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Terminé #11 le 19.03.18 11:36


Pactes Diluviens

Les eaux les plus calmes et les plus claires sont celles qui, malgré leur apparence idyllique, cachent les créatures les plus surprenantes. Tu devrais pourtant le savoir Liam, méfies toi de l'eau qui dort et des êtres qui se présentent pour la première fois devant toi. Tout le monde porte un masque, même si certains ne s'en rendent même pas compte. Et quand il tombe, cela peut faire bien plus de bruit et de fracas que l'on pourrait l'imaginer.

Le changement d'attitude de la propriétaire de la boutique eut de quoi te dérouter, tes prunelles s'étant agrandies d'une surprise incommensurable alors que tu observais dans la direction qu'elle pointait, dubitatif. Que cherchait-elle à faire en t'envoyer chercher un calepin qu'elle pouvait elle-même récupérer dans un tiroir dont tu ne connaissais même pas l'exacte localisation. Essayait-elle de te bouger un peu pour voir de quoi tu étais réellement un piège ? Ou s'agissait-il d'un piège dont les fils commençaient sérieusement à se resserrer dangereusement autour de ta gorge ? Un faible frisson parcourut ton échine tandis que cette pensée sombre se glissait dans ton esprit comme le venin d'un serpent. Pourtant, avec une once non négligeable d'hésitation précaire, tu te levas de ton siège, les yeux toujours portés vers la direction que pointait la blonde. Franchement, c'était quoi ce cirque ?

- Euh... là-bas ? Dans la commode ?

Un pas fut fait, très hésitant, pendant que ton regard alternait entre le contour du visage de la vendeuse et les meubles qui trônaient un peu plus loin. Car il devait y en avoir une bonne dizaine avec des tiroirs. En tout cas, une dizaine de visible. Tu pouvais bien sentir que d'autres se cachaient derrière ceux visibles, augmentant un peu ton angoisse qui faisait presque dresser tes cheveux sur ta nuque. Quelle genre de tâche cela était-ce que d'envoyer des candidats pour un emploi non indiqué que de les envoyer en pleine chasse aux trésors dans le désordre de sa boutique ? Tu commençais sérieusement à t'inquiéter, de demandant si elle n'allait pas te sauter dessus pour te plaquer au sol et te séquestrer. Pourtant, un autre pas fut fait, puis un autre, ton corps s'avançant jusqu'au bazar de bois brillant sous le concert interminable que la pluie battante jouait au dehors.

Tes doigts touchaient enfin la grande commode, tes prunelles s'ancrant sur le meuble que tu trouvas soudain extrêmement fascinant, une seconde s'écoulant sans que ni crainte ni angoisse ne vibre dans tes veines. Le temps se suspendit un instant, te rendant bizarre avant que d'un mouvement lent, tu n'ouvres le premier tiroir pour y trouver, peut-être, ce fameux cahier bleu que la jeune femme d'apparence réclamait. Mais au lieu de la tant désirée trouvaille, un vide interstellaire se présenta à toi, t'arrachant une moue profondément déçu. Les effluves de l'attente et de l'adrénaline s'étaient effacées avec la découverte moribonde de ce désert ennuyant, t'obligeant à ouvrir le second tiroir qui, lui aussi, ne gardait en son sein que du vent et de belles promesses de nouveauté. Une nouvelle moue se dessina sur ta face de porcelaine encore un peu humide, tes perles sombres s'en retournant voir les abysses d'un bleu pur de la propriétaire qui semblait franchement se payer ta tête.

- Vous êtes sûre de l'avoir mis ici ? À moi que ce soit ailleurs. Enfin, si vous pouviez me donner plus d'indication ce serait plus simple parce qu'avec tous ses meubles, je risque de prendre un moment avant de trouver votre cahier.

Ressemblais-tu à un véritable chercheur d'emploi ou à un ado quelque peu boudeur en quête de plus d'aventure. Car tu étais bien partie pour explorer toute la boutique. En tout cas, une bonne partie de toi en était persuadée et pas réellement dérangée. Cela te changeait grandement des entretiens longs et affligeants face à ces employeurs trop regardant et sermonneurs. Faire autre chose que bégayer et triturer très bien. Même si, au fond de toi, l'angoisse de te faire engloutir par les abysses restaient loger là. Espérons Liam, que cette nana ne te saute pas au cou...

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Terminé #12 le 19.03.18 15:53
rain may reign over pain.
Dans les diverses et inégales allées du labyrinthe, Liam projette premièrement son regard plutôt que ses pas qui ne se propulsent pas encore. Hésitant sur le chemin à prendre, peut-être, pourtant, il n'est pas sûr de la requête que lui commande sa potentielle future employeuse. Sa demande n'est certainement pas très fiable quand bien même elle est une personne loyale, il ne va pas lui dire encore qu'elle le trompe. Il ne détale pas et ne fait que révoquer quelque chose de peu plausible.

Continuant sa petite comédie, la jeune femme se relève, poings sur les hanches. Elle a laissé glissé ses escarpins sur la carpette, se sentant probablement trop chez elle après s'être positionnée près du feu. Elle le juge de sa petite hauteur, désormais, feignant le mécontentement et que son indication ne soit pas prise au sérieux. En jouant probablement un maximum, elle fait comme si la route à suivre est évidente alors que plusieurs chemins sont possibles pour finalement atterrir sur rien.

— Mais oui, là-bas, elle hausse le ton alors qu'elle le force vers le fond de la boutique par sa voix perçante mais tandis qu'il avance vers le fond, cette dernière se transforme en murmure, il faudrait vraiment que j'aille de moi-même parce que c'est si dur ?

Penchant la tête pour poursuivre du regard la silhouette qui s'enfonce dans les hauteurs boisées, elle s'assure que ses chuchotements peu intimes ont été à la portée de l'aventurier pour qu'il écoute les paroles mensongères issues de son complot, mais bien sûr, pas le fond de ce dernier. Elle finit par se trahir elle-même lorsque le dernier s'est plongé dans l'ombre des meubles en pouffant de rire. Elle se rassied en attendant que le petit rat revienne assurément bredouille sachant que la pièce, au détriment des livres et des factures, est cruellement nue de papiers.

Quel tour qu'elle lui joue, s'en délectant que quelques minutes à peine. Ruiner son plaisir avec un livre aurait tué l'attente si délicieuse qui finalement, ne s'est pas si fait langoureuse.
Par le même chemin, donc, Liam revient vers ses pas mais pas dépaysé pour autant. Quoique, sa mine dépaysé laisse à penser que le décor fantastique ne l'a pas terrifié mais encore moins transporté. Assez susceptible, Léandre dénote qu'il associe les biens de sa boutique à de simples meubles qui font office d'obstacles.
Elle est quelque peu désappointée, à son tour, d'entendre cela de sa part, plutôt qu'une réaction émerveillée ou effrayée. La dernière l'aurait amusé mais elle s'en serait lassé au point de ne pas reconnaître la valeur que Liam lui expose. La première, en revanche, lui aurait bien plu. Sa neutralité face aux vieilleries (comme on aime les appeler) ne l'étonne pas puisque c'est la réaction de tout individu mais pour quelqu'un qui vantait l'autre article en compétition avec les potions, il n'a pas l'air si emballé de cette visite.
Il déclare ne rien avoir trouvé. Matériellement, elle est plus que d'accord mais peut-être que ce voyage aurait pu lui cultiver l'esprit, non ? Visiblement pas.

C'est sans doute une des meilleures raisons pour ne pas le garder ici. Du moins, pas à l'intérieur.

La longue chevelure blonde tressaute tandis que les épaules se haussent, sans sourire cette fois, mais elle essaye toujours de jouer à l'innocente. C'est bien une excuse pour avoir testé Liam mais elle ne lui avouera pas de vive voix ; il le comprendra. Elle érige un mea culpa tout aussi peu crédible et reste assise, ne s'intéressant pas plus à l'objet qu'elle lui a fait cherché.

— Oh ? Tant pis alors.

D'un geste berceur dans les airs, elle invite le brun à se rasseoir. Il n'a pas passé le test avec brio mais, Léandre doit se faire à la réalité et cesser de buller. Si les clients ne viennent pas, c'est qu'ils sont tous pareils ; ils ne désirent pas de ses bibelots poussiéreux. Elle hausse derechef les épaules mais pour elle seule. Finalement, son test ne porte pas ses fruits parce qu'il n'y en a pas à attendre de la part d'un bouleau.
Le vrai boulot, c'est de vendre et de diriger une entreprise, pas d'en faire une passion. Si Liam le souhaite et montre, tout de même, du courage, elle veut bien l'engager, qu'importe son réel intérêt pour la boutique.

— Autre que l'argent, qu'est ce qui t'intéresses ici ? Elle plisse les yeux. Pas grand chose, hein ?

Les relents de sa visite dans le fond de la boutique se font sentir comme un haut-le-coeur dans sa trachée. Elle crache peut-être mais elle se retient un maximum pour finalement tousser et remettre ses main à la place originelle : au-dessus de ses cuisses. Martyrisant ses longs ongles vernis en les grattant, elle ne scrute plus Liam comme elle a pu le faire tout le long.
Elle est habituée, après tout.

— Je ne dis pas ça parce que je ne veux pas de toi ici mais tu risques de t'ennuyer si tu n'as pas d'autres motivations que l'argent et, elle tousse encore, selon moi, il faut s'épanouir un minimum dans un travail et ne pas le voir comme ingrat.

S'il n'évolue pas par cette visite trop brève, elle espère qu'il pourrait le faire comme tout bon être humain, par la formation. Est ce que ça pourrait l'aider à s'émanciper ?
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Terminé #13 le 21.03.18 11:39


Pactes Diluviens

Amère déception. Fini l'aventure soudaine et les recherches de carnet. La propriétaire des lieux semblait s'être lassée, cet nouvel arrivant détrempé ne répondant pas à ses attention. Déception. Le petit aventurier que tu étais devenu pendant quelques secondes se sentit bien trop lésé, abandonné par cette femme qui d'un coup, n'en eut plus grand chose à faire de ta personne et préféra de loin regarder ses ongles trop bien vernis que ton visage de poupon désarmé. Déception et agacement. Il était rare qu'un tel sentiment tambourine dans ta poitrine creuse mais pour le coup, elle se cognait tellement entre tes côtes que tu te demandais si elle n'allait pas sortir faire elle-même cette quête et retrouver ce fichu carnet.

Une grimace désabusé étira finement tes lèvres crispées tandis que la jeune femme d'apparence laissait de nouvelles phrases emplir la pièce et rompre le silence, déchargées d'un ton dénué d'humanité. Automate ridicule que tu avais déjà pu rencontrer lors de nombreuses autres visites et entrevues du même type et qui avait toujours le don de te mettre mal à l'aise. Comme à cet instant. Mais plus que le malaise, c'était bien la déconvenue qui se peignait peu à peu sur tes traits de métisse asiatique.

- Je vous croyais différente...

Murmure presque imperceptible qui s'échappe d'entre tes lèvres. Au moment où tu te rendis compte de ton acte, tu ne sus vraiment dire si elle avait entendu ou non mais ton regard lui, conscient et coupable, alla se réfugier sur la surface froide de cette mystérieuse commode au tiroir aussi vide que l'éclat de tes yeux sombres en certaines soirées. Tu espérais secrètement qu'elle n'ait pas perçu ce que tu venais de dire, une moue discrète déformant le contour de tes lippes que tu souhaitais être invisible à ses perles claires. Qu'elle fixe toujours ses ongles et ne prenne pas conscience de tes paroles.

Mais alors que les secondes défilaient et qu'elle te questionnait comme le ferait n'importe quel autre employeur, avec ce ton qui ne te plaisait guère, ton regard lui se perdait sur le bois sombre de ce meuble que tu avais ouvert, le détaillant comme le ferait un enfant devant une étrange trouvaille. Il semblait venir d'ailleurs, de tellement loin qu'il te donnait l'impression de ne même pas avoir été réalisé sur ces terres où les spectres vivaient. Ni même sur les terres des vivants. Tu savais pourtant bien que ce meuble n'était pas fantastique et qu'il n'avait rien d'irréelle mais les souvenirs enfantins d'histoires idylliques résonnaient en des murmures te disant que c'était peut-être le cas.

- Elle vient d'où cette commode ?

Un sursaut te prit à l'entente de tes mots trop curieux, qui ne répondaient même pas à la question de la blonde qui ne t'observait toujours pas. Sursaut qui fit frissonner ton échine et recouvrit ton épiderme d'un rouge quasi écarlate à mesure que la gêne et l'embarras se mêlaient et grondaient dans ton être.

- Je suis désolé ! Euh... et bien... bah...

Regardez donc ce pauvre petit caneton déboussolé. Perdu sans sa mère et devant affronter un prédateur prêt à le dévorer. Cela en était presque affligeant et hilarant la façon dont tu te mis soudain à gigoter dans tous les sens, tel un gamin pris sur le fait et ne pouvant s'échapper. Ne t'en fais pas Liam, si elle avait voulu te manger, elle l'aurait déjà fait. Sauf si elle souhaitait te laisser mariner encore un peu.

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Terminé #14 le 20.04.18 6:47
rain may reign over pain.
Avec un retard qu'elle n'aurait pas prémédité, en fin de compte, ce qu'elle attendait depuis le départ de cette course dans le dédale meublé arriva. Filomena n'est pas du genre à apprécier sur le coup les surprises ce pourquoi l'interrogation du jeune homme ne la laisse pas vraiment réaliser l'assouvissement de la quête qu'elle lui fait subir. D'un ton sec quand bien même l'étonnement à en juger ses prunelles écarquillées, elle communique l'origine de cet objet à priori assez intriguant :

— Elle vient de France. C'est une commode Louis XVI. Tu peux la reconnaître assez facilement parce que sa surface est en demi-lune. C'est son autre nom d'ailleurs.

De manière à mieux présenter le sujet, elle se dirige vers lui, sans s'y accouder comme sa démarche l'aurait fait comprendre. Elle ne s'appuie sur aucun meuble présenté, à dire vrai ; seulement sur ceux d'usage puisqu'elle respecte ses ventes précieuses. Toutefois, la blonde se tient debout et à côté de la commode bien que l'espace soit plutôt étriqué entre cette dernière et un autre meuble assez encombrant. Plutôt que regarder Liam, elle porte toute son attention à son bien qu'elle ne caresse toujours pas si ce n'est des yeux.

— C'est étonnant que tu me demandes ça parce que, ce n'est pas le premier meuble que j'ai ici mais elle est de mon époque. En fait, j'ai même l'impression d'avoir déjà rencontré cette commode bien avant d'être morte donc ça me fait toujours étrange de la voir. Peut-être lorsque j'ai visité une autre demeure d'un comte ou je sais qui d'autre.

Un soupir s'échappe de ses lèvres alors qu'elle dévie son regard fermé et le repose sur Liam. Paupières closes, elle ne le regarde pas directement et lui laisse le répit et le temps de s'adapter à son aigreur apparente. Pourtant, lorsqu'elle rouvre les yeux, elle paraît comme bercée, s'étant calmée aussi de ne pas avoir eu de réponse à ses questions. Pas étonnant puisque plus qu'intrusives, elles étaient mesquines.

— Excuse moi d'être aussi insistante en te testant. Il faut avouer que je n'ai pas souvent confiance en quelqu'un. Même les vampires à qui j'achète les meubles me paraissent louches alors que je dois justement leur prêter moins de méfiance.

Se perdant dans des histoires inintéressantes et des déblatérations ne la concernant qu'elle, Léandre finit par hocher la tête, se maudissant d'être, en plus si acariâtre, si autocentrée. De nouveau, elle se raccroche à son interlocuteur puisqu'il est acteur de cette pièce plus qu'elle ne l'est. Elle l'a simplement dirigé et il a improvisé. Oui, effectivement, cette curiosité s'est présentée tardive mais peut-être plus véritable et plus délicieuse à remarquer. Davantage, sa sérénité s'endurcit à force de constater que Liam est une lueur d'espoir pour sa boutique ; qu'il peut l'éveiller. Et pas que par des questions et des mots.

— Donc, tu as une motivation qui va au-delà de l'argent. Bien. On va dire que ça répond à ma question.

Les poings sur les hanches et le regard franc, si sa surprise ne s'est pas, comme d'habitude, montrée délicate aux premiers abords, elle finit maintenant par déguster ce que Liam lui sert. Directement, il n'a pas répondu à sa question mais, en effet, son intérêt soudain porté pour le meuble lui convient car il défie le mensonge. Il est une preuve véritable que l'italienne chérit plus que tout. Par ce temps d'abondance, donc, propice à la pousse des plantes, Léandre s'est vue obtenir des fruits succulents ou plutôt un. Peut-être qu'elle ne l'est pas mais Liam l'est. Elle a bien entendu ses murmures.

— Quant à ce que tu m'as dit tout à l'heure, comme quoi j'étais pareille que je ne sais qui, elle expire un bon coup, imitant une sévérité menaçante, pour finalement sourire maigrement, non, je ne suis pas différente mais toi tu l'es. Et c'est une force.

En France, elle s'est que pointer du doigt un individu n'est pas convenable du tout. Peut-être pas dans d'autres pays. Mais elle ne le fait pas. Pas parce qu'elle tient à respecter les coutumes dans lesquelles elle a été éduquée pour son mari mais parce qu'elle respecte le garçon qu'elle a en face d'elle. Ses audaces sont pour lui des maladresses. Elle ne dira pas qu'elles sont habiles mais en tout cas, qu'elles sont bien menées et à un cheveu de l'harmonie.

— Très bien. Mais maintenant, si tu es intéressée par les meubles, je ne sais plus si je peux t'attribuer la mission que je comptais te refiler.

Considérant la timidité de l'ectoplasme et son hésitation, le laisser à cette tâche n'est peut-être pas la plus idéale mais, même sans que le concerné sait quel boulot elle lui concocte, elle est prête à voir s'il défend ce poste.
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Terminé #15 le 29.04.18 23:17


Pactes Diluviens

Sûr que tu as pu en rencontrer des gens amers, des aigris et des sombres, des peu avenants et méprisants qui bien souvent te regardaient de haut de leur air dédaigneux. Pour sûr, tu en avais rencontré des gens qui ne voulaient pas de toi et qui très vite, finissaient par te tourner le dos et te laisser là où tu te trouvais. Triste scène qui s'était répétée bien trop souvent. Alors, quand la propriétaire du magasin revint vers toi pour répondre à ta question, sans te sermonner ou rechigner, tu pus te rendre compte que tu étais allé un peu trop vite en la jugeant de la sorte. Certes, son ton n'était pas des plus accueillants, mais son aura elle disait tout autre chose. Une chose qui quelque part, te fit te sentir moins insignifiant qu'auparavant.

Ses yeux clairs observaient le meuble avec une impression étrange que tu n'arrivais à définir. Certainement parce qu'il faisait partie de son passé, d'un temps dont tu ne connaissais pas grand-chose à part ce que l'on avait pu t'enseigner à l'école. Peu de choses qui furent soudain peu suffisantes face à la curiosité qui te tiraillait soudain, ton corps gigotant alors légèrement. Ce n'était pas tous les jours que des inconnus parlaient aussi facilement de leur ancienne vie, toi-même te sachant incapable d'aborder le sujet sans tressaillir. Alors entendre cette femme te faire part de cette anecdote et ces détails te laissèrent un sentiment privilégié. En avait-elle d'autres des détails de ce genre ? Ou des impressions sur d'autres curiosités ? Tu osas un regard, sans vraiment la regarder, avec curiosité. Les gens plus âgés avaient toujours bien plus de choses à raconter.

Ses yeux abandonnèrent le meuble, se concentrant sur ta personne qui de nouveau l'intéressait. Un frisson te parcourut, comme il aurait parcouru un lapin aux aguets au sommet de sa prairie. Elle n'était pourtant pas bien menaçante cette vendeuse. Un peu méfiante et acerbe sur les bords. Un peu changeante aussi. Tu ne savais pas vraiment sur quel pied danser. S'il te fallait être docile ou bien tout déballer. Agaçante aussi. Sans trop exagérer. Sûrement fallait-il jouer la carte de la franchise avec elle plutôt que de trop se poser de questions. Mais ce sera à tes risques et périls Liam.

Tes paupières papillonnèrent. Ta tête s'agita. Signifiant à la jeune femme d'apparence que tout cela n'était que la normalité dans ce genre de situation. Tu ne prononças pas un mot, ne sachant pas trop quoi dire pour l'instant, attendant de voir ce qui suivrait pour mieux t'armer afin de lui répondre. Tu n'aurais cependant pas cru qu'elle te ferait pareille compliment, tes pommettes rougissant d'un coup tandis que tes prunelles allèrent fixer tes chaussures beaucoup moins mouillées qu'à ton arrivée. Ta main vint masser ta nuque, la gêne et l'embarras se faisant sentir. Toujours aussi timide. Mais rares étaient ceux qui prononçaient de pareilles paroles.

Il n'y a pas de temps de latence entre les paroles de la propriétaire. Qui curieuse et étonnée t'observe avec attention. Toujours aussi rouge d'un coquelicot, tu relèves les yeux sans pour autant croiser les siens, tes doigts jouant toujours avec les mèches courant sur ta nuque brûlante. Tu pris une inspiration, puis une autre, te lançant à nouveau dans la danse.

- Vous pouvez m'attribuer plusieurs missions. Ça ne me dérange pas. Et si je dois apprendre quelque chose, je suis prêt à étudier sérieusement.

Ta voix était vacillante mais sincère, comme le bon élève que tu étais. Tu étais prêt à faire mille efforts, si cela te permettait de ne plus à avoir à rester enfermé entre les quatre murs de ta chambre à serrer Edgar contre toi. Des milliers d'efforts si cela pouvait te sortir de ta léthargie. Des millions d'efforts. Et bien plus encore. Si seulement elle acceptait vraiment de te confier la moindre mission.

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En retour, elle reçoit cette même gêne. Le fard la contamine mais pas au point où les symptômes du fiévreux viennent s'inscrire directement sur sa peau aussi. Elle n'est pas juste touchée mais, en tout cas, ça, elle l'est. Il faut dire que c'est une qualité humaine, d'être empathique mais difficilement reconnaissable. Léandre ne s'en rend pas compte mais voir son cadet (puisqu'à première vue, il en est) exprimer un sentiment aussi intime l'a rend heureuse, aussi. L'épanouissement pudique évident l'attaque.
Plus mature et contrôlée, cela dit, debout, seuls ses doigts se mettent à faire découvrir au monde sa paume retombée le long de son corps. Puis elle les replie aussitôt. Trop réservée, le creux de sa main n'est pas à offrir au monde. La seconde, cela dit, jalouse, la rattrape en effectuant elle aussi ce déploiement furtif. Puis, de concert, les dix doigts se déplient à nouveau pour dévoiler le trésor interne. Et d'un énième tour, ils se font timides et renferment le tout. C'est un manège à plusieurs tours. Elle joue, maintenant, avec ses deux mains, comme une enfant exécute ce tour à la cocotte en papier.
La comparaison, cela dit, ne lui donne rien d'adulte. Filomena n'est pas antipathique mais peu expressive et malgré ses nombreuses expériences, elle reste une enfant dans le domaine de l'humain dont on l'écarte toujours car bien trop froide.

Alors que dans le froid, le corps luit de carmin qu'il en soit des joues ou des articulations, pour une personne habituée au froid, on ne la verra que très peu exprimer concrètement un abandon vers ces sentiments qui sont trop nombreux pour être cités. Pourtant, les gens pensent autrement.
Filomena, c'est l'hiver. Mais quand un autre hiver la frappera, elle deviendra printemps et comme tout le monde, elle peut bourgeonner.
Mais il n'y a pas plus hivernal que cette femme, après tout. Qu'y a-t-il de mal à ne pas se montrer douce et proche ? Qu'y a-t-il de mal à ne pas se montrer, tout court ? Après tout, elle n'a pas besoin de fleurir pour les autres. Derrière son manteau de neige, elle dissimule bien sa compassion.
L'hiver se montre fort. Mais sous tout ce blanc, il n'y a que de la fragilité : Des feuilles déçues et des branches brisées comme des pétales égarées et des rayons poltrons. Ceci dit, cela ne veut pas dire que tout meurt. Elle a encore un peu d'espoir qu'elle tapit tant bien que mal.

Fermant les yeux derechef pour cloîtrer toute une bise si vivace de vouloir s'échapper, elle se réserve et la transfère en un soufflement repu. Ayant apprécié les paroles de son invité mais surtout l'aura qu'il tend à polir de plus en plus le long de cette entrevue, elle finit par claquer ses deux membres supérieures le long de son tronc en prenant par la même occasion une grande inspiration nasale qu'elle a lâché il y a une seconde à peine. Sa tête relevée atterrit déjà sur cet être qui lui paraît si pur. Elle a dû mal à ne pas le croire mais sa vie lui a appris à rester, qu'importe la personne, la plus méfiante possible. Même le plus frêle moineau peut, accidentellement, casser une branche s'il se pose dessus. Cela dit, avec le maigre espoir qui lui reste en bagage, on lui a bien dit qu'il fallait qu'elle profite de cette existence si spéciale plutôt que de rester si renfermée.
Balançant ses bras vers l'avant, elle se lance. Enfin elle lui sourit.

— Plus que motivé, je dirai surtout que tu es d'une tendresse qui va au-delà de mes attentes, Liam. Je me demande vraiment si quelqu'un comme toi peut exister.

Elle ne termine pas sa phrase sèchement même si, dans sa maladresse, elle pourrait laisser entendre qu'il ment. Mais, pour ces occasions si rares et si belles, il serait difficile de prendre la nécromancienne pour une infâme harceleuse. Elle ne met pas au jour toute sa gentillesse, c'est vrai, puisqu'une fusion cramoisi des joues ne pourrait aussi simplement faire fondre la glace. En revanche, quelques gouttes d'espoir tombent. Elle cherche à lui communiquer, par un mince rictus, son respect. Est ce suffisant, toutefois, pour le jeune homme ? Assez douteuse de sa réussite, elle renchérit :

— Tu es quelqu'un de bien.

Dernière parole à l'intention des prouesses gracieuses du jeune homme, elle finit par claquer les talons vers l'extérieur en gardant, tout de même, dans son crâne, le profit qu'il pourrait faire en étant aussi passionné. Elle claque, comme la pluie sur le sol, ses mains gamines entre elles une seule fois. En un tour de magie, c'est comme si elle essayait de faire disparaître cette face agréable de sa personnalité. Bien sûr, même si elle est une héroïne dans le domaine de la froideur, elle ne peut pas transcender une autre émotion juste après. Si son sourire s'est éteint, ses yeux pétillent toujours. Plus de dévotion et d'adoration que de ferveur. Mais elle essaye de rester concentrée un maximum sur le propos. Elle cherche à s'éloigner de Liam en se tournant dos à la fenêtre, mains derrière le dos pour éviter qu'elles ne veuillent se promener ailleurs.

— Très bien. Si tu es conscient que les tâches que je veux te donner peuvent être instructive, tu devrais sans difficulté accepter celle-ci, je suppose.

D'un sourire malicieux puisque quelque peu cynique, elle brandit son majeur pour pointer l'extérieur au garçon se tenant plus loin, face à elle.

— Comme tu l'as remarqué, la publicité de la boutique est assez mauvaise. J'aurais besoin d'une voix à l'extérieur pour m'en faire. Ou plus précisément, j'ai besoin que tu en fasses la promotion un peu partout en ville. Ça te tente ?

Entre son introversion qu'elle pense maladive et sa détermination, elle pense savoir ce que Liam choisira ce pourquoi sur ces apparences de test, elle reste plus optimiste que toute à l'heure dans ses formulations. Ou bien alors, plus que de l'optimisme, elle veut devenir fière. Pas d'elle-même parce qu'elle a réussi une prouesse mais de lui. Ce sentiment est dangereux. Elle veut se méfier de lui mais en même temps, le voir si éblouissant la rend... radieuse.
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Terminé #17 le 04.05.18 16:49

Pactes Diluviens

Elle te lança un sourire, puis prononça un compliment, amorçant sur tes joues l'apparition d'un violent rougissement. Éloge soudain d'une personne que tu n'arrivais pas toujours à regarder en face, quand tu te retrouvais devant la glace de la salle de bain, les soirs où les cauchemars ne cessaient de te torturer et éloigner les limbes d'un sommeil réparateur. Cela était d'ailleurs assez inédit d'entre de telles paroles, surtout dans la bouche d'une inconnue que tu venais à peine de rencontrer, tes perles sombres ne sachant plus où se poser tandis que tu sentais poindre aux coins de tes yeux les prémices de sanglots nouveaux. Tu fis cependant en sorte de ne pas les laisser couler, observant la chevelure blonde se mouvoir au même rythme que les gestes de la vendeuse que tu écoutais sagement. Après tout, tu n'allais pas la contredire.

On entendit un reniflement, une perle salée et chaude courant sur ta joue avant que tu ne la chasses rapidement du revers de la main. Tu es quelqu'un de bien Liam. Il n'y en a pas d'autre comme toi Liam. La première de ses remarques ne pouvait qu'être vraie. Des gens comme toi, il n'y en avait certainement aucun. Mais la seconde, résonnant encore dans ton esprit comme le son du cloche, te posait problème. Une voix eut envie de la contredire, de lui dire qu'elle avait tord, mais tu gardas tes lèvres scellées, ne permettant pas aux cris acerbes et froids de ces voix qui te malmenaient de se faire entendre. Elle n'avait pas besoin de savoir ni de les écouter. Tu avais juste besoin de te faire engager. Et non pas de montrer l'autre face de la médaille.

Tes doigts vinrent à nouveau essuyaient ton visage, tes paupières ne pouvant retenir ses longs sillons silencieux de poursuivre leur route sur ta peau rougie. Ne plus pleurer. Écouter ce qu'elle disait. Tu tentas de reprendre contenance, suivant des yeux ses gestes délicats de comtesse d'une autre époque. Tu te demandas à nouveau quel âge elle pouvait réellement avoir, si elle avait mille histoires à raconter, si elle avait des choses à dévoiler. Si sous la carapace froide et quelque peu hautaine se cachait une humaine qui avait perdu la vie trop tôt, comme bon nombre d'autres hôtes de ce monde étrange. Tes iris ne cessaient de l'observer, sans pour autant rencontrer les yeux clairs qui quelque part, te fascinaient.

Un nouveau sourire étira ses lèvres élégantes, te faisant hausser un sourcil pendant qu'elle brandit son majeur de façon soudaine. Tes paupières papillonnèrent sous l'acte, quelques mots glissant de la bouche de la vendeuse ne parvenant pas jusqu'à tes synapses mais tu réussis tout de même à comprendre le fond de l'idée de la propriétaire. Faire de la pub pour son affaire. Ramener du monde. Du mieux que tu pouvais.

- Oui je peux faire ça. Vous avez une idée de ce que je devrais faire ? Je devrais... distribuer des tracts ? Ou coller des affiches ?

Accrocher des visuels à travers la ville n'allait pas être bien compliqué pour ta personne. Cependant, faire de la distribution n'allait pas être de tout repos. Surtout quand on porte une expression parfois aussi maussade que la tienne. Tu savais d'avance que cette partie de cette mission n'allait pas être aisée, une appréhension prononcée s'ancrant dans ta poitrine alors que tes doigts se mirent à jouer les uns avec les autres. Retour de la timidité et de l'incertitude. Tu ne brilles pas toujours Liam, que par des éclats minuscules et instantanés. Mais quand tu brilles, c'est pas émerveiller, sans vraiment le vouloir. Brilles un peu plus Liam, au lieu de triturer tes doigts. Ça ira tu verras.

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Terminé #18 le 04.05.18 23:13
rain may reign over pain.
Impossible qu'elle n'est jamais pu être confrontée à une telle situation où son interlocuteur se mette à pleurer. En réalité, même si cette femme intimide, elle ne le sait pas comme elle ne sait pas pourquoi un individu pleurerait devant elle. Bien qu'elle est sûre et certaine de n'avoir rien dit d'offensant, les larmes perlant sur le rebord de ses yeux la gênent énormément. Elle n'est pas méchante mais elle n'est pas non plus poignante au point de souvent bouleverser quelqu'un d'une manière aussi démonstrative.
Finalement, peut-être a-t-elle trop fait éclore les sentiments de Liam dans cette discussion et qu'elle le regrette en se mordant la lèvre. Spontanément, même si le jeune homme essaye d'acquiescer encore à ses questions auxquelles il faudrait forcément répondre par l'affirmative pour être embauchée alors qu'il ne s'agit pas cela, Filomena tente de revenir mais Léandre est une barricade ; elle ne laissera jamais quiconque la défaire aussi facilement. Ses sourcils courbés sur le même radient d'angle que l'arc que font ses yeux si ronds, si globuleux, tracent à la fois le partage de son étonnement fermé ainsi qu'un peu de mélancolie à son égard.

Cela dit, puisque Liam semble parti sur sa lancée, son rôle de marâtre se veut disparu. Elle doit s'évaporer un tant pour vraiment laisser place au sérieux. Peut-être que sa manière de dégainer son doigt comme on présente un jouet n'était pas le ton auquel il s'attendait et l'a aussi fragilisé. Lorsque, tout de même, le triste enfant cherche à briller pour elle du mieux qu'il peut, elle se met à tousser pour changer le registre et emprunter un ton qui s'y prête davantage. Changeant les rôles, elle redevient la plus dogmatique possible en faisant preuve de rigueur et diligence, mains désormais assagies dans son dos, en un nœud solide.

Le but est que Liam explore, pas qu'elle expérimente des choses et pour qu'il s'y développe au mieux, elle doit lui apporter le trousseau de clés pour qu'il puisse, ensuite, de lui-même, ouvrir toutes les portes et non pas les enfoncer en prenant trop de temps à y réfléchir. Cependant, c'est une méthode que recommanderait souvent Léandre et a déjà appliqué lorsqu'elle a lancé Liam à sa solde dans le labyrinthe meublé, mais constatant le déroulement sensible des choses, elle ne préfère pas le brusquer et encore moins le tester encore plus.

— Des tracts, oui. Mais je n'imaginais pas seulement ça, en vérité, elle pose son index sur sa bouche maintenant tapotée. Pense au nombre de personnes qui ont jeté un papier distribué sans prêter attention. Non ce qu'il faut, ce n'est pas uniquement ça.

Son doigt s'arrête et elle finit par agrandir son geste en caressant son menton de deux doigts puis ce sont ses cinq doigts de sa palme qui vienne dorloter sa mâchoire posée dans une stature propice à la réflexion. De nouveau, non pas parce qu'il s'agit de sa boutique mais comme en général, elle voit plus grand. Son regard se porte dans des directions diverses et variées et non pas une seule. Certains se gausseraient en prétendant qu'elle regarde parfois le sol plutôt que son vis-à-vis par timidité. D'autres exagéreront sa présomption en prétextant que telle est la signification du lever d'yeux vers le plafond. Mais l'exactitude, certes, peu évidente, n'est autre que son ouverture d'esprit métaphorique. En analysant encore et toujours son environnement et en reposant quelques fois son regard sur son réel interlocuteur, elle apprécie observer ses réactions face au climat du milieu ; comme elle a pu le faire lorsqu'elle a relaté Liam au meuble qui l'intéressait, d'où ses étourderies constantes.

Cependant, cette analyse n'a pas que du bon, car, justement, elle lui provoque inattentions légères à ses décisions prises auparavant. Comme à tout le monde, Léandre ne s'obéit parfois même plus à elle-même et n'en fait qu'à sa tête, en jouant avec taquinerie avec les règles. Si elle doit toujours parler du travail à accorder, rien ne l'empêche de souligner le potentiel et la passion de Liam en avant. Par mimétisme ou plutôt par amplification, si l'aura plus discrète de Liam scintille, les yeux de la nécromancienne pétillent de ferveur. Le sérieux, ce n'est autre que l'exaltation bouillonnante.
Si elle s'est défendue des gestes grandiloquents, elle se permet de contourner l'interdit en usant d'un discours éloquent qu'on lui connaît, capable d'insurger des foules ou tout au moins bouleverser une personne d'une manière ou d'une autre, quand bien même l'enjeu est trop infime au point d'être risible :

— Enfin, Liam, non ! Je ne veux pas que tu prennes ça comme un métier si ordinaire ! Certes, il faudrait distribuer quelques papiers mais j'attends aussi de toi que tu puisses partager, comme tu l'as fait avec moi, ta curiosité de toutes ces antiquités. Nous sommes un commerce, il faut vendre l'objet mais plus que tout, il faut le faire apprécier. C'est ça, ta mission.

Les poings serrés et presque sautillante pour ne pas exprimer plus sa motivation et son désir ardent de lui donner aussitôt l'emploi, elle reporte les yeux sur ce Liam pleurant, fragilisé. Elle ne peut pas lui faire ça, vraiment, le soumettre à quelque chose dont il ne voudrait pas. C'est évident qu'il ne la contredit pas pour pouvoir être reçu. Elle parle mieux des objets que des hommes. Elle est trop éloigné de ces derniers qu'elle ne sait plus si elle a vraiment bien agi.

Si les discours précédents ont provoqué des larmes, c'est que Léandre a fauté. Elle n'a ni respecté Liam, ni Filomena. Cette dernière, plus douce, donc, tente de reprendre un peu le dessus et de corriger le tir.
Plus douce, elle hésite tout de même à claquer le talon contre le parquet donc vers lui. Néanmoins, elle essaye de présenter ses bras tout en réconfortant en même temps.

— Pardon d'interrompre un peu tout ça mais, tu es sûr que tu vas bien ? Je peux t'apporter un mouchoir si tu veux.

N'attendant pas de réponse, Filomena est absolument embarrassé de son attitude qu'elle a à l'égard de son invité. Pour éviter plus de honte, elle se dirige vers son bureau non loin pour aller chercher une boîte de mouchoirs et la tendre à Liam.

D'habitude, il s'agit plutôt de charger son tempérament glacial pour mieux aborder quelqu'un mais aujourd'hui, pour son futur employé, paradoxalement, elle ne peut pas se montrer si rudement directe. Par effet de tendresse, elle peut uniquement lui soutirer quelque chose de bon.
Les larmes ne sont pas mauvaises. Pourquoi en as-tu si peur ?
Si présente, tu as peur de le changer. Tu veux qu'il change par lui-même, n'est ce pas ?

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Terminé #19 le 06.05.18 21:55

Pactes Diluviens

Ces songes qui font été de ta médiocrité et ton impuissance, songes qui te taraudaient, te torturaient et te malmenaient depuis tant de temps ne semblaient pas atteindre ni effleurer la blonde qui plaçait bien plus d'espoir en ta personne que tu ne pouvais le concevoir. Elle donnait l'impression d'être prête à te confier la plus grande mission de son histoire, te couvrant de responsabilités et surtout d'instabilité. C'était bien trop te faire confiance, surtout qu'elle ne te connaissait pas encore et n'avait pas vu l'étendue de tes capacités. Et défauts. Qu'allait-il advenir dans les prochains jours, quand elle remarquerait des choses qui ne lui plairaient guère. Un voile passa sur ton visage pendant que tu essuyais toujours les larmes trop abondantes coulant de tes yeux sombres, une appréhension bien plus forte palpitant dans ta cage thoracique. Cela faisait beaucoup trop d'émotions en moins d'une heure.

Tu ne sais si au final, tu vas y arriver. C'était beaucoup de pression d'un coup, tombant sur tes épaules menues et frêles et une partie de toi ne cessait de se demander si cela allait réellement marcher. La partie qui se laissait trop aller aux cauchemars. La partie qui succombait trop vite sous les sanglots. La partie qui préférait rester caché dans un coin, pour ne pas déranger, pour ne pas être vu. Elle ne cessait de douter, cette partie de toi, faisant battre ton cœur plus vite et décomposer tes traits déjà épuisés. Mais elle entrait en conflit avec cette autre part de toi qui, après de longues minutes à courir sous la pluie, avait fini sur le pas de cette boutique, ce morceau de papier journal serré entre ses doigts. Elle voulait se battre, cette partie de ta personne, qui désireuse de voir autre chose, tint bon devant les doutes et les pleurs de l'enfant hurlant toujours dans le creux de ta poitrine.

Ta main passa encore sur les paupières détrempées et rougies, une vague de ridicule t'enveloppant alors que tu te mis à renifler bruyamment. Tu tentas de faire face, de tenir bon, un petit sourire apparaissant sur tes lèvres tandis que la propriétaire te proposait un mouchoir que tu acceptas d'un signe de tête. Sortir ta voix pour l'heure n'aurait donné qu'un lamentable glapissement de chiot délaissé, te laissant ainsi te montrer davantage sous un angle que tu n'appréciais pas. Tes sanglots actuels étaient déjà assez suffisants.

Il te fallut quelques secondes pour reprendre un peu ton calme sans pour autant que tu n'arrêtes d'essuyer inutilement tes larmes. Ta peau rougie attestait assez bien de ton état, une chape de plomb tombant sur ton dos et apportant un peu plus de fatigue. Si on t'avait dit qu'un entretien serait aussi épuisant, tu ne serais peut-être pas sorti de ton lit ce matin.

- Désolé pour ça...

On perçut un autre reniflement, tes sanglots quant à eux s'étant arrêtés. Ton nez ne coulait pas mais ce n'était pas loin d'arriver, tes joues humides d'eau salés ne te donnant pas plus une mine présentable. On aurait dit un gamin perdu et séparé de ses parents. Cependant, tu tentas de faire bonne figure, te raclant la gorge pour donner à ta voix plus de peps et de contenance.

- Je... je veux bien vous aider.

Mais au final, tu ressemblais toujours à un pauvre chaton tout mouillé. Allons bon, les gens ne peuvent changer aussi facilement. Mais au moins, tu as le mérite d'essayer Liam.

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Terminé #20 le 18.05.18 14:42
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Le changement ne veut s'opérer en son sens, étrangement, puisqu'elle en est à la fois incapable mais aussi parce que, par rapport à ce que lui avance son sujet, il veut l'aider elle et non pas s'aider lui-même. Peut-être que Liam ne veut pas changer ce pourquoi il se met à s'excuser de son attitude mais aussi d'être ainsi. Avec beaucoup de mal, elle est seulement certaine que son pardon signifie sa culpabilité puisque telle est la raison d'un désir d'absolution. Or, le motif reste trop obscur comme peu bavard. Elle ne saurait si Liam s'en veut de ne pas vouloir changer ou alors de ne pas pouvoir changer. Et bien entendu, le seul, et de toute manière unique, moyen que trouve Léandre pour appréhender la nature, c'est en lui posant directement la question :

— Dis moi, est ce que tu veux vraiment faire ça ? s'essaye-t-elle avant de remarquer que la précision n'est pas non plus optimale. Je veux dire, est ce que ça te conviendrait de faire de la publicité ?

S'approchant légèrement, elle étudie le garçon larmoyant qui ne lui répond quasiment qu'en hésitations et en bruits nasaux. N'importe qui aurait ri de cet enfant si chouineur mais la nécromancienne est plutôt décontenancée et mal à l'aise face à ce comportement qu'elle ne juge pourtant pas misérable. À vrai dire, elle n'a jamais considéré les larmes comme une faiblesse puisqu'elles sont audacieuses et ne craignent pas le jugement que Filomena se refuse de prendre. Chacun a sa manière d'exprimer ses émotions comme elle l'a appris avec Ael ; essayer d'en obtenir une signification séante pour son propre coeur est égoïste. Chacun peut voir la peinture comme il veut comme chacun peut peindre comme il veut ses expressions. La froideur de Léandre et Ael ne sont, de toute manière, pas incompatibles avec la gaieté de Narcisse et les larmes de Liam. Elles comprennent que chacun peut agir comme bon le semble et qu'insister est inutile.

— Tu peux toujours refuser, après tout. Comme je t'ai dit, il faut aussi faire ce qu'on aime.

Mais Filomena est optimiste quand bien même elle ne sourit pas à ce futur employé. Elle se hausse vers son visage, sans souci, les prunelles toujours aussi douces et les mains derrière son dos, pour attester qu'aucune offense par jeu de mains vilaines peut être commise. Elle lui a simplement donné un délicat mouchoir pour apaiser ses émotions. Tel est le remède, comme elle l'a compris avec Liam : Aller à tâtons est la meilleure tactique pour, non pas forcément qu'il évolue comme elle le souhaite, mais comme lui l'entend.
Elle aimerait le voir papillonner de lèvres pipelettes plus que de paupières timorées mais c'est seulement à lui de faire ce choix qu'elle lui propose. Léandre ne doit être en aucun cas un ultimatum mais une opportunité. Et pour ceci, elle doit surtout lui offrir ce qu'il lui plaît plutôt que forcément toujours le contraindre.

— Et si entretenir les meubles te plaît, je veux bien te les laisser. De toute façon, j'ai beaucoup de travail de mon côté que tu ne peux malheureusement pas faire. Enfin, du moins, je ne pense pas.

Perdre une bataille pour laquelle elle luttait parce qu'elle l'aimait impacte sur son ego mais pas comme elle l'aurait pensé. Si elle s'est imaginé une décapitation au sabre en cédant, ça ne s'est avéré être qu'une simple piqûre puisque son acharnement s'est vu apaisé et lui fait peut-être du bien, comme le dragon cracheur de flammes qui clôt sa gueule pour juste faire halte un temps. Finalement, elle est peut-être cette femme un peu trop dirigeante qui n'accepte pas de repos mais en a vraiment besoin. C'est d'ailleurs pourquoi au même moment, elle se frotte les paupières fatiguées avant de se retourner.
Elle a peut-être beaucoup de travail en temps que nécromancienne.
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