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21Masculin399Yato ▬ NoragamiKissDétective privé.1001106917Masculin08/11/2017complètela génisseAlwin le moche & Angel le chieur
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21Masculin399Yato ▬ NoragamiKissDétective privé.1001106917Masculin08/11/2017complètela génisseAlwin le moche & Angel le chieur
http://www.peekaboo-rpg.com/t2739-narcisse-i-m-a-reckless-mistake-i-m-a-cold-night-s-intakehttp://www.peekaboo-rpg.com/t2793-narcisse-hey-i-just-met-you-and-this-is-crazy
Terminé #1 le 06.01.18 14:53

   
   I'm a one night too long, I'm a 'come on' too strong

   

   
   identité
   ANCIEN NOM : Luigi Di Stefano.
NOM ACTUEL : Narcisse.
DATE DE NAISSANCE : 09/12/1618.
DATE DE MORT : 18/09/1640.
NATIONALITÉ : Français et italien.
LANGUES PARLÉES :
[] Français ▬ C'est sa langue maternelle, il n'est donc pas étonnant qu'il la parle avec aisance.
[] Italien ▬ De même que pour le français, il a toutefois un peu moins de pratique dans cette langue.
[] Japonais ▬ Ayant longtemps vécu au Japon, sa maîtrise de cette langue n'est pas parfaite, mais elle s'en approche.
[] Anglais ▬  Il le comprend mieux qu'il ne le parle. Non seulement il manque de vocabulaire, mais surtout, son accent est terrible.
RACE : Vampire.
PERSONNAGE DE L'AVATAR : Yato — Noragami.

   

   
   

   

   
   physique
   Couleur des cheveux : Leur brun originel s’est mué en bleu nuit suite à l’utilisation d’un mélange de potions peu judicieux, mais ils peuvent encore passer pour noirs selon l’éclairage.
Longueur des cheveux : Certaines de ses mèches désordonnées atteignent presque ses épaules.
Couleur des yeux : Ils sont devenus bleus accidentellement, de la même façon que ses cheveux. De naissance, ils étaient marron foncé.
Style vestimentaire : Vous voyez ce gars qui traîne en jogging tous les jours de la semaine, sans pour autant être particulièrement sportif ? Bon, bah, c'est Narcisse. Il paraît que c'est confortable. Lui, il trouve qu'il a la classe, surtout avec des bottes. C'est un avis que tous ne partagent pas.
Taille : Précisément cent-soixante-dix virgule quatre centimètres. Il était plutôt grand, au XVIIe.
Corpulence : Sa minceur le fait paraître plus fragile qu'il ne l'est, car s'il ne pèse que soixante-deux kilos, ces derniers comptent une bonne part de muscles.
Autre : Les cernes que l’on voie fréquemment sous ses yeux témoignent de son manque de sommeil. Des pansements viennent souvent décorer ses doigts, ses genoux, ses coudes, ses joues... dissimulant les plaies, bleus, égratignures et autres bobos dus non pas à une maladresse naturelle, mais plutôt à une certaine négligence vis-à-vis de sa propre sûreté.

   

   
   précisions
   Narcisse est narcoleptique. Il ne le sait pas, mais cette maladie ne s'est manifestée chez lui qu'après la mort de son frère. En plus d'entraîner de courts accès de sommeil impromptus et parfois malvenus – par exemple, alors qu'il se trouve au beau milieu du passage piéton – cette maladie lui cause de légers troubles de la mémoire. Lorsqu'il se réveille, il lui faut en général plusieurs minutes pour se rappeler où il était et ce qu'il faisait immédiatement avant de s'être endormi. Il lui arrive aussi régulièrement d'égarer ses affaires et d'être incapable de se souvenir où il les a rangées ; mais peut-être est-ce simplement dû à un manque d'attention de sa part ? Autre problème certainement lié à ces symptômes, la nuit, Narcisse dort le plus souvent très mal. Il enchaîne rarement plus de deux ou trois heures de sommeil sans se réveiller, et il souffre de cauchemars fréquents. Cela l'angoisse à tel point qu'il repousse souvent l'heure d'aller se coucher à grand renfort de café, jusqu'à finir par tomber de fatigue.

Il a trouvé un nécromancien capable de préparer des potions qui atténuent ses symptômes, ce qui lui facilite un peu la vie. Seulement, elle ne lui permettent pas de guérir complètement. Pour ne rien arranger, il oublie parfois de les prendre. Ou du moins c'est ce qu'il prétend, mais la vérité, c'est qu'il ne supporte pas leur goût.

Puisqu'on parle de goût, pour ce qui est du sang, il boit du A+. Répugné par l'idée d'ôter la vie, il préfère se nourrir de poches de sang, ce qui ne l'empêche pas d'aller parfois faire un tour dans le monde des vivants pour d'autres raisons. Par exemple, lorsqu'un client lui demande de retrouver pour lui un membre de sa famille encore vivant.



caractère
Narcisse, c’est cet inconnu un peu bizarre mais apparemment inoffensif qui, sous prétexte de vous demander son chemin, vous tape la discussion depuis dix bonnes minutes. C’est celui qui vous fait un grand sourire quand vous le croisez dans la rue, qui vous aborde avec une pick-up line un peu pourrie, qui vous appelle ‘mon pote’ en vous donnant une grande tape amicale dans le dos et vous pose des questions indiscrètes alors que vous venez à peine de le rencontrer. C’est aussi ce coloc sympa mais parfois un peu lourd qui vous réveille à six heures du matin en chantant ‘Let It Go’ à tue-tête dans l’appartement, qui remplit le frigo de cochonneries en sachant pertinemment que vous êtes en plein régime sans sucre, qui essaie de mettre un pull de Noël à votre chat, qui oublie la clé de l’appartement sur la porte, et, bien évidemment, grand classique, laisse traîner ses affaires un peu partout. C’est ce pote avec lequel on ne s’ennuie jamais, toujours de bonne humeur, toujours optimiste, toujours partant pour un plan foireux – quand ce n’est pas lui qui vous y entraîne – et remportant haut la main la palme des pires jeux de mots et vannes jamais entendues. Et puis quelques fois, c’est juste ce type profondément gentil qui ne peut pas s’empêcher d’aider les gens, quitte à se foutre dans des galères pas possible au passage. Oui, Narcisse peut paraître maladroit, insouciant et vantard, mais derrière tous ces défauts si apparents, il cache un cœur en or, qui peut également s’avérer aussi fragile que du verre.

Éternel amoureux des mots, il aime jouer avec, les mélanger, les pétrir et les tordre pour en faire ce qu’il souhaite ; un poème, une lettre, une chanson. Ϟ Ses goûts musicaux sont assez hétéroclites, allant de Taylor Swift à Francis Cabrel en passant par Queen. Il aime bien chantonner, voire carrément chanter (souvent faux) quand il se promène. Ϟ Il possède une collection impressionnante de romans d’amour, genre littéraire dont il est particulièrement friand. Il se considère comme un connaisseur en la matière et n’hésite pas à critiquer farouchement certains auteurs de romans "à l’eau de rose" qui selon lui ne méritent même pas le titre d’écrivain. Ϟ Il a horreur de ce qu’il considère (selon sa propre morale) comme de l’injustice, et a tendance à mettre le nez dans ce qui ne le regarde pas pour tenter de venir en aide aux gens… qu’ils le veuillent ou non, ce qui peut donner lieu à des situations plus ou moins gênantes. Ϟ Il a souvent la tête dans les nuages, et d'ailleurs, les observer et s'efforcer de déceler des formes reconnaissables parmi eux l'amuse bien. Ϟ  Il ne connaît aucune honte. Sérieusement, n’essayez pas de le vérifier en lui lançant un défi ridicule, il risquerait de le relever. Ϟ Il aime bien faire des grimaces devant toutes les vitres, les miroirs ou autre surface renvoyant un reflet qui vient à croiser son chemin. Ϟ Il aime bien les animaux, mais les animaux ne l’aiment pas. À chaque fois qu’il essaie de caresser un chat, il finit couvert de griffures, mais ce n’est pas ça qui l’empêche pas de retenter sa chance. Ϟ Il n’est pas particulièrement mauvais en cuisine, simplement trop flemmard pour y mettre plus d’efforts que nécessaire. Ϟ Il est parfaitement capable de se battre, mais préférera tenter toutes les autres alternatives avant d’en arriver là. La violence gratuite, ce n’est pas son truc. Ϟ Les progrès scientifiques et la technologie moderne l’amusent beaucoup, mais il n’est pas très au point de ce côté-là. Pour tout vous dire, ma grand-mère est plus habile que lui avec son smartphone. Ϟ Il aime bien rentrer dans un magasin, essayer tout un tas de produits et embêter les vendeurs pendant un bon moment, puis repartir sans rien acheter. Ϟ Il est terriblement dépensier. L’appartement gratuit de l’Agence Azazel est une véritable bénédiction pour lui, et améliore grandement son niveau de vie. Ϟ Il est nul en sports d’équipe ou jeux de coopération, parce qu’il a tendance à la jouer solo pour essayer de rafler toute la gloire. Ϟ Il a un faible pour les blonds, ou les blondes, peu lui importe. Ϟ Il était gaucher dans son enfance. Sa mère l'ayant forcé à utiliser sa main droite lorsqu’il a appris à écrire, il a fini par devenir ambidextre. Il a tout de même plus de facilité à utiliser sa main gauche. Ϟ Son sens de l’orientation est extrêmement défaillant. Ϟ Il aime se réveiller aux aurores pour regarder le soleil se lever, et sortir en ville tard le soir pour profiter de l’agitation nocturne. Autant dire que ça n’arrange pas sa narcolepsie.


   histoire

PROLOGUE

Il ne méritait pas de vivre.
Il ne méritait pas de fouler cette terre qu’un être avait dû quitter par sa faute.
Il ne méritait pas le pardon de Dieu ni de quiconque.
Il ne méritait que la mort et les flammes de l’Enfer.

Mais il était trop lâche pour aller au bout de sa pensée. L’idée de se blesser volontairement lui était insupportable. Alors, il attendait. Il attendait que la mort vienne le trouver d’elle-même. Elle finit par venir, sous les traits d’un homme étrange qui l’aborda en lui demandant tout simplement : « Veux-tu mourir ? ».
Et il lui dit oui. Avec l’impression qu’il s’apprêtait à vendre son âme au diable, il dit oui.
Il s’attendait à tout, sauf à ce que l’homme dévoile des crocs pointus pour les plonger dans sa gorge.


ACTE I – CELIO

Je sais que tu ne veux pas entendre parler de moi. Tu me l’as fait comprendre assez clairement lorsque nous nous sommes vus, mais je t’en prie, lis au moins ces quelques lignes avant de m’effacer de ta vie.
Ton histoire, je la connais, car c’est aussi la mienne. J’y ai joué un rôle important, assez pour connaître la plupart des détails. Assez pour la raconter. Te la raconter. C’est ce que je vais tenter de faire dans cette lettre. Rien ne t’oblige à continuer. Tu peux t’arrêter là, dans ta lecture, jeter ce morceau de papier dans un coin et ne plus jamais y repenser. C’est ton choix. Mais saches que si un jour tu changes d’avis, je serais là. Tu ne t’en souviens pas, mais il fut un temps où je comptais pour toi autant que tu comptais pour moi. Et je ne peux l’oublier.
Tu t’appelles Luigi Di Stefano. Tu es le deuxième fils d’Émilie et Lazzaro Di Stefano… et mon frère.
J’avais trois ans quand tu es né. Étant l’aîné, j’aurais dû hériter du commerce familial, tout comme notre mère en avait hérité à la mort de Papire, son père. Mais nos parents, fervents catholiques, en avaient décidé autrement. Ils me destinaient à l’Église, tandis que tu serais celui à qui reviendrait la tâche de reprendre leur affaire. Cependant, il faudrait encore longtemps avant que nous ne commencions à nous soucier de cela.
Je pense pouvoir dire que tes premières années de vie étaient heureuses. Tu étais un enfant curieux, insouciant. Un rien t’amusait. À toi seul, tu apportais la bonne humeur dans toute la maison. En cela, tu ressemblais à père, tandis que de mon côté, j’avais hérité du sérieux et de l’honnêteté de mère. Pourtant, nous nous entendions à merveille. Nos disputes étaient fréquentes, mais elles se terminaient aussi vite qu’elles commençaient, car ni toi ni moi n’avons jamais pu faire preuve de rancune l’un envers l’autre. Tu étais souvent le premier à t’excuser. Je te pardonnais aussitôt, et tout était effacé.
Deux ans après toi, notre petite sœur naquit. Fiore. Elle était adorable, et la préférée de mère, qui lui passait tous ses caprices. Elle se montrait beaucoup plus stricte avec nous deux. Peut-être parce que nous étions des garçons, et que nous nous devions de devenir des hommes, sans peurs et sans faiblesses. Sans peurs, tu étais loin de l’être, bien au contraire. Mais à chaque fois que tu trouvais face à quelque chose d’effrayant (un cauchemar, un serpent caché dans les hautes herbes, un garçon plus grand que toi que tu avais agacé), il te suffisait d’appeler mon nom et j’accourais à ton aide. En agissant ainsi, je croyais jouer mon rôle de grand frère. Ce n’est que bien plus tard que j’ai réalisé mon erreur. En te sauvant de tous les dangers, je t’empêchais de les affronter et donc de surmonter tes peurs par toi-même. Et malheureusement, je ne serais pas toujours là pour te protéger.
A seize ans, je quittai la maison pour entrer dans les ordres. Tandis que j’étudiais la grammaire latine et la Bible, tu te retrouvas livré à toi-même. Sans moi, tu perdais tes repères, ton modèle. Tu n’avais plus personne pour venir à ta rescousse lorsque ton imprudence t’attirait des ennuis. Mère était trop occupée avec la gestion du commerce pour t’avoir dans les pattes en permanence, et père passait le plus clair de son temps à courir les jupons de toutes les femmes qu’il croisait. Il est vrai qu’il trouva tout de même assez de temps libre pour partager avec toi son amour des arts et de la littérature mais l’influence qu’il avait sur toi était loin d’être bénéfique. Au lieu de te consacrer à l’apprentissage des talents qui te seraient nécessaires en tant que futur marchand, tu préférais te distraire en lisant de la poésie ou en vagabondant en ville, t’arrêtant devant tout ce qui pouvait attiser ta curiosité. L’enfant plein de joie de vivre que tu avais été devenait un jeune homme frivole et inconstant. Tout cela, je n’étais pas là pour le voir, mais je l’ai appris par la bouche de ceux qui te côtoyaient chaque jour ; employés de maison, voisins, collègues et amis de la famille. La suite, en revanche, je l’ai su par le biais d’une liasse de lettres trouvée dans le tiroir de ta table de chevet, bien des années plus tard…
C’était en février 1635 que tu as fait la connaissance d’un certain Gauthier Favre, dix-huit ans, soldat de sa Majesté, épéiste hors-pair et beau parleur notoire…


//

Assis à l’une des tables de son auberge favorite, une feuille couverte de mots ainsi qu’un réservoir d’encre posés devant lui et une plume à la main, Luigi réfléchissait. Et comme à son habitude, il réfléchissait à voix haute – jusqu’à ce que…
– Mais que vois-je ? Serait-ce un poème que tu écris, mon garçon ?
Luigi eut à peine le temps de relever les yeux pour voir qui lui adressait la parole que la feuille qu’il tenait entre ses doigts lui échappait, glissant dans les mains de l’homme qui lui faisait face pour venir se placer devant son visage. L’inconnu avait des cheveux châtains, il paraissait robuste malgré sa petite taille et arborait une épée à la ceinture. Le garçon de seize ans dégingandé qu’était Luigi n’aurait probablement eu aucune chance de l’emporter dans un combat contre lui.
Il se leva d’un bond.
– Rendez-moi ça.
L’homme écarta la feuille de son champ de vision pour dévisager le plus jeune. Ce dernier fit de même et constata avec surprise que son interlocuteur n’était finalement pas bien plus âgé que lui. Il devait avoir une vingtaine d’années tout au plus, et son sourire un brin moqueur n’enlevait rien au charme de ses traits juvéniles.
– Et si je n’en ai pas envie ?
Avant que Luigi n’ait pu articuler une réponse, il lui tourna le dos, et en quelques enjambées, rejoint le centre de la salle. Là, il grimpa debout sur une table libre et s’exclama d’une voix forte :
– Votre attention, gentilshommes, gentes dames ! Notre ami ici présent aimerait partager avec nous un écrit de son invention…
Tous les regards – curieux, amusés, agacés – se tournèrent vers Luigi, que l’homme venait de désigner. Figé de surprise, le jeune homme ne réagit pas immédiatement. Ce n’est que lorsque les premiers vers de son poème retentirent d’une voix grandiloquente dans la salle bondée de l’auberge qu’il retrouva ses esprits, s’élançant vers l’épéiste pour l’arrêter. Mais avant qu’il n’ait pu l’atteindre, l’un des amis de ce dernier lui fit un croc-en-jambes, et il finit le nez dans la poussière, sous les rires de l’assistance. Les joues brûlantes d’humiliation, il se releva et fit la première chose qui lui passa par la tête.
– Je te défie en duel ! s’exclama-t-il à l’attention de l’individu.
Ce dernier cessa aussitôt sa lecture pour diriger vers lui un regard amusé.
– Excuse-moi, petit, mais… tu n’es pas un peu jeune pour ça ? Je parie que tu n’as jamais tenu une épée de ta vie. Sans compter que les duels sont interdits. Tu dois le savoir, non ?
Ne trouvant rien à répondre, Luigi resta muet, mais il ne détourna pas le regard, fixant ses prunelles brunes dans celles d’un vert brillant. Jusqu’à ce que l’inconnu finisse par éclater de rire et sauter à pieds joints sur le sol, quittant son perchoir pour se rapprocher du jeune garçon et lever une main dans sa direction. Luigi eut un mouvement de recul instinctif, mais loin de vouloir l’agresser, l’homme ne fit que lui poser la main sur l’épaule dans un geste familier.
– Allez, reprends-le ton poème, petit. Je ne voudrais pas avoir ta mort sur la conscience.
À peine le plus jeune se fut-il saisi de la feuille que déjà l’autre lui tournait le dos pour s’éloigner, suivi de ses acolytes. Le pas de leurs lourdes bottes sur le plancher de la taverne et leurs rires sonores résonnaient comme autant d’échos de ce qu’il considérait comme une défaite aux oreilles du jeune homme, avant de s’estomper peu à peu. Dans son poing serré, les mots si savamment assemblés se froissaient, se brouillaient pour se mélanger les uns aux autres. Allez savoir s’il ressortirait quelque chose de ce chaos dû au pur hasard.
– Attendez !
Au seuil de la porte, l’épéiste se figea.
– Apprenez-moi… s’il vous plaît. Apprenez-moi l’escrime.

//

Contre toute attente, Gauthier a accepté de devenir ton professeur. Et vous êtes devenus amis. D’excellents amis. Tu l’admirais énormément. On pourrait même dire qu’il était devenu pour toi un modèle, un idéal à atteindre. Bien entendu, l’influence qu’il avait sur toi était de loin de faire le bonheur de mère. Tu tentais de plus en plus souvent de te soustraire à tes devoirs familiaux, que ce soit pour t’échapper le temps d’une soirée avec tes nouvelles fréquentations ou simplement pour t’adonner à tes passe-temps habituels, auxquels s’ajoutaient désormais l’escrime. Tu étais jeune, passionné, étourdi. Et terriblement vivant.
À en croire les lettres qu’il t’écrivit, c’est “ cette vie qui brûlait en toi telle une flamme impérissable ” qui séduit Gauthier. Quant à toi, ce furent l’élégance de sa plume et son charisme naturel qui  te charmèrent. Après avoir été un mentor et un ami, il devint ton amant. Il était au centre de ta vie, tel un astre autour duquel tu gravitais sans jamais t’éloigner, ni te rapprocher. Mais comme Icare qui se brûle les ailes en voulant toucher le soleil, il était voué à te détruire.
Le 19 mai 1635, la France déclara la guerre à l’Espagne.  Gauthier y participerait, avec les 120 000 soldats que comptait l’armée française.


//

– Ne t’en va pas, je t’en prie !
Désespérément, les doigts fins du jeune homme agrippaient les vêtements de celui qu’il aimait pour le retenir, ne serait-ce que quelques minutes. Gauthier leva les yeux au ciel et lui prit les mains avec douceur.
– Idiot ! Je ne pars pas pour toujours. Et je t’écrirais, d’accord ?
Luigi hocha la tête, mais il resserra son étreinte sur les mains si précieuses. Gauthier soupira.
– Allez. Laisse-moi partir, maintenant.
– Mais, Gau… je ne veux pas que tu partes.
Sa voix se brisa sur les derniers mots.
– Je suis désolé, Luigi. Mais je dois accomplir mon devoir.
– Promets-moi que tu reviendras.
– Je te le promets.

//

Il a tenu ses promesses. Il t’a écrit presque toutes les semaines. Et toi, pendant tout le temps qu’a duré son absence, tu n’as presque rien fait d’autre que l’attendre. Comme une fleur privée de soleil, tu as commencé à dépérir. Ton sourire s’est fané, tes rires se sont éteints. Quand je suis revenu au début de l’année 1634, ma robe de prêtre sur le dos, tu n’étais plus que l’ombre de toi-même, un fantôme dépourvu de substance qui errait dans la maison, les yeux dans le vague. Certains jours – à la réception d’une lettre – tu étais pris d’une fièvre subite, et l’air fébrile tu t’enfermais dans ta chambre pendant quelques heures, puis tu en ressortais, tu courais poster ta réponse et tu retombais dans le même état d’hébétude qu’auparavant. Même la joie que ma présence avait tout d’abord éveillée chez toi finit par s’estomper, et au fil des jours, je devins de plus en plus inquiet à ton propos. Jusqu’à ce que je finisse par découvrir la vérité. Dans ta naïveté, tu t’étais contenté de ranger les lettres dans un placard fermé à clef, sans te douter qu’il serait pour moi un jeu d’enfant de te les dérober et de me glisser dans ta chambre en ton absence. Ou peut-être que tu pensais que jamais je ne ferais une chose pareille…

//

– Celio ? Qu’est-ce que tu…
Luigi s’arrêta au milieu de sa phrase, figé devant la scène qui se déroulait devant ses yeux. Son frère lui tournait le dos, affairé devant la cheminée où brûlait un feu crépitant. Ses mains étaient pleines de feuilles de papier par dizaines. Des mots, des phrases y étaient tracées à l’encre bleue, d’une élégante écriture ronde. Une écriture que Luigi aurait reconnu entre toutes.
– Arrête !
Il se précipita son aîné pour lui reprendre les lettres, mais il était trop tard ; Celio les avait déjà livrées aux flammes. Au mépris de tout bon sens, Luigi jeta ses mains dans le brasier, tentative éperdue et vaine de sauver ce qui pouvait encore l’être. Mais en quelques instants, le papier fragile s’était consumé, laissant pour toute trace de l’amour dont elles témoignaient des cendres et des étincelles.
– Ma parole, tu as perdu la raison ! s’exclama Celio, éloignant son frère du foyer avant que sa chaleur n’ait le temps de causer à sa chair des dégâts irréparables. Pendant un court moment, le plus jeune se débattit avec acharnement pour échapper à l’étreinte du plus âgé, puis il parut se calmer et cessa ses efforts. Quelques secondes après, il se mit à trembler.
Il était secoué de sanglots.
– Pour–pourquoi ? articula-t-il avec difficulté, la voix hachée. Pourquoi tu les as brûl–brûlées ?
Celio serra son frère dans ses bras.
– Je l’ai fait pour toi. Pour te sauver du pêché qui t’as corrompu.

//

Pardonne-moi, mon frère, pour le mal que je t’ai fait… À l’époque, j’étais persuadé que l’amour entre deux personnes de même sexe était le fruit du démon. C’est pour cela que j’ai brûlé les lettres, pour cela que je t’ai sermonné, que je t’ai dit de prier chaque soir pour que Dieu t’accorde son pardon. Gauthier a continué de t’écrire, même des semaines après que tu eus cessé de lui répondre. Et j’ai continué de jeter ses lettres au feu. Je pensais qu’il finirait par se lasser. Quelques mois plus tard, les lettres ont cessé d’arriver, et j’en ai conclu que c’était le cas.
J’avais tort.


//

Il courut le long du couloir, il courut dans les escaliers, il courut en traversant le hall. Il courut aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Il courut en priant pour arriver à temps. Dieu merci, une servante les avaient aperçus et l’avait averti. Père et mère étaient tous deux absents, et prévenir la garde aurait été trop long. Il devait les arrêter, avant que…
Trop tard. L’une des deux silhouettes étaient déjà à terre.
C’était Celio.
Il gisait sur le flanc dans la poussière de la cour intérieure, une main rougie pressée sur la plaie béante de son ventre. À quelques pas, droit comme un i, son épée gouttant encore du sang du prêtre, se tenait Gauthier. Les cinq années écoulées l’avaient changé. Physiquement, il était le même à l’exception notable de quelques cicatrices supplémentaires. Mais ce qui frappait vraiment, c’était son regard.
Un regard de loup.
– Celio !
Sans même accorder un regard au soldat, Luigi se laissa tomber à genoux à côté du blessé et glissa un bras sous sa tête pour le soutenir. Celio leva vers lui une main tremblante et le jeune homme s’en saisit, la serrant à faire blanchir ses articulations.
– Luigi. Tu es là.
– Je suis là. Je suis là, je…
Les mots lui manquaient. Il déglutit et reprit sa respiration.
– C’est ma faute, lâcha-t-il enfin. Tout est de ma faute…
– Non, scemo*.
Il laissa échapper un faible rire, qui se transforma aussitôt en grimace de douleur.
– Celio !
– Ça va, ça va. Écoute… Quoi que tu aies pu faire, je ne t’en veux pas. Je te pardonne tout.
– Arrêtez… Tu parles comme si…
– Il est mourant.
C’était Gauthier qui venait de parler, d’une voix rauque, dépourvue de compassion.
– Il lui reste quelques minutes à vivre, pas pl…
– Tais-toi ! s’exclama Luigi.
Il avait les yeux rouges et humides de larmes contenues.
– Il a raison. Je vais mour…
– Non ! Non. Non, non, non…
– Luigi. Tout va bien. La mort… n’est qu’une étape.
Parler devenait de plus en plus difficile pour Celio. Il devait faire court.
– Je t’aime, petit frère. Sois heureux.
*scemo : italien ; idiot.

//

C’était la dernière fois que je te voyais vivant. Si tu savais à quel point j’ai pu m’en vouloir… Si je n’avais pas tenté de t’éloigner de Gauthier, rien de tout cela ne serait arrivé. Il n’était pas venu pour se battre, tu sais. Tout ce qu’il souhaitait, c’était te voir, s’assurer que tu allais bien. Et moi, je l’ai envoyé au diable. Je ne sais plus quels mots j’ai utilisé… j’étais aveuglé par la colère, convaincu qu’il était le seul à blâmer pour t’avoir entraîné dans sa perversion. Mais Gauthier n’était pas un homme que l’on pouvait offenser impunément. Je savais qu’il avait le sang chaud – j’avais presque l’impression de le connaître, après avoir lu toutes les lettres qu’il t’avait écrites – mais je n’avais pas prévu que la situation tourne aussi mal. J’avais oublié un détail… la guerre. Gauthier avait passé cinq ans au front. Il n’était plus le jeune homme clément qui avait décliné ton défi par refus de blesser un innocent. Et lorsqu’il a sorti son épée de son fourreau, il était déjà trop tard. Rien n’aurait pu le calmer, rien si ce n’est verser le sang pour laver son affront. J’aurais dû prévoir tout cela. J’ai été inconscient. Tu n’es en aucun cas à blâmer pour ce qui est arrivé.
Ici s’arrête mon récit, car la suite, je ne la connais pas. À toi de t’en rappeler par toi-même, si du moins c’est ce que tu souhaites. Quoi qu’il en soit, sache que tu seras toujours mon petit frère, et si jamais tu as besoin de moi, tu sais où me trouver.

Avec toute mon affection,

Ton frère, Celio.



ACTE II – BLANCHE

– Et tu ne te souviens de rien ? Même pas ton propre nom ?
– Non, rien. Le vide. Le néant absolu.
– Essaye de te concentrer. Il n’y a pas quelque chose qui te revient ? Une image, un mot ?
– Je ne sais pas. Je ne sais pas si je veux vraiment me souvenir…
Elle lui donna un petit coup sur la tête.
– Imbécile ! Comment tu veux trouver un sens à ta mort si tu ne te rappelles pas de ta vie ?
– Maieuuuh, ça fait mal, Blanche !
– J’aurais pu taper plus fort, tu sais…
– Ça ne va pas ? Tu veux ma mort ou quoi ?
– Tu es déjà mort, je te rappelle.
– … en effet.
– Tué par un vampire.
– Ouais,  ce qu’il paraît. Mais ça aussi je l’ai oublié.
Le jeune homme sourit, comme si ça tout cela n’avait pas grande importance. Blanche leva les yeux au ciel. Mais qui est-ce qui lui avait fichu un crétin pareil ? Ah oui, c’est vrai : elle-même.
Quand elle l’avait vu passer la porte de l’appartement pour la première fois, l’air aussi perdu qu’un chaton abandonné, elle avait été prise de compassion pour ce jeune fantôme amnésique et maladroit. Elle s’était mise en tête de l’aider, d’autant plus qu’il parlait français, sa langue maternelle. Très vite, il s’était mis à la coller comme une moule son rocher, si bien qu’elle avait la désagréable impression d’avoir adopté un enfant involontairement. Un enfant adorable, certes, mais aussi beaucoup trop insouciant pour son propre bien.
Elle soupira. Heureusement qu’elle était patiente de nature.

//

– Narcisse !
– Comment ?
– Narcisse. C’est le nom que je t’ai trouvé.
– Mais pourquoi ?
– Parce que Narcisse était un idiot, exactement comme toi.
– T’es pas gentille, Blanche.
– Oh là là, ne me dis pas que tu vas bouder pour ça ! C’était une plaisanterie, d’accord ?
– Mouais.
– Je t’assure. En fait, dans la mythologie grecque, Narcisse était un garçon très beau…
– Aha !
– … et très prétentieux ! Tellement qu’il a fini par tomber amoureux de son propre reflet.
– Pas très malin ça.
– Non, surtout qu’il en est mort.
– Oh. Et pourquoi tu voudrais m’appeler comme ça, alors ?
– À cause de ton ego surdimensionné, quoi d’autre ?
– Mon ego a des dimensions parfaites, exactement comme le reste de ma personne.
– … tu me donnes raison, là.

//

– Tu devrais lire cette lettre, Narcisse.
L’intéressé répondit par une moue renfrognée.
– Si ça se trouve, c’était quelqu’un de très important pour toi lorsque tu étais encore vivant. Ton meilleur ami, ou ton cousin, ou bien…
– Mais ce n’est pas moi, Blanche ! La personne qu’il a connue, ce n’est pas moi. Moi, je suis Narcisse, le vampire, qui vit à Tokyo et qui est l’ami de Blanche. La vie que j’avais avant, je ne la retrouverais jamais, et de toutes façons, je n’en veux pas. Je suis très bien comme je suis.

//

– Encore un cauchemar ?
– Oui.
– C’est la troisième fois cette semaine… Tu devrais en parler à quelqu’un, Narcisse.
– Je t’en parle, à toi. C’est déjà bien, non ?
Blanche secoua la tête.
– Je voulais dire à quelqu’un qui s’y connaît un peu. Tu ne trouves pas ça bizarre, de t’endormir en plein jour et de cauchemarder presque tous les soirs ?
– Tu te fais du souci pour rien. Je suis en parfaite santé !
Comme pour lui prouver, il se dressa sur la pointe des pieds en écartant les bras avec enthousiasme. Elle ne put s’empêcher de sourire, mais cela ne fit pas disparaître pour autant son inquiétude.

//

– Toujours en train d’écrire ce poème, Narcisse ?
– Il est presque fini !
– Je peux lire ?
Blanche se pencha par-dessus l’épaule de son ami, mais celui-ci s’allongea sur la feuille pour la cacher.
– Tss, espèce d’impatiente ! Je te le montrerais quand il sera terminé, d’accord ?
Elle fit une moue suppliante et grands yeux tristes, mais le garçon fit non de la tête.
– Essaye pas de m’attendrir, ça ne marchera pas. T’es pas assez mignonne pour ça.
– Ha ! Goujat !
Devant l’expression indignée de la petite blonde, Narcisse éclata de rire. Quelques instants après, elle se joignit à lui, et leurs éclats de rire joyeux résonnèrent dans tout l’appartement. Ils ne cessèrent que lorsqu’un de leurs colocataires fit entendre une plainte ensommeillée, leur rappelant qu’il était deux heures du matin et que la plupart des gens dormaient à cette heure-ci.

//

– Blanche, tu vois cet énorme nuage là-bas ?
– Mm ?
– Eh bien, je t’aime tellement que je pourrais le remplir avec mon amour, dix fois.
– C’est tout ?
– Non, ensuite, il m’en resterait encore assez pour chaque étoile du ciel…
– Pff, d’accord, monsieur le poète. Eh bien, moi, je t’aime comme si tu étais mon frère.
– C’est tout ?
– Oui, c’est tout ! Et c’est déjà pas mal, pour un gros bêta comme toi.
Il sourit et glissa sa main dans celle de son amie, entremêlant leurs doigts. Comme un frère, alors. Bien. Il pouvait vivre avec ça.

//

– Est-ce que je t’ai déjà dit quel âge j’avais, Narcisse ?
– Non, pourquoi ?
– Je vais bientôt avoir mille ans.
Narcisse ne répondit rien. Mille ans… C’était plus que ce qu’il pouvait imaginer. C’était cent fois son âge à lui. Dire qu’il commençait à se trouver vieux. C’était risible.
– Je suis fatiguée, Narcisse.
Il resta muet, attendant qu’elle continue. Parfois, le silence était la meilleure des réponses. Même lui en avait conscience.
– Très, très, très fatiguée. Parfois j’aimerais m’endormir et ne jamais me réveiller…
Il se leva d’un bond, manquant de renverser la tasse de café qui était posée devant lui.
– Qu’est-ce que tu racontes ? Tu ne vas pas tomber en poussière ! Pas tout de suite… alors que tu pourrais encore vivre cent, deux cents ans au moins…
– Calme-toi. Je n’ai pas dit que j’allais disparaître du jour au lendemain. Je voulais juste que tu réalises que même dans la mort, nous ne sommes pas éternels. Ni toi, ni moi, ni personne d’autre. Tout est éphémère… même l’amour que tu décris si bien dans tes poèmes.
– Blanche…
– Oh mon Dieu Narcisse, tu pleures ?
Se levant à son tour, la vielle lémure fit le tour de la table pour rejoindre le vampire et le prit dans ses bras. Elle était beaucoup plus petite, et pourtant, c’est lui qui se blottit dans ses bras, c’est elle qui lui caressa doucement les cheveux avec une douceur infinie.
– Ne t’inquiètes pas. Tu vas encore devoir supporter ma vielle carcasse pendant un moment.
Narcisse émit un bruit à mi-chemin entre le rire et le reniflement.
– Beuuuurk, ne te mouche pas dans ma robe, espèce de malpropre !

//

Blanche est tombée en poussière par un matin d’hiver 1816, dans son sommeil. Il avait neigé pendant la nuit, et la ville entière était couverte d’un drap aussi doux et immaculé que le prénom de la belle.


ÉPILOGUE

Si l’adresse qu’on lui avait donné était bonne, Jean Saturnin était au bon endroit. Il leva les yeux sur l’immeuble parisien plutôt miteux qui se trouvait devant lui. Ce n’était pas exactement ce à quoi il s’attendait, mais la chimère lui avait assuré qu’il serait entre de bonnes mains, et il la connaissait depuis assez longtemps pour lui faire entièrement confiance.
Sixième étage. Évidemment, l’ascenseur était en panne… C’était vraiment son jour de chance. Après une pénible ascension, il arriva enfin devant la porte. Elle n’avait rien de particulier, si ce n’est une petite plaque en bois peinte en bleu vif, sur laquelle on pouvait lire les mots : « Narcisse – meilleur détective privé de tout Paris et du monde entier ! »
Peut-être que son amie lui faisait une farce, tout compte fait. À tout hasard, il toqua quand même (la sonnette était cassée).
– C’est ouvert ! cria une voix masculine et pleine d’enthousiasme.
Jean Saturnin appuya sur la poignée, et la porte pivota sur ses gonds – non sans un affreux grincement qui lui arracha une grimace. Il entra et se retrouva dans une des pièces les plus encombrées qu’il ait jamais vue. S’efforçant de ne pas marcher sur quelque chose de fragile, il chercha du regard la personne qui lui avait dit d’entrer.
Mais où Diable était-il tombé ?
– Bonjour ! s’exclama Narcisse en surgissant de derrière un fauteuil comme un diable qui sort de sa boîte, faisant sursauter le pauvre Saturnin – qui avait les nerfs quelques peu fragiles depuis quelque temps, mais c’est une autre histoire.
– Alors, qu’est-ce que je peux faire pour vous ? Vous avez perdu quelque chose, hm ? Un chat, un crapaud, votre porte-clé préféré ? Parce que vous avez vraiment mauvaise mine, vous devriez voir votre tronche, vraiment…
– Heu, non, pas exactement. En fait… ma fiancée a disparu.
Le sourire de Narcisse fondit comme neige au soleil.
– OK, asseyez-vous et racontez-moi ça.

//

– Et donc, elle a disparu pendant votre voyage de noces au Japon, c’est bien ça ?
– Oui, à Tokyo.
– Et c’était il y a…
– Deux mois.
– Je vois. Eh bien, monsieur Salunin…
– Saturnin.
– Oui, excusez-moi… eh bien, je vais retrouver votre fiancée. Enfin, sauf si elle est tombée en poussière, là ça va être dur. Mais je suis sûr qu’elle va bien ! Ne vous inquiétez pas !
Monsieur Saturnin n’avait pas l’air rassuré.

//

– Alors, Tokyo, hein ? Ça fait combien de temps que t’y es pas allé ?
– La dernière fois, c’était en février 1816. Donc… deux-cent un ans.
– Ah ouais, quand même.
– Ouais…
Il y eut un petit silence. Un air de nostalgie passa sur le visage de Narcisse, puis il retrouva son habituel sourire insouciant.
– Mais t’inquiètes pas, je t’appellerais. Et si je te manque trop, t’auras qu’à prendre un avion pour me rejoindre.
– Aucun risque ! Plus jamais je remets les pieds dans ce pays de taré, mec.
– Comme tu voudras. À la prochaine, alors, Billy !
– C’est ça, à la prochaine !
Traînant sa lourde valise derrière lui, Narcisse passa la porte de l’appartement et la referma derrière lui. Une minute plus tard, il réapparut, essoufflé d’avoir remonté les marches en courant.
– J’ai oublié de te le dire ! Il faudra que t’arroses les plantes qui sont sur le balcon et…
– Narcisse, mec. Tu me l’as dis quinze fois déjà.
– … ah.

//

C’est seulement en montant dans l’avion que Narcisse réalisa un petit détail. Il ne savait pas du tout où loger à Tokyo. Et depuis le temps qu’il était parti, il avait perdu le contact avec les quelques amis qu’il avait eu.
Bah. Il n’aurait qu’à demander un appartement à l’Agence, au moins au début. De toute façon, il n’avait pas assez d’argent pour louer ne serait-ce qu’une mansarde sous les toits. Il aurait peut-être dû demander plus d’argent à ce Jean Sulartin… Ou était-ce Salurtin ?

   
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Terminé #2 le 06.01.18 15:17
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Terminé #3 le 06.01.18 15:35
Narcisse
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I love and I hurt you
Sur mon coussin comme un dessin Comme une tâche C’est ton mascara qui déteint Quand on se fâche Et ce coussin d’ici demain Après l’orage Sera témoin que l’on sait bien Tourner la page


En japonais : #6600FF ; En anglais : #998AA8
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Terminé #4 le 06.01.18 22:02
Mais quel beauté ce Narcisse
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+ Y A T O my husbando j'approuve ce choix à 200%

Hâte de voir ce que tu vas en faire ♥️
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Terminé #5 le 18.01.18 21:15
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Terminé #6 le 19.01.18 12:38
Je viens lire !

Identité Luigi C'est niquel pour l'âge, p'tain en 400 piges il a toujours pas le japonais parfait, c'est horrible
C'est ok par ici !
Physique Je vois rien à redire vu que les couleurs sont justifiées et l'IMC correct par rapport à ce que tu indiques, donc c'bon
précisions A priori quand t'es narcoleptique on te déconseille la caféine avant de dormir quand même...
caractère AH PTN LE CREEPY qui te tient la jambe 20 minutes après t'avoir demandé l'heure, mon cauchemar
Attend wait "accidentellement tué quelqu'un en allant se nourrir"... s'il est passé chez les vivants pour se nourrir c'est qu'il prévoyait de buter quelqu'un non ? Sinon pourquoi il serait allé chercher du sang là-bas au lieu de ses poches habituelles ?
histoire Bon y'a intérêt à y'avoir du ship
AH LE SHIP AVEC GAUTHIER ? ALLEZ.
P'tain tes persos ils se traitent d'idiots à chaque fois c'pas très gentil quand même
Il s'est mouché dans la robe de Blanche je meurs
Au début j'ai cru que le gars de l'épilogue s'appellait Jean-Saturnin, jor prénom composé
Anyway tout est là même si le moment de la mort n'est que très rapidement évoqué, quelques données sur ce qu'il a foutu après sa mort, donc ça va


juste un petit point
Niveau cara y'a juste cette histoire de buter quelqu'un par accident alors qu'il avait passé la Porte dans le but de se nourrir,
pour moi ça se contredit Donc c'est à modifier ou à éclaircir, surtout que c'est pas mentionné dans l'histoire après
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Terminé #7 le 19.01.18 16:23
OK donc note à moi-même : ne plus écrire de cara le soir quand j'suis crevée sans me relire
J'ai viré le truc qui gênait du coup
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Terminé #8 le 19.01.18 16:31
Tu es validé
C'est booooooooooooon ♪


Félicitations, tu peux désormais aller rp !
A son arrivée dans l'au-delà, ton personnage aura également été placé pendant une semaine dans un des appartements de l'agence Azazel :

L'appartement Kiss
En te rendant dans le sous-forum qui y correspond, tu trouveras un sujet de "flood privé" réservé pour la discussion avec tes colocataires, n'hésite pas à t'y présenter pour nouer de premiers liens sur le forum o/

En parallèle, pense à aller recenser ton avatar dans le bottin pour ne pas qu'un futur nouveau te le pique, et à remplir les différents champs de ton profil ♥️.

Tu pourras éventuellement aussi te créer un carnet spectral pour qu'on vienne te demander des liens et des rps, et surtout qu'on sache où tu en es dans ta vie sur le forum !

Puisque ton personnage a déjà vécu ~350 années dans l'au-delà, il a vraisemblablement déjà gagné quelques points d'amusement d'avance ! Je t'en donne 30 pour rester réalistes tout en te permettant de profiter du système de points. Si tu ne sais pas du tout de quoi je suis en train de parler, je t'invite à lire le sujet linké, les PA te seront probablement utiles dans le futur si tu souhaites faire évoluer ton perso !

Enfin, même si on n'a pas envie d'y penser à peine validé, tu peux aussi passer faire un tour dans ce sujet afin de prévoir une éventuelle disparition de personnage en cas de reboot, de départ ou d'inactivité future

Je pense que tu es assez submergé de liens pour le moment, je te laisse profiter du forum, étant donné que tu es officiellement un Vampire !