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#1 le 14.04.18 2:50
Un psy ? Moi ?

Cette couleur, il ne l'aimait pas. Noir. Une nuance aux allures aile de corbeau, renvoyant à la prépotence. Ichiro. Son esprit était confus, enveloppé de nappes de brumes. Chaque vapeurs correspondaient à d'autres mots de fumets identiques, emplissant ses pensées de craintes. Camion était un autre mot arborant les mêmes teintes, que l'objet de ses cauchemars.

La sueur ruissela sur son front, tandis que les échanges entre ses clients tournaient en boucle de mots bariolés, au-dessus de leurs crânes respectifs. Leurs contours étaient diffus et les lettrines d'une opacité vive. Un éclat diaphane, ayant des propriétés éblouissantes. Bon sang. Dans ces conditions, impossible pour le jeune serveur de donner du nec plus ultra de son efficacité. D'accoutumé véloce dans ses gestes au service, d'une bonne dextérité et possédant une capacité de mémoire à court terme surprenante, il était la seule jeune recrue à ne pas se servir de note pour mémoriser les commandes de ses clients. En revanche, sa synesthésie entravait ses performances. Involontaire, se déclenchant par périodes succinctes et capricieuses, le nécromancien n'avait aucun contrôle sur ses perceptions sensorielles.

Glissant derrière le comptoir, il mima à l'un des collèges, son désir de copermuter leurs postes respectifs. Lui en service, tandis que Kusuo serait à la plonge, protégé par les murs denses. Le garçon ne s'était pas s'exprimer avec des mots. Son corps et sa gestuelle parlaient à sa place dans une valse suave. Éternel introverti, il s'affaira à concocter une potion qui lui permettrait de transmettre ses paroles directement via télépathie. Cependant ses travaux n'avançaient pas. Le jeune homme travaillait toujours sur le remède miracle qui permettrait à son père, de retrouver son apparence initiale. Il ne saura connaître le repos tant qu'il ne serait pas parvenu à son objectif. Loin d'être assidu et combatif à la source, cet objectif était bien le seul point qui le faisait sortir de sa zone de confort.

***

- Kuu-chan ! Tu es rentré mon chat ?

L'interrogé ne répondit pas, ses yeux rivés sur la combinaison de pixel qu’agrémentait son avatar. Les nouvelles tenues qu'il avait débloqués, lui semblaient postiche d'un point de vue compétence. En l'absence de réponse, Reo grimpa les marches et vient frapper à la porte de sa chambre. Sans attendre une invitation, le Haut-perché imposa sa présence légère et pris place, en tailleur près de lui.

- Tu as passé une bonne journée ?

Il hocha simplement la tête. Pas besoin d'en dire plus. Ni de l'alarmer pour des détails oiseux. Doucettement, la main de l'adulte entra en contact avec ses fibres capillaires, lui caressant le crâne. Une habitude qu'il avait prise pour tenter de discuter avec lui, instaurant un climat enclin à la sérénité. Cette combine fonctionnait jusqu'à l'aube de ses neuf ans. Plus maintenant.  

- Ecoute... Ça ne va sûrement pas te plaire, mais tu as un rendez-vous pour tout à l'heure.

Cette révélation mérita son attention. Détournant ses mirettes émeraude de son jeu vidéo, qu'il gela d'une simple commande sur les boutons, il tritura l'embout de la manette, son cœur s'emballant légèrement sous sa poitrine. Toutefois, son visage sempiternellement stoïque révéla une exubérance à sa plénitude.  

Crache le morceau.

Un léger soupire quitta les lèvres pulpeuses du lémure, tandis que ses doigts pressèrent doucettement ses épaules tendues, comme s'il le poids de ses confessions méritait un silence absolu avant d'être adressées.

- J'ai pris rendez-vous dans un cabinet. Avec le docteur Chiaramonte. C'est un psychologue. Tu sais, les êtres humains ont besoin de contact avec leur pairs, et plus les années passent, plus te mure dans le silence. Tu te rends compte que tu dis moins de cinq cents mots par jour.

D'un geste prompt, Kusuo se redressa, désapprobateur. Il savait que Reo se pâmait, à chaque fois qu'il avait affaire à son mur d'acier, protégé par des rideaux de barbelés. Mais le nécromancien était loin d'imaginer que l'obsession de son père, allait jusqu'à inventorier le mot de mots que son fiston énumérait dans la journée.

Longeant le couloir, le garçon se dirigea vers elle. Elle était son refuge, son trésor contre le monde extérieur, lorsqu'un élément perturbateur venait titiller sa tranquillité. Un bouclier à sa taille. C'était un vampire qui lui avait ramené en transaction d'une potion de teinture pour les cheveux. La malle. La malle de la honte. Kusuo plongea à l'intérieur. Sur ses talons, Reo ne tarda pas à frapper. Aucune réponse.

- Kusuo Seto. Arrête de faire l'enfant. Maintenant.

Lorsque Papa Gâteau citait son nom en partenariat son prénom, le présage était de mauvais augure. Cependant, le garçon ne cilla pas. Un deuxième avertissement tomba et celui-ci ne lui plaisait pas. Reo menaçait clairement de le porter dans la malle, jusqu'au cabinet. Un rire fluet résonna à l'intérieur de sa carapace tangible. Lui ? Mister "j'ai peur du regard des autres", avec un coffre antique sur le dos ? Balivernes.

***

Reo avait tenté moult combines. Supplication, colère, culpabilité. Cependant, l'emploi de ses mots ne concorda pas avec son timbre de voix dépravé par l'émotion. Kusuo ne s'y méprenait pas. Remontant légèrement ses genoux contre la poitrine, il put percevoir la conversation qui le ciblait comme sujet. Il détestait se faire remarquer, pourtant, son petit numéro avait provoqué l'effet inverse.

- Bonjour Monsieur Chiaramonte. Je suis désolé de me présenter à vous dans des conditions...

Le Haut-perché glissa ses mains l'une contre l'autre dans un mouvement circulaire, son visage à structure triangulaire emprunta des teintes aux rideaux corail, parementant les vitrages de la grande pièce confinée. Reo déglutit derrière ses cheveux lisses, un bras tendu tremblant légèrement, déferlant sous le point du regard de son interlocuteur, qu'il percevait déjà comme un jugement.

- Mon fils est.... dans la malle.

Affirma-t-il en la désignant de l'index. Si le sol avait pu se fendre en deux pour qu'il puisse y enfouir son enveloppe d'ectoplasme, pour ne jamais remonter à la surface, l'adulte aurait saisi l'occasion au vol.

Dans son château fort, Kusuo, quant à lui, était suffisamment enfoui dans les entrailles de la Terre, pour envier les rêves de son père.

HRP:
J'ai imaginé un peu la structure de ton bureau, mais si ça ne correspond pas, je changerai. Et je pense que ce serait mieux que Léon parle un peu avec Reo avant :3
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#2 le 15.04.18 23:08
Kusuo & LeoneWould you mind opening up your rib cage so that we can start?

Dans cette vie, ou alors dans cette mort, Leone aime son travail. Il n’est que travail. Il s’y dévoue de toute son âme, cherchant à soulager les âmes torturées, comme la sienne, de leurs tourments. Il sait ce que cela fait que d’être prisonnier d’un cauchemar sans fin, et n’espère qu’en soulager les plus démunis face à leurs propres démons.

Le Sicilien n’est certainement pas le meilleur psy en ville, mais après à peu près 70 ans de pratique, il peut se vanter d’un palmarès de réussite assez divers. Il garde un peu de méfiance face aux chimères, du fait d’être un représentant du sexe masculin, mais garde foi en la canalisation de leurs émotions. Pour lui, tout sentiment négatif peut trouver une solution, notamment lorsqu’il est redirigé vers les bonnes choses. Or Leone est un expert de la haine, la comprend et la dresse, au fond de lui moins bien qu’en le for intérieur de ses patients, cependant. Il sait qu’elle peut être un instrument d’élévation autant qu’un signe de décadence. Cependant, la haine n’est pas la seule de ses clients, et le vampire est en permanence confronté à divers cas de pathologie, allant de la plus innocente à la plus meurtrière.

Son cabinet ressemble à une bibliothèque. Dans la salle d’attente sont en effets adossés au mur des bibliothèques regorgeant de livres sur tout et rien, à destination des patients. Pour l’ancien soldat, la lecture peut s’avérer être un instrument de salvation. Elle modèle les songes les plus intimes, et permet l’expression du soi, au travers du choix des histoires, des époques et des personnages. Si certaines personnes sont plongées dans un grand mutisme et fermée à toute discussion avec leurs prochains, un auteur peut leur murmurer à l’oreille et les aider. Mais ce n’est là qu’une théorie personnelle d’un vieux vampire qui n’a jamais eu le courage de mettre sur papier ses mémoires de guerre.

Peut-être que s’il croise Napoléon, un beau jour, il en discutera avec lui.

En attendant, chaque personne a une manière de s’exprimer au travers d’objets ou de passion, et Leone passe énormément de temps à approcher ses patients à tâtons, apprenant à les découvrir pour mieux les aider. Lui-même peut se considérer comme le cobaye de cette pensée, puisqu’il se laisse souvent emporter par sa passion pour les cosplays et les kigurumi.

C’est d’humeur joyeuse que l’italien se rend donc vers son cabinet, et l’ouvre à ses premiers clients. Il passe beaucoup de temps avec chacun, et n’a donc en général que deux rendez-vous par matinée, et trois maximums dans l’après-midi. Très investi dans son travail, il mange sur place, ou bien dans un restaurant de sa rue. Un rendez-vous un peu spécial l’attend d’ailleurs dans la soirée. Le fils d’un lémure du nom de Réo Seto. Toujours enclin à entendre les histoires et confidences des gens, Leone a accueilli à l’ouverture de son cabinet le père du jeune homme, et a écouté ses doléances. Déjà, le pauvre homme était bien plus à plaindre que le l’ancien soldat, niveau physique. Reo lui expliqua en quelques minutes ce qui le motivait à emmener son fils chez un psychologue et psychanalyste, et le Sicilien doit bien avouer qu’il s’attend à ce que le gamin lui mette des bâtons dans les roues.

Cela ne va pas être simple, mais Leone aime les défis.

C’est ainsi qu’après avoir écouté les revendications d’un zombie refusant de reconnaître son erreur, les complaintes d’une chimère trop violente pour son propre bien, les paroles d’un vampire accro au sang et aux massacres, puis les lamentations d’une lémure bipolaire, il lui reste à accueillir le petit protégé de Reo.

Ce dernier arrive avec un peu de retard, mais cela permit à Leone de préparer la venue de son nouveau patient. Le Sicilien n’est pas dupe : ou il arrive à conquérir le jeune homme dès la première séance, ou celui-ci ne remettra plus jamais les pieds dans le confortable cabinet du vampire.

Il descends donc dans la rue, et achète des pâtisseries suédoises, des Kannelbulles selon l’étiquette, bien que l’ancien soldat n’a aucune idée de la manière dont ce mot ce prononce. Dans la petite réserve à côté de la salle d’attente, il fait chauffer du café tout droit venu de la terre des mortels, dans sa cafetière italienne. Le processus prenant du temps, il retourne dans son bureau, en réfléchissant au cas Seto. Selon le père de l’adolescent, le petit est du genre perché, et évite tout contact avec le monde extérieur. Il ne sera pas aisé de le faire parler. Néanmoins, monsieur Seton père a laissé échapper un détail que le psychologue n’a pas manqué de noter dans un coin de son calepin : le petit aime le café. Ce que Leone sait de son nouveau client se résume à deux choses : son père, et le café.

C’est donc avec l’objectif d’apprivoiser un animal effrayé que le Sicilien accueille Reo Seto et sa grosse malle. Surpris, le psy observe le père de son patient rougir, trembler, stresser et passer par toute une gamme d’émotions convergeant toutes vers la gêne. Le regard du géant brun passe successivement du père à la malle, et il n’a pas besoin de l’explication du premier pour comprendre ce qu'il se trame dans son cabinet.

Avec un regard compatissant, il s’éclairci sa voix grave, et tente de rassurer le pauvre père :

— Ma qué~, ne vous en faites pas, ça arrive plus fréquemment que vous ne l’imaginez, je vous l’assure ! ment-il avec un sourire.

Certes, que des patients viennent à reculons le voir, ou annulent des rendez-vous, c’est commun, mais qu’un parent traine son gosse dans une énorme malle, c’est du jamais vu. Mais cela permet à Leone de cerner l’état d’esprit du jeune homme réfugié à l’intérieur du coffre.

— Monsieur Seto, je crois qu’il serait bon que vous patientez à l’extérieur, pour que votre fils puisse s’ouvrir à un étranger. Si vous souhaitez vous occuper, il y a les livres de la salle d’attente, mais le café suédois à deux pas d’ici est…ma quéé~, comme ça, vous voyez ?

Le Sicilien souligne sa remarque un signe d’assentiment purement italien, étant un cliché sur pattes, puis accompagne le père du garçon dans la salle d’attente, et récupère sa cafetière, et deux tasses. De retour dans le bureau, il sort de son tiroir les deux Kannelbulles encore chaudes, et sert du café.

— Je ne sais pas ce qu’il en est de toi, Kusuo, lance-t-il d’une voix forte, mais je n’ai pas eu de goûter encore, moi ! Si tu souhaites te joindre à moi, tu es le bienvenue, j’ai deux pâtisseries et deux tasses d’un café produit par la Aguadas Rainforest Group, tu connais ? demande-t-il avec un ton malicieux.

Son but est à présent d’appâter le jeune homme, et de l’amener à parler de ce qui lui plait. De plus, il a effectivement besoin d’une petite collation, son estomac commençant à rendre l’âme. S’il peut inspirer confiance au jeune homme, il aura gagné une manche.

C’est d’ailleurs pour cela que Leone est prêt à sacrifier ce qui lui reste du meilleur café du monde actuellement en vente sur Terre.

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#3 le 17.04.18 4:06
Un psy ? Moi ?

Confiné dans sa tour de bois, Kusuo était attentif à son environnement. Tant qu'aucune personne étrangère au service ne s’inséraient, violant les frontières de son territoire, il adoptait le comportement d'un prédateur, patrouillant aux abords de ses terres, se délectant des ragots avoisinants sans jamais agir. L'embarras de Reo était palpable. S'il avait été majoritairement responsable de son état émotionnel, il faut dire que le paternel ne l'avait pas aidé à gérer le sien. Kusuo détestait être pris de court de la sorte.

D'un accent Italien aussi cliché que des acteurs de publicités, dans un spot encensant les mérites d'une sauce bolognaise spéciale pizza familiale, le psychologue assurait, que ce genre cas de figure se produisait régulièrement. Mensonge. Calomnie. Son père n'allait pas croire à cette feinte destinée à le rassurer, hein ? Tendant l'oreille pour ne pas louper une bride de sa réaction, Kusuo se frappa instantanément le front. Oh si, il y croyait. Cependant, le jeune adulte devait admettre que cette technique destinée à le déculpabilisé, en usant d'une justification aux propriétés banales, était d'une dextérité maîtrisée. Sur les individus comme Reo.  

- Bon et bien d'accord... J'imagine qu'il se sentira mieux en terrain neutre. Kuu-chan, mon chat ? Tu m'entends ?

À percevoir le bruit de chaussure d'une pointure quarante-six, martelant dans sa direction, qui résonna contre le parquet lustré dans une réverbération assourdissante, Kusuo imagina Reo assit sur ses talons, les genoux pliées. Ses mains solides devaient flagorner la malle, car les micros vibrations de son sommet crispa ses muscles. Son aversion pour les insectes, ainsi que sa phobie pour les petits objets étaient évidentes, en parallèle, un décibel atteignant à peine son seuil d'audition, l'irritait. Grognant, le nez enfouit dans ses bras, il ramena ses jambes contre sa poitrine.

Silence.

- Kuu-chan, si tu m'entends frappe une fois.

Insista-t-il, opiniâtre. Autant ne pas l'inquiéter davantage. Kusuo obtempéra et se conforma à sa demande, en donnant un petit coup sec dans la malle. Alors qu'il s'apprêtait à déballer un autre essaim de questions, semblable à une ruche d'abeilles fourmillant d'impatience, prêtes à darder leur instrument, le psychologue le raccompagna doucettement à la sortie, lui indiquant la position d'un café suédois. Attendez, je veux venir ! Le bruissement ténu de leur pas l'aida à confirmer leurs mouvements. Soupirant dans sa malle, Kusuo se recroquevilla lorsqu'il entendit l'Italien revenir dare-dare. Qu'il aille tenir compagnie à Reo, qui lui, communiquait aisément, au lieu de lui pourrir la vie.

D'une voix théâtrale répandant ses ondes sonores dans l'intégralité de la pièce, Monsieur Chiaramonte le renseigna sur la présence de pâtisseries et de café. Tseuh ! Il ne tomberait pas dans le panneau, pas comme Reo. Attendez. Il a bien dit Aguadas Rainforest Group ? LE café ? Le Graal par excellence.

Déloyal. Absolument digne d'un parjure. Le garçon feula dans sa boîte. Il mentait pour s'attirer ses faveurs. Une conviction certaine s'influa dans l'esprit prudent du nécromancien. Toutefois, il ne perdait rien à y jeter un coup d’œil. Juste un. Après quoi, il retournerait dans sa bulle de silence. Même en s'attendant à rien, Kusuo parvenait toujours à être déçu.

Précautionneusement, le garçon glissa un œil furtif à travers la serrure, scrutant le bureau. L'espace était trop étroit, pour que son champ de vision, déjà réduit, puisse entrevoir la coupelle de café. Procédant par étapes, il déverrouilla les loquets de sécurité de ses doigts habiles, pour entrouvrir la malle, laissant une raie de lumière, lui strier le front. Une demi-tête émergea, tandis que tous ses sens chassaient le gibier convoité. Soudain, la voilà. La tasse de café. Les rayons du soleil plongeaient en son axe, comme un appel du ciel. Et puis, reposant sur un morceau de sopalin, un pain suédois à la cannelle, dont les copeaux de sucres épousaient chaque bordure des spirales harmonieuses. Un festin de roi l'attendait. Ou un destin empoissonné.     

Prenant place sur l'une des chaises en face du bureau, Kusuo posa ses mains sur la tasse arborant un motif italien, sans détacher ses mirettes du psychologue, comme s'il craignait qu'il lui saute dessus. Le garçon aux épingles dans les cheveux, put identifier son interlocuteur avec davantage de détails. Des cheveux ébène épousant sa nuque, masquaient en partie ses yeux, dissimulant un cache-œil, qu'il réussit à percevoir après moult changements de configuration. Placement, luminosité, main dans les cheveux... Son unique œil ambré brillait d'un éclat irréel, fascinant. Des effluves d'olives étamait des fibres capillaires de son interlocuteur, lui rappelant le shampooing de Reo qu'il combinait avec un savon bio aux essences de lilas. De son vivant.

Saisissant l’argenterie présente sur la table, le garçon vient touiller le fluide responsable de son hérésie. Sirotant le café, une bouffée de chaleur teinta délicatement ses joues. C'était délicieux ! Fermant les yeux, s'handicapant ainsi d'un sens, pour pousser son voisin à se développer, c'est une nuée de sensation qui l'alimentait. Un arôme subtil, équilibré de notes tropicales et d'un parfum suave. Un café d'origine colombienne comme on en faisait pas dans le royaume des morts. Piqué à brûle-pourpoint par une curiosité insatiable, le jeune garçon fit entendre sa voix quasi uniforme :

- Ce café ? Il vient des royaumes de vivants ? Vous êtes un Vampire ? Pause. Ma-qué ?

Kusuo ne perdait pas ses réflexions désinvoltes. D'ailleurs son doigt se posa sous ses lunettes à l'endroit où le psychologue portait son cache-oeil. Faisant référence aux films de pirates dont il se délectait, le garçon imita une onomatopée allégorique, peu convaincante dans son jeu d'acteur navrant :

- Arrrg ?

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#4 le 19.04.18 15:21
Kusuo & LeoneWould you mind opening up your rib cage so that we can start?

Comme tout psychologue qui se respecte, Leone est ravi de voir que ses propos rassurent le père du jeune Kusuo. Reo n’a pas besoin d’un autre poids sur la conscience, et il le sait – il a déjà son lot de problèmes personnels. Longtemps, le vieux vampire s’est interrogé sur la mort des gens : qu’ont-ils tous en communs, dans ce monde ? L’ennui, le vide, le désespoir, bref, des fragments d’une vie qu’ils ont passé plus de temps à subir qu’à apprécier. Voilà donc le genre de personne qui passe dans le bureau du Sicilien ; certains sont plus brisés que d’autres, quelque uns n’appelant qu’à un peu de soutient pour se réconcilier avec eux-mêmes.

Ainsi, Leone a pu constater avec soulagement le premier progrès de son « dossier Kusuo Seto » dès les premières minutes de leur séance : le jeune homme ayant répondu aux questions suppliantes de son père – même un seul coup contre une porte en bois à son importance –, cela montre une certaine bonne volonté, et une préoccupation pour autrui, malgré l’épaisse bulle qu’il s’est construit pour mieux se protéger du monde extérieur. Reo les laisse d’ailleurs seuls, sûrement trop désespéré face à la situation actuelle pour contredire les conseils du vampire.

Il ne reste plus au psychologue qu’à abattre sa première carte sur la table. Passé maître dans l’art de discerner les gens, il ne lui a pas fallu longtemps pour monter son petit plan digne d’un psychopathe staulker. Lui-même accro au café comme à la clope, il rentre souvent sur terre pour boire du sang comme pour refaire ses stocks de drogues douces.

Avec un sourire loin de révéler la joie qu’il éprouve, Leone écoute Kusuo s’agiter à l’intérieur de son refuge. Puis les cliquetis des serrures se font entendre – il manque de défaillir tant il trouve son plan divinement génial – et il ne s’écoule que peu de temps avant qu’il ne voie apparaître le visage de jeune homme émerger de la boite. Le psychologue entrevoit donc pour la première fois son jeune patient : une tignasse rose – les jeunes, de nos jours – domptées par des épingles colorées, et des lunettes adaptées à des yeux d’un joli vert, rehaussé par le rayon de lumière qui frappe son visage, mais défaillants. Le regard émeraude de Kusuo se porte ensuite sur le bureau du psychologue, où trônent les tasses de thé et les pâtisseries. Le sourire du vampire s’agrandit à mesure qu’il voit que le jeune homme va mordre à l’hameçon – ma quéé, c’est l’heure de la pêche ! La délicieuse odeur de goûter embaume la pièce. Personne ne pourrait résister à ça.

Effectivement, le plant se met presque immédiatement en route : sous l’œil scrutateur du psychologue, le garçon émerge de son refuge, sortant se petite la caverne de Platon pour mieux découvrir les saveurs que le monde a à lui offrir. Ou un vieux vampire, en l’occurrence. Leur regard se croise, et Leone ne départ pas de son sourire franc. Mais il n’ajoute rien, laissant le petit animal effrayé qu’est Kusuo se faire un son nouvel environnement. Leurs regard se croisent, et Leone ne détourne pas le sien, montrant ainsi que toute son attention est centrée sur son patient. Ce dernier se saisit d’une tasse, et hume le parfum du café comme il l’aurait fait avec le Graal ou n’importe quelle relique sacrée.

Leone, comme tout bon Italien qui se respecte – enfin, il préfère « Sicilien » parce qu’il est indépendantiste – a un goût incomparable en matière de gastronomie, doublée d’une expérience de longue durée en France, dans les terroirs les plus enfouis du pays du foie gras. Et le café n’échappe pas à cette règle, le vieux vampyr ayant amassé une petite fortune, c’est en drogues terrestres qu’il le dilapide sans compter, et plus particulièrement dans le café, savourant ainsi tous les matin un breuvage incomparable, tout droit venu de Colombie, fait dans le respect de l’environnement et des traditions locales. Bref, le Romanee-Conti de la caféine.

Observant le jeune homme tout en sirotant sa propre tasse de café, dans son service en argent italien, Leone entend pour la première fois la voix, curieuse, de Kusuo. Il pose alors sa tasse, écoutant avec attention ce dernier. Un de ses sourcils s’arque lorsqu’il entend la tête rose se moquer de lui.

Son honneur d’homme viril méditerranéen en prend un coup, mais il ne laisse rien paraître, préférant faire de cette moquerie une tentative de rapprochement. La moquerie établit, selon lui, un lien entre deux personnes : haine, jalousie, bref. Toutes ces émotions établissent donc une relation, peu importe sa nature, et manifestent de l’intérêt pour l’autre. Il est beaucoup plus difficile de parler à quelqu’un plongé dans un profond mutisme qu’à quelqu’un pour qui les moqueries et les insultes sont un moyen implicite d’approcher les gens. Sans départir de son sourire satisfait, Leone sirote son café, content que le « dossier Kusuo Seto » s’annonce plus prometteur que prévu.

Si Kusuo veut l’attention des gens, le Sicilien lui accordera toute celle qu’il est capable de donner, de son seul œil valide.

— Ma quee oui, je suis un vampire !

Il fait ensuite mine de se caresser une barbe inexistante, avant d’ajouter :

— Mais ne t’en fais pas, je ne bois que du café, et du sang de terrien.

Puis il éclate d’un rire tonitruant – c’est qu’il est un peu lourd.

— C’est bien du café venant de la Terre, un des avantages d’avoir les crocs en permanence.

Posant sa tasse avec un léger tintement, il darde un regard soudain sérieux sur le garçon, et tapote son cache œil, pour répondre au bruit émis par son jeune patient.

— C’est qu’on a tous nos bobos.

Levant les mains en signe d’impuissance, Leone lâche un gros soupir.

— Rentrons dans le vif du sujet, veux-tu ?

A ces mots, il attrape un bout de gâteau à la cannelle, et croque dedans à pleines dents. Puis il sort son calepin favori.

— Maintenant que tu es sorti de ta coquille, tu ne vois pas de problème à ce que je fasse ça…

Sans attendre l’accord ou même l’avis de l’intéressé, il attrape à deux mains la malle de bois, ouvre la fenêtre, et la balance dans la rue à l’arrière – c’est qu’il est aussi un peu extrême. Celle-ci vient s’éclater contre la porte massive de la voisine d’en face, qui sort en hurlant. Trop tard, cependant, car Leone a déjà repris sa place et fermé les fenêtres, ses rideaux ne laissant plus filtrer aucune informations vers l’extérieur de son cabinet.

— Ma quee, l’isolation, mon petit, c’est pas bon ! Tu es venu pour t’ouvrir à moi, de gré ou de force, alors maintenant que tu as une dette d’estomac, pourquoi ne me parles-tu pas de toi ?

Avec un clin d’œil, il ajoute :

— Faut bien que ton père en ait pour son argent ! Tu ne voudrais pas en plus le ruiner et le faire culpabiliser ?

Il souligne ses propos d’un sourire malicieux, avec l’intention de faire parler l’huitre que lui a décrit Reo Seto. L’aide du café et des pâtisseries ne sera pas de trop.

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#5 le 22.04.18 2:39
Un psy ? Moi ?

L'esprit de Kusuo se montrait critique et désinvolte. Jamais sans un avis fondé, en quête de jugement et de bon sens, le garçon aurait facilement pu devenir critique culinaire, si une barrière sociale ne venait pas se dresser entre lui et ses interlocuteurs. Ce psychologue, en revanche, lui paraît trop sûr de lui. Outre l'aspect confiant qu'il devait transmettre par des codes sociaux spécifiques, afin d'assurer le bon déroulement de ses séances, Kusuo n'adhérait pas à ses sourires satisfaits. Si Reo ne lui avait pas dévoilé son attrait sans limite pour les pâtisseries, le vampire n'aurait jamais réussi à l’affriander hors de son trou. Il ne méritait pas de s’attribuer cette victoire élémentaire.

D'ores et déjà, l'adulte commençait à lui relater ses préférences pour le café et le sang humain. Bon sang, qu'il s'en moquait. Levant les yeux au ciel pour manifester son désagrément, Kusuo se permit de le railler sur son cache-œil. Cependant, la réponse de son interlocuteur fit naître une boule de culpabilité, irritant les tissus de sa gorge. Écopant l'opprobre, l'objet était surement représentatif de la cause de sa mort, ce qui expliquerait ses mains dressées en indice de son impuissance. Conscient d'avoir enfoncé l'aiguille un peu trop loin, le garçon préféra ne pas aggraver son cas en communiquant sa profonde empathie, qui serait certainement identifiée à de la pitié. Il n'y avait pire déshonneur, qu'un plus jeune éprouvant ouvertement un sentiment de commisération.

S'affaissant, le dos collé contre la chaise, le garçon aux épingles dans les cheveux maugréa imperceptiblement à la proposition du psychologue. Non. Non il ne voulait pas être entré dans le vif du sujet.

Fous moi là paix.

Ne laissant aucune émotion germée sur son visage, le jeune adulte dégusta le reste du rouleau brioché, se pourléchant les babines. Cet instant parallèle l'empêcha d'anticiper les actions du Sicilien, car prisonnier du filet de sapidité, le garçon était vulnérable aux attaques extérieures.

Il suffit simplement que son instinct de proie s'active, pour qu'il comprenne son erreur. La malle ! La portant à bout de bras, le psychologue l’offrit à la nature dans un fracas tonitruant, faisant naître un dense nuage de poussière dans la pièce. Toussotant dans son poing, Monsieur Chiaramonte ne perdit pas son temps à cloîtrer l'espace d'intimité. Ni vu, ni connu en somme.

Était-ce une attaque de front ? Une provocation pour faire s’asseoir sa domination sur lui, dans une procédure de vengeance ? Clairement, ce serait plutôt lui qui devait consulter. Peut-être que les deux ectoplasmes devaient permuter leur place, afin que le plus demandeur bénéficie de conseils fructueux.

Instantanément, Kusuo fronça les sourcils, lorsque l'autre vient prendre place en face de lui, dans une technique argumentaire piètre. Une dette d'estomac ? Elle était largement remboursée avec la séparation de son très cher coffre, sa coquille matérielle, son refuge intérieur. Elle le protégeait également de la tempête Morag et jadis, de l'incendie Ichiro. Si le garçon aurait pu s'emparer de n'importe quel objet sur la table pour lui faire rejoindre sa malle, afin qu'elle ne meurt pas seule, il estimait avoir suffisamment de maturité et de retenue pour ne pas s'abaisser à ce niveau funeste.

L'Italien lui faisait comprendre son point de vue par le biais d'imitations indirects. En somme, il l'avait presque contraint à se persuader que l'isolation était un facteur néfaste à son esprit.

Il y a des gens qui aiment être seuls.

Un soupire rendu captif depuis le début de la séance, s'échappa finalement, sans la moindre finesse, ne cherchant pas à tromper les gardes.

Ne m'implique pas à ça.

Ajouta-t-il dans son esprit, tandis qu'on lui informa de son prétendu remboursement. D'autant plus, qu'il n'avait rien à dévoiler sur sa personnalité. Fatalement, Kusuo se questionna sur les méthodes que le professionnel allait appliquer pour le faire parler de force. Lui tirer les tissus de la peau pour en extraire quelques sons ? Si ça l'amuse...

Franchement, quelle barbe. Il était trop bruyant. Et cette fois, c'est clairement qu'il communiqua son agacement, sans se dissocier de son calme habituel et de son timbre monotone.

- Tu parles trop, vieillard.

Finalement en manque d'arme, le crétin d'Italien chercha à user des atouts à sa disposition dans un but trop implicite. Il n'avait aucun scrupule à se servir de son père, Reo, lui faisant croire que son comportement d'ermite le faisait culpabiliser, alors qu'il était clair, que dans la situation actuelle, c'était le psychologue qui cherchait à provoquer ce genre de mécanisme chez lui.  

Non. Non il ne parlerait pas. Qu'il allait se faire foutre.

C'est mon père qui a choisi de payer, pas moi.

Alors qu'il pensait, à son tour, mener le vampire par le bout des crocs, en lui faisant s'adresser à un mur de marbre, Kusuo aperçut un termite ramper au sol, de ses sordides petites pattes effilées. Un corps plat et lisse, arborant des teintes ocre d'une opacité translucides, laissant entrevoir d'ailes tégmines opaques et coriaces. Son cœur rata un battement, tandis que son visage se blêmit. Se protégeant, le garçon surveilla le rampant des yeux, épiant le moindre de ses déplacements, tous les sens aux aguets. Les muscles crispés, il ne tarda pas à se lever brutalement de sa chaise, abandonnant la moitié de sa tasse de café, pour grimper à la bibliothèque tel un félin agile. Gravissant les étagères, une cascade de livre, ainsi qu'une petite statuette, s'écoula dans un flot abrupt, pendant qu'il se percha au sommet, les talons cramponnées au rebord.

Pointant un doigt directif au cheminement de la blatte, Kusuo ordonnait clairement dans ses mouvements de défense, son souhait pour la disparition de l'insecte, désignant ensuite la fenêtre, d'un geste circulaire du pouce. Si la vue d'un simple insecte lui donnait des haut-le-cœur, celle d'un cafard écrasé sous la pression d'un poids, les organes à découvert, lui donnaient la nausée.

Enlève ça tout de suite.

Le garçon aurait presque pu s'enfermer de nouveau dans la malle. Il ne restait plus qu'à s'élancer par la fenêtre.

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#6 le 04.05.18 22:31
Kusuo & LeoneWould you mind opening up your rib cage so that we can start?

Le jeune homme a l'air désespérément contrarié. Rien n'y fait, alors que le vampire tente de tout mettre en œuvre afin que son patient aux cheveux bonbons se sente le plus à l'aise possible. Pourtant, c'est d'un œil de rapace qu'il note une inespérée preuve d'humanité : de la gêne. Loin de s'en offenser, puisqu'il en a en réalité l'habitude - et qu'au bout de 100 ans il a eu vite fait de s'habituer à ce genre de regard contrit, Leone y voir le graal de l'essence humaine. L'empathie, ou la pitié. Certaines des personnes qui passaient par son office sont loin d'en montrer autant, sur plusieurs séances, que Kusuo à l'instant. Cela a été presque infime : un regard détourné, un raclement de gorge sec, un silence embarrassé ; mais cela suffit au psychologue pour envisager la possibilité d'un quelconque progrès au fur et à mesure de la thérapie. Le Sicilien, à mille lieues d'être mal a l'aise face à ce genre d'échange mutique, se contente de garder son sourire – toujours être souriant, dans ce métier, même avec une tronche de pirate boiteux.

Le jeune garçon en face de lui s'enfonce dans son fauteuil. Le sourire de Leone s'agrandit – jusqu'où le peut-il ? Tel est le plus grand mystère de l'au-delà – à cette vue : il sait le dossier de ses meubles particulièrement confortables, puisqu'il s'est ruiné dans le seul but de mettre à l'aise et de détendre ses patients, d'une manière ou d'une autre. Ainsi, le bureau de Leone est relativement sobre, par rapport à celui de la plupart de ses collègues : pas d'affreuses toiles hors de prix accrochées aux murs – même s'il souhaiterait pouvoir y afficher des dessins d'enfants autres que ses patients, au fond de lui –, juste des étagères de livres, accumulés durant un siècle d'existence post-mortem.

Malgré tout ce que peut tenter d'afficher sur son visage le jeune interlocuteur mutique du vampire, ce dernier sait qu'il est sur la bonne voie, puisqu'au-delà de la tête de cochon de Kusuo, rien n'indique un quelconque rejet, ses bras restant goulement fixés aux restes de sa pâtisserie, et non croisés sur sa poitrine. Comme un poisson qui mord a l'appât juteux, même si cela signifie pour lui se retrouver hors de l'eau, dans un milieu hostile - quoi que le poisson n'en ait pas conscience.

Mais la violente petite scène de Leone ne laisse pas Kusuo indifférent. Celui-ci observe le décès de son refuge en fronçant les sourcils. Il ne s'y attendait certainement pas, ce qui semble normal. Cependant l'Italien est loin de se soucier des apparences, et cela vaut aussi pour ses méthodes ; s'il faut rembourser le père du jeune homme, il ne manquera pas de le faire, mais il doute de recevoir la moindre plainte de la part de ce lémure désespéré. Leone, lui, pour le moment, ne veut juste pas que son patient ne lui file entre les doigts. Une fois que le garçon aura terminé sa pâtisserie, il ne restera plus rien entre la porte et sa volonté de fuir le cabinet, si ce n'est les seuls bras du Sicilien.

Fixant un moment le jeune homme aux épingles a cheveux, le psychologue annote discrètement un autre point à la liste qu'il vient à peine de commencer : "Réagit" y écrit-il. En effet, il aime croire que les moindres signes d'émotion et d'affect montrent qu'il faut garder espoir. Et le simple froncement de sourcils du garçon suffisait à Leone pour déduire que, malgré le masque de marbre que son interlocuteur affichait, le petit spectacle ne lui a pas plu, et qu'il fait déjà le deuil intérieur de sa défunte malle. Une lueur mauvaise traverse alors les yeux du jeune homme, et Leone s'empresse de gribouiller des idées sur son carnet : rage, colère ou simple agacement, difficile de le dire lorsque l'on se retrouve face à une véritable huitre. Pourtant, aucune injure ni geste agressif. Gage de maturité, estime le Sicilien.

Mais un soupire s’échappe des lèvres du jeune garçon. Il en a déjà marre, comme tous les autres. Et pourtant, il a déjà montré plus de bonne volonté que n’importe quel autre patient au cours des quelques premières minutes. Peut-être ne se rend-t-il pas compte que tous ses gestes sont observés et notés par le psychologue. Mais sur son visage demeurait plaqué un air agacé, impatient d’arriver aux bout du temps de la séance.

La bouche de Kusuo se délie soudain d’elle-même pour faire part de son mécontentement à Leone. Ce dernier le fixe, surpris, et esquisse un léger sourire d’encouragement. Même si le garçon ne montrait aucune émotion apparente, ses mots, cette-fois, révèlent plus qu’il ne peut le croire sur ses propres pensées et sentiments.

— Ma quee, comment-ça, « vieillard » ? Tu voudrais que je te qualifie de bébé, en comparaison ?

Le jeune garçon l’a insulté, mécanisme classique de défense, lorsqu’un intrus tente de s’introduire dans le confort de son mutisme et de son intimité mentale. Il a cependant l’air de ne pas vouloir sortir de son mutisme d’huitre.

Mais tout espoir n’était pas perdu, et le salut vint d’un parasite de la pire espèce : un termite. Leone ne le voit pas de suite, observant simplement le visage soudain déconfit de son patient, en se demandant si c’est de sa faute – cela lui arrive de faire peur aux gens – si le gamin est soudain complètement crispé sur son siège. Puis il suivit son regard, et remarqua la nuisance. Fronçant les sourcils, il s’étonne de la présence d’un tel parasite dans son cabinet, puis reporte son attention sur son patient tétanisé. Mais ce dernier sortit de sa paralysie en se levant avec des gestes précipités, et se met à grimper sur la bibliothèque près de laquelle vagabondait l’insecte. Voyant cela, Leone arqua un sourcil désapprobateur, sa bibliothèque tremblant dangereusement. Il passa une main soucieuse dans ses cheveux, et se leva en poussant un soupire. Trop tard cependant : tous ses livres et quelques bibelots s’écroulèrent au sol, avec vacarme. Le Sicilien bondit agilement pour rattraper sa statuette avant qu’elle ne se brise au sol, à la manière d’un escrimeur.

Son regard se tourne vers Kusuo, avec agacement. Celui-ci est au sommet de l’étagère, et pointe du doigt l’insecte. Leone se relève, et pose sa statuette – une relique familiale qu’il a dérobé sur terre – sur son bureau, avec un geste brusque. Il tente de maîtriser son agacement, mais ne peut s’empêcher ses traits d’afficher un air crispé.

Feignant l’incompréhension, il regarde d’abord le jeune garçon en croisant les bras avec mécontentement. Au terme d’un énième soupire, le vampire porte à sa tempe droite sa main, avant de darder un regard réprobateur vers le haut perché – et c’est le cas de le dire.

— Gran bordello ! laisse-t-il échapper en italien. Tu étais vraiment obligé de faire ce cinéma ? Ça te sert à quoi de te rapprocher de ce truc si tu en as tant horreur ?

Il paraît que la laideur fascine. Leone plisse les yeux et se penche pour déterrer une boite de mouchoir enfouie sous l’amas de livres. Avec rapidité, et avant que la bête ne puisse se douter de quoi que ce soit, il abat sa main sur le mur, de sorte à l’emprisonner, puis la referme dans le cocon de papier. Il manque de vomir en sentant le parasite gigoter, mais tient bon jusqu’à ouvrir la fenêtre.

Là, il tombe nez à nez avec la voisine. Les deux se fixent, l’une avec un énervement croissant, l’autre avec le plus grand désintérêt. Puis la bonne femme se rue vers le psychologue, qui, d’un mouvement gracieux, lâche la termite, qui atterri sur la dame. Elle marque une pause. Hurle. Leone referme la fenêtre et les stores avant de subir de quelconques représailles.

Il l’aime bien, pourtant, la voisine. Elle ressemble à une Italienne, toujours à lui parler très fort. Le vampire est persuadé qu’elle l’aime bien. Elle lui a même préparé des gâteaux, un jour. Bon, ils lui ont provoqué la diarrhée du siècle, mais ce ne devait pas être volontaire.

Leone se dirige calmement vers Kusuo, et, de ses deux bras, le saisit, pour le porter comme une princesse en détresse jusqu’au fauteuil qui lui est réservé. Là il le pause, et retourne de l’autre côté du bureau.

— Pourquoi en as-tu autant horreur, Kusuo ? demande-t-il d’un ton neutre, croisant à nouveau les jambes pour gribouiller sur son carnet quelques notes éparses.

Il choisit délibérément d’ignorer la montagne de livres jonchant le sol, et préféra tenter de faire avancer la séance. Peut-être que cette altercation avec le monde animal se révèlerait utile pour la suite. Alors autant engager la conversation.

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Sorry pour le retard, je me suis mise en absence d'ailleurs, donc t'es pas obligé de répondre rapidement ou quoi, prend ton temps  
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#7 le 13.05.18 22:22
Un psy ? Moi ?

Jusqu'à présent, le psychologue avait réagi à toutes ses provocations, en s'y défendant de la même manière que Kusuo les avait débuté. Contexte rare, puisque la majorité de ses contacts plaçaient régulièrement sous silence ses remarques fielleuses.  

- Touché.

Avoua-t-il en espérant que le voleur de porte-feuille lui foute la paix à l'avenir, s'il voulait gagner la bataille de "j'ai le dernier mot" contre lui. Il n'avait pas besoin de lui rappeler son âge, ni même de débattre pendant des heures autour du sujet. Constamment dans le déni, il était rare que le nécromancien admette ouvertement son abandon, mais si c'était le prix à payer pour avoir la paix, Kusuo était prêt à mettre au placard certaines convictions de sa personnalité.  

***

En haut de son perchoir, Kusuo ne détachait pas son regard du nuisible, qui rampa dans soudainement dans sa direction. Poussant un second cri de surprise, il arma ses bras au-dessus de sa tête, en guise de bouclier. La microphobie, la peur débilitante des petites choses. Survenu à ses douze ans lors de la visite du musée du miniature, une nouvelle explosion nouvellement implantée en ville, le jeune garçon s'était retrouvé pétrifié à la vue d'une minuscule salle de bain, contenu dans un affreux chétif présentoir. Toutes ses petites choses oiseuses. Stressante. Difficile à prendre en main. Pouvant se loger dans le corps humain.... N'ayant besoin que du nécessaire, Kusuo ne comprenait pas que les gens puissent se satisfaire, à la simple vue de ses objets de maison de poupée. Cette activité était d'un ridicule superficiel, que sa réaction démesurée avait écourté la visite.

Souvent associé à diverses autres phobies dans le même registre, telle que la misophobie, la peur des germes et des microbes, une aversion vive de son paternel, Reo. La plupart des experts croyaient qu'il en résultait d'une combinaison liée d'un déséquilibre biochimique dans le cerveau, qui pouvait être génétique, avec des facteurs environnementaux. Les causes étaient distinctement accordées en additionnant la phobie de son paternel, avec la visite du musée. Quoi qu'il en soit, elle avait des caractéristiques symptomatiques similaires à ses voisines. L'anxiété intense, les tremblements, les battements de cœur rapides, la transpiration, les étourdissements, les vertiges, l'essoufflement et le sentiment d'un destin imminent dans la pire des configurations. Pour un type qui n'aimait pas se faire remarquer, il avait tiré le gros lot, autant ce jour-là, qu'actuellement, haut perché sur son promontoire.

Adroitement, le psychologue vient saisir sa statuette au vol, avant qu'elle ne se fragmente au sol. Un mouvement ample et efficace, qui le laissa relativement admiratif. Cette antiquité devait avoir de la valeur à ses yeux, pour qu'il s'agite de cette façon. Instantanément une idée germa dans son esprit et s'arrosa de son caractère médisant. Une bonne opportunité de le faire chanter après l'épisode de la malle.

Le ton qu'adopta le vieux vampire, en revanche, lui déplut. À quelles notes près, il imita le timbre autocratique d'Ichiro. Ses traits pliés par l'irritation, les veines de son visage gonflées par l'irascibilité, telle une fleur de balsamine, dont la capsule éclate au moindre contact. Déposant sa précieuse relique d'un geste brusque qu'il connaissait bien comme une main levée dans sa direction, Kusuo sursauta davantage, repliant ses doigts sur le rebord, s'empêchant ainsi de démontrer la moindre émotion. Cependant, le garçon ne pouvait en vouloir à l'humeur évidente de son interlocuteur. Il le serait également si un inconnu avait mis le désordre dans son sanctuaire de paix intérieure. Sa chambre. Impeccablement rangée et disposant d'un lit, d'un guéridon, d'une bibliothèque, ainsi que d'un bureau études, le garçon possédait également un petit écran de télévision, d'une résolution graphique nécessaire pour s'adonner aux jeux vidéos avec une aisance visuelle.  

Sans répondre à ses griefs hasardeux, le nécromancien lui laissa gérer l'incident, incapable d'articuler le moindre muscle, ni même les os de sa mâchoire. Retenant un second haut-le-cœur, lorsque l'Italien recouvra le nuisible d'un mouchoir. Il devait probablement ressentir son affreux petit corps en mouvement sous la paume de sa main. Répugnant au possible.

Par la fenêtre, la femme bruyante se manifesta à nouveau et au vu des cris stridents qu'elle poussa comme un loup hurlant à l'agonie sous une lune pourpre, Kusuo comprit qu'elle avait reçu l'insecte sur la tête, grouillant certainement dans sa masse de cheveux bouclés.

Bon sang, elle a mérité quoi la bouffeuse de pizza pour que tu lui fasses ça ?

Lorsque le psychologue se dirigea vers l'enfant paniqué, ce dernier grommela. Non, éloigne toi de moi. Ne s'attendant pas à être soulevé comme la reine Victoria, il s'accrocha au col de son costume impeccable, froissant le tissu délicat sous le passage de ses doigts maladroits. Presque aussi grand que Papa Gâteau, le pirate ne possédait cependant pas cette chaleur rassurante. Kusuo se tortilla comme une anguille aux écailles luisantes, le branle-bras retombé, pour échapper à son emprise envahissante. Toutefois, la poigne de son interlocuteur était telle, qu'il ne pouvait concevoir une issue. Au lieu de se raidir davantage, fataliste, Kusuo alanguit la quasi-totalité de ses muscles, de façon à ne paraître que du chewing-gun dans les bras du vampire. Un serpent qui étouffe sa proie aura tendance à resserrer les liens, quand il sentira que sa victime se rétracte. En revanche, en feintant une mort précoce de ses articulations, le prédateur négligeait sa garde et assouplira instinctivement son emprise prévue comme fatale.

De retour sur le fauteuil, Kusuo se para de nouveau de sa coquille de silence, si bien que le temps paraissait suspendu, entre la pluie diluvienne de bouquins qui essaimaient le sol et l'instant d'après la tempête. Ca lui faisait une sacrée dette à rembourser. Toutefois, se redresser pour les remettre en ordre, serait synonyme d'admettre le remboursement de celle-ci. Son atermoiement serait direct, car il décida de le remercier en répondant naturellement, retrouvant un semblant d'humanité dans sa voix :

- Je ne dirais pas que j'en ai horreur juste parce qu'ils sont moches. Bon ok. Ils sont affreusement moches. Mais aussi parce que les insectes sont imprévisibles. Je n'aime pas.

À tout moment, le cafard pouvait s’immiscer dans ses orifices, lui chatouiller la joue de ses pattes effilées. Pire encore, bondir à l'intérieur de sa bouche. Les événements inopinés ne lui plaisaient guère, de par leur caractère prompt. Sur un visage, il était irréductible de comprendre une émotion. Les animaux communs, possédaient eux aussi, leurs propres codes sociaux, assigné à leur humeur. Un chien aux yeux mi-clos traduisait un signal de non-belligérance, indiquant un état amical. Un chat fouetta l'air de sa queue manifeste son agressivité. Les insectes, eux, ne conservaient rien qui indiquait à l'homme leur futur agissements. Et pour cause, ils étaient trop petit pour être perçu, ou simplement inexistant.  

Remarquant ensuite le carnet sur lequel le vampire griffonna des notes diverses, il pencha légèrement sa tête pour pouvoir y capter des brides de phrases ou des syllabes, qui pourraient l'aider à reconstituer un mot révélateur. S'il était, en surface, désintéressé de son entourage, il y avait bien le dôme immergé, qui lui, à l'antipode, avait soif de curiosité.

- Tu écris quoi dessus, Giuseppe ?

Entourant sa tasse de café de ses doigts, la porcelaine refroidit à son contact. Tch. Trop froid. Imbuvable.

HRP:
T'inquiète, aucun souci, je devais quand même répondre rapidement
Je t'ai volontairement fais une transition courte pour que tu puisses faire un exercice à Kuu ou ce que tu veux, mais si ça te bloque, dis le moi et je rallongerais (:
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#8 le 23.05.18 17:45
Kusuo & LeoneWould you mind opening up your rib cage so that we can start?

En observant les réactions du garçon, et en écoutant ses réponses, Leone inscrit sur son carnet « microphobie », entoura le mot et le relie à une autre bulle, où il écrit « conflit intrapsychique ? », tout en réfléchissant aux causes de la phobie du jeune garçon de nouveau en place devant lui ? En tous cas, cela n’avait pas l’air d’être de l’ordre de la simple hantise ou peur, comme quand vous voyez une araignée dans le coin de votre chambre, et que vous êtes paralysée par l’idée qu’elle puisse se jeter sur vous, rentrer dans votre bouche durant votre sommeil et autres idées géniales. Le père du jeune homme pouvait éventuellement s’avérer être un moyen de comprendre la réaction exagérée de Kusuo : soit cela venait de lui, où du reste de ses proches, soit Reo lui permettrai d’obtenir des informations quant aux raisons de l’apparition de cette phobie. Il suffisait d’un rien, la seule répétition de phrases comme « les cafards sont affreux, nuisibles, imprévisibles », dans la tête de n’importe qui, peut suffire au cerveau qui entend ces paroles d’allier une représentation mentale monstrueuse au sujet de ces phrases – et ce même sans mauvaise expérience. Leone soupira, il avait déjà noté pas mal de choses sur son carnet, et se demandait ce qui l’attendait ensuite. Cependant, il sait qu’il peut encore garder espoir, puisque ce genre de phobie spécifique, touchant visiblement les insectes, ou bien les choses miniatures, voir les deux, touchent en réalité une bonne partie de la population, et le garçon ne semble pas avoir de réflexe d’évitement, malgré une profonde anxiété.

Les paroles de Kusuo évoquèrent aux oreilles défaillantes du vampire l’image d’un jeune homme tentant presque désespérément de survivre dans un monde hostile. Peut-être avait-il essayé de grandir trop vite, ou alors le monde autour de lui avait grandi sans lui laisser le temps de s’adapter. En général, les phobies ne sont que les restes des mécanismes de survie que nous ont transmis nos ancêtres, et cela va parfois jusqu’aux conditions de grossesse : une femme sous tension avant la naissance d’un bébé peut parfaitement transmettre son stresse à l’enfant, car le cerveau estimera que le milieu dans lequel il va naître lui est hostile.

Leone ne voit pas trente-six mille solutions, une seule lui paraissant plus qu’appropriée. Tirant un nouveau trait vers une nouvelle page de son carnet, il inscrit en majuscule « TCC » – thérapie  comportementale et cognitive – qu’il souligna. Bien, c’est un début. Il ne sait pas combien de temps il lui faudra pour aider Kusuo, mais son jeune patient peut déjà s’attendre à devoir revenir au moins une fois par semaine, et ce pendant trois mois, rien que pour cette phobie.

Maintenant, l’objectif de la séance étant de déceler une grande partie des problèmes du jeune garçon, il répond à ses remarques avec un sourire :

— Secrets de psy, tu sauras ce que j’écris à la fin de la séance. Et mon prénom, c’est Leone, ajoute-t-il pour gagner ne serait-ce qu’un soupçon de la confiance de Kusuo. Je remarque cependant que tu es pas mal curieux, ma quee c’est un vilain défaut tu sais. M’enfin, c’est pas moi qui vais te sermonner là-dessus. Roulement de l’œil.

Le psychologue tapote ensuite son stylo contre le bureau, observant Kusuo.

— Imprévisible et moches, hein… murmure-t-il en réfléchissant.

Il ne peut donner tort au jeune homme, lui-même n’étant pas un grand fan des parasites et autres insectes, et manque d’emplâtrer les gens qui lui disant « mais non les araignées sont nos amies elles mangent les insectes ». Ouai, bah Leone il voit rarement ces petits trucs poilus se rendre utile, et préfère les balancer dans la tête de sa voisine dehors.

— Et les gens, tu les trouves imprévisibles ? demande-t-il sérieusement, fixant Kusuo droit dans les yeux – de son regard de cyclope cela dit.

En général, une phobie ne vient pas seule, comme elle est souvent due au milieu dans lequel évolue la personne qui la développe. Et, au vu de l’arrivée quelque peu étrange de Kusuo – dans une malle, rappelons-le – Leone envisage l’existence d’une phobie sociale. Il s’enfonce dans son fauteuil. Ne pas mettre la charrue avant les bœufs : les phobies, ensuite les causes, puis les solutions. Et quoi de mieux pour repérer les tars qu’en interrogeant le jeune homme sur lui-même ?

— Parle-moi un peu de ta famille, Kusuo, l’interroge-t-il peu de temps après.

Lorsqu’il était sérieux, son accent s’envolait presque, déroutant quelque peu les gens qui n’étaient pas prêts à voir le grand brun articuler correctement ses phrases en japonais.

— Tu peux me parler de tes parents, si tu veux, pour commencer, ajoute-t-il comme pour l’encourager. Pas besoin d’ordre, dis juste ce qui te passe par la tête, continue-t-il, le plus important à tes yeux.

Leone sourit doucement. Finalement Kusuo parle un peu, a répondu à l’une de ses questions, et même témoigné de l’intérêt pour le psychologue et ses activités. De quoi enjouer le psychologue. Celui-ci bu de son café, tiède mais pas imbuvable, et bien trop cher pour être gaspillé.

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Spoiler:
Aucun souci, j'espère que la suite te conviendra c:
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#9 le 07.06.18 0:42
Un psy ? Moi ?

Kusuo braqua son regard sur le bureau qui comptait de multiples ornements bariolés. Figurines en verre sculptées, outils de dactylographie ergonomiques, agrafeuse manuelle, rien n'était laissé au hasard au sein du petit coin serein du psychologue. Allure somptueuse, la pièce embaumait l'encens, très certainement destinée à offrir aux visiteurs, un climat de rémission le temps d'une séance.

L'un des pans de mur carmin arborait fièrement un panel de diplôme et le garçon aux lunettes retro s’interrogea sur le choix d'orientation de son interlocuteur. Pourquoi s'infliger une telle torture ? Entendre les jérémiades des patients à longueur de journée, pour des raisons aussi artificielles que « Je crois que mon chat ne m'aime pas. » était loin d'être une source d'épanouissement pour lui. De nombreux fantômes reniaient les causes de leur mort, parfois tragiques, d'autre fois burlesques, en manifestant un panel multiple d'émotions. L'intéressé avait pu rapidement s'en rentre compte en côtoyant ses colocataires à l'agence. Peur, angoisses excessives, irascibilité, méfiance, flegmatisme, masque social incomplet, sensibilité accrue, impassibilité. Tseuh. Toutefois, il devait bien admettre que le monde avait besoin d'âme dévouée comme Léone, prénom à consonance féminine dont il haussa les épaules à la découverte. Les formalités étaient clauses. Pas besoin d'en tergiverser davantage. Il se fichait pas mal de l'origine de son prénom, ainsi que de son étymologie. Néanmoins, une simple réflexion anecdotique remua son esprit. La lettre "R" en Japonais, était roulée comme une résonance semblable à un moteur dans la bouche des étrangers, alors qu'il suffisait de l'inspirée comme un "L". Il leur était difficile de faire la distinction minime entre ses deux caractères. Ainsi, pour faciliter la prononciation à ses amis Français, son paternel suggérait à qu'il l'appelle Léo.

Le psychologue claquait son stylo contre son pupitre, de mouvements itératifs. Une onde s'étirant doucettement, illustrant le temps en suspension. Kusuo se pinça l'intérieur des lèvres. Faisant coulisser son torse près de son vis-à-vis pour lui tirer la manche, il désigna son autre main de son index, soulignant ainsi l'essence irritante de son automatisme.

Encore une fois, le regard de Léone demeura immobile, son œil unique s'irisa d'un éclat irréel, signe qu'il reporta entièrement son attention sur son patient, qui lui, plongé dans sa bulle de silence, détourna le regard, la bouche entrouverte, tandis que sa tête creusa une galerie pour s'enfouir dans ses épaules. Le Sicilien était bien trop confiant à son goût.

Ce regard pétillant n'était pas anodin. Il annonçait la suite, comme la pluie avant un orage. Et effectivement, sa question germa instantanément, ayant un rapport avec le précédent incident. Cependant, Léone ne l'interrogea pas sur son point de vue concernant la beauté des gens. Simple éthique ou fantôme pas très honnête avec ses pensées ? Pourtant, Kusuo avait bien souligné que les insectes étaient moches. Pourquoi comparer des humains à imprévisibles et pas à laids ?

Une rhétorique que l'ensemble son entourage était imprévisible. Ichiro d'une part, Reo de l'autre. D'une manière générale, le nécromancien détestait déjà de son vivant que l'on déroge à ses habitudes. Morag faisait pareillement partie de la catégorie des nuisibles, qui lui rendait la vie impossible. Son patron au café également, mais pour une toute autre raison. « Sois souriant Kusuo, ce sont nos clients. Tu dois donner une bonne image de l'enseigne. » Il n'avait pas à sourire bêtement lorsqu'on venait lui commander un verre de jus d'orange. Ni même à s'étaler de discussions oiseuses, arborant des formalités banales. Le temps et la météo sont des faits. L'actualité un autre. Insipides.

- Oui.

Question simple, réponse simple.

Lorsque le professionnel s'enquit au sujet de sa famille dans un japonais impeccable, le jeune garçon reporta une fraction de seconde ses iris anis sur son cache-œil, préférant affronter celui invalide. Solution facile. Languissamment Kusuo marqua son désaccord, tournant la tête d'un côté latéral, puis de son opposé. Il ne communiquerait aucune information sur sa famille. Il n'y avait rien à dire. Rien. Le néant radical.

Ce qu'ajouta Léone, lui envoya comme un ultimatum. Choisir le plus important. Il était évident qu'il s'agissait de Reo, ainsi que de ses sœurs. Cependant, le garçon n'avait aucune envie de les mentionner. À l'accoutumée il s'asseyait et on lui parlait, s'il écoutait partiellement, le nécromancien incarnait le gardien, la porte secrète des confessions de ses interlocuteurs, avec une telle clé, il aurait pu aisément faire chanter son entourage la faisant cliqueter contre son torse pour les sonner comme des hoteliers à son service. Sauf qu'il l'avait jeté dans le fleuve. La situation inverse le mettait mal à l'aise. C'était à lui de remplir le premier rôle, alors qu'il avait toujours été l'un des décors taillés en carton, dans les coulisses, à servir uniquement en cas de besoin.

Rasé par cette soudaine mise en lumière, son regard bourlingua entre les nombreux ouvrages qui, telles des graines chamarrées, jonchaient le sol pour le nourrir de culture et d'histoires passionnantes. En choisissant l'un à ses pieds, Kusuo caressa la couverture de soie, piquant ses lèvres d'un sourire curieux. En lisant l'envers de la brochure, le jeune garçon y découvrit un recueil de mystère qui relatait l'histoire d'un détective enquêtant sur un crime passionnel. Alors le psychologue aussi aimait ce type de littérature ?

Oubliant complètement son interlocuteur, faisant abstraction de son environnement, le jeune garçon parcourait déjà le prologue, s’immisçant complètement dans l'univers décrit par l'auteur qui commençait directement par la mort d'un de ses personnages. Le style de l'écrivain trouvait un équilibre entre subtilités dans le choix de ses mots et actions cavalant. D'ordinaire, Kusuo terminait un bouquin de cette envergure en une après-midi. Là, il ne disposait que de très peu de temps pour achever au moins la moitié. Tout en espérant que le psychologue tienne enfin sa langue quant à la révélation de l'intrigue principale, le garçon jeta un coup d’œil furtif derrière les pages de son roman. La tasse vide posée sur son support, le laissa suggérer que le vampire s'était satisfait d'un café froid. Étonnant comportement. Lui aussi méritait d'être sujet à étude.

Pointant son index en désignant l'ustensile en porcelaine, sans détacher ses mirettes du dernier paragraphe du premier chapitre, l'amoureux de l'arôme caféine en réclamait une seconde tournée. Après tout, il n'avait pas eu le temps de savourer cette précieuse richesse.

- Une autre tasse. Une autre réponse.

C'est bien ce que valait le café. Cependant, Kusuo devait s'assurer à ce que Léone ne prenne pas trop l'habitude de s'octroyer la faveur de ses maigres paroles, en le payant en mets à ravir ses pupilles. Quoiqu'une ou deux, trois, un pack, de gelée de café ne se refusaient pas.

HRP:
Mais comme toujours :3
Je vois bien Léone lui dire "Ah ma quuéé ce fameux livre, "Détective Kouenji", tu vas rire, mais la victime n'est pas vraiment morte à la fin" xDD


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 ☽ Preux Sicilien ☾

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#10 le 03.07.18 15:00
Kusuo & LeoneWould you mind opening up your rib cage so that we can start?

Leone observe le garçon parcourir d’un regard acéré le décor de son cabinet. Il a conscience que ce n’était pas au goût de tout le monde, mais ne s’en préoccupe guère, insistant bien pour que l’ambiance du cabinet lui corresponde, et soit à son image. Après tout, qui aime travailler dans un endroit impersonnel, déplaisant, et qui rappelle de près comme de loin l’ambiance travailleuse tokyoïte ? Personne, ou, du moins, pas lui. Ayant vécu dans l’opulence, Leone a fait de ce petit cagibi professionnel un véritable musée, entreposant les vestiges de 100 ans de mort et de retours sur terre : livres anciens, bibelots abîmés par le temps et autres « trésors » garnissaient son antre.

Les yeux du jeune homme se posent sur ses diplômes, et Leone suit de son unique orbite leur trajectoire. Souvent, on l’interroge sur ses choix, sur ses raisons, et, en général, le Sicilien ne sait pas quoi répondre : « ma quee, pour ne pas mourir d’ennui ? ». « Mourir » parce sur Terre, il a bien failli céder à la tentation de s’égarer près de sa chère fille, la regardant grandir comme un fantôme. « Ennui » parce qu’une vie, même après la mort, ne vaut rien sans un but. Boire du sang à la louche n’étant pas un plan d’avenir très épanouissant, l’ancien soldat a bien dû se reconvertir. Après quelques années dédiées à son entier plaisir, cela dit.

Un petit sourire étire les commissures des lèvres de Leone alors qu’il ajoute une nouvelle note sur sa feuille. Ce n’est pas facile de se faire le chevalier des morts, avec la population rassemblée à Tokyo, mais la volonté du borgne et à toute épreuve, et son carnet encore plein de feuille.

Néanmoins, il souhaite parfois se laisser aller, baisser les bras, mais son altruisme cuisant se ramène automatiquement à la charge, et c’est comme un désespéré que le Sicilien tente d’aider ses patients.

La réponse monosyllabique de Kusuo assène un coup à Leone, qui était persuadé d’être sur la bonne voie. Il ne laisse cependant rien paraître et griffonne un autre mot sur son calepin. Ce « Oui » tout simple renforce les impressions précédentes du psychologue. Le mutisme dans lequel s’est fourré le jeune garçon semble reprendre le dessus, interrompant tout échange. Leone ne rechigna pas, et se laissa faire là-dessus, attendant de pouvoir rebondir plus tard.

La suite ne le réjouit pas non plus : un refus simple mais catégorique, muet mais explicite, qui ne va certainement pas jouer en la faveur du psychologue. Ce dernier, en réponse, se contente d’opiner de la tête, respectant le choix de son patient de ne rien dire à ce sujet.

Leone observe de son seul œil valide la suite des réactions du garçon. Choisissant le silence, celui-ci attrape l’un des livres tombés à ses pieds et en détaille la couverture. Levant légèrement le menton pour voir de quel livre il s’agit, le borgne découvre l’un des romans de Keigo Higashino, La Lumière de la nuit, s’il ne se trompe pas. Le romancier japonais est l’un de ses favoris, et ce livre fait partie des derniers écrits par cet auteur. Scrutant les réactions de son patient, Leone ne pipe mot. Il préfère laisser Kusuo découvrir l’ouvrage par lui-même, sans intervenir pour le moment, s’il se contente du prologue.

Quelques instant après, une lueur d’espoir regagne la prunelle de cyclope de Leone. Le marchandage proposé par Kusuo lui semble équitable, quoi que ce dernier risque de finir salement dépendant à la caféine, si ce n’est pas le cas. Tant que personne ne l’accuse de droguer ses patients, le psychologue ne voit aucun inconvénient à accepter ce deal.
Laissant donc le garçon feuilleter - ou lire - le roman, Leone se dirige vers son coin café, sans, au préalable, menaça tout de même son patient d’appliquer de sévères sentences en cas de non-respect de ce que le garçon venait d’établir.

— Entendu, mais si tu ne remplis pas ta part de ce marché je me ferai un plaisir de te révéler la fin de l’intégralité des livres de cette bibliothèque, lance-t-il joyeusement en sortant de la pièce.

L’intérêt de Kusuo pour le livre encourage Leone à ne pas se laisser abattre. Il ne doute pas, du coup, que le garçons ne supportera pas la frustration de se voir arraché le plaisir de découvrir la fin, la résolution et le dénouement des quelques livres qui pourraient l’intéresser parmi ceux étalés sur le sol du bureau. Dans un même temps, le psychologue en profite pour feuilleter ses notes, ajouter quelques détails, et prendre du recul sur la séance, pour y voir plus clair et retourner s’assoir en face de Kusuo avec ses questions en tête. Pas facile à faire, pourtant : cet enfant se révèle petit à petit être une huitre, et le borgne a bien conscience de la difficulté des premiers engagements. Pourtant, il ne renonce pas, jamais.

Quelques minutes plus tard, il rapporte une tasse brûlante au jeune garçon, ravi de pouvoir partager ce plaisir avec lui.

S’asseyant de nouveau dans son fauteuil, Leone reprend en avisant le livre entre les mains de Kusuo :

— Ce livre te plaît ? On peut même aller jusqu’à « un livre, une réponse », qu’en dis-tu ? lance-t-il sans montrer sa malice. Ma quee, tu pourras même m'en emprunter et les rapporter la prochaine fois ! s'esclaffe-t-il.

Soufflant sur l’amer breuvage, il reporte toute son attention sur le jeune homme.

— Ma question en échange de cette tasse est donc : tu aimes lire ?

Une question toute simple, mais dont la réponse pourra aiguiller le vampire sur ce que Kusuo ressent. Les livres sont parfois un refuge, une échappatoire à ce monde cruel et incompréhensif. De plus, s’il ne veut pas se confier à propos de sa famille, peut-être qu’une approche plus personnelle, tout en parlant d’un sujet respectant l’intimité, fonctionnerait cette fois.

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Je suis vraiment désolée pour le retard !