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#1le 24.03.18 12:27
S’il y a bien une chose dont tu ne peux résister à la tentation, c’est bien tout ce qui est sucré. Que ça soit des bonbons ou des pâtisseries, en passant par des jus ou des glaces, tu dévores le sucre et, si tu te le permettais, tu ne ferais que manger des produits sucrés. Lorsque tu penses aux années où tu étais dans ta chambre, à l’hôpital, tu te remémores comment chaque fois que tes grands-parents paternels venaient faire un tour, immédiatement, tu le savais qu’ils t’avaient apporté un gâteau, un cupcake ou un sac de biscuits. Chaque fois, tu croyais que c’était un jour festif et tu faisais encore plus d’effort afin d’apporter un sourire à ceux qui t’entouraient ces journées-là (oui, c’était une forme de chantage involontaire et que probablement tout le monde avait compris ton stratagème). Aaaah, si seulement tu te laissais aller dans les sucreries…En fait, plus tu y penses, plus tu te dis que tu pourrais si tu y réfléchissais plus ardemment! Tu es à l’Agence et il n’y a plus rien qui te retient de quoi que ce soit! Oui, bon, ce débat intérieur n’est pas le bon moment pour surgir, là, tu veux te concentrer sur d’autres choses.

Notamment, il y a une vente qui se produit dans une boulangerie-pâtisserie que tu affectionnes tout particulièrement. Une vente à rabais exceptionnelle à laquelle tu pouvais t’autoriser à dépenser le très peu d’argent que tu avais réussi à accumuler en faisant des petits boulots par-ci par-là auprès de personnes qui te faisaient confiance. Effectivement, le propriétaire de la boulangerie-pâtisserie a décidé de créer (ou refaire) de nouvelles recettes et de les faire essayer à sa clientèle. Évidemment, puisqu’ils sont des produits à tester, chaque nouvelle recette ne possède qu’une poignée d’exemplaires. Certaines recettes sont même des anciens tests réalisés quelques mois plus tôt, mais dont les ventes n’avaient pas été assez convaincantes pour qu’elles deviennent un produit régulier. C’est justement le cas d’une gelée qui goûte le café. Lorsqu’elle avait été en vigueur, vers le mois de janvier dernier, tu avais été l’une des chanceuses à savourer cette gelée. Habituellement, tu se serais retenue d’en manger (parce que tu considères que tu es encore trop jeune pour bien saisir son goût), mais le propriétaire avait tellement bien vendu verbalement son produit que tu avais fini par flancher…et que, par la première bouchée, tu avais compris pourquoi il avait tant tenté de te convaincre.

Donc, quand tu vois la bâtisse commencer à s’approcher dans ton champ de vision, c’est presque en gambadant que tu te diriges d’un pas plus pressé vers l’établissement. Ton sourire perpétuel s’agrandit et tu franchis enfin la porte d’entrée. Aussitôt, un joli carillon sonnant doux à tes oreilles se fait retentir. Le propriétaire est déjà occupé à servir plusieurs clients à la fois. Tu es émerveillée par le nombre de personnes qui sont devant les vitrines et qui semblent savoir exactement ce qu’ils veulent acheter. Pour ne pas donner une sensation de débordement encore plus grande au monsieur des lieux, tu préfères être un peu plus loin de la foule et tu attends sagement ton tour. Entre-temps, tu reconnais quelques visages parmi ceux qui quittent l’endroit et tu leur souhaites la bonne journée. Tu es tellement contente de pouvoir être en mesure de connaître autant de gens dans cette immense ville bondée! On dirait tellement que le monde est petit!

Enfin, il y a une accalmie dans le brouhaha des ventes exceptionnelles. Tu entrevois le propriétaire qui s’essuie le front d’un linge…qui avait encore des traces de farine. Il a une belle ligne blanche sur le front. Dès lors, tu rigoles de ton rire limpide et tu en fais mention au monsieur, tout en lui disant bonjour, lui qui, sans attendre, rigole à son tour et décide de s’éloigner pour s’essuyer proprement le front. Alors, tu décides de te rapprocher de la vitrine et tu constates, oh surprise!, qu’il ne reste que très peu d’exemplaires de plusieurs nouvelles recettes. Et la gelée de café ne fait pas exception, voire qu’il n’en reste qu’un seul exemplaire! Voyant ceci comme ta journée de chance, tu attends que le propriétaire revienne avant de lui donner un très beau sourire, de lui pointer la vitrine et de t’exclamer :

- Je vais prendre la dernière gelée au café, s’il vous plait!

Soudain, tu cesses de bouger et tu fronces les sourcils tout en battant des cils, hébétée. Est-ce que tu venais de dire deux phrases en même temps, qui contenaient toutes deux les termes « gelée de café », ou bien est-ce quelqu’un d’autre à côté (ou derrière) de toi qui venait de demander la même chose que toi, mais dans une formulation différente?


@Kusuo Seto
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#2le 26.03.18 1:18
Une pièce jaune glissa de ses doigts pour rouler sous le canapé. Instinctivement, comme un félin chassant sa proie, Kusuo se jeta à sa poursuite, ses mains s’aplatissant pour s'adapter à son environnement, afin de la conquérir de ses ongles. La dressant devant la fenêtre tel un trophée, de filiformes rayons du soleil viennent refléter sur la pièce de cuivre. C'était la dernière. Celle qu'il avait obtenue en gardant un môme d'à peine une dizaine d'années, le temps que sa mère aille s'abreuver d'une semence opaque. Rien qui ne le regardait en soi. Ses interlocuteurs se confiaient systématiquement à lui, sans qu'il n'en connaisse la véritable source. Son air sympathique était l'un des facteurs déterminant à provoquer ce genre de réaction, cependant, son attitude stoïque et désintéressée ne les stoppait pas. Alors ils parlaient dans le vide. Continuant leur discussion en s'envoyant questions réponses, sur le terrain de tennis de leur vie, tout en captant des éclats dans son regard vide, qui leur aideraient à comprendre leurs propres tracas, comme si leur vie dépendait de sa réaction. La beauté de la nature humaine.

Traversant la pièce pour rejoindre sa chambre, petite porte adjacente en longeant le coin du mur, Kusuo enjamba son kotatsu pour s'étirer à la manière féline, afin de saisir le portefeuille de cuir qui reposait sur son bureau. Au-dessus, une tas de potions étaient classés par propriétés. La plupart de ses recherches se concentraient sur l'apparence. En effet, depuis l'accident, son père avait gardé des séquelles et ne voulait plus sortir se sociabiliser. Conséquence de quoi, le jeune garçon se tapait la corvée des courses. Toutefois, il ne bronchait pas. Rendre service à l'homme qui l'avait couvé, panser ses blessures et écouter ses secrets, n'était qu'une action futile en comparaison.

Des compartiments à peine concentrés lui servaient de leurre pour appâter les vampires, arborant des teintes fluo, tandis que d'autres fioles comptaient des essais pour reproduire l'arôme de gelée de café. Ses manipulations, pourtant, ne pourraient jamais reproduire à la perfection une telle subtilité. Une fragrance lui caressant les papilles, pour le transporter au cœur même d'un grain de café.

C'est à la télévision, enveloppé dans une couverture dans un style écossais, qu'il avait parcouru la publicité avec un intérêt plus que certain. Dans sa ville, à quelques rues avoisinantes, juste derrière son marchand de journaux habituel, la boulangerie-pâtisserie spécialisée, proposait une vente à rabais exceptionnel, sur des recettes exclusives, pour l'anniversaire de leur boutique familiale. Un événement s'étirant sur une semaine où les produits phares du jour s'obtenaient après une certaine heure. Et ce Jeudi, c'était la gelée de café. Le jour de la semaine le moins important, celui qu'il incarnait dans sa famille nombreuse. C'était un signe du Dieu de la gelée de café. C'était son jour. Du point de vue des médias, l’événement était à ne pas manquer.

Sur le chemin qui le séparait à quelques mètres du paradis savoureux, l'eau à la bouche, un filet de bave sillonna sa mâchoire. Une foule opaque se compressa autour de lui quand il atteignit la porte d'entrée. Balanstiquer latéralement, le garçon aux épingles dans les cheveux, réussit à se glisser entre les clients, jouant des coudes et des épaules, pour pouvoir respirer à l'air libre.

Elle était là. Sa précieuse. Dans une cloche translucide, la gelée d'une contenance parfaite se dressait avec un chapeau de chantilly et d'un pompom de cerise. L'assiette décorée de poudre de cacao venait terminer l'ensemble fantaisiste. Divin.

- Bonjour, je prendrais la dernière gelée de café.

Alors qu'il pointait la vitrine de son index d'une manière directive, ses paroles furent interrompues par un écho soudain. Il ignorait que son estomac démontrait des facultés d'élocution. C'est en pivotant sur ses talons, qu'il remarqua une jeune fille rousse, aux cheveux longitudinaux qui épousaient presque le sol dans un dessin brouillon.

- Eh bien, et bien. Nous voilà dans de sales draps. Je voulais cette gelée de café alors elle est à moi !

Elle était plus jeune que de lui de quelques années. Un visage angélique surmonté d'un caractère cauteleux. Aucun doute que le prioritaire donnerait cette gelée à une petite fille inconsciente, d'un sourire niais à en vomir son âme. Faux-jeton.

- Je me rectifie, je ne voulais pas, je VEUX la dernière gelée de café. Ton palais n'est pas assez délicat pour apprécier son arôme subtil, relevé et unique.

Plus bas, son souffle a un cheveu de l'oreille de la jeune fille, il ajouta :

- En plus tu vas prendre vingt kilos d'un coup si tu l'as manges.

Jouant sur le plan a attisé sa jobarderie, ses mensonges excessifs seraient très certainement crédibles aux yeux de la jeune fille. À moins que son apparence charnelle soit aussi trompeuse que ce rabais transcendant.
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#3le 05.04.18 18:39
En entendant un « Eh bien, eh bien », tu te retournes sans attendre vers la voix qui se trouve…en fait, qui se trouve devant toi, mais dans un coin de ta vision que tu avais omis de regarder. Oups. Dire que tu avais pensé que c’était toi qui s’étais dédoublée. Tu te retiens de pouffer de rire, parce que tu sais que ce n’est pas poli de rire devant le visage des autres. Mais, en même temps, la situation est tellement loufoque que, lorsque tu vois le visage surpris du propriétaire des lieux, tu ne peux empêcher de rigoler un peu. Tu écoutes d’une oreille ce que le jeune homme – car oui, c’est un jeune homme aux…cheveux roses ? Et aux lunettes vertes ?? – te dit, et il t’interrompe dans ton analyse de son apparence, car il fait mention du fait que, lui aussi, il veut la dernière gelée de café. Aaaaaah, c’est donc ça le problème ! C’est pour cela que tu as entendu double ! Lui aussi la veut…quoi ? Vous êtes deux personnes à vouloir la même chose ?

Habituellement, tu serais la gentille fille qui laisse la chance aux autres d’avoir ce qu’ils désirent, mais par la façon dont il t’ordonne de lui laisser la dernière gelée de café, tu ne sais pas, tu te retiens d’être…gentille ? Agréable ? Généreuse ? Tu ne sais quel mot choisir pour cette situation particulière. En tout cas, tu sais que, par son attitude, il va se buter à ton côté têtu. Les personnes t’ayant côtoyé le savent toutes : tu peux être obstinée et tu n’aimes pas lâcher ton morceau rapidement. Tant et aussi longtemps que les gens n’ont pas un bon argument, tu restes sur tes idées. Et là, ce jeune homme, il va voir ce côté de toi. Tu n’aimes pas être ainsi, mais il y a des moments où tu n’as pas le choix de faire ressortir cette partie moins…plaisante ? Sympathique ? Conventionnelle ? Là aussi, tu ne sais pas quel mot serait le bon. Bref.

Pendant que tu es en pleine confrontation avec toi-même, le jeune homme a l’audace de s’avancer jusque très près de toi et de te glisser un…une phrase que tu ne comprends pas bien la valeur. Tu tournes ton regard vers le sien, un sourcil arqué et le visage interrogateur. Tu recules un peu, afin d’avoir ta bulle (dire que tu veux ta bulle alors que tu ne laisses jamais la bulle aux autres…quelle paradoxe). Tu ne prends pas de temps pour répliquer sur un ton curieux :

- Mais, si j’ai le risque de prendre vingt kilos, alors, toi aussi, non ? Même toi, tu as dit que c’était, heu, délicat, alors, ça veut dire que ça peut pas donner vingt kilos ? Je veux dire, heu…Monsieeeeeeur, est-ce que votre gelée de café donne vingt kilos?

Le propriétaire est hébété, puis commence à rire de son rire gras. Tu penches la tête sur le côté, incapable d’interpréter la raison de sa réaction. Dès qu’il te fait un «non» de la tête tout en continuant de s’esclaffer à ta phrase, tu ramènes ton regard bleuté en direction du reflet verdâtre des lunettes du jeune homme. Encore confuse, tu lui rétorques :

- Tu vois ? La gelée de café n’est pas grasse !

Plus tu y songes, plus tu te dis qu’il ne cédera pas non plus aisément. Alors, pour te donner un argument de béton, tu fouilles dans tes poches de manteau et tu en sors tes pièces de monnaie dûment gagnées. Dans le creux de ta main, tu les dévoiles à la vision du jeune homme rosé. Tu te redresses avec fierté et tu émets un « Hmpf ! » pour accompagner cette posture. Tu lui donnes un beau sourire et tu t’exclames :

- Regarde ! J’ai tout cela pour pouvoir payer la gelée de café ! Toi, est-ce que tu as l’argent ? Je ne pense pas ! Ce qui fait en sorte que je peux l’avoir !

Tu devrais faire attention, chère Poppy. Qui sait quelles sont les intentions du jeune homme qui se poste devant toi. Sont-elles toutes très mesquines et cruelles ? Tu as su éviter avec souplesse sa première attaque, mais sauras-tu être à la hauteur des autres ?

@Kusuo Seto
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#4le 15.04.18 4:34
Kusuo détestait être au cœur de l'attention, tout comme il haïssait devenir le spectateur d'annales qui ne l'impliquait pas. Les paires d'yeux qui déferlèrent sur lui, comme une vague démente, écumante de curiosité, le noya d'un sentiment de malaise. Une situation qui ne lui plaisait pas. Fronçant les sourcils au-dessus de ses lunettes à verre réfléchissant, le garçon tenta de persuader les clients ne plus faire attention à la petite scénette, qui ressemblait, de part sa simplicité élémentaire, à un spectacle d'école. Son pouvoir s'étendait sur un rayon de vingt kilomètres, mais n'agissait pas toujours à son gré, à l'instar de sa synesthésie qui arborait des propriétés involontaires et automatiques.

La rousse esquiva à merveille sa première attaque, dans un ballet de compétence qui méritait d'être salué pour une simple enfant. La technique du miroir. Astucieux, mais pas assez face à l'homme ayant bravé toute sa vie, la manipulation accrue de son patriarche.  

- Non. Parce que moi je suis un garçon et les graisses sont transportés dans l'estomac qui se dissout directement, tandis que l’odyssée du sucre, chez les filles, arrive directement dans le sang, ce qui fait que tu grossis rapidement. Tu peux aussi devenir diabétique si tu en manges trop. En langage profane, ça veut dire que ton sang deviendra une rivière de sucre. Et que tu dois faire des piqûres tous les jours ! 

Un mensonge si authentique, qu'il arriverait presque à y croire. Ichiro utilisait toujours de grands mots pour s'exprimer. Ses paroles bien ficelées attiraient l'approbation de ses interlocuteurs, qui avaient foi en ses affirmations. L'art de la communication, une méthode radicale pour obtenir une faveur chez son interlocuteur.

La petite ne l'écoutait déjà plus, se renseignant auprès de l'avis d'un tier, une personne neutre. Le gérant de la boutique. À cet instant, Kusuo aurait souhaité disparaître six pieds sous terre, pour ne pas avoir à affronter le regard porteur de jugement du gros pâtissier. C'est un rire guttural, qui accueillit la remarque de la rousse. Heureusement que l'intéressé quitta un instant l'espace, pour ne pas apercevoir la roussette pivoter vers le nécromancien, clamant une déclaration évidente, comme une petite sœur piaillant sur son grand frère à coups de poing fulminant sur le ventre. Ouais bien joué, tu m'as démasqué.

Pittoresque, une situation rocambolesque. La jeunette fouilla les poches de son manteau, pour lui présenter son trésor. Surement de vulgaires lombrics. En coulissant ses mains jointes dans sa direction, ses mirettes furent éblouies par la présence de pièces de monnaie, perçant la barrière protectrice de ses lunettes. Elle avait de l'argent et ne cachait pas son air satisfait sur son visage angélique. Alors qu'elle s'auto-déclarait vainqueur, Kusuo plongea instantanément sa main pilote dans la poche de son jean, agitant son portefeuille à sa propre hauteur, l'expression stoïque.  

- Eh bien, eh bien, pas si vite.

Déployant son butin sur la table près de la caisse, d'un mouvement ample, Kusuo se redressa, une lueur victorieuse dansant dans ses prunelles. La totalité de l'argent dévoilé, constituait son salaire entier. À ce stade, il aurait pu s'octroyer le plaisir de s'offrir des packs entiers de gelée de café, suffisamment pour s'en faire un lit. Alors pourquoi cette résistance, cette obsession pour une pseudo-conquête contre une enfant ? En agissant comme un prédateur, Kusuo déclinait légèrement, adoptant involontairement le comportement de l'homme qu'il avait fui toute sa vie.

Un plan s'esquissa dans son esprit. Il fallait l'effrayer avec de meilleures ressources. Susciter une crainte. Ichiro s'en servait sans cesse sur lui. Sous l'emprise de la peur, la victime devient plus coopérative. Promptement, le garçon mit l'accent sur une vérité quasi universelle. Une petite chose, qui avait le don d'hérisser les poils de la nuque. Des statistiques approuvées, plus importantes chez les individus féminins, mais qui trouvait son compte dans sa situation.

- Tout à l'heure, j'ai vu des insectes. Des... Il retient un haut-le-cœur, déjà sensible à la consonance du mot. Blattes. Je crois qu'elles sont rentrées dans la gelée de café.

Murmurant à son oreille pour ne pas ébruiter l'affaire, Kusuo se sentit soudainement coupable d'avoir diffusé une telle information. Son interlocutrice était bavarde et surtout criarde. Le genre de comportement vigoureux qui l'ennuyait. Employé dans un café, le garçon aux épingles dans les cheveux, était tout à fait conscient que ce type de révélation pouvait définitivement faire fermer un établissement. 

S'il avait eu l'avantage financier, la fillette, elle, possédait un atout que l'argent ne pouvait offrir. Le charisme et le contact facile. Bon sang... Si prêt du but. Kusuo pria intérieurement pour qu'elle tienne sa langue.

@Poppy Albert
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#5le 03.05.18 14:30
Tu n’as pas gagné ta bataille amicale quand tu as su brandir ton argent avec détermination. Du moins, pas pour l’instant. En y pensant, était-elle amicale? Tu ne pourrais le confirmer ou l’infirmer, il semblerait que, de ton côté, c’est plus amical, tandis que du sien, c’est plus…hostile? Vilain? Son attitude est, comment dire…il a l’air exaspéré. Son expression facial ne l’aide pas, en tout cas, s’il ne veut pas paraître ainsi. Bref, tu sens que cela ne se terminera pas tout de suite. En effet, le jeune homme brandit fièrement son portefeuille qui, lorsque secoué, résonne d’un son que fait des pièces de monnaie une fois qu’elles se cognent entre elles. Pour éviter un scepticisme de ta part, il prend même la peine de déverser le contenu de son portefeuille sur la table pas trop loin de vous. Tête au-dessus de la preuve matérielle du jeune homme, tu examines les pièces avec un grand intérêt. Tes longs cheveux touchent à la surface vitrée de la table, donc, tu fais attention de ne pas faire un mouvement brusque, de peur de faire tomber la monnaie de l’autre. Après vérification, oui, il a assez d’argent pour se permettre d’acheter la gelée. Hmm-hmm, oui, c’est vrai. Tu n’as pas encore gagné.

Aussitôt, quand tu te redresses pour être bien droite, le jeune homme se permet de s’approcher de toi et de te murmurer une…une information que tu ne pensais pas entendre de sa part. Tes oreilles extraient les mots prononcés, elles transmettent la signification de ceux-ci directement dans ton cerveau et, en un clin d’œil, le réflexe est initialisé. Tes épaules sursautent et restent élevées, tes mains se crispent et forment des mains comme si tu étais un monstre prêt à attaquer, tes yeux s’agrandissent, tes cordes vocales relâchent un « HAN? » bien fort. As-tu bien entendu? Des blattes sont entrées dans la gelée? Mais c’est horrible!

Tu hésites un instant à l’acheter. Hm. Est-ce que tu veux réellement rencontrer malencontreusement une blatte pendant une de tes bouchées au point de t’étouffer? Veux-tu prendre ce risque? Et lui, est-il prêt à prendre ce risque? Il veut vraiment la gelée, malgré tout, parce qu’il vient de te montrer son argent…Veut-il autre chose? Il n’a pas l’air d’avoir dit qu’il voulait autre chose. C’est inquiétant. Plutôt…intéressant. Par ses gestes et par son attente d’une réponse de ta part, tu vois bien que quelque chose cloche. Il ne va pas vers le comptoir pour demander autre chose ou pour avertir le propriétaire. Est-ce que ça serait malpoli de le dire au boulanger, au point qu’il pourrait être blessé? Est-ce pour ça que le jeune homme ne réplique pas, ne réagit pas plus que ça? Qu’est-ce qui se passe, en fait? De plus en plus, des questionnements bouillonnent en toi. Tu reviens sur tes pensées précédentes. Le jeune homme semble convaincu d’acheter la dernière gelée de café. Malgré le fait qu’il ait vu des blattes. Est-ce que ça veut dire que…

Tu te décrispes et tu dévisages le jeune homme qui est à côté de toi. Ton éternel sourire reprend des couleurs et tu serres les poings tout en les ramenant vers ta poitrine. Par contre, en les serrant, c’est pour démontrer ton émerveillement et ta grande curiosité. Effectivement, tes yeux brillent et tu te penches vers lui. Après avoir échappé un « WOAH », tu (re)commences ton avalanche de questions.

- Ha…mais, ça veut dire que tu veux quand même l’avoir? Pourquoi? Tu aimes manger les insectes? Est-ce que ça goûte bon? Pourtant, les blattes, ça sonne dégoûtant! Ça veut dire que tu viens d’un autre pays où on mange des insectes? Alors, ça goûte comment?

Avait-ce été la meilleure solution pour ton interlocuteur que de dire ce genre de mensonge? Eh bien non, puisque tu as tombé dans le panneau, mais d’une autre façon. Mais, attend...est-ce que tu viens de tomber dans le panneau? Est-ce qu’il est en train de te mentir? À bien y penser, il a dit que la gelée pouvait te faire grossir et c’était un mensonge. Plus tu y réfléchis, plus ton cerveau s’active, plus tu prends la position du Penseur de Rodin. Si des équations mathématiques pouvaient s’afficher devant ton visage pour exprimer toutes les démarches que ton esprit utilise, ça serait volontiers actuellement. Immédiatement après, tu croises les bras et tu fronces les sourcils. Ton sourire disparait tranquillement. Ce n’est pas bon signe lorsque tu ne souris plus.

- Attends une seconde…es-tu…es-tu en train de me mentir?

Une simple question. Mais qui peut en dire long.


@Kusuo Seto
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#6le 01.06.18 23:57
Bon sang. Kusuo aurait facilement pu obtenir cette gelée de café, s'il n'avait pas déjà persuadé les clients de la boutique de ne plus faire attention à leurs belligérances, par le biais d'un message télépathique. Un léger pique lui perfora le crâne. Conséquence d'un acte anodin, ayant radicalement changé le cours des choses. Qu'on l'appelle théorie des dominos ou l'effet papillon, provoquer le moindre petit changement, de la pierre qu'on déplace du sol, à la roche volcanique qui s'effrite, petites causes, dégâts immenses. Un murmure devient vacarme et la gelée de café un fluide liquide si elle continuait à prendre la chaleur sous sa cloche de verre, la gélatine ne résistant pas à des pressions de températures élevées.

Après avoir colporté des rumeurs sur la présence de nuisibles, grouillant de leurs petites pattes effilées dans la gelée, son interlocutrice eut une réaction démesurée. La même que pour compter les pièces du nécromancien, cliquetant contre l'un des meubles de bois en surface de marbre, à l'écart du comptoir. Avait-elle réellement besoin d'exposer ainsi ses sentiments ? Un folâtre contraste liait les deux jeunes gens. L'une était pimpante, expressive et vive, tandis que le second n'était qu'une pierre froide, dénué de tous sentiments, excepté pour les sucreries et douceurs suaves. Pour le satisfaire et espérer une quelconque communication avec lui, il suffisait d'abord de complaire son estomac sans fond.

Plaquant sa main contre sa bouche, lorsque les nouveaux clients tournèrent des yeux inconvenants dans leurs directions, la fillette gémissait sa joie de plus belle, Kusuo grommela :

- Met là en veilleuse.

Soupirant lestement, il la relâcha l'instant d'après, ne voulait pas passer son acte de mise sous silence, à une tentative d'enlèvement. Visiblement, elle ne semblait pas avoir compris son geste vain, car instantanément, elle frappa sa poitrine d'un poing vif, pour venir répandre bruyamment son émerveillement. Bouchant ses oreilles de l'extrémité de ses index après avoir entendu le mot "blatte", Kusuo savoura le silence absolu, un sourire s'affinant sur son visage. La paix. Enfin la paix.

Soudain, le visage aux yeux rieurs de son interlocutrice perdit de sa gaieté, pour se métamorphoser en une moue boudeuse, telle une mère sermonnant son petit garçon. Pas à pas, Kusuo déboucha malgré lui ses oreilles pour entendre ses reproches.

- Eh bien, eh bien.

Souffla-t-il pour gagner du temps.

- Hm. Non. Je ne mens pas.

Croisant les bras, Kusuo évita son regard. Quelle barbe. Sacrée situation. Zéro crédibilité. Le nécromancien n'était pas à l'aise avec les sentiments des autres. Encore moins avec les siens. Ses pensées étaient un royaume régi par sa propre matière où il façonnait les règles à son bon vouloir. Toutefois, il n'y avait que dans cette situation que, tel le lion dardant de ses instruments de combat argenté, s'élançait au cœur de la bataille, pour obtenir le repas lui revenant de droit, sur son propre territoire. Peut-être qu'il laisserait une mèche de cheveux rousses entre ses griffes. Approuvant silencieusement sa propre imagination, une voix de baryton cassa le fil de ses pensées.

- Dis-donc les jeunes, vous allez vous décider ?

Tonna le gros boulanger en appuyant son armature de bras colossaux près de la caisse, leur lançant tour à tour des regards accusateurs. S'il avait estimé cette petite scénette amusante à l'exposition, elle était promptement devenue lassante au nœud, pour se catégoriser d'importun au dénouement. La farine qu'il avait entre les doigts s'éparpilla près des pièces de Kusuo, tandis que ce dernier ramena l'ensemble d'un revers main, les rangeant rapidement dans son portefeuille, certainement suivi de près de la sangsue rousse, qui ne laissait pas sa part du gâteau, il l'avait compris.

Pivotant vers elle dans un mouvement imprévisible, il tendit le poing et resta figé un prolixe laps de temps dans cette posture, comme s'il s'attendait à ce qu'elle lise dans ses pensées pour s'exécuter. Rien ne vient. Alors il illustra son geste.

- Pierre, papier, ciseau. En trois manches.

Il n'était pas fier d'avoir hérité des gênes d'Ichiro, son second père, mais en cet instant, il remercia intérieurement mère génétique pour lui avoir attribué un très bon sens de l'observation provenant de son côté perfide de la branche. Voyant le bras de son interlocutrice se dérouler dans sa direction, il analysa rapidement le placement de ses doigts et le prolongement de ceux-ci, pour communiquer ensuite sa propre action, l'adaptant au sens contraire, afin de gagner la manche.

Pierre !
_________________________________________________________________________
• Le marchand s'énerve et Kusuo propose un pierre, feuille, ciseau en trois manches. Celui qui gagne, remporte la gelée de café. Un seul tirage, on s'organise entre nous pour la suite :3


Pile : Kusuo gagne
Face : Poppouille gagne

*croise les doigts*

EDIT : Du coup, je te propose de me laisser gagner cette manche, et tu finis en beauté avec les deux autres ^w^

PS : Dééééésolé pour l'énorme retard


@Poppy Albert
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#7le 01.06.18 23:57
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Féminin
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× Surnom : l'okapi
lémure
#8le 07.07.18 1:22
Ton changement d’humeur vers la négativité disparait en un clin d’œil lorsqu’une voix grave et imposante résonne dans tes oreilles. Tu te tournes alors vers le propriétaire de la boutique qui attend impatiemment de voir comment cela va se terminer entre toi et le jeune homme. Oh, oui, c’est vrai, le proprio est encore là. Il ne faut pas le faire patienter encore plus longtemps! Aussitôt, tu regagnes ton sourire, cette fois, pour tenter de te faire pardonner et tu te grattes l’arrière de la tête en rigolant de façon embarrassée. Tu t’écries :

- Ne vous inquiétez pas, Monsieur, nous allons prendre une décision tout de suite!

Dès que tu prononces ces mots, tu pivotes vers le jeune homme. Tu t’apprêtes à lui proposer une sorte d’échange…et il prend les rênes à ta place. Tu en restes surprise, au point que tu gardes la bouche entrouverte. Eh bien, c’est lui – et non toi – qui offre de conclure cet échange par une partie de pierre-papier-ciseau. Intéressant. Tu te souviens comment c’était un de tes petits jeux préférés lorsque tu passais le temps dans ta chambre d’hôpital en compagnie de tes amis colocataires. Souvent, voire majoritairement, tu gagnais. Tu as toujours eu une espèce de chance dans ce jeu et tu ne peux expliquer cette chance inouïe. Par contre, tu perds sans cesse à la guerre des pouces. Il faut croire que tu n’as pas les doigts aussi forts que ton intuition. Bon, tu hoches vivement de la tête et tu tends ton poing en direction du poing de celui qui est avec toi.

Vous commencez la première manche. Tu choisis ciseau, il choisit pierre. Ah. Mince. Tu as perdu la première manche. Tu lances un « OH! », puis tu fronces des sourcils. Pourtant, tu as l’intuition du tonnerre habituellement ; il faut qu’elle revienne! Tu secoues tes mains (que tu as préalablement ramollies) et tu remets ton poing en position « d’attaque ». Le jeune homme a l’air satisfait de sa victoire, mais tu sais qu’il se réjouit trop tôt. Tu te dis que, pour la prochaine manche, il va certainement reprendre le même choix qui l’a fait gagner. À moins qu’il étudie tes faits et gestes et qu’il croit que tu croiras cela et qu’il choisira autre chose? Hm. Que fais-tu. Ah, tu n’as plus le temps d’y réfléchir, il recommence le motto « Pierre-papier-ciseau ». Croyant ton instinct, tu optes pour la deuxième option et tu gardes les ciseaux. Comme de fait, il choisit papier. C’est égalité. Tu ne sautes pas de joie immédiatement, car tu sais qu’il reste la dernière partie, le dernier tiers, le match final, la décision ultime. En un instant, les rouages de ton cerveau s’activent encore plus rapidement. Bon, il va probablement retourner à pierre, parce qu’il ne veut pas faire la suite « pierre-papier-ciseau ». C’est sûr que c’est ça. À moins que non? Aaaaaah, pas le temps d’y penser, allons-y avec cela! Tu choisis le papier.

Il choisit pierre. Comme tu l’avais prédit.

Tu lèves les bras dans les airs, tes deux mains deviennent des poings à présent et tu lâches un « WAHOU » bien audible. Tu es imbattable à ce jeu décidément! Tu fais sursauter la dame qui est très près de toi, tu t’excuses vivement et tu te ramènes au comptoir en oubliant quelques secondes la présence du jeune homme qui a perdu. Tu déposes avec vigueur ta monnaie devant le propriétaire et tu déclares, le plus grand des sourires sur tes lèvres :

- Je vais prendre la dernière gelée s’il vous plait!

L’homme secoue sa tête, retient un petit rire vaincu, et se penche derrière la vitrine pour prendre la gelée. Il la dépose devant toi. Tandis qu’il compte ta monnaie, tu admires la pâtisserie en te retenant de saliver. Puis, tu penses au jeune homme. Tu penses à la conversation. Tu penses à la partie de pierre-papier-ciseau. Tu penses à plein de choses. Quand il te tend la cuillère qui pourra plonger dans le délice de la gelée de café, tu te redresses et tu t’exclames :

- En réalité, j’aurais besoin d’une deuxième cuillère s’il vous plait!

Par après, la gelée et les deux cuillères dans les mains, tu te tournes et tu plonges ton regard dans celui du jeune homme. Tu lui donnes un très beau sourire et tu lui montres ta décision. Alors, tu dis :

- Cela serait dommage que tu ne puisses pas y goûter! Et si on partageait ce sentiment de bonheur ensemble?

Quel cœur sur la main que tu as, très chère Poppy.

@Kusuo Seto
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