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#1 le 20.03.18 21:35

L'après midi était douce ce jour là, le froid semblait presque avoir décidé de partir. Des bourgeons venaient discrètement pointer le bout de leur nez et certaines fleurs poussaient encore dans les parterres prévus à leur épanouissement. Les rayons du soleil perçaient entre les épais nuage près à craquer au moindre moment et semblant vouloir se déverser à tout instant sur les passants, n'ayant pour la plupart pas prévu de parapluies.

Benedict regardait l'extérieur par la fenêtre de sa petite habitation, avant de finalement mettre les pieds dehors. Pas qu'il se sentait stressé à passer dans les rues qui se bondaient tranquillement de quelques promeneurs ou de potentiels clients aux boutiques et restaurants, mais il n'aimait pas particulièrement se trouver trop près de n'importe qui. Après tout, certains pourraient très bien tenter quelque chose contre lui. Quoi ? Ah, allez savoir ! Il suffit de peu dans cet autre monde.

"Allez, il te faut bien sortir à un moment."

Lodrick avait raison, pour bien des choses, il se devait de mettre le nez dehors. Pour les papillons, les fleurs ou quelques clients. Et puis, il ne pouvait pas non plus toujours rester seul après tout.

"Je suis là moi.''


C'est vrai, il n'était pas tout à fait seul en fait. Bene sans Lod n'existait pas vraiment, après tout. Alors, le jeune homme sembla prendre un peu plus d'assurance. Portant un jean et un tee shirt tout ce qu'il y a de plus basique, un manteau par dessus tout ça et ses gants aux mains. Direction le parc. Le chemin n'était pas particulièrement long en soi, alors il en profitait pour regarder distraitement autour de lui, faisant attention de ne pas croiser le regard des personnes qui passaient sur son chemin. Toujours très préventif sur ce genre de choses. Ses lèvres bougeaient un peu par moment, donnant l'impression qu'il parlait tout seul. Mais, aucuns sons ne sortaient.

Une fois arrivé, il passe près des grands cerisiers et se dirige vers ce petit coin où se trouvaient les parterres de fleurs. Venant s'accroupir devant, quelques papillons venant voleter sur les corolles aux couleurs diverses et aux doux parfums. Le garçon tendait déjà la main pour venir en humer une premier, avant de la cueillir avec délicatesse. Sortant pour cela, un petit ciseau bien affuté de sa poche de manteau.
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#2 le 20.03.18 23:41
Parfum de fleur et douceur d’une rencontre
Le soleil ne se lève que pour celui qui va à sa rencontre.
La jeune femme flânait, une habitude ? Je ne dirai pas cela, cependant elle pouvait de temps à autre préférer la douceur d’un parc à l’odeur du papier. Aujourd’hui, c’était le cas.

Elle avait opté pour l’allée des cerisiers, une petite veste de laine parme, sur les épaules, dissimulant la nudité de ses bras, une robe en mousseline de soie, écrue, une paire de bottes à pompons et une paire de gant en laine blancs. Elle ressemblait aux fleurs timides qu’allaient libérer un jour les bourgeons des cerisiers.

Ses pas désordonnés la guidèrent jusqu’à un parterre de fleurs. Des pensés, rouges, violettes, blanches.. D’autres plantes toutes aussi colorées. Il n’y avait vraiment pas grand monde ici, une chance, pensa-t-elle. La chimère n’étant pas à l’aise dans les grands espaces bruyants, elle ferma les yeux, savourant le silence naturel des lieux. La mélodie d’un oiseau se fit entendre, il devait nicher dans l’un des arbres. Avait-il une famille ?

La brise qui lui caressa la joue la ramena brutalement à la réalité, si elle entendait cet oiseau, c’est qu’il était mort. Rien de joyeux finalement. L’air frais frôlant sa peau de porcelaine lui rappela qu’elle était aussi froide que le chant de cet oiseau, éphémère comme un fragile papillon. Le regard perdu dans ses pensées lointaines, elle butta contre quelqu’un, ses pas l’avaient finalement fait rencontrer la route d’un autre passionné de simplicité.

Elle recula rapidement, cherchant les mots pour s’excuser convenablement, elle jeta des regards affolés aux alentours, la personne qu’elle venait de percuter était un jeune homme. Miss Kohaku lui avait expliqué que tous les hommes n’étaient pas Henry, qu’il y en avait des bons comme des mauvais. Elle reprit son souffle, visiblement plus atteinte qu’elle ne l’aurait crue. Tirant sur le bas de sa robe, elle baissa la tête, déconcertée. Elle ne pouvait décemment pas rester immobile après avoir bousculer quelqu’un.

- Ex-excusez-moi. Je ne voulais pas vous rentrer dedans. J’écouter le chant d’un oiseau  et .. enfin, je ne vous avais pas vu.


Mal-à-l’aise, et a présent rouge comme un coquelicot, elle se frotta nerveusement les mains, elle aurait pu simplement partir, changer de zone d’exploration, elle n’en fit rien, au contraire, elle voulait restaurer son image auprès de l’inconnu, se redressant doucement, elle leva la tête, découvrant les rayons du soleil, elle sourit. N’ayant plus d’yeux que pour l’astre du jour, elle se remit à penser, mais à voix haute cette fois-ci.

- Le soleil est chaleureux, le printemps arrivera bientôt et les bourgeons pourront éclore.

C’est en baissant à nouveau la tête vers l’inconnu qu’elle découvrit enfin la danse des papillons. Le jeune homme posé au centre de leur valse semblait être le noyau de leur ronde. Elle n’avait jamais autant vu de papillons dans cette partie du parc. Quelle était donc cette étrange magie ?
Pouvait-il leur parler, les comprendre ? Etait-il une chimère papillon ? Impossible, seules les femmes ont cette possibilité d’évolution ici. Alors qui était-il ? Ne s’approchant pas plus, elle posa un regard innocent sur lui. Le brun qui murmurait à l’oreille des éphémères.

- Vous aimez les papillons ?


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#3 le 21.03.18 20:01

S'il avait su, peut être qu'il se serait contenter de cueillir quelques camélia sur le buisson près de chez lui. Mais voilà, il avait eut l'envie de venir chercher des anémones pulsatille dans le parc et puis, il aimait sortir de temps en temps pour humer le parfum des fleurs dont la floraison était différentes selon les mois et les saisons.

Rien ne prévoyait qu'il se ferait bousculer et que la fleur tombera sur l'herbe juste avant qu'il ne l'écrase de son genou en reprenant son équilibre. Oh non.. Si délicate et elle venait de mourir de la façon la plus horrible qui soit, les pétales froissés et dont la couleur semblait se ternir. Benedict prenait toujours soit de les endormir avec douceur, un peu comme si les plantes pouvaient ressentir la douleur. Cela pouvait sembler idiot, mais c'était ainsi pour lui.

Se relevant doucement, il épousseta son pantalon et releva alors ses yeux particuliers, un peu caché par ses mèches de cheveux, vers la jeune femme en face. Sa voix semble incertaine et Bene avait presque l'impression qu'elle était effrayée. Il était vrai que certaines femmes ici semblaient haïr les hommes, pourtant il n'en faisait pas grand cas. Ce n'était pas le genre de personne à pouvoir leur en vouloir, certainement avaient elles de bonnes raisons.

"Répond, ne reste pas à la fixer comme ça. Tu vas la mettre mal à l'aise.''

Ah oui, Lodrick avait raison, il ne pouvait pas se contenter de la regarder sans même faire un effort pour lui répondre. Mais, sa voix sortait bien peu souvent, préférant communiquer par signes ou par écrit. Et comme il n'avait pas de carnet sous la main.. Tiens, elle continuait de parler, alors Benedict attendit patiemment, penchant même un peu la tête à sa question. La question semblait un peu naïve, non ? Si des papillons étaient près de lui, c'était bien qu'il les aimait.

"Elle essaye de te faire la conversation, tu vois bien."

Il glissa une main gantée dans sa nuque, regardant un moment le parterre de fleurs, puis de nouveau la demoiselle. Et il se décida enfin à signer.

-Ce n'est rien pour la bousculade. Oui, j'aime beaucoup les papillons. Toi aussi ?


Un habitude, peut être mauvaise, de tutoyer les personnes. Ca ne s'était pas vraiment arrangé d'ailleurs avec le fait qu'il prenait une certaine proximité avec ses clients. C'était une chose assez intime en soit que de venir dans les rêves d'un autre, alors il ne voyait pas trop pourquoi mettre cette barrière du vouvoiement.
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#4 le 24.03.18 5:40
Parfum de fleur et douceur d’une rencontre
Le soleil ne se lève que pour celui qui va à sa rencontre.
L’avait-elle surpris ? Sans doute. Il était rare de rencontrer quelqu’un comme elle, une telle maladresse tiendrait presque du don, pourtant, la chimère portait ce « don » comme une malédiction. Elle vit le jeune homme répondre à ses agitations farfelues par un simple silence, il était très calme, presque doux. Elle l’observa le temps d’une seconde, ce laps de temps aussi court fut-il, lui permit d’entrevoir le garçon aux papillons sous un autre angle.

C’est lorsqu’il se leva qu’elle eu le souffle coupé, il était délicat comme les ailes de ses compagnons, discret comme la mélodie de leur valse, doux comme les fleurs qu’il admirait en silence, une brise s’engouffra dans ses cheveux bruns, une fraction de seconde, elle cru apercevoir ses yeux, deux perles bleues. Elle songea un instant aux paroles de Miss Kohaku, elle devait au moins lui admettre cela, cet inconnu, ce garçon, il était beau.

Loreleï porta son regard sur le parterre de fleurs, elle avait délaissé le visage neutre du jeune homme         pour contempler son terrain de jeu. Il devait-être là depuis quelques temps déjà .. L’empreinte d’un corps avait marqué le sol, celui de du brun. Elle promena ses prunelles sur cette marque, les fleurs ne semblaient pas avoir souffert de la présence de l’inconnu, au contraire, elle étaient fièrement dressées, entre brins d’herbes et feuilles d’arbres fruitiers. Les éphémères dansaient toujours autour du mystérieux garçon, la chimère s’attendrit en les  admirant, elle n’était plus agitée, le tourbillon fragile des papillons l’avait apaisé.

La cascade violette ondula, le vent soulevait ses boucles, la rappelant à la réalité, son visage de nacre fu caressé par un rayon tiède, le soleil. Un oiseau brisa le silence, était-ce toujours celui qui l’avait faite trébucher ? Elle rit, le cherchant du regard, pour finalement rencontrer celui du brun. Il ne parlait toujours pas, peut-être ne le pouvait-il pas ou alors .. peut-être n’en éprouvait-il pas l’envie. La chimère resta immobile, attendant une réaction, ne serait-est-ce qu’un fragment de mouvement.

Elle se demanda un instant s’il était capable d’entendre les pensées, car juste après avoir formulé en silence l’envie de le voir réagir, qu’il entame une succession de mouvement et de gestes contrôlés. Il entrouvrait les lèvres de temps en temps, c’est grâce à ces mouvements plutôt discrets qu’elle comprit, il ne parlerait pas, pas autrement que comme ça.

Elle analysa ses gestes, méthodiquement, comme elle le ferai pour une relique antique, prenant soin de ne pas le brusquer. Il s’adressait à elle, elle en était convaincue, mais que voulait-il dire ? Il la désignait d’une main, et de l’autre, faisait danser ses doigt sur un silence d’un battement d’aile.

- Je suis désolée, je ne comprends pas le langage des signes. Je vois bien que vous essayez de me parler cependant, je n’ai pas appris la langue des mains.. Pourriez vous me montrer ce dont vous essayer de me parler, ce sera peut-être plus simple ?

Ses mots s’étaient faits doux, curieux et sincèrement désireux de comprendre. Elle regrettait de pas pouvoir répondre avec ses propres mains, et sans même s’en apercevoir, elle venait de lui demander de prolonger leur rencontre.  

Son appréhension mise de côté, laissant place à la fascination.



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#5 le 24.03.18 18:31

Le silence avait semblé s'éterniser un moment entre les deux personnes, restant quelques instants supplémentaires près du sol avant de se redresser. Une brise venant souffler sur eux et faisant bouger ses cheveux. Ses iris dans leur dégradé de bleu se dévoilèrent donc une demi seconde avant d'être à nouveau cachés par ses mèches. Ca ne le gênait pas spécialement pour voir, habitué depuis le temps. Lodrick lui souffla de cesser de la fixer et de lui répondre, comme n'importe quelle personne normale le ferait.

Finalement, c'est ce qu'il fit. Mais dans la langue des signes en Japonais. C'était plus pratique pour lui, ainsi, il n'avait pas à parler. Préférant toujours se cacher dans son mutisme s'il le pouvait. La nécessité ne se faisait que lorsqu'il n'avait pas de papier sous la main. Comme en ce moment d'ailleurs et en l'entendant lui dire qu'elle ne comprenait pas, ce fut un petit souffle de regrets qui lui échappa. Une de ses mains gantées remontant vers sa nuque, puis dans ses cheveux à l'arrière.

"Alors, un effort ! Tu ne vas pas fuir juste pour ne pas lui parler tout de même !"

Un léger froncement de sourcils se fait sous ses mèches et il pince délicatement des lèvres. Oui oui, il allait parler. Qu'il lui laisse un peu de temps tout de même ! Lodrick parlait toujours si facilement, alors que lui avait toujours un peu de mal. Pas spécialement timide pourtant, enfin, il ne le pensait pas en tout cas.

-J'aime les papillons.. Et toi ?

Sa voix est délicate et semble presque se mourir dans la douce brise, comme un murmure du vent. Elle aurait pu être éraillée si son autre lui ne l'utilisait pas assez pour deux. Un timbre de jeune homme ayant à peine muée, le fait de ne plus parler durant cette période ayant certainement aidé à ce qu'elle ne devient pas trop grave ni trop rauque. Enfant, sa mère lui disait que la voix d'une personne pouvait être comme la mélodie d'un instrument et qu'il fallait en jouer avec précaution pour en tirer le meilleur.

-Je m'appelle Benedict.

Avec une lenteur calculée pour que la demoiselle puisse suivre ses gestes, il avait signé son prénom en même temps qu'il le prononçait. Prenant son temps et le refit même une seconde fois après s'être désigné lui même. Puis, il la montra de l'index et leva les mains en signe d'interrogation.

"Ah ah, dès que tu peux éviter de parler tu le fais hein !"
"Et alors, je ne suis pas comme toi..''


Un échange de pensées, qui se faisait dans l'ignorance de la jeune femme avec qui il avait échangé quelques mots. Une des rares personnes à entendre sa voix certainement.