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Mascotte de bordel
 ☽ Preux Sicilien ☾

Terminé #1le 21.03.18 8:07



I imagine hell like this: Italian punctuality, German humour and English wine.


identité

NOM : Chiaramonte, da Palermo
PRÉNOM : Leone, James, aka Némésis
DATE DE NAISSANCE : 2 février 1887
DATE DE MORT : 10 août 1920
NATIONALITÉ : Anglo-sicilienne, c’est un peu un catalan d’Italie m’voyez  8)
LANGUE(S) PARLÉE(S) :
[100%] Italien
[100%] Anglais.
[85%] Japonais (il maîtrise la langue mais garde un fort accent Italien).
[55%] Français (Charlotte lui ayant enseigné)
RACE : vampire
PERSONNAGE DE L'AVATAR : Shokudaikiri Mitsutada (Touken Ranbu)



physique

COULEUR DE PEAU : Il a la peau relativement hâlée, de naissance.
Couleur des cheveux : des cheveux noirs corbeau, avec des reflets bleus lorsque le temps est clément, pour la classe et parce qu'il se drogue aux potions.
Longueur des cheveux : relativement courts, juste de quoi se réveiller avec des mèches dans les yeux et une coupe au pétard. Ils sont très doux et sentent le shampoing à l’olive (tant de cliché).
Couleur des yeux : ses yeux verts (enfin, son œil) étaient un héritage familial, avec les potions, il les a rendu dorés, puisqu'il n'en a plus qu'un, pour au moins péter la classe en étant borgne.
Style vestimentaire : il oscille entre le négligé et le formel, en fonction des occasions, plutôt jean/sweat, pantalon de toile/chemise, ou costard élégant, aucun trou dans les vêtements, et le tout impeccablement repassé. Il peut également facilement troquer sa parka pour un manteau sorti du XIX siècle, sans aucun problème. Il dort en calbute mais peut sortir sans pression dans un kigurumi trop petit pour ses grandes papates.
Taille : 1m86.
Piercing(s) : aucun.
Tatouage(s) : au creux de son poignet, les insignes de sa famille.
Corpulence : musclé mais pas trop, pas avec des abdos hyper saillants ni un cou de bœuf non plus. Il pèse un poids normal (73kg).
Habitudes : passe souvent une main nerveuse dans sa tignasse. Il a chaud et faim tout le temps, et s’évertue à placer « ma quéééééé » à la fin de toute ses phrases, ou presque. Ah, et il fume comme un pompier, et ne refuse jamais un bon verre d'alcool.
Autre : il utilise des lunettes pour lire et regarder les écrans, comme un vieux, il a un œil de verre super réaliste, qu’il enlève pour dormir (et ça fait peur), même s'il se balade avec un cache œil parce que l’antiquité qui lui sert d’œil de verre lui donne un air vraiment flippant. Il est poilu comme un homme méditerranéen, mais le vit très bien, il trouve que c’est une marque de virilité – maaa quééé ?.



précisions

Des marques de balles et d’entailles héritées de la guerre parsèment son corps, çà et là, c’est pas hyper beau à voir, quand il se lève le matin, il se trouve une belle gueule de tordu. Il est gaga des chats et son rêve secret est d’en adopter plein. Son ouïe est fonctionnelle à 75%, et il en abuse. Parfois, il oublie de replacer son œil de verre (qui date d’un siècle) dans son orbite. Encore plus souvent, il oublie de mettre son cache œil.

Son groupe sanguin est B+.

Caractère

Né parmi une famille nombreuse, avec deux grands frères et une petite sœur, Leone a l’esprit de solidarité, et se prend facilement d’affection pour les personnes qui ont l’air plus jeunes que lui, et pour tout ce qui est mignon. De plus, le fait d’avoir perdu un enfant et sa femme le hante encore un siècle après sa mort. Il essaie d’aider le plus possible ses proches comme les inconnus qui croisent son chemin. En cela, il est également naïf, sans accorder sa confiance à proprement parler, il gobe les mensonges de n’importe qui. Alors qu’il est né dans un monde sombre, il ne peut s’empêcher de voir le bon chez les personnes qu’il croise. Ainsi, cela lui arrive souvent d’être déçu, et de se retrouver avec le cœur en miette.

Très fleur bleue, il a parfois des réactions d’enfant, frôlant l’hyper-sensibilité, oscillant entre les grands moments de joie, où il est capable de sauter partout et de danser sur « Libérééééée, délivréééée », et les moments d’abattement total, où il se roule en boule dans un coin en maudissant tout ce qui a pu lui arriver jusqu’alors. D’un autre côté, il court toujours après son âme sœur, rêvant de voir un jour arriver quelqu’un qui saura accepter toutes les facettes de sa personne.

Un siècle exactement après la fin de la première guerre mondiale, il ne s’en remet toujours pas, rêvant de temps à autre des pluies de métal, des cris des soldats. Alors, il se réveille, en nage et en larme, et pleure. Rien ne semble en mesure d’apaiser ses tourments, rien, ni personne. Comme ça le fait chier d’emmerder ses collocs avec ses pleurs, il dort dehors, la plupart du temps, ou dans la salle vide de l’Agence, bien qu’il privilégie des endroits où l’air circule. Il n’est d’ailleurs pas anodin de l’entendre crier du haut d’un toit.

Néanmoins, Leone reste quelqu’un de très secret, s’il n’hésite pas à se mettre au service de son prochain, il a du mal à se confier, et, même s’il déteste la solitude, qu’il fuit, il a du mal à se confier et à ouvrir son cœur aux autres. Il est très altruiste, et n’hésite pas à aller vers les gens, à les aider, à les écouter parler pendant des heures sans jamais rien attendre en retour, quitte à se plier en quatre pour eux, et à se laisser abuser.

Les seuls moments où il ose laisser parler son cœur, désormais, c’est sous l’effet de l’alcool. Cela délie toute les langues, mais particulièrement la sienne. Et lorsqu’il fait du cosplay. Il aime le cosplay. Et plus précisément l’idée de se glisser dans la peau de quelqu’un d’autre. C’est pour ça que s’il dort dans l’appart en calbute, il sort se poser la nuit dehors en kikurumi coloré – ce qui fait bizarre avec ses 1m86.


histoire

Le grand brun se saisit d’une photo, tombée sur le sol au cours de la nuit, alors qu’elle lui servait de marque-page. Il pousse un soupir et un sourire s’étire sur son visage, avant de s’assoir sur son lit. D’un doigt, il suit le contour des visages présents sur la photo. Sa mère, son père, ses deux grands frères, sa petite sœur et son petit frère. Une larme lui monte aux yeux. Malgré le temps passé dans l’au-delà, il est toujours incapable d’oublier sa vie d’avant. Il bascule en arrière, le bras tendu au-dessus de lui, tenant toujours la photographie, dont la vieillesse ne fait pas le moindre doute. Il a encore rêvé d’eux, cette-nuit. Son cœur mort se réchauffe, alors qu’il se souvient de sa vie d’avant, les yeux fermés, chérissant ces souvenirs lointains.

Δ Δ Δ
Acte I – Le lion

Leone James Clifford naquit dans une famille sicilienne, dans la capitale de cette province, d’une mère italienne, d’origine aristocratique, et d’un père membre du ministère britannique. Qui aurait pu en vouloir à ce pauvre homme d’être tombé follement amoureux de la belle sicilienne, Emilia Chiaramonte da Palermo, fille d’un des potentats de la région, magnifique méditerranéenne aux cheveux d’or et aux yeux d’émeraude, dont la peau diaphane et le physique de déesse en faisaient fondre plus d’un. C’est pourtant Edward Clifford qui a attiré son regard délicat. Mariés quelques années à peine après leur rencontre, le temps qu’Edward n’atteigne les hauts rangs de l’administration britannique et n’obtienne des charges importantes, ainsi que la paye qui va avec, tandis que sa belle Emilia l’attendait à Palerme pour des noces dignes d’une famille princière.

Après leur union, Edward obtint un poste à New-York, en tant que diplomate, avant d’y être définitivement nommé à un haut poste de l’administration du maire de l’époque. Homme influent, il gardera toujours dans ses petits papiers les personnages les plus importants de son siècle. Ils ont deux enfants à deux ans d’écart, des garçons, Ethan, Pietro, puis Leone, et enfin deux jumeaux, Inere et Lucas, une ribambelle d’enfant souriant et galopant autour de leurs parents, au sein d’un foyer plongé dans le bonheur. Avec la continuation de la Révolution industrielle et les progrès, les voyages en Italie et aux îles britanniques se font plus fréquentes, et rapidement, les enfants se retrouvent séparés : Ethan et Pietro sont envoyés à l’université à Londres, pendant que Leone, de 5 ans leur cadet, termine son parcours scolaire basique en Amérique. Irene et Lucas, eux, passent leur enfance à Palerme, dans la famille de leurs grands-parents. Ethan deviendra député, Pietro chef d’entreprise, et Leone restera toujours dans leur ombre, situé entre ses grands frères géniaux et les deux benjamins chouchoutés.

Ainsi, Leone grandit entre deux générations bien distinctes, et bénéficia rapidement d’une autonomie totale. Pas complètement laissé à l’abandon, mais éclipsé par ses frères et sœur, il apprit rapidement à décider lui-même de ce qu’il veut faire. Néanmoins, il n’est pas aisé de grandit seul, et, tandis qu’il apparaît parfois comme un père pour Irene et Lucas, il essaya désespérément de faire aussi bien que ses grands frères, sans jamais réussir à s'attirer les attentions parentales, notamment paternelle. Seul son grand père anglais, George Clifford, le prenait à part pour lui raconter son destin militaire, marqué par les grands conflits du XIXe siècle, parlant de Napoléon, de la guerre d’indépendance espagnole, des différentes crises européennes, etc. Dès tout petit, Leone s’imaginait ainsi héros militaire, et ne quittera jamais cette ambition des yeux.

A son tour, il assista aux cours des plus prestigieuses facultés d’Angleterre, d’Italie et d’Amérique, et profita de ses séjours sur le sol européen pour visiter les différents pays, dans une sorte de Grand tour saccadé. Là, en 1907, il rencontra Charlotte, une française, dont il tomba éperdument amoureux, à une époque où le romantisme du XIXe avait encore laissé des traces, notamment dans les livres. Au début, ils se comprennent à peine, mais il la vole à un artiste dont elle était la muse, à Paris, s’en faisant d’abord un guide et une amie, malgré la barrière de la langue. Ainsi, durant 3 ans, ils se voient durant quelques semaines à peine par an, échangeant des correspondances, en italien et en français, chaque fois plus enflammées, et laissant un morceau d’eux même toujours plus gros lorsqu’ils devaient se séparer. Cela dura cinq ans, jusqu’en 1912, lorsque Leone termina ses études militaires et décida de demander Charlotte en mariage. Elle accepta. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

Ou pas.

Ils passèrent un an ensemble à Palerme, et voyagèrent en Italie, poussant parfois jusqu’à Vienne et l’Europe de l’est, avant de s’installer dans une maison bourgeoise du centre de New York. Charlotte était alors enceinte, et Leone major de l’armée grâce à son implication dans ses études et les bons petit papiers de papa. Le 13 Mars 1913, naquit de sa fille, Hélène, une adorable petite tête blonde pleine de vie.

Mais, avec les tensions grandissantes en Europe, le monde s’agitait autour de Leone, qui faisait partie de ceux qui ont senti arriver la tempête. Puis arrivèrent les conflits des Balkans, l’assassinat de Sarajevo…et ce fut le feu aux poudres, tout se passa très vite. Tout le monde ayant envie de se mettre sur la gueule depuis des années déjà, les diplomates enchaînant les traités. Le monde européen semblait exploser en le meurtrier conflit que le monde connaît sous le nom de « grande guerre ».

En 1917, c’est l’entrée en guerre de l’Amérique, aux côtés des Alliées. Mais Leone n'avait pas attendu ce moment pour agir. En 1915, il laissa alors derrière lui une femme en pleurs et un enfant qu’il connaissait à peine. Pourtant, pour lui, c’était là son destin qui l’appelait, celui dont il avait toujours rêvé depuis qu’il avait lu les mémoires de Napoléon, son grand héros de toujours. Il ne craignait pas de tomber, mais voulait le faire avec honneur.

Pauvre fou, s’il avait su. Il ne serait jamais parti plus tôt.

Δ Δ Δ
Acte II – Némésis

Cette guerre fut une véritable folie. Engagé comme volontaire en 1915, il était arrivé avec d’autres étrangers, de nombreuses nations voyant leurs hommes s’engager par solidarité auprès de l’un des deux camps, dans cette guerre si meurtrière et pourtant interminable. Il vécut Verdun. Il subit les bombardements. Sentit le gaz allemand s’insinuer dans ses poumons. Il vit périr de nombreux compagnons, d’autres soldats, des amis, des camarades – car l’absurdité de cette guerre le rapproche de bolcheviks qui le rallient à leur cause.

Dans les tranchées, son ami « le Poète», un intellectuel français à la culture sensible, perdu dans ce déferlement de violence, enrôlé de forces, comme tant d’autres jeunes hommes, pour mieux servir de chair à canon, lui donna le surnom de « Némésis ». Son talent pour la guerre, sa force d'esprit et son acharnement l’élevèrent au rang de héros pour les hommes désespérés qui l’entouraient. Certains lui en voulaient d’être américain, et italien de surcroit, tandis que d’autre acclamaient son courage.

En 1918 vint la paix, et l'écoeurement, avec cet amer goût d’incompréhension. Ce n’était pas une victoire. Mais ce n’était pas non plus une défaite. Juste un massacre à l’échelle du monde entier, de l’Europe, de l’Amérique, et des colonies. Les bilans étaient catastrophiques, la population européenne ayant été décimée, les États ruinés… Pour Leone, cette guerre lui arracha bien plus que le cœur. Il n’est pas mort dans les tranchées, mais y a laissé une partie de son âme, ainsi que la moitié de sa jambe gauche, explosée par une mine, 45% de sa faculté auditive, à force de se survivre sous la pluie de métal, et un œil, à cause d’un éclat d’obus. Pourtant, il considère qu'il a eu la chance de ne pas finir comme les joueurs de skat d’Otto Dix, c'est à dire comme certains de ses compagnons, devenus des  « gueules cassées ». Malgré un œil bandé et une jambe en moins, il a conservé son joli minois, quoique bien amaigri, amputé d'un œil et avec une barbe de poilu.

Il rentra donc avec le reste des troupes Américaines à New York, là où sa famille n’avait plus de nouvelles de lui depuis des mois. Il y découvrit une petite fille, la sienne, trop grande à son goût, qui le regardait comme un étranger, comme un fantôme du passé, et considérait avec terreur ses blessures. Elle peinait à l'appeler « Papa ». En vérité, tous le regardaient avec effroi. Tous. Même ses frères, qui ont échappé grâce aux petits papiers de leur père à la guerre. L'instant de surprise passée, ils se mirent à lui hurler dessus. « Ta putain de guerre, tu l’as voulu, hein, Leo, voilà le résultat ! Il était où, hein, Leone, Napoléon ? » « On t’avais prévenu ! Pourquoi ne nous as-tu pas écouté ? ».

Que s’imaginaient-ils, au juste ? Qu’il avait sauté avec joie sur une mine ? Qu’il avait fait un grand sourire à un camarade boche pour que celui-ci ne puisse pas louper son œil ?

Face à cet accueil plus que glacial, Leone perdit ses moyens, se battit avec ses frères, les accusant de n’être que des lâches, tandis que le peuple était envoyé en guise de chair à canon sur les champs de bataille dont les enjeux le dépassaient, leur demandant ce qu’il aurait dû faire, « rester dans un fauteuil confortable, à profiter de la douceur d’un foyer, pendant que des milliers d’hommes se crevaient pour moi tous les jours, pendant que des villages étaient enterrés sous les pluies de bombes ? ». Les femmes retinrent ses frères de dévisager encore une fois le pauvre estropié, qui les surplombait encore tous de sa hauteur, plus fier que jamais. Ce fut la dernière fois que Leone leur adressa la parole. Ce fut la dernière fois qu'il adressa la parole à l’intégralité de sa famille.

Quand à son petit foyer, rien n'était plus pareil. Charlotte ne supportait pas la vue de son moignon, au genou, et sa petite Hélène non plus. Pourtant, elle lui redonnait le sourire et réchauffait son cœur brisé à coup d’obus, sa petite Hélène. Charlotte et lui finirent par faire chambre à part, car chaque nuit était agitée des cris cauchemardesques de Leone, qui revivait encore et encore les même scènes d’épouvantes. Il ne parvenait pas à dormir avant quatre heures du matin, et se réveillait deux ou trois heures seulement après, croyant entendre des obus ou des cris, alliés comme allemands. La nuit, il devait garder une lampe allumée, par crainte de perdre ses repères et de se croire une fois encore dans les tranchées, entourés du bruit des bombes pénétrant la terre – parfois très près –, ou des soldats creuser. Dans ses rêves, il redevenait Némésis.

Finalement, voyant son mari dépérir de jour en jour, refusant une nourriture dont il avait perdu le goût et l’envie, Charlotte l’emmena chez un « psychologist » – un charlatan semblable aux nécromanciens de ce monde. Le docteur Hendricks, il s’appelait. Leone finit par tout bousiller dans son cabinet, comme il le fit avec les deux suivants.

Cela dura un an, jusqu’en 1918, là, ne pouvant plus supporter la vue de cet homme qu’elle avait un jour aimé, et qui semblait sombrer petit à petit dans le néant, elle demanda le divorce, et retourna en France. Pourtant, il ne l’avait jamais touchée, ne lui avait jamais fait de mal et avait accepté pour elle et pour Hélène d’aller voir des médecins, des « spécialistes ». La justice jugea Leone incapable de s’occuper de son enfant. Ce fut la goutte de trop. Alors qu’il avait résisté, lui qui avait tout perdu, il se laissa aller aux tentations qui lui tendaient la main depuis si longtemps. Il sombra dans une addiction terrible à l’opium, à la drogue en général, à l’alcool, à la chair, à tout ce qui pouvait lui faire oublier qu’il avait un jour été proche d’obtenir tout ce qu’un homme pouvait désirer,  pour ensuite atterrir en enfer.

Tout ça à cause d'une « drôle de guerre», et de rêves d'enfant.

Pourtant, il n’a jamais regretté sa décision. Celle d’être parti en 1915 aux côtés des européens, dans une guerre qu’il considérait être la sienne, parce qu’elle était celle de l’humanité toute entière. Certainement trop altruiste, à part son membre fantôme, la seule chose qui le hantait était la mort de ses compagnons, des gens de conditions simples, parfois venus des colonies et qui s’étaient trainés dans la boue pour que des grands puissent jouer aux échecs avec eux. En France, il avait détesté son rang, détesté sa famille, détesté son pays. En rentrant, il a avait démissionné, brûlé son uniforme, enterré ses médailles dans son jardin, qui lui semblait trop luxueux, comme tout ce qui l’entourait, et lui donnait envie de mourir.

Non, il ne regrettait rien.

Ainsi, le 10 août 1920, l’homme qui rêvait d’être un jour Napoléon mourut d’une overdose, lamentable, entre les cuisses d’une prostituée, son unique œil se fermant à jamais sur ses songes d’enfant. Son visage enfin apaisé et le cou ensanglanté par un baisé acéré.

Δ Δ Δ
Acte III - Chiaramonte

Il n'était pas complètement mort, en réalité, mais cela, il ne le compris pas avant de se réveiller dans l’au-delà. Ou plutôt, jusqu’à se casser la gueule dans l’au-delà. Débarqué comme par magie dans une salle d’attente aux allures d’asile, sa jambe avait retrouvé sa place, sous l’effet d’un miracle étrange. Par contre, du côté droit de son œil, c’était toujours le noir complet, et l’ouïe, quoi qu’un tantinet améliorée, ne l’avançait pas beaucoup niveau conversation, et il n’est pas rare, aujourd’hui encore de l’entendre crier – plus pour s’amuser, cela dit –, « HEIN ? T’AS DIT QUOI ? », surtout lorsque son interlocuteur le fait chier.

C’est après son bref passage chez l’étrange gars qui occupe le poste de roi dans ce monde déjanté qu’il tomba sur elle et son sourire aiguisé. Au début, il se dit qu’il était en plein bad trip, qu’il avait des hallucinations au point de revoir celle qui l'avait accompagné dans sa mort. Puis elle lui expliqua tout. Celle qu'il avait pris pour une prostituée new-yorkaise était en réalité une vieille vampire avec un cœur de miel, qui avait voulu lui offrir ce qu’il n’avait jamais pu se permettre dans le monde mortel : un sens à son existence.

Elle lui fit visiter le Tokyo dont il n’avait entendu parler que dans les journaux, et puis, au bout d’un peu de temps, elle s’évapora, comme un fantôme, sans laisser de trace, ni de message, laissant Leone seul face à ses peurs. Il ne lui demanda jamais son nom.

S’écoulèrent ainsi dix ans, dix ans durant lesquelles il ne trouva rien de mieux à faire que de profiter de la mort pour explorer ses limites, pour faire n’importe quoi, sans but, comme une âme condamnée à la tourmente pour l’éternité. Se réveillant toutes les nuits en hurlant, préférant dormir dehors plutôt que de faire chier ses collocs, en attendant de réunir la somme nécessaire à l’achat d’une maison loin de la ville et de son vacarme – ce qu’il finit d’ailleurs par oublier, au  grand dam de ses roomates.

Il se rendit de temps à autre dans le monde des vivants, et regarda grandir sa petite Hélène, de loin, se faisant violence pour ne pas courir la serrer dans ses bras, pour ne pas la toucher, lui parler. Il la vit grandir, mais aussi mourir, et cet épisode l’a rendu à moitié fou. Vampire, il raffole du sang comme un drogué.

Dans les années 1930, plus parce qu'il a contracté une dette faramineuse dans un établissement peu reluisant – que je ne citerai pas pour préserver une once de dignité chez ce pauvre Leone – que par simple envie, il décida de se reprendre en main et de trouver un gagne-pain conséquent, suivit des cours de psychologie, avant de se proposer comme psychologue à l’Agence. Quoi de mieux qu’un torturé pour soulager les malades n’acceptant pas leur mort, et tout ce qui s’en suit ? Cela fait maintenant plus de 80 ans qu’il fait ce boulot de merde, voyant défiler dans son cabinet tokyoïte des personnages tous plus ravagés les uns que les autres, entre zombies, chimères, anciens dictateurs et assassins, bref, la crème de la crème de ce monde. De temps à autre, il est demandé à l’asile de la ville, voir à la prison, pour son métier. Faut dire que y’a pas beaucoup de gens qui apprécient de vivre tous les jours des épisodes toujours plus traumatisants les uns que les autres, après leur mort.

Pourtant, il n’oublie pas, il n’oublie rien.

Aussi, il met depuis sa personne au service des nécessiteux, de ceux qui peuvent avoir besoin de lui, et travaille de temps à autre dans les Refuges de Tokyo. Il a perdu des frères, une sœur, et une fille, et a une affection naturelle pour ces petites choses mignonnes qu’on appelle des enfants, même s’il a tendance à les effrayer malgré lui.

Δ Δ Δ

Sa main retombe lourdement. Doucement, il glisse la photographie entre les pages d'un livre. Le Feu, celui auquel il s'identifie tellement. Parce que Leone aussi a laissé une part de lui-même dans les tranchées, au même titre que cette jeunesse que l'on a sacrifié sur un bûcher de haine.

Embrasé, brûlé, mais toujours flamboyant.

derrière l'écran

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Terminé #2le 21.03.18 11:15
Un trentenaire

Des que j'ai le temps, je lis cette fiche.

Bienvenue et bon courage pour ta validation car T'as deja fini (je peux pas m'en occuper maintenant malheureusement )
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Terminé #3le 21.03.18 11:45
Vi !

Ça marche pas de problème, merci pour la re-bienvevue du coup o/
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Terminé #4le 21.03.18 12:42
OMD.

Je suis fan. Je suis totalement fan.

Tu me DOIS un lien avec ce personnage aussi, ça peut pas se faire autrement !!

En passant, j'ai remarqué une petite erreur, il me semble, dans le caractère :

Néanmoins, Leone reste quelqu’un de très secret, s’il n’hésite pas à se mettre au service de son prochain, il a du mal à se confier, et, même s’il déteste la solitude, qu’il fuit, il a du mal à se confier et à ouvrir son cœur aux autres. Il est très altruiste, et n’hésite pas à aller vers les gens, à se confier à eux et à les aider, quitte à se plier en quatre pour eux, et à se laisser abuser.

Dans le même paragraphe, tu dis qu'il a du mal à se confier, puis un peu plus loin, qu'il n'hésite pas. C'est un peu contradictoire, non ?
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Terminé #5le 21.03.18 13:18
Hola !

Yes merci de ta remarque, c'est une coquille d'un de mes nombreux jets...dammit je corrige de suite haha !

Et je suis ravie que Leo te plaise, je suis partante pour un lien sans problème 8)
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Terminé #6le 21.03.18 16:47
Re-bienvenue !
Je t'avoue que je lis rarement une fiche d'un coup comme ça, mais là j'ai juste pas pu m'arrêter. J'aime beaucoup ton personnage et je viendrais probablement de voler un lien !
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Terminé #7le 21.03.18 16:52
Je viens lire ! AH QUE REBIENVENUE
Nae qui glisse une p'tite correction avant que le grand manitou arrive, bravo
Cette fois-ci c'est le commentaire officiel

Identité Tes calculs sont bons pour l'âge, c'est parfait ! 33 ans, enfin un vieux Juste j'sais pas si j'suis con ou si c'est zarb mais j'ai pas capté la signification de "catalan d'Italie", le catalan c'est en Espagne non, pas en Sicile ?
Autrement les langues sont cohérentes avec sa nationalité et son âge post-mortem, donc c'est bon
Physique Bon on a fait la remarque à un précédent newbie que bon, les reflets bleus c'pas très naturel, m'enfin comme je suis clément disons que c'est selon la perception relative à chacun koa
Dat cliché d'italien putain Mais les poilus c'est la vie
précisions Est-ce qu'il peut garder des trucs dans son orbite, jor ses clés ou une clémentine pour le goûter ?
caractère Un vieux naïf j'adore Putain mais son cara va pas du tout avec son physique c'relou (et un peu drôle ) ... Mais j'me disais que c'était bon et qu'on arrivait à la partie profonde et d4rk de son moi, et tu sors le cosplay ptn
Bon bah rien à redire par ici a priori
histoire Alooooors
Je check un peu côté historique et comme tu nous parles de pas mal de diplomates y'a un petit soucis si tu donnes des noms et des villes précises, parce que là par exemple le père de Leo s'appelle Edward et est maire de New York aux alentours de sa naissance, donc vers 1887, or les maires de New York on en a la liste jusqu'en ~1600 et à l'époque de Leo y'en a aucun qui s'appelle Edward J. Clifford (à la rigueur y'a Ed Cooper mais il est maire en 79 jusqu'en 80 ) Donc sur ce point ça colle pas historiquement, j'te laisse la liste des maires de N-Y : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_maires_de_New_York Ce sera à changer, soit c'est vraiment le fils d'un maire de N-Y, auquel cas faut que ce soit un de la liste et que l'histoire colle à sa bio, ou alors faut que le père soit seulement un "proche" du maire dont on sait pas trop de détails et qui pourrait être n'importe qui historiquement Sinon j'suis obligée de fact check

Autrement rien repéré d'embêtant sur le contexte de guerre etc, le choc psychologique du retour à la vie normale post-conflit est plutôt bien amené, et j'aime beaucoup le fait qu'aucun psychologue n'arrive à l'aider, normal à une époque où ils connaissent pas encore ce type de traumatismes de cette ampleur

Alors, petit problème niveau mort cependant, s'il meurt d'une overdose il est Lémure. Pour être Vampire il doit être mordu, là j'ai pas vu de morsure (ou alors j'ai loupé le passage où la prostituée le mord, mais c'est bien mis overdose et y'a pas de mention de morsure donc ) 'Fin en tout cas tel quel on dirait qu'il la rencontre après sa mort seulement

Du coup bah s'il transforme personne c'est un peu nul de le laisser aller dans le monde des vivants, s'il y va pas pour se nourrir... Ca passe mais j'trouve étrange qu'on le laisse aller, du coup, si on sait pertinemment qu'il va pas bouffer


je voulais un gif d'un torse poilu et je suis tombée sur tellement de gif pornographiques avant d'en trouver un décent

deux-trois modifs
Du coup y'a deux-trois petits trucs

  • m'éclairer sur "catalan d'italie" dans l'identité
  • Son père peut pas être maire, ou alors c'est vraiment un des maires qu'il y a eu irl
  • La morsure qui manque (ou est pas assez explicite, je sais pas)

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Terminé #8le 21.03.18 17:09
Holà !

Merci Enid, ce serait avec plaisir

Luap, merci de passer, c'était rapide, par rapport à tes remarques du coup :

Il va pas le caractère ? J'me suis dit que ce serait rigolo d'avoir un pero complètement à l'opposé de son apparence (mais professionnellement parlant il est sérieux, promis ). A ce sujet ça passe le boulot de psy ?

J'me doute que c'est pas naturel, les cheveux bleus...mais en vrai les zombies et les vampires non plus /pan/ je rajoute que c'est un p'tit coup de potion pour la classe, t'inquiète !

Ensuite, pour les 3 points :

1) Catalan d'Italie c'est juste de l'humour, parce que les siciliens étaient à l'origine indépendants, et qu'il accepte pas le fait (comme tous les aristocrates siciliens) d'être rattaché à la péninsule, c'était pour dire que c'est un indépendantiste, pas pour placer la catalogne au mauvais endroit, sinon j'aurais dit "nationalité anglo-italienne"

2) Awé j'pensais pas qu'il fallait un vrai maire ! Du coup son père c'est Franklin Edson, ça correspond à peu près niveau date, c'est un peu avant la naissance de Leo

3)
En fait j'ai voulu amené la morsure de manière implicite, il croit mourir d'une overdose mais en fait il est mordu par une prostituée avant de mourir, dis moi si ça passe et pis si non je modifie sans problème ! Et du coup il a p'être transformé des gens, mais il était torché, donc il se souvient plus de qui ou quand (je peux changer ça pour que ce soit plus évident )

PS : RIP à tes yeux pour le gif.........

PPS : ouai il met des trucs dans son orbite...et comme il oublie souvent son cache oeil et qu'il est tête en l'air ben ça tombe, et il les perds (mais oui c'est pratique pour les clefs 8D)
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Terminé #9le 21.03.18 17:39
Re-bienvenue !

J'adore ton perso ! J'aimerai bien demander un lien quand tu sera validé ( si tu veux bien de Benedict o/ ). Le pauvre d'avoir perdu sa femme et son enfant, c'est triste..

Je suis le fameux newbie a qui on a dit pour les reflets bleus me semble

Bonne validation en tout cas ♥️
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Terminé #10le 21.03.18 17:44
Merci

Waw merci, avec grand plaisir (c'est quoi cette foule de fans ? )

Ok t'es mort

Yaaas :3
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