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Toulouze Ka
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Big Grumpy Cat
Terminé #1le 25.03.18 16:40

sardonic
let us fall and fall again

Année 2016. Juin.

Les nuit se succédaient, se ressemblaient, suivaient les jours qui n'avaient rien de tranquille et plongeaient les spectres dans des heures longues tissées d'alcool, de délires idylliques et de confrontations inutiles. Les nuits se succédaient, se ressemblaient, rendant leur lot d'inepties et de souffrances, de rires et d'éclats perçants dans les ténèbres d'un mauvais soir. Les nuits se ressemblaient mais pas ce soir alors que ses pas le faisaient déambuler dans des ruelles presque désertes où régnait l'odeur étrange de substances miroitant des rêves mystérieux. Nécromanciens douteux, dealers peu avenants, magiciennes aux doigts graciles. Il ne les regarda même pas, trop occupé à rester plonger dans ses pensées, les mains plongées dans les poches de cette veste en cuir abîmée. Ne pas les regarder. Passer sa route. Voir ailleurs. Retourner là où se meurt les nouveaux venus et y ranger ses pensées. Quelques heures. Avant que le jour ne succède à la nuit et que la boucle recommence.

Encore et encore...

Le bâtiment se profilait à peine dans la nuit, le zombie l'observant d'un œil empli d'ennui tandis qu'il y pénétrait avec flegme et lassitude. Juste un passage. Juste un détour. Pour y déposer ces billets amassés ces derniers jours, changer de fringues et se poser un peu. Des jours qu'il n'était pas revenu ici, étant impliqué dans une histoire sordide entre chimères et zombies qui n'avaient pas voulu lui lâcher la grappe.

Le genre d'histoires dans lesquelles tu te fourres toujours Toulouze.

La nuit en était à la moitié, courant dans la ville et entre les spectres qui étaient déjà bien éméchés. Le basané en vit quelques uns alors qu'il se dirigeait vers la porte de l'appartement dans lequel il était censé résider, ce lieu servant principalement à stocker ses potions et planquer une partie de sa thune dans le plancher. Dormir n'était pas un luxe qu'il s'offrait, surtout dans un lit ou entre les quatre murs d'une pièce couverts de tableaux en tout genre et franchement louche. Ce n'était qu'un point de chute comme un autre, faisant partie d'une liste longue comme le bras. Un jour, il lui faudrait certainement se poser quelque part, investir son argent plus utilement qu'en potions douteuses, cigarettes modifiées et boissons bizarres. Si seulement le zombie avait envie de se poser. Pour aller où ? Et faire quoi ? Cette vie ne changerait pas, qu'importe l'endroit où il se trouverait. Alors à quoi bon faire quoi que se soit.

La porte grinça dans un chuintement strident, faisant grimacer le zombie qui fronça les sourcils. Regard dur et expression agacé. Venir était une nécessité. Ce n'était qu'un passage. Il ne restait pas. Il ne dirait rien à personne, ferait comme à son habitude, rangerait ses billets sous la latte du plancher, prendrait une douche et s'en irait une fois le frigo vidé.

Oui. Ça, c'est ce que tu dis.

Les nuis se succédaient et se ressemblaient. Depuis des mois. Voire même des années. C'était la même rengaine, les mêmes embrouilles, les mêmes insomnies, les mêmes rêves moribonds. Les nuits se succédaient et se ressemblaient. Mais pas celle-ci. Pas alors que, parcourant le couloir menant au salon de l'appartement et arrivant dans la pièce à vivre, le zombie découvrait cette nana. C'était la première fois qu'il la voyait. Sûrement était-elle morte récemment. Ou bien débarquait-elle d'un autre pays pour revenir vivre ici. Encore était-il que c'était la première fois qu'il la voyait. Et bizarrement, les nuits ne se succédèrent plus du tout de la même façon.

Arrêt sur image. Yeux perdus dans le vague. Le bleu qui découvre le bleu. L'espace d'un seconde, tout s'arrête et change. Juste une seconde. Pour l'instant. En attendant la seconde suivante.

Mec, je crois que t'es dans la merde.

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Teodora Svensson
Troubles in Paradise

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Troubles in Paradise
Terminé #2le 29.03.18 1:05
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Tou ♥️
« Dans tes yeux »
Du bleu, toujours du bleu
Un mois, un long mois qu'elle était là, elle ne comprenait pas tout, elle était juste arrivée là, en plein milieu des morts, elle et son sourire de travers, la robe carmin tâchée de vomi devant la porte de son soit disant appartement. Elle ne ressentait rien, vraiment, elle était juste là, le regard vide et zéro envie, elle n'avait rien eu, n'avait plus rien et n'était pas sûre de vouloir encore. On la collait là alors elle était là, elle sonnait, on lui ouvrait et elle n'écoutait qu'à moitié, elle se foutait de tout Teo, elle se foutait d'être morte, de ne pas s'être amusée, elle se foutait de devoir partager sa chambre, surtout qu'apparemment le colocataire n'était jamais là, tant mieux. Elle laissait déjà ses chaussures traîner dans l'entrée, elle ne comprenait rien et s'en foutait, adressant une grimace souriante aux autres habitants du lieu, posant ses valises dans la pièce vide. Elle était vide en vrai, comme cette pièce, elle ne comprenait pas mais s'en fichait, elle ne savait rien et ne voulait rien apprendre. Elle regardait tout avec son sourire faux jusqu'aux fossettes, s’imprégnant du lieu. Elle y est passé dans ces couloirs, ces pièces toutes pareilles, sans âme et sans lucidité. Elle était comme ça Teodora, un vrai fantôme insaisissable qui n'en faisait qu'à sa tête. Toute nouvelle nécromancienne, un mois déjà et elle vivait toujours en marche, faisant ses affaires sans mêler directement les gens. Pourtant ses colocataires n'étaient pas chiants, elle avait une chambre où personne ne se montrait, des affaires propres, mais elle ne savait ni où elle était, ni ce qu'elle voulait, ni où elle allait.

Là, les fesses posées sur le plan de travail, assise sans vergogne sur les meubles de la cuisine avec les jambes nues pendantes, il était tard ou il était tôt, elle ne savait plus, rien ne bougeait et elle était tranquille à boire le jus de fruits pas à elle, directement à la bouteille alors qu'elle était en débardeur, chaussettes et culotte dans une cuisine déserte, mais elle, elle s'enfichait, ils dormaient tous ou étaient partis. Teodora étaient de ceux pas comme les autres, de ceux qui vivent en marge des horaires de bienséance, là à cette heure dans la cuisine à boire ce qui ne lui appartenait pas directement au goulot et pourtant, pourtant elle s'en fichait. Les pieds qui avaient trop chaud et dont elle retira les chaussettes pour les laisser choir sur le sol de la pièce sans plus s'en occuper, enfin à l'air libre. Elle fermait les yeux, profitant du silence et du bien-être des pieds libérés. Elle aurait pu entendre la porte et se méfier, mais d'une Teodora ne faisait attention à rien, de deux tous les colocataires devaient être soit profondément endormis, soit sortis et donc sans y faire attention elle s'allumait déjà une cigarette, habitude de vivante non perdue. Elle entendit plutôt les pas lourds passer dans le couloir, des pas qu'elle ne reconnaissait pas, elle pivota de la tête, à peine pour entendre encore plus les bruits, intriguée elle bascula en coulant presque du plan de travail à la pièce à vivre où son poisson claquait de la mâchoire pour aller voir, debout dans l'encadrement, à peine vêtue, à peine présentable, le maquillage noir ayant coulé sous ses yeux bleu glace. La pénombre n'aidant pas.

Une silhouette une très grande silhouette, et pourtant elle était grande Teo, bien plus que les japonais moyens, mais dans la pénombre ambiante elle pouvait tout de suite dire qu'il n'était pas un japonais moyen, une très grande silhouette sombre venait juste de passer la porte et le couloir. Et elle ne vit rien d'autre qu'un regard bleu, bleu sombre, bleu pétrole se poser sur elle depuis l'entrée de la pièce. Mais un bleu qu'elle ne connaissait pas, un bleu qu'aucun de ses colocataires ne possédait. Elle ne le connaissait pas, pas du tout mais pourtant elle le regardait, il la regardait, le poisson claquait des canines. Dans un mouvement de tête singulier, un frottement de jambes et un sourire faux elle était déjà redevenue elle-même, une demi seconde de doute et de questions, s'il avait pu entrer, il avait les clefs, ce qui ne voulait pas dire qu'il ne les avait pas volées. Le glaçon rencontre le sous-sol marin, elle se frotte machinalement le cou et hésite. Tant pis, tant pis pour tout, Teo s'en foutait de tout de toute manière.

« Salut »

Un faux sourire mi accueillant mi provocateur, peut être un peu de travers et peut-être un peu entre la séduction et l'intrigue. Elle ne savait pas, réellement, elle ne comprenait rien mais ne le voulait pas non plus, lui dans l'ombre dont elle ne voyait rien, dont elle se protégeait instinctivement comme s'il pouvait l'atteindre.

«Trompé d'appart peut-être ?»

Elle était prétentieuse des fois, vraiment, mais elle voulait savoir et surtout, comprendre, le bleu rencontrant toujours le bleu, ne le lâchant pas une seconde, une minute.
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Teodora parle en #DB7093 pour le suédois, en #7B68EE pour l'anglais et en #32CD32 pour le japonais.
(Bon en vrai elle parle tout le temps suédois et s'en fout si vous la comprenez ou pas).
NB : Elle est bilingue suédois-japonais, elle a un très fort accent suédois quand elle parle anglais.
Toulouze Ka
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Terminé #3le 29.03.18 16:12

sardonic
let us fall and fall again

Arrêt sur image. La seconde s'écoule. Laisse place à une suivante. Puis une autre. Les secondes passent. Se transforment en minutes... en heures ? En éternité ? Arrêt sur image. Le temps semble s'être suspendu. Bizarrerie.

Mec, il se passe quoi au juste ?

Elle était là, descendue de son perchoir avec ce sourire un peu biscornu. Comme dérangée. Comme prise en flag. Avec cette bouteille de jus et ses chaussettes comme étendard. Pas vraiment à sa place, le regard un peu vide. Il y avait un truc avec cette fille, du haut de ses longues jambes interminables, semblait complètement à part. Il en avait pourtant vu et revu des nanas débarquant tout juste dans le monde des morts, ou arpenter les ruelles sombres de les perles quelque peu abîmées par le temps. Mais là...

Toulouze n'avait pas bougé. Pas encore. Il la regardait avant de l'entendre. Puis de l'écouter. Pendant quelques secondes, le temps que la voix de la jeune femme emplisse la pièce et étouffe les claquements bizarre qui provenait d'une chose que le zombie n'avait pas remarqué. Quelques secondes. De petites secondes. Puis le temps reprit son cours. Comme si de rien était.

Enfin, en apparence.

- Salut.

Il a répondu. Ce n'est pourtant pas son genre de s'occuper des êtres qui l'entourent, de faire attention à eux, de leur répondre alors que cela ne lui rapporte rien. Bizarrerie. Toulouze avait répondu à cette fille qu'il voyait pour la première fois, son masque d'indifférence et de flegme ayant repris place sur ses traits peints pendant une seconde par une surprise fugace. Reprendre le cours des choses. Faire ce qu'il avait à faire. Et s'en aller. Il n'avait pas à s'occuper d'elle. Après tout, il s'en foutait.

Mais les secondes s'écoulent et le temps qui devait avoir repris son cours normal, va au ralenti.

Ranger ses billets. Prendre une douche. Manger. Partir. C'était le plan. C'était ça le plan. Ce n'était pourtant pas bien compliqué. Ça n'avait rien de difficile. Seulement, le plan paraissait déconstruit. Défait. Par un bleu polaire. C'était à n'y rien comprendre.

Sourire de travers. Ses yeux couleur marine la lâchèrent enfin, périlleusement. Le basané fit un peu en avant, nonchalamment, retira sa capuche et se rapprocha inexorablement de l'espace vitale de la jeune femme. Arrêt sur image.

Bordel mais...

L'odeur de la cigarette embaumait l'air comme l'encens dans une cathédrale. Cela ne devait pas faire plus de trois heures qu'il s'en était grillé une, pourtant, sans autre forme de procès, Toulouze s'empara de celle de la métisse en la regardant à peine. Il fut tenté, pendant un instant, de prendre aussi sa bouteille de jus et se servir comme si de rien était, une partie de lui lui disant qu'elle n'allait pas vraiment tapé un scandale. Et quand bien même elle le faisait, cela lui était égal. Le plan n'était plus à suivre. Il fallait improviser. Parce que la présence de cette fille n'était pas du tout dans l'équation.

- T'es nouvelle.

Encore des mots prononcés d'une voix grave et basse. Ne répondant même pas aux mots prononcés de la voix gracile au fort accent de la jeune fille. Elle faisait tellement gamine avec son débardeur lui collant à la peau et son simple sous-vêtement. Adolescente maussade en manque de quelque chose. Juste vide. Au sourire bizarre. Au regard de glace.

Tu fous quoi au juste Toulouze ?

La porte du frigo s'ouvrit dans un bruit mat, le zombie y jeta un œil avant d'attraper une bouteille de bière qui y traînait. Rien de bien consistant n'y était, le forçant à aller regarder dans les placards, une bouffée de cigarette montant dans l'air. Regard en arrière. Sourire de travers. Et regard polaire. Encore un arrêt. Le zombie tira sur le rouleau de tabac, détourna les yeux et fit comme si de rien était. Comme si...

Tu n'avais rien vu du tout.

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Terminé #4le 30.03.18 16:14
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Du bleu, toujours du bleu
Pour être tout à fait honnête, elle ne s'était réellement pas attendue à une réponse, le type à la capuche et aux yeux bleu nuit dans l'encadrement de la pièce n'avait franchement pas l'air loquace et elle s'étonnait qu'il lui retourne la salutation, agrandissant un peu son sourire, il l'amusait, un peu. Elle le regardait en coin, reprendre posément son masque d'indifférence et ses traits dur, elle se demandait s'il ne portait jamais aucune autre expression tout en se faisant remarquer qu'on pouvait dire un peu la même chose d'elle et de son éternel sourire qui ne veut plus dire grand chose. Il semblait hésiter et elle le regardait méticuleusement passer ses yeux vers le reste de l’appartement, manifestement elle avait chamboulé ses plans sans l'avoir réellement voulu, apparemment elle n'était pas censée être là, mais elle l'était, depuis un mois et elle ne l'avait jamais vu, ce qui l'intriguait un peu, c'était elle l'intrus et pas le contraire.

Elle pencha la tête légèrement, se passant la main dans les cheveux sans y penser détaillant posément la personne qu'il était, très grand déjà, même de loin elle pouvait le remarquer, la porte faisant office de toise, il atteignait presque le haut de la chambranle et cette impression se confirma quand il se pencha directement vers elle, la faisait légèrement reculer de surprise alors que ses yeux revenaient immédiatement se planter dans ceux de l'inconnu. Il était rare qu'elle ait réellement à lever la tête, surtout au Japon où ils étaient sensiblement petits, mais force était de constater qu'elle devait lever le menton pour pouvoir bien le regarder.

Teodora n'eut pas vraiment l'occasion de continuer son inspection que le grand inconnu aux yeux bleus nuit avait piqué sa cigarette directement dans sa main, la bouche ouverte dans un « o » muet à moitié amusé de son toupet à moitié surpris elle ne le quitta pas des yeux alors qu'il se dirigeait nonchalamment dans la cuisine, définitivement il connaissait les lieux et il était sensiblement pareil qu'elle quand il s'agissait de piquer dans le frigo. Un simple constat, ce n'était même pas une question, c'était une affirmation, elle haussa les sourcils en s'appuyant de nouveau sur un bout du plan de travail en faisant mine de réfléchir, les yeux au plafond de la pièce qui se remplissait de fumée, lui rappelant qu'il avait piqué sa clope et qu'elle avait toujours envie de fumer. D'une démarche fluide elle continuait de le regarder fouiller les placards à la recherche d'elle ne savait quoi et profita d'un des moments où il détournait les yeux pour aller récupérer son bien qu'il tenait toujours dans sa bouche, sourire revenu. Elle était de nouveau assise sur son plan de travail, avec sa cigarette, inspirant lentement le tabac avant de répondre à son affirmation.

« Qu'est ce qui te fait dire ça ? »

Il fallait avouer qu'elle s'amusait un peu quand même, elle balançait ses pieds comme une enfant assise sur une chaise trop haute, les pieds dans le vide. S'il connaissait les lieux alors il aurait du savoir que les personnes vivant là entreposaient tout ce qui était consommable en hauteur, comme si les placer là allait empêcher quiconque de piquer dedans, surtout pas quand on s'appelait Teodora, qu'on mesurait un mètre soixante seize et que les bras tendus elle pouvait facilement attraper un objet situé à deux mètres de hauteur. Toujours songeuse elle pensa au fait qu'elle ferait peut être mieux d'aller enfiler au moins un truc sur ses fesses mais pour l'instant elle était occupée à déchiffrer le grand inconnu aux yeux bleus.

« Je serais toi je tenterai plutôt ces placards là. Enfin à toi de voir après hein...»

Elle indiquait d'un mouvement de menton et de regard les placards plus en hauteur opposés à l'endroit où il regardait. Elle était peut être un peu insolente dans son sourire de nouveau affiché sur son visage, les jambes à présent relevées en tailleur toujours sur le même plan de travail en regardant ses réactions.

« C'est pas toi qui serait nouveau ? »

Elle riait presque, elle savait bien, avait bien remarqué qu'il était définitivement habitué à l’appartement et que de toutes les manières, avec un mois de mort elle était un bébé pour beaucoup de spectres, elle riait un peu, faisant l'innocente, c'était drôle, il était drôle, elle l'aimait bien. Et elle tirait de nouveau sa cigarette, ses yeux ne le lâchant toujours pas.
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Terminé #5le 30.03.18 23:31

sardonic
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Elle n'a rien dit. Pour la cigarette. Juste une moue, un regard surpris. Puis un sourire. Elle n'a rien dit, n'a pas crié, ne s'est pas offusquée. Et a récupéré ce qui lui appartenait. Le zombie l'observa un instant sourire, grande poupée de chiffon assise sur le comptoir au sourire grandissant. Elle n'avait rien dit. Elle avait agi.

Arrêt sur image.

Rare était les personnes qui réagissaient de la sorte avec lui. Avec malice. Avec provocation. Aussi simplement que l'on respirait. Ils étaient rares ces gens-là, Toulouze ne les croisant que dans des bars, dans les heures sombres ou graves, dans les endroits qui ne ressemblaient, en tout cas, pas à une cuisine ni le coin d'un appartement presque vide. Cela avait le don de l'étonner quelque peu, lui qui restait pourtant de marbre derrière son masque d'indifférence froide. Étonné et surpris, de constater que cette nana souriait toujours gauchement face à lui. Et qu'il continuait de la regarder... et de lui parler.

Voix grave. Ce n'était pas dans ses habitudes d'agir de la sorte. La plupart du temps, il ignorait les gens, leur disait la vérité froidement, les envoyait balader. Il les éloignait, comme on éloigne des insectes et se tenait loin d'eux. Mais pas cette fois-ci. Pas alors que les perles bleu polaire rencontraient bien trop souvent les billes bleu pétrole. Drôle d'atmosphère.

- À ta tête.

Il lui répondait. Encore. Simplement. Trop simplement. Il n'avait pourtant pas de problème avec le silence, qu'il préférait aux ronflements de ses sombres visions qui lui pourrissaient la vie. Ni dans le fait d'ignorer superbement les gens. C'était presque un don chez lui. Pourtant, face à cette nana, il ne pouvait faire autrement que lui répondre tandis qu'il se dirigeait vers un placard, la bière toujours à la main, pour y dénicher de quoi manger. Bizarre.

Il écouta même le conseil de la jeune femme, s'occupant à peine du fait qu'elle avait repris sa cigarette et qu'il se retrouvait de nouveau avec une envie viscérale d'en griller une. Le basané ouvrit un placard en hauteur, pas assez haut pour le préserver de son pillage et en sortit des paquets de madeleine et des brioches. Bonne pioche. Haussement de sourcil, pour ne pas esquisser un sourire. Ils 'affaira ensuite à ouvrir la bouteille, en vida la moitié puis entama le paquet de gâteaux sans grande conviction. Étape bouffe : accompli !

Oui mais le truc, c'est le plan est totalement déraillé là.

Silence. À nouveau. La fumée de cigarette montait au plafond, s'extirpant d'entre les lèvres de la métisse qui souriait toujours. Petite gamine sur son comptoir. Jouant à un jeu dont elle ne connaissait pas les règles. Dont il ne savait pas les règles non plus. Mais un jeu qu'il jouait également, alors que placé en face d'elle, appuyé sur le meuble dans son dos, il continuait de l'observer avec une certaine curiosité tout en dévorant le paquet. Drôle de jeu.

Les secondes passaient. Lentes. La cigarette se consumait et il n'y en aurait bientôt plus. Le zombie observa le rouleau de tabac, déposa sa bouteille, abandonna ses madeleines et s'en alla le prendre à nouveau. Comme ça. Il le délogea d'entre les lèvres de la jeune femme, l'observant à moitié avant de prendre une goulée. Trop près. Presque à la toucher. Le plan était déraillé.

- Tu connais déjà la réponse à cette question, gamine.

Vibration grave. Arabesques grises. La nicotine s'insinua dans ses poumons, salvateurs, bien plus que la nourriture sucrée qu'il avait avalé. Il ferma un instant les yeux, ne s'occupant pas plus d'elle. Temps d'arrêt.

Mec, c'est dangereux ce que tu fais...

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« Dans tes yeux »
Du bleu, toujours du bleu
Elle était réellement intriguée par sa façon de réagir, il ne réagissait pas ou très peu, son expression restait lisse et pourtant elle pouvait dire qu'il communiquait avec elle, elle captait ses regards comme il captait les siens et ils se répondaient mutuellement même s'il fallait avouer qu'il était fermé comme garçon. Il lui répondait très brièvement mais il ne s'en allait pas et elle continuait de sourire de travers et de laisser traîner ses yeux sur lui, il était quand même atypique, et il débarquait comme ça dans l'appartement où elle pensait être seule en train de piller le frigo, il continuait surtout de lui piquer sa cigarette allant même la chercher comme elle l'avait fait plus tôt, directement à la bouche du propriétaire du moment. Elle capitulait déjà, elle lui laissait la fin, elle était déjà presque consumée et elle avait laissé son paquet à deux mètres sur la table basse du salon, elle n'aurait qu'à aller en chercher une autre. Elle entreprit plutôt de se concentrer sur ses réponses qui ne tardèrent pas. Nouveau regard appuyé et moue curieuse et presque boudeuse tandis qu'elle décolle ses fesses du plan de travail pour aller se poser devant le frigidaire qui lui renvoie un reflet déformé. Elle replaçait mine de rien trois ou quatre mèches noires qui se baladaient devant ses yeux avant de le regarder à travers le reflet du frigo, ce qui lui donnait l'air ridicule.

« Elle a quoi ma tête ? »

Est ce que ça se voyait tant que ça qu'elle était nouvelle ? Est ce qu'elle ne sentait pas encore vraiment la mort ? Est ce qu'elle avait une marque invisible pour elle mais trahissant pour les autres qui indiquait qu'elle était arrivée il y a moins de deux mois ? Elle avait envie de lui rétorquer qu'elle était très bien sa tête, mais elle ne voulait pas engager un quelconque débat sur sa tête, même si bon, elle était un peu contrariée. Elle était habituée à ce qu'on la trouve jolie, pas à ce qu'on lui dise qu'elle faisait nouvelle. Une fois encore elle se retourna, se calant contre le frigo directement, frissonnant au contact froid sur ses bras nus, lui faisant face et dans un grand sourire alla piquer directement la madeleine qu'il mangeait, basse revanche, en riant un peu sous cape, avant d'ouvrir un autre placard de la confiture d'airelles qui se mangeait plus avec du salé dans son pays natal mais qu'elle accordait avec tout, ouvrant sans problème le placard en hauteur avant de se rasseoir sur son plan de travail, juste en face du grand inconnu aux yeux bleu nuit.

Elle avait eu l'intention, vraiment, de lui laisser la fin de la cigarette mais il la narguait et elle était joueuse, il restait juste là devant elle à tirer dessus sans la laisser l'atteindre pour autant, c'était mesquin et son regard d'ailleurs se désintéressait totalement d'elle, ce qui l'irritait un peu. Dans une tension de bras elle récupéra prestement le mégot presque terminé avant d'elle même aspirer pour récupérer un peu de tabac en fumée, ramenant volontairement son bras vers l'arrière pour qu'il ne puisse pas la récupérer si facilement, elle était à elle cette cigarette bon sang. La cigarette dans une main presque dans son dos, l'autre tenant un reste de madeleine couverte de confiture d'airelles elle lui lançait presque un regard de défi, de la confiture un peu partout sur le visage.

« Je ne suis pas une gamine. »

Techniquement, elle ne l'était pas, physiquement elle était pleinement une femme mais rien enlevait le fait qu'elle était toute nouvelle ici, qu'elle avait été très perdue, qu'elle s'en fichait et qu'elle s'adaptait, comme toujours. Sauf que du coup elle ne se rendait pas ou peu compte qu'elle pouvait être considérée comme une gamine par les autres. Dans un froncement de nez léger elle le regarda un peu plus boudeuse.

« Si je connais la réponse, c'est que je ne suis pas tant que ça une gamine. »

Elle lui soufflait presque sa fumée dans la figure, il l'avait un peu vexée, et elle ne le dirait pas directement mais tout de même à son tour elle tournait volontairement les yeux ailleurs pour ne pas le regarder, il n'y avait bien qu'un inconnu, grand aux yeux bleu nuit et aux cheveux courts pour la traiter de gamine, ou c'était peut être parce qu'elle était en chaussettes et débardeur aussi. Pour le coup, elle était un peu plus motivée pour aller se changer tiens.
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Teodora parle en #DB7093 pour le suédois, en #7B68EE pour l'anglais et en #32CD32 pour le japonais.
(Bon en vrai elle parle tout le temps suédois et s'en fout si vous la comprenez ou pas).
NB : Elle est bilingue suédois-japonais, elle a un très fort accent suédois quand elle parle anglais.
Toulouze Ka
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Terminé #7le 31.03.18 21:44

sardonic
let us fall and fall again

Changement d'atmosphère. L'air n'était plus le même. Tout du moins. En apparence. La tension qui régnait s'étiolait, s'effilait. Diffuse, elle s'estompait à mesure que les secondes s'écoulaient. Nouvel arrêt sur image. La cigarette disparaît. Une odeur de sucre monta dans la cuisine. La fille s'éloigne, esquisse un sourire, provocatrice et quelque peu... vexée.

Qu'à cela tienne. Comme si c'était étonnant.

Il ne reste presque rien du rouleau de tabac. Pas grand chose qui venait de lui filer entre les doigts. Le zombie regarda les derniers millimètres de la cigarette s'en allait, avec cette nana aux longues jambes et au sourire cassé. Il l'avait vexé. Il y mettrait sa main à couper. Mais en était-il dérangé ? … Pas vraiment. Lui lançant un regard, Toulouze s'en retourna prendre une autre pâtisserie, ne s'occupant qu'à peine de celle qu'elle lui avait piqué. Il n'était pas vraiment dérangé. Alors que d'ordinaire, les gens qui s’immisçaient dans son espace, qui lui faisaient des crasses, qui lui piquaient ses affaires, finissaient le nez cassé. Homme ou femme. Vieux ou enfant. Qu'importe. Si tu fais chier Toulouze, tu en paies le prix. Mais elle, elle ne le faisait pas chier. Pas encore...

Faudrait pas que ça arrive vraiment un jour.

Sa voix s'envola entre les murs de la cuisine, le zombie ne l'observant pas pendant ce temps. Il ouvrit sans grande conviction le paquet de brioche, en avala un morceau d'un air impassible. Elle boude la gamine. Il ne lève même pas un sourcil. Qu'elle boude, se déplace avec sa moue et son regard de glace. Il n'en a que faire.

- Tu devrais le savoir. Sauf si tu ne prends pas le temps de te regarder dans un miroir. Là, je peux rien pour toi.

Remarque gratuite. Pas vraiment méchante. Juste véridique. Il allait encore la vexer, c'était obligé. Mais le zombie s'en fichait pas mal. De toute manière, le plan était biaisé depuis le moment où il avait croisé ses perles iceberg.

Il la vit s'avancer jusqu'à un placard pour y prendre un pot de confiture, remarquant davantage sa grande taille qui était bien différente de celles des filles rodant dans la ville. Des nanas comme elle ne couraient pas les rues de Tokyo ou restaient dans des coins qu'il n'arpentait que rarement. C'était limite si elle ne faisait pas tâche dans le décor, tellement elle ne ressemblait pas aux autres. Tellement elle semblait différente. Une gamine étrangère au milieu de vieux puants, livides et oubliables. Une gamine à qui bizarrement, il ne pouvait s'empêcher de répondre. Comme un réflexe qui nous colle à la peau. Drôle d'ambiance.

Elle avait dit le mot gamine deux fois. Elle était vraiment vexée. Deux fois qu'elle l'avait dit. Avec de la confiture partout sur la joue. Deux fois. Avec sa moue d'enfant boudeur. L'africain la regarda, haussa un sourcil avant d'émettre un léger gloussement. Très court. Mais assez long pour être entendu. Il ne riait pas souvent Toulouze. Si on pouvait dire qu'il avait ri à cet instant. Il n'avait pas souri en tout cas, n'avait pas montré son amusement. Il n'aurait même pas pu dire s'il était amusé ou non. Ce qu'il pouvait dire en tout cas, était que cette nana était un sacré cas.

- T'es juste un peu intelligente. Mais tu restes une gamine.

Atmosphère étrange. Rapprochement. Le basané alla, sûrement par instinct, passer son doigt sur la joue couverte de sucre de la jeune femme comme pour lui montrer qu'il avait raison. Un regard empli d'arrogance. Un instant de flottement. Les perles couleur marine se détournèrent pour ne plus observer la jeune femme, pendant quelques secondes, le doigt couvert de confiture finissant entre les lèvres du zombie qui de son autre main, alla prendre un paquet de cigarette qui était dans sa veste. Il en récupéra la dernière, l'attrapant de sa bouche avant de replonger dans les billes claires de la jeune femme. Arrêt sur image. Fallait vraiment que ça cesse.

- Si tu veux bien m'excuser, j'ai d'autres trucs à foutre que blablater avec une nouvelle arrivante.

Connard.

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Teodora Svensson
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Troubles in Paradise
Terminé #8le 01.04.18 18:53
ft.
Tou ♥️
« Dans tes yeux »
Du bleu, toujours du bleu
Elle pensait qu'il râlerait quand elle lui avait piqué sa madeleine mais il ne broncha même pas et elle l'observa un peu plus en penchant la tête, elle avait du mal à le cerner même si globalement elle s'adaptait peu à peu. Elle écrasait sa cigarette terminée dans un cendrier tout proche en considérant la situation, il n'était pas nouveau et il avait ouvert la porte de l'appartement avec des clefs, il devait donc habiter là, mais ça faisait un mois entier qu'elle était là et elle ne l'avait jamais vu, et pourtant elle était globalement là presque toute la journée, sortant la nuit. Elle était persuadée qu'elle ne l'avait jamais vu, elle s'en serait souvenue, elle haussa les épaules. Elle avait envie de bouder et de faire la moue et pourtant, comme d'habitude elle ne se départissait pas de son sourire de toutes les façades, elle jeta une nouvelle fois un coup d’œil à son reflet un peu déformé dans le frigo, elle ne voyait vraiment pas ce qui clochait. Elle pouffa en relevant ses cheveux dans un chignon défait et précaire qui laissait s'échapper quelques longes mèches dans son dos. Franchement il n'y allait pas avec le dos de la cuillère et il avait l'air de se foutre totalement de l'impact de ses paroles sur les autres, mais Teodora heureusement n'était pas du genre à prendre à cœur tout ce qu'on pouvait lui balancer à la figure. Son regard toujours un peu provocateur elle reportait ses yeux sur le grand inconnu aux yeux pétrole qui se goinfrait.

« Beh non je ne vois pas, mais je crois que tu ne vas pas m'expliquer pas vrai ? »

Elle n'était même plus sûre d'avoir réellement une réponse, elle gardait la cuillère de la confiture dans la bouche en la faisant doucement cogner contre ses dents en se demandant quand même ce qu'elle avait, sa tête, et descendit d'un petit saut du plan de travail avant de prendre une nouvelle gorgée de jus don la bouteille n'avait pas vraiment quitté ses mains. C'était à ce moment là qu'elle entendit un son qu'elle n'identifia pas immédiatement, un gloussement bas et rauque qu'elle mis un temps à associer au grand inconnu aux yeux bleu pétrole, le bras toujours en l'air suspendu dans son geste pour porter la bouteille à sa bouche elle le regardait de nouveau, il n'y avait pourtant aucune trace d'hilarité sur son visage. D'un pas large et glissé elle se rapprochait déjà pour l'observer de plus près, ne souriant plus, la surprise et le questionnement ayant remplacé tout autre émotion. Mais même de plus près elle ne voyait toujours pas, dans un haussement de sourcils elle récupéra son sourire en le laissant récupérer la confiture sur son visage avec ses doigts, ouais elle ressemblait peut être à une gamine avec le sucre partout, mais elle n'en dirait rien, se déplaçant lentement jusqu'à l'évier pour s'y pencher et récupérer de l'eau dans ses paumes jointes et s'en asperger le visage, dégoulinant un peu tandis qu'il reprenait la parole.

« Je ne suis pas intelligente, juste habituée à piquer des trucs dans les placards du coup ils ont tous pensé à les ranger en hauteur mais... »

Elle haussa de nouveau les épaules, cette fois ci son sourire était purement moqueur et ironique, se penchant pour remonter une de ses chaussettes qui tombait, trop grande, et pas à elle surtout, elle piquait décidément tout. Et vu la taille de la chaussette il y avait de grandes chances pour que celle-ci appartienne à un de ses colocataires masculin, mais elle ne savait pas qui. Il bougeait déjà de nouveau, attrapant un paquet de cigarettes dans sa veste avant d'en prendre une directement entre ses lèvres, elle effleura l'idée de lui piquer mais elle se retint, elle ne voulait pas pousser de trop, du moins pas pour le moment.

« Pourtant c'est pas ce que tu es en train de faire ? Perdre du temps à discuter avec une gamine comme moi ? »

Non en vrai elle n'arrivait pas à s'en empêcher, elle taquinait tout le monde mais elle là en plus il l'attaquait directement et même si son sourire était toujours accroché à son visage elle notait tout ce qu'il lui disait, elle croisa les bras, adossée toujours au même plan de travail, dans un haussement de sourcils provocateur.

« Je crois que je t'ai même entendu rire, mais bon après, je peux toujours me tromper... »
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Toulouze Ka
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Terminé #9le 02.04.18 23:00

sardonic
let us fall and fall again

Le temps avait repris son cours. Il ne l'avait pas vraiment remarqué, sûrement parce qu'il était trop occupé à observer la jeune femme et à l'écouter parler. Sûrement parce qu'il se concentrait bien plus sur elle que sur la brioche qu'il était en train de manger, presque comme un gamin se gavant de bonbons avant l'heure du dîner. Sûrement qu'il n'était pas assez concentré pour se rendre réellement compte que les aiguilles du temps s'étaient de nouveau mises à tourner et que les secondes ne s'écoulaient plus avec un temps d'arrêt. Tout avait repris son cours, sans qu'il ne le remarque vraiment. Et ce fut seulement quand il la vit hausser les sourcils qu'il comprit.

La pause est finie mon pote.

Elle faisait un peu tâche dans le décor avec son simple débardeur et sa culotte. Avec ses chaussettes non assortis qui glissaient sur ses chevilles et son chiffon mal fait. Avec son sourire un peu tordu et son regard mi-provocateur, mi-vexé. Elle faisait tâche dans le décor, une tâche que l'on ne pouvait que voir et que le zombie ne faisait que regarder. Il fallait dire que c'était le genre de tâche tenace qui ne disparaissait pas comme ça, sans que l'on puisse s'en occuper. Une mauvaise herbe que même si on arrachait, repousserait comme si de rien était.

Mais la mauvaise herbe a de bien jolies fleurs, pas vrai ?

La fumée de la cigarette monta vers le plafond, le zombie fumant sans faire attention, picorant dans le paquet de brioche et dans les madeleines sans grande conviction. Drôle de mascarade. Il l'avait assez regardé. Il l'avait assez vu. Il avait autre chose à faire. Il devait sortir de là. Traquenard. Pris dans des filets qu'il ne voyait pas. Toulouze savait qu'il perdait du temps avec elle, ce n'était pas vraiment comme s'il avait réellement quelque chose de bien important à faire. Mais rester entre les murs de l'appartement ne lui plaisait guère à cet instant. Il voulait sortir, loin. Voir autre chose. Sentir autre chose. Que les lattes de bois et le sucres des pâtisseries. Sortir. Le temps reprit son cours, Toulouze abandonnant sans la moindre vergogne les mets qu'il avait piqué sur le plan de travail. Sortir.

Aucun mot. Aucun son. L'africain haussa simplement les épaules en réponse à la jeune femme, ne lui accordant plus un regard avant de prendre la direction de la salle de bain. Il tira une nouvelle fois sur la cigarette pour l'écraser dans le cendrier qu'avait utilisé précédemment la métisse pour ensuite quitter le coin cuisine sans une autre parole. S'il continuait de lui parler, il était parti pour ne plus s'arrêter. Il en avait dit bien plus en quelques minutes qu'en une journée, sans s'énerver et surtout à une nana qui, il ne fallait pas se mentir, lui faisait un sacré effet. Non, rester, c'était une très mauvaise idée. Puis il avait autre chose à faire. Comme planquer son argent. Prendre une douche. Et s'en aller. Songes éphémères. Le zombie sortit son cellulaire, le fixa un instant avant de pousser la porte de la chambre où ses affaires devaient être, y découvrant un bordel sans nom et deux lits vides. Il haussa un sourcil mais ne dit rien, la pièce étant vide, entra en poussant du pied les affaires au sol tout en songeant au lieu où il irait ensuite.

Et à ce regard polaire un peu agacé.

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Teodora Svensson
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Terminé #10le 03.04.18 16:28
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« Dans tes yeux »
Du bleu, toujours du bleu
L'histoire de sa vie et un peu de sa mort aussi, c'était ça. Elle était différente, où qu’elle aille elle détonnait dans le décor, elle savait remarquer ces regards là, ces regards qui se demandaient ce qu'elle foutait là, ce qu'elle était même parfois. Teodora était un étrange mélange entre l'Est et l'Ouest, entre un pays où le soleil se levait et un autre où il n'entrait quasi pas pendant de longues périodes, Teodora était le feu sous la glace, japonaise à moitié, suédoise à demi, ni l'un ni l'autre, ayant trop pris des deux pour pouvoir être identifiable ne serait-ce que physiquement mais pas assez pris non plus pour pouvoir appartenir réellement à au moins l'un des deux. Ça avait toujours été comme ça, et elle avait appris à vivre avec, même si elle continuait à les repérer, ces regards qui se demandaient bon dieu ce qu'elle foutait là et ce qu'elle était. Son regard bleu pur se perdit un peu en s'arrachant du visage du grand inconnu aux yeux bleu pétrole, parfois elle même se demandait un peu ce qu'elle était et ce qu'elle foutait là, sans réussir à y trouver une réponse convenable, elle était là et puis c'est tout, elle, sa peau foncée, ses yeux clairs, sa grande taille et ses cheveux de jais. Il ne lui répondait pas, et elle se doutait un peu qu'il ne lui répondrait plus, il abandonnait déjà les madeleines dans la cuisine sans dire un mot, et ce n'était pas elle qui allait les ranger, c'était sûr, elle avait déjà elle même abandonné la confiture sur un bout de plan de travail après avoir avalé une dernière cuillère du mélange directement le couvert à la bouche, l'abandonnant également dans l’évier. Elle haussa les épaules à son tour en laissant un gloussement sans réelle joie s'échapper de ses lèvres, à peine un faible amusement, elle avait un peu l'impression qu'il prenait la fuite.

Elle se déplaça lentement dans le salon en suivant à l'oreille les pas du grand inconnu aux yeux bleu pétrole dans le couloir, il allait tout au fond de ce qu'elle pouvait entendre, donc là où elle dormait et où elle n'avait jamais croisé personne non plus mais où des affaires étaient entreposées, elle comprenait un peu mieux et était surprise de ne pas l'entendre râler devant l'étendue du bazar qui régnait dans la pièce depuis qu'elle y avait foutu les pieds. Elle voulait s'habiller mais de ce qu'elle pensait avoir saisi il devrait ressortir pour aller à la salle de bain et elle en profiterait à ce moment là, elle ne voulait pas non plus lui donner l'impression de le poursuivre, même si l'idée l'effleura et qu'elle trouva ça drôle un moment. Elle préféra tranquillement s'allumer une nouvelle cigarette dans le salon en enclenchant la ventilation pour que les colocataires évitent de lui casser les pieds après, les yeux rivés sur la pièce en cherchant les boucles d'oreilles créoles en or qu'elle était sûre d'avoir laissées dans la pièce il y a quelques jours... Peut-être une semaine. Elle soulevait quelques coussins, une tasse, sûrement à elle, un journal mais elle avait du mal à remettre la main dessus, avant de se souvenir que non, elles étaient posées sur la coiffeuse, dans sa chambre, enfin dans la chambre où le grand inconnu aux yeux bleu pétrole avait apparemment toutes les peines du monde à se déplacer. Elle finit par suivre le couloir avant de se tenir dans l'encadrement une seconde, c'était encore pire que ce dont elle se souvenait, il y avait des fringues par terre, quelques livres éparpillés au sol de la même manière et des ingrédients à potions sur lesquelles elle potassait un peu partout, mais elle n'en laissa rien paraître, ironie au bord des lèvres.

« Je ne fais que passer. »

Elle enjamba avec maîtrise ce qui se tenait sur son chemin jusqu'à la coiffeuse pour attraper les boucles qu'elle cherchait, deux grands bracelets de la même teinte ainsi que son maquillage, elle s'habillerait une fois qu'il serait à la douche en attendant elle pouvait déjà se maquiller et enfiler ses accessoires devant le miroir de l'entrée, elle n'aurait plus qu'à enfiler sa robe ensuite, et puis comme ça elle pouvait déjà ressortir de la pièce et le laisser faire ce qu'il voulait faire, elle avait beau adorer jouer avec le feu il n'en restait qu'elle savait à peu près là où il valait mieux s'arrêter et se mêler de ses affaires, même si le futur ne le prouverait pas à chaque fois. Un autre sourire un peu ironique mais un peu amusé aussi, faux, de façade, comme toujours, les yeux ne souriant qu'à peine.

« Ah, et désolée pour le bordel, j'aime pas ranger. »

Elle n'aimait pas ça oui, mais c'était inefficace surtout, elle rangeait quand on le lui demandait, il n'en résultait pas moins qu'une heure plus tard elle avait déjà commencé à semer de nouveau ses affaires partout, sans même s'en rendre compte, elle vivait comme dans sa tête, c'était dérangé, il y en avait partout, elle s'occupait de tellement de choses à la fois qu'elle finissait par en laisser des petits bouts partout. Mais ce n'était pas vraiment de sa faute, elle était comme ça et puis c'était tout. A tous les coups il allait râler.
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