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#1le 11.04.18 14:29

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Se réveiller tout seul n'était pas quelque chose d'inhabituelle pour le zombie. Il fallait dire qu'il avait passé de nombreuses années à roupiller soit sur des matelas défoncés ou à même le sol et c'était dire que personne de normalement constitué et bien pensant n'irait fricoter avec le grand basané et dormir sur le plancher. Alors se réveiller tout seul n'était pas une chose inhabituelle en soi. Sauf quand on a passé des mois à dormir blotti contre une grande métisse.

Un grognement sonore s'éleva dans la pièce alors que l'africain sortait des limbes du sommeil, la tête en vrac et l'estomac vide. Il était seul dans le grand lit trônant au milieu de la chambre, ne percevait aucun son à part celui du bourdonnement dans ses oreilles. Il fallait dire qu'il avait passé la nuit au milieu de motos rugissantes à la sortie de la ville, participant à plusieurs courses qu'il avait toutes gagnées – dont quelques unes en trichant – , se bagarrant avec les perdants pour finalement leur piquer tout leur pognon et rentrer. Le genre de soirée plutôt banale auxquelles le zombie commençait à bien trop s'habituer depuis que l'immeuble dans lequel il logeait leur appartenait, à lui et sa princesse. Immeuble que le zombie avait acheté pour une bouchée de pain à l'ancien propriétaire, lui faisant en quelque sorte comprendre qu'il ferait mieux de suivre ses indications plutôt que de le faire chier.

Et voilà que les lieux n'étaient habités que du couple depuis plusieurs semaines, le basané ayant viré les autres propriétaires limite à coup de pied dans le derrière. La petite vieille et son mari avaient crié au scandale, leur chien saucisse aboyant avec eux mais le zombie n'en avait rien eu à faire et avait mis tout le monde à la porte. Après coups, plusieurs aménagements avaient été réalisés, comme une grande salle de cinéma dans l'appartement voisin, un nouveau dressing ou une aire de jeux pour les marcassins toujours aussi collants. La grande loge au rez-de-chaussé avait même été réaménagée pour Nanny qui passait plus de temps sur leurs dos depuis son déménagement. Chose qui plaisait moyen à Toulouze mais qui quelque part lui facilitait la vie. Il n'avait qu'à appuyer sur un bouton pour réclamer à manger à présent et plus à sortir son portable et attendre une heure que la mamie débarque.

Nouveau bâillement. Le zombie se leva tout en se frottant les yeux, découvrant que la pièce avait été rangée et nettoyée pendant son sommeil. Il devait être quinze heures à tout casser, l'horloge lui rappelant qu'il n'avait pas mangé depuis la nuit dernière et qu'il était affamé. Il se décida enfin de quitter le lit, d'aller passer un pantalon et un t-shirt à manches longues sombre avant de descendre dans le salon qui était seulement peuplé de la moitié des animaux de la métisse. Haussant un sourcil, Toulouze observa les yeux pour n'y découvrir que le hibou volant de travers et le dragon de Komodo grognant pour rien. Pas de cochons. Ni de nécromancienne. Une moue s'afficha sur le visage de l'africain qui se dirigea jusqu'au coin cuisine, une pile de cookies reposant sur une assiette laissée là par Nanny, accompagnée de scones et de plusieurs pots de confiture.

Elle pense toujours à tout la vieille !

Piquant dans les pâtisseries tel un ogre, le basané scruta de ses yeux sombres la pièce plongée dans une atmosphère bien tranquille avant de remarquer que le gros lézard était installé sur une pile de feuilles éparses. Intrigué, le zombie alla chercher querelle à l'animal avant de le pousser, trouva sous son ventre un mot disant que Teodora était à la piscine construite sur le toit et une grosse enveloppe à moitié déchirée. Toulouze eut bien envie de shooter dans l'animal qui s'en alla plus loin comme si de rien était avant d'ouvrir l'enveloppe. Et de marquer un temps d'arrêt. C'était quoi cette connerie.

Plusieurs minutes passèrent pendant lesquelles l'africain lut attentivement chacune des lignes écrites sur les feuilles, un air ennuyé s'affichant sur son visage. Un soupir faillit lui échapper, sa main libre allant masser sa nuque avant qu'il aille attraper un cookie et ne sorte de l'appartement pour rejoindre le toit. Agacement. Depuis leur passage forcé dans une émission de télé-réalité ayant eu lieu sur une île déserte, le duo de chocs avait sans vraiment le vouloir récolter une armada de fans en délire complètement gaga de leur couple. Ils avaient découvert que tout une batterie de goodies à leur effigie était vendue sur internet, que certains fans allaient jusqu'à les stalker pour prendre des photos – et les revendre – et réaliser même des fictions sur leur pomme. Puis, récemment, un réalisateur les avait contacté dans l'idée de faire un film sur eux. Un film qui rapporterait gros. Quand on connaît le zombie, on sait que l'appât du gain finit toujours par l'avoir. Mais maintenant qu'il avait le papier entre les mains, il se posait des questions sur la finalité de cette entreprise.

Le soleil lui fila une claque quand il atteint enfin le toit, Jambon lui courant autour avec sa petite bouée. Toulouze leva un sourcil avant de soupirer, ses perles couleur marine allant se poser sur la jeune femme en train de nager avec les deux autres boules de poil. Elle semblait beaucoup trop heureuse dans sa grande piscine et le zombie n'avait aucune envie de gâcher sa joie. Alors, il alla s'installer dans le grand fauteuil aux motifs douteux lui appartenant, ouvrit le parasol et reluqua tout simplement sa princesse faire des longues dans l'eau. L'enveloppe finit par terre, attendant son heure. Qui finirait par venir rapidement.

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#2le 25.06.18 1:05
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Levée de bonne heure n'était pas une habitude figurant à son vocabulaire, de « bonne » heure n'allant jamais avant midi sur son cadran personnel, elle qui se couchait très tard, voire très tôt pour ceux qui préféraient, toujours était-il que Teodora, quand elle travaillait, ne rentrait jamais avant 5 heures du matin si ce n'était six ou sept heures, l'heure où les fêtards s'éteignaient et où elle allait enfin se coucher, ce qui expliquait ses réveils tardifs, surtout qu'elle dormait deux fois mieux maintenant qu'elle rejoignait la boule chaude que représentait Toulouze quand il dormait. Mais cette fois, cette journée là, elle avait sauté en dehors du lit aux alentours de onze heures, poussée par l'envie irrépressible de piquer une tête dans la piscine, surtout qu'elle n'appréciait pas particulièrement la climatisation, que son grand compagnon abhorrait ça et que du coup, malgré l'armada d'équipement refroidissant de leur appartement, rien était jamais en marche. S'extirpant des draps lourds et chauds avec un bonheur contenu elle rêvait déjà de la caresse de l'eau froide sur sa peau foncée en se dirigeant vers son dressing en se demandant déjà quel maillot enfiler, son ventre grognant doucement sous la faim. Nanny n'étant pas passée elle se doutait qu'elle devrait se contenter du contenu des placards, mais la vieille gouvernante veillait à ce qu'ils soient toujours pleins alors elle ne s'inquiétait pas.

Dans un haussement d'épaules désinvolte elle opta pour un bikini bleu très fluo aux dimensions ridicules qu'elle s'empressa d'enfiler avant d'attraper d'un geste désinvolte une immense serviette de bain ronde et moelleuse noire et jaune et un grand paréo ainsi qu'un chapeau imitation paille aux bords larges d'un des derniers créateurs à la mode avant de s'aventurer en dehors du dressing. Passant comme une ombre, sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller son amour elle déposa juste un baiser léger sur son épaule dépassant miraculeusement de l'enchevêtrement de draps pour ensuite filer en dehors de la pièce. Dégringolant les escaliers d'un pas léger elle attrapa rapidement de la brioche, qu'elle recouvrit de confiture tandis que d'un geste expert elle ouvrait déjà la brique de lait à laquelle elle bût au goulot directement pour finalement la ranger dans le frigidaire dernier cri. Repue et prête, elle embarquait déjà son huile de bronzage et ses marcassins quand la porte s'ouvrit sur la bonne qui la couvrit de baiser comme une vieille maman et à qui elle fit comprendre d'un geste que le grand zombie dormait toujours en haut, à la suite de quoi elle récolta un regard plein de sous entendus qu'elle ignora proprement, s'engageant déjà dans la sortie, claquant la porte derrière elle. L'avantage d'être propriétaire de l'immeuble en entier étant de ne pas avoir à se soucier de qui croiser dans l'ascenseur elle en profita pour s'enduire de monoï qui lui collait littéralement à la peau dans une couche luisante et lisse. Arrivée au sommet elle n'eût plus qu'à abandonner sa serviette, son chapeau et son paréo sur une chaise longue, enfiler d'un geste expert les petits brassards spéciaux pour bébés cochons ne sachant pas encore bien se débrouiller et se jeter d'un geste fluide et souple dans l'eau fraîche.

Alternant nage et repos elle ne se rendit pas bien compte du temps qui passait mais au bout d'un moment la porte s'ouvrit pour la laisser apercevoir la masse de Toulouze, sa mine renfrognée du réveil encore bien en place sur le visage, se mouvoir jusqu'à l'affreux fauteuil qu'il avait déniché elle ne savait où. Elle le détailla un instant, elle le connaissait presque par cœur, elle savait à quoi il ressemblait, et elle ne s'étonnait plus de ses t-shirts couvrants à longues manches sombres en plein mois chauds ni de sa répulsion pour l'eau et la nage, même si par dessus tout en dessous de l'oseille, elle aimait exposer chaque centimètre possible de sa peau au soleil. Elle continua un moment ses longueurs, s'exhortant qu'elles maintenaient son corps en forme et surtout, ferme, avant de se hisser sur le bord près des chaises longues et du fauteuil, le truc là, dégoulinante sans même se préoccuper de sa serviette pour aller enrouler le paréo autour de ses hanches, laissant l'eau sécher à la vitesse de l'éclair sur son épiderme de plus en plus foncé au fur et à mesure que les soleil tapait sur sa peau, se mélangeant à la couche épaisse et grasse de l'huile de bronzage. Le chapeau sur ses cheveux pétrole mouillé lui laissant assez d'ombre pour apaiser sa vision aux pupilles claires elle se dirigea lentement et naturellement vers l'africain sans se presser, elle aimait bien être regardée après tout.

Attrapant d'un geste expert Jambon, qui avait fini ses tours d'inspection et de joie autour de son propriétaire, et  Serrano qui ne l'avait pas quitté d'une semelle, ne se préoccupant pas de Rosette, qui avait rejoint à la vitesse de la lumière Toulouze et était à présent couchée à ses pieds, elle rejoignit rapidement le grand fauteuil, se penchant pour venir embrasser la tempe et le haut des clavicules du basané, laissant des gouttes chlorées le long de son passage, dégoulinant de ses cheveux pas séchés, il avait la tête d'un Toulouze contrarié qu'elle ne voulait ni brusquer ni interroger, elle était de trop bonne humeur avec le soleil et la fraîcheur de la piscine, même si idéalement elle aurait préféré qu'il soit en maillot de bain en train de barboter avec elle, ce qui n'arriverait pas avait-elle bien compris tout en saisissant que la raison n'était pas anodine sans oser même la formuler. Déposant les cochons elle s'assit à même le sol, en tailleur, le dos contre le fauteuil et ses jambes, le laissant aborder le sujet qui le traudait, parlant en attendant de banalités qui lui plaisaient néanmoins, les choses ayant peu à peu le goût d'une habitude dont elle ne se lassait pas.

« Tu as bien dormi ? »

C'était léger et il n'y avait rien à chercher, elle promenait ses longs doigts fins et légers le long de la couture de cheville de son pantalon, comme pour maintenir le contact entre ses doigts, les jambes de Toulouze, ses épaules et son flanc négligemment posé contre, la peau brunie et les yeux encore plus bleus, elle attendait tout simplement, patiemment s'étalant de nouveau une couche brillante et odorante de monoï, accrochant par ci par la ses yeux marine, elle l'aimait, elle le connaissait, elle savait qu'il finirait par lui expliquer ce qui le foutait en rogne, elle l'entendait grogner dans sa tête, elle s'abstint de lui demander de lui en étaler dans le dos, sait-on jamais.
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Teodora parle en #DB7093 pour le suédois, en #7B68EE pour l'anglais et en #32CD32 pour le japonais.
(Bon en vrai elle parle tout le temps suédois et s'en fout si vous la comprenez ou pas).
NB : Elle est bilingue suédois-japonais, elle a un très fort accent suédois quand elle parle anglais.
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#3le 26.06.18 21:39

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Les clapotis fugaces de l'eau se mêlaient au son léger du vent qui soufflait dans le parasol, les marcassins ayant arrêté de couiner de joie maintenant qu'ils étaient collés contre leurs propriétaires qui ne l'avaient pourtant pas apporté plus d'attention que d'ordinaire. Sûrement sentaient-ils que le géant n'était pas réellement d'humeur à se prendre la tête avec eux, son air quelque peu renfrogné n'ayant pas complètement disparu malgré la vision de la jeune femme quittant la piscine. Sa simple présence, son simple sourire, un simple regard de sa part pouvait effacer tous les tracas et contrariétés du basané qui ne pouvait alors s'empêcher de la suivre des yeux et de la couver de son regard couleur marine. Une habitude à part, un acte se voulant désinvolte qui pourtant n'avait rien d'anodin. Toulouze avait besoin de la regarder, de la voir, de savoir qu'elle était là, pas loin et en bonne santé. Qu'elle n'avait rien, surtout quand elle rentrait de son bureau où il n'allait quasiment plus pour ne pas taper un scandale et se défouler sur un idiot qui aurait dit un truc de travers à sa bien-aimée. La voir, la regarder et lui sourire quand elle lui souriait. Quand tout allait bien. Et cela faisait un moment que tout allait bien.

Le zombie observa la métisse s'approcher, sa peau ayant déjà bronzée sous les rayons de cette journée. Elle ne ressemblait ni à une japonaise et encore moins à une suédoise mais plutôt à une fille des îles qui se serait perdue dans les rues trop grande de Tokyo, avec son grand chapeau et son huile.

La plage, c'est pas par là ma belle.

Un cochon sous chaque bras, un baiser sur l'épaule, un sourire en coin. Teodora s'installa tout près de lui, s'asseyant sur le sol à côté du fauteuil qu'elle ne pouvait réellement voir en peinture – bien que le zombie s'en tamponne totalement – avant de s'enduire d'huile dont l'odeur montait jusqu'aux narines de l'africain. Elle ne demanda rien, ne s'occupa pas de l'enveloppe posée sur le sol, ni de son air bougon. Elle ne posa pas de questions dérangeantes, l'interrogeant seulement sur sa nuit. Avec une simplicité déconcertante, dans cette routine tranquille qui s'était installée entre eux. Dans ce quotidien qui ne ressemblait à rien de ce que le zombie avait vécu jusque-là. Tellement tranquille.

- Ouais. Puis t'es parti.

Voix lente. Tranquille. Comme l'atmosphère. Une remarque en l'air, pour dire qu'elle lui avait manqué, même si elle n'était pas partie bien loin, ni pour toujours. Juste quelques mots pour dire qu'il aurait bien aimé se réveiller et la voir juste là, tout près, sous les draps. Avoir un bisou du matin et rester couché à ne rien faire pendant de longues minutes. Une petite phrase pour exprimer une pensée trop longue, comme il avait l'habitude de faire à présent.

Ses doigts allèrent remettre une mèche brune en place, se baladant sur la peau bronzée qui était presque sèche pendant qu'à ses pieds, la petite boule de poil se resserrait, certainement contrariée de ne pas avoir plus d'attention que la grande métisse. Toulouze n'en fit rien, l'esprit un peu ailleurs, entre la douceur de l'après-midi et le tumulte caché dans les morceaux de papier abandonnés tout près. Il n'avait pas vraiment envie d'y penser, pas maintenant, alors qu'il n'était pas complètement réveillé et qu'il n'avait pas eu un réel échange avec Teodora. Pas tout de suite. Pas encore.

Ouais, mais tu vas fuir combien de temps comme ça ?

Il eut envie de l'embrasser et de se coller contre elle mais ne bougea pas pour autant, appréciant tout simplement ce moment de calme qui leur était offert. Il se demanda si la jeune femme allait lui demander de venir avec lui dans la piscine, si elle ferait les yeux de biche pour tenter de le soudoyer, si elle se mettrait à bouder s'il refusait, un sourire naissant sur ses traits. Comment pouvait-il penser à autre chose qu'à sa princesse et ses manies, ses tiques et ses mimiques ? Impossible. Surtout en une journée aussi tranquille et douce.

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#4le 28.08.18 23:31
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Quand elle se disait qu'elle le connaissait intimement c'était loin d'être une erreur ou une présomption, elle le connaissait, presque par cœur, presque comme son ombre, elle le connaissait comme si elle l'avait imaginé, mais il était bien là, elle sentait son regard brûlant depuis qu'il était sur le toit, ce regard qui courait le long du bâtiment, le long se son corps longiligne, le long du temps qui filait entre eux comme une esprit mesquin qui filait toujours plus vite quand ils étaient ensemble. Mais il était là, posé sur ce fauteuil qu'elle haïssait, il ne rentrait pas dans la déco, elle ne savait pas d'où il venait mais il y tenait, et c'est peut-être pour ça qu'elle ne l'aimait pas, ce fauteuil, parce qu'il y tenait, et elle ne savait ni d’où ni pourquoi, et parfois, juste parfois elle se demandait combien de rares fois elle avait vu ce regard de satisfaction sur son visage.

Son cœur ratait déjà un battement, se serrait et tambourinait contre sa poitrine, elle le connaissait presque par cœur, il la connaissait presque parfaitement, ils ignoraient pourtant beaucoup de choses l'un de l'autre, il leur manquait des pans entiers de leurs existences, mais certaines manquaient carrément à la mémoire de Toulouze et Teodora préférait clairement ignorer et faire comme si certains des siens n'avaient carrément pas existé. Il y avait des choses dont ils ne parlaient pas, pas forcément volontairement, parfois simplement parce que le sujet ne s'était pas présenté, d'autres parce que clairement elle ne voulait pas déclencher une dispute en insistant pour savoir des choses dont il n'avait clairement pas envie de parler, parce qu'elle comprenait, il y avait des choses dont elle n'aimait pas parler non plus.

Alors ils se connaissaient très bien, ils se connaissaient intimement mais ils s'ignoraient aussi, parfois, et Teodora était parfaitement consciente que certains sujets finiraient par s'imposer mais fidèle à elle-même, elle laissait les choses se faire et ne s'en préoccupait pas tant qu'elle n'avait plus d'autre choix que d'y faire face. Les fesses à nouveau posées sur sa serviette, elle s'appliquait à s'étaler l'huile de monoï sur ses longues jambes en jetant un coup d’œil à l'enveloppe posée nonchalamment par terre, toujours pas de questions, simplement l'écoutant dire en une phrase ce qu'il pensait en mille, elle sourit tendrement, finissant sa tâche, satisfaite une fois couverte du liquide collant. Elle profitait tranquillement de la chaleur qui séchait ses cheveux et sa peau à grande vitesse en se demandant si elle n'allait pas aller faire un nouveau plongeon dans la piscine avant d'essayer de savoir ce que contenait cette fichue enveloppe. Elle venait d'où d'ailleurs ? Il ne lui semblait pas avoir aperçu une telle missive entre les prospectus du jour, déposés soigneusement sur la table de l'entrée par Nannie qui le laissait bien là en évidence pour qu'elle fasse le tri. Dans une moue indécise elle s'étira comme un chat, étouffant un bâillement de sa main, lui lançant un coup d’œil, ne pouvant s'empêcher de le regarder, un sourire un peu en coin avant d'attraper finalement le courrier et de l'ouvrir sans lui demander, préférant en prendre compte avant, ses yeux clairs avalant rapidement les mots.

Franchement, elle s'en était douté et elle aurait préféré que ça ne soit pas ça, elle ne voulait déjà pas des interviews, les photos volées d'eux l'agaçait quand elle ne les organisait pas et l'idée de faire un film sur eux ne l'emballait pas. Bien sûr, l'idée de ce qu'elle pouvait en retirer comme monnaie sonnante et trébuchante faisait un peu pencher la balance mais clairement, elle voyait venir les réunions où ils devraient raconter tout plein de trucs et déballer sa vie privée n'était pas à son goût. Elle se leva sans un mot réellement, après tout, elle souriait toujours, tout le temps et ne s'énervait jamais ou presque, et elle voulait l'avis de Toulouze, s'il voulait le faire alors ils le feraient et c'était tout, dans une œillade malicieuse et un petit sourire mutin qui ne laissait pas trop transparaître ce qu'elle en pensait elle lui demanda, tout simplement.

« T'en penses quoi ? »

Debout devant lui elle saisit sa main pour le tirer mollement vers elle, vers la piscine, même si elle savait qu'il allait résister et que c'était même pour ça qu'elle tirait si peu fort, elle ne le forcerait pas, jamais, elle jouait juste un peu avec lui, même si elle se doutait qu'il y avait bien 80% de chances qu'il finisse par la balancer à la flotte, mais elle s'en fichait un peu, elle savait qu'il ne lui ferait pas de mal et elle était consciente des risques, elle s'amusait un peu, essayant de ne pas trop penser à tout ce que ce film pouvait représenter d'emmerdements mais également de profits, honnêtement, elle était très indécise à ce propos et elle attendait toujours sa réponse, comme une boussole pour se fixer.
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#5le 03.09.18 15:09

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Il la regarda prendre l’enveloppe, en sortir le courrier et grimacer sous la lecture des lettres écrites sur les morceaux de papier blanc. Il la regarda aussi se prélasser au soleil, contre ce fauteuil qu’elle ne supportait pas, se tartiner d’huile de monoï et profiter de l’instant paisible qui leur était offert. Il l’observait de ses billes sombres, sans le moindre sourire, ni la moindre grimace. Attendant juste sa réaction après la révélation qu’elle venait de découvrir.

Et pourtant, pourtant, l’air restait étrangement doux. Teodora ne dit rien de désobligeant, ne prononça pas de paroles agacées, ne s’indigna pas plus que cela. C’était bien son genre et il l’avait imaginé réagir de cette manière. Avec nonchalance, sans le moindre énervement, ni de pointe de contrariété marquée. Rien d’autre qu’un regard. Ils étaient sur le toit de leur immeuble après tout, presque gracieusement offert par l’ancien propriétaire. Rien ne pouvait réellement les déranger quand ils étaient tous les deux, juste tous les deux – et les cochons en prime. Même pas la préparation de ce film qui prenait bien plus d’ampleur que le zombie avait pu l’imaginer.

Le soleil tapait contre sa peau pourtant couverte alors qu’il se levait de son siège, souvent les mouvements de la nécromancienne qui le tirait de son fauteuil. Il la laissa faire. Pour cette fois. La suivit sans rien dire jusque devant la piscine. Horrible piscine. Toulouze se laissa mener, de bonne grâce, par les doigts agiles de la métisse. Ni résistance. Ni regard courroucé. Pas cette fois. Il avait d’autres pensées pour se confronter à sa princesse, bien que l’idée lui ait traversé l’esprit. La tirer pour la faire tomber contre lui, la prendre dans ses bras et la câliner jusqu’à ce qu’elle essayait de s’échapper. Bien sûr que Toulouze lui avait pensé. Mais là, d’autres choses emplissaient sa boite crânienne.

Ce qu’il en pensait. Ce qu’il pensait de tout ce manège. Il ne savait pas trop, en réalité. C’était une opportunité pour se faire plus d’argent. Encore de l’argent. Comme s’ils n’en avaient pas assez. Il ne savait même pas quoi en faire de tous ses billets qui s’accumulaient sous le lit et dans le nouveau coffre-fort qu’il avait fait construire dans l’appartement du dessous. Ce film allait rapporter un paquet de blé. Tellement qu’ils ne sauraient même pas quoi en faire de ces nouveaux billets. Seulement, cela voulait dire faire l’étalage de leurs vies passées. D’avant leur rencontre. D’avant leur mort. Dire que cela ne plaisait pas au grand zombie n’aurait pas vraiment reflété la réalité. Pourtant, il y avait des alternatives à une telle situation.

Faire ce que tu sais faire de mieux.

Radoter. Et proférer des insanités. Mentir. Cacher la réalité. Il n’y avait pas plus simple que cela. Et personne n’irait réellement se renseigner. Peut-être qu’à la sortie du film, des gens cherchaient à trouver les véritables histoires de leurs protagonistes. Mais avant cela, qui irait fouiller dans les archives en pagaille du roi ? Personne. Une moue flegmatique s’afficha sur le visage de l’africain qui haussa les épaules avant de rapprocher la jeune femme de son torse pour l’attraper.

- Pas grand-chose en vérité.

Il n’y avait pas grand-chose à dire après tout. Faire ce film, c’était se faire plus d’argent. Ne pas le faire, c’était éviter de se prendre la tête pendant de longues réunions.

C’est mieux quand même d’éviter les réunions bien chiantes.

- C’est comme tu veux. Soit on le fait et on ramasse plus de frics à la sortie. Soit on le fait pas et on sera toujours aussi friqué.

Il n’y avait pas de mauvaises options au final. Juste de futurs longues discussions ennuyeuses. Et encore. Il y aurait très certainement un moyen de contourner ce problème et de faire en sorte de ne pas se pointer aux bureaux des réalisateurs. Toulouze laissa une moue pensive étirer ses lèvres, sa main caressant machinalement le dos de Teodora. Ouais, dans tous les cas, ils sauraient se débrouiller.

- Mais il risque de prendre un gros con pour jouer mon rôle.

Ah ça par contre, y’a pas photo là-dessus !

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#6le 05.11.18 21:16
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Elle s'étonne de la facilité avec laquelle elle réussit à le traîner près de la piscine, il en a horreur, elle le sait instinctivement, il ne lui dit rien, comme d'habitude. Comme d'habitude il élude et fait mine de ne pas comprendre ou de ne pas savoir, elle y est habituée, elle a appris à lire dans ses yeux, à comprendre à ses expressions minimes ce qui lui paît ou non, et encore, elle se trompe toujours autant. Mais ça, ça elle sait, automatiquement, elle l'a presque toujours su, Toulouze n'aime pas l'eau, ou en tout cas pas l'eau stagnante, vu le temps qu'il passe dans la douche, il n'a manifestement pas de problème avec celle là. Mais Toulouze n'aime pas la piscine, il aime encore moins la mer. Alors elle l'avait entraîné par jeu, juste pour le sentir protester un peu et le lâcher, mais il ne résistait pas et bientôt c'était elle qui s'arrêtait, elle ne le tirait plus, elle restait immobile, là, en plein midi, sous le soleil exactement. Elle était bien, Teodora aimait tellement la chaleur sur sa peau qu'elle aurait pu être une chimère lézard sans que ça ne choque personne. En attendant, Toulouze était là et réfléchissait, il marmonnait des réflexions qu'elle couvait du regard, le front se posant doucement contre son épaule couverte d'un t-shirt à manches longues totalement inapproprié. Fidèle à elle même, elle ne s'énervait pas, Teodora ne s'énervait jamais, jamais vraiment, sauf quand elle avait peur, ou qu'il était concerné. Elle fronçait juste un peu les sourcils, elle adorait l'idée du film vu qu'il signifiait un sacré pactole à l'arrivée, juste qu'il commençait à soulever des points qu'elle n'avait pas envisagé, et qui eux, pouvaient s'avérer désagréables.

Teodora n'avait fondamentalement pas changé depuis sa mort, elle restait la même femme égoïste, immature, je m'en foutiste et incroyablement têtue. Elle restait cette grande fille pas totalement sortie de sa crise d'adolescence tardive, se foutant des conséquences, ne prenant pas conscience des retombées de ses actes, provocante et provocatrice, qui disait ce qu'elle voulait dire sans même avoir l'air de se soucier de ce que ça pouvait entraîner. Mais ce film la rendait nerveuse, l'implication qu'il demandait faisait instinctivement sonner en elle une alarme de prévention, elle savait qu'elle s'aventurait sur un terrain glissant. Parce que Teodora était immature, elle était un peu fière et surtout elle était beaucoup moqueuse, mais elle était relativement réaliste et très consciente des choses, et elle savait, elle savait qu'elle ne voulait pas aller là, elle ne voulait pas se mettre dans une situation qui nécessitait d'elle qu'elle raconte sa vie, sa mort, tout le reste lui allait, toute sa courte vie après la mort pouvait être décrite, mais parler d'elle vivante restait un sujet qu'elle n'avait pas abordé ni avec Toulouze, ni avec personne et c'était délicat, parce qu'elle savait aussi, que de son côté c'était encore plus compliqué. Mais tout au fond elle savait aussi qu'ils devraient en parler, tôt ou tard, mais elle préférait plutôt tard que tôt, et en même temps le film représentait l'occasion idéale sans qu'elle arrive pour autant à y adhérer. Mais ça voulait aussi dire qu'elle devrait elle même y penser, elle s'était parfaitement habituée à l'idée d'être morte, à sa nouvelle vie mais elle ne pensait jamais à sa vie de vivante, elle ne l'avait pas aimé, elle tentait de l'oublier, instinctivement elle tentait d'y échapper.

Elle soupire un moment dans le creux de son épaule avant de s'en séparer, de déposer furtivement ses lèvres sur les siennes et de plonger prestement dans l'eau chlorée de la piscine, se laissant évoluer le long du fond, en apnée jusqu'au bord ou elle vint s'accouder, soleil dans ses yeux de glace, sourire doux et cheveux pétrole mouillés et collants sur sa joue, un œil surveillant Jambon ayant sauté dans l'eau aussi, flottant négligemment avec sa ceinture de flotteurs, les pattes battant l'eau pour avancer. Elle se mordit la lèvre un peu, elle allait le regretter, elle le savait, mais préférait arracher le sparadrap d'un coup pour laisser place nette. Elle lui dit alors, à lui resté sur le bord parce qu'elle n'avait pas eu le cœur de le traîner plus avant, alors qu'il ne résistait pas, parce qu'elle l'aimait.

« Je crois qu'on devrait le faire. »

Yeux dans les yeux, bleu dans le bleu, elle savait qu'il savait ce qu'elle voulait dire, sourire qui se veut léger et détaché, un de ces sourires qu'il n'aimait pas mais qu'elle ne pouvait s'empêcher de porter dans ce genres de situations. Elle ne lui demandait rien, elle ne lui disait pas de lui raconter, elle l'informait juste qu'elle, elle le ferait sûrement, que s'il fallait le raconter, elle était prête à passer par là mais sans rien lui imposer non plus, elle voulait qu'il comprenne qu'il avait la décision finale, mais elle ne savait pas comment le lui dire non plus.

« Ils pourraient prendre n'importe qui, même a plus grande star de Deathollywood que de toute manière je ne trouverais pas ça assez bien, tu sais. »

Elle éludait un peu, retardait le moment fatidique, elle n'était pas douée pour les confrontations, elle ne voulait surtout, surtout pas le blesser, et encore moins l'énerver, elle voulait le laisser libre de ses choix tout comme elle désirait être libre des siens. Sur le rebord de la piscine, elle poussait sur ses bras pour se hisser fluidement en dehors de l'eau, dégoulinante et rafraîchie, vers sa serviette qu'elle n'atteint pas, rencontrant Toulouze à mi parcours, bleu toujours dans le bleu, tendrement, doucement, amoureusement alors qu'elle prenait ses mains dans les siennes, ses très grandes mains.

« Au delà de la thune, même si c'est non négligeable, moi, je pense qu'on pourrait le faire. »

Elle faillit rajouter « ça serait cool » mais non, d'une part c'était un gros mensonge, ça ne serait pas cool, d'autre part, elle ne voulait pas tromper ni mentir à Toulouze, ça n'allait pas être cool, ça allait être long et difficile, et elle le savait. Mais quelque part, ça restait entre eux, c'était là, non dit, parfois évité délicatement, mais tant que ça ne serait pas abordé, ça resterait entre eux, donc elle, elle voulait juste le faire et surtout, faire avec et avancer.
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Teodora parle en #DB7093 pour le suédois, en #7B68EE pour l'anglais et en #32CD32 pour le japonais.
(Bon en vrai elle parle tout le temps suédois et s'en fout si vous la comprenez ou pas).
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#7le 29.11.18 21:53

reminiscence
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"On devrait le faire."

"On pourrait le faire."


Est-ce que t’as déjà ressenti ça auparavant ?
Je crois pas non…


L’eau s’écrasait sur le sol, dans une mélodie chimérique qui n’avait rien à voir avec les cacophonies qui emplissaient le duplex et faisait vibrer les murs de la bâtisse. C’était un chant plus léger, qui se faisait souffler par le bruit du vent qui passait dans les longues mèches sombres de la jeune femme à la peau de plus en plus basanée. Il faisait pourtant écho à sa respiration lente et calme qu’il connaissait par coeur. Par coeur. Et qui étrangement, résonnait avec une telle évidence à cet instant que ça en était presque déstabilisant. Limite ébranlant. Dirait-il un jour ce qu’il pouvait parfois ressentir dans ces moments de calme tendre et pourtant éphémère ? Peut-être pas. Pas tout de suite en tout cas. Un jour. Un jour peut-être.

Mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas.
Et bien souvent, on se retrouve à faire ce qu’on n’a pas toujours envie de faire.


Un baiser. Un regard. Elle s’en va et revient. Elle repart. Un cochon court, nage, manque de se noyer. Les autres lui tournent autour. Lui, n’a pas bougé. Il attendit, il regarda, silencieux, attentif. Elle revient, dégoulinante, pas séchée, attrape ses mains, le regarde, encore. Il la sentait tendue, un peu, la voyant hésitante, un peu. Et il sourit. Bizarre. Ses lèvres allèrent se déposer sur celles de la nécromancienne, doucement, avant qu’il ne la lâche pour aller chercher sa serviette et lui essuyer les cheveux. Doucement. Ses gestes étaient lents, le tissu éponge passant sur le visage de la brune avec bien plus de tendresse qu’il ne l’aurait fallu. Sûrement qu’il voulait faire attention. Sûrement qu’il voulait le faire ainsi. Sûrement que c’était la meilleure façon de faire.

- C’est comme tu veux.

Répétition. Mot pour mot. Cela pouvait ressembler à un signe de lâcheté, ou de facilité. On aurait pu dire que Toulouze refilait toutes les responsabilités à Teodora, comme un gros goujat. Mais ce n’était pas du tout ça. Ça n’avait rien à voir. Non pas qu’il s’en fichait de ce film, bien au contraire. Il ne s’en fichait pas du tout et la perspective de devoir étaler sa vie devant des inconnus qu’il aurait certainement envie de cogner ne lui plaisait guère. Non, ça n’avait rien à voir.

Bah c’est juste que si elle dit non, on suit. Et si elle dit oui, on suit aussi.

La serviette finit posée sur les épaules de la brune, l’enroulant presque alors que le soleil tapait assez fort au-dessus de leur tête. Le zombie pouvait bien le sentir brûler son dos à travers son t-shirt à manches longues, vêtement totalement inadapté pour cette saison. Tout comme son jean. Bien trop lourd pour un fantôme lambda du monde des morts. Enfin, on ne parle pas là d’un fantôme lambda, ni d’un zombie lambda. Bien sûr que non. Évidemment que non. Et là et sûrement tout le problème dans cette histoire de production Deathollywoodienne à gros budget. Ils étaient tout sauf des fantômes lambda. Seulement, maintenant que l’on voulait en savoir plus sur ce qu’il y avait derrière les photos d’un des couples les plus populaires de l’au-delà, plus rien n’allait.

Sa paume alla caresser sa joue. En silence. Il n’afficha qu’un sourire. Tout doux. Trop guimauve même. Qui contrastait totalement avec l’état d’esprit dans lequel il était quand il avait ouvert la lettre arraché au dragon dans le salon. De l’incompréhension. Puis un haussement de sourcil. Un soupir lourd. Un grognement. Une forte sensation d’inconfort. Un goût amer. Très amer. Trop de questions et peu de réponses satisfaisantes. Que ce soit pour les autres. Ou même pour lui. Alors oui, il profitait totalement de l’instant présent, tout doux et tranquille, avant de replonger dans la réalité. Avant de devoir faire le film avant le film. Car il y avait bien une chose qu’ils pouvaient faire pour se sortir de cette impasse : mentir.

Mais à elle, tu ne peux pas mentir.
Pire. Il ne faut pas mentir.


Toulouze a envie de se caler dans le fauteuil avec Teodora. Dans ce fauteuil moche qu’elle n’aime pas. Ce fauteuil d’un bleu criard contre lequel Jambon et Serrano sont couchés, sûrement trop chauffé par le soleil. Fauteuil dans lequel Toulouze va finalement se poser, sa main toujours dans celle de la brune. Son regard toujours dans le sien. Bleu contre bleu. Froid et clair. Sombre et intense. Il se pose dans le fauteuil trop moche. Ce fauteuil qu’il aime beaucoup trop, on sait pas trop pourquoi d’ailleurs. Il l’adore, mais moins que la fille face à lui. À qui il sourit. Ouais, il sourit encore. Toujours. Pas habituel. Et pourtant.

Un vrai bisounours.

- T’es beaucoup trop belle. Personne pourra jouer ton rôle. Tes fans seront déçus.

Un vrai beauf aussi.

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#8le 15.12.18 22:47
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Elle l'aimait, elle l'aimait dans toutes ses évidences et ses silences. Elle l'aimait dans ce qu'il avait de plus particulier, dans ce qu'il ne lui disait pas mais qu'elle devinait, dans ce qu'elle éludait mais qu'il lisait en elle. Elle ne savait pas très bien où se positionner par rapport à lui, parce qu'elle le connaissait mieux que tous les doigts de sa main, fins et sveltes, rendus noirs par le soleil, elle le connaissait mieux que ça et elle savait au plus profond d'elle même qu'il ne serait pas là, en face d'elle, dans leur appartement, dans leur vie, s'il n'y avait rien. Mais d'elle, d'elle venait ça, elle l'aimait, même quand il n'était pas honnête ou qu'il entrait dans ces humeurs tumultueuses qui troublaient ses yeux et le laissaient perplexe, sur la défensive, même avec elle, parfois. Elle ne lui disait pas, elle l'avait déjà fait, une seule et unique fois, elle lui avait dit et ça avait été dur, et ça avait été presque un rejet parce qu'il ne voulait pas l'entendre, et elle ne savait toujours pas si ce n'était que sur le moment  ou si globalement il ne voulait pas entendre ces mots là. Alors elle ne les prononçait pas, ne les avait plus prononcés du tout depuis un certain soir, dans un certain ascenseur resté coincé longtemps jusque tard dans la nuit. L'eau chlorée goutte des mèches en bataille devant ses yeux, mèches pétrole pour pupilles de glace, elle gravite autour de lui, comme depuis longtemps, peut être comme depuis toujours dans le monde des morts mais ça, elle ne le lui dira pas. Elle laisse les larmes de piscine tracer leur chemin sur sa peau chauffée au soleil trop matinal, il brûle son épiderme comme une saucisse sur le grill mais sa teinte déjà hâlée ne souffre pas de l'attaque, elle conti,ue de foncer au fur et à mesure du temps qui passe, elle s'en fiche, comme de tout, quand le bleu rencontre le bleu.

Elle le voit se déplacer lentement, elle rit légèrement au contact de la serviette qui vient éponger le surplus d'eau qui dégouline de ses cheveux mais bien vite elle saisit un bord du tissu qui lui tombe sur le visage pour de nouveau venir fixer ce visage qu'elle aime, qu'elle dévisage et qu'elle imprime sur ses rétines, presque à s'en brûler. Sa réponse ne l'étonne pas mais , à l'image de l'être en face d'elle, elle le fait passer avant, parce que Teodora sait encaisser beaucoup et elle ne veut pas, surtout pas, imposer de limites, si limites il y a ce seront celles de Toulouze, elle le sait, elle l'a décidé. Dans un sourire tout sauf factice elle lui adresse toute la tendresse du monde et d'un geste fluide elle caresse le creux d'une joue et la ligne d'un mâchoire qu'elle connaît mieux qu'elle même, pour l'avoir si souvent touchée ou même uniquement regardée. Elle penche la tête, elle tente de saisir toute l’ampleur de son expression, elle l'aime et elle pourrait retracer ses traits de mémoire uniquement, haussant les épaules.

« Et toi, tu veux quoi ? »

Teodora pose la question qui ne sert à rien, parce qu'elle sait que quoi qu'elle décidera il suivra, mais l'inverse est également valable, elle fera tout en fonction de lui et rien ne vaudra plus que son avis. Elle ne demande pas à la légère, elle ne veut pas lui refiler la responsabilité du choix, en réalité elle a peur d'une chose, elle est effrayée à l'idée de lui imposer quoi que ce soit, elle ne veut pas le faire traverser des épreuves et des difficultés uniquement par choix personnel. Alors elle se rapproche en réponse à la caresse douce sur sa joue et cale sa tête dans le creux de son épaule, en passant lentement et tendrement les mains dans son dos sous son t-shirt, retraçant les cicatrices qu'elle connaît par cœur. Elle ne lui a jamais posé de questions et ne le fera jamais, elle attend, qu'ils soient prêts, mais c'est bien le souci de ce film, elle veut le faire mais à la fois elle ne veut pas le faire, elle voudrait son avis, et elle ne veut pas prendre la responsabilité seule parce qu'elle sait, elle sent, que de son côté ça sera très probablement beaucoup plus compliqué. Alors elle le laisse s'éloigner, main toujours dans la sienne vers ce fauteuil qu'il adore et qu'elle ne comprend pas, qu'elle déteste. Mais cette fois ci, il se pose dedans et sans rien demander, après un petit moment de pause, elle avance et vien se caler tout contre lui, sur ses jambes, dans ce fauteuil, malgré la chaleur et son maillot mouillé qui trempe son pantalon et qu'elle est sûre que ça va le faire râler. Elle frotte son nez contre l'arrête de sa mâchoire en riant sans y prêter plus d'attention que ça.

« Il y en a plein des belles, des actrices. Plus toi non plus ça ne sera pas assez bien alors autant que les deux ne soient pas à la hauteur non ? »

Et puis oui, à eux ils peuvent mentir, mais à lui, elle ne peut ni ne veut pas, et s'ils doivent le faire, alors une discussion s'impose, et elle appréhende un peu, parce que le film de sa mort est en bas, dans l'appartement, dans le tiroir du meuble à dvd du salon mais qu'elle ne l'a jamais montré à personne et qu'elle n'est pas sûre de vouloir qu'il la voie comme ça, sans compter qu'elle n'ose pas trop imaginer sa mort à lui. Dans un demi soupire qui finit sur un demi sourire elle embrasse le bout de ses lèvres.

« Moi je serais plutôt pour mais... »

Elle ne finit pas sa phrase, elle l'aime trop, pour ça, pour tout, et même si elle ne lui dit pas directement elle le lui dit avec les yeux, elle ne lui mentira pas.
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#9le 22.12.18 13:02

reminiscence
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Son rire s’envolait entre deux passages de la serviette sur sa peau, se mélangeant à l’air pour aller plus loin, bien plus loin, vers des oreilles qui ne l’entendraient peut-être pas mais dont l’idée ne plaisait pas du tout au zombie. Il ne dit cependant rien, appréciant son rire, appréciant son sourire, se nourrissant de son regard qui ne le lâchait clairement jamais quand ils étaient tous les deux, de ce regard dont il ne pouvait clairement pas se détacher sans que ce soit une épreuve insurmontable. Une épreuve alors que pourtant, il était juste là, dans la même pièce, le même immeuble, la même ville mais dont il ne souhaitait aucunement se détacher. Elle le regardait comme il la regardait, avec ce mélange très subtil d’affection et de tendresse intense que personne n’aurait pu réellement décrire convenablement tandis qu’elle le suivait docilement sans faire de vague ou de remarque. l’atmosphère était trop douce et particulière et sûrement qu’elle désirait elle aussi que les choses restent ainsi encore un temps.

Les cochons rôdaient autour du fauteuil où installés tous les deux, ils résidaient tranquillement. Pour  une fois, Rosette fut toute sage et se colla contre les jambes de ses propriétaires sans mordre ni grogner. Il fallait vraiment que l’atmosphère soit particulière pour que le petit marcassin jaloux agisse de cette façon. Toulouze haussa même un sourire face à cette action inhabituelle, avant de reporter toute son attention sur la jeune femme posée sur lui. Elle n’avait pas fait de remarque sur le fauteuil hideux qu’il adorait, qu’elle détestait et ne supportait pas voir. Elle n’avait pas fait la moindre remarque, juste échanger avec lui comme il le faisait depuis plusieurs minutes, dans cette atmosphère un peu bizarre qui les entourait. Car malgré la douceur qui régnait, il y avait en toile de fond une impression inconfortable qui demeurait. Une picotement qui était là depuis l’ouverture de la fameuse enveloppe, depuis la lecture de cette fichue lettre et de ce questionnaire qui ne lui avait clairement pas plus. Pourtant, depuis lors, rien n’avait été dit et Toulouze éludait volontairement le sujet, préférant approcher à tâtons de ce moment fatidique qu’il n’avait pas vraiment envie de voir arriver.

Elle était collée contre sa peau, collée contre son coeur. Le zombie pouvait sentir la chaleur de la peau de la métisse, tannée par le soleil, réchauffée par ses rayons. La douceur de ses longues mèches brunes, toujours humides et dégoulinantes, mouillant son jean et son haut à manches longues. Son souffle dans son cou, lent et tranquille, presque rassurant. Il avait bien envie de rester comme ça, pour toujours, jusqu’à tomber en poussière, sans se demander si oui ou non ils allaient dire oui pour le film, s’ils allaient répondre aux questionnaires, y mentir, aborder le sujet. Rien à part ça, faire autre chose, rester avec Teo, ne pas y penser. Ses doigts s’emmêlèrent à ceux de la nécromancienne collée tout contre lui, son pouce caressant sa peau doucement. C’était tellement tranquille.

Bien trop tranquille…

- Je veux reste comme ça…

Juste avec Teo. Sur le toit, dans son fauteuil moche. Avec les cochons tout calme contre le tissu et leurs jambes, ronflant presque, le faible bruit du vent, des avions, de la foule grondante dans la ville de Tokyo. Rester comme ça. Ce serait cool, vachement cool.

Mais on sait tous que les choses ne vont pas rester comme ça.
Pas grave. Si ça se trouve, ce sera mieux après
Ouais… peut-être.
Qui sait…


Un rire lui échappa alors que la brune faisait une remarque sur les acteurs du film. Cela amusait le grand zombie d’imaginer comment pourrait être ce film. Un truc un peu noir, avec de l’action et des bastons, des trucs sordides, de la romance en fond, des engueulades aussi. Pas sûr que ça reflète réellement ce qu’ils étaient aujourd’hui. Peut-être au début, mais c’était même pas certain. Il pourrait peut-être être bien ce film, pas trop nul et rapporter pas mal d’oseilles. Mais, c’était d’abord s’impliquer dans un truc bien plus gros.

Il sentit un tressaillement. Très léger. Venant de la jeune femme. Toulouze pencha la tête pour mieux la voir, mieux se rendre compte de son hésitation, de son malaise. C’était léger, très léger, mais bien là. Et bien que Teodora ne l’exprime pas totalement, Toulouze lui, pouvait toujours sentir les changements d’humeur de la jeune femme. À chaque fois. Même quand il était en colère, même quand il était égoïste, même quand il n’était qu’à moitié lui-même. Toujours, à chaque fois. Même à présent. Et bien sûr que tout cela la perturbait. Comme cela pouvait le mettre dans une situation particulière. Car ce que ce questionnaire avait mis en lumière était le peu de connaissance qu’ils avaient l’un sur l’autre. Bien évidemment, Toulouze connaissait Teodora par coeur et Teodora connaissait Toulouze par coeur. Mais ceux qu’ils connaissaient été ceux qu’ils avaient rencontré. Et non pas ceux qu’ils étaient avant d’échanger leur premier regard.

Et maintenant… va peut-être falloir tout raconter.

- Dis-moi.

Sa voix était douce. Et tendre. Pas comme d’habitude. Pas comme  à chaque fois. Ce n’était pas rare au contraire, plutôt inhabituelle, comme la situation actuelle. Toulouze observa Teodora de son regard océan, sombre et pourtant rassurant, alla chercher les perles de glace de la jeune femme contre lui, contre son coeur tandis que ses doigts cajolaient ceux de la nécromancienne, comme pour mieux la mettre à l’aise. Comme toujours. On entendait le bruit du vent, des voitures, des avions et de leurs respirations lentes, les marcassins ne ronflant pas encore mais cela ne saurait tarder.

Puis tant pis s’ils ronflent
Si Teo peut parler
et que toi tu peux parler
ça ira
pas vrai ?
Peut-être bien… ouais, peut-être bien

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