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Un meuble et un bon à rien
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#1le 15.10.17 0:49
je t'avais oubliéJusqu’à présent, la journée avait été très bonne. Il avait fait un superbe soleil tandis qu’octobre avançait déjà à grand pas. Il était agréable de pouvoir profiter encore un peu de la chaleur estivale alors que l’automne s’annonçait. Bientôt, les magnifiques feuilles multicolores s’envoleraient avec certains chagrins et peines qui rongeaient les cours. Hoshiko songeait à un spectacle d’automne. Il lui faudrait du matériel. Mais il avait encore le temps.
Au travail, qui avait été double aujourd’hui, tout s’était bien déroulé. Il n’avait fait tomber aucune assiette, renverser aucun vase, les gens avaient été agréablement poli et respectueux. Une journée qui redonnait foi en soi et en l’humanité. Et rien ne pouvait gâcher une bonne journée ! Surtout pas quand on apprenait qu’il y avait encore de la glace au yaourt dans le congélateur et qu’en plus, elle était à notre nom et que, joie et papillon, l’appartement se trouvait miraculeusement vide, le laissant le plaisir de profiter de sa (oui, c’était pratiquement la sienne à ce stade-ci, en garde partagée avec Orpheus) cuisine. Honnêtement, Hoshiko pataugeait dans le bonheur et rien ne pouvait l’énerver.

Sauf peut-être un petit orage, du nom d’Andrea Darlington, aussi connue sous le très charmant nom de Darling. Hoshiko prononçait ce nom avec dégoût dès qu’il en avait l’occasion.
Andrea n’était pas quelqu’un de mauvais, non…
Andrea, c’était un meuble magnifique mais qui jurait avec les couleur du salon, et qui se trouvait malheureusement sur votre chemin, le jour où vous n’aviez pas de chaussure, laissant votre pauvre petit orteil s’écraser contre la matière solide.
Andrea, c’était une glace de votre parfum préféré qui serait tomber sur les traces fumantes d’un chien, une coquille dans une impression qui aurait dû être parfaite, une tâche sur un tableau d’un peintre réaliste.
Pour résumer très simplement, Andrea était la tumeur de la vie d’Hoshiko et probablement la chose la plus détestable qui lui soit arriver. Après sa mort, bien sûr.

Heureusement, cependant, elle n’était pas dans les parages, et il pouvait profiter de la compagnie forte élégante de Stoker et de son délicieux roman vampire, au charmant nom de Dracula. Il avait hésité à lire (pour la troisième fois) les aventures de la petite Dorothy qu’il affectionnait tant. Mais la pauvre avait déjà vécue bien des péripéties et Hoshiko mourrait de découvrir des contrées lointaine. C’est avec quelques biscuits qu’il lisait les aventures de Jonathan Harker et ne vit point le temps s’écouler. C’était fou comme le temps pouvait passer. Une petite averse passa, ce qui eut l’effet d’agiter un peu les animaux de la demeure (sauf l’imperturbable lion de la lionne). Mais bien vite, tout redevint calme…
Jusqu’au retour de la charmante et parfaite petite princesse, ce vieux meuble qui pourrissait l’existence de Hoshiko, ainsi que la beauté du salon.
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#2le 21.10.17 15:45



À quoi l'on ressemble

feat. Hoshiko Ito


Elle était fatiguée autant qu'il était humainement possible d'être fatigué, ce qui la rendait d'encore plus méchante humeur que d'habitude, un rien lui faisait prendre la mouche comme pour hurler au monde entier qu'elle était fatiguée, qu'elle voulait dormir sans cauchemars pour une fois, qu'elle en avait marre de gérer parfois les clients difficiles du salon. Le seul réconfort qu'elle voyait à présent se profiler sous les yeux était le calme de l'appartement, la douceur de la solitude qu'elle fuyait pourtant bien souvent. Mais là, pour les quelques heures qui la séparaient de son retour dans son établissement, elle voulait savourer ces seuls instants où elle n'avait plus ce besoin incompressible de tout contrôler.


Mais tout ne se passait jamais comme elle le désirait, il avait fallu qu'au moment de tourner la clef dans la serrure elle entende le bruit agaçant des dents croquant dans des biscuits, elle n'avait aucun doute sur le fautif, celui à qui appartenait les quenottes qui grignotaient les sablés comme un rongeur faisait son terrier dans votre canapé. Hoshiko était son plus ancien colocataire, elle avait été témoin de sa bien trop longue mort à son avis. Elle ne savait pas par quoi commencer de sa longue liste lorsqu'on lui demandait ce qui l'énervait autant chez lui. Elle ne savait pas bien mais c'était immédiat, il lui donnait de l'urticaire. D'abord il avait commencé par se claquemurer dans l'appartement dans ses jeunes années de mort, lui bouffant peu à peu l'espace qu'elle était si peu habituée à partager, mais en plus il avait eu pile poil la réaction qu'elle ne supportait pas, cette fuite, ce qu'elle s'était poussée à ne pas faire alors que lui y cédait si facilement. Ça avait beau s'être amélioré, ça avait marqué à tout jamais la relation entre ces deux là.


Hoshiko l'horripilait, son inactivité, sa passivité par rapport aux choses, il était l'inutilité de sa vie, celui qui ne servait à rien mais était là quand même sans qu'elle ne réussisse à s'en débarrasser. Il traînait derrière lui ce qui était le plus proche de la misère aux yeux d'Andrea et elle renifla bruyamment en entrant dans l'appartement, claquant la porte bien plus fort que nécessaire. J'espère que j'ai dérangé ta lecture. Avançant avec grâce tandis que Memphis venait se coller à ses talons, content qu'elle soit rentrée, ça en faisait au moins un. Elle passa derrière le canapé dans lequel il était INUTILEMENT avachi sans lui adresser plus d'un regard en coin, reniflant bruyamment de mécontentement. Andrea avait prévu de l'ignorer royalement, vraiment, mais le bruit insupportable de son grignotage usait de plus en plus sa patience légendaire, en plus elle était sûre qu'il mettait des miettes partout, ça ne serait pas étonnant vu comme elle le trouvait négligé. Pourtant elle connaissait les qualités du japonais, elle les connaissait très bien, elle préférait juste les enterrer sous tout ce qu'elle voulait lui reprocher.



« Tu vas continuer longtemps à te goinfrer ? »

Une pique typique signée Darling, du passif-agressif sans aucune raison valable, elle déversait juste son ennui, de le voir là, de le trouver là où elle pensait pouvoir être enfin seule. Il fallait que Hoshiko soit là, il lui semblait qu'il était toujours là, toujours dans son collimateur, toujours là pour qu'elle ne puisse pas se reposer, pour qu'elle ne puisse pas laisser un seul instant son manteau au placard. Elle soupirait lourdement, se dirigeant lentement vers la cuisine, une potion déjà sortie de son sac, prête à être diluée pour qu'elle puisse conserver son physique avantageux et sa beauté légendaire. Franchement, elle avait passé une sale journée et il ne lui semblait pas que ça allait finir de sitôt, franchement elle avait la guigne.



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#3le 22.10.17 20:40
cassez-moi les doigts, je sais pas...Ô belle Andrea, que tu déranges, que tu perturbes. Ô belle Andrea, tu es de trop, trop présente, mais pas assez vivante, tu es comme une ombre qui gâche la lumière.
Ton venin de vipère, un venin acide qui brûle la peau.
Ô belle Andrea, va t’faire, on veut pas savoir, on veut pas t’entendre.
Et pourtant, elle critique, elle qui n’est pas mieux, suivi d’une violente bête domestiquée, elle tire Hoshiko des mots de Jonathan. Il grogne, elle le fait râler. C’était la seule personne qui le mettait dans cet état, qui était réciproque. Ils grinçaient des dents, ils se détestaient. Est-ce que c’était vraiment le cas, ou n’était-ce pas, à la place, ce sombre reflet qu’ils affichaient, se rappelant l’un l’autre ? Des êtres qui n’étaient plus vraiment là, qui pouvaient se briser à n’importe quel moment, de fragile porcelaine de l’esprit.

Andrea avait brisé la tranquillité, le silence et le repos dont Hoshiko profitait. Garce, n’hésita-t-il pas à penser. Pourquoi ‘amusait-elle à le critiquer, plus que les autres, plus fort aussi. Qu’est-ce qu’il avait de plus ? Ou plutôt, qu’est-ce qu’il avait de moins… Elle avait été là depuis le début, ne montrant aucun soutient, ne montrant aucune envie d’être de lui, de cet endroit. Elle régnait. Elle avait les allures d’une reine. Trop parfaite, trop grande pour être proche de la populace mais qui devait diriger ces pauvres petites âmes. C’était une impression, probablement fausse. Il n’en avait rien à faire, mais ses remarques, sans savoir pourquoi, le touchait à chaque fois. Elle était un ouragan dans sa tête, dans son coeur, dans son âme.
C’était comme s’entendre soi-même, mais avec une autre voix. Elle trouvait tous les reprocher qu’il se faisait à lui-même.

« – Et toi, chérie, tu veux pas arrêter d’exister ? » lança-t-il sans lâcher son livre, mais il arrêta de manger, probablement parce qu’il y songeait déjà et pas parce que l’autre là, lui avait dit. « Tu sais, histoire d’arrêter d’emmerder ton monde... »

Le mal-être, tous les deux l’avaient, ils vivaient avec en permanence, comme un poids sur les épaules, la dépression, toujours là, sans les quitter, qui  dansaient, les caressaient, rappelant à quel point il n’en valait pas la peine. Ils avaient raison, mais il n’y avait plus d’échappatoire à soi-même.
Il avait peut-être trop dit, pas assez parlé. On s’en foutait.
Qu’elle soit là donnait envie à Hoshiko de monter dans la mezzanine, rester dans son coin. N’avait-elle pas la place pour rester dans son coin sans lui casser les pieds ? Ou alors, il allait bouger lui. Mais avant même qu’il puisse se bouger, voilà que Arashi débarque et saute sur ses genoux, à croire que le chat veut qu’on crève l’abcès. Connard, va.

Et donc, les voilà, tous les deux dans une pièce, coincés, là où ils veulent pas se voir. Il est quelle heure ? Faudrait pas oublier le souper. Mais bon, quitte à attendre la bonne heure, autant se taper la causette avec le vieux machin qui est là depuis quelques siècles.
« – Et sinon, » la vieille, « Ta journée était comment ? »
Il en avait rien à foutre, pourtant, il demanda quand même. C’était ce genre de conversation obligatoire, le supplice de la vie..
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#4le 25.10.17 21:14



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Le problème avec eux, avec eux deux, c'était qu'ils touchaient juste, ils faisaient mouche et se blessaient toujours plus comme deux enfants qui se battent pour avoir l'avantage. Andrea et Hoshiko étaient deux enfants qui se sentaient menacés l'un par l'autre, qui se sentaient en danger, qui se sentaient trop à leur place mais qui campaient sur leurs positions. Il n'y avait pas de victoire, jamais de match gagné sans un goût amer et une atroce impression de mal être mais c'est comme s'ils ne savaient faire autrement. Ils étaient là depuis si longtemps, coincés ensemble et pourtant Andrea savait très bien que son quotidien était habité du spectre, elle ne savait pas composer sans malgré tout ce qu'elle pouvait dire, tout ce qu'elle voulait croire. Grande reine qui se dirige vers la cuisine pour vider sa fiole d'impression de vie, de semblant d'humanité dans un verre d'eau, seule chose qu'elle pouvait avaler. Cul sec sans regard en arrière, symptômes qui refluent,
soulagement passager sur fond de dispute qui se profile.



« Ça te ferait trop plaisir voyons. »

Elle attrapait son livre sans demander la permission, le coupant de son activité favorite. Regardant à peine la couverture d'un air dédaigneux, vraiment il se trouvait des passe-temps à la hauteur de ses ambitions. Nulles. Plus le temps passait et plus elle avait l'impression qu'il le faisait exprès pour la provoquer, plus elle avait envie de hurler. Elle se contentait de s'appuyer sur le dossier du canapé,
Memphis couché à ses pieds, lui lançant négligemment son livre sur l'abdomen pour lui rendre. Franchement elle se demandait pour qui il se prenait pour se permettre ce genre de remarques alors qu'il n'avait rien accompli de sa mort alors qu'elle n'osait plus compter le nombre d'années qu'il traînait sa carcasse à Brossard.



« Tu veux dire le monde que tu ignores ou celui que tu te construis dans l'espoir que personne ne remarquera à quel point tout ce que tu fais est vide de sens ? »

Elle était méchante, vraiment, elle voulait le faire réagir, elle le provoquait exprès, parce qu'elle ne retirait jamais une aussi grande satisfaction de quand il se mettait en colère, de ce moment où ses yeux s'allumaient et où elle avait l'impression d'avoir quelqu'un de vivant devant elle, et non plus la fraude pour laquelle il se faisait passer. Il n'y avait aucune victoire mais il y avait toujours combat, elle préférait l'affrontement à la solitude ou à l'ignorance, elle préférait le voir enrager écume aux lèvres plutôt que sombrer dans ses pauvres passions abrutissantes. Elle aimait lire pourtant Andrea, elle adorait ça, mais elle n'aimait pas le voir affalé à s’empiffrer plutôt que de se bouger. Le lion grogna à ses pieds,
elle se leva de son appui peu confortable, son corps si frêle, si faible supportant mal la position statique trop longtemps.




« Pas finie. Il y a la journée et la soirée, et de plus en plus de zombies arrivent. Tiens rends toi utile. »

Il y avait bien une chose pour laquelle il lui était utile, sa capacité, son don,
de nécromancien, il pouvait éventuellement la renseigner sur ses pairs, elle pouvait tâter le terrain pour savoir s'il savait, s'il connaissait plus de mauvais nécromanciens prêts à transformer de pauvres lémures n'ayant rien demandé à personne. Andrea était passée par là, elle savait, elle sentait encore ses chairs mourir, ses cheveux tomber par touffes, ses os fondre et ses organes brûler. Elle frissonnait inconsciemment.




« T'es-tu rendu compte d'une augmentation de zombifications ? »

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#5le 27.10.17 20:20
ways to be wickedHoshiko releva la tête et voulu protester mais il ne fit rien. À la place, ce fut un long soupir plaintif. Ca commençait à être une habitude de critiquer ses goûts : vêtements, cuisine, livre. Tout ce qui passait sous la main de la zombie quatre fois centenaires.  Il leva les bras à moitié vers le ciel. Comme elle voulait. Après tout, c’était pas lui qui pouvait l’empêcher de faire quoique ce soit.
Le chat décida de s’enfuir aux mouvements brusques, pour pas une fois changé. Au moins, le nécromancien pouvait se lever, ce qu’il fit par ailleurs, se dirigeant vers Andrea, qui lui renvoya le livre sur l’abdomen. Merci, pétasse n’hésita-t-il pas à penser, ignorant l’autre remarque. Il n’avait pas envie de s’énerver.

Et il se dirigea à nouveau vers la cuisine. Au même moment, il eut la réponse à sa question de politesse. La population zombie. Elle avait toujours été un gros problème ; pas au niveau de la race, car se faire avoir pouvait arriver à tout le monde. Hoshiko aurait pu se faire avoir, surtout dans ses premières années de détresse. Non, le problème était ces nécromanciens qui cherchaient à se faire de l’argent, peu importait les conséquences. Cette idée énervait le garçon aux cheveux bleus. Le soixantenaire se retourna vers sa colocataire depuis cinquante ans au moins, elle qui se refusait à quitter cet endroit, pour simple excuse qu’elle avait peur d’être seule, vraiment seule, peur d’être ignorée. Hoshiko était persuadé qu’elle se faisait haïr uniquement pour cette sensation d’exister. D’une certaine façon, il vivait comme ça aussi. Peut-être était-il sortit de sa léthargie à cause d’elle ? Mais ce n’était pas une question qu’il voulait se poser.

Il chassa cette pensée et revint directement au sujet, les zombies. Ainsi que les nécromanciens avec peu de scrupules. C’était à cause d’eux que Miles et Andrea étaient dans cet état. Il en serra les poings, forçant la poigne qu’il avait sur un de ces livres qu’il chérissait tant. Les zombies avaient toujours été un sujet délicat pour beaucoup de gens. Mais il ne faisait aucun doute qu’il était beaucoup trop sensible, mais c’était pour cette raison qu’il veillait à ce qu’il y ait toujours des potions pour zombies, qu’il faisait le week-end, disponible dans les placards communs

Cependant, malgré leurs (fréquents) désaccords, Andrea et Hoshiko étaient utiles l’un à l’autre. En cas de force majeur, ils avaient tendance à se faire confiance, à s’entre-aider. Il était heureux que leur demeure commune n’eut jamais été menacée, que ce soit directement ou indirectement.
« – T'es-tu rendu compte d'une augmentation de zombifications ? » C’était donc ça qu’elle désirait.
« – Non, » lâcha-t-il, « il y a deux fois moins de zombies que le mois passé... » Il soupira. C’était détestable, ce qui arrivait, ce qu’il se passait. Il s’était coupé lui-même. Aucun doute que l’information allait énerver Andrea. « Mais il y a une… rumeur. Attends. »

Il quitta la pièce, fonçant dans sa chambre chercher une farde, remplie des dernières nouvelles de Nécronews. Il aimait rester informer sur les dernières tendances et recettes pour les potions, ainsi que les nouvelles sur les mondes des nécromanciens… sans compter la liste des nécromanciens recensés comme zombificateurs.
Hoshiko revint aussi vite qu’il était parti, étant donné que son classeur ne changeait que rarement de place.
« Voilà déjà la liste des derniers zombificateurs trouvés. Je suppose que ça t’intéresse. » Il fit une pause, pour se préparer mentalement. « C’est étonnant que tu ne sois pas abonné à un magazine ou un journal qui pourrait te donner ce genre de renseignements... » Il eut un petit rire, qui mourut rapidement. Il prit une grande inspiration : « Il y aurait un groupe de nécromanciens qui s’amuserait à zombifier pas mal de monde. Mais bon, c’est qu’une rumeur ! » Ses mots avaient rapidement enchaîné la nouvelle « Et puis, on a comptabilisé moins de zombification ! Sans aucun doute que cette histoire est pas possible, pas vrai ? »

Hoshiko détestait toute cette situation.
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#6le 30.10.17 23:07



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feat. Hoshiko Ito


Elle l'entendait soupirer et c'était bien là le problème, tout le problème, dans sa si longue mort Hoshiko était un de ceux qui s'accrochaient, comme un virus qui s'étend, comme une maladie dont on ne guérissait pas, une maladie dont personne n'avait encore trouvé l'antidote. Elle ne trouvait pas la solution, pourtant elle était si habituée à trouver, si habituée à gagner. Mais il était là, il était toujours là, ses soupirs, ses livres, sa présence, partout. De par leur passif elle le haïssait, de par leurs natures, ils ne se reconnaissaient pas. Elle était ce que sa race avait crée de pire, il était ce que sa race avait apprit à craindre le plus. Il n'était pas de ceux là,
elle était de ceux là, elle craignait les nécromanciens, elle travaillait avec eux,
elle n'avait pas le choix, elle ne le craignait pas, il reconnaissait sa souffrance.



Elle se souvenait, dans sa mémoire, dans ses chairs, au plus profond d'elle même, le traumatisme à sa source, et la douleur, la douleur qui ne s'arrêtait jamais. Elle regardait sa main si parfaite, sa main fine et blanche, sa main par laquelle le retour de l'enfer revenait toujours en premier. Elle se souvenait, de ses cheveux tombant par poignées, de la sensation de ses organes se liquéfiant. Elle se souvenait, de sa peau qui s'effritant comme trop brûlée par un soleil sans filtre.
Elle se souvenait du goût amer, de la déception, de la souffrance, de la bile envahissant son œsophage. Elle se souvenait de tout, comme si c'était hier, comme si le cauchemar n'en finissait pas, elle souffrait en elle, à l'intérieur à chaque fois qu'un nouveau zombie passait la porte de son établissement.




Elle ne le blâmait pas pour ça, elle savait qu'il n'était pas de ceux là, mais sa souffrance s'ouvrait comme le vide sous ses pieds. Elle avait l'impression qu'ils étaient de plus en plus nombreux, conséquences de ses cauchemars qui la laissaient vide, pantelante, ceux dont elle ne parlait jamais, ceux qu'elle tentait d'ignorer, ceux qui la meurtrissaient autant qu'elle les passait sous silence. Coup au cœur quand il lui annonce qu'il y en a moins que le mois passé, elle pense qu'il ment, elle pense qu'i ne se rend pas compte. C'est parce que tu ne le vis pas, connard. Mais ça ne dure pas longtemps, nouveau coup au cœur, une rumeur,
elle déteste les rumeurs, les rumeurs partent toujours soit de jaloux, soit d'une vérité qu'on tente de cacher, et qui serait jaloux des zombies ?

Il ne comprend pas, il ne comprendra jamais, et même dans sa haine, dans sa colère, elle ne lui souhaite pas, elle ne souhaite pas qu'il la voie atteinte, elle ne souhaitera jamais ça. Pas même à lui. Il quitte la pièce, elle ferme les yeux, repousse la nausée toujours plus présente, elle ne peut pas vomir, elle ne peut rien vomir, elle n'a pas mangé depuis si longtemps, elle a déjà vomi le dernier repas.Il li ramène un de ces magazines qu'elle arrache presque de ses mains, avide de lire ce qu'il raconte sans s'avouer qu'elle y prête trop d'attention.




« Si j'étais abonnée, ce serait pire. »

Elle ne s'attend pas à ce qu'il comprenne, il ne comprendrait pas. Elle ne peut pas, ça lui fait trop mal, ça lui ferait trop mal de lire ce genre de choses régulièrement. Elle l'écoute, écarquille les yeux, elle a du mal à réspirer, nouvelle nausée, dire que c'est de l'amusement pour certains. Elle l'entend nier, nier tout,
il ne l'a jamais vue, réellement vue, celle qu'elle est en réalité, mais il a bien du en voir d'autres, il doit savoir.




« Qui s'amuseraient ?! »


Elle bout, toute sa haine remonte, sa colère, son incompréhension, ils étaient tous humains, tous. Mais certains se sont vus attribuer des pouvoirs et en ont joués au détriment de certains. Elle saisit une potion de son sac, une potion qui annule tout, elle est prête à tout ce qu'elle n'a jamais été capable de faire, même devant lui, celui qu'elle connait depuis si longtemps.



« Ce n'est PAS de l'amusement, veux-tu voir ? Ce qu'est l'amusement pour eux ? Voudrais-tu ne serait-ce qu'une seconde savoir ? Ce que c'est ? »

La fiole dans sa main tremble, tout son être tremble, elle éxulte ce qui est impensable à ses yeux, ce qui n'est pas pardonnable, ses si jolis yeux envoient des éclairs, son corps si frêle semble sur le point de se briser, il ne se rend pas compte,
il ne sait pas.



« Et d'où, de quoi, partent les rumeurs à ton avis ? »

Es-tu si aveugle que ça, toi que je pensais connaître si bien ?



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#7le 05.11.17 2:39
special kind of tortureElle s’énervait, elle criait. Pendant une fraction de seconde, Hoshiko trembla encore des hurlements. Pendant une fraction de seconde, seulement. Ce n’était pas une voix d’homme. Ce n’était pas celle de son père.
Il n’avait rien fait de mal. Il n’y avait pas de raison de paniquer. Il n’y avait rien à faire. C’était comme ça chez lui, malgré les années, il n’arrivait pas à oublier, à passer à autre chose. Les souvenirs revenaient tour à tour, les douleurs aussi, cet étrange goût de sang. Comment pouvait-il revenir à chaque fois ?

J’ai encore le souvenir de la rue étrangement vide, lorsque je suis rentré chez moi cette soirée-là. Je revois encore le salon, jaunis par le temps et l’ennui, d’une lumière monotone. Le repas silencieux d’une maison trop calme, beaucoup trop calme.
Puis la terrible question.
Avec qui étais-tu ? Il le savait parfaitement mon père, avec qui j’étais. La question étais surtout ce que je faisais avec lui. Ça aussi, il le savait, sinon il ne se serait jamais énervé.
Et cette douleur, cette terrible douleur qui me fait cracher le sang, le monde qui disparaît dans le flou. Je sais que lorsque la police viendra, mes parents passeront pour les êtres bons, qui ont supporté ma maladie, ce que j’étais.
Évidemment, j’ai toujours su que ça finirait comme ça, dans le sang. Et pourtant, je le revis encore cette mésaventure...


Hoshiko détourna le regard, ne pouvant plus supporter sa propre conscience qui lui rappelait à quel point il était monstrueux et indigne d’exister. Et la question d’Andrea, il n’y avait rien à faire, elle semblait plus perdue que lui, puis déroutée. Cette question ignoble. Il a déjà vu à quoi ça ressemblait d’être mort-vivant. N’avaient-ils pas des colocataires de la même race ? Ne maudissait-il pas suffisamment les siens pour avoir inventé cette malédiction ? Pas assez, apparemment.

« – Non, je ne veux pas voir ça. » déglutit-il. Non, je ne veux pas te voir réellement.

Ç’aurait été beaucoup trop. Trop à voir, trop à accepter. Ça les aurait rendu plus proche. Ils ne pouvaient pas l’être, se rapprocher de l’ennemi du reflet brisé de ce qu’il aurait pu être. Il valait mieux se détester plutôt que de s’accepter. Il préférait se détester.
Une sorte de fatigue le prenait. Il se frotta les yeux. Qu’y avait-il à faire sinon pleurer ? Rien, alors c’était ce qu’il fit. Absolument rien. Il n’avait rien à dire. Hoshiko pouvait être méchant avec elle, mais il ne pouvait pas être odieux. Garde ce dont tu as besoin de garder, de toute façon, il ne préférait sa haine, comme ça, il n’aurait pas l’impression d’être le seul à se haïr, elle qui n’était pas au courant d’à quel point il était anormal.

« – Les rumeurs, hein ? » Il leva les yeux aux ciels. Ce n’était que des rumeurs. « Soit elles sont des vérités qu’on veut cacher... » Puis, ils descendirent pour rentrer ceux de la blonde, « soit c’est pour donner l’impression qu’un mensonge est vrai. »

Hoshiko se laissa tomber sur le canapé, aux côtés de la femme, sans aucune forme de grâce ou de subtilité. Il n’avait plus la force pour la délicatesse. Cette chère demoiselle arrivait à le vider de toute énergie en à peine quelques phrases.
Comment pouvait-elle y arriver ?
Pourquoi pouvait-elle y arriver ?
Pourquoi est-ce qu’elle le haïssait autant ?

« – Pourquoi est-ce qu’on se hait, comme ça ? », une question qu’il avait énoncé à voix haute, sans s’en rendre compte.
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#8le 25.11.17 2:10



À quoi l'on ressemble

feat. Hoshiko Ito


En réalité elle le voyait souffrir, elle savait par quoi il passait, elle ignorait. Elle avait une capacité d'ignorance supérieure à la moyenne, elle savais faire fi de bien plus de choses que les autres. Elle savait tout au fond qu'il souffrait, elle ne voulait pas le voir, voir sa souffrance était accepter la sienne, et jamais elle n'avouerait souffrir, jamais elle accepterait d'avouer qu'elle est elle même en résonance avec cette douleur, cette insatisfaction, ce manque, ce besoin que personne n'arrive à définir. Ils étaient indéfinissables, impossibles à ranger dans une boîte. Ce n'est pas qu'elle ne voulait pas l'aider, elle ne savait pas comment, elle ne savait même pas comment s'aider elle même, le poids de Hoshiko pesait trop lourd pour ses frêles épaules, elle n'avait pas le courage, pas la volonté de faire un pas vers lui. Le comprendre revenait à se regarder, et elle ne voulait surtout pas se regarder.

Elle aimait croire qu'elle se connaissait par cœur, qu'elle savait ce qu'elle voulait, ce qu'elle désirait, ce dont elle avait peur. Là était le problème, elle voulait croire, croire qu'elle maîtrisait tout, mais elle n'arrivait même pas à se connaître elle-même. Alors elle était injuste, elle le blessait toujours plus pour fuir, se fuir et courir loin de ce que ses cauchemars marquaient en elle. Elle savait, elle voyait son conflit, elle avait envie de le rassurer comme elle aurait tant aimé être rassurée, mais jamais, jamais elle ne ferait ce pas là. Il n'aurait qu'à se débrouiller. Débrouille toi avec tes souvenirs, j'ai les miens qui me tiennent chaud la nuit.



Il lui renvoyait bien, ses paroles touchant juste, juste là où ça faisait mal, là où on oubliait pas et là ou ça restait. Bien sûr que non, évidemment qu'il ne voulait pas voir.
Tout sauf ça, personne sauf ceux de sa race voulaient voir. Et malgré les siècles qu'elle se maquillait, de potions et d'indifférence, malgré tout, elle se souvenait, elle se souvenait de tout, de la douleur, de la peine, de la déception et du désespoir et c'est pour ça qu'elle les aidait. Elle pouvait aider un zombie inconnu qui franchissait sa porte mais incapable d'aider celui qu'elle connaissait depuis si longtemps. Il avait eu la force qu'elle n'avait pas eue, après tout dans sa mort comme dans sa vie elle n'était qu'une femme trophée, qu'une illusion de ce qu'on aurait voulu être. Rattrapage pour enfant mal accepté, à la recherche constante d'approbation qu'ils ne se donnaient pas.
Connard pensait elle.




Ils étaient incapables de s'aimer, incapables de s'aider sauf en cas d'extrême urgence, parce qu'ils se connaissaient justement, trop bien peut être ils se marchaient dessus, tentaient de s'écraser, elle voulait le faire disparaître presque autant qu'elle avait parfois envie de disparaître, elle ne voulait pas voir sa souffrance, pas comprendre les blessures qu'il pouvait tenter de cacher autant qu'il le voulait, elles les voyait comme en plein jour, les ignorait et ajoutait même du sel dessus. Il ne voulait pas la voir, elle ne voulait pas le comprendre, elle n'avait pas de place dans sa mort, elle n'avait pas de place pour la sienne, la douleur et le mal-être de Hoshiko prenait trop de place, justement parce qu'il tentait de l'ignorer. Elle ne savait déjà pas quoi faire d'elle même, elle ne savait déjà pas comment prendre soin d'elle même, elle ne voulait et ne pouvait pas dans tous les cas reconnaître tout ce qui le composait.




Il se rejettaient si forts qu'ils finissaient par s'écorcher sur leur dualité, sur le reflet déformé de ce que chacun aurait pu être, ils se rejetaient tellement qu'une sorte de défi intérieur les habitait à chaque fois qu'ils se trouvaient présents dans la même pièce. Un sourire plus qu'amer s'étira sur ses lèvres parfaites. Il était si naïf, il ne voulait rien entendre, forcément, ça ne le touchait pas, il ne comprenait pas, ne voulait pas comprendre, comment aurait-il pu. Elle ne lui souhaitait pas.




« Dans les deux cas, elles partent toujours de faits. De faits réels et non discutables, le cas échéant une rumeur ne prendrait jamais racine. Ça. Elle lui jetait littéralement sous les yeux l'article indiquant la fameuse hausse. Ça, si tu préfères croire que ce sont des mensonges alors libre à toi. Mais ne viens pas me déblatérer tes salades, garde tes jolies histoires pour quelqu'un d'autre. »


Quelqu'un d'autre qui refuse également de voir leur réalité en face, quelqu'un qui ne sait pas, qui ne veut pas voir autant qu'lle l'évite, il connaît les zombies, il sait ce que c'est mais veut-il avoir ses cauchemars, ces visions de morts, tous les jours, toutes les nuits, ces migraines, ce mal-être constant ? Sait-il seulement la douleur ? Connaît il seulement la peine ? Toutes les nuit, tous les jours, endormie, éveillée, les misères, les désastres, les malheurs du monde ?

Elle les voit chaque jours, chaque nuit, elle ne dort plus, elle ne mange plus, elle n'a jamais mangé trop. Elle vomit, elle a la nausée, elle aimerait tant, avoir eu le droit à un pouvoir à la renaissance, un joli pouvoir inoffensif, mais elle, elle souffrait toujours. Elle les voyait, vieille chose qu'on laissait dans un coin.



La fiole dans sa main vient se briser au sol dans des milliers de morceaux qu'elle ne ramassera pas, pas de zombification pour l'idiot du village, il a perdu sa chance, elle ne se montre pas si facilement. Il croit, il croit si bien faire le grand garçon perdu, elle se souvient du sol froid, du rejet, de l'isolement, elle se tourne, cajole le lion, elle ne lui demandera jamais rien.

Le cœur au bord des lèvres, ils se sont manqués encore une fois, peut-être ne pouvaient-ils pas. Elle aurait souhaité, il aurait aimé mais leurs différences font bien plus de sens que leurs silences. Elle voudrait le voir, elle aimerait comprendre sans se rendre compte, il aurait voulu expliquer et se dédouaner.



« Parce que je suis toi, tu es moi, et qu'on acceptera jamais ça. Tu ne seras jamais moi, je ne serais jamais toi. On se hait pour ça. »

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#9le 02.12.17 20:36
the world has no right to my heartUne boule se forma dans le ventre d’Hoshiko, une douleur. Oui, il préférait croire aux mensonges. Croire que les gens étaient bon par nature.
Mais il était stupide, bien sûr qu’il l’était, sinon il serait toujours vivant, cet imbécile.
Il savait parfaitement qu’il l’était et qu’il ne mérité même pas la mort, qu’il n’était rien qu’un encombrement, un déchet de la société, et Andrea se faisait une joie de le lui rappeler à chaque fois.

Les nerfs qui se mettent à bout, elle lâche la fiole qui se brise en milles morceaux, comme leurs anciens rêves et espoirs, il n’y a plus rien. Juste des éclats. Le bruit le fait sursauter. Il ne s’y attendant pas, il panique presque.

Il se sent à bout avec elle. Il ne sait même plus quoi dire. Hoshiko à envie de s’enfuir, de se laisser mourir encore une fois. Mais il refuse de laisser Andrea gagner. Pourtant, ils auraient pu gagner ensemble, s’ils avaient accepté de parler librement, d’arrêter de se mettre des barrières.

Pourquoi est-ce qu’on se hait, cette phrase qui le hante encore. Pourquoi est-ce qu’on se hait. Et sa réponse, il n’y croit pas. Tu te fous de moi ? Ils se haïssaient justement parce qu’ils étaient semblables, un reflet brisé l’un de l’autre. Pourtant, ils ne voulaient pas l’admettre. Pourquoi le faire ? Ce serait bouleverser le monde, bouleverser leur faux sentiment de sécurité. Un rappel, déjà beaucoup trop répétitif, de leur comportement destructif.
Car oui, il se détruisait en mentant, et en prétendant qu’il était bien, qu’il allait mieux que jamais, avec ces longues minutes à pleurer sous la douche, encore et encore.


« Alors, c’est de la haine… Jusqu’au jour où l’un de nous tombera en poussière... » une douleur le prit, encore, à la tête cette fois. Il n’allait pas particulièrement. Il était épuisé que par sa présence à elle. « Ça sonne comme une promesse... »

Et il s’éloigna, reculant d’abord et puis faisant face à sa destination : la cuisine.

« T’as envie de manger quoi ? » dit-il en ouvrant les placards et sortant déjà une ou deux casseroles. « Tu compte manger ? »

Pourquoi était-il comme ça ?
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#10le 27.12.17 1:26



À quoi l'on ressemble

feat. Hoshiko Ito


Elle le haissait si fort parfois, trop fort, elle le détestait et pourtant elle le comprenait si bien, elle le détestait peut être pour ça, justement. Il arrivait si bien à se mentir, elle le regardait se parer dans ses certitudes inexactes, il se mentait à lui même tellement que tout sonnait faux et pourtant il y croyait. L'entièreté de sa naïveté l'agaçait, il ne voulait pas ouvrir les yeux, il croyait aux doutes, il croyait aux coïncidences, il croyait aux rumeurs qui étaient basées sur la réalité. Il croyait à tout ce en quoi elle n'avait jamais pu croire, ou peut être avait cru un peu, au début, et il était déjà soixantenaire. Elle le regardait presque se noyer sans même lever le petit doigt pour l'aider, il se fourrait lui même dans des situations impossibles. Il cherchait, il tendait le bâton pour se faire battre et avait ensuite le toupet de lui faire la morale, alors qu'il n'était même pas capable de la regarder correctement. Elle reniflait, le gros félin ronronnant à ses pieds.



Andrea ne doutait pas de la souffrance de celui qui se tenait en face d'elle, elle ne doutait pas de ses épreuves, mais elle crachait sur son incapacité à bien comprendre celles des autres, la sienne. Il se pensait si savant, il pensait avoir tout vu et tout compris mais il en était si loin, elle savait presque par quoi il allait passer et il la prenait pour une folle. Attends un peu et tu verras, connard. Pensait-elle presque à haute voix, ses chaussures immaculées pilaient le verre du flacon brisé à ses pieds. Elle le laisserait se débrouiller tout seul, au moins il avait la présence d'esprit de comprendre qu'ils se haïssaient mutuellement. Elle savait parfaitement à quel point il s’abhorrait lui même, elle le voyait se détruire chaque jour en se persuadant que tout allait bien alors qu'elle s'évertuait à lui jeter à la figure que tout allait mal. Il la voyait s'auto détruire chaque heure en se repliant sur elle même en se persuadant que le problème venait des autres et pas d'elle alors qu'il déployait moult efforts pour lui faire comprendre qu'elle était le problème.




Pourtant ils se côtoyaient depuis longtemps, plus longtemps que beaucoup dans ces appartements, elle savait où il travaillait, ses relations plutôt tranquilles avec les autres colocataires, elle savait les progrès qu'il avait fait depuis le départ mais elle était incapable de reconnaître ses efforts, elle ne voulait pas comprendre à quel point il s'en sortait en étant si différent tout comme elle vivait mal les échecs qu'il essuyait parce qu'au fond, malgré sa haine et son aversion profonde elle ne souhaitait pas à tout prix le voir souffrir. Andrea détestait Hoshiko, Hoshiko détestait Andrea, c'était un fait immuable et partagé, il n'y avait rien à faire ni rien à dire, c'était plié. Elle souriait amèrement à sa réplique, oui c'était de la haine, de l'acide jeté sur des plaies ouvertes qu'ils tentaient d'ignorer comme ils pouvaient. Ils n'y pouvaient pourtant rien.



« T'en fais pas, je tomberai en poussière avant toi, tu m'auras sur ce plan là. »


Certes la tombée en poussière dépendait de l'âge mais aussi de la façon dont on traitait son corps et Hoshiko n'était pas un des plus soigneux, mais Andrea ne l'était sûrement pas. Oh, elle prenait soin d'elle mais ses périodes boulimiques à l'extrême entrecoupées de phases anorexiques n'aidait en rien son métabolisme sans parler de son manque de sommeil chronique pour éviter es cauchemars, son rythme de vie infernal et ses crises de nerfs constantes lui garantissaient une mort relativement courte si on oubliait sa longévité déjà établie. Elle le regardait se diriger à la cuisine sans trop le suivre, se tournant juste vers lui pour toujours l'avoir dans son champs de vision.



« Ça devrait te faire plaisir, tu auras la paix au moins une partie de ta mort. »

C'était moche et c'était bas mais c'était vrai et elle le savait, disparaître de tout plan d'existence soulagerait grandement ses colocataires mécontents de son attitude trop fière. C'était une réalité, elle tentait de s'aimer en se comportant comme la reine de tous les royaumes partout où elle allait. Il voulait cuisiner, elle reniflait négligemment. Il se doutait déjà de ce qu'elle allait répondre.



« Rien. »

Elle évitait presque son regard, ne voulait pas assumer ça, ce côté là d'elle, ce côté qui canalisait ses angoisses et son mal-être, elle rejettait tout, dont la nourriture, elle ne voulait pas manger, rien manger, les trois corn flakes grappillés ce matin pesaient encore lourd dans son estomac pourtna t vide à cette heure, vide depuis longtemps.



« Non. Je ne compte pas manger, j'ai grignoté un peu plus tôt. Mensonge. Et puis je m'étonne que tu aies faim après tout ce que tu t'es envoyé honnêtement. »

joshua rokuro pour peek a boo !

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