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    Un psy ? Moi ? [PV Léon]

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    nécromancien
    #1 le 14.04.18 2:50
    Un psy ? Moi ?

    Cette couleur, il ne l'aimait pas. Noir. Une nuance aux allures aile de corbeau, renvoyant à la prépotence. Ichiro. Son esprit était confus, enveloppé de nappes de brumes. Chaque vapeurs correspondaient à d'autres mots de fumets identiques, emplissant ses pensées de craintes. Camion était un autre mot arborant les mêmes teintes, que l'objet de ses cauchemars.

    La sueur ruissela sur son front, tandis que les échanges entre ses clients tournaient en boucle de mots bariolés, au-dessus de leurs crânes respectifs. Leurs contours étaient diffus et les lettrines d'une opacité vive. Un éclat diaphane, ayant des propriétés éblouissantes. Bon sang. Dans ces conditions, impossible pour le jeune serveur de donner du nec plus ultra de son efficacité. D'accoutumé véloce dans ses gestes au service, d'une bonne dextérité et possédant une capacité de mémoire à court terme surprenante, il était la seule jeune recrue à ne pas se servir de note pour mémoriser les commandes de ses clients. En revanche, sa synesthésie entravait ses performances. Involontaire, se déclenchant par périodes succinctes et capricieuses, le nécromancien n'avait aucun contrôle sur ses perceptions sensorielles.

    Glissant derrière le comptoir, il mima à l'un des collèges, son désir de copermuter leurs postes respectifs. Lui en service, tandis que Kusuo serait à la plonge, protégé par les murs denses. Le garçon ne s'était pas s'exprimer avec des mots. Son corps et sa gestuelle parlaient à sa place dans une valse suave. Éternel introverti, il s'affaira à concocter une potion qui lui permettrait de transmettre ses paroles directement via télépathie. Cependant ses travaux n'avançaient pas. Le jeune homme travaillait toujours sur le remède miracle qui permettrait à son père, de retrouver son apparence initiale. Il ne saura connaître le repos tant qu'il ne serait pas parvenu à son objectif. Loin d'être assidu et combatif à la source, cet objectif était bien le seul point qui le faisait sortir de sa zone de confort.

    ***

    - Kuu-chan ! Tu es rentré mon chat ?

    L'interrogé ne répondit pas, ses yeux rivés sur la combinaison de pixel qu’agrémentait son avatar. Les nouvelles tenues qu'il avait débloqués, lui semblaient postiche d'un point de vue compétence. En l'absence de réponse, Reo grimpa les marches et vient frapper à la porte de sa chambre. Sans attendre une invitation, le Haut-perché imposa sa présence légère et pris place, en tailleur près de lui.

    - Tu as passé une bonne journée ?

    Il hocha simplement la tête. Pas besoin d'en dire plus. Ni de l'alarmer pour des détails oiseux. Doucettement, la main de l'adulte entra en contact avec ses fibres capillaires, lui caressant le crâne. Une habitude qu'il avait prise pour tenter de discuter avec lui, instaurant un climat enclin à la sérénité. Cette combine fonctionnait jusqu'à l'aube de ses neuf ans. Plus maintenant.  

    - Ecoute... Ça ne va sûrement pas te plaire, mais tu as un rendez-vous pour tout à l'heure.

    Cette révélation mérita son attention. Détournant ses mirettes émeraude de son jeu vidéo, qu'il gela d'une simple commande sur les boutons, il tritura l'embout de la manette, son cœur s'emballant légèrement sous sa poitrine. Toutefois, son visage sempiternellement stoïque révéla une exubérance à sa plénitude.  

    Crache le morceau.

    Un léger soupire quitta les lèvres pulpeuses du lémure, tandis que ses doigts pressèrent doucettement ses épaules tendues, comme s'il le poids de ses confessions méritait un silence absolu avant d'être adressées.

    - J'ai pris rendez-vous dans un cabinet. Avec le docteur Chiaramonte. C'est un psychologue. Tu sais, les êtres humains ont besoin de contact avec leur pairs, et plus les années passent, plus te mure dans le silence. Tu te rends compte que tu dis moins de cinq cents mots par jour.

    D'un geste prompt, Kusuo se redressa, désapprobateur. Il savait que Reo se pâmait, à chaque fois qu'il avait affaire à son mur d'acier, protégé par des rideaux de barbelés. Mais le nécromancien était loin d'imaginer que l'obsession de son père, allait jusqu'à inventorier le mot de mots que son fiston énumérait dans la journée.

    Longeant le couloir, le garçon se dirigea vers elle. Elle était son refuge, son trésor contre le monde extérieur, lorsqu'un élément perturbateur venait titiller sa tranquillité. Un bouclier à sa taille. C'était un vampire qui lui avait ramené en transaction d'une potion de teinture pour les cheveux. La malle. La malle de la honte. Kusuo plongea à l'intérieur. Sur ses talons, Reo ne tarda pas à frapper. Aucune réponse.

    - Kusuo Seto. Arrête de faire l'enfant. Maintenant.

    Lorsque Papa Gâteau citait son nom en partenariat son prénom, le présage était de mauvais augure. Cependant, le garçon ne cilla pas. Un deuxième avertissement tomba et celui-ci ne lui plaisait pas. Reo menaçait clairement de le porter dans la malle, jusqu'au cabinet. Un rire fluet résonna à l'intérieur de sa carapace tangible. Lui ? Mister "j'ai peur du regard des autres", avec un coffre antique sur le dos ? Balivernes.

    ***

    Reo avait tenté moult combines. Supplication, colère, culpabilité. Cependant, l'emploi de ses mots ne concorda pas avec son timbre de voix dépravé par l'émotion. Kusuo ne s'y méprenait pas. Remontant légèrement ses genoux contre la poitrine, il put percevoir la conversation qui le ciblait comme sujet. Il détestait se faire remarquer, pourtant, son petit numéro avait provoqué l'effet inverse.

    - Bonjour Monsieur Chiaramonte. Je suis désolé de me présenter à vous dans des conditions...

    Le Haut-perché glissa ses mains l'une contre l'autre dans un mouvement circulaire, son visage à structure triangulaire emprunta des teintes aux rideaux corail, parementant les vitrages de la grande pièce confinée. Reo déglutit derrière ses cheveux lisses, un bras tendu tremblant légèrement, déferlant sous le point du regard de son interlocuteur, qu'il percevait déjà comme un jugement.

    - Mon fils est.... dans la malle.

    Affirma-t-il en la désignant de l'index. Si le sol avait pu se fendre en deux pour qu'il puisse y enfouir son enveloppe d'ectoplasme, pour ne jamais remonter à la surface, l'adulte aurait saisi l'occasion au vol.

    Dans son château fort, Kusuo, quant à lui, était suffisamment enfoui dans les entrailles de la Terre, pour envier les rêves de son père.

    HRP:
    J'ai imaginé un peu la structure de ton bureau, mais si ça ne correspond pas, je changerai. Et je pense que ce serait mieux que Léon parle un peu avec Reo avant :3
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    Kusuo vous ignore en #BA7CBA
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    33Masculin131Shokudaikiri Mitsutada - Touken RanbuVan GoghPsy11118020Féminin21/03/2018complèteMitsuko Shinoda
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    #2 le 15.04.18 23:08
    Prénom & PrénomWould you mind opening up your rib cage so that we can start?

    Dans cette vie, ou alors dans cette mort, Leone aime son travail. Il n’est que travail. Il s’y dévoue de toute son âme, cherchant à soulager les âmes torturées, comme la sienne, de leurs tourments. Il sait ce que cela fait que d’être prisonnier d’un cauchemar sans fin, et n’espère qu’en soulager les plus démunis face à leurs propres démons.

    Le Sicilien n’est certainement pas le meilleur psy en ville, mais après à peu près 70 ans de pratique, il peut se vanter d’un palmarès de réussite assez divers. Il garde un peu de méfiance face aux chimères, du fait d’être un représentant du sexe masculin, mais garde foi en la canalisation de leurs émotions. Pour lui, tout sentiment négatif peut trouver une solution, notamment lorsqu’il est redirigé vers les bonnes choses. Or Leone est un expert de la haine, la comprend et la dresse, au fond de lui moins bien qu’en le for intérieur de ses patients, cependant. Il sait qu’elle peut être un instrument d’élévation autant qu’un signe de décadence. Cependant, la haine n’est pas la seule de ses clients, et le vampire est en permanence confronté à divers cas de pathologie, allant de la plus innocente à la plus meurtrière.

    Son cabinet ressemble à une bibliothèque. Dans la salle d’attente sont en effets adossés au mur des bibliothèques regorgeant de livres sur tout et rien, à destination des patients. Pour l’ancien soldat, la lecture peut s’avérer être un instrument de salvation. Elle modèle les songes les plus intimes, et permet l’expression du soi, au travers du choix des histoires, des époques et des personnages. Si certaines personnes sont plongées dans un grand mutisme et fermée à toute discussion avec leurs prochains, un auteur peut leur murmurer à l’oreille et les aider. Mais ce n’est là qu’une théorie personnelle d’un vieux vampire qui n’a jamais eu le courage de mettre sur papier ses mémoires de guerre.

    Peut-être que s’il croise Napoléon, un beau jour, il en discutera avec lui.

    En attendant, chaque personne a une manière de s’exprimer au travers d’objets ou de passion, et Leone passe énormément de temps à approcher ses patients à tâtons, apprenant à les découvrir pour mieux les aider. Lui-même peut se considérer comme le cobaye de cette pensée, puisqu’il se laisse souvent emporter par sa passion pour les cosplays et les kigurumi.

    C’est d’humeur joyeuse que l’italien se rend donc vers son cabinet, et l’ouvre à ses premiers clients. Il passe beaucoup de temps avec chacun, et n’a donc en général que deux rendez-vous par matinée, et trois maximums dans l’après-midi. Très investi dans son travail, il mange sur place, ou bien dans un restaurant de sa rue. Un rendez-vous un peu spécial l’attend d’ailleurs dans la soirée. Le fils d’un lémure du nom de Réo Seto. Toujours enclin à entendre les histoires et confidences des gens, Leone a accueilli à l’ouverture de son cabinet le père du jeune homme, et a écouté ses doléances. Déjà, le pauvre homme était bien plus à plaindre que le l’ancien soldat, niveau physique. Reo lui expliqua en quelques minutes ce qui le motivait à emmener son fils chez un psychologue et psychanalyste, et le Sicilien doit bien avouer qu’il s’attend à ce que le gamin lui mette des bâtons dans les roues.

    Cela ne va pas être simple, mais Leone aime les défis.

    C’est ainsi qu’après avoir écouté les revendications d’un zombie refusant de reconnaître son erreur, les complaintes d’une chimère trop violente pour son propre bien, les paroles d’un vampire accro au sang et aux massacres, puis les lamentations d’une lémure bipolaire, il lui reste à accueillir le petit protégé de Reo.

    Ce dernier arrive avec un peu de retard, mais cela permit à Leone de préparer la venue de son nouveau patient. Le Sicilien n’est pas dupe : ou il arrive à conquérir le jeune homme dès la première séance, ou celui-ci ne remettra plus jamais les pieds dans le confortable cabinet du vampire.

    Il descends donc dans la rue, et achète des pâtisseries suédoises, des Kannelbulles selon l’étiquette, bien que l’ancien soldat n’a aucune idée de la manière dont ce mot ce prononce. Dans la petite réserve à côté de la salle d’attente, il fait chauffer du café tout droit venu de la terre des mortels, dans sa cafetière italienne. Le processus prenant du temps, il retourne dans son bureau, en réfléchissant au cas Seto. Selon le père de l’adolescent, le petit est du genre perché, et évite tout contact avec le monde extérieur. Il ne sera pas aisé de le faire parler. Néanmoins, monsieur Seton père a laissé échapper un détail que le psychologue n’a pas manqué de noter dans un coin de son calepin : le petit aime le café. Ce que Leone sait de son nouveau client se résume à deux choses : son père, et le café.

    C’est donc avec l’objectif d’apprivoiser un animal effrayé que le Sicilien accueille Reo Seto et sa grosse malle. Surpris, le psy observe le père de son patient rougir, trembler, stresser et passer par toute une gamme d’émotions convergeant toutes vers la gêne. Le regard du géant brun passe successivement du père à la malle, et il n’a pas besoin de l’explication du premier pour comprendre ce qu'il se trame dans son cabinet.

    Avec un regard compatissant, il s’éclairci sa voix grave, et tente de rassurer le pauvre père :

    — Ma qué~, ne vous en faites pas, ça arrive plus fréquemment que vous ne l’imaginez, je vous l’assure ! ment-il avec un sourire.

    Certes, que des patients viennent à reculons le voir, ou annulent des rendez-vous, c’est commun, mais qu’un parent traine son gosse dans une énorme malle, c’est du jamais vu. Mais cela permet à Leone de cerner l’état d’esprit du jeune homme réfugié à l’intérieur du coffre.

    — Monsieur Seto, je crois qu’il serait bon que vous patientez à l’extérieur, pour que votre fils puisse s’ouvrir à un étranger. Si vous souhaitez vous occuper, il y a les livres de la salle d’attente, mais le café suédois à deux pas d’ici est…ma quéé~, comme ça, vous voyez ?

    Le Sicilien souligne sa remarque un signe d’assentiment purement italien, étant un cliché sur pattes, puis accompagne le père du garçon dans la salle d’attente, et récupère sa cafetière, et deux tasses. De retour dans le bureau, il sort de son tiroir les deux Kannelbulles encore chaudes, et sert du café.

    — Je ne sais pas ce qu’il en est de toi, Kusuo, lance-t-il d’une voix forte, mais je n’ai pas eu de goûter encore, moi ! Si tu souhaites te joindre à moi, tu es le bienvenue, j’ai deux pâtisseries et deux tasses d’un café produit par la Aguadas Rainforest Group, tu connais ? demande-t-il avec un ton malicieux.

    Son but est à présent d’appâter le jeune homme, et de l’amener à parler de ce qui lui plait. De plus, il a effectivement besoin d’une petite collation, son estomac commençant à rendre l’âme. S’il peut inspirer confiance au jeune homme, il aura gagné une manche.

    C’est d’ailleurs pour cela que Leone est prêt à sacrifier ce qui lui reste du meilleur café du monde actuellement en vente sur Terre.

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    nécromancien
    #3 le 17.04.18 4:06
    Un psy ? Moi ?

    Confiné dans sa tour de bois, Kusuo était attentif à son environnement. Tant qu'aucune personne étrangère au service ne s’inséraient, violant les frontières de son territoire, il adoptait le comportement d'un prédateur, patrouillant aux abords de ses terres, se délectant des ragots avoisinants sans jamais agir. L'embarras de Reo était palpable. S'il avait été majoritairement responsable de son état émotionnel, il faut dire que le paternel ne l'avait pas aidé à gérer le sien. Kusuo détestait être pris de court de la sorte.

    D'un accent Italien aussi cliché que des acteurs de publicités, dans un spot encensant les mérites d'une sauce bolognaise spéciale pizza familiale, le psychologue assurait, que ce genre cas de figure se produisait régulièrement. Mensonge. Calomnie. Son père n'allait pas croire à cette feinte destinée à le rassurer, hein ? Tendant l'oreille pour ne pas louper une bride de sa réaction, Kusuo se frappa instantanément le front. Oh si, il y croyait. Cependant, le jeune adulte devait admettre que cette technique destinée à le déculpabilisé, en usant d'une justification aux propriétés banales, était d'une dextérité maîtrisée. Sur les individus comme Reo.  

    - Bon et bien d'accord... J'imagine qu'il se sentira mieux en terrain neutre. Kuu-chan, mon chat ? Tu m'entends ?

    À percevoir le bruit de chaussure d'une pointure quarante-six, martelant dans sa direction, qui résonna contre le parquet lustré dans une réverbération assourdissante, Kusuo imagina Reo assit sur ses talons, les genoux pliées. Ses mains solides devaient flagorner la malle, car les micros vibrations de son sommet crispa ses muscles. Son aversion pour les insectes, ainsi que sa phobie pour les petits objets étaient évidentes, en parallèle, un décibel atteignant à peine son seuil d'audition, l'irritait. Grognant, le nez enfouit dans ses bras, il ramena ses jambes contre sa poitrine.

    Silence.

    - Kuu-chan, si tu m'entends frappe une fois.

    Insista-t-il, opiniâtre. Autant ne pas l'inquiéter davantage. Kusuo obtempéra et se conforma à sa demande, en donnant un petit coup sec dans la malle. Alors qu'il s'apprêtait à déballer un autre essaim de questions, semblable à une ruche d'abeilles fourmillant d'impatience, prêtes à darder leur instrument, le psychologue le raccompagna doucettement à la sortie, lui indiquant la position d'un café suédois. Attendez, je veux venir ! Le bruissement ténu de leur pas l'aida à confirmer leurs mouvements. Soupirant dans sa malle, Kusuo se recroquevilla lorsqu'il entendit l'Italien revenir dare-dare. Qu'il aille tenir compagnie à Reo, qui lui, communiquait aisément, au lieu de lui pourrir la vie.

    D'une voix théâtrale répandant ses ondes sonores dans l'intégralité de la pièce, Monsieur Chiaramonte le renseigna sur la présence de pâtisseries et de café. Tseuh ! Il ne tomberait pas dans le panneau, pas comme Reo. Attendez. Il a bien dit Aguadas Rainforest Group ? LE café ? Le Graal par excellence.

    Déloyal. Absolument digne d'un parjure. Le garçon feula dans sa boîte. Il mentait pour s'attirer ses faveurs. Une conviction certaine s'influa dans l'esprit prudent du nécromancien. Toutefois, il ne perdait rien à y jeter un coup d’œil. Juste un. Après quoi, il retournerait dans sa bulle de silence. Même en s'attendant à rien, Kusuo parvenait toujours à être déçu.

    Précautionneusement, le garçon glissa un œil furtif à travers la serrure, scrutant le bureau. L'espace était trop étroit, pour que son champ de vision, déjà réduit, puisse entrevoir la coupelle de café. Procédant par étapes, il déverrouilla les loquets de sécurité de ses doigts habiles, pour entrouvrir la malle, laissant une raie de lumière, lui strier le front. Une demi-tête émergea, tandis que tous ses sens chassaient le gibier convoité. Soudain, la voilà. La tasse de café. Les rayons du soleil plongeaient en son axe, comme un appel du ciel. Et puis, reposant sur un morceau de sopalin, un pain suédois à la cannelle, dont les copeaux de sucres épousaient chaque bordure des spirales harmonieuses. Un festin de roi l'attendait. Ou un destin empoissonné.     

    Prenant place sur l'une des chaises en face du bureau, Kusuo posa ses mains sur la tasse arborant un motif italien, sans détacher ses mirettes du psychologue, comme s'il craignait qu'il lui saute dessus. Le garçon aux épingles dans les cheveux, put identifier son interlocuteur avec davantage de détails. Des cheveux ébène épousant sa nuque, masquaient en partie ses yeux, dissimulant un cache-œil, qu'il réussit à percevoir après moult changements de configuration. Placement, luminosité, main dans les cheveux... Son unique œil ambré brillait d'un éclat irréel, fascinant. Des effluves d'olives étamait des fibres capillaires de son interlocuteur, lui rappelant le shampooing de Reo qu'il combinait avec un savon bio aux essences de lilas. De son vivant.

    Saisissant l’argenterie présente sur la table, le garçon vient touiller le fluide responsable de son hérésie. Sirotant le café, une bouffée de chaleur teinta délicatement ses joues. C'était délicieux ! Fermant les yeux, s'handicapant ainsi d'un sens, pour pousser son voisin à se développer, c'est une nuée de sensation qui l'alimentait. Un arôme subtil, équilibré de notes tropicales et d'un parfum suave. Un café d'origine colombienne comme on en faisait pas dans le royaume des morts. Piqué à brûle-pourpoint par une curiosité insatiable, le jeune garçon fit entendre sa voix quasi uniforme :

    - Ce café ? Il vient des royaumes de vivants ? Vous êtes un Vampire ? Pause. Ma-qué ?

    Kusuo ne perdait pas ses réflexions désinvoltes. D'ailleurs son doigt se posa sous ses lunettes à l'endroit où le psychologue portait son cache-oeil. Faisant référence aux films de pirates dont il se délectait, le garçon imita une onomatopée allégorique, peu convaincante dans son jeu d'acteur navrant :

    - Arrrg ?

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    #4 le 19.04.18 15:21
    Prénom & PrénomWould you mind opening up your rib cage so that we can start?

    Comme tout psychologue qui se respecte, Leone est ravi de voir que ses propos rassurent le père du jeune Kusuo. Reo n’a pas besoin d’un autre poids sur la conscience, et il le sait – il a déjà son lot de problèmes personnels. Longtemps, le vieux vampire s’est interrogé sur la mort des gens : qu’ont-ils tous en communs, dans ce monde ? L’ennui, le vide, le désespoir, bref, des fragments d’une vie qu’ils ont passé plus de temps à subir qu’à apprécier. Voilà donc le genre de personne qui passe dans le bureau du Sicilien ; certains sont plus brisés que d’autres, quelque uns n’appelant qu’à un peu de soutient pour se réconcilier avec eux-mêmes.

    Ainsi, Leone a pu constater avec soulagement le premier progrès de son « dossier Kusuo Seto » dès les premières minutes de leur séance : le jeune homme ayant répondu aux questions suppliantes de son père – même un seul coup contre une porte en bois à son importance –, cela montre une certaine bonne volonté, et une préoccupation pour autrui, malgré l’épaisse bulle qu’il s’est construit pour mieux se protéger du monde extérieur. Reo les laisse d’ailleurs seuls, sûrement trop désespéré face à la situation actuelle pour contredire les conseils du vampire.

    Il ne reste plus au psychologue qu’à abattre sa première carte sur la table. Passé maître dans l’art de discerner les gens, il ne lui a pas fallu longtemps pour monter son petit plan digne d’un psychopathe staulker. Lui-même accro au café comme à la clope, il rentre souvent sur terre pour boire du sang comme pour refaire ses stocks de drogues douces.

    Avec un sourire loin de révéler la joie qu’il éprouve, Leone écoute Kusuo s’agiter à l’intérieur de son refuge. Puis les cliquetis des serrures se font entendre – il manque de défaillir tant il trouve son plan divinement génial – et il ne s’écoule que peu de temps avant qu’il ne voie apparaître le visage de jeune homme émerger de la boite. Le psychologue entrevoit donc pour la première fois son jeune patient : une tignasse rose – les jeunes, de nos jours – domptées par des épingles colorées, et des lunettes adaptées à des yeux d’un joli vert, rehaussé par le rayon de lumière qui frappe son visage, mais défaillants. Le regard émeraude de Kusuo se porte ensuite sur le bureau du psychologue, où trônent les tasses de thé et les pâtisseries. Le sourire du vampire s’agrandit à mesure qu’il voit que le jeune homme va mordre à l’hameçon – ma quéé, c’est l’heure de la pêche ! La délicieuse odeur de goûter embaume la pièce. Personne ne pourrait résister à ça.

    Effectivement, le plant se met presque immédiatement en route : sous l’œil scrutateur du psychologue, le garçon émerge de son refuge, sortant se petite la caverne de Platon pour mieux découvrir les saveurs que le monde a à lui offrir. Ou un vieux vampire, en l’occurrence. Leur regard se croise, et Leone ne départ pas de son sourire franc. Mais il n’ajoute rien, laissant le petit animal effrayé qu’est Kusuo se faire un son nouvel environnement. Leurs regard se croisent, et Leone ne détourne pas le sien, montrant ainsi que toute son attention est centrée sur son patient. Ce dernier se saisit d’une tasse, et hume le parfum du café comme il l’aurait fait avec le Graal ou n’importe quelle relique sacrée.

    Leone, comme tout bon Italien qui se respecte – enfin, il préfère « Sicilien » parce qu’il est indépendantiste – a un goût incomparable en matière de gastronomie, doublée d’une expérience de longue durée en France, dans les terroirs les plus enfouis du pays du foie gras. Et le café n’échappe pas à cette règle, le vieux vampyr ayant amassé une petite fortune, c’est en drogues terrestres qu’il le dilapide sans compter, et plus particulièrement dans le café, savourant ainsi tous les matin un breuvage incomparable, tout droit venu de Colombie, fait dans le respect de l’environnement et des traditions locales. Bref, le Romanee-Conti de la caféine.

    Observant le jeune homme tout en sirotant sa propre tasse de café, dans son service en argent italien, Leone entend pour la première fois la voix, curieuse, de Kusuo. Il pose alors sa tasse, écoutant avec attention ce dernier. Un de ses sourcils s’arque lorsqu’il entend la tête rose se moquer de lui.

    Son honneur d’homme viril méditerranéen en prend un coup, mais il ne laisse rien paraître, préférant faire de cette moquerie une tentative de rapprochement. La moquerie établit, selon lui, un lien entre deux personnes : haine, jalousie, bref. Toutes ces émotions établissent donc une relation, peu importe sa nature, et manifestent de l’intérêt pour l’autre. Il est beaucoup plus difficile de parler à quelqu’un plongé dans un profond mutisme qu’à quelqu’un pour qui les moqueries et les insultes sont un moyen implicite d’approcher les gens. Sans départir de son sourire satisfait, Leone sirote son café, content que le « dossier Kusuo Seto » s’annonce plus prometteur que prévu.

    Si Kusuo veut l’attention des gens, le Sicilien lui accordera toute celle qu’il est capable de donner, de son seul œil valide.

    — Ma quee oui, je suis un vampire !

    Il fait ensuite mine de se caresser une barbe inexistante, avant d’ajouter :

    — Mais ne t’en fais pas, je ne bois que du café, et du sang de terrien.

    Puis il éclate d’un rire tonitruant – c’est qu’il est un peu lourd.

    — C’est bien du café venant de la Terre, un des avantages d’avoir les crocs en permanence.

    Posant sa tasse avec un léger tintement, il darde un regard soudain sérieux sur le garçon, et tapote son cache œil, pour répondre au bruit émis par son jeune patient.

    — C’est qu’on a tous nos bobos.

    Levant les mains en signe d’impuissance, Leone lâche un gros soupir.

    — Rentrons dans le vif du sujet, veux-tu ?

    A ces mots, il attrape un bout de gâteau à la cannelle, et croque dedans à pleines dents. Puis il sort son calepin favori.

    — Maintenant que tu es sorti de ta coquille, tu ne vois pas de problème à ce que je fasse ça…

    Sans attendre l’accord ou même l’avis de l’intéressé, il attrape à deux mains la malle de bois, ouvre la fenêtre, et la balance dans la rue à l’arrière – c’est qu’il est aussi un peu extrême. Celle-ci vient s’éclater contre la porte massive de la voisine d’en face, qui sort en hurlant. Trop tard, cependant, car Leone a déjà repris sa place et fermé les fenêtres, ses rideaux ne laissant plus filtrer aucune informations vers l’extérieur de son cabinet.

    — Ma quee, l’isolation, mon petit, c’est pas bon ! Tu es venu pour t’ouvrir à moi, de gré ou de force, alors maintenant que tu as une dette d’estomac, pourquoi ne me parles-tu pas de toi ?

    Avec un clin d’œil, il ajoute :

    — Faut bien que ton père en ait pour son argent ! Tu ne voudrais pas en plus le ruiner et le faire culpabiliser ?

    Il souligne ses propos d’un sourire malicieux, avec l’intention de faire parler l’huitre que lui a décrit Reo Seto. L’aide du café et des pâtisseries ne sera pas de trop.
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