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i guess we know eachother. ft Cathleen
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#1le 19.12.17 21:02
bad boys ain't no good but good boys ain't no fun.

Quelques rayons du Soleil percent à travers les nuages, et tombent sur la peau de ton visage, t'offrant une maigre source de chaleur par rapport à la température ambiante. Tu soupires, un nuage de condensation s'élève dans les airs et tu le regardes d'un air distrait, avant de reposer tes yeux sur le bout de pain rassis que tu serres au creux de tes mains. Immangeable. Tu n'aimes pas vraiment le pain, de toute façon – tu trouves ça trop étouffant, trop bourratif. Tu préfères les biscottes avec des tranches d'avocat. Ça, c'est vraiment le top. Enfin, techniquement, tu peux faire des biscottes avec du pain rassis, non ? Bon, là n'est pas la question – ce pain n'est déjà plus à toi, de toute façon. Tu sais déjà à qui le donner.

Ce bout de pain est destiné à nourrir les oiseaux. Ces petites créatures qui ont bien plus de valeur à tes yeux que tous les habitants de ce Monde, où tu traînes des pieds à longueur de journée depuis longtemps déjà. Avec un peu de chance, tu pourras récupérer une ou deux plumes au pied de leur nid – oh, tu as déjà tellement de plumes dans une petite boîte, cachée sous ton lit (pas que tu n'assumes pas, mais tu as cette légère peur qu'on te les vole – il suffit que l'un de tes colocataires souhaite se venger de l'un de tes mauvais coups et te les pique…). Si tu le pouvais, tu leur offrirais du pain encore totalement comestible, du pain bien frais, celui dont la mie est encore un peu tiède au milieu. Mais apparemment, c'est du gâchis. Tu roules des yeux rien qu'à te souvenir de toutes les fois où quelqu'un a osé prononcer ses paroles devant toi. Rien n'est du gâchis pour ses petits oiseaux, ils méritent tout autant que toi, que toutes les autres créatures ici.

Tu sembles t'impatienter sur ton banc alors que tu émiettes un bout de ton pain, laissant tomber les miettes à côté de tes chaussures. Tu restes immobile un instant, au cas-où le plus petit de tes gestes risque de faire fuir quelques volatiles ou de les dissuader de s'approcher de tes miettes et toi. Tu en vois quelques-uns sur la branche de l'arbre en face de toi qui semblent hésiter, alors tu recommences, tu rajoutes quelques miettes, tu essaies de faire les mouvements les plus doux possibles. Mais, malgré ça, aucun ne vient se régaler de tes petits bouts de pain et tu grimaces. (Ah, il y a des jours comme ça où ils ne veulent tout simplement pas. Après tout, aujourd'hui, il y a un certain nombre de passants dans le parc qui s'amusent à marcher au milieu de tes miettes – alors forcément, ils font fuir les oiseaux. Et ne parlons pas du bruit ambiant qui commence à te casser les oreilles.)

Tu es prêt à partir, à quitter le parc pour aller t'amuser autre part (ou plutôt tenter de nourrir les oiseaux ailleurs), mais une certaine personne a retenu ton attention alors que tu commences à te lever. Tu la connais – en fait, c'est même pour cette raison que tu as tant l'air impatient depuis que tu t'es posé sur ce banc (même si, jamais tu ne l'avoueras). Enfin, la connaître est un bien grand mot ; tu ne lui as jamais vraiment parlé, à part lorsque tu cherches les problèmes. Cette fille vit dans le même appartement que toi, et c'est l'une de tes victimes préférées – elle passe de temps en temps dans le parc où tu te trouves, et il t'arrive d'être vraiment impatient de la voir passer afin d'avoir de quoi t'amuser. C'est assez… étrange, dans un sens – mais tu t'en fiches. Tu n'y penses plus, tu ne penses qu'à vaincre cet ennui maintenant. Une fois enfin sur tes pieds, tu la suis, quelques pas derrière elle pour ne pas attirer son attention tout de suite.

Et puis, tu recommences à émietter ton bout de pain rassis, laissant les miettes tomber au creux de ta main. Tu attends qu'elle s'arrête un instant, puis tu commences à lui jeter tes miettes dans ses cheveux noir de jais. C'est idiot, puérile mais c'est le genre de chose qui te fait rire. Enfin, en soit ce n'est pas ça qui te donne le sourire ; c'est cette appréhension, ce petit suspense de savoir comment elle va réagir – est-ce qu'elle va s'énerver aujourd'hui ? Essayer de s'en prendre à toi ? T'ignorer ? Qui sait ? Il suffit de continuer pour savoir, d'y aller plus fort pour qu'elle te remarque. Tu prends de plus gros bouts, tu lances avec plus de violence, tu essaies de viser ses oreilles ou sa nuque.

Et tu attends la réaction.
© ASHLING POUR EPICODE


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Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
17/15  (17/15)
× Présence: présence réduite
× Evolution :
× Age de la mort : 17 Féminin
× Age post-mortem : 18
× Avatar : Marceline Abadeer - Adventure Time
× Appartement : Bozo
× Epitaphes postées : 303
× Øssements562
Féminin
× Inscription : 11/11/2017
× Surnom : la capucine
× DCs : Megan Parker & Astrid Møller
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#2le 20.12.17 19:55

I guess we know eachother.
ft. Ao
853 mots
©️ Cathleen

La fraîcheur de l’hiver déjà bien entamé glaçait ses doigts pourtant gantés et rangés dans les poches de son manteau. Cathleen n’aimait pas cette saison. A vrai dire, elle n’aimait pas l’été non plus. Elle avait une préférence bien distinguée pour les saisons moins extrêmes. Malgré le soleil timide, elle risquait de se transformer sous peu en un glaçon géant, et ce n’était pas franchement le but de cette sortie. Quelle idée aussi, avait-elle eu de s’attacher les cheveux en une queue haute ! Le temps était sec et mordait sa nuque pas suffisamment bien couverte par son écharpe large. C’était le problème de ces écharpes, toujours plus immenses, on avait du mal à coller son épiderme, le froid s’insinuait donc sous le tissus des vêtements, aussi nombreux étaient-ils.

La marche était régulière, la ballade silencieuse seulement rythmée par les autres passants qui gloussaient ou parlaient fort. Cathleen était seule. Horriblement seule et terriblement abandonnée. Il y avait des jours où c’était pesant. Particulièrement ces jours figés et tristes, que même la clarté du ciel bleu ne parvenait pas à réchauffer. Ça faisait partie de sa mort, pensait-elle, puis elle y réfléchissait et ne comprenait pas. Pourquoi était-elle obligée de se sentir comme ça alors que de toutes façons, elle n’avait plus rien à perdre ?

Sans aucun but, elle avançait. Peut-être allait-elle retrouver ses connaissances, pour ne pas dire amis, dans la soirée, mais il lui restait du temps à tuer. Manger une gauffre, boire un thé, c’était des solutions possibles, mais elle était sortie de chez elle sans le sous. Elle avait épuisé ses derniers billets et centimes déjà pour acheter un nouveau set de cordes pour sa guitare. Un matin, elle avait trouvé l’instrument complètement nu et ne savait pas comment on en était arrivé là, et n’avait à vrai dire pas cherché à savoir ce qu’il s’était passé, elle avait déjà envie de les changer puisqu’elles menaçait dangereusement de céder.

Les gens paraissaient insouciants, comme s’ils avaient oublié quelque chose, un détail pourtant assez crucial. Ils marchaient le long des allées balayées où aucune feuilles ne restaient. Les arbres étaient nus et il fallait se l’avouer, le lieu se prêtait bien à la négativité que Cathleen avait envie de dégager. La source de son soucis n’avait rien à voir avec les couples s’amourachant dans un coin, elle n’était pas envieuse de passer pour une exhibitionniste, mais était peut-être lié à tous ses gosses qui couraient et qui manquaient dans une famille. Elle n’avait jamais manqué à personne et elle en était quasiment certaine. L’étrangeté de ce monde la frappait alors. On pourrait qualifier ça du blues de l’anniversaire de ses six premiers mois.

Elle était perdue dans ses pensés oui. Mais pas assez perdue pour ne pas avoir une étrange impression. Cette fois-là, elle n’avait pas d’écouteurs bouchant ses oreilles, elle remarquait tout, et ce qu’elle remarquait là, c’était des pas au même rythme que les siens quelque part dans son dos. Elle se disait qu’elle était peut-être un peu paranoïaque, alors elle tentait de s’arrêter de temps en temps, et l’impression devenait de plus en plus forte. Ça pouvait être un détraqué ou quelque chose de ce genre, on était à l’abri de rien, même si elle n’était pas spécialement inquiétée.

Au bout d’un moment, elle commença à sentir quelque chose dans son dos. Comme si on enfonçait son doigt dans son manteau. C’était léger, mais personne n’était assez près d’elle pour faire ça. Et ça ne concordait pas avec le bruit comme si on lui lançait quelque chose dessus. Au bout d’un moment, agacée, elle se décida. Elle s’arrêta d’un coup, tourna les pieds d’une violence que de la poussière blanches vola à proximité de ses bottes fines au cuir éclairci par la saleté. C’était un gosse. Enfin, il était assez petit. Pas beaucoup plus que Cathleen, mais l’avantage qu’elle avait c’était qu’elle pouvait mettre des talons, et elle ne s’en privait pas. Et ceux qu’elle portait ce jour là la faisait grandir d’un peu plus de cinq centimètres.

Elle connaissait ce visage, ces cheveux, ces vêtements. En fait, elle connaissait ce petit gars-là. Ils partageaient le même appartement et avaient une relation assez particulière. Un sourire barra son visage. Il ne se lassait donc jamais ? Les conclusions qu’elle pouvait tirer, c’était qu’en effet, on lui lançait quelque chose, et ce quelque chose, c’était du pain.

« Encore toi ? Tu me suis ? »

Les bras croisés sur sa poitrine, la tête haute, ses yeux vers le bas.

« à quoi tu joues ? Au cas où tu l’aurais remarqué, je ne suis pas un moineau. »

Elle tendit le bras et attrapa la miche de pain.

« On devrait donner ça à ceux qui sont dans le besoin. »

Le misérable bout de baguette tomba au sol à leurs pieds. Elle fît mine de se retourner pour continuer son chemin. Elle ne se le cachait pas. Elle était un peu curieuse de ce que ce mecton inexpressif pouvait inventer. Elle aimait se la jouer indifférente, mais au fond d’elle, elle appréciait ce petit jeu.

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