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#1 le 12.01.18 20:56
Who's salty now?1980 – Tokyo, à tenir compagnie aux chats errants

Allongée entre les branches d’un arbre poussant dans le cul de sac d’une ruelle ayant la chance de recevoir suffisamment de soleil pour parvenir à dépasser le toit même des appartements l’emprisonnant, Meoquanee fredonnait une berceuse que lui chantait son paternel tout en observant les étoiles à travers les pauvres feuilles du faible tronc. En oubliant le faible son d’arrière-plan que produisaient les bars de danseuses du coin et le chahut de passants intoxiqués, là était le seul endroit à Tokyo où elle arrivait à trouver un sommeil paisible comme il lui rappelait son village natal. Une douce et épaisse brume venait tapir le sol comme un nuage qui se serait planté et le froid de la nuit mêlé à l’humidité rendait l’air quelque peu frisquet. De retour au Japon depuis déjà deux semaines, Meoquanee errait sans but depuis déjà plusieurs années, en pleine crise identitaire. Elle avait cette rage en elle et rien pour l’extérioriser. Elle en était à un point où elle ne se connaissait même plus. Incapable de réfléchir – et refusant de le faire – l’amérindienne passait ses journées à fumer son calumet et à pourchasser quiconque l’irritait un moindrement. Courir, oh ça elle le faisait. Courir était devenue pour elle le meilleur moyen de dépenser toute son énergie. Elle courait autant qu’elle le pouvait, des journées entières, chaque jour, sans jamais pouvoir ou vouloir arrêter. Elle courait tête baissée sans connaître sa destination. Elle préférait ne pas trop y penser, car au fond, elle savait bien qu’elle ne faisait que fuir son ombre.

Sur ces pensées sombres, la fatigue finit par s’emparer de son esprit, enfin. Juste comme l’amérindienne laissa tomber ses lourdes paupières avant de s’assoupir, un horrible crissement de pneu fit tomber un éclair de foudre sur son cœur. La sauvage se redressa violemment, agrippant immédiatement son fidèle couteau de chasse et retenant son souffle, immobile. Rapidement, elle repéra la source de son brusque réveil : trois voitures roulant à toute vitesse venaient de tourner le coin de la ruelle accompagnés des rires de ceux qui les conduisaient. Frustrée, Meoquanee bondit sur le toit de l’appartement voisin afin de déterminer la destination de ces chauffards. Vu le chemin emprunté, ils ne pouvaient se diriger que dans les environs de l’usine abandonnée, non loin de sa position actuelle. Les jointures de l’amérindienne se mirent à lui démanger, comme en manque de violence. La jeune femme craqua dramatiquement les os de ses articulations avant de se mettre à leur traque. Elle n’avait rien d’autre de mieux à faire, de toute façon.

Quelques dizaines de minutes s’écoulèrent avant que Meoquanee ne repère les voitures l’ayant choqué du haut de son arbre. Dissimulée dans l’ombre de la nuit et faisant face à la brise, la chasseuse s’approcha doucement afin de trouver une proie. Elle ne perdit pas de temps. Un groupe de neuf individus semblaient charger leur bagnole de boîte plus ou moins suspectes. Tatoués sur pratiquement la totalité de leur corps et dépourvus de la pudeur pour les cacher, ils portaient tous la même coiffure « banane graisseuse » au haut de leur tête ainsi qu’une paire de verres fumés qui venait avec. Certains étaient lourdement armée, d’autres moins. Le point important étant qu’ils étaient tous prêt à se défendre. Cependant, Meoquanee avait une surprise pour eux. Ça n’était pas la première fois qu’elle s’attaquait à des hommes armés de fusils et, bien que le meurtre ne fût plus une option, elle comptait bien colorer leurs stupides automobiles du rouge de leur sang !

C’est donc avec un petit sourire aux coins des lèvres que Celle qui porte le rouge s’empara de son atlatl et d’un dard qu’elle vint planter au travers des fenêtres avant d’une des trois voitures. L’avertissement intimident manqua d’effaroucher l’homme qui se trouvait juste à côté de la cible. Surpris, les neuf individus plus que suspects pointèrent leurs armes en direction de l’amérindienne sans toutefois parvenir à la repérer. Normal, avec l’accessoire de style indispensable qui entravait leurs rétines. Cette dernière s’arma de son tomahawk et s’approcha d’un pas lent au début et s’accélérant de plus en plus, ignorant complètement les avertissements de ses proies à l’accoutrement ridicule.

Pas un pas de plus !

Nous sommes armés et dangereux !

Tu cherches la bagarre !?

Ah, une question pertinente ! L'amérindienne décida de répondre à cette dernière question dans sa langue natale, pour plus d'effet.

Oh. Que. Oui.
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#2 le 15.01.18 13:41

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- Rends-moi ce service tu veux.

C'était bien le genre de phrase qui sortie de la bouche de certains n'avaient rien de bien accommodant. Le genre de phrases auquel on répond par un regard en coin désapprobateur, les lèvres crispées sur une moue qui en disait bien plus long que mille mots acerbes et coupants comme la lame d'un rasoir. Le genre de phrases qui vous fait grincer des dents, vous met les nerfs en pelote mais vous rappelle que quoi qu'il en soit, vous êtes dans la merde et que si vous ne rendez pas gentiment service à ce larron trop emmerdant dont vous avez tout de même besoin, bien vous devrez aller voir ailleurs. Et c'était dire que dans la situation présente, malgré la frustration et l'envie trop forte de mettre son poing dans la figure de ce type afin de lui péter le nez, le zombie ne pouvait faire autrement.

C'était cependant le genre de situation qui se répétait bien trop depuis quelque temps. Une situation qui, étrangement, donnait lieu à une boucle d'actions similaires et de paroles déjà prononcées dans d'autres bouches beaucoup trop capricieuses. « Rends-moi service » qu'il avait dit, comme d'autres avant lui. Car le spectre avait eu la malheureuse occasion de se mettre dans de beaux draps. Franchement, c'était presque une seconde nature venant de lui. S'attirer des ennuis et mettre le foutoir dans les rangs qui s'érigeaient devant lui. Grogner et frapper ceux qui se dressaient devant lui. Se consumer de rage. De fureur. Voir rouge. Boire et hurler à la mort comme un loup sauvage dans les coins les plus reculés de ce monde décharné. Trop de situations similaires. Trop de gestes qui se répétaient. Trop de ressemblances entre les hommes et les femmes qui se tenaient devant lui. Le narguant. Le jugeant. Se riant de lui. Cela se répétait depuis bien trop de temps et malgré cette idée inconsciente qu'il fallait peut-être se calmer, le zombie continuait, sans cesse, à détruire sur son passage les lignes disparates de l'établissement d'une situation plus stable et acceptable. Malgré les aides, malgré les conflits, malgré les nombreuses rencontres. Il continuait, sans la moindre fatigue.

Mais connaissant Toulouze, ce n'était pas dit qu'il s'arrête un jour.

Odeur d'huile moteur. Fumée sombre. Rires intempestifs. L'africain attendait dans un coin, caché de la vue de ses femmes et de ses hommes qui s'agglutinaient sur le trottoir devant les bars et les clubs trop plein des quartiers sales de Tokyo. Les derniers éclats de l'astre du jour s'engouffraient dans les interstices longilignes des ruelles qu'il avait arpenté un peu plus tôt, repérant les lieux afin de mieux se préparer à cette tâche qu'on lui avait confié. Si on pouvait dire la chose ainsi. Toulouze s'était plutôt vu forcé d'accomplir cette mission trop risquée pour quiconque. Tout cela parce qu'il s'en était pris à la mauvaise personne. Comme toujours. Un type d'un gang de vampires trop prétentieux, pétant plus haut que son cul et au regard faussement menaçant et empli d'effluves d'alcool. Le zombie n'avait pas été impressionné plus qu'autre mesure par ce petit monarque des bas quartiers jusqu'à ce que les membres de son groupe ne lui donnent l'idée fabuleuse de lui prendre ses affaires et le jeter tout attaché dans la rivière. Est-ce que le zombie avait changé d'avis et accepter sans sourciller ? Non. Toulouze avait grogné, cogné, hurlé, avant de se voir octroyer une mission plus compliquée et une rondelette somme d'argent. Là seulement, il avait changé d'avis.

Seulement, dire oui n'avait pas été la meilleure initiative que le zombie avait pu avoir depuis son retour à Tokyo. Si ce n'était pas la pire. Dire que l'africain faisait n'importe quoi depuis son arrivée en ville aurait été un euphémisme, sa capacité à prendre des décisions sensées avoisinant celle d'un alcoolique disant qu'il prend son dernier verre au comptoir. Mensonge. Stupidité. Et désinvolture. Ce n'était pas non plus comme si le zombie le faisait vraiment exprès. Bien des choses s'étaient produites pendant son trajet jusqu'à la capitale du monde des morts, entre les désillusions, les erreurs, les tromperies, les doutes et les sursis. Mais là...

T'as fait fort mon pote.


Odeur de cigarette. D'urine. Et de pot d'échappement. Le basané, planqué contre un mur, pouvait entendre le crissement caractéristique de pneus sur l'asphalte non loin de sa position. Attrapant le rouleau de tabac coincé entre ses lèvres, Toulouze s'en débarrassa tout en jetant un coup d'oeil à ce hangar où devait se retrouver plusieurs types à l'allure grotesque pour un deal. Et pas n'importe quel deal. Un trafic de sel. Un frisson avait parcouru l'échine du zombie quand le petit roi vampire lui avait donné des explications sur ce « service », glaçant le sang de l'homme qui hélas, n'avait pu faire machine à cet instant. Du sel. Sérieux ! Le truc à ne surtout pas mettre entre les mains d'un spectre sans qu'il ne se mette à tout compter. Cela était arrivé une fois au zombie qui y avait passé des jours. Souvenir d'un temps trop lointain. Grimace amère. Toulouze chassa ces chimères de son esprit, le sourire flou d'une nana restant gravé dans sa mémoire. Comme si c'était le moment.

Son corps bougea quelque peu pour s'approcher davantage sans pour autant être vu, sa veste en cuir noir crissant à chacun de ses mouvements pendant qu'il se tordait le cou afin de bien voir ces imbéciles aux cheveux couvert de gel. Neuf types, armés et habillés comme des sacs, deux voitures dont l'une était en train d'être chargée de plusieurs boites. Plusieurs boites. Toulouze grimaça. L'autre connard ne lui avait pas dit qu'il y avait plus d'une boite... Grognement. Il allait devoir embarquer la caisse ?

Odeur étrange. Voix qui s'emportent. Invitée surprise. Un bout de femme sortit de nulle part et couvert de ce qui semblait être de peaux de bête se planta dans le décor bien trop rétro qui s'était dessiné. Le basané ne comprit pas trop ce qu'elle était en train de dire, son langage étant bien trop archaïque pour qu'il n'en saisit les nuances mais il pouvait voir sur ses traits fins la hargne et l'envie furieuse de faire couler le sang. Une sauvageonne ? Que cela tienne. Les hommes aux banane prirent leur arme, échauffés par son arrivée, prêt à se battre. La situation était en train de changer. Et de son coin de mur, le zombie attendit patiemment, tel un fauve en pleine chasse, de voir ce qui allait bien se passer. Avec du bol, la nana tabasserait tout le monde et il pourrait prendre la voiture comme si de rien était et sans se faire voir. Parce qu'une bagarre avec des boites pleine de sel non loin... Toulouze frissonna. Il s'était encore mis dans une situation complètement pourrie.

Comme d'hab...

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#3 le 19.01.18 0:25
A prey can only hide for so long...Meoquanee se mit à courir sur le côté juste avant que les coups de feu ne se mettent à pleuvoir sur sa position. Tout en zigzaguant, elle se rapprochait dangereusement de ses proies, employant feinte après feinte et utilisant la pénombre afin de leur donner l'impression de viser un moustique. Une fois suffisamment près, l'Amérindienne bondit et glissa par-dessus la bagnole nouvellement décorée d'un dard pour tomber pieds premiers sur l'homme-banane l'utilisant pour se mettre à couvert. La seule chose que ce pauvre homme eut le temps de voir fut le poing d'une sauvage venir s'écraser contre son nez, brisant ses précieux verres fumés par le fait même. Sans perdre une seconde, Meoquanee se releva et lança d'un geste de main vif, sa cape de fourrure sur le reste du groupe se trouvant à sa droite afin de les distraire un peu et lui permettre d'exécuter une roulade vers l'avant pour se mettre à couvert à son tour. À l'abri des tirs, la lémure prit une minute pour décider de sa prochaine attaque. Toutefois, son nez distingua une odeur… étrange, pour ne pas dire dégueulasse. Elle figea, devinant qu'un zombie se tapissait dans l'ombre non loin. Prudente, elle prit soin de se mettre en hauteur, à l'abri de tout regard, puis de marcher contre la brise. Plus elle s'avançait, plus l'odeur s'aggravait, signifiant qu'elle était sur la bonne voie. Comme de fait, elle repéra la silhouette de ce qui ne pouvait être qu'un zombie, considérant la puanteur. Regrettant sa peau pour se couvrir le nez, la chasseuse se laissa tomber sur la pile de caisse non loin de l'homme. Elle pointa son tomahawk dans sa direction et fixa l'inconnu d'un regard brillant d'une flamme tueuse.

Prouve ton camp ou subit le même sort que celui que je m'apprête à faire tomber sur les autres.
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Comme je ne suis pas certaine, je tiens pour acquis que Toulouze reste à l'abri quelque part près de l'usine abandonnée. Si je suis dans les patates, indique-le-moi par MP ! O/ Aussi, au moment où je rédige ce RP, je suis incapable de relire ta réponse, alors je n'arrive pas à vérifier si ton perso a bu une potion qui masque son odeur ou non. Si tel est le cas… Oups.
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#4 le 22.01.18 15:24

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Une furie. Une sauvage. Une chasseresse. Qui de ses jambes puissantes et son adresse s'en pareil, mit à taire plusieurs des hommes en cuir entourant les voitures et pourtant armés jusqu'aux dents. Une furie sauvage et furieuse qui répondait à une besoin primaire de prédateur affamé : la chasse sanglante et violente. Une putain de furie qui ne fallait franchement pas se mettre à dos. Surtout qu'il était déjà dans la merde jusqu'au cou, alors mieux valait ne pas se frotter à cette nana.

C'était ce que pensait sûrement trop fort le zombie car lorsqu'il cligna un instant des yeux afin de voir dans quel état était la voiture contenant les boites de sel, la sauvage avait disparu. Fronçant les sourcils, le zombie resta campé sur ses positions, observant d'un air embêté l'agitation qui régnait parmi les trafiquants qui s'organisaient en hurlant pour retrouver cette femme qui les avait attaqué sans crier gare. Ça sentait vraiment pas bon son histoire. Vraiment pas bon. Et ce fut bien pire quand il entendit un bruit dans son dos, la furie apparaissant soudain... non mais elle avait fait comment pour le débusquer au juste ?!

Mec, cette fille est pas banale.

Regard froid. Méfiance. Défiance. Elle pointait son arme plus vielle que le temps sur le basané avec ce regard digne d'un tueur de sang froid, n'engageant pas trop les bonnes manières du zombie qui avait plus envie de grogner qu'autre chose. Seulement, la situation faisait qu'il ne pouvait se permettre de se prendre le chou avec cette nana. Surtout que les types à la banane s'agitaient dans tous les sens, recherchant cette malade vêtue comme à une indigène américaine. Sérieusement, mais pour se mettre dans de beaux draps, Toulouze était vraiment le meilleur.

Ses mains se levèrent lentement, attestant de la position non violente qu'il adoptait malgré son inquiétude grandissante vis-à-vis des types qui rodaient dans la zone. Ils allaient finir par les retrouver s'ils continuaient de poireauter là comme des radis. Il fallait faire vite. Très vite.

- Détends-toi ma p'tite, on est du même côté... on va dire...

Les perles couleur marine allèrent scruter les alentours, une sensation dérangeante montant dans les veines du zombie. Dédales d'incompréhension et de doute. Crispations sévères. Les hommes approchaient, il pouvait le sentir sur sa peau, juste que dans sa chair qui sans qu'il ne s'en rende compte, commençait lentement à pourrir et noircir. L'odeur s'insinua entre les mailles de ses vêtements, lui annonçant l'heure fatidique de la prise de sa potion qu'il ingurgita rapidement sans se trop se soucier de l'autre folle à l'arme indienne. Ok, c'était mieux de se la mettre dans la poche mais faire ami-ami n'était pas une chose que Toulouze savait faire correctement.

- Du coup tu peux continuer de leur taper dessus tranquille, je te dérangerai pas.

Désinvolture insolente. L'africain se redressa quelque peu, toujours caché derrière son mur, sans trop se préoccuper de la femme fauve bien plus petite que lui. Quand, pour ne pas arranger ses affaires, des bruits de courses arrivèrent dans leur direction.

Bah génial ! De la compagnie !

Une grimace déforma les traits du zombie qui rangea sa gourde dans la poche de sa veste, se tenant prêt pour l'arrivée des zigotos en cuir avant de lancer un regard à la sauvageonne avec un flegme défiant toute concurrence.

- Je te les laisse. J'ai pas que ça à faire à me mettre sur la gueule là.

Bien joué Toulouze. C'était la meilleure chose à faire, évidemment.

w/ Meo | ruelles sombres

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#5 le 23.01.18 18:17
Don't look back, they won't come back.Face à la réaction de l’inconnu, la sauvage ne put retenir un sourire en coin. Voilà qui était quelque peu… Intriguant. Cet homme n’était pas que stoïque face à la menace, il était complètement indifférent. En scrutant son regard, Meoquanee ne décela pas la moindre trace d’effroi malgré sa situation honnêtement problématique. La chasseuse était étrangement amusée et soudainement curieuse d’en savoir plus sur cette personne qui ne bronchait pas face à sa légende, bien qu’oubliée. Si l’aura de meurtre qu’elle dégageait ne l’impressionnait pas, que le fera ? Doucement et à travers les pas de course de plus en plus clairs, l’Amérindienne rangea son tomahawk à sa ceinture et s’empara de son autre main d’un nouveau dard. Elle ne lâcha pas l’inconnu intriguant du regard, effectuant un analyse visuel minutieux. Elle l’observa se servir une gorgée de sa gourde et fut surprise de constater que l’odeur l’ayant attirée à lui se volatilisa instantanément. Les voix de ses poursuivants se faisaient de plus en plus audible, pendant ce temps. Elle l’écouta lui parler, mais ne répondit pas, trop occupée à chercher la source de son flegme blindé.

Cet homme était un zombie, il n’y avait aucun doute à se faire là-dessus. Gigantesque sur ses pieds, il était plutôt bien bâti et sa posture en disant long sur son expérience en combat. Une brute, un voyou, et si l’on se fit à ce que son regard de vétéran raconte, un survivant. Meoquanee pouffa un ricanement arrogant. Allié ou ennemi, la sauvageonne était bien curieuse de se bagarrer avec lui histoire de déterminer s’il était digne qu’elle le respecte en tant que guerrier.

« Je te les laisse. J’ai pas que ça à faire à me mettre sur la gueule. »

Haussement de sourcil. Meoquanee se redressa sur ses caisses tout en s’amusant à effectuer quelques moulinets avec son dard.

« Un guerrier ne recule jamais face à un combat. Qui es-tu ? »

Pas le temps d’attendre une réponse. Les voilà qui arrivait. En tournant la tête dans leur direction, elle croisa le regard d’un des hommes banane. Ce dernier freina brusquement sa course et se mit directement à couvert. Mauviette. Cependant plus sage que son collègue, qui lui en voyant l’Amérindienne, fonça tête baissée armé d’une longue lame. Sans perdre de temps, la chasseuse fit s’envoler son dard à l’aide de son atlatl. L’homme banane n’eut que le temps de se jeter sur le côté dans l’espoir d’éviter que le dard n’atteigne son cœur, ce qu’il réalisa avec succès. À la place, le dard traversa son épaule. La vue du sang et les hurlements de douleur mêlés à ceux de terreur éveilla la bête en Celle qui porte le rouge. Dans son esprit, elle crut entendre la voix de son peuple chanter de jouissance. Malheureusement, il restait sept proies armées de mitraillettes et le terrain était trop étroit pour que la chasseuse puisse opérer sa magie confortablement. Si la chasse lui avait appris quelque chose, c’était de toujours écouter son instinct. Et maintenant, son instinct lui ordonnait de sauter. Alors elle s’exécuta. Tel un puma agile, elle bondit sur le guerrier dissimulé et évita une pluie de douille. L’entraînant dans sa roulade, elle en profita aussi pour l’entraîner dans sa course et en direction des voitures du groupe de bananes. Meoquanee changea de plan. Si tuer n’était plus possible dans ce monde (à sa plus grande déception), elle pouvait toujours semer le chaos. Une voiture, ça explose, non ? Tout en continuant sa course, la chasseresse s’adressa à la brute sur un ton mêlant détermination et euphorie.

« L’ombre ne peut plus te protéger. L’heure est venue pour toi de choisir : attaque et vainc, ou fuit et tombe. »
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Hey, si tu veux envoyer un dé à ta prochaine réponse, ça pourrait être pas mal !
Juste une idée comme ça. Gnih
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- Qui es-tu?

J'ai oublié...

Réponse éphémère et volatile, sans substance et sans mot. Sans la moindre vibration de l'air ou trémolo dans la voix. Réponse restée bloquée dans les entrailles fumantes et décharnées d'un souvenir que l'on oublie tout le temps et que l'on peine à reconstruire, après les soirées de beuveries dans les bars miteux où dansent des chimères idylliques sur des airs de guitare. Une réponse qu'il ne fut pas prononcée, juste pensée, dans le chaos de cet entrepôt qui grondait en silence et qui, de seconde en seconde, grossissait telle une tumeur en le sein de ces ruelles ténébreuses et malodorantes. Pauvre réponse qui ne fut soufflée. Il ne fit que la regarder, cette sauvage qui semblait voir bien plus que lui-même ne voyait, derrière ses vêtements sortis d'un conte et son arme d'une époque trop lointaine.

Mais les secondes, trop avides et cruelles, ne lui laissèrent pas le temps d'agir à sa guise et de faire les choses comme bon lui semblaient. Bonds, cris et bousculades le menèrent ailleurs, un peu plus loin du pan de mur contre lequel il se tenait caché comme le loup tapi dans les ténèbres et guettant sa proie. Il ne put rien faire d'autre que subir les assauts soudains et turbulents de cette furie miniature à la force d'un lion et se retrouver sur le bitume humide et poisseux de cet endroit dont il souhaitait s'éloigner le plus rapidement possible. Dommage Toulouze, mais les événements étaient partis pour prendre une toute autre tournure.

Un hoquet de surprise lui échappa alors que la masse qui constituait son corps s'écroula sans grâce sur l'asphalte. Des injures venant des hommes en cuir et lunettes lui parvinrent dans un brouillard incompréhensif et huileux de voix et d’acouphènes qui peinaient à se taire dans ses tympans. Éclair de violence et de précipitation alors que les bruits des tirs et l'odeur de la poudre à canon s'élevaient dans les airs comme les clameurs funestes d'un avenir que l'on ne tient pas à rencontrer. Le zombie le savait, rester dans cette position, à moitié à la vue de ces types qu'il devait voler ne lui apporterait aucun avantage, mais bien les foudres d'une rage dont il n'avait que faire. Mais c'était sans compter la sauvageonne et son tempérament beaucoup trop fluctuant.

Aurait-il pu prévoir de tomber sur une nana pareille et se retrouver dans un merdier comme celui qui se présentait sous ses yeux ? Pas le moins du monde. Hélas, alors qu'elle le tirait en direction des voitures avec cette expression étrange sur le visage, les mots sortant d'entre ses lèvres résonnant d'une joie mesquine qui lui donnait l'impression d'avoir à faire à ces drogués près à réaliser mille conneries, Toulouze se dit qu'il aurait mieux fait de rester bien sagement dans son trou le soir où il s'était mis à dos ces vampires.

Langage archaïque. Langue de vipère. Gamine survoltée. Le basané semblait voir une enfant capricieuse prête à faire une grosse bêtise, fomentant dans son esprit hors d'attente et orageux les brides d'un plan qui n'allait nullement plaire au grand zombie. Il le savait d'avance que ce qu'elle s'apprêtait à faire ne ferait que le mettre davantage dans la mouise. Il suffisait de voir le regard qu'elle portait aux véhicules non loin et à ces hommes qui couraient vers eux avec fureur. L'un d'un pointa d'ailleurs son arme dans leur direction, le zombie s'écartant rapidement de la trajectoire de la balle qui réussit tout de même à effleurer sa veste au niveau de son épaule. Dans la manœuvre, il entraîna bien malgré lui la sauvage avide de batailles et d’ecchymoses pour finir à nouveau dans un coin à l'abri des regards de leurs opposants. Car il était maintenant bien trop enlisé dans ce foutoir pour pouvoir se défaire de la colère des hommes en cuir.

- On dirait que tu vas avoir ce que tu veux.

Mots prononcés dans un grondement rauque, empli de frustration et d'amertume. Encore une sale histoire allait s'écrire ce soir tandis que le zombie attendait la venue de son premier adversaire, la respiration sifflante. Celui-ci fit par ailleurs une entrée si fracassante qu'il ne prit pas garde au poing du basané qui s'enfonça dans son visage et brisa son nez. Un cri de douleur se fit entendre, exaspérant l'homme et enrageant davantage les autres. Cette soirée allait être longue. Très longue.

Comme bien d'autres Toulouze...

Don't... don't be.. leave...

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and without you I'm losing my mind



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