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Ode to sleep - pv Susanoo
Alexiel Etsuko
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Terminé #21le 30.01.18 18:07

Ode to sleep

— pv Susanoo.

Bien des clients paient ma soeur pour des services qu’elle peut rendre avec ses pieds, elle est très agile avec et beaucoup ont cette déviance que certains imaginent avec dégoût. Alors mon petit papillon, ne soit pas si dégoûté de ces pieds qui font dépensés bien des ossements que tu vas avoir au creux de tes mains pour la modique somme d’une panne de métro. Enfin, je suppose que les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, hélas.

De ce fait, j’aimerais avoir la transition, juste une toute petite transition où je suis debout, à délasser ces sublimes escarpins aux multiples attaches rappelant peut-être une once de bondage -je me perds, je le sais, mais vous devriez vous arrêter vous aussi sur leur beauté, ils nous ont coûté les yeux de la tête, et peut-être un peu de la peau de notre sublime fessier-. Mes chaussures délassées donc, je me vois glisser mon pied dans cette chaussure non pas de verre, mais de paumes et m’appuyer sur le jeune homme qui -je le sens- a peut-être un peu de mou dans les bras vue la difficulté qu’il semble avoir pour me soulever.

Je ne suis pas avare en encouragements et je vois bien que la poignée n’est pas loin. Dans un dernier élan d’effort je somme mon coéquipier d’infortune de donner une dernière impulsion.

« Continue mon petit Ron, j’y suis presq… »

Bien vite stoppé.

Le noir total, puis un glissement. Je me retiens à ce que je pense être son haut alors qu’il fait un mouvement qui me déséquilibre moi aussi. Je grimace et sens bien que mon poids n’est plus du tout stabilisé par quoi que ce soit. C’est la chute, le sol qui se fait douloureux - encore une fois - puis un poids vient s’écraser sur moi, me faisant expulser le peu d’air que j’avais dans les poumons dans un cri étouffé.

Mes mains ont eu le temps de remonter contre son dos, essayant par le touché de reprendre une quelconque notion d’espace et de temps quant à ce qu’il vient de me tomber dessus.

Mon corps reste étendu là, dans l’allée, encaissant le choc et sentant rapidement le corps du garçon s’éloigner comme s’il venait de découvrir la pire chose au monde. Hey! Tu es tombé sur du rembourrage premier choix, ne le fuis pas comme si c’était un monstre, c’est vexant.

Délesté de ce poids mais un peu sonné je me redresse à mon tour en poussant un gémissement proche de la plainte douloureuse. C’est la seconde fois que le sol tente de fusionner avec mon corps et c’est bien douloureux. Je suis tombé d’assez haut cette fois et je le sens passé en de multiples résonances portées par les pulsations d’un réseau de veines immense. J’ai le souffle encore coupé de ce choc, mes fesses ayant amorti le plus gros de la chute.

« … »

Je porte une main à ma poitrine et mon silence trahit probablement mon état. Mon corps se replie légèrement sur lui-même, mes jambes allant vers mon buste et mon visage tendant à vouloir s’enfouir entre mes genoux. Je cherche à récupérer une respiration moins sifflante et saccadée. Je ne suis pas douillet, mais je réagis assez mal à la douleur, ainsi qu’à la détresse qu’elle peut apporter. Ainsi peut-être ma soeur essaie-t-elle de me faire me calmer par quelques mots dans mon esprit. Elle s’est réveillée, sentant ma détresse et c’est elle qui tente de me faire reprendre le rythme d’une respiration normale après ce choc.

Heureusement que la scène se passe dans le noir le plus complet, bien que quelques halos de lumières se fassent voir dans les tunnels du métro. Ils sont rares et rapides, faisant défiler sur nos silhouettes à peine un faisceau de lumière pour le moins éphémère.

La voix du métro grésille, et les mots deviennent incompréhensibles.

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#913D88 - Alexiel (italique : Français )#68C3A3 - Alexielle (italique : Français )

Susanoo K. Omikami
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Terminé #22le 10.02.18 0:33
métro ,.
ode to sleep
Echec total
Game over
GROS FAIL

Bref des gros nazes —

Susanoo soupire, un mélange entre l'agacement et le il y a beaucoup trop de contacts ce soir entre toi et moi -- un soupir pas vraiment définissable. Il entend (puisqu'ils sont de nouveau plongés dans l'obscurité ; merci le métro) sa partenaire de la soirée gémir en se relevant et un instant, une seconde, il espère qu'elle n'a rien -- jouer les secouristes à cette heure-ci et sans lumière --
Bof.
Il hésite, s'apprête à demander et puis remarque : c'est le silence. Brut, sans le moindre bruit (même la voix a cessé de grésiller). L'inconnue ne dit rien, elle ne fait pas le moindre commentaire. Et c'est étrange, c'est presque anormal. Depuis le début de leur rencontre, elle ne cesse de parler, de poser des dizaines de questions auxquelles il ne répond (quasiment) jamais.
C'est comme si --
Il déglutit, s'humecte les lèvres.

Tu devrais pas rester au sol, c'est sale, commente-t-il et dans le fond -- vraiment, en cherchant bien, ça ressemble un peu à de l'inquiétude.

Parce que sans elle, il est solo dans cette galère.
Alors, il ne va pas réussir à lui demander si ça va parce qu'il va avoir la désagréable impression de montrer son intérêt ; il va pas non plus tendre sa main parce qu'il ne supporte vraiment pas le contact ;
Mais il peut pas s'empêcher de faire cette remarque.
C'est son pas en avant.
C'est incertain, c'est maladroit et c'est clairement pas très humain mais c'est sa façon à lui d'avancer.

Respiration saccadée
Silence angoissé

J'ai lu dans une étude --

Il glisse sa main dans sa poche.
Oh merde.
Merde.
Il a bien son portable.
Mais il lui manque autre chose --

Sa carte d'abonnement du métro, bordel —
(et ses lunettes)
(double merde)

Il lâche un soupir franchement agacé cette fois-ci et jure dans un souffle -- il se demande vraiment s'il va la retrouver et s'il a définitivement pas le karma contre lui ce matin. Il claque sa langue contre son palais, son attention entièrement tournée sur la recherche de cette carte (et de ses lunettes par la même occasion) --
Il sort son téléphone de sa poche, prévient d'un rapide attention j'allume avant d'éclairer de la lumière vive de la lampe-torche la rame. Le rayon est pointé violemment sur l'inconnue et quand il la voit dans cette position -- toute recroquevillée, jambes contre son buste, il hausse légèrement les sourcils. En vérité, il ne la pensait pas aussi mal (intérieurement, il se fait la remarque qu'il va clairement devoir faire quelque chose s'il veut éviter la crise de panique totale dans la rame).

Il glisse le rayon lumineux sur le sol, persuadé que cette carte n'a pas du aller bien loin.
Quelques secondes suivantes, il la voit, à deux pas de son interlocutrice. Il grimace en voyant qu'elle est dans un coin (il préfère même pas imaginer la quantité de bactéries déposées actuellement dessus) et s'en rapproche en quelques pas.
Et sans vraiment s'en rendre compte (ou du moins, trop tard) --

L'inscription Susanoo Omikami est illuminée

Bon --
C'est raté pour l'anonymat.
James, c'était un plaisir --
Un sourire mi-sarcastique mi-gêné s'échappe de ses lèvres fines.

Démasqué, commente-t-il en saisissant la carte entre ses mains pour la ranger dans sa poche arrière de jean -- comme t'as pu le voir, je m'appelle pas Ron, pas trop déçue ? ajoute-t-il dans un sourire.

Il se rapproche de l'inconnue (toujours assise au sol et pas vraiment moins inquiète qu'il y a quelques minutes -- ce qui paraît presque évident puisque absolument rien a changé) et s'accroupit juste à ses côtés (il prend soin de ne créer aucun contact avec le sol excepté ses semelles de chaussure).
Il éteint la lumière de son téléphone, laisse ses iris se réadapter à l'obscurité.

Et puis, il réfléchit.
Il réfléchit.
Et il repense à un détail : Alex a une sœur. Une sœur dont il parle presque de la même façon que lui d'Amaterasu. Comme un halo flou, un brouillard un peu épais. C'est quelque chose de difficilement descriptible, c'est quasiment indescriptible.
Il se racle la gorge.
Peut-être --
Peut-être --

T'es proche de ta sœur, Alex ?

Peut-être --
Peut-être qu'il peut en parler avec lui.

(il a toujours pas retrouvé ses lunettes) —

darren criss. @ atf
Alexiel Etsuko
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Terminé #23le 12.04.18 14:49

Ode to sleep

— pv Susanoo.

Effectivement, je ne devrais pas rester au sol. Je ne devrais pas. Il faut que je me relève et cela va se faire petit à petit. Déjà la voix de cet inconnu mystérieux me sort de ma torpeur, bien que cette dernière soit pourtant toujours présente pour notre vue. Je l’entends, il parle peu, il doit s’inquiéter peut-être, moi qui suis d’un naturel si sociale, si… peu silencieux. J’ai répondu sans réellement répondre, un simple bruit proche d’un accord, un son que l’on émet la bouche fermée.

Nous jouons au jeu du chou fleur lui et moi. Un premier pas, un premier mot, et la suite se succède de façon saccadée, mais elle prend forme. Lentement, très lentement ce sont des liens qui se tissent de cette rencontre impromptue.

Je continue de l’écouter, en profitant pour revenir à la réalité, tenter de me redresser. Ou du moins, me déplier ne serait-ce qu’un minimum et c’est là que je me retrouve démasqué dans cette position fort peu glorieuse. Ma main se lève aussitôt pour contrer les rayons désagréables du flash et je ne peux m’empêcher une remarque. Que voulez-vous, le naturel reprend rapidement le dessus.

— Et moi qui trouvais que cela donnait une ambiance plus apte à la promiscuité, c’est raté. Agent 007 tu me donnes bien du fil à retordre.

Je ris doucement mais je remarque bien que le jeune homme balaie le sol du faisceau lumineux.

— Tu as perdu ton dernier gadget qui aurait pu nous sortir de là?

Je vois la carte et fais rapidement le rapprochement. Je l’attrape pour la lui tendre mais il va plus vite que moi. J’ai cependant le temps d’en déchiffrer l’identité et je pousse un soupire amusé de ses mots.

— Je peux toujours t’appeler agent 007 ou Ron si cela te tente, mais j’avoue avoir un faible pour les prénoms japonais. Mon côté européen je suppose. A moins que ce ne soit là encore une fausse identité pour m’induire en erreur, mais ce serait drôlement alambiqué.

La fin de la réflexion est pour moi-même et nous revoici dans le noir entrecoupé par quelques lumières du tunnel dans lequel nous avançons lentement mais sûrement. J’ai eu le temps de le voir s’approcher, quant à moi ma posture n’est plus si prostrée, la douleur étant enfin passée. Je le fixe, du moins, je tente de discerner sa silhouette et me demande bien ce à quoi il peut penser à cet instant. C’est bien la première fois qu’il vient de lui-même vers moi.

Je suis sur le point de lui indiquer de laisser tant de silence pourrait me faire croire à une scène kitch d’un film où la succession logique est un baiser suivi d’une scène de sexe passionnée mais je retiens ma langue en l’entendant se racler la gorge.

Mon visage s’incline.
Sa question.

Mon sourire s’étire sur mes lèvres, ce sujet… elle. J’ai cette expression qu’il ne peut probablement pas discerner. Celle que l’on a lors des premiers jours où l’on est transi d’amour. Depuis le premier jour ce sentiment que j’éprouve pour Gabrielle n’a pas terni.

—  Elle est mon âme-soeur.

Je souffle ces mots à double sens. J’ai conscience qu’il existe, même dans le monde des morts, des personnes ayant bien des aprioris. Mais il existe aujourd’hui tant de noms, tant de mots concernant les différents types d’amour, les différentes façon d’aimer, de toucher, de se lier physiquement.

— Nous sommes jumeaux, elle est née quelques minutes avant moi, de ce fait elle a tendance à tout gérer. Mais elle le fait principalement car je suis un peu tête brûlée.

Je ris en tirant la langue, une légère grimace indiquant qu’elle n’a clairement pas tord quant à mon comportement. Je me stoppe, le silence revient et je reprends, calmement quoique peut-être hésitant.

— Dis-moi Susanoo

L’utilisation de son prénom donne au cadre dans lequel nous nous trouvons un sérieux qui n’était pas là jusqu’ici. Une ambiance plus intime. Si on peut appeler cela ainsi.

— A quel point penses-tu qu’il est déraisonnable d’aimer une personne qui a partagé chaque instant de ta vie, qui partage ton sang… ton corps?

Ma main s’est plaquée sur mon buste. J’ai déglutis.

Je suis une personne plutôt simple, franche. Je ne fais pas de détour, non pas parce que je n’aime pas ça, mais parce que je ne sais pas en faire. Gabrielle me dit souvent que je suis naïf et que ma vision de la vie est trop enfantine. Elle a probablement raison. Pourtant, le sens de cette question qu’il me pose me donne l’envie d’aborder ce sujet de cette manière. Je n’ai pas la répartie tranchante d’un homme d’affaire, ma plus grande qualité reste ma simplicité.

Pourtant, cette question est bien trop sérieuse à mon goût et je me suis relevé aussitôt. Je ne veux pas de réponse. Dans l’autre monde on nous a ôté la vie pour ce que l’on considérait comme un péché.

— Bien évidemment c’est purement fictif~ par contre que nous soyons bloqués ici, ça, ça ne l’est pas. On ne va pas rester ici à se tourner les pouces des heures durant tout de même.

Mes poings sur les hanches, je me tourne dos à mon interlocuteur et regarde cette trape en hauteur.

— On recommence, porte-moi mon petit Sus~ <3

Un sourire malicieux qui essuie cette confession à coeur ouvert. J’avance et…

pile : il marche sur la paire de lunette et l’écrase en ayant des bouts de verre dans le pied
face : retrouve la paire de lunette qu’il lui rend

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#913D88 - Alexiel (italique : Français )#68C3A3 - Alexielle (italique : Français )

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Terminé #24le 12.04.18 14:49
Le membre 'Alexiel Etsuko' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


'PILE OU FACE' :
Susanoo K. Omikami
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Terminé #25le 25.07.18 6:38
métro ,.
ode to sleep
Changement imperseptible —

C'est subtil, c'est tellement subtil qu'extérieurement, on dirait presque que rien ne change entre les deux inconnus ; pourtant, ils ne sont déjà plus vraiment des inconnus. Susanoo a juste du mal à l'admettre, à émettre l'hypothèse que parfois, les gens qui peuvent croiser sa route ne font justement pas que la croiser. Mais c'est difficile -- c'est réellement difficile pour ce jeune homme aux allures de gamin qui semble rayonner comme un soleil mais qui déteste le moindre contact physique et qui ne supporte pas s'attacher (l'asociabilité masquée derrière les lumières).

Alors qu'il cherche sa carte, elle a reprit sa voix ; elle lui balance de nouveau des commentaires sarcastiques pour le taquiner et sans vraiment le réaliser -- ça le rassure vite fait ; pas totalement parce qu'il est censé montrer un désintérêt total pour elle mais au fond, c'est moins inquiétant que son long silence précédent.
Soupir amusé.
Sourire un peu plus sincère.

J'avoue, j'ai volé cette carte de transport parce que j'voulais pas payer, c'est pas mon vrai prénom, réplique-t-il et c'est étrange la façon dont il dit ça, dont les mots s'échappent de ses lèvres -- c'est différent parce que ça fait moins hypocrite.

Susanoo est rarement (pour ne pas dire jamais) sincère avec les autres. Il est hypocrite, il les complimente pour obtenir ce qu'il veut, il les taquine pour les agacer un petit peu mais être sincère -- ça, jamais. Et à travers ce masque qu'il ne retire que devant son frère, Susanoo en arrive à ne jamais montrer qu'il est vraiment --

Parce que t'es personne —
oh; c'est violent
oh; c'est désagréable et c'est insolent

Il ne voit pas l'expression peinte sur le visage d'Alex. Il entend simplement -- non, il écoute -- sa réponse et son cœur rate un battement. Elle est mon âme-sœur -- et tout le reste de ses mots le touchent littéralement -- parce que c'est littéralement lui et Amaterasu. C'est pareil, c'est cette même relation ambiguë, c'est ce lien incompréhensible pour toute personne externe. Sans Amaterasu, Susanoo ne peut pas respirer, ne peut pas vivre. Et à travers les mots d'Alex, il ne peut s'empêcher de se retrouver.
Il hausse un sourcil alors qu'Alex l'appelle par son prénom --
Il y a quelque chose, quelque chose lui échappe mais il ne comprend pas quoi. Il ne fait pas encore le rapprochement, il n'a pas encore saisi -- qu'Alex et Alexielle ont le même corps.

Dis-moi Susanoo
Il tourne la tête vers l'inconnue à côté de lui.
A quel point penses-tu qu’il est déraisonnable d’aimer une personne qui a partagé chaque instant de ta vie, qui partage ton sang… ton corps ?
Susanoo écarquille les yeux mais dans le noir, rien ne se voit -- il ne laisse pas échapper le moindre soupir, la moindre marque de surprise excepté ses iris chocolat qui brillent ; est-ce qu'il vient bien de dire partager le même corps ? Il réfléchit, réfléchit -- pourquoi Alex lui dit ça ?

Pourquoi --

Mais elle le coupe tout en se relevant brusquement, elle précise que tout ça n'est que fiction mais Susanoo n'y croit pas. Il rate un élément important, c'est certain --
Et puis, de nouveau, l'ambiance plus légère et moins propice aux confidences revient. Il grimace intérieurement (et ne lui adresse qu'un levé d'yeux au ciel) lorsqu'elle l'appelle mon petit Sus parce que non seulement, personne ne l'a jamais appelé comme ça mais qu'en plus, ça l'agace. Ça l'agace mais au fond, c'est un peu -- elle.

Je ne savais pas que princesse Diana prenait le métro, dit-il, mêlant impertinence et sarcasme tout en esquissant un sourire --

-- avant d'entendre le bruit caractéristique d'une paire de lunettes écrasée. Il se retient de jurer, au dernier moment mais le soupir d'agacement franchit ses lèvres. Merde, fait chier -- il a pas tendance à avoir de l'affectif pour les objets (il en a déjà quasiment pas pour les êtres humains) mais ses lunettes lui permettent en grande majorité de jouer sur l'ordinateur toute la nuit et Alex vient en quelques secondes de ruiner ses prochaines soirées.
Et Susanoo est égoïste --
Terriblement égoïste.

J'entends que t'as retrouvé mes lunettes, commente-t-il tout en se relevant -- il allume son téléphone de nouveau (cette fois-ci, sans prévenir) et balaye d'un geste l'espace clos du métro.

Les lunettes sont là ;
Ou plutôt, étaient là.
Écrasées sous le talon de sa partenaire de la journée, elles sont explosées, littéralement.
Mais ce qui est horrible -- ce qui montre l'incapacité totale de Susanoo à avoir la moindre compassion ou réel intérêt pour les autres, c'est qu'il ne demande pas à Alex si elle va bien ; éclairée par la lumière vive de son téléphone, le pied de l'inconnue est parsemé de morceaux de verre.
Il devrait dire quelque chose mais il pense à ses lunettes.
Il lâche un soupir.
Il est agacé -- sincèrement.

Alors il redevient Susanoo
Réellement --
Ce jeune homme impertinent sans aucun sentiment

Dis-moi, Alex --

Il utilise volontairement son prénom et même un diminutif mais dans la voix de ce gamin hypocrite, c'est presque insolent. Il est énervé, s'il avait de la force et s'il était de nature violente, il l'aurait probablement frappé.
Mais Susanoo est pire --
Susanoo est bien plus fourbe.
Alors, parce qu'il a vu combien cela pouvait être un sujet sensible --
Et parce qu'il sent que quelque chose lui échappe --

Elle est où Alexielle ?

sourire fourbe —

darren criss. @ atf
Alexiel Etsuko
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Terminé #26le 20.10.18 16:35
Ode to sleep
Boulot, métro, dodo.
With Susanoo

J’ai senti un infime changement dans le ton ou les mots de mon interlocuteur précédent mon échange un peu trop à coeur ouvert concernant mes sentiments pour ma soeur.

Quant à la suite, je n’ai pas su voir ou discerner la réaction de ce petit agent double. La seule surprise de sa part qui a pu m’atteindre c’est ce mot prononcé. Ce « pourquoi » m’indiquant un questionnement, cette demande, ce besoin de creuser davantage quant à ce que je viens d’énoncer. J’ai heureusement eu le temps de couper court à cette question. Il est trop tôt, je ne dois pas en parler, pas ainsi, pas avec un inconnu d’infortune. Gabrielle n’aimerait pas, elle m’a déjà mis en garde face à mes confessions incongrues. Tout le monde ne comprend pas m’a-t’elle dit un jour… Il vaut mieux se murer pour éviter de se faire briser. Mais je ne suis pas du même avis, j’ai foi en l’humanité, en la bonté des personnes et la compréhension dont fera preuve mon prochain.

Mon rire s’est fait entendre à sa remarque, prêt à répliquer je me vois cependant stoppé dans mon élan. Quelque chose de désagréable me fait glapir, je sens une douleur aigüe se propager le long de mon échine et je grimace en levant de suite le pied pour tenter d’amoindrir ne serait-ce qu’un peu cette horrible sensation. Je suis un tantinet douillet et ne suis clairement pas prêt pour la suite des événements.

Soudainement, quelque chose de sombre s’est de nouveau abattu.

Je réplique, encore peu enclin à percevoir cette variation.

— Désolé… Je les ai, en effet… Mais j’aurais aimé les retrouver autrement, tu peux me croire.

Ayant pris le temps de m’installer dans un siège du métro et de relever mon pied pour poser ma cheville sur mon autre jambe, je tente de voir l’état de mon talon. Mes doigts frôlent les bouts de verre mais ma plainte est vite effacée par l’utilisation de mon prénom. Je relève la tête, tentant de discerner la silhouette du jeune homme.

Je ne saisis pas tout les tenants et aboutissants de cette question. Je n’admets que rarement la fourberie ou le besoin d’être profondément blessant. Pour moi, cela est rare ou même inexistant. Et c’est encore naïvement que j’écoute cette question à laquelle je réponds le plus simplement du monde… Bien qu’elle me trouble.

— Alexielle?..

Je déglutis, laissant ce silence s’abattre ainsi que les doutes qu’il engendre.

— Elle dort. Je te l’ai dit, non?.. Elle a travaillé toute la nuit, alors on était en train de rentrer pour aller se coucher.

La maîtrise du japonais joue à mon désavantage puisqu’elle laisse percevoir un discours bien maladroit.

Je ne me sens étrangement pas à l’aise, et l’humour tente de pallier à ce malaise naissant.

— Est-ce que par hasard tu voudrais la voir juste parce que je te plais ~ mais que comme tu es un jeune homme ça te semble particulier d’apprécier une personne du même sexe? Mais crois-moi, Alexielle a son caractère et de toute manière elle n’aime que moi.

Un sourire, un ton bien trop accentué vers la plaisanterie. Je parle beaucoup, le flot de mes mots est plus dense qu’à mon habitude et je ne comprends pas pourquoi mon coeur bat sensiblement plus vite.

— Dis, tu pourrais m’aider à éclairer mon pied? Je crois que je saigne. Il faut que je m’occupe de ça sinon on ne va jamais réussir à sortir d’ici…

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#913D88 - Alexiel (italique : Français )#68C3A3 - Alexielle (italique : Français )

Susanoo K. Omikami
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Terminé #27le 13.11.18 21:38
métro ,.
ode to sleep
elle rit
elle rit mais l'instant suivant
tout devient
plus sombre


Oh; Susanoo --
Pourquoi es-tu si cruel ?

aucune idée —
fin du débat
merci au revoir
bonne journée

Susanoo n'a pas eu une enfance malheureuse, bien au contraire. Il pourrait se plaindre de sa superficialité, de son manque d'amour maternel ou d'attention paternelle mais il ne pourrait certainement jamais parler de malheur parce qu'il a toujours eu Amaterasu avec lui -- et avec son frère, tout n'a jamais cessé d'être beau. Alors cette cruauté, ce besoin presque inconscient et quasiment maladif de faire souffrir pour se sentir supérieur -- il ne sait pas d'où il vient ; pas de traumatisme, pas de souvenir douloureux permettant d'expliquer la nature si profonde et si sombre de ce jeune homme aux traits enfantins et au rire de gamin.
Alex est mal à l'aise -- dans sa phrase, dans sa façon de s'exprimer.
Et Susanoo le ressent.
Un sourire narquois se dessine sur ses lèvres. Alors que sa partenaire tente de se justifier, balbutiant des explications pour lesquelles il ne porte qu'un très léger intérêt (il note mentalement ce on était en train de rentrer pour aller se coucher en haussant un sourcil), il se rapproche d'elle pour récupérer ses lunettes, éclairant toujours la scène à l'aide de son téléphone portable.

Est-ce que par hasard tu voudrais la voir juste parce que je te plais ~ mais que comme tu es un jeune homme ça te semble particulier d’apprécier une personne du même sexe ? Mais crois-moi, Alexielle a son caractère et de toute manière elle n’aime que moi.

Susanoo s'arrête dans son mouvement (il s'apprête à saisir ses lunettes de ses doigts fins). Pardon ? Il rate quelque chose, il le sait et ça a le don de le frustrer, de l'agacer -- et en même temps, d'attiser sa curiosité. Son regard chocolat dévie légèrement sur le visage, dans la pénombre, de son interlocutrice. Sourire forcé, voix peu assurée -- l'expression même de quelqu'un qui voudrait être partout ; sauf ici. Susanoo est trop observateur pour ne pas remarquer la montée d'angoisse maladroitement noyée dans un flot de paroles. Il esquisse un sourire, sarcastique.

Tu dis ça pour t'rassurer ?

Extérieurement, il a un regard malicieux.
Intérieurement, il réfléchit -- il essaye de comprendre. Susanoo est loin d'être bête, bien au contraire, mais comprendre que les deux êtres partagent le même corps ne peut absolument pas lui venir en premier ; il claque sa langue contre son palais à la requête de sa partenaire de la matinée et éclaire son pied tout en profitant de l'occasion pour ramasser ses lunettes.
Il va devoir les changer.

et merde
et merde
deux fois

Il ne lui a toujours pas demandé si elle avait mal.
Il ne lui a toujours pas demandé si elle avait besoin d'aide.
Il a simplement éclairé son pied.
Son regard balaye les alentours -- et retombe sur le bouton pour appeler le service technique en urgence. Il fronce ses sourcils, entrouvre légèrement ses lèvres fines sans émettre le moindre son et regarde en même temps l'heure affichée sur son téléphone -- 8h34 ; il doit forcément y avoir quelqu'un en service à présent. Il hésite une fraction de seconde puis lâche un léger soupir avant de tendre son téléphone à Alex.

Tu peux m'éclairer le wagon le temps que j'accède au bouton d'urgence ? J'vais réessayer d'appeler ces tocards (il se racle la gorge et reprend) Dès que j'serai devant, j'aurais plus besoin de la lumière donc tu pourras éclairer ton pied et constater les dégâts.
(un peu cruel)
(un peu ironique)
(classique quoi)

Susanoo est un oxymore, une opposition des plus totales.
Il en a conscience ; il en joue parfois.
La seconde précédente, ce sourire fourbe traversait ses lèvres qui la seconde suivante ne cherche qu'à trouver un moyen de s'en sortir -- il veut quitter ce wagon de satan ; définitivement. Il est même prêt à lui prêter son téléphone (bien que Susanoo ne soit pas forcément du genre à s'attacher aux biens matériels -- au contraire).
De toute façon, Susanoo, concrètement --


tu veux qu'elle aille où ? —
darren criss. @ atf
Alexiel Etsuko
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Terminé #28le 30.12.18 13:43
Ode to sleep
Boulot, métro, dodo.
With Susanoo

La douleur pulse dans mon pied, remonte en de lents battement le long de ma jambe. Mal logée tout comme j’ai l’impression d’être à cet instant précis, entre le dossier du siège et le regard scrutant de ce jeune homme aux milles identités.

Je suis bien mal placé pour cette remarque, mais je n’ai pas conscience de loger un moi une seconde entité.

Je cherche simplement à calmer mon coeur, je ne sais pourquoi mais ce japonais a su faire se lever le fin duvet recouvrant mes bras… J’ai soudainement cru faire parti d’un mauvais film plutôt glauque à base de train et serial killer revêtant une apparence juvénile.

Son sourire, ses mots. Je les saisis aussitôt comme une corde afin de m’extirper de sables mouvants, ne voyant même pas que ce sont là les liens du prochain piège qui risquent de m’empêcher de reprendre de l’altitude et un peu de légèreté dans cette situation.

— Je dois t’avouer que ce wagon ne me dis rien qui vaille, et les bouts de verre dans mon pied non plus, tu ne veux pas me faire un petit câlin? Ça me rassurerait énormément, et ce s’rait adorable mon petit Sus’, allez fais-moi un câlin!

J’ai appris que la tactilité et les grandes déclarations d’amour n’étaient pas le fort des japonais, à mon plus grand damne. Selon je ne sais plus quel documentaire passant sur arte, tard le soir -vraiment très très tard-, 40% d’une certaine tranche de la population n’aurait jamais eu de relation sexuelle. Et je ne parle pas là des enfants, non, non. 40%. Quelqu’un se rend-il compte du mal qui ronge ce pays? Que ma soeur vienne y travailler en tant qu’hôtesse de luxe est un premier remède, mais il prendra du temps à être administré à tous.

J’ai attrapé le portable par réflexe, ce mouvement me faisant revenir de ma petite digression mentale. Cette réalité dans laquelle nous nous trouvons, Susanoo, ce wagon, moi, mon pied et ses amis les bouts de verre.

J’acquiesce à ce qu’il me dit, répondant sans trop réfléchir.

— Tu crois que quelqu’un nous répondra?

Dans les films il n’y a personne pour répondre, ou alors, la voix grésille avant d’être coupée.

— J’aurais pu prendre mon portable tu sais…

J’élève le faisceau lumineux pour l’aider à se diriger jusqu’au bouton, priant pour notre salut.

Et je te rassure mon petit Sus’, avec ce que j’ai dans le pied, plus le métro qui décide de faire des siennes sans que l’on sache pourquoi, il est vrai que je ne risque absolument pas de disparaitre. Si cela arrive, je te conseille de courir très vite.

Je n’aime pas les silences, surtout quand je suspecte une entité démoniaque ou quelque chose de plus horrible encore nous observer. Je regarde un peu trop la télévision et mon esprit peut très vite divaguer. Autant dire qu’il vaut mieux que je reste occupé sinon le moindre bruit, la moindre lumière risque de me faire paniquer.

— Et toi, tu as un frère ou une soeur mon p’tit Sus?..

Puisque le sujet a été abordé, cela doit un tant soit peu intéresser le brun.

Est-ce qu'on répond à Sus? :
1/2 : oui
3/4 : non
5/6 : oui mais ça coupe

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#913D88 - Alexiel (italique : Français )#68C3A3 - Alexielle (italique : Français )

Susanoo K. Omikami
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Terminé #29le 05.01.19 16:10
métro ,.
ode to sleep
Un petit câlin ?
Mon p'tit Sus ?
???????????

NE T'APPROCHE MÊME PAS

Susanoo lève les yeux au ciel (bien conscient qu'étant plongé dans le noir, son expression sur le visage ne se voit pas vraiment) et ne prend même pas la peine de répondre ; zéro compassion et surtout, zéro envie du moindre contact avec un être autre que son frère. Il lâche un léger soupir presque inaudible et se dirige plus ou moins adroitement vers le bouton d'urgence, qu'il a quitté quelques minutes plus tôt.
Il en sait rien --
Il en sait absolument rien si quelqu'un va leur répondre, s'ils vont s'en sortir ou si finalement, tout va se terminer dans une rame de métro — mais quelle fin de merde.

J'avais un poisson rouge, dit-il sur un ton légèrement plus élevé puisqu'il se trouve à quelques mètres de distance -- tout ça pour balancer un beau mensonge afin d'éviter de dire la vérité --

parce que même un poisson rouge
il en a jamais eu
de son vivant

Mais Susanoo ne dira rien ; pas maintenant parce qu'il ne dit rien aux gens qu'il considère comme des inconnus, à ceux qu'il compte ne jamais revoir, même au détour d'une rue. Il est ainsi -- si secret, si distant, par peur de se dévoiler et de l'attachement. Il reste dans sa bulle, dans ce cocon où seul son frère est présent ; personne d'autre, ni d'ami ni d'amant, pas même la trace d'un amour indécent. Ça vient d'où ? Sa peur inexorable de dire le moindre détail, aussi insignifiant, sur sa propre personne ? De sa vie, probablement -- de ce passé d'idole des autres qui l'ont empêché de vivre normalement. Ne rien dire, ne rien laisser paraître -- n'être qu'une poupée au joli masque bien porté. Un pantin, sans âme ni pensée ; voilà tout ce qu'il était.

retire ce masque
un jour
pour apprendre
à vivre


Il laisse le silence s'installer alors qu'il réitère inlassablement son geste : appuyer sur le bouton rouge dans l'espoir qu'un son s'enclenche -- n'importe quoi, un appel, un bip sonore --

centrale du métro, on a bien reçu votre appel
(grésillement)
normalement, c'est réparé
(grésillement)
on vous ouvre les portes dans quelques minutes


On a failli attendre, réplique-t-il sarcastiquement sans réussir à se retenir de lâcher un soupir de soulagement ; enfin --

Toujours éclairé par la lumière de son téléphone dans les mains de sa partenaire du matin, Susanoo quitte le bouton d'urgence pour revenir auprès d'elle et reprendre l'objet entre ses mains. Dans quelques minutes, il pourra disparaître et probablement ne plus jamais reprendre le métro (ou alors dans quelques années). Il reprend place sur un des sièges de la rame, sans avoir coupé la lampe torche de son téléphone, mettant toujours en lumière le pied coupé d'Alex -- c'est franchement pas très beau à voir.
Il claque sa langue contre son palais, détourne le regard.

J'sais pas ce que j'fais en sortant mais toi, tu peux aller à l'hôpital, commente-t-il nonchalamment --

C'est entre la taquinerie et un semblant d'intérêt ; parce qu'en vérité, elle a attiré sa curiosité -- cette histoire de frère et sœur, cette relation ambiguë entre des jumeaux, il ne peut s'empêcher d'avoir cet effet miroir, le sentiment subtil de se regarder dans le reflet d'une eau claire.

c'est un peu
comme amaterasu
et toi


opposé similaire —
darren criss. @ atf
Alexiel Etsuko
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Terminé #30le 08.01.19 6:29
Ode to sleep
Boulot, métro, dodo.
With Susanoo

Juste avant le grésillement ainsi que la voix presque robotique je rétorque ironiquement à l'ancien possesseur de poisson.

— Laisse-moi deviner, il s'appelait bubuIle au moins? 

Devenant attentif à ce que nous annonce la voix, j'ai un soupire de soulagement commun avec Susanoo. Il était temps.

Vraisemblablement mon comparse pourrait intégrer une troupe de comédien de par le masque qu'il ne cesse de porter. Pas une information révélée si ce n'est son nom, à croire que sous le rôle, l'âme se fait minuscule et se tapie dans l'obscurité en craignant le premier rayon de soleil qui viendra mettre en exergue l'identité ainsi que ses véritables émotions.

La noirceur du wagon aide sans doute à se rendre compte de pareil manège. Forcément, l'un des sens se retrouve amoindri et il n'y a alors plus de distraction. Simplement deux individus dont l'un souhaitant à tout prix prendre la fuite. Moi j'ai juste le pied en sang avec en bonus des morceaux de verre qu'il va falloir extraire.

Une fois notre délivrance proche annoncée, il revient vers moi pour se saisir du téléphone portable prêté plus tôt et commente l’état de mon pied. Je soupire, couine presque à l’idée que je ne pourrai plus porter mes cuissardes durant quelques temps si jamais les ambulanciers ne veulent pas me donner une petite potion de soin.

— Je pense que je vais avoir le droit de me faire transporter par quelques beaux ambulanciers. En France on dit qu’à tout malheur quelque chose est bon.

Toujours voir le positif… Même quand on ne voit quasiment rien, sauf son pied ensanglanté. Je fixe mon compagnon d’infortune en me disant que le destin m’a mis sur le chemin de quelqu’un de particulier. Une sorte de petit animal sauvage qui vient taquiner tout en s’enfonçant aussitôt dans son terrier dès que le danger guette, trop habitué à la noirceur de son environnement et ne voyant pas qu’un bain de soleil serait fortement recommandé.

Je n’ai pas le temps d’ajouter grand chose que les portes du métro se font ouvrir manuellement par deux techniciens. Ces derniers viennent à notre rencontre et ne tardent pas à appeler une équipe soignante pour me prendre en charge. Les entailles dans mon pied sont assez profonde et il faut avouer que j’ai mis du sang un peu partout.

Alors qu’on m’indique que l’on va me transporter pour me soigner, j’entends les techniciens indiquer à mon petit Sus’ qu’ils vont le raccompagner jusqu’à la sortie du métro puisqu’il n’a rien.

— Attends! Attends! Attendez une seconde, excusez-moi, pardon.

Presque théâtralement je dis à l’équipe soignante de tout stopper, et, alors que je suis pieds nus, je sautille sur le seul valide qu’il me reste et ne manque pas de me rattraper au cou du jeune homme.

— Tu ne peux pas partir comme ça sans me laisser ton numéro! Je dois te rembourser tes lunettes mon cher 007. Et ne me dis pas non, ça coûte un bras ces choses là.

Mon portable déverrouillé dans la main, je le lui tends. Il n’a qu’à composer son numéro.

— On dit aussi que les bons comptes font les bons amis en France.

Un clin d’oeil et un sourire en coin, juste de quoi faire douter le jeune homme sur mes motivations. Mais hors de question que je le laisse repartir sans rembourser ma dette.

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#913D88 - Alexiel (italique : Français )#68C3A3 - Alexielle (italique : Français )

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