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Comment le pourquoi du toutim [Corni-Kuu <3]
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#1le 17.04.18 22:04
-TOM SAWYEEEEEER, C’EST L’AMERIQUEUUUUH, LE SYMBOLE DE LA LIBERTEEEEEEEEE ~~ Retentit dans la rue, au même moment où un fracas de porte se fait entendre. Ma faute ? Aucunement.
Devant moi apparait, grandiose et majestueuse, la pancarte lumineuse branlante énonçant le nom foireux du bar où (morte)Kuu(ille) fournit en gelée de café.
Et là, la question qui apparait dans votre esprit est forcément : « MAIS QUI DIANTRE EST-CE KUU ? ». La réponse est tout aussi simple. C’est mon animal de compagnie. Un petit être qui doit mesurer environ 2μm. J’sais plus trop où je l’ai rencontré pour la première fois. J’me le suis sûrement bouffé au détour d’une rue, vu mon talent légendaire pour foncer dans le tas (ici nommé Kuu), tout ce dont je me rappelle c’est que j’ai subitement décidé de la stalker. PARCE QUE. Comme vous l’aurez deviné dans la suite excessivement logique de ce récit passionnant, la silhouette micrométrique de Kuu se détacha (comme un vieux bout de scotch) du mur du fond, au niveau de la porte des service. Ma première réaction normale fut donc de m’approcher nonchalamment de lui en beuglant en murmurant avec douceur :
-Tu te souviens de quand on s'est rencontrés ? Bordel de merde t'étais encore plus coincé que maintenant !
Comme si je m’en souvenais de notre rencontre. Mais faisons outre. Mon inclinaison à ne jamais la fermer me poussa à continuer avec un charmant :
-Par contre t'es toujours aussi débile. J’enchainais en voyant sa tête de blasé. Fais pas cette tête tu sais bien que je t'aime.


(C'est très court T.T, tu me dis si je rallonge)
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#2le 20.04.18 4:09
Sortez-moi de là.
Un frisson parcourut son échine, tandis qu'en se redressant, les cheveux en bataille, un mauvais pressentiment lui picorait l'esprit de son bec argenté, sa lame aussi dur que de l'acier. Taraudé, le garçon chassa cependant ce flot de pensées incertaines en s'installa à table, se faisant servir par Reo. Le royaume des morts leur avaient ouvert cette dimension, inconnue des rumeurs, depuis plus de trois mois et depuis, les deux hommes vivaient comme autrefois, telle que leur vie l'était, comme si elle ne s'était jamais stoppée. Le discours de Joshua était basé sur des propriétés oiseuses, usant de calembredaines. Tous les fantômes avaient trouvé leur place au sein de cette communauté, parce qu'ils partageaient un point en commun. Ils étaient aussi ennuyeux que des encyclopédies. Cette théorie fondée sur des propos cartésiens, démontrait alors, qu'il existait bien plusieurs mondes après la mort. Dans ce cas, où iraient les autres ? Ses sœurs par exemple ? Si Ichiro trouverait sans mal sa place, Reo quant à lui, ne méritait pas de goûter à cette vie ironique.

Ses questions restaient sans réponse, car il ne les posait pas. Un voyage intérieur, dont le seul monstre dominant son propre territoire, était lui-même. Désarmé et sans bouclier, le jeune chevalier errait au milieu de l'arène sablonneuse.

Les effluves d'un café au lait chatouilla ses narines d'une sensation olfactive satisfaisante. Les pommettes rougissantes, réflexe instantané après chaque gorgée, son père lui présenta un plateau de pâtisserie. Les variances de couleurs couvrant le plat, éveillèrent d'ores et déjà ses papilles gustatives. La répartition du sucre se concentra sur une zone spécifique de sa langue, fondant progressivement, tandis que la ganache crémeuse finit de satisfaire son palais délicat. Divin.

Reo progressait lui aussi. L'homme défiguré était passé par différentes étapes, retrouvant petit à petit une position sociale. Le carton qui protégeait jadis le château de macarons garnit de framboises fraîches et de crème épaisse, provenait d'une boutique à l'autre bout de la ville. Vendant leurs produits gagnants du salon de la pâtisserie, ce bijou avait dû coûter une certaine fortune à son père, qui ne travaillait pas. Indiquant le paquet de l'index, sans décrocher un mot lorsqu'il aperçut la silhouette du Haut-perché progresser dans sa direction, ce dernier arbora un sourire victorieux.

- Je les ai achetées ce matin mon chat ! Oh attend, puisque tu en parles...

Penchant la tête latéralement, Kusuo darda ses prunelles sur Papa Gâteau, disparaissant derrière le comptoir. La boule de nervosité qui l'avait figé plus tôt se forma de nouveau dans son esprit et c'est lorsqu'il aperçut une boîte avec un nœud dont le ruban en soie s'apparentait à une déclaration charnelle, agrémenté d'une pastille annonça clairement Plaisir d'Offrir. que son instinct se matérialisa en un cauchemar.

- C'est pour Morag. Tu lui donneras quand tu la verras.

D'un clin d’œil complice fini de l'achever. Cette œillade signifiait qu'elle était dans les parages. Bon sang. Pas elle. Pas aujourd'hui. Pourquoi ? Grommelant dans sa manche, le garçon aux épingles dans les cheveux se redressa, le teint livide. Complètement sclérosé, il peina à se mouvoir sans distinguer le contour flou des objets de sa vie quotidienne. Traverser le couloir relevait d'une épreuve colossale. 

***

Habillé d'une légère chemise blanche aérée, au tissage zéphyr, ainsi que d'un pantalon noir d'ivoire, équipement nécessaire pour son travail, Kusuo annonça son départ sur le seuil de porte. Comme à chaque fois, Reo papillonnait vers lui, pour lui porter son baiser du jour. Un fragment crucial dans la journée pour l'homme en manque d'affection et de relations humaines. Le fiston devait, à tout prix lui trouver un ami. Ou lui payer un fantôme de compagnie. S'il se sentait diminué et blessé dans sa fierté par appellation "Kuu-chan" le garçon avait suffisamment de tact pour ne pas dénoncer ses sentiments.

Le colis pour Morag dans les mains, n'ayant pas son mot à dire, le petit homme sortit de son habitation et après un dernier signe de main adressé à Reo, se jeta dans les buissons, à la recherche d'un chemin déviant sa route, contournant son itinéraire habituel. Comme une proie aux aguets, ses sens s'étaient développés, ainsi, le jeune garçon pouvait entendre le battement des cœurs des oiseaux chantant au-dessus de sa tête, respirer le fumet prononcé des œillets et des feuilles de peupliers bordant une allée étroite. Ses billes roulant à toute allure dans son orbite, percevaient le moindre mouvement des passants. C'est ainsi qu'il put anticiper la chute d'un enfant en trottinette, le rattrapant de son bras libre. Quel imprudent. Cette journée allait être désastreuse.

Le remerciant, le petit se remit sur son engin et poursuivit son ascension. Un léger soupire étama de ses lèvres, tandis qu'il releva le cou. Horreur. Daisuke. Ce clown vert qui le suivait comme un sangsue harponnée à sa peau. Une plaie à sa manière, quoiqu'un niveau en dessous de Morag. Elle, elle tenait une place au sommet dans sa liste des nuisances.

La commissure de ses lèvres s'affina de soulagement, lorsqu'il franchit la porte de service du Psy Ψ PKcafé. Victoire royale. Enfilant alors un tablier vert épinard, s’accommodant dans les teintes de l'établissement sobre et familial, Kusuo pointa sa fiche horaire et apparut en salle, déjà animée par une nuée de client fourmillant, le nez dans leur délices sucrés.

Accueillant promptement un couple d'une classe aisée, événement insolite, le garçon dût faire appel à son professionnalise pour les accompagner, les installant dans les meilleures conditions. Mémoire au cerveau, il prit leur commande, aux yeux ronds étonnés de la femme qui s'enquit sur l'absence de carnet de notes. Pas besoin d'en faire un discours. Sa mémoire sémantique lui permettait de faire naturellement appel à ce type de performance.

Communiquant au service affilié les instructions précises de la commande, Kusuo commençant à pivotait des talons, confiant, lorsque les murs s'ébranlèrent autour de lui, faisant vibrer le sol, sensation identique à celle d'un troupeau chargeant. Le garçon écarquilla les yeux, mais trop tard, le serpent Morag avança sa grosse tête dans sa direction, faisant claquer sa langue de crotale contre son palais.

Au fond de la porte du service, le garçon voulu s'y glisser à brûle pourpoint, cependant, la lémure le connaissait. Il ne sut expliquer la façon dont elle avait détournée son attention pour esquiver sa tentative de fuite. Mais il était obligé de l'écouter. Pire encore, le nécromancien était contraint de lui offrir une pâtisserie.

La voix braillarde de la jeune femme couva le bruit d'ambiance et de l'argenterie claquant contre les coupelles. D'un signe de main, Kusuo lui imita de baisser le volume sonore et rétorqua à sa provocation, le visage stoïque, le timbre statique.

- Eh bien, eh bien, en ce qui me concerne, j'aurai préféré ne jamais me remémorer notre rencontre.

Vérité absolue. Morag était arrivée comme une tempête impétueuse, bouclant le paisible quotidien du pêcheur, ébranlant son bateau d'une vague écumante. Surmontée sur des quilles longilignes, ses yeux sombres se confondaient dans les catastrophes qu'elle produisait.

C'était quoi ça encore. Une autre réflexion. Un imbécile ? Lui ? Et elle alors ? Au pays des retardés, elle en serait la souveraine. Ne perdant pas son énergie à nourrir son venin en lui apportant satisfaction, alors que son cœur lui criait de lui informer, lui rappeler, que le sentiment n'était aucunement partagé, le serveur soupira :

- Morag si tu veux une table, je viendrai prendre ta commande. En attendant, il faut que je te donne quelque chose.

Incertain, car, prévoyant la réaction équivoque de la vipère, Kusuo parti récupérer, au pas, le paquet dans son casier. Quelques instants plus tard, le placide garçon immergea de nouveau dans le champ de vision de la femme et tendit le carton, la regardant droit dans les yeux, un sourire absent.

- C'est de la part de mon père. De mon père. Pas de la mienne, mais de mon père. De mon père, ok.

Ne voulant pas qu'elle en tire de conclusions hâtives, Kusuo s'estimait plus malin de lui avoir fait entrer dans le crâne que l'expéditeur de cette offrande, était étiqueter du nom de Reo.

Toutefois, sa petite combine comportait des failles. À double tranchant, elle pouvait soit l'avoir persuadé par son caractère itératif et insistant, soit à l'antipode, la convaincre du contraire, en déguisant ses attentions, les faisant passer pour un acte du paternel. Ayant bien étudié le comportement de la femelle prédatrice, Kusuo ne doutait pas qu'elle soit plus encline à agir, comme si le deuxième paramètre avait eu lieu.

Pitié faites que non.

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#3le 26.04.18 23:38
L'art de parler pour ne rien dire





Me coupant la parole dans mon superbe monologue d’une délicatesse infinie, ce malotru de Kusuo me répond de sa voix stoïque de toujours. Mais quand il dit ne pas vouloir se remémorer notre rencontre, c’est juste qu’il a son petit humour bien à lui. Hein ? HEIN ???? Hum. Je me contente de le fixer fixement avec fixitude me fixer. Histoire d’être sûre.
Sa silhouette de pygmée maigrichon reste immobile devant moi alors qu’il me répond avec chaleur est amour. Le premier qui émet un doute c’est mon coude entre ses cou…Côtes. Il me propose alors une table. Une table ? Pour quoi faire ? Pauvre petite âme innocente, comme si me proposer une table était une bonne idée. Pas comme si je m’exerçais au sport reconnu du brisage de table en deux. Mortecouille, cela veut-il dire que je deviens une fitgirl ? L’au-delà fait un bien fou.

D’un air détaché, je reprends toute contenance avant que le micromètre ne capte mon regard perdu, et parviens à l’entendre parler d’une quelconque histoire de cadeau avant que ma couverture de branquignole qui s’intéresse à sa vie ne soit grillée. Attendez. Il doit me donner quelque chose ? Serait-ce… Une bague de fiançailles ? Le dernier cd de Marmozets ? Peut-être le secret de réussite de la tartiflette servie dans ce bar ? Ou alors, encore mieux, un recueil de blagues beaufs ? Bordel de merde. Si enfoutrée dans mes pensées profondes, que je n’ai pas vu Kuu partir. Ou s’enfuir selon le point de vue. Il revient quelques instants plus tard, avec dans ses mains un petit paquet entouré d’un ruban bien moche. Et avec une étiquette « plaisir d’offrir ».

BWAHAHAHAHA.

Je le fixe d’un air hilare cette tête de gland me le tendre, accompagné par de charmantes paroles. De la part de son père ? J’y croit pas une seconde ! En même temps impossible de résister à mes charmes. Je prends la boîte avec l’air le plus désinvolte du monde. Histoire de bien montrer que j’ai l’habitude de ce genre de présents. C’est le pire mensonge que t’ais jamais inventé. Chut conscience.
En ouvrant l’opercule, je tombe sur une part de gâteau. Gâteau. Gâteauuuuuuuuuuu. De la bave dégoulinant malencontreusement de ma bouche, je fixe d’un air prédateur ce petit être qui m’appelle. Ouais, malgré mes 45 kilos tous mouillés j’adore bouffer. Et manger. Et me goinfrer. Ça donne lieu à des supers aprèms d’amusement et de variété. Le graal à la main, je m’installe à une table proche. Bordel de merde Kuu a toujours su comment me faire plaisir.

Vautrée telle une limace crevée sur ma chaise d’un confort contestable, je fixe avec avidité mon petit trésor. Ma main s’avance seule. Elle saisit une petite cuillère. Et elle transperce le corps de la Sainte Pâtisserie, la brisant en deux. Des remords ? AUCUN. Lorsque je croque enfin à ce délice, je pourrais presque entendre ses hurlements désespérés. Sadique ? MOUHAHAHAHAHA. C’est là que bordel de merde je me rend compte que chui assez dérangée pour personnifier une part de gâteau. Et c’est perdu dans mes réflexions dignes du grand Jean-Jacques Sparte (NDA : Fais exprès hein xD) que je me rends compte que le gâteau a une saveur assez particulière. C’est marrant. Ça a comme une petite touche d’orange. Je dis ça comme ça hein. C’est sûrement juste une impression. N’empêche que ça a vachement un goût d’orange. Vous croyez que ça veut dire qu’il y a de l’orange ? NON PARCE QUE VRAIMENT CA GOUTE L’ORANGE. Avec prudence j’approche mes sublimes naseaux du gâteau et le renifle bruyamment. AH. C’est drôle ça sent l’orange. PUTAIN DE BORDEL DE CACAHOUETE DE MERDE. Je me lève brusquement en envoyant chier ma chaise. Je crois que c’est le moment de paniquer. Et merde. Je me tourne d’un air parfaitement normal vers Kuu. D’une démarche saccadée, je m’approche de lui, le regard fixe.

-Kuu. Dis-moi. Y’a de l’orange dans le gâteau ?

Sans attendre sa réponse, je l’attrape par la chemise et le fixe droit dans les yeux. Fin dans les rétros dans son cas.

-DIS-MOI SI Y’A DE LA PUTAIN D’ORANGE BORDEL DE DIANTRE AU LIEU DE ME REGARDER AVEC TON AIR DE TRUITE STONE !!

Pourquoi tant de baragouinage autour de l’orange me direz-vous ? Et bien c’est très simple. Et complètement con. Sortez les défibrillateurs.

-KUU PUTAIN J’VAIS CREVER !!

Je le secoue comme un vieux torchon en ignorant joyeusement les regards scandales que me lance une mamie qui a l’air outrée. QU’ELLE AILLE SE FAIRE FOUTRE. ELLE PEUT CREVER. Ah. C’est drôle que je dise ça. J’ai toujours pas précisé pourquoi l’orange. Parce l’orange. Oranger ou ne pas oranger ? Telle est l’orange. J’orange le premier qui m’orange.

-BORDEL DE MERDE CHUI ALLERGIQUE.

Cet enfant veut ma mort.


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#4le 01.05.18 23:53
Sortez-moi de là.
Un furtif coup de coude dans les côtes le fit légèrement sursauter, proposant un visage plus humain, avant de reprendre instantanément sa posture d'androïde. Il haïssait cette mauvaise habitude qu'elle avait prise. Toujours à la recherche d'un vain mouvement tactile, qu'il soit abrupt ou à l'antipode, affectif à sa manière comme présentement. Si Morag ne communiquait pas par le biais d'hurlements stridents, ses poings illustraient ses paroles, en donnant une impulsion vociférante. Des mesures draconiennes pour attirer l'attention de ses interlocuteurs en somme. Et c'est à partir de ce facteur que les lignes qui les liaient, empruntaient un chemin divergent. La lémure appréciait d'être sous les feux des projecteurs, tandis que Kusuo restait dans l'ombre, tapit derrière le rideau rouge. Elle attirait trop l'attention autour d'elle pour que le petit homme accepte de rester à ses côtés, car automatiquement, sa présence serait considérée.  

Ayant l'art de s’asseoir, en rameutant une traînée de poussière bruyante dans le sillage de ses ballerines, même ouvrir un simple paquet, s'effectuait dans une démarche théâtrale. Son air autosuffisant, provoqua un certain tic chez le nécromancien. Claquant discrètement sa langue contre son palais, il n'appartenait pas à la catégorie comportementale, visant à dévoiler ses expressions et encore moins ses sentiments. Cependant, on pouvait clairement lire les lignes de l'ennui sur les traits de son visage. Vraiment, quelle plaie.

- Bon sang, ouvre la boîte.

Il attendait simplement de percevoir la zébrure qui illuminerait l'éclat de ses yeux, pour assurer à Reo qu'il avait pris la bonne décision. La gourmandise avait l'air de ravir ses mirettes avides de sucres. Un point commun. Le serveur pivota sur ses talons et s'éloigna progressivement pour reprendre son service. La gardant à l’œil, s'assurant de pouvoir contrôler sa gestuelle démonstrativement bourrue, Kusuo avait déjà évité deux accidents. Celle d'un collège n'ayant aucune notion de l'espace, pour s'être engouffré imprudemment à l'intérieur de l'incarnation de la sédition, ainsi que l'intervention d'un enfant innocent. La lémure était trop occupée à massacrer son magnifique gâteau trois étages, doté d'un tendre biscuit croquant, nappé de confiture d'orange, pour être attentive à son environnement. Encore une donnée qui les amalgamaient.  

Eh bien, eh bien, il t'a fait quoi ce gâteau ?

S'enquit-il, désinvolte, tandis qu'il déposa l’apéritif sur une table avoisinante. Il ne s'attendait pas à recevoir une réponse, car le principe intrapersonnel de discours interne, était l'échange avec lequel le garçon communiquait le plus. La cage de ses pensées était bien le seul domaine auquel Morag n'avait pas accès.

Je plains le prochain gâteau d'anniversaire.

Cette période de la journée dénotait d'une allure flegmatique, au niveau influence des clients. Le garçon lymphatique encaissa le duo qu'il avait installé précédemment, relâchant momentanément sa garde. Derrière leur dos, Morag envoya valser sa chaise dans esclandre sonore. Quoi encore ? Elle n'était pas assez douillette pour le postérieur délicat de Sa Majesté ? Congédiant les clients, en s'attendant à la suite, la jeune femme renifla son présent tel un taureau mugissant, orientant son visage dans sa direction, un peu trop lentement pour qu'elle en dévoile la véritable définition. S'approchant du comptoir comme ce précédant bovin, à la différence d'une patte en moins, son regard fixe transperça ses lunettes rétro.

Ouvrant la bouche pour s'exprimer, elle le fit taire en empoignant promptement le col de sa chemise, puis, approcha sa vieille tête de sorcière. Son haleine putride traversa son visage, tandis que, bras pendant le long du corps, Kusuo ne cherchait pas à se défendre.  

Tête de quoi ? Fronçant les sourcils, le jeune garçon la laissa le secouer comme un prunier, avec une telle force, qu'elle aurait pu aisément récolter quelques fruits et en faire une tourte. Quoiqu'il doute de ses compétences en cuisine.

Sa tête se balançait de haut en bas, mou comme un chewing-gum, tandis que la lémure aboya finalement son amour pour l'orange.

- Tu es allergique à l'orange ?

Sa voix fit écho, comme s'il s'attendait à une mauvaise blague. Toutefois, cet instant d'hésitation sceptique, fut vite commuté par une preuve tangible. La peau des mains de son interlocutrice arbora une teinte violet d'évêque, pendant que ses lèvres doublaient de volume.

Lui empoignant ensuite l'avant-bras pour la contraindre à le lâcher, il l'amena directement à l'arrière-boutique, traversant une galerie de couloir jusqu'à l'intersection de la pharmacie. Ouvrant prestement le placard immaculé, il versa le contenu de la trousse de soin sur une table, à la recherche d'un tube aspirateur de venin, envoyant toutes les boîtes de pansements, le tube d'eau distillée et le flacon d'alcool contre le mur derrière lui. Introuvable.

Plus le choix, aucune autre option momentanément ne s'offrait à lui. Appeler les secours constituait de son point de vue, en une perte de temps. Il devait aspirer lui-même le poison qui consumait le corps de Morag. Prenant une profonde inspiration, il s'élança, bloquant la tête de son interlocutrice entre ses mains glabres.

- Morag. Je n'ai pas le choix. Alors me frappe pas.

Ses cheveux ébène serpentaient entre les os de ses mains, tandis qu'il approcha ses lèvres pour venir inhaler les fragments d'oranges bloquant son œsophage. L'urticaire gagna du terrain et fit irruption sur les joues de la nuisance numéro une. Ne perdant pas de vue son objectif principal, le garçon poursuivit sa démarche se collant davantage à sa bouche. Avec un père infirmier, il avait retenu une donnée essentielle à la survie de son interlocutrice. Une urticaire n'était pas fondamentalement associée à un signe de gravité. Pour s'en défaire, la première étape consistait à écarter la substance allergisante et d'agir rapidement sur la rougeur et le gonflement de la peau, grâce à l'administration d'antihistaminiques. Ce médicament suffisait le plus souvent à apaiser les symptômes. Dans le cas échéant, en deuxième ligne, des corticoïdes peuvent éventuellement être distribués, faisant disparaître l'inflammation. Et comme Kusuo ne disposait ni de l'un, ni de l'autre, un troisième paramètre se rajoutait à la liste. Une potion. Plus efficace dans cette nouvelle dimension, elle serait davantage bénéfique et plus accessible que de médicaments délivrés sous ordonnance.

Lorsque Kusuo avala le reste des extraits orange toxiques pour Morag, il se détourna, la main sur le ventre, victime de haut-le-cœur. Ce n'était pas l'instant pour se plaindre, il devait encore s'occuper d'elle. Un sourire filiforme naquit sur son visage, si juvénile, qu'il ne semblait qu'être un leurre, finalement, satisfait qu'elle s'en sorte.

Assis à proximité, les genoux ramenés contre son ventre, il murmura dans le creux de sa main :

- Je t'ai menti tout à l'heure, c'était bien de ma part.

Une affabulation destinée à éviter les rancœurs de la lémure, contre son père. D'autant plus que si elle le pensait réellement coupable d'empoisonnement volontaire, alors, elle le détesterait et lui foutrait la paix. Mais pour l'heure, il lui restait une mission à accomplir.

- Eh bien, eh bien. Je te propose de venir chez moi pour que je te prépare des potions. Tu sais, pour...enfin... Ca là.

Il désigna ses lèvres foisonnées de volume et ses plaques rouge écarlate.  

- Ce n'est pas si moche. Mais si ça te démange, il va te falloir un antidote.

Un euphémisme. C'était juste horrible. Kusuo détestait avoir à prendre des décisions. Il n'était pas non plus entreprenant. Plutôt conformiste et suiveur, il ne possédait aucun qualificatif d'un leader affirmé. Dès qu'il l'avait compris, le garçon avec les épingles dans les cheveux, avait cessé de défendre ses convictions. À quoi bon s'entêter à faire entendre raison à un sourd ? Bien entendue, l'exception Morag venait invalider cette réglementation.

- J'espère que tu peux marcher. Hors de question que je te porte.

Quelque part, son instinct de survie lui soufflait qu'il allait devoir le faire. Morag en patiente, il ne pouvait y avoir de pires configurations. Même les disciples du démon ne pourraient détrôner cet succube chevronné.


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#5le 07.06.18 16:43
Quand tu écris en ayant pris du tramadol






Mortecouille. Oui. Après avoir hurlé comme une dégénérée désemparée face à la révélation de sa mort prochaine pas si prochaine vu que sa mort a déjà été prochainée mon humble cerveau ne parvient plus qu’à formuler ce superbe mot tout droit plagié de l’époque de Jeanne de Poutre. De Poutre ? Bordel je savais que j’aurais dû suivre les cours d’Histoire de M. Zézépan.

J’ai l’impression d’être à la place de Potdelère quand il prenait des opiacés afin d’écrire ses romans d’aventure -informations issues de vicopédia- mon vocabulaire est incommensurable. Parfaitement ma bonne dame. J’en perd mes vulgarités. Diantre. Être une chieuse ça se travaille et ça s’accomplit, ça brûle des graisses, et ça brûle des neurones, et me vla dans le négatif intellectuel, tout comme mon teint qui commence étrangement à virer au violet. Même sans miroir j’le devine. Rien qu’en voyant la tête de Kuu j’imagine ma face de patate vitelotte.

C’est bon les patates.

Ça me turlupine. Vous pensez que les patates souffrent ? Il faudrait que je pense à créer un syndicat pour les défendre. Les lamas aussi.
Mais ce qui me turlupine encore plus c’est putain de bordel de cul batman en slip à quel moment mon cerveau a dégénéré comme ça ? Merde.
Apparemment Kuu est devant moi. C’est rigolo. J’me vois dans ses lunettes. Attendez. Je ME vois dans ses lunettes ? Doux Jésus. La patate vitelotte est réellement en moi. Mes lèvres furent frites et mon teint violette. Et mon cerveau miette. L’orange a des pouvoirs fantastiques.
Les yeux dans le vague je sens Kuuille me trainer vers un endroit sombre, surement pour me violer. Chic expérience.

Balançant des ptit pots un peu partout, il finit par se tourner vers moi avec une drôle de tête. Bordel de merde. Il va vraiment me violer. Il saisit avec ses pattes d’ours ma délicate petite tête tandis que je me prépare à le mordre. Avant que j’ai pu lui arracher un quelconque morceau, je sens sur ma bouche en forme de knacki les lèvres de Kusuo.

Mais qu’est-ce qu’il fait ce trou du kuu ?!

Alors que mon cerveau me hurle de lui cracher dans la bouche, mon instinct de survie -et aussi mon urticaire qui commençais à recouvrir la totalité de mon visage anguleux gonflant plus qu’un cours d’EMC- parvient à rappeler mes restes de QI pour comprendre que si le bougre est entrain d’explorer ma gorge c’est pour enlever cette foutre orange de mon œsophage. Ou alors il fait ça pour le plaisir mais vu mon visage digne d’un écureuil écrasé au bord de l’autoroute j’exprime un doute.

Je le sens enfin me lâcher alors qu’il avait presque aspiré tout l’oxygène de mes poumons - et l’orange mais ce n’est qu’un détail – pour me laisser m’asseoir complètement cailloux ou stone selon votre nationalité contre le mur. Saloperie de mur. Il est froid. Je remarque à travers mes yeux vitreux un sourire naitre sur la gueule de mon agresseur. Ou sauveur. Je sais pas comment je dois l’interpréter mais là ça ressemble à de la satisfaction. Profite. La prochaine fois que tu me roule une pelle je t’arrache la langue.

Il murmure un truc que j’écoute pas. Juste entendu « de ma part », j’imagine qu’il parle du gâteau. Je lui réponds vaguement en grognant, à bout. Il continue d’articuler, pour faire bonne figure je décide d’écouter pour une fois dans ma vie et le fixe de façon complètement normale et adaptée à la société avec mon doux regard de morue en plein décès.

C’est officiel. Ce nabot veut me violer, mais pas en public. Il désigne ma face de vitelotte. Pas si moche. Ouais. On en revient à l’écureuil écrasé, à ce stade ça doit en être à l’étape moissonneuse batteuse ou tank de guerre.
J’ai beau avoir une tronche de macchabé des routes il n’empêche que je peux encore me porter. Je marmonne avec ma voix devenue aussi gracieuse que celle d’un crapaud en rut :

-La ferme trou du Kuu, chui pas une assistée, chui encore capable d’empoutrer n’importe qui, comme si j'avais besoin de l'aide de quelqu'un

Pour confirmer mes propos aussi certains que s’ils étaient issus de Vicopédia je soulève ma carcasse sans aucune difficulté. Enlevez les trois derniers mots. Alors que je me maintiens en équilibre sur mes échasses, je vois Kuu tanguer. Ouais, c’est cette brêle qui tangue, pas moi, jamais. C’est alors que le Kuu devant moi devient flou et que je me rattrape comme je peux à son cou.

Mon visage que je suppose excessivement gracieux se retrouve à quelques centimètres de celui de blasé coincé du Kuu. Bordel c’est kitch. Je me contente de le fixer, mes bras accrochés autour de lui. Et mon cerveau disjoncte. Du coup j’embrasse Kuu. Pas pour aspirer son énergie vitale, ni son chakra. Je me contente de poser mes knackis sur ses lèvres. Presque délicatement. Et dire que je pensais crever sans jamais avoir à utiliser ce mot. Ah. C’est vrai. Mortalité. Je fais taire ma conscience et m’accroche un peu plus à Kusuo.

Je détache enfin mes lèvres des siennes, tout en gardant mes mains sur ses épaules. Je vois beaucoup plus clair d’un coup. Et je balance comme si je lui disais que j’allais à super U, sans vraiment m’en rendre compte :

-Sors avec moi.

Attendez qu'est-ce que je viens de dire ?

Puis d’un coup je vois beaucoup moins clair et je le lâche pour aller gerber à côté. Foutues oranges.


(Note de la shootée: Désolée ma corni c'est actuellement une non relecture d'une longueur discutable (sans parler de la KALITAY digne de PQ une couche), sur ce je retourne mourir sous ma couette avec ma peluche lama)



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