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#1 le Dim 11 Mar 2018 - 16:46

Never interrupt your enemy when he is making a mistake.


Je savoure la sensation du sable chaud sous mes pieds. L’Agence sait vraiment faire des miracles : une plage, certes incomparable à celles de la réalité, mais presque tout aussi satisfaisante. Le clapotis apaisant des vagues, régulé par des machines, parvient à mes oreilles. Le chat en moi ronronne, et voudrait se rouler en boule pour dormir sous la chaleur artificielle de cet endroit. Sans l’écouter, je pose mes affaires dans un coin, mon territoire, et enlève les couches superflues de vêtements. Il paraît que certains parviennent à bronzer dans cet endroit.

Je m’étends sur le sable et entreprend de m’appliquer de la crème solaire. Avec ma peau rose, j’ai plus tendance à rougir comme un coquelicot qu’à bronzer. Je porte mon regard sur l’horizon fétiche. Pas grand monde n’était de sortie, aujourd’hui – juste quelques marmots çà et là, et des couples. Pourtant, le temps pluvieux et grisâtre à l’extérieur de l’Agence se prête parfaitement à ce genre de « sortie ». M’enfin, je suis loin de me plaindre, moins il y a de gens, mieux je me porte – surtout que mon horrible queue de chèvre est hélas visible.

Je m’étire avant de m’attacher les cheveux en une queue de cheval relevée. Laissant mes lunettes de soleil avec le reste de mes affaires, je me lève et m’avance vers le bord de l’eau. Mes pieds s’enfoncent délicieusement dans le sable humide, tandis que les vaguelettes martèlent doucement mes jambes. Ni une ni deux, je plonge la tête la première dans l’eau. Lorsque mon visage crève à nouveau la surface de l’eau, je sens un sentiment de pure extase m’envahir. Qu’est-ce que j’aime l’eau.

Néanmoins, le chat en moi n’apprécie pas de sentir le sel lui piquer les yeux, et encore moins de rester au milieu d’une telle étendue d’eau. Je me laisse flotter un moment, avant de lui accorder ce qu’il veut. Je nage tranquillement vers la terre ferme, et m’assoie dans le sable de sorte à laisser l’eau caresser mes jambes. Le visage tourné vers le ciel simulé, je ferme les yeux pour profiter de l’ambiance, et failli m’endormir sur place, bercée par le clapotis des vagues.

Ravie, je me relève, après avoir fait trempette pour retirer le sable collant mon maillot de bain – un une pièce noir tout ce qu’il y a de plus simple, quoique fendu dans le dos pour laisser mes plumes et ma queue à l’air libre. Un frisson parcoure mon échine, et je me réfugie dans une serviette de plage quelque minute, avant de l’étendre sur le sable pour me laisser sécher tranquillement au contact de l’air chaud.

Là, je m’arme de mes lunettes de soleil et entreprend de vérifier l’état de mes actions, annotant sur un carnet les choses que je dois m’abaisser à faire, en allant sur le terrain. Je mordille mon stylo. Les affaires de l’organisation vont bien, mais quelques abrutis sont incapable de faire leur taff correctement, et touchent à la marchandise. Il allait falloir que j’agisse, à coup de fouet s’il le faut.

Je soupire, mais le soleil réchauffant mon dos éloigne toute pensée négative. Je me remets à la tâche en remettant à demain les châtiments corporels de mes sbires, tout en sirotant un jus d’orange bien frais. Je somnole légèrement, luttant contre mes instincts animaux.

Croyant que rien ne pourrait gâcher ce petit moment de plaisir bien mérité.

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#2 le Jeu 15 Mar 2018 - 11:28
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Quotidiennement, Saburo se lève tous les matins pour courir durant deux heures. Ce petit footing quotidien aux parcours aléatoires lui permet de découvrir lentement son nouvel environnement. Parfois, il se retrouve dans un cul-de-sac. Dans ces cas-là, il fait demi-tour pour reprendre la suite. C’est de cette façon qu’il découvrit l’existence des différentes salles artificielles de l’agence. Sa plus grande surprise a été de découvrir une pièce consacrée pour le tir, un autre pour l’équitation. Une fois, il est même tombé dans une salle avec beaucoup de balles. Et comme un grand enfant, il s’est amusé pendant des heures sans compter. Donc, en conséquence, il espère qu’un jour, il tombera dans le Saint-Graal des pièces, l’endroit qui lui fera des petites étoiles dans les yeux. Celle qui provoquera un sourire et il passera des journées complètes dedans.

On parle bien évidemment d’une salle de sport ou un terrain de sport.

Or, il ne sait pas s’il existe.

Une odeur d’air marin titille ses narines. L’adolescent cherche l’origine de cette odeur du regard. Autour de lui, il ne voit pas une plage, et quand on vit à Tokyo, il n’y a rien d’étonnant. Il cherche un petit moment dans ce silence avant de s’arrêter devant une porte. La première pensée qu’il a eue, c’est qu’une nouvelle pièce secrète allait lui ouvrir une nouvelle voie. Il se doute bien que ce n’était pas une salle de sport. Au moment où il compte l’ouvrir, un duo sort de la pièce. Il s’en écarte pour les laisser passer. Ils ont sur eux une serviette. À cet instant, l’idée de trouver une plage plaît au jeune zombie. Il ouvre la porte aux merveilles avant que la déception se lise sur son visage.

Le ciel peint. Le faux soleil. Le bruit du moteur des vagues; tout sonne comme artificiel et sans âme. Malgré tout, il s’approche du fond de la salle. Après six pas, il regarde le sol. Le sable, lui, est réel. Il retire ses chaussures et la sensation des grains au contact de sa peau ravit sa gaîté. Il piétine le sable, tel qu’un enfant, avec de grands gestes. Puis, il entreprend à étirer ses muscles endoloris.

Durant sa deuxième séance d’étirement, Saburo pense qu’il pourrait faire quelques séries dans ce lieu plus souvent pour se fortifier. Il a vu dans un animé, de son vivant, que l’exercice sur le sable est éprouvant. En s’entraînant en temps réel, il conçoit de la pénibilité de ses mouvements et de ses appuis. Cela lui sera un bon entraînement pour passer son temps. Il serre les poings, positionne ses bras en équerre de part et d’autre de son corps. Puis, il rétracte ses muscles dorsaux. Ce geste est le dernier de sa série, avant une pause de dix minutes. En observant son téléphone, il s’assure de l’heure et prévoit de rentrer après un dernier quart. Ensuite, son regard est attiré sur sa droite. Il constate la présence d’une chimère allongée sur sa serviette. Son attention se porte entièrement sur un petit carnet, tout en sirotant son jus de fruits. Comment sait-il que c’est une chimère ? Il a constaté la présence d’une queue de chèvre en mouvement, des cornes et un plumage bleu indigo.

Il ouvre la bouche pour ouvrir la conversation. Mais il s’arrête soudainement. Les chimères détestent les hommes, habituellement. Il le sait, après en avoir rencontré des hargneuses. De plus, depuis qu’il est devenu un zombie, les gens s’éloignent de lui comme s’il est la peste en personne. Il se dit que cette situation se répétera sûrement. Mais c’est la première fois qu’il voit une sorte de chèvre volatile. Et s’il n’en profite pas, il loupera l’occasion.


— Euh. Dis, c’est une vraie ? Demande Saburo sous un ton innocent.


Son doigt pointe la queue.
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#3 le Jeu 15 Mar 2018 - 19:55

Never interrupt your enemy when he is making a mistake.

Avec les ventilateurs simulant l’air chaud de la « plage », je ne sens pas tout de suite l’odeur du jeune homme sur la plage. Nous devons être les deux seuls à profiter du faux climat tropical. Du coin de l’œil, je constate d’abord qu’il s’agit d’un garçon en pleine séance de sport. Un « garçon » parce qu’il s’est d’abord amusé à sautiller sur place, comme s’il découvrait la sensation  de ses pieds dans le sable pour la première fois. La sueur qui dégouline de son corps me dégoûte, et je me concentre sur ma tâche, remerciant l’Agence d’avoir orienté les ventilateurs dans sa direction, et non dans la mienne.

Le jeune homme aux cheveux corbeau s’exerce encore un moment dans le sable. Au travers de mes lunettes teintées, je le vois qui m’observe, et mon maudit attribut de chèvre se met à remuer, l’air de dire « viens t’battre, si t’es un homme ». Je soupire et préfère ignorer la présence, certes indésirable, du brun. D’autant plus que vu ce que l’on raconte sur les chimères, peu de de gens, notamment ceux dotés d’atouts masculins, osent nous adresser la parole.

Et ça vaut parfois mieux.

Pourtant, peut-être mu par une dangereuse curiosité, le voilà qui s’avance vers moi. Du coin de l’œil, je le regarde lever un doigt vers le bas de mon dos. Sa question, posée sans tact, me sidère. Moi qui espérais pouvoir me détendre tranquillement au soleil, dans une pièce peu fréquentée, il fallait que je tombe sur le lourdingue de service. Et puis, c’était quoi cette manie de demander si les caractéristiques chimériques sont des vraies, à la fin ? Je lève les yeux au ciel. Je sais que les hommes n’ont pas la lumière à tous les étages, mais y’a pas besoin d’être un génie pour faire la simple addition « femme+injection=hybride ». Toujours tout leur faire, à ceux-là.

Pourtant, sa question touchant un point sensible pour ma conscience, le rouge me monte aux joues. Je me retiens de me mordre la lèvre inférieure – marre d’avoir la bouche en sang h24, et pousse un soupir exaspéré, en fermant sèchement mon carnet.

Je lève les yeux vers le perturbateur, et descends mes lunettes sur le bout de mon nez.

— A ton avis, cap’tain obvious ? je réponds, avec une bonne pointe de raillerie, avant d’ajouter sur un ton proche de l'exaspération, devant son air fasciné : tu n’as jamais vu de chimère avant, ou quoi ? Je vais t’expliquer comment on fonctionne, c’est très simple…

Je me relève pour lui faire face. Encore un gars plus grand, y'en a marre, comment vous voulez être une chimère ocnvainquante si presque tous les représentants du sexe opposé vous dépassent ? Je cale mes verres de soleil juste devant mes cornes. D’un air mauvais, je continue :

— Nos côtés animaux révèlent une chose : notre haine pour les hommes. Alors tu es gentil et tu arrêtes de reluquer mon derrière, parce que je me ferai une joie de t’arracher les yeux, autrement. Mes yeux roulent dans leur orbites alors que j’arbore un sourire dédaigneux. Je sais que j’ai un corps de déesse mais désolée de te l’apprendre, tu es indigne de poser ton sale regard sur moi.

Mitsuko Shinoda ou l’art de se faire des amis devrait être le titre de mes mémoires. Avec un rictus mauvais, je croise les bras sur ma poitrine, dans une attitude de défi. Si tu veux rencontrer une chimère tolérante, ouverte et souriante, c’est pas ton jour, mon p’tit gars.

Près de lui, l’odeur me prends à la gorge. Je sens mon visage se décomposer, tandis que je l’observe de haut en bas. Aucun signe de décomposition, si ce n’est sa peau très pale. Je plisse les yeux, et laisse échapper un ricanement.

— Ouah, j’avais jamais senti un pigeon d’aussi près ! je l’insulte sans remord.

Le chat en moi, aux sens décuplés, hurle à la mort. Je me contente de me rassoir pour inspirer l’odeur du jus de fruit et remettre de la distance entre moi et le cadavre. Je me sens revivre. Je hausse un sourcil suffisant en reportant mon attention sur le zombie devant moi. Qu’est-ce qu’il fait encore là, d’ailleurs ?
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#4 le Dim 25 Mar 2018 - 13:23
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Saburo grimace tout en fermant un œil. Il en rend compte que son questionnement exaspère l’interpellée. Des chimères, il en a vu. Mais tout ce monde lui est totalement inconnu un mois plus tôt. Sa soif de connaissance prend parfois le dessus sur son intelligence.

Le jeune zombie la suit des yeux. Quand elle se lève, il remarque qu’elle est plus petite. Cette apparence menue, malgré son âge avancé, lui donne un air adorable. Le sourire ne s’échappe pas de ses lèvres quand elle lui explique que les côtés animaux représentent la haine des hommes.

Saburo croise les bras dans une profonde réflexion. Sur son visage, on lit son incompréhension en pensant à la queue de la chimère. Les brebis, il en a vu à la ferme lors des sorties pédagogiques à l’école primaire. C’était des créatures mignonnes et dociles. En plus, elles vivent en troupeau en poussant un cri assez marrant. En conséquence, si cette demoiselle a du sang de cet animal, elle ne doit pas être si méchante en dépit de sa menace.

Mué par cette conclusion, Saburo se met à rire naïvement.

— J’avoue que tu es super jolie, tu me fais penser à ma professeure d’histoire qui est canon aussi, annonce Saburo.

Il place son doigt entre eux deux avant de reprendre :

— Mais si les parties animales représentent ta haine. Alors, j’imagine qu’elle ne doit pas être trop forte vu que c’est une queue de brebis. Et quels sont tes autres animaux ?

Ce jeune japonais ne fait jamais attention à ses mots. Qu’ils blessent ou non, Saburo ne s’est jamais retenu à dire ce qu’il pense tout bas. Parfois, cela lui attire des ennuis. D’autres fois, non. Dès l’instant auquel il a décidé de parler à une personne, il voit uniquement les bons côtés de la sociabilité.

Le japonais ne connaît pas le nom de cette femme, mais il adore sa franchise. Et quand elle s’était mise à l’insulté de pigeon, l’adolescent regarde autour de lui avec une pointe de naïveté, afin de voir où se trouve le volatile.

— Bah… Pourtant, si l'on est dans une plage, ce n’est pas censé être des mouettes ? questionne Saburo, incrédule. Ah… J’ai presque oublié. Je m’appelle Matsuura Saburo et j’ai dix-sept ans. Et j’aimerais connaître votre non, mademoi… madame ?

En prononçant ses mots, le zombie s’accroupit sans s’avancer. Instinctivement, il sent qu’elle n’a pas apprécié ce début d’odeur de décomposition. Il dirige sa main à l’arrière du crâne en grattant sa cicatrice apparente à la nuque. Malgré tout, il se met à sourire une nouvelle fois quand elle porte à nouveau son attention vers lui.

— Je m’excuse pour l’odeur. Je suis encore un zombie en apprentissage. Enfin, je fais un peu de sport aujourd’hui. Et vous, vous faites quoi ? Vous écrivez ?

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#5 le Ven 30 Mar 2018 - 0:25

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Le regard du jeune homme, aux traits on ne peut plus japonais, ne présage rien de bon. J’ai appris à déceler les éclats d’intelligence, chez les individus du sexe opposé, pour mieux les savourer, et les applaudir. Indéniablement, ce qui va suivre ne méritera pas une telle reconnaissance de ma part. Son rire non plus.

Je relève mon nez hors de mon jus de fruit, et fixe mon interlocuteur, visiblement en plein dialogue intérieur hilarant. J’aurais mieux fait de l’ignorer et d’enfoncer ma tête dans le sable, comme les autruches. Après tout, j’ai une part d’oiseau en moi.

Sa première phrase me fait blêmir, et je sens déjà la bile me monter à la gorge. « Super jolie » ? Qui t’as demandé ton avis, en fait ? Pour qui se prend-t-il pour juger mon physique alors qu’il ne me connait même pas ? Et, franchement, qui s’intéresse à l’allure de sa prof d’histoire. Je lève les yeux au ciel avec exaspération. Les hommes…

Son doigt ensuite pointé vers moi me fait craindre le pire. Effectivement, il me rappelle tristement pourquoi cette fichue queue de chèvre demeure un complexe raisonnable pour moi : ma crédibilité, ou, du moins, mon absence de crédibilité due à sa présence. Je ne retiens pas un ricanement moqueur. Ma haine ? Pas trop forte ? Tu m’en diras tant. Attends d’avoir un doigt en moins, mon petit. Un rictus carnassier s’étire sur mon visage tandis que je prête une oreille peut-être trop attentive aux jugements hâtifs du garçon.

En revanche, moi qui croyait être au bout de mes peines, et qu’il s’en irait rapidement, je manque de m’étouffer lorsqu’il se met à chercher du regard un pigeon. Dans quel monde vit-il, exactement ? Je me retiens de lui faire remarquer que je n’ai pas besoin de lui pour comprendre qu’il fait du sport, et non une paella en bord de mer. Mais sa correction sur le « mademoiselle » interrompt mon amusement, et je claque ma langue contre mon palet avec mécontentement, en me demandant si je fais si vieille. Puis, non content de taper la causette avec une chimère, le voilà qui s’accroupit près de moi. J’écarquille les yeux, et feule malgré moi.

— Tu crois vraiment que j’ai quelque chose à faire de ton nom ? Ou de ce que tu fais ? je raille sur mon ton habituel. Et ce que je fais ne te regarde pas, que je sache, mais je vais finir par écrire mes mémoires, vu toutes les questions que tu me poses.

Manquerait plus que je lui dise : « Oh rien d’important, je vérifie juste si mon réseau de deal se porte bien, tu veux voir ? », et puis quoi encore ? Donnée importante cependant : c’est un japonais. Je ne saisis donc toujours pas pourquoi il ne comprend pas l’ironie, puisqu’il est sensé maîtriser la langue nippone à la perfection (ou presque). En tout cas, pour me parler comme ça, il ne doit pas être mort depuis longtemps. Non pas que je sois une icône tokyoïte, mais un homme avec un minimum de raison                                              

— Et le pigeon, c’est toi, je lâche avec détachement, sans daigner le regarder. Faut être sacrément stupide pour se faire avoir par un nécromancien, ou désespéré, mais dans le cas des hommes, je préfère penser que vous êtes mus par votre bêtise innée. J’apprécie tes excuses, mais c’est la faute de ta nature de mâle, si tu es tombé dans le piège d’un charlatan, du moins, en partie. Le reste, c’est parce que tu es un pigeon.

Je ricane à nouveau, ajoutant :

— J’aurais presque pitié de toi.

Je claque avec vigueur mon calepin, et me redresse pour me mettre à la hauteur du jeune japonais. Avec un sourire plein de canines, je daigne répondre à l’une de ses interrogations - c’est mon jour de bonté, faut croire.

— Peut-être que la brebis n’est pas très convaincante niveau haine, mais je peux t’assurer qu’elle est bien là, et aussi virulente qu’un ulcère, je commence. Et si on part sur ton raisonnement, presque aucune chimère n’est animée par la haine, sous prétexte qu’elle a les attributs d’animaux « kawaii » ou inoffensifs. Tu dis que je suis modérée, mais tu as remarqué que j’ai reçu plusieurs injections, or chacune a été motivée par cette rancune que tu considère comme relativement faible. J’ai les gènes d’un chat et d’un piaf en plus, pourtant, je peux t’arracher un doigt avec mes canines de félin tout mignon.

Je cligne des yeux avec mes doubles paupières pour souligner mes paroles, prononcées à la manière d’un universitaire exposant sa thèse, et l’effrayer, avant d’ajouter :

— Quoique tu pues.

Et me revoilà repartie sur un ricanement, une habitude assez malsaine, je l’avoue. Je considère avec dédain le jeune zombie devant moi, espérant le voir décamper le plus vite possible.
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#6 le Mar 24 Avr 2018 - 15:02
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Un feulement félin parvient aux oreilles de Saburo. Ses yeux s’ouvrent d’étonnement, incertain d’avoir entendu un chat. Pendant deux secondes, le jeune zombie se demande si cette dernière avait reçu un élément de cet animal. Cependant, il se retient de lui poser la question, surtout qu’il remarque qu’elle ne s’intéresse pas lui par son ralliement.

Écrire tout un mémoire sur cet instant… Ce n’est pas une mauvaise idée de lire ce genre de livre et de découvrir l’histoire qui se cache derrière la haine de ses femmes-animaux.

Rapidement, elle affirme qu’il est le pigeon qu’elle nomma à l’instant, confirmant la petite voix tapie en lui. Ses dires ressemblent fortement aux idées qu’on fait sur l’apparition des zombies en général, et comme il vit avec l’un d’entre eux, Saburo a compris que c'est une généralité. Mais de mémoire, il lui semble qu’il existe aussi des femmes zombies. Donc, ce n’est pas une question de sexe. Et la pointe de l’ironie de la chimère lui fit perdre le sourire.

Malgré tout, Saburo ne cherche pas à la contredire. Il la laisse s’expliquer sur le choix de sa transformation. Les animaux qui lui ont été assimilés. Elle lui confirme la présence de l’ADN de chat dans son sang. Celui des oiseaux lui offre cette jolie couleur bleutée sur son corps. Durant tout son monologue, le lycéen l’écoute sans un mot ni un sourire. Il ne prend pas peur quand elle le menace de lui arracher un doigt avec ses griffes.

Ce genre de menace, il connaît. Lui-même, il en avait été l’investigateur quand il était en rogne.

Il la regarde droit dans les yeux, sans faillir.

Puis, il entend ces mots :

— Quoique tu pues.

Saburo ne bouge pas, même quand ses muscles crient de douleur. Il finit par se relever sans dire un mot. Il la laisse ricaner, savourer sa victoire. Il décide de prendre la parole qu’après qu’elle cesse de rire. Puis, il lui fait un sourire. Cependant, son visage a perdu de sa gaîté.

— Désolée. Je crois que je dois rectifier quelque chose. Ce n’est pas madame, mais mademoiselle, commence à dire le zombie. C’est vrai que dans ce monde, les zombies sont assez mal vus, surtout par notre odeur. En plus, on n’est pas très beau visuellement parlant. Puis, un membre peut tomber et c’est la galère pour le replacer. Donc, si tu m’arraches un doigt, il suffit donc que je le recolle. Après, tout, je suis un zombie. Ensuite, je veux mettre aux clairs un certain point. Je suis devenu un zombie par simple curiosité et choix, non pas parce que je suis idiot. Quoique… Oui. Je le suis réellement. En l’espace d’un mois, on m’a toujours dit de faire attention aux nécromanciens et je peux même dire que je vis avec. Cependant, je trouve que cette idée que tous les zombies doivent déprimer, je trouve ça trop bête. On peut aussi sourire.

Saburo se met à ricaner joyeusement, avant de reprendre :

— Alors, je m’excuse si je vous ai offensé.

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#7 le Dim 20 Mai 2018 - 4:12

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Je désespère. Pourquoi est-ce qu’il ne part pas ? Je fais si peu peur que ça ? Qu’ai-je perdu, depuis mon règne impérial sûr terre ? Je dirai que j’ai plutôt gagné : des canines, des griffes, des plumes un peu énervantes à laver et une queue insupportable. Alors, qu’est-ce qui a changé, pour que je n’inspire plus la terreur ? Je réfléchis pendant qu’il me parle, écoutant d’une oreille tout de même attentive ce qu’il a à dire pour sa défense, mais préférant réfléchir à cette question existentielle que renferme mon manque de crédibilité.

En plein milieu de son monologue, dans l’irrespect le plus total, je frappe mon poing dans ma main. Les cheveux roses ! Ça donne l’air d’une poupée – même si je ne comprends pas pourquoi le reste ne dissuade pas les mâles dans son genre – et ça fait mignon.

Sans un mot, mon attention se reporte sur le gamin japonais, qui s’est relevé pour lancer une tirade sur sa condition de zombie. Je manque d’éclater de rire, malgré moi, en l’imaginant recoller son doigt à moitié mâché. Que du bonheur, je devrais songer à torturer des zombies plus souvent. Quelque chose dans ses paroles demeure intrigant, même pour moi – outre son ricanement :

— Donc tu es devenu un zombie par ta propre volonté ? J’avoue que c’est pas commun, faut être vachement inconscient. M’enfin, je dis ça parce que justement, vu l’état dans lequel se retrouvent certain zombie, c’est comme si tu voulais qu’on te brise les jambes parce qu’être en fauteuil roulant, c’est fun.

Dans le genre comparaison foireuse, c’est réussi. Je ricane doucement, et me relève pour faire face à ce décidément bien trop grand garçon.

— Je te souhaite de bien t’amuser dans ta vie de zombie, de sourire comme un bisounours parce que la mort c’est trop génial, et cætera, je lâche avec une ironie non dissimulée. Par contre tu devrais apprendre que parler à une chimère, en étant un gars, ce n’est pas forcément la meilleure des solutions, niveau survie.

Je marque une pause.

— Y’a des chimères qui ont tourné la page, mais c’est comme tirer à pile ou face, tu sais jamais sur qui tomber. Et là, eh bien tu es face à une chimère qui a beaucoup de mal à gérer la violation de son espace vital, par un homme de surcroît. Et avec les moyens que j’ai à disposition, je te fais empaqueter vivant et zou, direction la Terre et la tombée en poussière.

En réalité, ce n’est pas comme si je pouvais légalement faire ça, mais autant se donner un genre convainquant, si tant est qu’il me reste de la crédibilité. En réalité, je n’ai pas le droit de tuer qui que ce soit, et le nouveau boss m’a bien à l’œil, pas comme si je pouvais me permettre de faire le moindre faux pas. Je soupire en réajustant mes lunettes de soleil sur mon nez.

— Mais je suis curieuse : avec la chaleur qu'il fait ici, tu ne risques pas de te décomposer à vitesse grand V ?

Si c'est le cas, l’attacher à un faux rocher, tel Prométhée enchaîné à une montagne du Caucase, me paraît être une solution alléchante, s’il se fait trop insistant.


Spoiler:
Excuse moi j'ai mis presque un mois à répondre
J'espère que ça t'ira    
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Surrender love

昨日の花は今日の夢