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#1 le 31.01.18 22:46




Two girls, one trip ~



Cela faisait un moment que je n’avais pas entendu parlé des Red Widow. Je n’étais plus au courant de rien à vrai dire depuis le départ de Shirley. Est-ce que j’étais devenue une loque au fond de mon canapé, nourrie uniquement de chips et de coca ? Oui sans doute. D’ailleurs le regard inquiet de mon colocataire pouvait en dire long sur mon état physique. J’en étais même arrivée à annuler le rendez vous que j’avais pris il y a quelque temps avec Léandre, histoire de me faire pardonner de toutes ces histoires et de remettre les choses à plat. Il faut dire que les cernes et moi nous étions devenue amies. Ma tête faisait peur et ce n’était certainement pas le moment d’aller boire un café avec quelqu’un. Non clairement pas.

Cela faisait des semaines donc qu’elle était partie et des semaines que je périssais chez moi et ne voyais personne. Je n’en avais plus envie. Il faut dire que je n’avais jamais connu de rupture amoureuse ou bien de déception a ce niveau là, mais là, voir la femme que j’aime partir à l’autre bout du monde m’avait fait un mal de chien. Plus d’énergie pour rien et certainement pas le travail. J’avais donc laissé mon boulot de mangemort, le dojo, et même mes services en tant que nécromancien. Mais les rumeurs m’avaient vite rattrapé. Un problème chez les Red apparement et personne dans cette foutue ville pour vérifier les dires. Après tout qui oserait s’infiltrer au manoir ? Pas grand monde à vrai dire, enfin pas dans mon entourage en tout cas.

Il était temps que je me ressaisisse un peu et que j’oublie ces histoires, que j’oublie les amours, que j’oublie les relations et me concentre sur mon job. J’étais bonne à ça, je ne pouvais pas laisser tomber la seule chose, qui aujourd’hui, avait de l’importance. J’avais donc décidé de me rendre au manoir et d’y faire mon enquête moi-même.

Le lendemain donc, à la place d’aller voir Léandre - désolée pour elle - j’enfilai donc un pantalon noir, débardeur et pull noir, mis un bonnet sur ma tête et mes rangers. 5h du matin et le soleil se levait déjà. Je sortis de chez moi et pris directement ma moto. Quelques kilomètres et j’arrivais devant le domaine, parce qu’il faut dire que c’était clairement un domaine. D’immenses arbres cachés les différentes batisses et il était quasiment impossible d’enjamber le haut portail de l’entrée. C’était une vrai forteresse finalement. J’inspecter les lieux et mis quasiment plus d’une heure a en faire le tour, c’était gigantesque. Pas un seul endroit pour passer et entrer.. Je réfléchis un instant et me rapprochai à nouveau du grand portail. Après tout il fallait que je tente.

Je mis un pied sur la grille afin de commencer à l’escalader quand celle-ci s’ouvrit tout simplement. Apparement le portail n’avait même pas été fermé. La honte sur les joues je reposai mon pied sur le sol et poussai l’immense porte d’entrée du bout des doigts. Au loin je pouvais apercevoir le bâtiment principal. Des lumières à l’intérieur montraient que celui ci était toujours habité. Les chimères n’avaient donc pas déserté les lieux comme pouvait l’indiquer les rumeurs. Rapidement je me déplaçai vers le premier buisson que je vis à ma droite. Je ne compris pas ce qui m’arrivait mais ma tête heurta le sol. Les racines étaient apparement bien apparente puisque mon pied venait de s’empêtrer dedans. Au moins j’étais au sol et non à découvert. Je m’accroupie derrière un arbre et regardai à nouveau vers les lumières. Il fallait que je m’approche et rapidement.

Un bruit derrière moi me surprit alors.



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#2 le 01.02.18 0:37
suite de fuites et poursuites
Quelle grossièreté de sa part. Ce n'est pas comme si elle lui a posé un lapin mais son amie ― si cette dernière la considère pareillement au vu des circonstances ― lui a laissé un message peu appréciée de la nécromancienne. Dans ce bref et sommaire message électronique tapé probablement en une poignée de secondes, Ael a communiqué son intention de ne pas se rendre à leur rendez-vous convenu puisqu'elle a de choses plus primordiales à faire passer avant. D'après les mots sous-entendus dans son message, la mangemort a bel et bien indiqué un rapport avec son métier ; certes, Léandre doit reconnaître que contrairement à sa seule et unique occupation désormais, le travail de son amie demande plus d'attention que le sien.

Toutefois, aussi fantaisiste dans ses caprices soit elle, la blonde ne l'entend malheureusement pas de cette oreille. S'étant habillée d'une tenue des plus soignées pour une occasion pourtant si commune, la jeune femme n'aime pas faire dans la sobriété. Certes, elle ne s'est pas vêtue comme si elle est invitée à un bal mais il s'agit tout de même d'une rencontre publique. Talonnée par des escarpins bordeaux assez hauts, des collants filés au niveau de ses jambes qu'un homme aurait jugé courtes mais par le supplément de hauteur artificielle, elle doit atteindre la taille de son homologue soit le mètre soixante-dix. En plus, même en cet fin d'hiver, elle a décidé de porter une jupe crayon en jeans ; toujours peu pratique pour l'effort puisqu'assez serré, lui barrant des mouvements trop grands et tenaces. Finalement, pour le haut, elle a opté pour un chemisier qui, maintenant, est légèrement ouvert sous l'emprise de la rage déçue qu'elle est en train de connaître.

Naguère assise et attablée à la table de salle à manger de la colocation, elle fait à présent les cent pas de ses talons stressants et pressants, s'éventant pour calmer ses ardeurs vengeresses. Elle ne compte pas remettre en doute l'appréciation et l'admiration qu'elle a pour son amie mais par son extrême tempérament, elle juge important de lui rendre compte du problème pour le régler au plus vite ; qu'importe les moyens. Les breloques d'or qu'elle porte à ses grandes oreilles, à peine visible par la masse capillaire échevelé par l'agacement, sautillent alors qu'elle bouge la tête dans tous les sens pour repérer un moyen d'appui pour faire subir une petite insurrection.
Elle a abandonné l'idée de téléphone puisqu'Ael n'a pas répondu au bout de quatre fois et c'est donc à elle de faire encore des pas de plus.
Après avoir fait une bonne soixantaine de fois le tour d'une des pièces communes autour d'un meuble de réunion, elle revient à sa chambre. Le ménage n'est pas fait encore une fois du côté de chez son colocataire et partenaire de chambre. Heureusement qu'elle a bien séparé sa partie où elle lui aurait hurlé dessus en rentrant. Soupirant, elle ne se concentre donc que sur son tas d'affaires moins en vrac que son compagnon de chambre. Elle y détecte une malle où elle a rangé divers outils dont probablement ses accessoires d'escrime et de protection. S'y penchant un peu plus, elle fouille et fait comme trouvaille un sac en nylon où elle a rangé plusieurs outils pour la protection... ou la chasse ? Elle ne se rappelle plus mais l'encre inscrite sur le baluchon lui rappelle l'introduction d'un artefact particulier.

Pourquoi s'y intéresse-t-elle ? Par sa grande mémoire, elle se rappelle avoir fait collection il y a une dizaine d'années à peine de ces gadgets qu'on jugerait de babioles données par des balivernes crues par la jeune femme. Néanmoins, elle a juste ses sources et connaissance de bons vendeurs et croit que la fiabilité des objets qu'elle a regroupé lui seront bien utiles. Elle a bien connaissance que son amie n'est pas une proie comme pourrait le suspecter la calligraphie sur le sac mais une de ses bagatelles s'avère être une carte plutôt spéciale représentant tout Tokyo.

En respectant les conseils d'utilisation, la jeune femme place sur le sol le parchemin et prononce le nom américain de sa recherche et, par une magie étonnante mais qui ne la déçoit pas, un point clignotant apparaît sur le papier et qui semble se mouvoir très rapidement vers une partie inhabitée de la capitale. Filomena prend donc note de cette information et enroule le parchemin avec application. Toutefois, ce dernier cherche à s'échapper sans cesse. Il ne semble pas très pratique à garder au bras et risque de la ralentir dans sa course poursuite.
Dans le même baluchon, elle trouve, cela dit, une branche dont elle ne se rappelle par contre plus l'utilité. En guise d'outil, elle suppose qu'il est utile pour maintenir en place le rouleau puisqu'il paraît plus docile en sa compagnie. L'ensemble étant assez mince, elle peut se permettre de le placer dans son sac à main en cuir et repartir ; sans penser à se changer car elle est trop hâtive.

Quoique, ses talons ont fini par la ralentir dans sa course et lui filer de probable énormes ampoules. Arrivée au bout de sa course entre transports en commun concurrents et course à pied dans les bois, elle a fini par atteindre miraculeusement le point qu'elle a cherché pendant plus d'une heure.
Se matérialisant bien en la forme féminine qu'elle connaît, l'italienne découvre et prend sur le fait la mangemort qui se complait à escalader de grandes parois qui, finalement, s'ouvrent d'elle-même. Lorsqu'elle voit le tableau entre son amie qui se retrouve sans doute trop honteuse et les barrières fallacieuses, elle ne peut s'empêcher de pouffer de rire en guise de vengeance. Néanmoins, elle reste silencieuse et à l'abri des rougeurs de celle qu'elle a en ligne de mire un instant. Mais la brune va tout de même cacher sa honte un peu plus loin, de sorte à ne aps être repérée. Manque de chance, les yeux saphir de Filomena arrivent encore à percevoir où elle s'est logée.
Avant qu'elle ne s'avance et commente tout cela, ses talons claquent contre le sol terreux. Elle ne prononce aucun dégoût concernant la boue dans laquelle elle vient probablement de s'embourber, trop amusée de la situation de sa vis-à-vis.

▬ Je crois que les grilles attendaient que j'arrive te porter secours

Les talons moins bruyants puisqu'enfoncés dans une terre trop humide ― pour nourrir les buissons et l'arbre derrière lequel elle s'était cachée ― s'avancent tout de même, filant des douleurs reconnues par la jeune femme qui s'en plaint par des petits couinements discrets. Mais elle se montre trop fière et trop conquérante pour s'y attarder, se concentrant davantage sur sa cible.

▬ Je ne te permets pas d'annuler un rendez-vous avec moi sans me donner de raisons, tu sais. Regarde dans quel état tu te trouves ! C'est un retour de karma, ça.

Extrême jusqu'au bout, son audace lui permet de retrouver Ael et d'apaiser son irritation puisqu'elle lui adresse un visage un peu plus neutre que celui de l'appartement. Elle vacille un peu sur ses talons mais évitent de tomber comme l'a fait la précédente échouée. Ce déséquilibre s'explique parce que la blonde s'abaisse pour porter une main sauveuse à la démunie et tenter de la relever.

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#3 le 01.02.18 20:48




Two girls, one trip ~



Mon visage resta figé lorsque mon regard rencontra celui de Léandre. La bouche entre ouverte je la fixai. Mais qu’est ce qu’elle foutait là ? Ici ? Au manoir et dans cette tenue en plus. La dévisageant de haut en bas je ne pouvais empêcher mon visage d’être empli d’inquiétude.

- "Mais.."

Rapidement un bruit derrière moi me fit sursauter. J’attrapai alors son bras et la tirai contre moi, à même le sol. M’adossant contre l’arbre, je la serrai alors dans mes bras, son dos contre ma poitrine et plaçai ma main sur sa bouche. Le domaine était encore habité et pas par n’importe qui. Les buissons bougèrent légèrement une silhouette apparue. De là où nous étions nous ne pouvions voir que de puissantes jambes s’avancer puis se reculer à nouveau. Apparement la chimère ne nous avait pas vu, ce qui était une bonne chose, et était repartie faire sa ronde plus loin.
Je lâchai alors doucement la bouche de Léandre tout en la gardant contre moi. Son chemisier était à présent plein de bout et son talon semblait être resté coincé dans le sol. Aie. Je lui chuchotai alors quelques mots à l’oreille.

- "Tu n’as pas à être ici, c’est dangereux, tu as failli nous faire prendre !"

Je compris rapidement que mon ton était un peu élevé mais au vu de la situation j’étais plus inquiète qu’autre chose. Je la poussai doucement enfin de me retrouver face elle. Ses cheveux tombaient à présent devant ses yeux, son chemisier, légèrement ouvert était réellement bien taché. Je me mis d’un seul coup à culpabiliser de ma phrase. Me mordant la lèvre je m’adressai à nouveau à elle.

- "Je suis désolée. Mais tu n’es pas censé être là.. Ce n’est pas pour rien que j’ai annulé.. Je.. Je suis désolée pour ta tenue, elle à l’air d’avoir de la valeur en plus."

Je fis une pause un instant.

- "Je vais te ramener chez moi, tu pourras prendre une de mes tenues et je te ramènerai la tienne une fois lavée. Mais il faut vraiment qu’on parte d’ici, ce n’est pas un lieu pour toi."

Un énième bruit me fit légèrement paniquer et voila que je la poussai dans le buisson d’en face, tombant alors sur elle. Allongée sur son corps, je maintenais ses épaules au sol pour ne pas qu’elle bouge. Un de mes doigts se posa sur ses lèvres.

- "Pas un bruit" chuchotai-je.

Je lâchai ses épaules pour me poser sur elle. Rah je détestais ce genre de moments. Enfin non généralement je ne les détestais pas mais ce n’était vraiment pas le lieu pour avoir mon visage dans le cou d’une femme aussi séduisante qu’elle. Mon souffle s’accentua au fur et à mesure des pas qui se rapprochaient. Mon corps se raidit doucement quand je sentis notre buisson s’écarter légèrement. Sans réfléchir et d’un geste je posai ma main sur la cheville de notre chimère préférée et lui infligeai alors une peur atroce, le genre de peur qui nous fige, qui nous plante sur place, nous fait vomir, nous fait suer, celle qui nous paralyse ou nous fait fuir. C’était celle-ci qu’elle ressentit au vu de ses enjambées vers le manoir. Mes mains retrouvèrent leur couleur et chaleur habituelles et je regardai alors Léandre enfin de connaître son état à elle.



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#4 le 02.02.18 5:01
suite de fuites et poursuites
Contrairement à son intention initiale qui était une volonté de survenir et subvenir à la détresse imminente de sa collègue, elle se voit subitement être attirée au sol ; façon de lui prouver sa futilité dans cette affaire. Autant la mangemort la prend ainsi à part pour, à priori, semer un danger virtuel, autant elle la sermonne sur son insouciance de se balader ainsi selon de telles conditions. Chose à laquelle l'effrontée répondrait, puisque trop coriace, qu'elle n'en a que faire. Néanmoins, l'anxiété d'Ael vient à contaminer l'assurance de la française et non pas par des pouvoirs qui lui sont conférés par la mort.

Par le singulier rapprochement que crée la brune autour de son buste, elle serait à priori bercée mais elle ressent bien le coeur battant de son amie s'accélérer à une vitesse bien plus que folle. Chose qui aurait pu inquiéter la blonde si elle n'est pas au courant de l'enjeu dans lequel elles baignent désormais toutes les deux comme lui précise Ael mais le fait que sa poitrine soit serrée et comprimée dans une préoccupation peu minime ne l'enchante guère. Des rougeurs commencent à envahir ses maigres tâches de rousseur encore restantes sur le haut de ses joues. Elle veut signaler sa gêne puisque, comme son homologue le sait, elle n'est pas du genre à mentir sur les sentiments qu'elle ressent ― leçon qu'elle a essayé d'institutionnaliser en elle ― et paraît-il que les précautions d'Ael prédisent sa langue trop pendue puisque par un doigt intrusif, les lèvres maquillées d'un rose thé sont bannies.

Mieux au courant de la situation, la brune reprend la parole selon le ton convenu pour instaurer une conversation plus secrète entre elles. La grondant presque, elle s'excuse automatiquement ce qui souscrit aux caprices de la française qui acquiesce dans le même temps, laissant pendre des mèches de sa tignasse désormais échevelée qu'elle tente de rabattre alors qu'elle accorde, les plaçant derrière ses oreilles censées être assez longues pour les maintenir en place. Mais c'est un échec. Comme c'est un échec lorsque l'américaine se propose pour reconduire la belle jusqu'à ses appartements. Or, trop indécente ou jugée trop libertine, le hochement positif se transforme en une réponse négative de son faciès. Elle désapprouve par une moue contrite et une ride du lion concentrée.

Réelle enfant, elle aurait pu croiser les bras si et seulement si l'autre ectoplasme se serait gardée de lui bondir dessus assez violemment, paumes plaquées contre ses épaules pressées. Bien que la compagnie d'Ael lui soit charmante, elle n'ira pas jusqu'à redemander une nouvelle fois d'être ainsi oppressée par son contact invasif. Léandre manque ainsi de réprimander cette brusque pugnacité mais encore une fois, elle s'en voit privée par ce malveillant doigt qui maltraite ses remarques qu'elle aurait bien au moins marmonnées jusqu'à ce qu'elle s'aperçoit qu'à deux pas d'elles se dressent une stature assez colossale qu'on ne jugerait pas qu'une telle grandeur appartiendrait à une femme selon la différenciation biologique entre les sexes. Ceci explique pourquoi Ael s'est blotti de cette manière.

Trop discrète, Léandre n'a pas vu ce qui se révèle être à priori une chimère les approcher de nouveau aussi dangereusement. Alors que la tête brune s'est encastré dans l'écart moindre qu'est le creux de l'autre cou, elle la ressort automatiquement puisque sa respiration, trop intense, ne laisse supposer qu'elle soit forcément sur le qui-vive. Quand à l'imprudente, découvrir l'oeil prédateur du molosse l'a quelque peu tétanisée car surprise de le découvrir. Celle qui se retrouve sur elle, après avoir accompli une tour de magie fabuleux et héroïque, vient s'enquérir, avec ses prunelles rivées sur les voisines, de l'apeurée. Cependant, elle essaye d'apaiser cette intimidation subite par une poussée d'adrénalie et de logique avant que la chimère, aux effets trop bien connus de Léandre, se mette à hurler.

Ael a détaillé la souillure de ses vêtements et s'est montré assez gentille pour qualifier l'état antérieur de ces derniers comme resplendissant mais elle sent bien qu'ils n'ont plus de valeur. Du moins, ils ont moins de valeur que sa santé mentale et celle de son amie.

▬ Tant pis pour mes vêtements, écoute.

Faisant à son tour ses preuves, la jeune femme aurait voulu égorger la chimère qui se préparer à hurler mais trop petite, ça n'aurait pas été possible. Son seul moyen est d'écarter Ael de là puisque positionnée sur elle. Toutefois, elle ne saurait dire si elle pourrait s'en sortir indemne. Incapable de produire un tour de force, ses maigres bras n'auraient pas pu dégager Ael ce pourquoi la robe roule dans la terre humide et la souille encore plus. Toutefois, elle arrive à pousser le corps s'étant retrouvé sur elle vraiment plus loin pour l'éloigner du cri que la chimère apeurée par le pouvoir complexe.

▬ Bouche tes oreilles !

En revanche, Léandre est plus susceptible d'être victime des vociférations stridentes de la créature bien qu'elle bouche ses oreilles assez tôt et tente à son tour de s'éloigner.

gentils dés:
4 ⁎ La chimère ne crie pas.
1, 2, 3 ⁎ La chimère crie.

Si elle crie ;
2, 3, 5, 6 ⁑ Seule Léandre est affectée.
1, 4 ⁑ Ael et Léandre sont affectées mais Ael de manière plus minime.

1, 6 ⁂ Oreilles qui sifflent.
2, 5 ⁂ Nauséeuse(s).
3, 4 ⁂ Migraineuse(s).
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#5 le 02.02.18 5:01
Le membre 'Léandre Delacour' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


#1 '4 FACES' :


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#2 '6 FACES' :
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#6 le 04.02.18 15:40




Two girls, one trip ~



Et voila que je me faisais repousser au loin. Moi qui voulais de la discrétion voila qu’elle se mettait à me rejeter. Avait-elle cru à de mauvaises attentions ? Pourtant c’était plutôt clair non ? Enfin je lui avais clairement indiqué de ne pas faire de bruit, je ne pouvais pas être plus clair, mes gestes et mes paroles s’accordaient parfaitement. Mais non, elle et son caractère prirent le dessus sur mes intentions et voila que je roulais sur le sol, à ses côtés. Et puis elle me donnait un ordre.. Me bouch… Un cri surgit alors de nul part et je m’exécutai sans broncher. Par chance et grâce à elle je ne ressentis aucune douleur particulière, juste une sensation désagréable dans le fond.

J’avais totalement oublié le cri des chimères. J’avais oublié ce moyen de défense si traitre et lâche, ce dernier recours qui pouvait nous paralyser en quelques secondes. Je l’avais sorti de ma tête mais pas Léandre. Non, elle, elle venait de me protéger, se prenant l’entièrement de ce hurlement en plein de face. Encore une fois je l’avais mal jugé. Depuis le début je ne faisais que ça, ne comprenant pas grand chose de cette femme, ni ses intentions, ni sa personnalité en vérité. Elle était un mystère total et encore une fois elle venait de me surprendre sans attendre. Mais je n’avais pas le temps de m’excuser de cette erreur de jugement, non pour l’instant nous devions nous sortir de là. Je regardais alors mon amie encore au sol, près de moi, celle-ci semblait avoir été affectée davantage. Les doigts toujours dans ses oreilles d’ailleurs. J’en profitai alors pour reprendre mon rôle de protectrice et me levai, apparaissant alors hors des buissons.

J’enjambais Léandre et fis alors face à la chimère, effrayait au plus au point celle-ci se remettait encore de ses émotions. Sans entendre une seconde j’abaissai mon bras, tournai la paume de ma main vers le ciel, fermai les doigts et lui portai alors un coup directement dans le bas du menton, la faisant ainsi reculer d’un bon mètre. J’avançai encore et lui portai alors un coup de pied directement dans le sternum. Elle s’écroula sur le sol. Je m’assis alors sur elle, bloquant ses épaules avec mes genoux et l’étranglai jusqu’à l’évanouissement. L’attrapant par les bras je la trainai jusqu’au côté de Léandre enfin que nous ne nous fassions pas repérer.

Malgré la tristesse et le chaos qu’avait provoqué le départ de Shirley, mes réflexes, eux, étaient restés. Je n’avais rien perdu de ma force, rien perdu de mes pouvoirs ou de ma détermination. Cependant j’avais la sensation que le sentiment de culpabilité que je pouvais ressentir habituel lors d’un affrontement avait fui. À aucun moment je n’avais hésité à la frapper, à aucun moment je n’avais ressentis le moindre remord, non, je l’avais mise en terre en deux coups et l’avais étranglé si facilement. Je regardai mes mains un instants et puis une silhouette familière me sorti de mes pensées. Léandre, encore au sol. Je secouais la tête un instant et m’agenouillai devant elle.

- "Est-ce que tu vas bien ?"

Encore une mèche devant les yeux, je la lui replaçai derrière une oreille. Ma main frôla doucement sa mâchoire avant de rapidement reprendre une position plus neutre. Un raclement de gorge.

- "Merci de m’avoir protégé de son cri.. On ne peut pas rester là, les autres ont du l’entendre aussi. Elles ne vont pas tarder à répliquer. Est-ce que tu peux te lever facilement ? J’ai ma moto pas loin, il faut qu’on rentre."

Je l’attrapais alors par le dessous de ses bras afin de l’aidai à se lever.



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#7 le 07.02.18 15:21
suite de fuites et poursuites
Par mimétisme ou exemple, l'aînée bouche ses orifices elle aussi mais peut-être un peu tard. de toute manière, même si elle était dans les temps, les dommages n'auraient pas été plus limités. La proximité entre elle et la sirène à l'envoûtement cependant bien plus macabre que séduisant finit par faire succomber la blonde à terre dans un cri simultané pour exprimer sa douleur. Néanmoins, le cri qu'elle pousse résonne moins que celui qu'a poussé la chimère quelques secondes au préalable. Mais elle s'est tout de même arrêté avant Léandre.
Toujours hurlant dans la la souffrance, pour sa part, elle l'entend encore dans ses oreilles, non pas vociférer de terreur mais de vengeance. Le cri en écho dans son appareil auditif ricane et la harcèle, n'ayant fait qu'un aller simple dans son cerveau maintenant torturé. La nécessité oblige Léandre à se maintenir la tête plus que les oreilles qui sifflent encore avec l'impact du cri de la créature.

Hors du reste de l'environnement, elle ne peut malheureusement pas se rendre de l'obstacle qu'elle représente pour son amie plus à même de triompher de cette situation, plus vaillante aussi. Elle peut encore moins observer la bataille menée avec gloire et brio par la nécromancienne. En quelques secondes à peine, la peureuse finit à terre, évincée et battue à plates coutures. La chute de son corps sur le sol est si lourde, si importante qu'elle en fait vibrer l'humus et les corps gisant auprès d'elle. Les buissons bruissent après ce séisme et le cerveau de l'autre victime saute à son tour pour aggraver sa situation. Elle est dans un piteux état et peut difficilement se remettre. Peut-être existe-t-il un remède pour soulager ce cri qui torture ses facultés mentales mais elle ne pense pas l'avoir emporté avec elle, aussi imprudente soit-elle. Son sac à main doit regorger de médicaments pour les maux de tête naturels mais il aura cependant trop peu d'effets sur elle, martyr d'artifices.

La jeune femme se recroqueville par mécanisme alors que l'assaillante finit par complètement vaincue mais tout de même à ses côtés pour que, par ressentiment, Léandre finisse par resserrer le cocon qu'elle construit auprès d'elle. Plus par naturel que par constat, Ael lui demande donc si son état n'a pas changé entre la transition furtive. Néanmoins, il est clair que la blonde n'est pas dotée de la même forme physique que son amie qui a su faire preuve plus de force physique que le cerveau intelligent, maintenant souffreteux.
Par douceur, Ael tente de bercer de paroles rassurantes l'italienne qui, finalement, lui montre un visage aux perles brillantes, prêtes à pleurer. Elle essaye d'être moins douce mais sa fragilité ne la rend pas assez sévère pour faire office de morale. Même sa voix qui se veut trop stricte n'est qu'un murmure mais la brune est assez proche pour l'entendre.

▬ Ael. Ne dis pas de sottises, si tu as une mission, tu vas la mener à bien. Donc on reste ici.

À ses pieds, de sa force restante, tout de même, Filomena empoigne le haut de la motarde pour la ramener à l'ordre. Ses larmes isolées dans ses orbes la fixent et la supplient. Elle ne veut pas rentrer. Elle a déjà été un poids en arrivant ici par caprice, elle est assez consciente pour savoir qu'elle a déjà commis une erreur, elle ne souhaite pas empiéter davantage sur le chemin d'Ael.
En réalité, elle voudrait même l'aider mais pour cela, elle doit récupérer.

▬ J'ai très mal à la tête mais est ce que tu peux regarder dans mon sac si j'ai des cachets ? Ça devrait un peu passer. Enfin j'espère.

Sa dernière phrase est prononcée plus timidement, comme un souffle inaudible. Elle ne veut pas qu'Ael la croit incapable mais plus forte qu'elle n'y parait. Elle en a assez d'être dévisagée comme une jeune femme faible. Elle n'a nulle idée qu'on peut la croire intimidante, elle se croit toujours autant méprisée pour sa faiblesse qu'elle dissimule pourtant si bien. Pourtant, dans d'autres cas, elle n'est jamais autant oppressée par cette honte, ce point noir. Uniquement Ael est capable de la faire se sentir si faible parce qu'Ael est justement un cocon dans lequel elle peut se rassurer. C'est trop facile.

▬ Mais si ça ne s'arrange pas, laisse moi ici. J'attendrais que tu reviennes. Tu prendras le sac que j'ai pris. J'ai pas mal de gadgets qui pourraient t'aider. Ils te seront bien plus utiles...

... que moi. Cependant, trop fière, elle ne le murmure qu'en français sur ses lèvres. Changement linguistique qu'Ael ne pourra pas comprendre.
Ael la soutient pour l'instant par le bras mais elle devrait plutôt la laisser là-bas, à cet arbre, que Léandre désigne après avoir indiqué où se trouver son sac à main riche en gadgets qui a roulé lui aussi, un peu plus loin.
REA
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#8 le 01.05.18 22:55




Two girls, one trip ~



Sa détermination finalement était bien plus grande que la mienne et malgré les motivations qui m’animaient, j’avais plus envie de partir que d’entrer dans ce manoir accompagnée d’une civile. Bien sûr, je savais que Léandre n’était pas si fragile, elle semblait bien plus forte que ses maigres bras pouvaient le montrer. Fine et élancée j’avais plus tendance à la considérer comme une femme élégante que comme une guerrière, mais son regard, quant à lui, était bien plus fort, bien plus tenace que le mien à ce moment même.

Légèrement autoritaire et inquiète à la fois je vis rapidement que je n’avais pas le choix de quoi que ce soit dans cette situation. La seule chose en réalité qui m’inquiétait plus qu’autre chose était sa capacité à se mettre en danger toute seule. En réalité, à mes côtés elle ne risquait pas grand chose, mais elle semblait peu débrouillarde ou plutôt maladroite et ce sont des "compétences" dont je me serais bien passée ici. Mais comme je venais de le dire, je n’avais pas vraiment le choix.

Rapidement je m’exécutai à ses demandes et m’approchai de son sac que j’ouvris doucement. Son attitude quant à elle avait légèrement changée, bien plus timide, bien plus sur la réserve, je ne savais pas réellement comment réagir. J’avais tout à coups l’impression de faire face à une toute autre personne bien plus en retrait et bien plus introvertie. J’attrapai deux comprimés et les lui tendis.

- "Tiens, en tant que nécromancienne je ne suis pas vraiment fan de tout ces comprimés. Si tu as le temps dans la semaine, passe à la maison je te donnerai quelques potions qui te remettront sur pieds en un rien de temps."

Je lui adressai un sourire et la laissai finir de parler. La laisser là ? Il en était hors de question. Je préférai encore la prendre avec moi, au moins j’étais sûre de sa situation sur l’instant. Je ne compris pas non plus pourquoi parler français tout à coup. Bien que je comprenais parfaitement cette langue je m’abstenai de le lui signifier, imaginant qu’il y avait une raison derrière tout cela. Non à la place je préférai la mettre en confiance.

- "Tes gadgets peuvent être utiles mais je suis certaine que tu le seras aussi. Après tout tu as de grandes capacités me semble t-il et je ne suis pas douée avec la technologie je t’avoue. Si ton mal de crâne ne passe pas je pourrais t’apaiser à l’aide de mes pouvoirs."

Bien évidemment  ils n’allaient pas servir qu’à ça. J’avais une simple idée en tête, celle de la mettre sous protection et pour cela il fallait qu’elle face preuve à la fois de calme face au danger mais également qu’elle soit réactive avec un semblant d’adrénaline. Ce n’était pas un cocktail facilement assimilable dans la vraie vie et je pensais sincèrement que sans moi, en cet instant, elle allait être incapable de ce mettre dans cet état second.

- "Je peux te laisser ici si tu veux, mais j’ai bien peur de ne pas y arriver seule."

Tout était fait pour l’inciter à venir avec moi.

- "Soit on rentre, soit on y va ensemble. À toi de choisir." Un autre sourire. "Je peux t’aider à aller mieux si tu le souhaites." Je lui tendais la main, une main pleine de courage.




Avec : Léandre chérie
Mots : 554


BY MITZI
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× Péripéties vécues : 3274
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× Surnom : la salamandre
× DCs : Cassian / Brendan / Ame
× Présence : complète

Feuille de personnage
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nécromancien
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#9 le 02.05.18 0:24
suite de fuites et poursuites
Toutes les déboires de la brune ne sont que des inepties affreusement absurdes. Premièrement, Léandre est certes curieuse de la technologie mais loin d'avoir vécu avec et développe parfois des incapacités. Mais outre ce fait, qu'Ael se juge incapable de pouvoir continuer cette aventure en la laissant de côté est tellement risible. Après tout, comment peut-elle dire ça sachant qu'elle a compté, quelques heures ou même minutes plus tôt, à se diriger en tête du manoir seule et non avec un binôme ? La jeune femme, en se remémorant ces détails que finalement, l'américaine oublie de rajouter à l'équation, rit mais d'une manière douce et ce pour deux raisons. D'abord, son mal-être physique l'empêche de déployer ses cordes vocales pour effectuer une résonance hilare.

La seconde raison est tout autre. Elle s'explique par la gentillesse partagée et le respect mutuel entre les deux femmes. Après s'être moquée d'elle lors de leur première entrevue haut-en-couleur, désormais, Filomena se voit mal la rendre honteuse.
Ael n'est pas incapable et encore moins seule. Cependant, dans cette tentative d'apaiser les remords de la blonde, elle se dévalorise à la fois pour cette dernière mais aussi pour elle-même. L'italienne ne peut vraiment se représenter l'estime d'Ael mais par son empathie prude, elle est capable d'appréhender le scepticisme de sa voisine quant à ses performances actuelles.

Loin d'être une personne tactile pour tenter d'apaiser quelqu'un, la diplomate qu'elle est essaye tout de même, les épis échevelées ramassant et rampant dans la poussière du sol, de se hisser près de sa collègue pour lui faire part de ses mots rassurants. Plus que sa poitrine, son cerveau cogne sur toutes les parois qui le contiennent. Elle pose maladroitement sa main, preuve de son manque de précaution, sur son crâne à défaut de le poser sur le bras proche d'elle ; contact qui aurait pu être chaleureux pour vernir ses encouragements fidèles mais toujours emprunt d'un peu de dérision :

— Voyons Ael. Ce que tu peux être stupide. Depuis quand tu ne parviendrais pas à une mission seule ? Tu en as bien résolu une pelle, pourtant, j'en suis certaine. Ce n'est pas celle-ci qui va t'arrêter.

Ses yeux ne regardent pas la femme en face d'elle, les laissant davantage s'évader à un travail pour atténuer l'échauffement de sa cervelle. Timide au possible, elle avale plusieurs cachets, ne craignant pas les effets secondaires et les indications faites oralement, en silence. Pas de gorgée d'eau mais sa bêtise la rend muette. Au final, elle se rendait bel et bien à l'évidence, ses bêtises capricieuses ont acculé la mangemort dans une situation pareille et qui n'avait rien d'enviable. La tête baissée, elle se jure contre elle-même mais cette fois-ci,
plus en français, mais uniquement dans sa tête.
Oui car, l'avoir clamé en un murmure français n'a pas arrangé l'état de l'asiatique qui a fini par la débusquer et, par effet de pathos, a voulu s'occuper d'elle. En se dévoilant même de manière réservée, la blonde a été égoïste et elle a du mal à se le pardonner ce pourquoi elle préfère ne plus critiquer présentement son acolyte mais la laisser penser par elle-même plutôt que de subir ses remarques influençables.

Cependant, l'effet étant trop pervers, son amie finit par ne plus lâcher prise et être trop préoccupée par l'état physique et peut-être même moral de Léandre. Oui, elle s'en veut et lorsqu'elle la regarde, elle est pourtant obligé de mentir et de lui offrir un regard avec un minimum de fierté. En guise d'excuse, elle peut dire que les maux cérébraux fragilise son ego mais ce n'est tout bonnement pas ça. Elle n'est pas un automate et pourtant, elle aime le faire croire ; qu'elle est si invincible. Tout compte fait, lors de ses multiples entrevues avec Ael, Léandre n'a fait que lui montrer sa fragilité qu'il en soit de son caractère capricieux mais obstinément déstabilisé ou bien de ses capacités physiques moindres qu'elle ne peut que se vanter qu'un court temps grâce à un pouvoir médiocre et des séances d'escrime occasionnelles.
Très franchement, cela a assez duré.

Quand bien même le mal de crâne non tranquillisé par le cachet retardataire, la jeune femme appuie de sa paume sur le sol terreur pour se redresser mais cette dernière dérape à cause de la terre. Constatant cette difficulté et la proposition d'Ael, elle ne peut que rire.

— Et bien. Tu veux m'emmener avec toi. Soit. Alors prends cette mission comme un défi en plus à relever.

Par cette phrase, cela dit, elle essaye tant bien que mal de dissimuler le manque de confiance en elle et l'image pathétique qu'elle s'attribue. Elle se considère vraiment comme un poids. Mais c'est bien quelque chose qu'Ael est susceptible de relever car elle a autant confiance en elle qu'elle connaît ses prouesses. La jeune femme est capable de relever n'importe quoi, même avec elle, dans sa main.
Oui, Ael lui propose sa main. Peu adepte du contact, cela dit, Léandre déglutit et fixe sa comparse ; sourire dans les yeux et non sur les lippes. Elle voudrait dire qu'elle n'en a pas besoin et la rejeter mais jusque là, elle a bien été incompétente pour s'autoriser encore à son attitude de diva. Elle l'agrippe donc avec franchise, comme un accord.

— On sait toutes les deux que tu en es capable. Enfin, pardon, on en est capable toutes les deux !

Et ainsi vient le changement le plus brutal en Léandre. Alors qu'elle se croyait bien incapable de pouvoir aider sa camarade, lorsqu'elle est de nouveau debout, elle voit le monde différemment. Peu haute, elle se sent supérieure, cela dit, grâce à Ael. Elle constate qu'elle est astucieuse avec ce sac rempli d'objets malins pour déjouer les plans des chimères et aider son amie à les vaincre ou qu'importe le plan.
Si fière d'êtes à ses côtés, cela dit, Filomena se détache très vite de l'emprise de sa sauveuse. Relevée, elle compte partir à la conquête de ce grand portail qui est resté fermé pour Ael.
REA