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× Image : × Age de la mort : 24 Masculin
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× Avatar : Gin - Hotarubi no mori e
× Appartement : Pucca
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× Age IRL : 24 Féminin
× Inscription : 12/06/2017
× Surnom : l'aubergine
× DCs : Naoko McGarden
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11/15  (11/15)
24Masculin29Gin - Hotarubi no mori ePucca9264924Féminin12/06/2017l'aubergineNaoko McGardencomplète
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#1 le 20.09.17 23:28





Merde alors qu'est-ce qu'il te prend aujourd'hui encore ! Cela fait maintenant cinq jours que tu viens ici, dans ce skate park. Tu sais d'avance que tu n'arriveras jamais à faire un de ses trucs roulants. Tu n'as pas de mal à les suivre du regard, tu les vois virevolter d'avant en arrière, sauter, tourner, faire des multitudes de figures. Non, non, tu n'es pas venu ici pour apprendre à faire du roller ou du skate, tu te dis juste qu'ici peut-être avec un peu de chance, tu te feras des amis. Quelle idiotie de ta part. Non mais Gin, ouvre les yeux, tu vois bien que tu ne viens pas du même monde.

Enfin, tu ne te décourages pas pour autant. Tu viens tranquillement te poser sur un des bancs, légèrement un peu plus loin, afin que cela ne les dérange et puis tu joues. Oui, tu joues de l'ocarina. Tu souffles en douceur afin de créer ces mélodies que tu aimes tant. Tu aimes quand le vent s'agite dans ton dos, tu as l'impression qu'il te pousse à continuer, à aller de l'avant. Si seulement pendant toute ton enfance, on ne t'avait pas brimé, tu aurais probablement eu plus de courage pour aller les saluer.

Puis tout à coup, tu te rappelles ce que t'as dit la personne en arrivant dans ce monde : « Amuse-toi ! Fais ce que tu n'as pas fait dans ta vie antérieure. » Te retrouver ici est déjà un grand pas en avant, mais il est hors de question de s'arrêter en si bon chemin. Tandis qu'un sourire se dessine sur tes lèvres, tu déposes avec délicatesse le bout de ton instrument et commences à faire résonner la mélodie que tu favorises : Tapion. En même temps, ton regard s'attarde un peu trop sur une personne. Une jeune fille, tu ne sais pas trop si c'est la couleur de sa peau ou la couleur de ses cheveux qui t’interpelle. Toutefois, chacun de ses allers et retours te fait sourire. Tu as comme l'impression que son corps danse ou vole, tellement elle paraît légère sur son appareil.

Attention Gin, pour une fois, tu n'as pas ton masque sur ton visage, ne l'oublies pas... Parfois, tu essayes de rediriger ton regard devant toi, ou bien même sur les passants, mais très rapidement, il revient vers elle. Tu espères tout simplement que personnes n'y feras plus attention que cela... Cela s'appelle rêver jeune enfant, maintenant quelqu'un a remarqué que tu fixais là-bas. Alors Gin, que vas-tu faire ? Partir ou rester ? Fuir ou attendre ?
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#2 le 13.10.17 23:31

Beaucoup de choses peuvent t'emmener ici. Cela peut-être l’ennui, l'envie, ... mais quand tu te lances à corps perdu sur la " piste " et que plus rien ne t’arrête, c'est que tu as mal dormi. C'est aussi que tes souvenirs de ta vie parmi les vivants refont surface. Tu n'en peux rien, chaque année depuis ton arrivée, il y a des semaines où ta vie d'avant te reviens en pleine figure. Ce sont des vagues d'images que tu n'as pas envie de revoir alors tu te lances à corps perdus dans la danse et le patin.


Aujourd'hui, tu portes une jupe moyenne bleue électrique, en dessous tu as un leggin avec de fausses taches de peinture. Tes rollers orange et rouge brillent tandis que ton énorme masse de cheveux virevolte autour de toi. C'est un peu l'image que l'on pourrait se faire d'une méduse qui tourne et dont les " tentacules " ondulent dans l'eau. Qu'est-ce que le patiné fait du bien !Tu souris bêtement en laissant le haut de ton menton se diriger vers le ciel. Pour la première fois cette semaine, ton esprit porte un brouillard épais, cachant tout ce que tu ne désires pas voir. Et tu es heureuse. En ce moment tu es la Mela que tu veux être, heureuse et plaine de joie et de couleur. Ce matin encore, tu te réveillais en sueur à cause d'un cauchemar. Tu voulais le peindre ce cauchemard pour le garder encré tout en l’évacuant. Et puis tu avais fini par foncer dans un garçon en allant chercher de la couleur pour terminer ton tableau. Résultat des courses, tu t'étais pris un mur de plein fouet et tu avais eu vraiment mâle. Un peut effrayer, tu avais cru que le choc ne t'aurait à permettre de refaire du patin et pourtant tu es là, sur ces roulettes que tu aimes temps et tu exécutes une Corée folle que seule toi connaît et qui habite finalement le plus profond de ton cœur.

C'est difficile de savoir qui tu es vraiment, tu es d'habitude silencieuse et observatrice. Souvent dans la lune, tu ne partages pas tes réelles pensées au reste du monde. Alors il te reste deux confidents. Ton carnet secret dans lequel tu dessines tout ce que tu veux garder en souvenir et puis tu as tes précieux rollers qui te font exprimés en silence ce que tu es.

Il y a une brise agréable mais tu as chaud, dans ton sac tu es certaine qu'il te reste encore un peu d'eau alors, tu roules jusqu'à celui-ci. En chemin, tu as encore cette drôle de sensation que tu ressens depuis un sacré bout de temps. Peut-être même depuis que tu es rentrée dans le parc. Qu'est-ce ?Confuse et inquiète tu observes les alentours de tes yeux intensément roses, te mordant au passage le coin de la lèvre avec ta canine. Aïe! Même les non-vampires arrivent à blesser avec leur dent. Le goût du sang est sur le bout de ta langue et ho ma faucheuse tu n'aimes pas ça alors tu grimaces un peu et ouvres ta gourde. Après deux longues gorgées, tu sais quelle est cette fichue sensation que tu traînes. Au loin et sur un banc, il y a quelqu'un qui te regarde. De loin, tu penses bien qu'il a les cheveux blancs. Ce n'est pas courant... mais en vrai tu aimes cette couleur, c'est tellement frais le blanc et tellement peut banal. Tu n'aimes pas la banalité, tu trouves qui s'il faut vivre une nouvelle fois pour s'éclater, il faut s'assumer entièrement. De plus depuis ton injection, tu ressembles toi-même plus à un extraterrestre qu'à un humain avec tes cheveux bleus, tes yeux roses et tes tatouages luminescents. Et quoi ?Au moins, cela te permet de porter un style vestimentaire vraiment décaler et tu aimes ça. Finalement, à part éviter les hommes, tu ne te caches plus du monde. Ici tu es qui tu veux et non pas ''la fille qui a tué sa mère et que son père hait ". Tu es juste Meela, la méduse toujours sur la lune. Tu t’aperçois qu'en fait la petite mélodie que tu pensais entendre pendant que tu roulais venait de lui. C'est un bel instrument qu'il tient entre ces doigts. Tu ne saurais dire ce que c'est mais tu trouves cela vraiment beau.

Tu n'iras pas le trouver. Depuis ton agression tu as peur des hommes et même si l'injection te permet de garder la tête haute, tu ne te permets pas de sauter sur l moindre occasion pour leur parler. En fait quand tu peux l'éviter tu le fais. Et pourtant. Oui, et pourtant même en retournant à ton occupation de base, tu sais qu'il continue à te regarder. Au début cela t'énerve un peu puis tu t’aperçois que parfois il regarde ailleurs pour revenir sur toi. Finalement tu trouves cela amusant. Alors, au fur et à mesure, tu t'approches de lui. Juste curieuse de savoir à quoi il ressemble. Une fois assez près, tu essayes de rester discrète. Mais une méduse-lune aussi maladroite que toi sait-elle être discrète .Alors, tu abandonnes. S'il s'aperçoit de ta curiosité, tu seras cramée et puis, il en profitera comme les hommes le font toujours. À contre cœur, tu revois cette bande de voyous te poussant dans une ruelle et tu frissonnes. C'est foutu, les efforts que tu avais mis pour oublier sont dissipés et te voilà à rouler sans regarder où tu vas. Ton inattention te cause du tort car tu te tords la cheville et glisses sur le sol. Ce n'est définitivement pas ton jour. La faucheuse jouerait-elle de toi ?

Mais bon tu as déjà chuté tellement de fois, tu te relèves comme si de rien étais et te met à éclater de rire sans trop savoir pourquoi.

@ pyphi(lia)