoiler leurs contours, pour qu’ensuite eux en fasse l’usage qu’ils désiraient. Dans le cas d’Urie, la revanche pouvait prendre divers aspect, autres que la vengeance froide ou la colère sourde. Il s’agissait plus, dans ce cas, d’une revanche sur la vie.

Pourtant, il n’est toujours pas près d’en avoir fini avec son patient récalcitrant.

Ft. Urie
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Clopeur nocturne, Alpha

✘【 Prince of Vampires 】✘Clopeur nocturne, Alpha
20Masculin21Kuki Urie - TG:re / Levi Ackerman SnKJurer comme un charretierTa mèreAppartement au centre-ville avec EdenSecond du roi des vampires || Alpha et gérant du Bchobiti1647669225Féminin30/04/2017le scolopendreAlexiel Etsukoréduite
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Terminé #9 le 19.05.18 23:41

Mon déni?

- Le psy -


Ce jour là, je me suis demandé si le psy n'avait pas obtenu son diplôme dans une pochette surprise. Non, pire  que ça, je me suis demandé si tout ceci n'était pas une sombre blague visant à me rendre dingue. S'il n'y avait pas une caméra cachée, ou quoi que ce soit dans la pièce pouvant témoigner d'un gag ou d'une quelconque putain d'émission de télé à la con cherchant à me piéger. Mais rien, pas de personne sortant de derrière la porte, pas de caméra.

Seul le silence soutenant tout le sérieux de cet individu dont les propos étaient juste impensables pour moi.

J'en avais conscience de tout cela. Depuis le début. Je le savais. Je n'avais pas besoin que qui que ce soit vienne me faire la moral, et encore moins qu'un type gai comme un pinson me chante les vertus de consommer du sang pour ne pas se laisser tomber poussière.

La question n'était pas là. La question n'était pas de si je devais tomber ou non poussière, la question était : voulais-je devenir un bourreau similaire aux miens? Voulais-je me conformer à ce qu'ils avaient fait de moi? Est-ce que m'asseoir sur mes principes n'était tout simplement pas en venir à renoncer à ce que j'étais?.. Et qu'est-ce que j'étais hein? Plus grand chose normalement. J'étais mort, mon cadavre probablement dispatché en plusieurs morceaux, bouffé, brûlé, abandonné, décomposé…  Si j'abandonnais mes idéaux, mes principes alors, qu'est-ce qu'il allait réellement rester de moi?

Mon cerveau avait fait le vide et la cendre de ma cigarette était tombée au sol. Ma mâchoire s'était crispée et non, rien n'avait volé encore dans l'air. Mon corps était devenu crispé et je m'étais tout bonnement paumé dans les méandres labyrinthiques de mes pensées. Je prenais pourtant soin d'éviter de le faire tant je ne voulais pas en sonder la profondeur, faut croire que la thérapie ça a du bon, nous balancer en plein dans nos démons pour qu'on devienne dingue et nous faire souscrire une carte d'abonnement renouvelable sur les décennies à venir. La belle affaire.

— Je peux pas en boire… c'est tout.

Avais-je difficilement articulé. Le regard vide. Incapable de quoi que ce soit d'autre sur l'instant. Et les mots du psychologue ne purent rien y faire. J'étais vide. Incapable de voir autrement cette situation, incapable de changer de point de vu. La séance s'était close sur mon silence ainsi qu'une impression amère.

La fatalité, ainsi que la résignation sûrement. Voilà ce que le manque de réaction pouvait susciter à ce moment. Pour tout dire, j'étais au bord du gouffre et peu de temps après, Eden décida de me forcer à boire du sang en me piégeant dans le monde des morts. une expérience qui m'avait fait le haïr et constater à la fois dans quel état j'étais du fait de mon manque.

La séance d'après j'avais repris des couleurs, mes cernes avaient pour ainsi dire disparues et n'avait grillé que deux clope de toute la séance durant laquelle je m'étais trouvé particulièrement réceptif. Reformulé correctement : je n'avais rien balancé à la gueule de Leone.

Ces séances passées étaient pour moi exténuantes. Non pas parce que cela se terminait parfois en combat improvisé, mais surtout car elles me forçaient à remuer quelque chose que je voulais enfermer à double tours.

Alors une fois, je m'étais lancé et j'avais pris le psy de court avant qu'il ne me pose une question alambiquée sur le pourquoi du comment du théorème de pythagore.

— T'sais quoi?.. La dernière fois tu m'as dit qu'il fallait que j'apprenne à me lier avec des gens, que je me fasse des "potes" dans ce monde.

Je m'étais rapproché sur le bord du fauteuil dans lequel j'avais pris pour habitude de m'installer. Y'a pas, j'ai une horloge dans le cul et des habitudes bien ancrées, j'ai 20 piges mais sur certains aspects je suis pire qu'un petit vieux. Mes mains croisées, mes coudes posés sur mes genoux, j'avais relevé la tête vers Leone en le fixant droit dans les… putain, mais même ça j'peux pas le dire avec lui! Droit dans l'oeil?… L'autre étant caché sous ce bandeau et sa frange par-dessus encore.

— Je sais rien de toi. Tu m'demandes de déballer ma vie, de te dire tout ce qui me bouffe, ce à quoi je pense, te balancer mes tripes et j'en passe, mais de ton côté je sais rien du tout.

Me renfonçant dans le fauteuil, j'avais pris le temps de faire une pause pour m'allumer une clope en jaugeant le sicilien.

Je ne connaissais rien de ce type qui passait des heures et des heures sur mon cas. Ça m'interpellait.

— En quelle année t'es mort?.. Comment? T'as perdu ton oeil à ce moment là?

Je pris le temps d'inspirer une longue bouffée de ma cigarette et, en soufflant la fumée je repris.

— Comment t'as pu atterrir ici, dans ce monde, puis dans l'agence aussi… c'est quoi ton but à toi?

Y'a pas de raison qu'il n'y ait que moi qui doive me foute à poil devant ce pervers mental.

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 ☽ Preux Sicilien ☾

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Terminé #10 le 20.05.18 1:58

Can a man still be brave if he's afraid?
— That is the only time a man can be brave.

Leone fixe Urie de son seul œil valide. Pour une fois que le vampire ne menace pas de se barrer sans demander son reste avant même le début de la séance. Il inspire une grande bouffée d’air avec une mine réjouie comme un bouddhiste en pleine méditation. Il faut savoir profiter des surprises de la vie – ou bien de la mort. Lui-même s’est déjà laissé emporter par ses propres émotions au cours des séances, et parfois à tort. Le vieux soldat a d’ailleurs eu du mal à digérer les silences qu’avait imposé son jeune patient lors des séances où il avait un peu poussé le bouchon trop loin. Urie n’apprécie pas que le psychologue s’immisce trop dans son for intérieur, et encore moins qu’il lui fasse. Leone peut le comprendre, mais ne pouvait, à ce moment, se résoudre à voir dépérir l’entêté vampire. Mais ce dernier était revenu – allez savoir pourquoi – sans que le Sicilien n’ait eu à le trainer dans son bureau. Et avec des couleurs, de surcroit.

A partir des séances suivantes, Leone avait l’impression de voir les choses s’améliorer, une relation de médecin client presque saine – si l’on oublie les combats, les meubles cassés et les insultes – s’était ainsi établie petit à petit.

Puis Urie avait montré de l’intérêt, non pas pour les séances, loin de là, mais pour celui qu’il voyait tour à tour comme un bourreau intrusif ou une victime à laminer. Devant les questions du jeune vampire, Leone avait souri, très content, avant de s’éclaircir la gorge et de prendre une mine sérieuse.

— Tu me vois ravi de tes question, mon p’tit Urie, commença-t-il avec un brin de malice dans son seul orbite valide. On me le demande rarement, mais… maqu’esque mon histoire en vaut la peine !

Avec un air de diva sur le point d’annoncer la plus grandes des nouvelles, il agita son bras droit, fouettant l’air, tandis que l’autre remettait en place ses mèches rebelles, à la manière d’une starlette des plages.

— Je suis né en 1469, en Italie, ma que ça c’est pas oun secret ! s’esclaffa-t-il, avant de reprendre plus solennellement. J’avais une sœur. Elle est devenue batteuse de beurre à l’âge record de 11 ans ! Mais on n’est pas là pour parler de ma sœur !

Avec l’air de vouloir confier un secret d’Etat, Leone s’était approché d’Urie.

— Moi, j’étais pape. Ma quee oui, oui, quand il faisait bon d’être pape, avec des orgies à volonté, avec de la pizza à touut li repas, des femmes à touut li repas, la belle vie !

Il marqua une pause, et un air tragique s’afficha sur son visage.

— Mon œil, je l’ai perdou dans un pari avec un cardinal.

Regard sadique.

— Il l’a mangé. Glourps ça a fait.

Le pire, c’est que ça l’a bien fait rire, le Leone, de se foutre ainsi de la gueule d’Urie. Dans le genre professionnel.

Ft. Urie