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#1 le 13.04.18 5:47
Sho[w]t it.
Barbara Rose & Elena Perez

Je m’aventurais calmement dans les ruelles assombries par le crépuscule. J’avais passé la soirée à cogiter dans ma chambre, à m’ennuyer mortellement, à en venir à regretter l’hyperactivité de mon existence précédente.

Je n’avais encore rencontré personne de défunt, si ce n’était que mes colocataires, tout simplement parce que je n’avais pas réussi à sortir de l’appartement. Non pas qu’il y ai eu une sorte de code super galère, ou une quelconque histoire du genre, mais disons que je ne me sentais pas vraiment à l’aise finalement. J’étais toujours moi, sauf que je n’étais plus… C’était une étrange sensation, que j’avais bien du mal à distinguer. J’avais jamais vu ça comme ça avant que ça me tombe dessus. Je veux dire par là que j’ai jamais rêvé d’une vie éternelle… Et encore moins d’une mort dans le genre.

Je revêtissais néanmoins un perfecto, enfilait un jean, des baskets, arrangerait furtivement mon visage avec un peu de maquillage, dont un rouge à lèvre plutôt sombre faisant ressortir mes yeux clairs, et partait, en silence.

Malgré l’heure tardive, les rues étaient tout de même pleines, et les lumières de Tokyo ne cessaient de m’éblouir. S’il y avait bien quelque chose d’excitant à mourir, c’était la ville. Oui mais voilà que je ne possédais pas encore de guide touristique, et n’avait absolument aucune idée de ce que je pouvais bien visiter. Je décidais donc de me laisser guider par mes pieds, m’engageant sans craintes dans les petites ruelles qui auraient très bien pu être malfamées. Après tout, j’étais morte, qu’est-ce que je risquais ? Je défiais même certains passants du regard, les fixant de façon un peu exagérée, chose à laquelle je n’étais pas accoutumée, mais qui ne manquait pas de m’amuser.

Finalement, un peu fatiguée par l’effort physique que mes déplacements demandaient en comparaison à ces journées passées avachie sur le canapé de ma collocation, je décidais de trouver un endroit, histoire de me poser un peu. Après un léger instant, un bar attirait enfin mon attention. Je ne pris même pas le temps de lire son nom, et m’y introduisais sans ne plus tarder.

Certains groupes d’amis étaient déjà installés sur les moquettes au fond de la salle, un groupe de musique y jouait même live sur l’estrade… Musique un peu particulière pour mes oreilles européennes puisqu’il s’agissait d’un pur produit japonais…

Quoiqu’il en soit, étant seule, je préférais m’assoir au bar, afin d’observer tout les faits et gestes du mixologue -la préparation des cocktails m’ayant toujours fascinée.
Celui-ci se dirigea alors vers moi, m’adressant dans un japonais incompréhensible, un truc du genre « Nani wo Kudasai » je crois… Je le regardais, les yeux tout écarquillés, de sorte à ce que, sans que je ne lui adresse un mot, ce dernier se mit à me parler anglais. Il voulait prendre ma commande, évidemment.

Soulagée de pouvoir communiquer avec lui sans connaître un mot de sa langue -qu’il faudrait bien apprendre à un moment donné-, je lui annonçais timidement :

"Ehh… Well… I’ll take a Fant… “

Après un léger moment d’arrêt, je repris, plus énergiquement :

"Oh fuck it, I’ll take whatever masterpiece you’ll make for me.”

Après tout, si dans le monde des vivants, je n’avais pas l’âge légal pour boire de l’alcool, et que j’avais l’habitude de souvent me faire carter lorsque je tentais de transgresser les règles, le barman ne prit même pas la peine de me demander. Il se mit alors à composer, à base de Sake et jus de fruits je crois bien. Dans tous les cas, j’applaudissais, la boisson se trouvant tout à fait à mon goût.

Appréciant ainsi ma petite soirée, mon attention se porta vers un homme, énorme, du genre gros colosse bien costaud qui ne boit pas du jus de pomme. Il se mit à parler si fort qu’il interférait même avec la voix de la chanteuse. D’abord surprise et exaspérée par cette nuisance sonore, ce dernier captiva finalement mon attention, assez pour que je le laisse continuer -en même temps je n’aurais jamais été capable de l’arrêter depuis mon petit mètre 58.

Il semblait engueuler -ou draguer, ses intentions restant légèrement flous-, une jeune femme blonde, au look quelques peu strict. Je la scrutais donc, de façon presque abusive. Allait-elle rester impassible? J’essayais de m’imaginer le scénario derrière cette petite scène de laquelle j’étais exclue. Un tas d’histoires se bousculaient ainsi dans mon cerveau, de sorte à décrocher la palme d’or au festival de cannes.

Mais la voix masculine qui plus tôt m’interpella le fit à nouveau. Décidément, il n’était pas prêt de se calmer. Et cette jeune femme, tout comme moi, avait des airs plutôt européens, du type caucasien, contrairement au grand costaud. Je m’approchais légèrement, complètement absorbée par l’expression de l’homme, que je ne comprenais pas, et par cette femme, pour le moment sans réaction. Je me plaçais ainsi hors du cadre, dans une position quelques peu voyeuriste, mais qui ne cessait d’augmenter ma curiosité, et mon excitation.
 
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#2 le 25.04.18 10:25
Show it
Cela faisait presque un mois que j'étais décédée. Je ne connaissais pas encore tous les lieux de Kyoto mais je m'étais baladée un maximum pour voir quels lieux me plaisaient. Le parc était sympathique avec ses allées et ses cerisiers en fleurs. Je n'y avais été pour l'instant qu'une seule fois. J'avais aussi découvert le quartier des plaisirs quelques jours après mon arrivé. J'avais réussi à trouver un petit travail dans un bar. Je ne gagnai pas beaucoup d'argent mais c'était un bon début, je n'étais plus au "chômage". Pour le moment je n'avais pas beaucoup de problèmes avec mes clients et j'étais habituée au métier, après tout j'avais été serveuse de mon vivant. Ce soir j'avais décidé de sortir. Je ne travaillais pas. Je n'avais pas souvent de temps pour sortir à cause de mon métier et lorsque je terminai ma soirée je rentrai à l'appartement Lascaux pour me coucher. Je m'habillai d'une chemise blanche, d'une cravate rouge et d'un pantalon noir ainsi que de petites bottines à talons de cinq centimètres. Je n'aimai pas les talons hauts.

Une fois ceci fait, je pris quelques ossements avec un sac en bandoulière noir et partit en direction d'un bar assez sympathique où tous les soirs jouaient un groupe différent. Je n'avais pas encore l'habitude d'entendre de la musique japonaise, ayant l'habitude de mon vivant d'écouter des musiques espagnoles ou anglaises. Je m'assis à une table, seule. Je ne souhaitai pas être en compagnie de quelqu'un pour le moment. Un serveur japonais s'avança vers moi et me demandai ce que je souhaitai boire. Je lui demandai en anglais un verre de vin. Je n'aimai pas spécialement l'alcool fort. Le serveur repartit aussitôt me chercher ma commande. Je sortis un paquet de cigarette que j'avais payé quelques ossements, beaucoup moins cher que dans la vie réelle et sortit une cigarette que j'allumai. Je fumai plus des cigarettes blondes, les brunes étant trop fortes pour moi et réservées aux hommes. Alors que le serveur revenait vers moi pour me donner mon verre de vin et quelques et un bol d'apéritif, un homme s'assit à côté de moi. Sa n'allait pas commencer tout de suite. Je jetai un léger regard. Il avait le physique d'un yakuza et était bouffi. Il était en train de parler fort en me complimentant tels les jeunes dans la rue quand ils abordaient une jolie fille. Je ne laissai parler sans lui répondre.

Voyant que je ne lui répondait pas il prit alors mon poignet. Je réagis aussitôt en le baffant. Remarquant qu'il allait me frapper, le serveur l'arrêta aussitôt. Il lui dit qu'il avait été désagréable avec moi et que mon geste était tout à fait normal. Et que soit il restait dans le bar en choisissant une autre place soit il partait de l'établissement. L'homme grommela des choses en japonais, se leva et se dirigea au fond du bar. Je remerciai le serveur qui était très sympathique. Celui-ci repartit en me souhaitant quand même une bonne soirée malgré la gêne.