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nécromancien
#11le 09.01.18 7:40

un meuble et un bon à rienfake it till we make it« – T'en fais pas, je tomberai en poussière avant toi, tu m'auras sur ce plan là. »
Elle lâche cette phrase comme si de rien n’était. Elle est consciente qu’elle risque de partir tôt ou tard. De n’être plus rien, sinon un souvenir. Parfois, Hoshiko se demandait si finalement, il n’y avait pas encore quelque chose une fois que la poussière venait. Après tout, il y avait des une vie après la mort et une mort après la vie. Pourquoi pas un recommencement ? Comme une sorte de réincarnation, pouvoir recommencer la vie une seconde fois, avec plus de chance peut-être. C’était toujours permis de rêver, peut-être faire les belles rencontres de l’au-delà dans cette nouvelle. Mais ce n’était peut-être qu’une chimère.
Et savoir qu’elle partirait, même s’il la haïssait presque, lui semblait triste. En vérité, il avait de la peine pour elle. Derrière ces bassesses se cachait un peu d’inquiétude. L’idée de sa disparition créait déjà un vide en lui. Après tout, n’étaient-ils pas les deux faces d’une même pièce ?

Mais, il était aussi légitime de se poser la question : combien de temps ? Combien de temps restait-il à exister avec ses proches, combien de temps avant de disparaître en poussière et n’être plus qu’un mauvais souvenir ? Hoshiko ne se leurrait pas, il savait parfaitement qu’on ne le pleurait pas. Et en soi, c’était mieux ainsi. Au moins il ne ferait de mal à personne, lorsqu’il deviendra qu’un simple tas de cendre. Un tas de poussière, encombrant. Rien de plus. Il s’imaginait parfois ses dernières heures. Quand est-ce qu’elle le prendrait ? Dans son sommeil, en plein jour ? Arriverait-elle dans plusieurs siècles ou allait-elle arriver demain ? Personne le savait, et certainement pas lui.

« Ça devrait te faire plaisir, tu auras la paix au moins une partie de ta mort. »

Sauf que non, ça ne lui faisait pas plaisir. C’était toujours triste, de perdre quelqu’un, même une personne détestée. Et elle, qui la pleurerait ? Y avait-il quelqu’un pour le faire ? Ou était-elle aussi seul que lui. Oh, Andrea, pauvre enfant que tu es. As-tu, ne serait-ce qu’une fois, connu l’amour ? Hoshiko ne pouvait savoir, il la connaissait pas assez. Ou au contraire, il la connaissait que trop bien que pour s’intéresser à son passé. Peut-être qu’il désirait la détester. Parce que s’il connaissait toute l’histoire, il aurait de la peine pour elle. Égoïste.
Mais c’est comme ça, il prétend qu’un jour, la haine disparaîtra, comme ça, d’un coup. Peut-être si on faisait semblant…

Dans le fond, leur relation était nuisible, car aucun d’eux n’essayait réellement de guérir leurs blessures. Mais ils léchaient les plaies de leur orgueil blessé, par l’autre. Il fallait vivre avec. C’était la seule option.
Dans le fond, leur relation était nuisible, car ils blessaient les autres, par accident. Des dommages collatéraux à leur petite guerre stupide, pour savoir qui ils détestaient le plus : l’autre ou eux-même.
Dans le fond, leur relation était risible.

Tellement risible, d’être aussi stupide. Et ils le savaient, ne faisant rien pour arranger les choses. L’orgueil.

« Non. Je ne compte pas manger, j'ai grignoté un peu plus tôt. » Mensonge. Tu la connais, tu reconnais cet air qu’elle prend, par accident, son petit nez qui se retrousse légèrement. Tu la reconnais car tu as la même. Similaire, pourtant si différent. Mais à savoir de chez qui vient ce visage, mystère.
« Et puis je m'étonne que tu aies faim après tout ce que tu t'es envoyé honnêtement. » Et le peu de sympathie qu’il avait sur le moment s’était envolé. Une fois encore, Andrea avait tout gâché. Tout détruit, comme ses doigts squelettiques le faisaient à chaque fois.
Le message le piqua au vif, lui qui était déjà complexé, qui commençait comme elle, à alterner anorexie et boulimie, mais plus doucement, moins violent. La faute à qui ? On ne pouvait pas en désigner lorsqu’ils étaient tous deux victimes.

« - C’est pas ma faute si t’es... » Il s’arrêta dans sa phrase, pour deux raison : parce qu’elle était fausse et parce qu’au même moment, on avait frappé et sonné à la porte.  Quelqu’un réclamait leur attention à la porte d’entrée de leur appartement, lieu où il n’y avait pratiquement jamais. Il regarda Andrea, avec un air interrogateur. Mais elle n’en savait probablement pas plus que lui.
« C’est peut-être Orpheus ? C’est pas la première fois qu’il oublie ses clefs. » hasarda-t-il. Mais la réclamation se faisait de plus en plus persistante. Et rester là n’allait pas les aider à savoir qui demandait autant d’attention. Hoshiko quitta la cuisine (il se doutait qu’Andrea dirait qu’elle était bien trop confortablement installer que pour y aller elle-même; il ne prit pas la peine de lui lancer un regard noir) et se dirigea vers la porte et ouvrit.

Le visage du nécromancien blêmit en reconnaissant tout de suite la personne à la porte. Elle se faisait déjà assez connaître comme ça. Et il avait entendu une histoire d’un vampire qui s’était gravement blessé à cause de lui, dans la laverie automatique de l’agence. Hoshiko tenta, tant bien que mal de refermer la porte en toute vitesse (il n’était pas question d’avoir cet énergumène dans sa demeure, ah ça, non !) mais l’individu parvint à se faufiler à l’intérieur, prenant déjà ses aises comme s’il était chez lui. L’inconnu avait à la main un bouquet de fleur et semblait prêt à draguer on ne savait qui.

« Sortez de chez moi. » était la seule chose qui parvint à sortir de la gorge de Hoshiko.

Finalement, il avait trouvé quelqu’un qu’il détestait plus qu’Andrea Darlington : c’était Claude François.
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#12le 05.02.18 1:49



À quoi l'on ressemble

feat. Hoshiko Ito


On ne pouvait pas retirer une chose à la petite princesse qu'elle était, malgré ses crises et ses caprices, ses accès de folie, ses lubies et ses excès, elle était incontrôlable, elle était insupportable, mais elle avait le sens des réalités, elle savait qu'elle était déjà bien vieille, elle était consciente que son rythme de vie n'aidait en rien, précipitait sa tombée en poussière. Andrea était de celles qui cassent les pieds mais qui partent sur les pointes, de celles qu'on entend jusqu'à ce qu'elles se laissent mourir, elle était de celles qu'on ne voit que trop mais qui d'un coup brillent de leur absence. Elle était réaliste, Hoshiko avait beau être un vieux jeune dans ce nouveau monde, il lui survivrait, comme d'habitude, les gens la voyaient passer, l'entendaient du haut de ses jérémiades mais elle finissait toujours par quitter les autres, peut être parce qu'elle avait horreur de l'inverse, qu'on la laisse, elle ne voulait rien de ça, elle n'avait rien voulu à vrai dire, il croyait en autre chose encore après la tombée en poussière, elle ne croyait en rien, ou peut être au fait que comme un fantôme, un jour on s'en allait, laissant un souvenir entre le doux et l'amer, elle laisserait très exactement plus d'amer que de doux, mais elle envoyait ce détail balader comme un puceron sur des roses.



Elle était presque contente de partir avant, de le laisser, lui et ses inexactitudes, de le laisser plutôt que de survivre à son manque, elle le savait, elle avait beau abhorrer et le détester, elle avait appris à vivre avec Hoshiko, elle avait déjà du s'habituer à tant de choses, elle avait vu des époques entières passer, faner comme un bouquet sur pied qu'on aurait oublié d'arroser, elle avait vu les saisons défiler, les siècles se succéder toujours ponctués de cauchemars et dans son égoïsme elle préférait qu'il vive son deuil plutôt que le contraire. Ils se regardaient en chiens de faïence, tous deux trop similaires et trop éloignés, elle lui épargnait son histoire, il ne lui disait rien, ils se gardaient bien de se comprendre presque de peur de compatir, elle ne voulait pas le comprendre, encore moins noter leurs similitudes, leurs solitudes, leurs désirs et envies de se voir dans les yeux des autres, elle ne le regardait pas, elle ne posait plus ses yeux sur lui, ils étaient comme ça, tous les deux, et ça marchait plus ou moins. Ils étaient arrivés jusque là, ils avaient tenu bon, ils avaient su s'ignorer et se jeter des ordures à la figure pour ne pas avoir à se remarquer, pourtant elle avait vu les choses, elle n'avait pas pu ignorer le mal-être qui transpirait de tous les pores de la peau de son colocataire depuis si longtemps mais ce tableau, ce portrait justement lui ressemblait trop qu'elle préférait faire comme si elle n'avait rien vu, tout comme dans ses remarques transparaissait le fait qu'il l'ait plus ou moins cernée. Il savait qu'elle ne mangeait rien ou trop, il savait qu'elle ne dormait jamais, elle entendait ses cauchemars, ses lubies qui étaient dues à sa détresse. Mais ils s'ignoraient, aussi royalement que possible.




Et elle, elle, elle continuait à détruire, elle s'évertuait à tout tuer dans l’œuf, elle ne voulait rien savoir, rien connaître de ce que ça aurait pu être, elle ne croyait plus en rien, ne savait même plus si un jour elle avait cru en quelque chose. Elle laissait la maigre peau qu'elle faisait tenir comme elle pouvait sur le squelette de ses mains détricoter tout ce qui était possible, Pénélope des temps pas si modernes, devant son canevas, elle écrasait tout à coup de remarques déplacées et amères, elle préférait se faire haïr plutôt que de risquer l'abandon, tout était préférable. Alors elle laissait court à cette violence, là où elle s'écorchait violemment, ces aspérités qui la blessaient devaient blesser les autres aussi pour l'apaiser, elle répandait son venin comme pour s'en faire une carapace, une seconde peau qui au final ne la protégeait de rien mais qu'elle s'appliquait à ériger. Andrea brindille ballottée par le vent dans le fourreau de ses longues robes blanches, toute petite fille dans de grands souliers brillait de cruauté et de violence, d'une extrême violence dans sa douceur mais d'une extrême douceur dans sa violence. Elle restait douce Andrea, à n'en pas croire ses yeux, ses paroles si acides mais prononcées dans ma caresse d'une plume. Ils recommençaient leur cinéma, leurs piques, elle avait lancé la première pierre, elle était coupable et elle le savait, n'en tirait aucune gloire mais aucun remord non plus, l'interruption est salvatrice mais inquiétante, il n'a pas eu le temps de finir sa tirade qu'elle sait odieuse, ils se regardent presque malgré eux.



« Possible mais il ne serait pas aussi insistant quand même... Il ne te resque qu'à aller vérifier. »


Elle hausse les épaules, un demi regard d'appréhension, elle n'ouvre jamais la porte, elle laisse toujours les autres le faire et tant pis, et comme d'habitude c'est le plus courageux des deux qui y va, c'est à dire, pas elle. Ceci dit les soucis arrivaient vite et même si elle n'eût pas le loisir de voir le visage de Hoshiko se décomposer elle restait assez fine observatrice pour remarquer la raideur qui s'installait le long de la colonne vertébrale du nécromancien, ce qui annonçait des soucis en perspective, elle n'eût même pas le temps d'observer une retraite stratégique, Hoshiko tentant de refermer la porte à toute vitesse, gros ennuis en perspective même, un danger encore plus grand que les deux colocataires en pleine dispute venait de se glisser dans l'entrebaillure de la porte, mais comment ce parasite pouvait être aussi rapide et souple ?! Un pas en arrière direct amorcé devant le fiasco ambulant qui venait de pénétrer dans leur appartement, mais elle avait beau haïr le nécromancien, si elle haïssait quelqu'un d'autre encore plus c'était l'autre, le grand blond au bouquet de fleurs dans l'entrée, et sans y réfléchir de trop elle avait fait le chemin jusque l'entrée pour tirer Hoshiko par la manche dans une position de repli, renchérissant sur son injonction, plus brutale encore.



« DEHORS. »

Mais il avançait toujours, sourire séducteur aux lèvres, elle avait envie de vomir, sérieusement, la nausée la gagnait tandis que Memphis grognait derrière elle, Claude François, la terreur de l'Agence, pire que les plaies d'Egypte n'allait pas abandonner de sitôt et commençait déjà à se comporter comme chez lui, prenant de la place, soliloquant sur sa beauté, sur la chance qu'ils avaient qu'ils soit là et malgré tout, elle ne supportait pas qu'on pénètre chez elle, qu'on envahisse son espace et encore moins quand ça venait d'un vieux chanteur yé-yé qui n'était connu que pour les catastrophes qu'il apportait. Dans une grande dignité elle s'était raidie au maximum, comprenant qu'il n'allait pas les lâcher de sitôt, et toujours drapée de sa nonchalance feinte elle alternait coups d’œils entre l'envahisseur, Hoshiko et la seule pière accessible vite et qui fermait à clefs, la salle de bains, elle n'avait aucun doute sur le fait que l'autre était capable de la planter là et de s'enfermer seul dans la pièce salvatrice, de là se préparait soit un front uni, soit une course à qui sauve sa peau en premier et honnêtement, son peu de forces physiques jouait en sa défaveur.



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#13le 26.04.18 22:40

un meuble et un bon à rienbut we all still dieLe hurlement de colère d’Andrea s’était probablement fait entendre dans tout le bâtiment. Pendant une fraction de seconde, Hoshiko s’était surpris à espérer que quelqu’un vienne voir ce qu’il venait de se passer et qu’il les aide à se débarrasser du… chanteur raté. Pourtant, rien.
Ils étaient seuls avec la bête.

Il y avait des moments, dans la vie, où on aurait aimé faire pause, et réfléchir quelques instants. Quoi faire ? C’était un de ces moments-là. Il aurait aimé s’asseoir et réfléchir aux possibilités. Fuir par la porte d’entrée en contournant l’autre ? Fuir par la salle de bain ? S’entraider ? Se disputer ? Le chasser ?
Et puis, après ça ; Hoshiko avait le coeur lourd d’annoncer des mots. C’était dingue qu’elle ait fait partie de sa vie aussi longtemps. C’était triste qu’ils ne soient jamais apprécié. Peut-être regrettait-il un peu. Mais sa décision était prise, maintenant.
Le nécromancien prit une grande bouffée d’air. Il fallait faire quelque chose. Calmement, le garçon aux cheveux bleus s’avançait vers la cuisine. Pas question de fuir, il l’avait trop fait. C’était le moment ou jamais d’avancer et de continuer vers l’avant. Ce n’était pas facile.

Oh, chasser monsieur Cloclo l’était. C’était d’ailleurs très jouissif, dans un certain sens. Le japonais avait attrapé une poêle dans les armoires et s’était vivement retourné vers l’autre imbécile. Il avait prit l’expression la plus énervée qu’il possédait (c’était simple, il suffisait qu’il pense à ses parents). Elle sembla faire effet car le blondinet fut déconcerté et perdit son sourire niais.
Il agita son outil d’un air menaçant, hurlant Hors de chez moi, le gigolo !

Il pouvait pas réellement faire de dégât avec cette poêle (enfin, pas de trop grave) mais c’était principalement le changement d’attitude qui l’avait troublé. Tout du moins, on le supposait.
Le calme revint cependant très vite, si on ignorait le bruit de tambourinage contre la porte et les hurlement de chat égorgé qui provenait de Claude François.

Ils n’allaient pas rester tranquille. Hoshiko tenta de réfléchir à moyen de l’éjecter loin de l’agence mais… Ses pensée revenaient très vite sur le sujet de la conversation

« – Je vais bientôt déménager » avait-il finit par lâcher, entre deux coups à la porte. « Tu es la première au courant. D’ici à un ou deux mois, je ne traînerais plus dans tes pieds. Ne t’en fait pas. »

C’était comme une bombe qu’il venait de lâcher, mais il savait, au fond de lui qu’elle allait s’en réjouir : enfin, elle serait libre de lui.
Sur ces mots, Hoshiko tenta de s’enfuir vers sa chambre, le souffle irrégulier, la lèvre tremblante. Le changement était dur pour lui. Mais c’était nécessaire. N’est-ce pas ?



N’est-ce pas ?
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#14le 28.08.18 21:50



À quoi l'on ressemble

feat. Hoshiko Ito


C'était exactement dans ces moments là qu'ils brillaient par leur différence, comme un soleil éclipse les ombres, les astres, les étoiles. Il se levait déjà, déterminé pour aller s'armer de ce qu'il trouvait alors qu'elle ouvrait des yeux ronds de surprise, coupée dans sa logorrhée mentale, elle voulait fuir, vraiment fuir, courir, s'enfermer et attendre que cette plaie de chanteur à deux sous en aie assez de les emmerder comme il s'employait à le faire, il l’insupportait au point qu'elle préférait fuir plutôt que de dépenser une énergie inutile à tenter de le décoller du sol de leur appartement, comme une vieille gomme à mâcher engluée au parquet. Mais pas lui. Lui, il se levait et semblait trouver en une poêle une arme suffisante pour repousser l'espèce de taré qui s'était introduit chez eux, elle restait en retrait, prise d'une soudaine envie de rire aux paroles que le nécromancien adressait soudain à Claude François, pour ne pas l'exciter d'avantage elle faisait appel à toute sa retenue pour ne pas montrer son hilarité mais force était de constater que ça avait eu de l'effet et bientôt ils n'entendirent plus le chanteur qu'à travers la porte, et bon sang il faisait toujours un bruit d'enfer.



Son hilarité qui ne dura pas tellement d'ailleurs, l'irritation due aux gémissements de l'autre revenant bientôt occuper une bonne partie de sa sphère de ressentis, lui tapant progressivement sur le système, atteignant lentement la limite du supportable, faisant lentement grimper son exaspération et épuisant peu à peu sa patience, peu légendaire de base, elle serrait les dents à s'en fendre l'émail et écoutait patiemment Hoshiko lui lancer la bombe qu'il avait décidé de larguer là, dans le salon partagé depuis si longtemps et elle trouvait étrangement que la nouvelle ne la réjouissait pas autant que ce à quoi elle se serait attendue, bien sûr, elle ne le supportait pas, bien sûr son départ lui enlevait une épine du pied, bien sûr cela signifiait ne plus avoir à le côtoyer quotidiennement, et elle en était soulagée, rassérénée, mais il y avait une petite chose, une toute petite partie d'elle qui la fit souffrir, d'un coup, c'était ténu et faible, c'était ignoré comme elle le pouvait et surtout c'était inattendu, mais elle comprenait d'un coup à quel point elle avait dépendu de lui en un sens, malgré son irritation constante, malgré le fait qu'il représente tout ce qu'elle ne supportait pas, il était une constante dans sa vie, un fait ancré, et elle se reposait sur la constance Andrea, le changement l'effrayait au plus haut point, et l'idée du départ du Nécromancien signifiait une perte de repères énorme, sans oublier qu'elle le connaissait, presque intimement, elle arrivait à le comprendre relativement bien, elle le cernait, mais celui ou celle qui le remplacerait serait une donnée inconnue. Elle fronça les sourcils, interdite, muette dans un masque d'impassibilité totale, elle n'entendait plus que l'autre râté qui continuait sa longue et interminable plainte.




Et elle serra les poings, ses tout petits poings dans un réflexe muet, elle se disait mentalement, bon débarras, il peut bien faire ce qu'il veut après tout. Elle lui lanca un regard alors qu'il s'éloignait déjà, il n'avait pas fui devant Claude François mais sa seule déclaration le faisait déjà se rabattre vers sa chambre, raide et digne elle continua de le regarder en daignant enfin ouvrir la bouche pour lui glisser un très faible mais très distinct en même temps.



« Je vois, tant mieux  pour toi je suppose. »


Elle savait que de toute manière ils n'auraient pas pu s'entendre, pas plus que ce qu'ils le faisaient déjà, qu'ils étaient condamnés à s'insupporter et en un sens elle savait qu'il fallait mieux pour lui comme pour elle qu'ils s'en tiennent là, qu'ils soient totalement indépendants l'un de l'autre, mais la chose était là, posée comme il fallait, Andrea finirait toujours pas être dépendante de quelqu'un, simplement parce qu'elle ne savait rien faire réellement toute seule, elle voulait croire qu'elle était capable de tout, qu'elle savait se débrouiller mais sans qu'elle le reconnaisse les fait parlaient d'eux mêmes, elle était assez peu douée pour prendre soin d'elle même. Dans un soupir elle s'en détournait déjà, abandonnant celui qui allait partir, elle ne voyait pas pourquoi elle devrait essayer de faire des efforts, elle n'allait pas le retenir, elle n'allait sûrement pas essayer de le convaincre de rester, notamment parce qu'elle préférait dorénavant se fixer sur les avantages qu'aurait son départ. Néanmoins ce constat ne fit qu'augmenter sa colère qu'elle laissa exploser sur le chanteur raté toujours derrière leur porte.



« Mais bon sang LA FERME OUI, ce n'est pas possible d'être aussi bruyant, fichez le camp. »

Au moins ça avait eu le mérite de lui permettre de défouler une partie de sa frustration, Hoshiko avait presque atteint sa chambre et dans un dernier coup d’œil avant de se détourner elle eu un vague remord qui la fit s'arrêter, plus ou moins sûre qu'une discussion aussi sérieuse entre eux deux n'arriverait plus avant un moment, du bout des lèvres presque dans un murmure.



« Je te souhaite donc bonne chance dans ta nouvelle vie. »

Et le pire, c'est qu'elle le pensait.



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#15le 03.09.18 5:11

Un meuble et un bon à riendear worldAu bout d’un moment, les bruits à la portes finirent par ce calmer. Mais c’était après un long moment. Quelques heures. Deux, en fait. Et trente-huit minutes et quinze secondes. Oui, bon, désolé, j’aime la précision, aussi inutiles soit-elle. Et j’ai par ailleurs pas la moindre idée de ce que je pourrais dire, étant donné que, eh bien, ces deux abrutis ne semblent pas vouloir bouger.

Je suis supposé écrire comment moi, si mon personnage refuse de réagir ? Oh, et il me dit de la fermer. Excuse-moi d’être la voix qui t’anime. Ah. D’accord. Nique-toi, toi aussi. Et après, c’est moi le méchant. C’est une honte. Enfin, bref. Je m’égare. Et ces deux abrutis n’avancent pas. En même temps, ils n’ont pas vraiment envie de bouger. Et encore moins de se voir. Ils doivent être en train de se morfondre, chacun dans son coin.

Au moins, l’autre couillon électrifié ne fait plus de bruit. Avec un peu de chance, il était parti ? (Spoiler alert, il est toujours devant la porte, ce connard est plutôt tenace.)
Et moi, je me perds dans mes notes – ce qui est un mensonge parce que j’ai pas de noté, j’invente au fur à mesure.
Donc, Hoshiko était dans sa chambre, recroquevillé sur lui-même, se demandant pourquoi ça le boulversait autant toute cette histoire. Déjà, il aurait pu choisir un meilleur timing parce que sur les chansonnettes de l’autre pervers, c’était mauvaises notes sur mauvaises notes. Sans vouloir faire de jeu de mots.

Mais pourtant, le nécromancien savait que c’était parce que ça signifiait dire adieu à ce qu’il connaissait. Adieu à la stabilité. Et la dernière fois que sa stabilité s’est changée, son père l’a tué. Bon, là, au moins, il était celui qui choisissait de changer les choses. Et il ne risquait pas de mourir. Essentiellement parce qu’il l’était déjà. Mais il risquait pas de se faire tabasser par son père. C’était déjà ça de pris.

Bon. Il était mort ou il l’était pas ? Son but était bien de s’éclater, non ? Alors pourquoi rester coincé comme ça ? On se bouge, allez !
Le nécromancien décida qu’il était temps d’arrêter de se morfondre. La mort était une chance de vivre une nouvelle vie. Il avait son travaille, Ebiko et Ushio. Et pas grand-chose d’autre. Wahou. En quarante ans, il avait pas vécu grand chose. Cette réalisation donnait envie de se botter le cul. Il avait toute la mort pour faire quelque chose. Il n’avait jamais escaladé le Mont Fuji. Bon, en toute honnêteté, il était supposé le faire avec son ex. Mais il est mort avant. Joie. Du coup. S’il le faisait avec quelqu’un d’autre ? Oh, et puis, grâce à la mort, il a pu refaire un festival d’été. Ça lui avait manqué, ça !

Debout et dynamisé par l’envie de faire des choses – oui, moi aussi j’ai du mal à concevoir cette idée – il s’habilla pour sortir faire la fête et puis, il sortit de sa chambre.

« – Allez Andrea ! » hurla-t-il, presque. « En général, quand quelqu’un déménage, on fait la fête. Et toi et moi, on va aller s’amuser, juste pour une fois ! »

Le nécromancien souriait, vraiment. C’était une occasion de penser à autre chose. Et si l’autre imbécile – tu sais de qui je parle et il est toujours là – se pointait, Hoshiko l’aveuglerait jusqu’à ce que remort s’ensuive. Il n’avait pas l’envie ni l’énergie de gérer ce mec.
Le garçon reprit, avec plus de sérieux :

« Je sais qu’on a eu nos différents… mais c’est peut-être l’occasion de repartir sur une nouvelle base. Et surtout, c’est une occasion de juste profiter de notre mort. »

C’était certainement stupide et utopique d’y croire, mais Hoshiko avait envie d’y croire et d’avancer, même si ça signifiait continuer à traîner Andrea pour qu’elle aussi, elle avance.

« Alors, va t’habiller. Ce soir, on sort s’éclater, le meuble ! »

_______________

655 mots
PS : Si tu veux les faire sortir et que Hoshi utilise son pouvoir (qui va juste l'aveugler) sur l'autre idiot dans ton post, tu as ma permission
PPS : Je propose qu'ils aillent dans un endroit qui fait une fête style les années folles (oui, j'aime beaucoup cette période)
PPPS : si tu veux pas qu'ils sortent, ça me va aussi
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#16le 01.10.18 23:29
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À quoi l'on ressemble

feat. Hoshiko Ito


Ce qu'elle détestait le plus chez lui, ce qu'elle haïssait parfois chez Hoshiko c'était ses manières, trop discrètes pour être suffisamment directes mais qui pourtant la touchaient toujours en plein cœur, lui donnaient envie de hurler, de le frapper, son inactivité, sa propension à se laisser aller, de lui renvoyer tout dans la figure. Et pourtant, et pourtant là, il avançait et elle se trouvait incapable de l'encourager, de se réjouir de son avancée, elle restait clouée dans cet appartement et elle s'y sentait déjà un oeu plus seule. C'est comme s'il n'avait pas le droit de la laisser, elle l'avait accompagné, plus harcelé qu'autre chose depuis presque 60 ans, mais elle avait été là derrière chaque étape de sa vie, un peu comme si elle avait eu envie qu'on ait été là pour elle, quand elle était encore jeune, quand elle avait encore mal, quand elle était encore un minimum à l'écoute. Mais Andrea avait évolué, on aurait pu croire qu'elle avait mûri mais non, non elle avait plutôt régressé à un stade d'adolescente jalouse de tout. Hoshiko partait et ça la tuait de voir qu'il avançait, qu'il arrivait à prendre le large alors que le simple le fait de son inertie la mettait encore il y a trois heures dans une colère noire et une incompréhension crasse. Elle se sentait laissée derrière mais ne le dirait jamais, elle voulait qu'il y arrive, pour prouver à tout le monde, tout le monde, qu'eux, que des gens comme eux, comme lui, comme elle, pouvaient y arriver, pouvaient sortir du cercle vicieux. Engluée comme un papillon dans une toile trop grande pour elle, elle se rêvait des ailes.



Sans le lui dire, elle était fière de lui, derrière tout ce qu'elle lui avait reproché, derrière tout l'acide qui coulait de ses lèvres, l'amertume de son âme, la solitude de ses os, la tristesse de sa voix, la mélancolie de son regard, le déni de ses sourires, derrière le mensonge, l'acte surjoué, la fuite et la course en avant, derrière tout ça, elle était fière de lui. Dans son coin de chambre sombre aux volets fermés, cherchant la quiétude entre les deux pelages doux et rugueux de ses lions, Andrea avait trouvé le refuge qui apaisait un tant soit peu les vagues d'émotions qui lui passaient à travers son corps trop fragile, à travers son esprit trop étroit. Il tapait déjà à sa porte, c'était trop tôt, c'était trop vite, c'était trop tout, ce qui ne l'empêcha pas d'ouvrir la chambranle à la volée devant un nécromancien trop enjoué, était-il ivre depuis les quelques minutes qu'ils s'étaient chacun octroyé ?



« Tu as bu ? »


Les lions levaient la tête d'un air ensommeillé, ils connaissaient le colocataire, jamais ils ne s'attaqueraient à lui volontairement, mais elle avait toujours du mal à le comprendre. Il y eût cependant une chose, une simple et petite chose qui fit basculer son attention toute entière, il venait de prononcer son prénom et c'était inhabituel, entre eux généralement volaient des noms d'oiseaux, des surnoms ridicules, des noms de famille à la rigueur. Mais pas maintenant, maintenant venaient de sortir de ses cordes vocales, son prénom, en entier. Elle crocheta ses yeux bleus azur dans les siens sans le vouloir, elle l'écoutait presque religieusement, Hoshiko n'était plus une menace, il n'était plus un rival, il n'était plus ce symbole d'opposé parfait. Hoshiko lui proposait de sortir s'amuser comme deux amis, et toute absurde que cette suggestion était, un immense sourire carnassier aux lèvres la réponse ne faisait aucun doute.



« T'as intérêt à t'habiller mieux que ça je te préviens, si on sort, on ne le fait pas à moitié ! »

Elle avait déjà une idée très précise de là elle voulait aller, et le nez dans la penderie elle ressortait ses plus beaux looks des années folles, les jupes en fins traits de soie, les couleurs profondes, des plumes, elle relevait déjà ses longs cheveux en chignon élaboré, mèches plaquées sur le front. Elle ne s'interrogeait absolument pas sur le fait qu'Hoshiko n'aimait peut-être pas cette époque, ou tout simplement qu'il n'avait peut-être rien qui ne corresponde à ce qu'elle avait en tête dans ses affaires, comment pouvait-il réellement savoir en même temps, alors qu'elle ne lui avait rien dit. Dans un soupir à fendre l'âme d'un caillou elle ouvrit la porte à la volée, poussant de sa voix douce et aiguë.



« Dis, t'as de quoi t'habiller dans le style des années 20 ? Disons, français?Non parce que sinon on va faire du shopping avant !  »

Elle était déjà à moitié habillée, déjà coiffée, mais elle était Andrea, ça ne la dérangeait pas le moins du monde de sortir comme ça, même pour aller faire les magasins, et puis elle aurait pu porter un sac poubelle qu'elle aurait toujours été belle. Elle gloussait à l'idée d'imaginer la tête renfrognée de Hoshiko au fur et à mesure qu'elle écumerait les rayons. Elle attendait la réponse de son futur plus colocataire, ceci dit, s'il avait déjà ça dans sa garde robe, ça leur ferait gagner du temps. Elle se regardait dans son grand miroir en pied, ajoutant un long sautoir de perles de culture autour de son cou, chaussant sa tête d'un chapeau cloche sombre et un large châle pour couvrir ses épaules que sa robe bleu de prusse. Elle finit par sortir de sa chambre, elle ne savait pas s'il lui avait répondu et qu'elle ne l'avait pas entendu ou si tout simplement il l'avait ignorée, mais elle s'impatientait déjà.



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#17le 13.10.18 2:41

Un meuble et un bon à rienazucar, azucar negraNon, il n’avait pas bu. Il n’était d’ailleurs pas un grand fan d’alcool, réservant ça à… et bien. À rien. Et puis, cette phrase. Clairement, il n’y avait aucun espoir qu’Andrea puisse changer un jour, si elle commençait déjà comme ça.

« – T’as intérêt à mieux t’habiller que ça, je te préviens. Si on sort, on le fait pas à moitié ! »

Le nécromancien leva ses bras et admira sa tenue, prêt à riposter... Oui, bon, elle n’avait peut-être pas tort. Cette tenue manquait cruellement de classe. Mais hé, c’était pas sa faute. Enfin, si, un peu. Mais ça fait longtemps qu’il est plus sorti. Et encore sortir pour aller à une soirée folle – une soirée au thème des années folles. D’accord, il avait besoin de faire du shopping, de toute évidence.

Excusez-moi, je me suis arrêté pour mettre une musique d’ambiance. Mais je me suis laissé emporté par les années folles. Comme tout le monde, d’accord ? Ne me jugez pas.

« – On va devoir faire du shopping, de toute évidence... le gamin (entre les deux) fit une pause. Et je fais confiance à ton jugement. Après tout, tu es… une experte en habit. »

Oui, il allait la traiter de vieille en disant qu’elle avait traversé cette époque, mais il n’allait pas non plus la descendre, pas ce soir. Aujourd’hui, ils faisaient la paix. Tout du moins, temporairement. Et puis, elle était véritablement une icône de la mode. Il était persuadé qu’elle aurait pu faire carrière et devenir modèle. Ou créatrice.
Et – et excusez-moi, mais j’ai du mal à ne pas les imaginer danser, rayonnant. Que ce soit le foxtrot ou la salsa. Vous saviez qu’ils dansaient tous les deux divinement bien ? C’était l’un de leurs rares points commun. D’ailleurs. Oh, oui. De la salsa. Je parle de la danse, pas la sauce. Quoique, Hoshiko est équipé pour les deux. Mais je ne ferais pas l'affront de les faire danser. Tout de suite. C'est pas une télénovela non plus.

Mais par contre, le nécromancien n'avait pas la moindre idée de la différence entre le style français et... le reste. Il n'avait pas vécu cette époque, d'accord ?

Andrea passa donc une dizaine de minute à lui expliquer la différence entre le style français et américain, soit la différence entre le style des Roaring Twenties et des Années Folles. Même période, très proche, mais pas pareille.

« – D’accord, d’accord, donc on part sur le français. Tu connais au moins une boutique ?

_______________

423 mots ; ft. @Andrea E. Darlington
Désolé, j'avais pas plus d'idée et je crois que je suis un peu dans les vapes en vrai, mais j'avais vraiment envie de répondre mais je crois que j'ai dis n'importe quoi. Oops. Si ça pose problème, je peux réécrire, il n'y a pas de soucis.
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Mais il faut pas que tu désespères, perds pas espoir : "promis juré qu’on la vivra notre putain de belle histoire". Ce sera plus des mensonges, quelque chose de grand, qui sauve la vie qui trompe la mort qui déglingue enfin le blizzard. ▵ Joy
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#18le 04.12.18 21:41
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À quoi l'on ressemble

feat. Hoshiko Ito


Pendant une micro-seconde elle s'accorda le droit de soupirer, le regardant de haut en bas en jugeant son style, ouais, pour les années folles il allait y avoir du progrès à faire, surtout qu'apparemment iil n'avait aucune notion de base en la matière, semblait-il. Elle leva un sourcil circonspect, non pas qu'il s'habillait mal habituellement, mais là où elle voulait l'emmener, clairement il lui fallait quelque chose de plus seyant. Elle renonça presque immédiatement à lui demander s'il possédait au moins un costume dont ils auraient pu tirer au moins le pantalon, mais elle connaissait Hoshiko depuis suffisamment longtemps pour se douter que sa dernière sortie devait dater des années 40, et qu'il n'était sûrement pas en smoking. Sans un mot et presque sans aucun geste, juste un léger mouvement de main qui signifiait de l'attendre, elle s'engouffrait à nouveau dans sa chambre pour attraper un petit sac à bandoulière rond en cuir usé dans lequel elle engouffra tout ce dont elle avait besoin, notamment son chéquier et du nécessaire à retouches à maquillage.



Elle ressortit presque immédiatement, fin prête à partir, le détaillant une nouvelle fois, s'arretant une nouvelle fois, elle avait plusieurs endroits en tête et n'avait pas encore décidé de où l'emmener. Elle savait ce qu'il pensait, elle pouvait presque le lire dans ses yeux, et ce qu'elle y voyait l'irritait mais elle voulait maintenir cette faible entente qu'ils avaient réussi à créer, au moins pour ce soir. Elle tiqua tout de même, la flatterie ne le mènerai à rien, mais elle comprenait son effort et tentait de respecter sa volonté de désamorçage de la bombe Darling, Andrea.



« Tu peux le dire tu sais, je n'ai pas honte de mon âge. Je les ai vécues, ces années là. Je n'ai été modèle que bien plus tard, mais ça ne m'empêche pas de me souvenir de la mode de cette époque sur le bout des doigts. Oh. »


Marche arrière, elle se dispersait, elle pensait déjà à autre chose, elle ouvrait de nouveau sa porte à la volée, la laissant ouverte cette fois-ci, juste le temps de fouiller dans un coin où les papiers s'éparpillaient et s'entassaient, et malgré leur apparence ils étaient très bien rangés. Et de sous une pile elle sortit un vieux magazine de mode et de tendances aux pages jaunies, daté de Mai 1927. Bien au dessus dans la pile se trouvaient également des magazines, dont elle avait pu faire la une, certains où elle figurait, mais ils ne s'intéressaient pas à cette période présentement. D'un geste victorieux, toujours accroupie sur le sol devant ces piles de journaux et autres papiers peu importants, elle avait trouvé ce qu'elle cherchait. Sur la couverture, un couple nonchalamment assis, formant un duo de top-modèles typiques de l'époque, la femme arborant un habit similaire à celui d'Andrea, l'homme en pantalon à pinces, chemise blanche, veston en satin sans manche et nœud papillon, chapeau à bords définis. Se relevant, victorieuse elle tendit le quotidien à Hoshiko, précautionneusement tout de même au vu de l'âge de l'objet.



« On va essayer de te trouver un truc dans le genre, je suis sûre que ça t'ira comme un gant, même si je pense qu'on pourrait également opter pour des bretelles et dans ce cas dire adieuau veston mais... Il faudra que tu essaies pour qu'on soit sûrs. »

Elle avait déjà une idée très précise de ce qu'il faudrait qu'il porte idéalement et dans une moue satisfaite elle attendait de voir sa réaction, craignant qu'il grimace et rejette totalement l'idée, mais en même temps, le relooking pour la soirée avait eu son accord un peu plus tôt, et elle n'apprécierait décidément pas s'il revenait sur ses paroles, mais il ne semblait pas si contre finalement. Dans un haussement des épaules et lassée d'attendre elle se dirigea vers la porte d'entrée, oubliant tout bon sens toute à sa soirée qui la ravissait, l'ouvrant à la volée.



« LA PENDUUUUULE DE L'ENTR- »

Elle avait déjà refermé la porte d'un coup sec, ce bon à rien était encore là ! Il avait prévu de passer la nuit à camper devant leur porte ou quoi ?! Jetant un regard agacé à son colocataire qui n'y était pour rien elle siffla ses lions d'un coup sec avant de rouvrir la porte pour les laisser passer, en courant. S'il y avait carnage, elle n'aurait qu'à dire que ce n'était pas elle. Ou que l'autre trisomique du samedi était entré sans permission, se faire croquer les fesses par deux lions ne devait pas représenter un crime capital dans le monde des morts, surtout s'il était entré par effraction, et un pied dans une porte représentait à ses yeux une effraction, et encore moins quand on s'appelait Andrea Darlington. Qui s'empressa de rouvrir la porte, le chemin était libre, ses deux bestioles retrouveraient leur chemin et l'attendraient devant la porte, tant pis pour les collocs.



« Bon débarras, allez viens ! »

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nécromancien
#19le 05.12.18 15:54

Un meuble et un bon à rienapprends à la fermerDehors, c’était la nuit. Dehors, c’était l’étranger. Dehors, c’était un autre monde. Ici, c’était un coin paisible, pendant une fraction de seconde, c’était un foyer, calme et doux. On en oubliait le bruit dehors. Ce n’était pas un paradis, non, loin de là. Mais, pendant un court instant, pour Hoshiko, cet endroit avait la mélodie d’une famille.
Une mélodie qui serrait son petit coeur brisé.

Dans le fond, s’ils étaient similaires, Andrea et lui, ils ne se comprenaient pas vraiment. Un problème de communication. Mais comment la blâmer ? Lui-même ne se comprenait pas. C’était l’enfer, c’était la vie. On dit que l’Enfer, c’est les autres, c’est un mensonge. On crée son propre enfer, se plongeant dans les doutes, se plongeant dans l’anxiété et le stress, même si les autres humains sont cruels et bêtes. Nous aussi, on l’est. Alors, on survit entre ces dégâts, et on rit, on brise la misère avec un rire, un sourire.
C’est pour ça que depuis si longtemps, Hoshiko prétend la joie, qu’il sourit et qu’il tente d’être bon. Il contrôle sa propre vie, alors qu’à l’intérieur, c’est souvent la misère. À l’intérieur, c’est souvent la guerre, l’envie constante de hurler, de pleurer, incapable d’accepter la trahison des siens, incapable d’accepter un corps peu en accord avec ses devoirs.

Pourtant, il est mort. Et aujourd’hui, il faut avancer, alors, malgré ces refus, il fait semblant et prétend qu’il avance tout en faisant du surplace.

Andrea, pour une fois, lui fait la morale, elle ne s’en rends pas compte, mais elle lui a donné un conseil essentiel : il faut accepter les choses telles qu’elles sont. Andrea assume son âge, sa mort. Elle assume sa condition de zombie.

Hoshiko n’est pas capable d’admettre qu’il puisse aimer.

Vous saviez qu’il n’avait jamais dit “Je t’aime” ? Même pas à son premier amour, qui était partagé. Incapable d’avouer ces mots trop douloureux. Incapable d’admettre qu’il puisse ne pas faire parti de la norme. Cette même norme qui a finit par le tuer, qui a failli le trahir.
Il est mort parce qu’on lui a dit qu’il n’était pas normal, on le lui a fait comprendre.

Mais elle, elle est déjà passé à autre chose. Qui l’aurait cru ? Eux, qui n’étaient qu’une ombre et qui répétaient inlassablement les mêmes scènes. Pourtant, aujourd’hui était si différent. Aujourd’hui était différent car ils ont brisés leur cercle vicieux.
Ensemble, ils ont fait un pas devant.

C’était le premier jour du reste de leur mort. C’était le moment de leur existence où ils pouvaient devenir ce qu’ils voulaient ; le même moment où ils ne savaient pas encore ce qu’ils voulaient. La mort était un endroit vaste, plein de mystère et de regrets. Mais ils avaient avancés, même si ça signifiait se quitter, quitter cette stabilité, quitter ses habitudes.

Hoshiko faisait de son mieux, mais il n’écoutait qu’à moitié. Un regret, peut-être, d’avoir accepter le changement. Il avait peur. Le nécromancien appréhendait l’avenir. Ne pas savoir à quoi s’attendre ; c’était terrorisant. Pourtant, l’inconnue était une grande part de la vie. Demain était fait de n’importe quoi.

Demain, c’est un lointain ailleurs.

La zombie avait décidé d’un plan d’action, direction les boutiques. Hoshiko allait devoir essayer des vestons et des bretelles. Bon, il faisait confiance au goût de l’ancienne modèle. Elle a toujours eu bon goût.
En sortant, elle réussit à prendre le chanteur de bas étage au piège, les lions le prenant en chasse. Parfait. Au moins, l’univers en serait débarrassé.

Voir le nécromancien accompagné d’Andrea était une vision rare, voire improbable. D’autant qu’ils ne se disputaient pas, Hoshiko riant encore de l’air apeuré du chanteur de pacotille. C’était une bonne chose. Ils finirent par sortir du bâtiment, les immeubles illuminants Tokyo, comme des milliards d’étoiles en pleine ville.

La nuit était tombée.

Dehors, c’était la nuit. Dehors, commençait une nouvelle vie.

_______________

639 mots ; ft. @Andrea E. Darlington (CE RP A PLUS D'UN AN, TANT D'EMOTION.) & Fin.
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