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#1 le 04.04.18 18:08

 

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Ce devait être à cause de l'éclairage, songe Orion en fixant son verre dont le contenu lui paraît étrangement rose. Le tenant précautionneusement entre deux doigts, il le secoue un peu, dans l'espoir que l'illusion s'estompe et que le rubis revienne fondre dans le liquide pareil au glaçon qui y flotte. Rien y fait. Le rose subsiste et il ne s'en sent que plus pathétique encore, sans croire que cela soit possible à son niveau. La frustration pointant le bout de son nez et faisant battre son coeur un peu plus rapidement, il avale en une seule gorgée le reste de son verre, faisant disparaître par lui-même cette teinte agaçante.

Suite à cela, son front vient rencontrer brutalement le comptoir et aucune plainte ne s'échappe de sa bouche. La douleur physique provoquée par son geste lui semble moindre comparée à celle émotionnelle des derniers jours. Il a cette mauvaise impression que quelque chose s'est amusé à grignoter son coeur et n'y laisser qu'un trou béant dans lequel on ne balancerait que du sel, plutôt que de le panser et d'y appliquer du baume. Lui-même ne sait pas bien si le fait de boire à ce bar est une bonne idée - le fait d'essayer de noyer son chagrin immense dans l'alcool, tout en sachant que cela lui a déjà fait défaut par le passé.

Oh, il est bien conscient que cette chose s'étant jouée de lui avec des griffes venimeuses a un nom. Une longue chevelure plus rose que le rose lui-même. Des courbes à en faire baver le plus saint des hommes. Des yeux verts qui en feraient pâlir de jalousie les plus belles émeraudes. Seulement, dans son esprit, elle n'a plus que le titre de monstre rose. A croire qu'il n'a rien retenu de sa mésaventure l'ayant conduit à la mort ; sur les ruses d'autrui afin de le faire tomber dans leurs filets et l'utiliser à leurs bons vouloirs. Sa mauvaise habitude à vouloir toujours voir le bon chez autrui lui retombait, une fois de plus, sur le coin de la figure et il n'avait rien vu venir.

Qu'y avait-il à voir, aussi ? Le simple fait qu'une aussi jolie fille, qui plus est munie de cornes, s'intéresse à lui aurait dû lui mettre la puce à l'oreille. Toutefois, dans sa nouvelle arrogance, Orion avait pensé que son dur labeur portait enfin ses fruits. Quel idiot avait-il été d'y croire une seule seconde ! C'est dans ce genre de moment qu'il regrette amèrement que la corde qui aurait dû mettre fin à son existence n'ait pas correctement fait son travail, l'emmenant dans cet au-delà étrange plutôt que dans le néant absolu. Ses doigts caressent alors distraitement sa gorge à ce souvenir agonisant. Et s'il avait pu rester dans cette position pour l'éternité, sans doute l'aurait-il fait, si seulement la porte du bar ne s'était pas ouverte en laissant le vent s'engouffrer à l'intérieur en transportant avec lui un parfum des plus familiers. Croyant l'avoir imaginé, Orion se redresse et tourne inévitablement son visage vers l'entrée.

Skit !...

petit début pour un grand drama || skit est le "shit" suédois, au cas où !
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#2 le 05.04.18 0:53


How dreadful...
To be caught up in a game and have no idea of the rules.
.

Ft. Orion
La nuit est tombée sur la capitale nippone, et j’en arpente les rues, à la recherche d’un endroit où m’échouer, pour profiter de ma soirée – et peut-être de ma nuit. Rien ne me ferait plus plaisir qu’un bon verre d’alcool. Quelque chose qui me brûlera le gosier, et m’émèchera un peu l’esprit, juste de quoi passer une bonne soirée, et éloigner la solitude. Malgré la venue progressive du printemps, sans mon écharpe, sortir uniquement réchauffée par mon manteau de cuir aurait signé l’arrêt de mort de ma gorge. Selon un certain Russe, rien ne réchauffe mieux que l’alcool, pas même les bras d’un amant.

Un sourire aux lèvres dévoile mes canines acérées. Je déambule les mains dans les poches encore un bout de temps, songeuse, sans vraiment me préoccuper du nombre de kilomètres parcouru. Marcher la nuit a du bon, pour moi, surtout qu’en tant que nana, on peut y faire des rencontres propices aux insultes et à la violence gratuite. Ce n’est pas mourir qui change l’équipe gagnante – à savoir, celle masculine. Mes bottines ne font aucun bruit sur le sol lisse du Tokyo spectral, et le silence qui m’entoure n’est interrompu que par le bruit de mon estomac, criant famine. Avec un soupire, j’observe les alentours.

Sur le trottoir d’en face se trouve un bar. Il laisse entendre des éclats de rire et des chansons gaillardes. Pile le genre d’endroit où j’aime mettre les pieds – plus pour y semer la discorde que pour profiter du menu, je l’avoue. Le léger tintement d’une clochette accompagne l’ouverture de la porte de la brasserie. Ou plutôt du bistrot, vu l’odeur qui s’en dégageait. Un mélange succin entre de la sueur, de l’alcool, et de testostérone. Il y fait chaud, ce qui ravit le chat en moi. Le vent s’engouffre à ma suite, et je m’empresse de fermer la porte derrière moi. Je fixe ceux qui me dévisagent, sûrement peu habitués à voir débouler une chimère, en enlevant mon écharpe. Puis mon regard est attiré par un mouvement au comptoir du bar.

Et je croise le sien. Orion.

Ses yeux aussi dorés que l’astre qu’il aspire à égaler, que ses cheveux couleur blé, et que son cœur tendre débordant de douceur. Un visage que je reconnais parfaitement, puisqu’il a été à mes côtés durant un moment qui m’a semblé sans fin. Un rictus carnassier s’étire sur mon visage, tandis que les traits du blondinet installé là-bas laissent paraître désarroi et rancœur.

J’ôte lentement mon boulon, prenant soin de l’observer sous toutes les coutures et de lui infliger la peine de ma présence. Une douleur dont je suis l’origine, et dont je me délecte. Lui qui fut un jour le soleil de mes nuits n’est plus aujourd’hui qu’un homme parmi les autres. Une lueur amusée traverse mon regard. Une victime parmi les autres. Je m’installe à ses côtés, au comptoir, sans le quitter des yeux.

J’ai brisé son petit cœur doré une fois.

Le serveur semble prendre conscience de la tension qui règne soudain sur son bar, mais se contente de prendre ma commande sans commenter quoi que ce soit.

Je me réjouis d’avoir l’occasion de l’écraser sous mes pieds une seconde fois.

Avec un sourire en coin, j’avise son verre vide, puis reporte mon attention sur son si joli minois. C’est presque à regret que je me suis défaite de mon magnifique jouet, quelques temps auparavant. Ses yeux brillent d’une lueur que je ne lui connais pas, ce qui attise mon impatience.

Feignant de m'intéresser à lui, je me penche un peu en avant, et fais mine de trinquer avec son verre vide, avant de susurrer simplement :

— Orion.

Ce n’est qu’un nom, mais je suis certaine qu’il sait exactement quelle est la portée de ce mot dans ma bouche, ce qui se trouve derrière. Connaître le nom d’une personne, c’est se l’approprier, le connaître.

Or, il a un jour été mien.
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#3 le 05.04.18 2:51

 

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Orion ne parvient pas à croire ce qui se reflète dans ses orbes solaires. Elle est là. Il n'y a pas besoin d'autre mot pour expliquer la situation actuelle. Celle qui hante ses pensées depuis des jours, qui se réjouit de son malheur et piétine un peu plus sa dignité d'un simple regard. Et il n'arrive pas plus à accepter sa présence qu'à détacher son regard d'elle. S'il pouvait simplement la capturer derrière ses paupières, ce serait avec grande joie qu'il le ferait, mais non seulement sait-il que cela lui est impossible qu'il ne cligne pas une seule fois depuis son entrée. Il n'enregistre réellement sa présence qu'une fois qu'elle est installée à ses côtés et il réalise à quel point sa cruauté n'a aucune limite.

Le jeune blondinet n'ose pas bouger d'un pouce et la dévisage avec, il l'espère, toute la haine du monde, ne reculant pas lorsqu'elle se penche malgré l'envie irrésistible de s'enfuir la queue entre les jambes. Il sait bien que cela ne contribuera qu'au bonheur de ce monstre et écrasera davantage sa dignité - si tant est qu'il en ait encore, ce dont il est plus qu'incertain. Entendre son prénom de sa bouche le fait frémir malgré lui et le rouge lui monte vivement aux joues ; loin d'être celui de la honte ou de l'embarras, c'est celui de la colère qui maquille son visage d'angelot. C'est cette même colère qui lui permet de sortir de son état second, qui lui fait fermer ses poings avec force à tel point que ses ongles se plantent sans douceur dans ses paumes, qui l'arrache enfin de sa contemplation.

Comment oses-tu, hurle son cœur. Mais les mots ne dépassent pas la barrière de ses lèvres et il s'en retrouve démuni. Il aimerait pouvoir lui cracher à la figure toutes les horreurs du monde, lui faire comprendre à quel point il est blessé et qu'elle devrait être à ses pieds pour implorer son pardon plutôt qu'être là, assise à ses côtés, un sourire aux lèvres et son prénom sur la langue. Malheureusement pour lui, il en est bien incapable. Faible pantin qui ne parvient pas à tenir tête à ses tourmenteurs. Il n'est qu'un jouet cassé dont on s'est débarrassé. Mais que peut-il faire, cette fois-ci, pour s'échapper de cette situation, de cette douleur qui le prive d'un peu plus de joie ? Aucune corde de ce monde ne pourrait l'aider.

Finalement, peut-être que déguerpir est la meilleure solution et il zieute du coin de l’œil la sortie, tenté d'ignorer cette ignoble créature et de s'en aller ; s'échapper d'ici dans l'unique but de rejoindre les jupons de sa gardienne afin d'y verser de pitoyables larmes. Mais peut-il seulement se le permettre ? Il a conscience d'avoir plus que fissuré son masque face à elle, qu'il lui est impossible de le remettre en place, mais doit-il vraiment courber l'échine et accepter le traitement qu'elle semble lui réserver ? La frustration se mêle à sa colère, à son chagrin, à toutes les émotions qui tourbillonnent en lui, et bien qu'il tente de les retenir de toutes ses maigres forces, allant jusqu'à percer sa lèvre inférieure de ses dents, ses yeux deviennent humides et rougissent.

Que peux-tu bien me vouloir de plus ? (Il toussote, s'éclaircissant la voix car l'émotion noue sa gorge et l'empêche de parler à sa convenance.) Venue apprécier le résultat de ton petit jeu ?

Contre son meilleur jugement, Orion décide de l'affronter directement et ses propres paroles lui arrachent un sourire teinté de la même tristesse qu'il essaie vainement de noyer dans son verre. Durant quelques secondes, il s'autorise à la fixer sans filtre, rien de plus que la sincérité de son chagrin brille dans ses prunelles dorées. Un soupir à fendre l'âme quitte ses lèvres dont le sourire s'efface. Il abandonne à peine la bataille débutée. Il en est bien incapable, ce n'est rien de nouveau ; s'il en avait un jour été capable, il n'aurait pas fini avec une corde autour du cou. Ses doigts reviennent caresser l'endroit où cette dernière était venue se frotter jusqu'à le priver de souffle, inconscient de son propre geste, et commande une nouvelle boisson pour mettre fin au tourment de ses pensées.

Quelque soit la raison de sa visite, il espère de tout cœur que ce soit rapide, car Orion est bien soucieux de sa santé mentale et ne souhaite pas la voir se dégrader davantage. S'emparant de son verre, il le porte à ses lèvres et ne grimace pas à la douleur que provoque le contact de l'alcool à sa plaie ouverte, le regard perdu dans le vague. Peut-être se lassera-t-elle rapidement de la vision pitoyable qu'il lui offre actuellement. Qu'il est beau de rêver ! Il espère tout de même qu'elle se contentera d'un grand sourire en disant long sur ses pensées. Sa seule présence l'irrite autant qu'elle le blesse, puisqu'il réalise un peu plus à quel point il est stupide et ne cessera jamais de l'être, tombant dans le panneau à chaque fois.

Fiche-moi la paix, s'il te plaît, implore l'angelot qui chute en laissant sur son passage une ribambelle de plumes tâchées de sang, les traits tirés par la souffrance qui occupe continuellement son esprit et s'évertue à lui arracher quelques larmes, qui ne tombent pas encore, préférant caresser ses longs cils bruns en menaçant de s'échouer sur ses joues.

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#4 le 05.04.18 10:13


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Ft. Orion
Drama sadique
Mon petit manège sadique semble faire effet sur mon blondinet préféré. Il semble d’abord vouloir nier la réalité, puis m’ignorer. Je savoure sa mine épouvantée comme le plus délicieux des nectars – presque aussi savoureuse que ses larmes. Je n’ai besoin de rien faire pour le tourmenter, ce qui me facilite considérablement la tâche. Sirotant mon verre, je me délecte de ses émotions comme un vampire déguste une bonne dose de sang après des mois d’abstinence. Mais je le connais, mon petit Soleil, et je sais qu’il ne suffit plus que d’une pression, même infime, au bon endroit, pour le faire vaciller et tomber. Véritable Icare éclatant de beauté, je me sais son épée de Damoclès, depuis quelques temps.

Une plaisante teinte rouge vient lui colorer les joues, et ses mains de pianiste blanchissent sous le coup de la rage. Je ne l’ai jamais vu en colère, mais ne m’attends pas à grand-chose. Avec Orion, la vie est toujours jonchée de grandes envolées sentimentales, négatives ou non. Effectivement, malgré toute la rage que laissent transparaître ses traits, je peux achever mon verre d’un trait sans craindre quoi que ce soit de sa part. C’est peut-être ça, au fond, qui m’a plus chez lui : une faiblesse intérieure qui lui déchire l’âme, et attire la convoitise des êtres malfaisants comme moi. Certaine de pouvoir le briser, je me suis rapprochée de lui, sans qu’il ne se doute de rien – je peux être douée pour minauder, faut pas croire – et ai attendu le moment propice pour mieux le traîner à terre, et l’y piétiner.

Sans aucun remord.

L’observant tranquillement affronter ses propres démons en son for intérieur, ignorant celui qui lui fait face, je le vois diriger son regard vers  la porte qui le sépare du monde où il ne risque pas de me recroiser de sitôt. Je retrousse mes babines en un sourire emplis de malveillance. Il ne risque pas de m’échapper, maintenant que je l’ai à nouveau sous la main. Mais je sais que sa fierté l'empêchera de fuir, même s'il en crève d'envie.

Mon verre s’abat sur le comptoir du bar avec fracas, et je laisse échapper un soupir satisfait, revigorée et réchauffée par l’alcool, avant de reporter mon attention sur mon voisin, dont le minois est désormais déformé par la colère et l’impuissance. A ce rythme, il ne sera bientôt plus présentable, avec une lèvre en sang. Ses yeux se voilent petit à petit de larmes. Je jubile, au maximum de ma puissance.

Sa première phrase m’étonne. L’étranglement dans sa voix me fait l’effet d’une bonne friandise, et le fait qu’il tente de m’affronter me réjouit. Je le fixe avec un amusement non dissimulé, avant de ricaner.

— Ne te donne pas autant d’importance, chéri, je raille, ce n’est que le hasard si je me trouve ici avec toi. Mais j’admets que le spectacle n’est pas déplaisant.

Ses prunelles dorées se lèvent vers moi, pleines d’une tristesse infinie. Je ne détourne pas le regard, une moue narquoise aux lèvres, et me repaît de cette expression sur son visage. Il est cette fois sincère avec son ennemie, alors qu’il est incapable de laisser chuter son masque devant autrui. Il me fait penser à moi, avant. Sa main se porte à son cou avec un mouvement machinal, et je suis de mes prunelles vertes la torsion de son bras, comme je l’ai si souvent fait auparavant. Je savais pertinemment qu’il n’avait pas besoin de moi pour subir une torture éternelle dans sa seconde vie, lorsque je l’ai choisi pour subir mon courroux. Mais je n’ai pas pu résister. Jaugeant avec aisance les gens, il m’avait suffi d’un regard échangé pour comprendre qu’au-delà des apparences, le petit Orion rayonnant n’était qu’un pantin animé par la tristesse et la déception. Comment résister ?

Il commande un second verre, et commence à le boire presque immédiatement après. Maigre consolation pour lui, absolue preuve du mal que j’ai fait pour moi. Sa seconde réplique sonne comme une complainte, une supplication lancinante prononcée par un homme anéanti encore une fois par quelqu’un en qui il a placé sa confiance. Son regard vacille et laisse transparaître une souffrance qu’il ne cherche même plus à cacher.

— N’y compte pas trop, je murmure finalement.

Faire du mal aussi facilement pourrait être ennuyeux, pour une personne raisonnable, mais il n’y a rien de plus délicieux que la souffrance d’un homme, à mes yeux. Et celle d’Orion, en particulier, est un met des plus tentant, dans lequel je pourrais piocher inlassablement.

Jusqu’à ce qu’il ne reste rien.

Le barman me ressert un verre, mais je ne trinque cette fois pas à notre rencontre fortuite. S’il est un bordel sentimental, je ne suis certainement pas la femme de ménage. Au contraire. S’il s’attend à ce que je plie le genou pour me faire pardonner, il peut toujours courir. Mais je sais qu’il en a conscience, et qu’il s’attend sûrement à passer l’une des pires soirées de sa vie. Et avec raison.

— Tu peux toujours me supplier, si tu tiens tant que ça à ce que je parte, je lance avant de reprendre une gorgée d’alcool.

Mon menton dans mes mains griffues, je le contemple. Je contemple la chute de l’ange doré, qui doit lui sembler sans fin, et inévitable. Je jette un regard vers son verre vide, puis le replonge dans ses orbes solaires.

— Je vois que tu gères tes sentiments comme un homme, un vrai, je'observe, sur le ton de la provocation.

Je jette volontairement de l’huile sur le feu. Il déteste qu’on sous-entende qu’il est efféminé, et, même si je suis bien placée pour savoir que ce caractère s’arrête à ses longs cils, et à son visage séraphin, je préfère appuyer sur la première corde sensible qui me passe sous la main. Et quel meilleur moyen pour attaquer un adversaire sensible que de l’insulter. Mes lèvres se retroussent un rictus hautain.

Fais-moi le plaisir d’ouvrir ta délicieuse bouche, mon ange, que je t’arrache ce qu’il reste de tes ailes à coup de griffes.
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#5 le 09.04.18 18:27

 

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Il lui semble que la guillotine se prépare à le recevoir, la lame tranchante s'élevant au murmure de la chimère, lui faisant comprendre dans un souffle qu'elle ne le laissera pas s'échapper de ses griffes. Elle lui propose alors de s'essayer aux supplications et à son oreille, ceci lui donne l'impression qu'on le force à s'agenouiller face à l'engin mortel. Son corps ne s'en raidit que davantage et il se maudit pour ne pas avoir pris ses jambes à son cou lorsqu'il en était encore temps ; à présent, il se sait pris au piège et qu'il n'a plus qu'à attendre que la lame s'abatte sur sa gorge.

Ses yeux s'écarquillent momentanément. Nul besoin de patienter avec ce monstre qui ne prend pas la peine de faire un décompte avant de relâcher la corde. La guillotine s'abat sur lui pareille à un éclair foudroyant qui le fait bondir de son siège, la colère envahissant chaque fibre de son être, terminant de pousser ses larmes au bord du précipice pour qu'elles s'échouent en silence sur le sol. Le cœur au bord des lèvres, Orion ne devient plus que l'ombre de lui-même. Son visage, celui-ci même supposé être toujours tourné vers l'astre du jour, s'est tourné vers les ténèbres qu'il s'était juré d'ignorer à jamais.

Il ne comprend pas, et ce n'est pas faute d'essayer de démêler ce nœud intriguant qu'est la jeune femme, seulement il ne parvient plus à vouloir saisir ce qui la pousse dans un cercle de cruauté infini à son égard. Il secoue la tête frénétiquement. Pourquoi doit-on systématiquement s'en prendre à lui, misérable spectre à qui l'on a jamais donné la moindre chance ? Est-ce le karma pour des péchés commis dans une autre vie ? Seulement, il ne peut croire à une précédente vie lorsqu'il se retrouve dans la peau d'un zombie dans cet au-delà. Il n'a jamais mérité tout ce qu'on lui jette à la figure, jamais.

Sa seule erreur a été de vouloir accorder sa confiance aux mauvaises personnes.

Si j'ai si peu d'importance à tes yeux, pourquoi te tiens-tu devant moi ? (Il éclate d'une violence comparable à la rencontre brutale d'une tasse de porcelaine contre du carrelage.) Pourquoi ne te contentes-tu pas de me rire au nez de loin ? Ne me dis pas que tu prends plaisir à me tourmenter, c'est une évidence... Mais pourquoi, hein ? Pourquoi ?! (Se montrer ainsi en spectacle ne le gêne plus, à un tel niveau. Il n'en a plus que faire, de son image, sa santé mentale lui importe davantage. Sa main se pose sur son visage pendant qu'il reprend son souffle, mais très vite c'est un léger rire qui s'échappe d'entre ses lèvres - proche du ricanement d'un homme condamné.) Si tu es une chimère, c'est bien parce que tu détestes les hommes, non ? Je réalise bien que c'est toujours d'actualité, alors... Est-ce que, toi, tu réalises que tu ne vaux pas mieux que ceux qui t'ont fait haïr les hommes ?

Orion pousse un soupir d'amusement. Ses traits, habituellement si doux, se déforment dans sa lassitude et d'un lent mouvement du revers de sa main, il essuie le vestige de ses larmes qui n'ont plus la force de rouler sur sa peau pâle. Il est fatigué, de cette situation, de ces répétitions, de ces questions sans réponse, de cette cruauté, de sa stupidité. De tout. Il se trouve de nouvelles raisons à désirer cette corde autour de sa gorge, à l'enserrer jusqu'à ce que son souffle se perde dans le néant ; celui-ci même dans lequel il aurait préféré séjourné plutôt que dans cet endroit où prône l'amusement. Celui d'autrui se fait toujours à ses dépends.

Le plus amusant de l'histoire, tu sais ce que c'est ? (Il incline sa tête sur un côté, un sourire désabusé aux lèvres et le poing sur la hanche.) Même si je t'en veux - et je t'en voudrais certainement pour l'éternité, je suis incapable de souhaiter qu'il t'arrive un malheur. Même s'il t'arrivait effectivement quelque chose, je serais incapable de m'en réjouir. Risible, hein ? (Un soupir quitte ses lippes qui ne forment plus qu'une simple ligne horizontale.) Est-ce pour ça qu'on me prend continuellement pour cible ? Parce que je suis trop généreux ?

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28Féminin34Zero Two - Darling in the FranXXMerlebleu de l'Est, biquette et chat.Maison de villeChef stagiaire de la branche drogue du Bchobiti51381720Féminin03/02/2018complètele cabillaudLeone J. Chiaramonte & Pandora R. Bahatóris
chimère
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#6 le 12.04.18 2:40


How dreadful...
To be caught up in a game and have no idea of the rules.
.

Ft. Orion & le drama infini ++
Comme promis, je t'ai fait passer en premier ! J'espère que ça te plaira
Je ne m’en lasserai jamais, je crois. Son visage, comme celui de tant d’autre, blêmissant alors qu’il accuse le coup. Petit à petit, tout son corps se raidit, son visage rougit, et ses yeux brillent. Je darde mon regard narquois dans le sien, en me délectant du spectacle. Il doit sentir mes griffes, pareilles à des lames de rasoir, pénétrer sa chair pour mieux les planter dans son petit cœur fragile. Mes mots lui font l’effet d’une gifle monumentale.

Craque.

Son visage déconfit fait peine à voir. Il ne retient même plus ses larmes. Je lui connaissais pourtant une plus grande dignité. Mais c’était avant que je ne le laisse derrière moi, comme un jouet abandonné sur le sol froid lorsqu’on s’en lasse. Or je ne l’ai pas laissé intact, lorsque je me suis enfuie avec des bouts de son cœur meurtri. J’ai abattu les maigres barrières qui protégeaient encore son esprit, avec un malin plaisir. J'ai détruit la jolie poupée qu'il était, arraché ses membres, piétiné encore et encore son âme, avant de le laisser choir de son piédestal céleste, confronté à sa seule solitude.

Je l’observe avec un air moqueur bondir du siège à côté du mien. Sa mine est maintenant livide, assombrie par ce qui doit être de la colère, chez lui. Ses sourcils froncés et ses joues rougies lui donnent l’air d’un enfant. Mon sourire s’agrandit.

Fais-moi ce plaisir. Je n’attends que ça.

Qu’il perde ses moyens, et il montrera que j’ai tout gagné, et que j’ai encore de bonne raisons de le torturer. Que je peux l’arracher au ciel, pour mieux l’enterrer. Et creuser, encore et encore plus profondément, sa tombe. Ou du moins celle de son cœur.

Le voilà qui se met à parler, à hurler et cracher sa rage. Il craque. Je l’écoute, tout en sirotant le reste de mon verre, dans l’irrespect le plus total. Les gens nous observent, mais il n’en a rien à faire. Moi non plus. L’un comme l’autre, nous sommes de toute manière loin de nous préoccuper du regard des autres. Sauf lorsque cela touche les points sensible de monsieur. Et je les connais tous. Doux Orion qui fit un jour l’erreur de croire en ma bonne foi. En mon masque. Soigneusement élaboré, je dois l’avouer, mais pourtant, c’est comme s’il avait voulu y croire de tout son cœur, trouver le repos auprès de mes cornes.

Un rire monte dans sa gorge, semblable à celui d’un fou. A se prendre pour Sherlock Holmes, il ne doit pas se rendre compte qu’il énonce des évidences. Je jette un coup d’œil dédaigneux à la foule qui nous observe avec curiosité, avant de reporter mon attention sur l’éclipse qu’est maintenant le bel Orion. Son visage est tourmenté par une multitude d’émotions, et essuie ses larmes à la manière d’un enfant. Celles-ci ont laissé des traces sur ses joues.

A la suite de sa tirade, j’éclate de rire. Et c’est les larmes aux yeux que je lui répond :

— Tu sais quoi ? J’ai presque trop pitié de toi pour continuer à m’amuser, je commence, avant d’ajouter, sur le ton d’une confidence : je vais te dire pourquoi je le fais.

Un sourire carnassier aux lèvres, je tends une main griffue vers son visage, et essuie délicatement un reste de grosse larme avec mon index plié. Rivant un regard provocateur dans le sien, je porte ma main à ma bouche.

— Tu ne comprends pas ? Ça, c’est le goût de la vengeance. Et c'est bon.

J’éclate à nouveau de rire, un rire mauvais, de pur dédain.

— Et ne me rejette pas toute la faute dessus. Dois-je te rappeler que c’est toi qui m’as permis d’arriver à mes fins, princesse ?

Une provocation de plus. Encore, pour voir jusqu’où il pourrait tenir à ce rythme.

— Tu m’as ouvert ton cœur, tu m’as tout révélé, presque sans barrière, je n’ai eu qu’à faire mine de roucouler en cœur avec toi pour que tu te laisses charmer.

Passant ma langue sur mes lèvres rouges, j’ajoute, d’un air sadique :

— Offres-toi au monde, et c’est lui qui te bouffe. Tu as choisi de faire partie de ceux qui souffrent, tu n’es pas « généreux » mais naïf, mon petit Orion. Ne te jette pas de fleurs comme ça, c’est mauvais pour ton égo, je raille.

Par pitié pour son état lamentable, je décide de répondre à sa remarque au sujet de ma valeur, par rapport aux hommes.

— Mais toi, tu ne sais rien. Tu as gobé mes mensonges parce que tu voulais y croire plus qu’autre chose, tu m’as facilité la tâche ! Peut-être que tu estimes qu’à ma place, tu aurais fait mieux, comme tout le monde, d’ailleurs, à en croire ce que les gens disent ! je laisse mon regard se promener sur l’horizon occupé par les autres clients, puis murmure à l’attention du jeune homme : mais, mon ange, tu ne sais rien de ce que cela fait d’être une femme dans un monde d’homme.

Sourire plein de canines.

— Quoique… J’oubliais que tu as été la plus belle des fiancée.

Je penche ma tête sur le côté avec l’air d’une enfant innocente, une joyeuse mine affichée sur le visage. Un pieu de plus. Combien pourrait-il encore en supporter, je suis curieuse de le découvrir.

Je lui arracherai les plumes une à une, s'il le faut.
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#7 le 12.06.18 5:38

 

I was told when I get older all my fears would shrink
But now I'm insecure and I care what people think


Orion n'a plus la force de tenter de s'extirper de ses griffes ; il se sait prisonnier à jamais et que son unique option se résume à des tentatives. Il ne peut plus faire davantage, au point où ils en sont. De force, on l'a mêlé à quelque chose de bien plus grand que ce à quoi il s'attendait et il ne lui reste à présent plus que ses yeux pour pleurer. Il ne s'écarte donc pas quand la main de Mitsuko s'avance vers lui et c'est à peine si son corps réagit à son toucher. Il sursaute imperceptiblement. Ses oreilles lui sont grandes ouvertes, accueillant chacun de ses mots, essayant d'y voir un sens. N'importe quoi, afin de préserver le fragile équilibre de sa santé mentale.

Ses paroles se font vénéneuses et le poison se répand doucement en lui. Sournoisement. Au fil des secondes, le blond se fait avoir une fois de plus, tombant sur sa toile à attendre de se faire dévorer. Il abdique. Ses pensées se noircissent à tel point qu'elles ne sont plus cohérentes ; il boit ses paroles et s'y accroche comme à une nouvelle ancre. Celle qui finit au fond de l'océan, abandonnée à la rouille. Il y a peut-être une part de vérité dans ce qu'elle dit ; c'est ainsi que ça commence pour lentement basculer et détruire jusqu'à la dernière essence de son étoile, l'ombre de ce monstre flottant au-dessus pour le plonger dans le noir.

Tu as raison, souffle le bel ange alors que ses plumes jonchent le sol par le biais des perles d'eau salée versée de ses yeux autrefois dorés. Maintenant, ce n'est plus qu'un misérable morceau de paille. Et il ne sait pas, à quoi il approuve exactement. Peut-être un peu à tout. Je ne comprends pas. La fatigue se lit sur son visage tandis que son regard se perd dans le vague. Il lui semble avoir senti quelque chose se briser en lui, mais il ne sait pas bien quoi. Et il n'a pas envie de le savoir.

Orion se tourne lentement vers son siège délaissé et pose une main sur le dossier, tirant dessus. Ses jambes lui paraissent si lourdes qu'il peine à les bouger. Un pas après l'autre, il s'apprête à s'installer calmement à nouveau. Quel divertissement peux-tu obtenir en brisant un gamin naïf ? se questionne-t-il, plus qu'il ne l'interroge, elle. Il secoue mollement la tête. J'aurais compris si tu t'en prenais à d'autres prédateurs, mais là, ça me dépasse complètement, murmure-t-il, en comprenant sa place en tant que proie, dans ce monde tordu. De nouveau installé, il tend son verre au barman pour commander une autre boisson, peu lui importe quoi.

Ses avants-bras se posent devant lui, sur le comptoir. Il est tenté d'y poser la tête mais il est incertain de parvenir à s'en relever ensuite. Tu as raison, commence le blond en baissant légèrement la tête. Je ne sais rien, mais je n'ai jamais prétendu savoir. Au contraire, j'ai prétendu ne pas savoir, lorsque tu m'as approché. J'ai ardemment voulu croire en toi, quitte à ignorer tous les signes démontrant que ce n'était qu'une mascarade. J'ai voulu croire en toi, alors je l'ai fait, en espérant que tu ferais de même. Alors, tu as raison, je suis naïf.

Le barman lui tend son nouveau verre, rempli d'un liquide ambré, et il fait une pause dans son monologue pour le déguster. L'alcool descend dans sa gorge qui s'accompagne d'une brûlure appréciable sur le moment qui ne lui soutire qu'une maigre grimace. Vide, Orion repose le verre sur le comptoir en douceur et reprend tout en esquissant l'ombre d'un sourire, dessiné par la mélancolie en personne. La vérité, c'est que... tout ce que je voulais, c'était trouver ma place dans ce monde. L'ongle de son index remonte le long de son verre en silence et se pose à son bord.

Tu as raison, poursuit-il en inclinant la tête vers elle, une ombre moqueuse planant sur son visage de séraphin. Je ne devrais pas te blâmer d'être un monstre.

je suis tellement désolé du temps de réponse... en espérant que ma réponse te plaira assez pour oublier l'attente !
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#8 le 22.06.18 0:58


How dreadful...
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Ft. Orion
Désolée du retard ! J'espère que ça t'ira~
Petit à petit, c’est comme si la volonté qui maintient le fragile équilibre mental du blondinet s’effondre. Ses yeux s’inondent, ses joues rougissent, et sa tête s’affaisse. Non, ne te rend pas, mon ange, ce ne serait pas drôle. Pourtant, c'est l'impression qu'il donne, avec son air dépité. Il m'écoute, et je constate que chaque remarque, aussi acerbe soit-elle, lui fait l'effet d'un poignard. C'est petit, mais profondément bon. Il m'en faut peu, aussi, pour me sentir exaltée par le malheur des victimes collatérales de ma haine. La seule chose que je viens à regretter, c'est le fait qu'il ne s'énerve plus, qu'il ne se laisse plus guider par la rage et par la haine qu'il me voue. Dommage, je préfère lorsqu'ils me détestent, ça a le mérite de les rendre un peu moins pathétique. Dans ces moments-là, ça m'arrive même de leur faire croire que je regrette, que je me suis laissée emporter par ma nature de chimère. Là, ils revivent, ils me croient, boivent mes paroles parce qu'au fond, quelle femme pourrait avoir le cran de s'opposer à leur volonté, et d'agir motivée par des sentiments foncièrement mauvais et vils ? Aucune ou très peu à leur connaissance. En général, je les fait tomber de haut, je leur agrippe la jambe et j'y plante mes griffes, pour mieux les tirer vers le bas, et les voir chuter me rempli d'un sentiment infini de justice, qui ne manque cependant pas de s'estomper rapidement.

Orion m'écoute, comme vaincu par les coups de couteau verbaux que je lui porte, il tressaute légèrement, mais mes yeux de félin laissent rarement échapper ce genre de petit détail. Mes babines se retroussent devant ce spectacle si pitoyable que les gens autour de nous n’osent même plus prononcer le moindre mot, atterrés par mon comportement et émus par les larmes qui roulent sur les joues du petit ange. C’est qu’il faudrait être un monstre sans coeur pour faire cela à un si bel et fragile petit être. Pas de bol, c’est ce que je suis.

Il reprend la parole, difficilement, comme s’il voulait amasser le peu de volonté qu’il lui reste pour essayer de chercher un sens à toute cette mascarade. J’ai envie de rire. Je me contente de ricaner. J’ai raison à quoi, au juste ? Tu ne comprends pas quoi ? Pourquoi tu te fais en permanence malmener par cette vie misérable ? Je n’ai pas la réponse. Pourquoi ce monde est pourri, et encore régi par la loi du plus fort alors qu’on est au XXIe siècle ? Aucune idée, mon joli. Mais faut s’y adapter. “Marche ou crève”, comme on dit. Alors moi je courre, et tu t’es pris un coup de coude plumé pendant la course. Tu es tombé, mais mon plaisir, à moi, c’est de t’enfoncer dans le sol, pas de te relever. Je devrais être désolée, au moins pour toi, plus pour moi, mais ce n’est pas le cas. Je ne me repens pas.

Le regard d’Orion est fatigué, comme s’il choisissait d’abandonner la lutte, de se laisser aller à mes paroles vénéneuses, de les accepter. Je laisse échapper un gloussement moqueur avant qu’il ne reprenne la parole. C’est bien pour ça qu’on s’amuse avec lui. Il est faible, se résigne, accepte son sort sans lutter, ou presque. Or si ma vie m’a bien appris quelque chose, c’est qu’il faut combattre de toute tes forces. Je crois bien qu’il est le genre de personne que je déteste. A blâmer le monde - sans s’oublier bien sûr - alors que c’est lui qui a abandonné la bataille. Cela dit, il n’est pas vraiment du genre à te victimiser, enfin, ça dépend, mais il se laisse aller entre les mains des autres, se laisse modeler, essaie de paraître parfait, avec son sourire charmeur et son masque. Il n’est qu’un menteur. Pourtant, l’ange me fascine. Je me demandais ce qui pouvait le briser pour de bon, je pensais qu’il me donnerait du fil à retordre, que ce serait excitant. Il a juste explosé entre mes griffes.

Il finit enfin par marmonner le reste de sa question. Je hausse les épaules et étire mes lèvres en un sourire des plus jolis.

— C’est peut-être juste parce que tu méritais que quelqu’un te remette à ta place, je commence en me dandinant sur place. — Tu mens. Tout le temps, aux autres et à toi-même. Alors je viens te rappeler que malgré toutes les illusions que tu peux faire, tu restes une pauvre victime collatérale de ce que j’appellerais “la vie”. Ou la mort, maintenant.

Malgré mes airs amusés, je réfléchis ardemment à sa question pendant qu’il continue son monologue, écoutant le reste d’une oreille distraite, mon regard acéré perdu dans le vide. S’il a cru croire en moi, s’il a cru pouvoir trouver sa place de cette façon… est-ce que cela n’a pas été ma démarche ? Oui, je le déteste parce qu’il est un homme, mais d’un autre côté, lorsque l’on me parle de ceux qui sont “différents”, je pense immédiatement à lui. Contrairement à moi, il n’a pas transformé son traumatisme, sa peur, en rage absolue. Je serre mes poings discrètement, mes griffes se plantant légèrement dans mes paumes. Peut-être suis-je la plus naïve de nous deux.

Mais j’ai compris pourquoi je l’ai pris pour cible. Il est mon exact opposé, finalement. L’armistice mentale certainement volontaire l’empêche de développer la même folie qui m’habite, la même colère, tandis que moi, je me laisse entraîner à celle-ci. Alors qu’il a choisi de ne pas combattre, j’ai sorti toutes mes armes dans ce but, et les ai dirigé vers un bouc émissaire. Je soupire. Pas que cela me surprenne, mais je dois bien reconnaître qu’il a une patience admirable. Si je me suis tant mise en tête de le briser, c’est bien pour lui faire perdre cette contenance absolue, ce masque d’impassibilité. Je voudrais qu’il vrille pour te bon, qu’il se perde dans une noirceur que j’aurais simplement attisée. Car tu étais déjà bien obscurci, mon ange.

Je lui jette un regard en biais. Je crois être sur le point de réussir.

Sa dernière remarque, cela-dit, me laisse quelque peu étonnée. Il y a une telle sincérité dans son ton, dans sa voix et dans ses mots que je mets un moment avant de comprendre que c’est de moi qu’il parle. Je ne m’attendais pas à ça, et cela contrecarre tous mes plans. Tu veux pas t’énerver un peu, juste pour moi ? Je claque ma langue contre mon palais, déçue.

— Et quoi ? je rétorque. Tu ne veux pas m’accorder ton pardon, tant que tu y es ? J'en veux pas. Je lève les yeux au ciel. Pour ta gouverne, ma vie de monstre me convient parfaitement.

Nouveau sourire plein de canines.

— Sans ça, je n’aurais jamais le loisir de te voir pleurer comme un gros bébé en serrant ton verre comme ton dernier biberon, je lance, méprisante et moqueuse, en désignant d’un signe de tête son dernier breuvage.

Cela dit, il m’amuse moins, c’est poilant de voir quelqu’un pleurer, s’énerver, insulter ou manifester son désarroi et sa haine, mais voir quelqu’un se résigner comme ça n’a, pour moi, aucun intérêt. Et je ne suis certainement pas venue ici pour m’ennuyer.

— Ta place dans ce monde, tu l’as pourtant trouvé, je souffle ensuite, et peut-être pas uniquement avec moi. Tu fais partie des victimes, et c’est visiblement pas près de changer, mademoiselle.

J’éclate d’un rire sans joie.

— Et puis ça t’avance à quoi, de chercher ta place, au juste ? je demande en roulant des yeux. C’est moi qui ne comprends pas : sa place dans le monde, on se la fait, et c’est pas en pleurnichant qu’on y arrive. Après si tu es maso et que tu aimes te faire rouler dessus, c’est ton choix, mais ne m’accuse pas de lutter, je fais ce que je peux, à ma façon.

Je le regarde sans détour mais un long soupir s’échappe de mes lèvres. C’est moi qui lui donne des leçons - enfin c’est une façon de parler -, là ? Quelque chose ne tourne pas rond. Quoi que je ne pense pas que mes conseils soient véritablement judicieux. Peut-être l’alcool délie-t-il un peu trop ma langue, mais je n’ai pas énormément bu. Ou alors est-ce la fatigue.

En tous cas, j’espère que ces verres auront un effet sur mon blondinet préféré, qu’il perde enfin ses moyens. Les choses deviendront peut-être alors intéressantes, s’il ne décide pas de rendre les armes, encore une fois.
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