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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 16 Masculin
× Age post-mortem : 22
× Avatar : Kise Ryouta - KNB
× Appartement : Kiss
× Métier : Boyfriend à louer
× Péripéties vécues : 55
× Øssements407
× Age IRL : 20 Neutre/Sans genre
× Inscription : 17/02/2017
× Présence : réduite
× Surnom : le poisson
× DCs : Nae W. Dwyer

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× Degré d'amusement:
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16Masculin22Kise Ryouta - KNBKissBoyfriend à louer5540720Neutre/Sans genre17/02/2017réduitele poissonNae W. Dwyer
zombie
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16Masculin22Kise Ryouta - KNBKissBoyfriend à louer5540720Neutre/Sans genre17/02/2017réduitele poissonNae W. Dwyer
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#1 le 16.01.18 4:27

catch it !

orion

&

susanoo

770
mots

Il aurait aimé que les mots, dansant devant ses yeux, disparaissent. Qu'ils ne prennent pas exemple sur les vagues qui embrassaient ses pieds inlassablement. Qu'ils s'inspirent d'un oiseau et s'envolent au loin, pour ne jamais revenir. Toutefois, les pages vierges maintenues délicatement par ses longs doigts n'étaient pas du même avis et quémandaient à être couvertes d'encre, du haut jusqu'à la dernière ligne, ne laissant plus d'espace libre. Son poignet le fait souffrir après tant de mots apposés alors il s'accorde une pause, bouchonnant son stylo et soupirant bruyamment à qui peut l'entendre.

Ce qui signifie : personne. La plage était quasiment déserte. Mis à part lui-même, un idiot blond qui pense que l'eau froide effleurant ses pieds nus à chaque montée ne le tuerait certainement pas, il n'y a que deux autres personnes. L'un est un peintre qui, de toute évidence, immortalise la mer sur sa toile et l'autre est une jeune femme faisant son jogging dans le sable. Ils n'ont aucun intérêt à lui prêter une quelconque attention. Orion se sent alors très seul. Il aurait préféré continuer de faire la cour à la gérante du bar à zombie que d'avoir à continuer d'écrire sur ces maudites feuilles. N'importe quoi, en vérité, aurait été mieux que cette activité.

Il peut encore entendre sa gardienne le gronder, comme elle l'a fait quelques heures plus tôt devant tout le reste du personnel, avant de lui mettre dans les mains ce paquet de feuilles en lui ordonnant de les couvrir d'une unique phrase. C'est sa punition, qu'il se doit de terminer avant sa prochaine heure de travail, auquel cas Seira lui refuserait l'entrée et il se retrouverait dans l'obligation de se trouver un autre toit pour la nuit. Comment veut-elle qu'il se trouve un autre abri ? Il n'a aucun ami ! Et c'est le fait le plus triste de l'histoire : se rendre compte de sa propre solitude.

Orion soupire à nouveau, sûrement pour la énième fois de la journée, enfouissant son visage dans ses bras alors qu'il commence à se lamenter sur son propre sort. Inutile garnement, incapable de se débrouiller par lui-même, seulement bon à pleurnicher dans les jupons de sa gardienne. Il en est bien conscient et c'est ce qui le désole le plus : son incapacité à changer. Son corps, quant à lui, a bien évolué au cours des années passées dans la mort, mais il semblerait que son esprit soit resté au même stade qu'au jour de sa pendaison. Il est toujours cet enfant peureux.

Il aspire toujours à devenir un soleil, malgré tout.

Une bourrasque, qui au premier abord est fortement appréciée par sa fraîcheur nécessaire pour lui remettre les idées en place, devient rapidement un véritable problème. Sa prise sur son paquet de feuille n'était pas suffisamment ferme pour les empêcher de s'envoler les unes après les autres, se déplaçant au gré du vent sur le sable --- s'envolant au loin comme il l'avait désiré. Stupéfait de la tournure des événements, Orion se redresse en un bond en observant les pages lui échapper. Il ne voulait pas réellement les perdre ! Il est tout de même heureux que le vent soit dans cette direction, car dans l'autre, il aurait été incapable de les récupérer, tombant dans le bleu de l'océan.

Les récupérer se trouve être une tâche plus difficile qu'il ne l'aurait pensé. Le vent ne joue pas en sa faveur et le sable non plus. Ses pieds s'y enfoncent et rendent sa progression pénible - et même périlleuse par moments ! Mais, après quelques efforts, il en récupère un bon nombre. Il ne s'était toutefois pas douté que l'une d'elle se devrait d'être ramassé sur le visage d'une personne. Orion s'arrête face à elle, qu'il remarque rapidement comme étant du sexe masculin, plutôt grand. Cette carrure ne l'intimide pas mais, il n'a jamais eu besoin d'une carrure imposante pour être intimidé, céder à la terreur. Il ne sait pas bien s'il doit prendre la feuille qui repose sur le faciès inconnu, ou s'il doit attendre que la personne bouge, alors il ne fait rien, l'air un peu paniqué et essoufflé de sa course-poursuite.

Oh, euh. Pardon. Je crois ? C'est... ça m'appartient.

Quelle éloquence, félicitations, c'est un pas en avant pour le futur soleil !