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Terminé #1 le 22.03.18 1:58

I hate vodka.
I hate you.

▲ Précédemment

Une fois la porte durablement bloquée par la chaise, je me suis enfuie en courant vers mon appart. Là, je me suis vite douchée, et puis, afin d’essayer d’oublier tout ça, je me suis dit qu’il ne pouvait rien y avoir de mieux que de se défouler. Et effectivement, après avoir enfilé une tenue un poil plus classe, je suis sortie de l’Agence et me suis dirigée vers le centre-ville de la capitale fantomatique du Japon.

La nuit est tombée. La température aussi.

Les mains fourrées dans une parka chaude, la capuche rabattue sur ma tête – et donc transpercée de mes cornes, j’avance d'un pas rapide dans la nuit agitée, les oreilles baignée du bruit de la vie nocturne. Avec mes yeux de chats, je distingue le moindre détail, et me balade un moment avant de me décider sur ce que je dois faire. Mon estomac criant famine, je me décide d’abord à m’acheter une crêpe dans une pâtisserie du centre : quoi de mieux que du chocolat, des fraises, de la chantilly et une tonne de merde chimique pour se remettre d’aplomb.

Je m’appuie contre un mur, observant les gens passer devant moi. Mine de rien, il s’en est passé des choses : l’immense Russe disant s’appeler Segueï m’ayant attaqué à coup de blinis pour faire ami-ami – pas la meilleure méthode pour cela il faut le dire, avant de décider de faire de moi sa femme pour l’éternité jusqu’à ce que Staline nous séparer, en me séquestrant dans la salle de tir – pas non plus la meilleure façon de faire sa demande.

Et le voilà maintenant pris au piège dans cette même salle, avec moi loin de lui. Je frissonne et blêmi. Je viens de comprendre que s’il a pu cuisiner et se préparer pour son pseudo mariage de mes cojones, c’est qu’il vit dans un appartement de l’Agence. En m’étouffant avec ma crêpe, je me jure de ne pas rentrer au Van Gogh pour le moment. Mes épaules sont secouées d’un rire nerveux. J’ai du mal à comprendre : est-il incroyablement stupide, ou cherche-t-il à faire chier les gens par pure nécessité ou amusement ? Au vu de la profondeur de ses raisonnement, et de l’imparable logique qui semble motiver ses agissements – c’est ironique je vous rassure, j’opte plutôt pour la première solution. J’ai eu affaire à un malade mental en manque de cul. Pourtant, si je ne m’abuse, pour être aussi fanatique de Staline, il faut être né au moins avant la seconde guerre mondiale. C’est donc un vieux. Je ne peux empêcher un ricanement – avec ce genre de comportement, personne ne doit vouloir l’approcher, normal d’être frustré.

Finissant ma crêpe, je me lèche les doigts, et entreprend de trouver un endroit ou me poser sans prise de tête. J’avise de loin un bar, et traverse vers le trottoir d’en face. Voyant qu’il y a du monde à l’intérieur, je pèse le pour et le contre un instant. Choisissant de pouvoir me fondre dans la masse, j’entre à l’intérieur. Quand j’ôte ma capuche, on me fixe d’un air gêné, ce à quoi je réponds avec un regard agressif. La vue de mes cornes, ainsi que de mes autres attributs animaux ne plait pas, je le sais, et alors ? On devrait se cloitrer chez nous et pleurer comme de pauvres malheureuses, nous, les chimères ? Je ne pense pas, non.

Un serveur me conduit jusqu’à une table un peu à l’écart du vacarme, et je commande un cocktail avec un nom bizarre, et que je peine à prononcer. Une seule chose est sûre  il n’est pas composé de vodka.

Je pense avoir eu ma dose pour la journée.
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Terminé #2 le 01.04.18 17:33
&

Il faut boire de la vodka en deux occasions seulement: quand on mange et quand on ne mange pas


Je cours dans les couloirs de l’Agence en évitant de rentrer dans le peu de personne que je croise. J’ai relevé à l’aide de mes mains le bas de ma robe pour faire de plus grandes enjambées. La Vodka sèche tire un peu les traits de mon visage, et les derniers morceaux de blinis récalcitrants tombaient par terre pendant ma course, laissant un chemin de miette, tel Hansel et Gretel. Où avait-elle bien pu s’enfuir ? Chez elle surement ? Mais je ne savais pas où elle habitait. Alors, le mieux serait d’aller au centre-ville, peut-être y croiserai-je quelqu’un qui la connaît personnellement ?

Je sors de l’Agence. Il fait un peu plus froid, les poils s’hérissent sur mes bras. Il fait nuit. J’accélère de nouveau le pas pour rejoindre le centre-ville. En arrivant, je suis surpris par le monde présent dehors à cette heure-ci. On dirait presque que le soir est bien plus animé que la journée. De part et d’autre de la rue principale, les façades des restaurants, des bars et des autres lieux de curiosités clignotent de toutes les couleurs, de quoi provoquer une crise d’épilepsie chez Dostoïevski. Je rigole doucement seul dans la rue à cause de cette pensée.

En y pensant, ma technique d’approche face à la jeune chimère n’était clairement pas appropriée. Il fallait quelque chose de plus distant… Peut-être aimait-elle lire ? Si c’est le cas, je devrais lui proposer de lire un livre de mon pays, et en échange, elle me donnerait à lire un livre de son pays. Je me hâte vers une « librairie nocturne, avec une infinité de livres, ouverte 24/24h et 7/7j », comme indiqué sur l’écriteau dans la vitrine. J’entre. Je me dirige directement vers le propriétaire des lieux, pour lui demander un livre russe. Je suis étonné par la collection de livre russe qu’il possède, mais il me laisse faire tranquillement mon choix. J’opte pour « l’Idiot » de Dostoïevski. J’aimai beaucoup ce livre et cet auteur, alors je me devais de lui proposer celui-là.

J’arrive au comptoir pour payer quand l’homme sort une bouteille de Cognac de sous le guichet. Il plaque fermement deux verres sur le comptoir, et sert deux petits Bock de Cognac. Mon regard interrogateur et mon sourire lui suffisent pour comprendre ma question puisqu’il me félicite, me disant que j’étais le 100ième client du jour. Nous trinquons. Puis après avoir bu mon verre je sors.

Mon ventre se met à gargouiller. Dans le même temps, une idée me vint à l’esprit. Et si … Shinoda-san était parti se chercher à manger dans un restaurant ou un bar ? Alors j’entreprends une visite générale de tous les restaurants et bars de la rue, en commençant par le côté gauche. Puis à chaque visite, je commandais une petite demie, histoire de m’abreuver. Car oui, à force de courir, ma gorge était sèche, et il était important de rester hydraté.

Un bar, une demie. Un restaurant, une demie. Trois bars, trois demies. Deux restaurants, deux demies et toujours aucunes traces de Shinoda-san. L’alcool commençait à me monter à la tête… Et puis mince. Je rentre dans un bar où beaucoup de gens se trouvaient. Le décor tangue un peu, mais c’est pas grave, je me fraye un passage jusqu’au bar, où j’y demande un parfait de Vodka (un litre donc). Le barman lève un sourcil, me demandant si je suis sérieux, je lui attrape le col et lui siffle gentiment : « Pour l’amour de Staline, tu vas me donner mon parfait oui ou merde ? ». Il recule, en lâchant un « Ca va, relax mec. », puis me sert ma boisson. Je la saisie, et monte sur une table dans la salle, et bois la moitié en cul-sec.

A présent, une foule de gens s’est rassemblé autour de moi, m’applaudissant et hurlant « Cul-sec ! Cul-sec ! ». Dans ma robe toute froissée, mon corps se réchauffe. Je la finis d’un trait, et balance le récipient sur un mur. La foule m’applaudis, et les jambes écartées, les mains sur les hanches, je fais monter et descendre ma pomme d’Adam en rigolant tellement fort, que je recouvre presque les applaudissements de la salle. Je balaye la salle avec un regard ivre.

Puis mes yeux s’arrêtent sur une table un peu à l'écart au fond de la salle, tandis que mon rire frénétique continue, sous les acclamations. Je baisse la tête, le contre-jour assombrit mes yeux, me donnant presque un air terrifiant, puis mon sourire s’élargit de plus en plus. Je rajoute alors en chuchotant : « Je – t’ai – trou – vé , Shinoda-san ~ »


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Terminé #3 le 04.04.18 0:44

I hate vodka.
I hate you.

PLS GO AWAY

Les regards sont maintenant tournés vers moi, la chimère aux cornes, à la capuche et aux lunettes de soleil. Je rougis furieusement. C’est qu’il me fout la honte en public, en plus. Ni une, ni deux, je me lève et enlève ma capuche d’un air suffisant, le menton haut. Le silence se fait, tout le monde est au fait de la difficulté des relations entre chimères et hommes – du moins en général. Abaissant d’un doigt la monture de mes ray ban, je lance au barman, avec un fort accent russe :

— Même moi, je n’arrive pas à tenir mon darling en laisse. Lâchez-le dans les rues, et vous le retrouvez dans cet état quelques minutes plus tard. Avec un regard en biais vers l’intéressé, et une moue ravageuse, qui en fait pâlir plus d’un – ah, le pouvoir du désir –, j’ajoute : tu t’occuperas de régler la note, darling, je t’attends à la voiture.

Haussant un sourcil défiant, je susurre en russe, sous le regard sidéré de tous, en prenant soin de marteler chaque syllabe :

— A – mu – se – toi – bien.

Le plantant là, je sors, suivie des yeux par les témoins de notre deuxième confrontation. J’espère qu’il n’y en aura pas plus. Je me doute qu'il n'a pas d'argent sur lui, au vu de son accoutrement. Bien fait pour sa gueule, s'il doit se prostituer pour régler ma note et la sienne, j'en dormirai très bien. Dès que je peux, je me mets à courir à en perdre haleine à travers un dédale de rues que je n’avais jamais arpenté, et m’engouffre dans le premier bâtiment venu, une bonne quinzaine de minutes plus tard.

— Nous n’acceptons pas les chimères célibataires désespérées, me lance sur un ton sec un type à la réception.

Je lui répond d'un regard mauvais. Et, levant les yeux vers la pancarte au-dessus de son bureau, j'y lis : « Love-Hôtel LE MOULIN ROUGE Tokyo ». Je me sens défaillir. Je grogne et m’apprête à sortir du bâtiment lorsqu’une averse se déclare. Avec le vent, je suis immédiatement trempée jusqu’aux pieds.

Après dix bonnes minutes, le gars de la réception me propose d’entrer pour attendre la fin du déluge. Je refuse d’entrer dans une chambre pour faire sécher mes fringues, beaucoup trop fière et méfiante pour accepter. Je lui laisse donc juste ma parka, sans m’abaisser à le remercier, et attends debout contre le mur en face de son bureau. Heureusement que cet endroit me sert de planque, sinon je me serais déjà taillée depuis un moment.

Du moins, j’espère que l’autre énorme yéti des neiges ne saura pas m’y trouver.
Ft. @Sergueï P Choukhov 1023 mots pour tes beaux yeux
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Terminé #4 le 05.04.18 20:09
&

Il faut boire de la vodka en deux occasions seulement: quand on mange et quand on ne mange pas


Est-ce l’alcool où est-elle encore plus jolie que d’habitude ? Je vis l’instant présent quand elle enleve sa capuche, dévoilant sa douce et longue chevelure rose. J’avais envi d’y plonger et de m’y noyer pour l’éternité ! Puis sous ses paroles, je sens mon corps comme sur un petit nuage. Elle l’avait enfin fait ! Elle m’avait appelé « Darling ». Lorsque je la vois tourner le dos pour sortir, je n’ai qu’une envie : lui sauter dans les bras pour … ah non, il vaudrait mieux qu’elle me saute dans les bras, elle n’arrivera pas à me porter sinon. Quoiqu’elle est balèze pour une nana quand même ! Enfin, je suis certain qu’avec des bras comme les siens, l’empire soviétique n’aurait jamais manqué de ressources ! Ah ~ Staline, si tu savais comme je l’aime !

Je secoue la tête. Mais qu’est-ce que je raconte ! J’étais venu m’excuser… Et … Ah oui, j’avais beaucoup bu, c’est vrai. Je suis complètement torché. Je saute hors de la table, en m’explosant bien le nez contre la table voisine, et je pars en courant, essayant de la retrouver. Est-ce que j’ai payé avant de partir ? Pas sûr, c’est pas grave, je mettrai ça sur la note Gorbatchev. En passant la porte, je ne me sens plus trop, par contre, je peux dire avec certitude qu’il pleut. Ou plutôt, une pluie torrentielle s’abat sur la capitale. Je n’ai pas de parapluie, et pas de parka. La seule chose que j’ai, c’est des vêtements complètement trempés. La poisse. En plus d’être bourré, et d’avoir le nez explosé, je vais chopper la crève.

Je déambule tel un échappé d’asile profitant du dos tourné de ses médecins pour retrouver la chimère. Pendant presque une demi-heure, j’emprunte des rues à tout hasard. La pluie ne s’arrête pas, j’allais vraiment tomber malade. Où était-elle passée ? Je décide de rentrer dans les bâtiments. Peut-être s’était-elle abritée quelque part en attendant la fin du déluge. J’entre et ressors dans plusieurs restaurants, bars et hôtels aux noms toujours plus étranges. Les petites souris qui passent devant ces restaurants sont très mignonnes d’ailleurs ! Je me demande si on a le droit d’en ramener dans les appartements de l’Agence.

Puis j’entre dans un énième hôtel. Un love-hôtel pour être précis. J’avais toujours voulu en essayer un, mais paraissait-il qu’il fallait être deux. Dans tous les cas, je pénètre à l’intérieur du bâtiment. Tout d’abord, je me hâte en direction de l’accueil où je suis reçu sur un ton las et méprisant :

-Sérieusement, c’est pas l’auberge des fous ici. Qu’est-ce que tu fous en robe mec ?

Un bruit de ferraille attire mon attention. En me retournant, je constate la présence de Shinoda-san, qui avait l’air bien pressée de partir, puisqu’elle ne fit pas attention et shoota dans une canette vide. Cet endroit était vraiment charmant. Alors mes yeux s’écarquillent de joie. Je l’avais retrouvé ! Comme quoi, tous les chemins mènent à son amour ! J’ouvre les bras, me dirige en courant vers elle et crie :

- DARLING ! Mon amour ! Te voilà !  

A mon avis, la robe trempée et mon odeur de transpiration ne devait pas aider à rendre la situation très romantique, mais à mes yeux, elle l’était. Bon, faut dire aussi que mon maquillage dégoulinait à cause de la pluie, et que mes oreilles, mes joues et mon nez étaient aussi rouges que le drapeau communiste. A chaque pas, mes chaussures couinaient, expulsant toujours plus d’eau. J’avais hâte de sentir son corps de jeune chimère contre mon corps d’ours. Et honnêtement, je pense c’est cette scène qui fit dire au réceptionniste sur un air condescendant :

- Mais dîtes moi que je rêve … C’est une caméra cachée, c’est ça ? J’appelle les flics.

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Terminé #5 le 08.04.18 21:00

I hate vodka.
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PLS GO AWAY

Je me pensais en sécurité. Je pensais qu’il ne me retrouverait pas. J’ai eu tort. Et je le regrette amèrement. Assise sur une banquette à la couleur délavée, dans un coin, je prête à peine attention à la personne qui rentre. Sûrement un célibataire désespéré, avide de trouver un autre partenaire que Ginette, sa main droite. Mais lorsque le réceptionniste hausse le ton, au vu de l’accoutrement de son nouveau client, je comprends. Sans même relever ma tête cornue, je blêmi. Qui d’autre que mon pire cauchemar, mon alter-égo blafard et alcoolisé, peut se balader à cette heure-ci dans les rues de Tokyo avec une robe ? Mes poings se serrent. Non, ce n’est pas possible, pourquoi le destin se joue-t-il ainsi de moi ? J’essaie de garder mon calme, fermant les yeux et maîtrisant ma respiration.

Parfois, la meilleure solution reste la fuite. Je rassemble donc mes affaires trempées autour de moi, pour faire le moins de bruit possible, et me lève doucement du siège où je m’étais installée. Je n’en reviens pas, comment peut-il être ici, Tokyo est un labyrinthe gigantesque, et il m’avait retrouvée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ! A croire que le sort a décidé de s’acharner sur moi.

Mais, perdue dans mes pensées paniquées, je ne remarque pas une canette, à mes pieds – faut dire que c’est censé être un minimum propre, un hôtel, même ce taudis – qui ne manque pas de rouler avec ce qui me semble être un vacarme atroce vers le mur en face, où elle s’explose en un bruit métallique. Je n’ose pas tourner la tête, je l’entends bouger, je ne veux pas regarder. Puis ses pas se font plus rapides, alors je le regarde.

Et manque de vomir.

Ses yeux brillant d’alcool suintent la joie presque autant que la vodka, et son haleine de chacal sibérique m’arrive en plein dans la face, tandis qu’il se précipite bras tendu vers moi. Ah, non, certainement pas ! Il pue la mort plus que jamais, quelque chose entre le chien mouillé, le sportif de haut niveau et le mâle torché. Hors de question que je me laisse attraper par cet énergumène au nez rougi par la boisson, et au maquillage dégoulinant plus proche de celui d’un clown fantôme tout droit sorti d’un mauvais film d’épouvante qu’à celui de Kim Kardashian – quoi que ça se vaut.

Hystérique, il ouvre grand les bras, ce qui a pour effet d’augmenter encore d’un cran l’échelle de mon dégoût. Cet homme est immonde. Je veux dire, tous les hommes sont immondes, mais celui-ci en particulier. Est-ce parce qu’il est Russe ? Je m’avoue vaincu du point de vue de la logique, ne cherchant plus à essayer de comprendre l’autre taré. Avec son haleine fétide, et une noix graveleuse, il se met à m’appeler par des petits noms charmants.

— Et merde, je jure en japonais.

D’un pas gracieux, j’évite le monstre de muscles avant que ses bras ne se referment sur mon petit corps. J’attends pour cela le bon moment, résistant pour le laisser s’approcher malgré sa puanteur et les projections d’eau des éponges qui lui servent actuellement de chaussures. Mon petit pas de côté fait son effet, et Sergueï Machinchov continue sa course, sûrement trop torché pour remarquer mon absence soudaine, droit dans le mur.

Le réceptionniste remarque lui aussi l’étrangeté de la scène, et propose d’appeler la police. Profitant de l’assommement du gros balourd russe, qui ne semble plus en mesure d’allumer deux pas l’un devant l’autre, je hurle en abattant un poing rageur sur le bureau du réceptionniste.

— Oui, qu’est-ce que tu attends, vas-y. Tout de suite ! j’ordonne presque en crachant d’un air menaçant, toutes canines et griffes dehors, prêtes à l’emploi.

Je jette des coups d’œil rapides à l’autre malade, et entends le gars de l’accueil composer le numéro de la police, avant de dire, tout intimidé, sur le ton d’un enfant faisant sa première blague téléphonique :

— Oui, bonjour, euh, je suis de l’établissement Le Moulin Rouge, et j’ai deux clients potentiels qui foutent le bo…

Avec exaspération, je lui arrache le téléphone des mains, et vocifère à l’attention de la personne au bout du fil :

— Un Russe complètement givré est en train de me harceler, j’ai besoin d’aide, là, c’est moi la victime dans l’histoire, et pas l’autre débile de l’accueil.

L’intéressé fronce les sourcils, et mon interlocuteur ne me répond que par un silence.

— Mochi mochi ? Y’a moyen de tomber sur quelqu’un de compétent ?

Des voix étouffées parviennent à mes oreilles, et quelqu’un se racle la gorge avant de me répondre.

— Madame, vous êtes au Moulin Rouge, c’est ça, eh bien, faites ce que tout le monde fait : profitez de votre séjour dans la plus belle chambre de l’hôtel pour vous réconcilier !

— Pardon ?! je m’étrangle.

— Aller, bonne soirée.

Avant que je n’ai pu ajouter quoi que ce soit, la communication est interrompue, et seule résonne encore dans le téléphone une sonnerie irritante, signe que je suis seule au bout du fil. Je serre les poings et l'appareil dans ma main émet un bruit semblable à une complainte désespérée.

— Euh…mon téléphone… murmure le réceptionniste sur un ton anxieux.

Je le toise avec toute la haine que je ressens actuellement, et son visage se décompose sur le champ. Sans lui répondre, je lui envoie en pleine tête, en jurant. De l’autre côté de la pièce, l’ivrogne plus livide que d’habitude tente de se remettre sur ses pieds. Sans aucun remerciement, je récupère ma parka, et m’enfuis sous la pluie, loin de là, là où mes pas et le vent me mèneront.

Je hais les hommes.
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Il faut boire de la vodka en deux occasions seulement: quand on mange et quand on ne mange pas

Je me redresse. Sur mes deux pieds. Parce que j’en ai deux, des pieds. Ma belle Shinoda-san n’est plus là. Je dois la retrouver. Le réceptionniste est bouche bée, ou choqué, je ne sais pas. Il y’a un impact sur le mur, juste au niveau de sa tête, et des bribes de ce qui fut un jour un téléphone se détachaient du mur, par petit morceau. Je ne pouvais qu’en conclure une seule chose : Shinoda-san était passée par là. Puis je me frappe violemment le front avec ma main. Mais bien sûr qu’elle était là, je la suivais il y a encore deux minutes. J’halète bruyamment. Il fallait vraiment que j’arrête de boire moi !

Je me dirige vers le réceptionniste, au fur et au mesure que je m’approchais, je pouvais constater qu’il écarquillait de plus en plus les yeux, à tel point que si je l’avais touché, ses yeux auraient probablement giclés de leurs orbites. Il ouvre alors la bouche et hurle comme s’il avait devant lui un huissier capitaliste :

- S … Sortez d’ici ! Vous êtes fous ! Vous et votre copine, vous êtes complètement cinglés ! Partez, ou sinon … sinon …

Avant, qu’il ne puisse finir sa phrase, je plaque mes mains sur ses joues, et j’embrasse son front dégarni. Puis je colle ma propre joue contre la sienne, et lui chuchote : « Je suis désolée, je t’enverrai des blinis mon petit ». Puis je cours comme une … non, comme un dératé, en rigolant sous la pluie. En courant, je prends soin de bien lever les genoux pour me muscler. Car Shinoda aimait les hommes musclés. Ou était-elle parti ? Aucune idée. J’avais en vérité peu de chance de la retrouver…

Je tombe les deux genoux à terre. Pile dans une flaque d’eau. Cette satanée pluie (très certainement acheté par des capitalistes) ne cessait pas. Je joins mes deux mains, et hurle dans la petite allée presque inondée :

- Oh Grand Staline. Kyrie eleison ! Permets-moi de retrouver ma belle ! Donne-moi un indice. Juste un !

Puis je relève les yeux. Au bout de la ruelle sombre, au loin dans la pénombre clignotent des panneaux lumineux. Un bar peut-être ? Je ne sais pas, mais c’était certainement un signe. Alors je marche en titubant jusqu’à rejoindre la lumière. Bleu, vert, rose et jaune, ça clignote de toutes les couleurs. Plus je m’approche, plus je distingue la forme des panneaux, et ce qu’il est écrit. Je plisse les yeux, je me concentre sur l’écriture. C’est un « club de nuit ». Arrivé à hauteur du panneau, je ne constate qu’une porte en … en acier je crois. Alors je toque. Un homme chauve avec une grande moustache vient m’ouvrir. Il me reluque de bas en haut. Puis il me sourit. « Tu es parfaite. » Il m’agrippe par le poignet et m’entraine à m’intérieur. Ce petit bonhomme était ridiculement minuscule par rapport à moi.

Il me traine dans une loge. Là, des hommes s’habillent et se font belles. On me sourit. Alors je souris en retour en faisant un signe avec la main. Le vieil m’installe devant une glace. Puis il enchaine :

-Je m’appelle Takeshi. Mais tu peux m’appeler Monsieur T. Un de « nos belles » est alité, il a chopé un méchant rhume. J’ai lancé un appel à candidature pour un remplacement occasionnel vu qu’aujourd’hui, ce sont les 24h de portes ouvertes de notre établissement, mais aucun homme ne faisait l’affaire. Et alors que je m’apprêtais à ruminer sur mon sort, tu es apparu ! Tu es parfaite. Comment dois-je t’appeler ?

Des femmes (des vraies) commencent à m’enlever ma robe et ma perruque. L’une me demande ma taille, et l’autre attrape du matériel de maquillage, du coton qu’elle imbibe de démaquillant et qu’elle passe sur mon visage pour me décrasser. Une troisième s’agenouille et m’attrape la main. Elle la lave et s’affaire à la manucure. J’aime bien qu’on s’occupe de moi ! Ça doit être un travail très rigolo ici ! Alors je me laisse faire, j’enfonce mon dos dans le dossier du fauteuil et ferme les yeux. Je prends une voix de diva et réponds à Monsieur T :

- Je m’appelle Sergine ! Je suis la diva Sergine.

Des murmures d’approbations se font entendre dans la loge. Monsieur T m’annonce alors que je devais être prêt dans les 15 minutes qui suivent, car c’était bientôt mon tour, et que je n’avais qu’à faire ce que j’avais toujours su faire. Les 15 minutes sont passées. J’attends maintenant dans les coulisses. Monsieur T est sur scène. Avec de grands gestes, il annonce : « Maintenant, je vous présente notre petite nouvelle. Une belle diva, grandiose de par sa taille et son élégance à toute épreuve. Vous allez voyager avec ses beaux yeux, et sa belle chevelure ! Mesdames et Messieurs, je vous prie de bien accueillir Sergine la diva !! ». Des applaudissements. Papa, Maman, Staline, me regardez-vous ? C’est moi qu’on applaudit ! J’avais hâte, tellement que j’en aurais presque oublié Ma Shinoda.  

Sur mes talons de 9 centimètres, j’aurai presque pu atteindre les deux mètres ! Alors je marche en direction de la barre, en me déhanchant. On m’applaudit, je suis au paradis. Puis après avoir dansé une bonne minute, mes yeux s’écarquillent, autant que la personne que je fixe du regard. Je lève alors les bras au ciel, et je m’écris encore bien plus fort que la musique électro-pop dans la salle : « SHINODA-SAN ! MA BELLE ! MA BIEN AIMEE ! »

Staline, merci.

Ah là là, qu’est-ce que j’aime Shinoda-san !

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chimère
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Terminé #7 le 23.05.18 0:13

I hate vodka.
I hate you.

PLS GO AWAY

A peine sortie du motel, je me retrouve déjà trempée jusqu’aux os, et ma parka déjà bien humide n’y peux rien. En maugréant, je marche néanmoins, prête à tous les sacrifices pour mettre le plus de distance possible entre le Russe et moi. Maudissant ce putain de destin qui s’évertue à le mettre sur ma route, je réfléchis à une solution : comment faire pour qu’il me laisse tranquille ? A part m’enfuir le plus loin possible, je ne vois pas – et encore, il serait capable d’appeler des gens du kgb pour se lancer à ma poursuite. Je soupire et jure, les mains fourrées dans mes poches, mon sac sur l’épaule.

Mon sac.

Je me précipite sous l’abri formé par la marquise d’une maison, et entreprend de fouiller le contenu de mon sac à main. J’avais complètement oublié qu’il renferme en général l'équivalent de la caverne d’Ali-Baba. J’en sors tout un attirail féminin, un ensemble de torture – couteaux, ficelle, scotch militaire –, un carnet de contact, un teaser et une potion.

Je claque ma langue contre mon palais. Je n’ai aucun souvenir des préventions et conseils donnés par la nécromancienne qui m’a refourgué cette potion. Elle me l’avait donné en rigolant et prétendu que cela me permettrait de voir la vie autrement, de me voir autrement. Je grogne et hésite. Les nécromanciens sont des arnaqueurs, de véritables vendeurs de tapis. Une potion gratuite, ça cache quelque chose, non ?

Puis je repense à l’étreinte alcoolisée du Russe, à ses bras musclés noués autour de mon corps, à sa voix grave aux accents étranger, aux blinis qu’il a voulu m’offrir. En général, ce genre de vision vous donne envie de roucouler, s’apparenterait presque à celle d’un prince exotique. Que nenni, ça m’donne juste envie de gerber. Le souvenir de nos contacts et de nos échanges me pousse à tenter le tout pour le tout : je débouche et bois la potion. Enfin, je me force à en avaler le contenu, qui a un goût de chaussette – ou d’haleine de Sergueï, la différence est mince, à cela près que la chaussette sent bien meilleur – et une odeur épouvantable. Je ferme les yeux et termine cul-sec le contenu de la fiole.

M’essuyant la bouche avec ma manche, je ne remarque aucun changement dans un premier temps. Un peu dépitée, je reprends ma triste marche vers une destination encore inconnue, lassée de cette course-poursuite sans aucun sens, non sans attacher mes cheveux en un chignon strict, pour éviter qu’ils ne soient plus trempés. Puis viennent des douleurs, en divers endroit de mon corps. Endurcie, je me dis que c’est juste la fatigue musculaire, et cours me réfugier près de ce qui a l’air d’être un bar.

J’ai l’impression d’être plus légère, et en même temps encombrée. Vous savez, cette sensation, quand quelque chose ne se trouve clairement pas à sa place. Je préfère ne pas regarder sous ma parka, mettant ces sensations sur le compte des effets secondaires de la potion.

Là, un homme me jauge avec un étrange regard, avant de me sourire.

— Il n’est pas trop tard pour la fête, tu peux entrer, commence-t-il en libérant le passage vers l’intérieur du bâtiment, avant d’ajouter : il paraît qu’on a une petite nouvelle exotique en plus.

Je plisse les yeux, était-ce un bar à plaisir ? Une maison close ? Mon travail au Bchobiti me permettait d’en connaître la plupart, alors je suis surprise. J’entre néanmoins, attirée par la chaleur comme un papillon de nuit par la lumière d’une lampe grésillante.

Je crois vomir.

Des hommes, plein, partout. A peine une femme parmi eux. Je lève les yeux au ciel, maudissant ma malchance, et part m’installer dans un coin. Là, j’ôte ma parka et me laisse choir sur une chaise.

Je savais bien que quelque chose n’allait pas.

Sans mon épais manteau, je peux désormais constater l’étendue des dégâts provoqués par la potion. Je lâche un glapissement surpris, qui étonne les hommes autour de moi. Sans m’en occuper, je tire sur mon débardeur. Plus de seins. Ah. Je blêmis et courre vers les toilettes, pour m’enfermer dans une cabine.

J’ôte ma chemise, mon débardeur, mes bottines à talon et mon pantalon en cuir, pour me retrouver avec un soutien-gorge vide et une culotte brésilienne décidément trop remplie.

— Qu’est-ce qu… j’articule, effarée et surtout horrifiée par la vision de mon corps ainsi transformé.

Farfouillant avec rage dans mon sac à main, j’en sors un miroir. En voyant mon reflet, je jure comme une charretière.

Ou un charretier, en l’occurrence.

J’ai une mâchoire fine, mais marquée par la masculinité, des cils moins longs, des sourcils plus épais, des cheveux relativement courts – des mèches roses me tombent devant les yeux – et un air con. Un gars, quoi, malgré mes plumes et mes cornes toujours en place. J’envoie le miroir s’écraser contre l’une des parois des toilettes, et réfléchis.

Comment sortir de là sans dire adieu à ma dignité ? Mission impossible. Lâchant un soupir résigné, je me rhabille, en évitant de regarder ce qui se trouve entre mes cuisses désormais dépourvues de toute féminité.

En sortant, je croise le regard de certains gars occupés à faire leurs affaires ou à se laver le mains – à non, règle 1 du mâle : ne jamais se laver les mains – qui me sourient. Etonnement, certains ont des fringues plutôt féminines. En sortant, je sens le regard lubrique d’autres passer sur mon corps menu. J’aurais plutôt pensé voir de la surprise ou du dégoût, au vu de mon apparence, mais cela n’a pas l’air de les déranger plus que ça.

En m’asseyant à ma table, je me demande bien dans quel bordel je me suis encore fourrée.

Un hommes d’un âge mur s’approche de moi et vient mettre sa grosse main sur le dossier de la chaise.

— Comment tu t’appelles, mon mignon ? susurre-t-il avec des airs de sugar dady. Tu es seul ? Pourquoi ne pas venir t’installer avec nous ?

Dans un mouvement, il désigne une table où d’autres vieux types semblent baver sur mon look de travelo. Avec un sourire crispé, je réponds avec toute la diplomatie dont je suis capable.

C’est-à-dire avec un coup de talon dans les parties.

— Casse toi, pas intéressée, je grogne en soulignant mes propos par un signe du majeur.

L’autre glapi, et comme un chien, s’excuse et part retourner à sa table, depuis laquelle tous me lancent des regards réprobateurs. Je leur souri d’un air narquois, puis commande à boire.

Au milieu de la salle, je remarque enfin une scène, comparable à celle des défilés de mode. Une barre se situe au bout, vers le public. Recevant mon saké, je m’installe confortablement, profitant de ce répit bien mérité. Peut-être pourrais-je en prime observer quelques jolis corps se déhancher sur l’estrade.

Mais passer une bonne soirée, dans ce contexte, aurait été trop beau. Le noir se fait sur la salle, et une musique douteuse est lancée. Les projecteurs de la scène s’allument au rythme de la chanson aux airs espagnols, et un présentateur vient faire son apparition. Ok, c’est juste un bar à plaisir, en version cheap, rien de bien inquiétant. Enfin, c’est ce que je me dis en entendant le nom de la première fille.

Fille ? Un énergumène à la barbe de bûcheron s’élance soudain sur la scène, en tordant du cul comme la reine des neiges. J’en perdrait presque ma mâchoire, sous le choc. Son corps musclé, visiblement enduit d’huile – ou bien de sueur – est vêtu d’une mini-jupe léopard, fendue sur la cuisse, et d’un crop top rose fluo. Marchant admirablement sur des talons faisant facilement 10 centimètres, l’armoire à glace s’avance pour mieux gesticuler au bout de la scène, sous les applaudissements et cris du public.

Je ne peux contenir plus longtemps mes émotions, et hurle de rire en tapant sur ma table. Où est-ce que j’ai encore atterri, kami-sama ? L’assemblée, et la « gogo-danseuse » me dardent de regards réprobateurs, et je hausse les épaules, une fois la crise passée.

Les autres candidates passent tour à tour : déhanchement viril, foule en délire, rire éclatant, regards haineux, et rebelote. Rien ne m’alarme et je passe du bon temps, jusqu’à ce qu’un nom me fasse tiquer. Néanmoins, je décide de ne pas paniquer, décidant que « Sergine » est plus proche de Serge que de Sergueï. Changement de musique : vieille électro-pop des années 2000.

J’ai fait l’erreur de boire une gorgée de saké, avant d’observer l’entrée en scène de ladite diva. J’aurais clairement pas dû. Je recrache l’alcool en voyant se trémousser le russe de mes cauchemars, à la fois morte de rire et paniquée. En maudissant le destin, j’observe le nouveau déguisement du Russe : une robe rouge passion corsetée laisse entrevoir par son décolleté plongeant et une fente sur le côté droit une lingerie dentelée noire, par-dessus un torse et des cuisses velues – ce qui m’étonne, j’imaginais les gens des pays nordiques imberbe, mais je suppose qu’il leur faut du poil au cul pour survivre à l’hiver –, ces dernières vêtues de bas en temps normal aguicheurs. Ses mains sont recouvertes de délicats gants, et une perruque blonde platine descend en cascade sur ses épaules, tandis que ses yeux, aux faux cils et au maquillage de cougar des plages, survolent le public avec une aisance déconcertante. Ben voyons.

Des hauts le cœur me traversent, mais je résiste en buvant à nouveau du saké.

Que je recrache à nouveau en entendant l’autre malade gueuler mon nom par-dessus l’insupportable musique. Je croise son regard et recule sur ma chaise, tandis que la foule a de nouveau les yeux braqués sur moi. Je jure entre mes dents les pires insultes jamais inventées.

Je le hais.

Les dés~:
Pile : Mitsuko tente de s'enfuir.
Face : Mitsuko reste paralysée.

Si Pile :

Pile : Elle marche sur du vomis, glisse et se rétame par terre, on l'empêche de s'enfuir.
Face : On l'empêche de s'enfuir et on la porte vers Sergueï.

Si Face :

Pile : Elle reste là, à fixer Sergueï comme une anchois.
Face : La foule en délire la porte vers Sergueï.
Ft. @Sergueï P Choukhov On fait tourner les serviettes~
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Terminé #8 le 23.05.18 0:13
Le membre 'Mitsuko Shinoda' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


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Terminé #9 le 12.06.18 1:57
&

Il faut boire de la vodka en deux occasions seulement: quand on mange et quand on ne mange pas


Les regards étaient braqués sur ma tendre et bien-aimée. J’en profite alors pour traverser la scène, deux enjambées furent suffisantes, pour rejoindre aussi vite que ma passion pour ma belle me le permettait Shinoda-san. Avant de me jeter à son coup pour l’assaillir de baisers passionnés, je considère ma belle avec mes yeux de diva. Sa poitrine avait rétréci … Ou plutôt : elle avait disparue. Ses beaux cheveux paraissaient toujours aussi doux, bien que plus courts. Finalement, Shinoda-san était un garçon pendant tout ce temps ? Mais bien au contraire, ça ne me dérange pas. Nous adopterons ! Et puis nous pouvons toujours nous marier. J’aime Shinoda-san. Puisse-t-il être une femme, ou bien un homme.

Alors que je lance mon corps musclé en avant pour enrouler mes bras autours de la nuque de Shinoda, quelqu’un … ou quelque chose me retiens. C’était Monsieur T. Il me fit non de la tête et me demanda de continuer le spectacle. J’étais outré… Ou plutôt outrée devant tant de méchanceté. Cet homme était-il sans cœur pour m’empêcher de combler les désirs de mon corps et ceux de Shinoda-san ? Nous étions, en ce moment même, comme Roméo et Juliette, deux âmes sœurs ne pouvant être réunies car nos deux clans étaient opposés. En l’occurrence, j’était le danseur, et elle le public. Un mur, ou plutôt une scène nous séparait.

« Show must go on». Cette phrase résonnait dans ma tête. C’était sans aucun doute l’une des rares phrases toutes faites en anglais que je comprenais. Mon rôle sur cette scène était aussi clair que le rôle de Staline pour l’URSS : j’étais l’acteur principal. Je devais remplir mon devoir. Et quel devoir ! Celui de divertir. J’étais une diva. J’étais … non, je suis Sergine la diva ! Ma robe pailletée scintillait sur scène : je suis flamboyante. Je décide retourner rapidement en coulisse en faisant un hochement de la tête destiné à Monsieur T. J’allais agir. Pour sauver le spectacle !

En passant les rideaux des coulisses, la sensation est étrange. Ma tête se met à tourner. Je suis passé dans l’ombre des coulisses. Il s’agissait presque d’un autre monde. L’euphorie de la scène était addictive. A partir de maintenant, c’était une question de vie ou de mort. Il fallait que je retourne rapidement sur la scène. Ma vie en dépendait. J’étais né pour briller !

Je me hâte en direction de ma petite sacoche fourre-tout. Je farfouille dedans. Deux – trois gourdes de vodka, un trombone, du scotch, des chewing-gum et … bingo ! Une petite dizaine de bâtonnet pour faire des feux d’artifices ! C’était parfait pour … « allumer » l’ambiance sur scène ! Avant de repartir sur scène je m’arrête devant le miroir des loges. Je me recoiffe légèrement, et remet une bonne couche de gloss. Mes lèvres ressemblaient à du cuir rouge pétant ! C’était parfait. Pour notre premier baiser avec Shinoda-san ! Puis, j’inspire un grand coup, en me dit à voix haute : « Sergine, ce soir, c’est toi la plus belle. Tu vas montrer à ces mâles ton corps de diva. ».

Je me dirige à nouveau vers la scène. Mon cœur bat la chamade. J’ai l’impression qu’il va sortir de ma poitrine. En tournant ma tête sur la droite je vois le DJ. Je lui demande alors de me passer une chanson que j’apprécie tout particulièrement. Une chanson sur laquelle je pourrais impressionner Shinoda-san en agitant mes muscles en rythme ! Le DJ me tend une liste de chanson qu’il avait. Je la parcours anxieusement : Bingo ! Elle y est. C’est un soulagement. Je la montre du doigt, doigt parfaitement manucuré d’ailleurs, et le DJ hoche le signe de la tête en guise d’approbation. Alors que je me retourne, il fière de mon choix musical, le DJ me claque gentiment les fesses avec un sourire coquin. Je lui rends son sourire en gloussant ! « Mais quel plaisantin » pensai-je.

Juste avant de passer les rideaux, j’ajuste une dernière fois ma tenue. Mais mes jambes se mettent à trembler. Le stress surement. Tout le monde compte sur moi, je ne veux décevoir personne. J’attrape dans mon sac l’un de ces chewing-gums achetés à la boutique de l’Agence. Je trouve son goût un peu étrange, mais ça sera suffisant pour évacuer le stress. Je le mâche bruyamment, la bouche ouverte.

Puis les premières mesures de la musique sont jouées. La tête légèrement baissée, les yeux rivées depuis les coulisses sur Shinoda-san, je fais éclater ma bulle de chewing-gum avant de repasser du côté de la lumière et des projecteurs. Je me déhanche de manière ostentatoire, en ruminant ma sucrerie comme une vache. « I ja sinké cé lindi. I lé pou nous aye travail. Ou pa vié léve ou amouré. An nous fé malélivé ». Tout est parfait : mon déhanché, mes bulles de chewing-gum en rythme, la chanson.

La chanson se poursuit. « Chéri tu me donnes ta passion. Et je trouve ça fabuleux. Je n'suis pas branché sentiments. J'suis plutôt super amant ». Je me prépare. Les gens se sont mis à applaudir ensemble dans la salle. On jette des billets sur scène, je me laisse emportée par l’euphorie. Je déchire le haut de ma robe, pour laisser mes poils du torse à l’air libre. Le sous-vêtement en dentelle noir est parfaitement à ma taille. Le refrain arrive. « Show must go on ». J’attrape les feux d’artifice.

« Vas-y Francky c'est bon. Vas-y Francky c'est bon bon bon ». C’est le moment ! Je les sors de ma sacoche. Je n’ai pas besoin de briquet pour les allumer. Mon don est parfaitement suffisant. Je me concentre une fraction de seconde et les voilà qui s’envole à travers la salle. C’est l’extase ! Dans la salle, les gens hurlent de joie ! Des dizaines de feux d’artifices volent et explosent dans la salle ! C’est majestueux !

Je profite du fait que le public ait son attention sur les feux d’artifices, et cette fois ci, je jette mon torse velu en avant de la scène. Shinoda-san, me voilà ! Je plonge les deux bras en avant, et pour une fois, j’avais bien calculé mon atterrissage. Pile entre les bras, ou plutôt sur le bas ventre de ma belle… ou mon beau, peu importe.
Je me redresse alors, au niveau de sa tête. Le gout du chewing-gum me donnait envie de vomir. Mon visage était à quelques centimètres du sien. J’hurle par-dessus la musique, pour que Shinoda-san ainsi que l’assemblée autour de nous soit témoins de mon amour :

- Shinoda-san. Je vous aime ! Soyez mon Roméo, je serai votre Juliette. Nous deux, nous habiterons dans une maison dans les bois. Tu iras couper des bûches de bois, et moi je te cuisinerai des bons petits plats. Tu pourras me frapper le soir quand tu voudras ! Je serai tout à toi !

Mon cœur se mit à battre de nouveau plus fort. Des larmes se mirent à perler le long de mes délicates joues de diva. Le tableau était digne d’une scène romantique shakespearienne. L’amour de ma vie… Non, l’amour de ma mort était juste là, à quelques centimètres de moi. Alors j’avale mon chewing-gum. A présent, qu’est-ce qui m’empêchait de sceller notre amour ? Rien ! Je ferme les yeux, dans un élan de fragilité. J’approche ma tête de la sienne. Je vais l’embrasser. C’est certain. Papa, Maman, Staline, regardez-moi ! Je vais devenir un vrai homme, da !

Dans ma tête la scène est toute faite. L’archevêque est là, devant nous. Shinoda-san est dans son plus beau costard, et moi, dans une robe de marié rouge. Shinoda-san a déjà dit oui. Il n’y a plus que moi. Les larmes coulent à flot, je réponds dans un soupir d’émotion et de fragilité : « oui … Je le veux ». Alors, l’archevêque scelle notre union en annonçant : « Vous pouvez embrasser le marié ! ». Je m’approche et …

Dur retour à la réalité. Je n’aurai pas du manger ce chewing gum. Il me donne vraiment envi de vomir. J’écarte rapidement mon visage de Shinoda-san. Mais, hélas, c’était trop tard. Je n’avais pas le temps de courir vers les toilettes. Déjà car il y’avait trop de monde autour de nous, mais aussi parce que c’était vraiment trop tard. Je baisse la tête et déverse mon flux organique entre les jambes de Shinoda-san. Je vomis sur son magnifique pantalon en cuir.

Je m’essuie rapidement la bouche avec mes gants, avant de dire, sans aucune gêne « Reprenons ». La scène était parfaite. La musique continuait. Les gens hurlaient. Tout se déroulait exactement comme je l’avais pas prédit ! Parfaite ? Enfin c’est ce que je croyais, car la réaction de Shinoda-san n’était pas vraiment celle à laquelle mon cœur de diva s’attendait.

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I hate you.

PLS GO AWAY

Essuyant d’un coup de manche rageur le saké sur mes lèvres, je peste. Aucune insulte n’est pourtant à la hauteur de l’affront que le Russe me fait. Ne comprend-t-il donc pas le japonais ? Qu’il se casse, alors. Est-il possible d’appeler l’ambassade russe à Tokyo pour faire expulser cet énergumène du Japon ? Ou même le blacklister, je sais pas. Non. Cette cause perdue ne mérite que la taule, autrement il s’en prendra à d’autres. Je serre les phalanges de mes mains qui n’ont plus rien de féminin.

Une seule possibilité s’offre à moi : le repli, la fuite, quoi. Je jette un regard noir à tous ceux qui m’entourent. Étonnamment, une lueur de jalousie semble passer dans les yeux des hommes rassemblés autour de moi. Je dois être la reine du pays des imbéciles pervers, c’est pas possible autrement. Enfin, le roi, du coup.

— Pas besoin de m’regarder comme ça, je vocifère avec une moue dégoûtée, en levant les yeux au ciel, votre Sergine vous pouvez bien vous la garder, j’en veux pas.

En arrière plan, mon cauchemar se trémousse, s’agite, se dandine. Manque plus qu’un twerk pour que je me mette à vomir, je peux déjà sentir la bile me monter à la gorge. Bref, la foule en délire applaudit et se retourne pour mieux l’observer. Faut dire que son manager a l’air de l’avoir engueulé sévèrement. Bien fait pour toi, sale ours. Moi, je profite de cette distraction des plus déplaisantes pour m’enfuir. Ou plutôt, tenter de m’enfuir.

Croyez-le ou non, je ne dois pas avoir un bon karma. Madame Irma, dans son horoscope, m’avait pourtant prévenue que j’allais récolter ce que j’ai semé, un truc du genre. Or je suis pas du genre à laisser une prévision dans un journal m’empêcher de faire du jardinage avec ma haine, à grand coup d’insultes. Comme si ça pouvait me calmer. Dans tous les cas, les gens dans la salle semblent avoir décidé de se liguer d’un même mouvement contre moi. Les voyant former un bloc solide, je plisse les yeux et étends mes doigts, toutes griffes sorties. Je feule, mais la musique couvre ce son, ne me laissant que l’apparence d’un gros chat rose sur la défensive. Ou d’une furie échappée d’asile, à voir. Ils font un pas. TOUS en même temps. Je blêmis. C’est un complot des reptiliens, c’est ça ? Je vois mal comment une telle synchronisation est possible, mais soit, ils vont tous tâter de mes griffes et de mes crocs, puisque c’est comme ça. Hélas, le combat Mitsu VS. le monde ne m’érige pas en grande vainqueure, et je suis rapidement maîtrisée. Pourtant, je me débats, je mords, je vocifère quelques insanités sans aucun sens, sans saisir ce qu’il se passe.

Puis on me hisse au dessus des têtes. Je sens plein de mains sur mon corps. Plein d’hommes. C’est une torture, j’ai envie de me pendre. Tout de suite. On me pelote les fesses, je mords. On me touche les cornes, je mords. On me touche quelque part, je mord. Je ne comprends pas comment ils peuvent encore vouloir me transporter après tout ça. Mais, trop concentrée sur les mains autour de moi, je ne remarque pas l’endroit vers lequel on me conduit. Lorsque je relève la tête, je ne peux m’empêcher de phaser, de m'immobiliser, comme réduite au statut de simple image, la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés dans un mélange de stupeur et d’effroi. Je n’avais pas remarqué l’air de la musique.

Il aurait mieux valu que ça continue comme ça. Dans la salle raisonne le refrain, et je manque de m’évanouir tant c’est insoutenable. La foule clame les paroles tout droit sorties d’une pochette surprise « vas-y Francky, c’est bon. Vas-y Francky c’est bon bon bon. » Mes oreilles pourraient saigner que cela n'aurait rien d'étonnant. Que quelqu’un arrête ce carnage. Kami-sama, doshite ? A ce stade, je ne sais plus à quelle entité supérieure m’adresser. Je me débats, alors que l’on m’approche dangereusement de la scène où Sergine, plus exaltée que jamais, arrache le tissu de sa robe, tandis que des billets pleuvent sur la scène. Tout comme ses gouttes de sueurs.

Je lève les yeux au ciel et me bouffe littéralement la lèvre inférieure. Que quelqu’un fasse quelque chose ! J’implore en silence mon karma d’agir, je ne veux pas m’approcher de ce fou à la bouche presque aussi luisante que la lueur dérangée dans son regard. Mais ce soir, mon karma m’a lâchement abandonné à mon triste sort. Étrangement, je me sens comme une mariée forcée d’épouser un homme qu’elle n’a pas choisi, lâchement vendue pour les intérêts de ses parents.

Mais au-delà de l'absurdité de la scène, quelque chose me dit que Sergueï trame quelque chose, je le sens, je le sais. Appelez ça l’instinct de survie, mais l’atmosphère a changé, presque imperceptiblement, juste assez pour que je puisse m’en apercevoir, et je ne parle pas de sa bouche ruminant un chewing-gum comme le ferait une grosse vache trop vieille pour finir en steak (mes excuses aux âmes sensibles et aux végé/vegans lisant ça, c’est pas très fin j’en conviens).

Sergine s’agite, sort quelque chose de sa sacoche. A contre jour, la lumière des projecteurs dans la figure, je ne peux distinguer quoi. Mais lorsque je comprends de quoi il s’agit, c’est déjà trop tard. Mes yeux s'écarquillent, et je hurle de toute mes forces.

Les instants suivants semblent se dérouler au ralenti.

La scène est à Tokyo. Deux nationalités, japonaise et russe. Deux êtres follement épris l'un de l'autre, sans pouvoir toutefois se l'avouer. D'un côté, Roméo, aux bras d'aciers et à l'haleine empreinte d'un fort soupçon de vodka, irrésistiblement attiré par sa Juliette aux cheveux roses. Celle-ci en peut cependant répondre aux avances de son prétendant, qui ne doute pourtant pas de pouvoir un jour en faire la mère de ses enfants. Contraintes sociales, malentendus linguistiques et faux-pas maladroits les séparent. Mais plus pour longtemps. A la rigueur, que le Russe en soit persuadé peut m'aller. Tant qu'on s'arrête là.

Ça aurait pu s’arrêter là.

Ça aurait DÛ s’arrêter là.

Mais non, c’était sans compter sur Sergueï, Sergine, ou peu importe le nom de cet ours complètement malade.

Lorsque le refrain se mit à scander les abominables paroles « Tiens voilà ton étalon/Qui enlève son pantalon/Et c'est avec émotion/Que je touche au fruit de la passion », le Russe allume des feux d’artifices, en plein milieu de son show. DANS UNE SALLE FERMÉE. Est-ce qu’il fume ses blinis en buvant de la vodka ? Parce que sinon, je n’arrive pas à comprendre comment on peut être autant dépourvu de bon sens.

Mais ce n’est pas tout, dans un même mouvement, Sergueï, à demi nu, s’élance en dehors de la scène, les bras ouvert comme le corcovado, vers moi. Je ferme les yeux, pour accuser le choc qui se fait plus rude que ce que j’ai imaginé : son menton atterrit au niveau de mon bas ventre, et je glapis de douleur, avant de l’insulter d’une voix brisée.

Puis, il se redresse, approche sa tête fumante, rougie et suante de mon visage, son haleine putride emplissant tout à coup l’atmosphère, manquant de me faire m’évanouir sur place. Non, dégage, t’approche pas de moi ! Il prend une grande inspiration, et je me prépare au pire, dégoûtée.

Kami-sama, yamete kudasai ! je supplie silencieusement, le temps que mes cordes vocales se remettent du choc.

Puis c’est la déclaration. Je n’ai jamais entendu un tel ramassis de conneries, je dois l’avouer. J’ai du mal à me concentrer, en plus, à cause de son haleine de chacal, pire que d’habitude. Il a bouffé du crottin de cheval assaisonné à la sauce aux tripes avant de se jeter sur scène ou quoi ? J’ai du mal à suivre sa logique - certainement parce que son discours en est dépourvu - mais je tiens bon. Je ne peux pas m’évanouir, pas là, pas maintenant, j’ai bien trop peur qu’il n’abuse de mon corps inconscient, et cette seule pensée parvient à me maintenir consciente.

Des larmes se mêlent à sa sueur et perlent sur mon haut. Je ne l’avais pas remarqué jusqu’à présent, mais il a inondé mes vêtements et mes membres comme s’il sortait d’une piscine. Je blêmis encore, mais quel immondice sur pattes. Je sens son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine, contre moi, et ses poils me chatouillent le torse. C’est insoutenable, je lève les yeux au ciel dans l’espoir d’échapper à ce spectacle. Mauvaise idée. Lorsque je les baisse à nouveau, Sergueï approche une bouche en cul de poule de mon visage. J’écarquille à nouveau les yeux, et me débat. On me maintient les mains.

— LA NOTION DE CONSENTEMENT, ÇA VOUS DIT UN TRUC ? je hurle de toutes mes forces à la foule.

Mais cette bande de malades ne me lâche pas, et l’homme qui incarne mes cauchemars non plus. Je me mets alors à pleurer, de rage et de honte. Oui, je suis ignoble, mais je ne pense pas avoir mérité ce supplice. Je me sens comme Jeanne d’Arc, livrée à un Russe par les miens, jouvencelle effarouchée ayant lutté contre le genre opposé, finalement vaincue, et bientôt abusée.

Ça aurait pu s’arrêter là.

Ça aurait DÛ s’arrêter là.

Mais non. L’estomac de Sergueï en décide autrement. Ce gros animal me vomit dessus, entre les jambes pour être exacte, visiblement en proie à sa propre putridité. Faut dire que son haleine donne l’impression qu’il est en putréfaction à l’intérieur, du grand n’importe quoi. Ou alors c’est un zombie. Mais je m’en contrefous.

Mes larmes s’accentuent, roulant de plus belles sur mes joues, tandis que je me retrouve couverte de vomi. Autour de nous, l’euphorie retombe, les malades n’étant pas scatophiles pour autant, et j’en profite pour libérer mes mlains, que je plaque des deux côté de la tête suintante de gras, de sébum et de sueur du Russe, pour éloigner son visage du mien.

Lorsqu’il a le culot de me sortir son « Reprenons », je hurle et la foule hurle avec moi, croyant certainement que le spectacle continuait. Alors je fais ce que toute victime d’un monstre russe aux désirs lubriques doit faire : je prends de l’élan dans le vide, et remonte mon genou de manière à lui porter un violent coup bien placé, en plein dans les parties.

Profitant de la surprise de l’impact, je parviens à me dégager et met un pied à terre. Là, je me faufile parmi la foule, entre les mâles puants et agités, qui remarquent à peine ma petite tête rose. Avec la grâce d’un cachalot, je me hisse sur la scène, et courre dans les coulisses. Le bruit a attiré les autres « candidates » à l’extérieur de ces dernières, et je me retrouve enfin seule, et presque tranquille. Constatant l’état de mon pantalon, et de ma large chemise, je les retire en vitesse, en évitant tout contact avec le vomi puant du russe, et m’empare du premier vêtement venu pour l’enfiler.

Je me dirige ensuite vers la scène, et constate le désastre créé par mon pire ennemi : la salle est en proie aux flammes, d’un côté, et de l’autre, le DJ continue de faire tourner ses musiques de beauf, pas le moins du monde dérangé par le chaos qui règne dans le local. Seul le propriétaire semble conscient de ce qu’il se passe, et se bat pour faire fonctionner un extincteur. Stupéfaite par l’ampleur de la bêtise de Sergueï, je jure un bon moment, les yeux ronds comme des soucoupes.

Je me réfugie derrière l’épais rideau rouge qui sépare la scène des coulisses, et tombe nez à nez avec mon propre reflet. Je blêmis. Non, pas encore… Dans la précipitation, c’est un magnifique short culotte à motifs léopard que j’ai enfilé par-dessus mes jambes de mâle imberbe. Le choc est total, maintenant que je peux me regarder dans la glace, et un rire nerveux s’échappe de mes lèvres, tandis que je me laisse tomber au sol.

Qu’est-ce que c’est que cet enfer dans lequel on m’a propulsé depuis cette après-midi ? Pourquoi ce Russe, et le karma, s'acharnent-ils sur moi ? Je peste, sans trouver judicieux de profiter de ce moment pour changer de fringues. Malin.

Dans un élan de clarté, je décide de me reprendre, et bondis hors de ma cachette : mon sac se trouve encore là où les flammes se font menaçantes. Je traverse la scène en courant, mes bottines à la main, vers le propriétaire, et lui arrache l’extincteur des mains. Avec un cri barbare, je m’occupe des flammes, qui commençaient à lécher l’endroit où j’avais laissé mes affaires.

Un silence accueille le mien, lorsque tout semble terminé. Sans regarder les autres clients, j’enfile ma veste en cuir, prend mon sac à main. Pieds nu, simplement vêtue d'un short léopard, d'un débardeur et d'une veste en cuir, j’offre un bien piètre spectacle, mais ça m’est bien égal. Je fourre mes chaussures dans mon sac. Je ne leur ferai pas le plaisir de me pencher pour les mettre.

Avant de me tirer, j’ai toutefois une chose à faire. Je cherche Sergueï du regard, l’extincteur à la main. Facile à trouver, je fais comprendre d’un regard assassin aux gens qu’il vaut mieux s’écarter sur mon chemin. Face au Russe, j’ai à nouveau un rire nerveux, fou, et relève mes bras de sorte à hisser mon arme de fortune, en laissant mon sac tomber mollement à mes pieds. Là, je commence à tourner sur moi-même pour donner à mon geste de l’élan, et, à la manière d’un lanceur de poids aux J.O., j’envoie l’extincteur en plein dans Russe, sans vraiment viser une partie précise de son corps, avec un rictus sadique sur le visage. Je n’en peux plus. Si au moins il pouvait me faire le plaisir de crever. Mais il est déjà mort, alors j’espère bien lui péter quelques dents, ou une rotule. Le petit doigt de pied serait parfait, aussi.

— Tu voulais que je te frappe, grand malade, t'es servi, ne m'approche plus jamais tant que le sens du mot « consentement » t'es inconnu ! Pause. Non, en fait, ne m'approche plus jamais ! je vocifère avec la voix d'un fumeur en fin de vie.

Empoignant mon sac, je redresse le menton d’un air hautain en rassemblant le peu de dignité qu’il me reste et je me dirige vers la sortie en espérant échapper à toute cette folie.
Ft. Sergueï P Choukhov + de 2400 mots, cette réponse fait 5 pages omg
Awful
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Surrender love

昨日の花は今日の夢