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83Masculin85Hiccup « Horrendous » Haddock III - How To Train Your DragonLascaux17853121Féminin09/09/2017complèteJoshua Rokuro, rien que ça :uh:
Oooh nooooooon.
(Dc de Josh)
Oooh nooooooon.(Dc de Josh)
83Masculin85Hiccup « Horrendous » Haddock III - How To Train Your DragonLascaux17853121Féminin09/09/2017complèteJoshua Rokuro, rien que ça :uh:
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Terminé #1 le 09.09.17 18:49


LUAP | PAUL


identité
NOM : McKendrick Jones
PRÉNOM : Paul Luap
DATE DE NAISSANCE : 09/04/1932
DATE DE MORT : 29/06/2015
NATIONALITÉ : Irlandais
LANGUE(S) PARLÉE(S) :
[x] Anglais.
[ ] Japonais.
[x] Autre(s) : Gaélique
RACE : Zombie
PERSONNAGE DE L'AVATAR :
Hiccup « Horrendous » Haddock III - How To Train Your Dragon






physique
Couleur des cheveux : Châtains à reflets roux
Longueur des cheveux : Mi-longs, avec des épis récalcitrants
Couleur des yeux : Verts (souvent renforcés par les potions qu'il utilise, qui donnent un vert vraiment luisant et insolite)
Style vestimentaire : Il porte le plus souvent une armure homemade dont il pense qu'elle protège son corps des agressions extérieures. Il est obsédé par sa propre putréfaction, souhaitant la retarder le plus possible bien qu'elle n'ait pas encore pris une ampleur si inquiétante que ça.
Taille : 1m75 avec potions, 5 centimètres plus petit au naturel.
Corpulence : Il ne fait que 44kg, ce qui fait de lui quelqu'un d'extrêmement maigre : s'il acceptait de dévoiler son corps, on verrait très nettement ses côtes à travers sa peau grisâtre. Pourtant, il s'efforce de prendre le plus de poids possible ! Mais sa transformation en zombie lui a fait perdre tout appétit et il a tendance à oublier de manger s'il n'a pas réglé de réveil ou si personne ne le lui rappelle. Son armure dissimule tout ça : un autre avantage, à ses yeux.
Habitudes : Coutumier des mouvements de sourcils évocateurs.
Autre : Quelques cicatrices de ci, de là, dont une au menton que les potions ne dissimulent plus. Très gêné par son odeur de zombie, il s'asperge de parfum pour hommes musclés plusieurs fois dans la journée.

Sans potions ; Paul au naturel
En vérité, Luap est mort à l'âge de 83 ans. Il a donc l'apparence d'un homme très âgé, et sa transformation en zombie ne l'a pas arrangé. Son stade de putréfaction est relativement peu avancé, mais il était déjà mal en point avant celle-ci : ses cheveux blancs sont tombés par touffes et ses ongles ont aussi du mal à rester en place désormais. Il est vouté, marche avec difficulté et s'aide le plus souvent d'une canne. Sa peau est très fine et on peut nettement distinguer ses os et ses organes à travers.
Luap déteste profondément son apparence en tant que Paul, car il ne se reconnait pas et veut ignorer son passé. Depuis qu'il s'est "remis" de sa zombification, il ne s'est plus JAMAIS montré à personne sous cette apparence, et personne - hormis ceux qui étaient présents à son arrivée en 2015 - ne connait son âge véritable. Il espère bien garder cette information secrète.


Avec potions ; le véritable Luap
Le jour de sa zombification, Paul est devenu Luap et a adopté une nouvelle apparence pour correspondre à sa nouvelle vie. Sans ces potions, il n'est plus lui et se sent perdu : Luap n'existe qu'avec ces potions qui lui rendent ses 22 ans, font repousser ses cheveux, ses dents et ses ongles, redressent sa colonne vertébrale et réparent sa hanche boîteuse. S'il est particulièrement à l'aise avec son visage d'éphèbe, il ne parvient pas à retrouver un corps d'apparence correcte et adopte un style vestimentaire des plus particuliers pour le dissimuler.



précisions
Amnésie; au moment de sa mort, Luap est devenu amnésique. Et sa perte de mémoire est la cause de tout ce qui cloche dans sa vie ! C'est parce qu'il a ignoré son passé qu'il a voulu repasser de l'autre côté, pour ça qu'il se désagrège à vu d’œil, pour ça qu'il veut briser le miroir tous les matins. Pour ça qu'il pense que la voix dans ses rêves est celle de sa mère. Alors qu'en réalité...

Refoulement; A force de faire face à des bribes de souvenirs qu'il n'arrive jamais à expliquer, il choisit de les oublier volontairement. Sa mémoire se ravive de façon discrète : une odeur, une couleur lui évoque parfois un sentiment familier. Il ne cherche simplement plus à décrypter tout cela et passe immédiatement à autre chose "pour son propre bien", chaque sentiment ressenti est immédiatement anéanti par son mental pessimiste et rageur ; mais tout bon psychologue vous dira que les émotions refoulées deviennent vite destructrices...

Don't touch me ! Gêné par son apparence, il utilise des potions qui ne réussissent cependant pas à le faire grossir ni à redonner une épaisseur et une couleur correcte à sa peau. Pour cette raison il porte une armure en cuir qui protège son ventre meurtri, et prétend être parfaitement à l'aise et conscient d'être beau : mais en vérité il évite par tous les moyens de toucher les autres.

Cats Son dernier compagnon à 4 pattes l'ayant trahi en causant sa mort, il déteste profondément les chats et fait en sorte de s'en éloigner dès qu'il en voit un dans les parages.
Officiellement, ces animaux l'irritent au plus haut point... il ne l'admettra jamais, mais il en a peur.



caractère
Il ne comprendra jamais pourquoi les gens s'entêtent à l'apprécier. Il ne fait rien pour ! Il est même tout le contraire de quelqu'un de sympathique, et c'est ce qu'il a toujours voulu être. Enfant, il était trop gentil, trop serviable, trop bien élevé. Il prenait sur lui pour ne jamais paraître désagréable peu importe la circonstance : avec un pareil gamin, on penserait que les parents lui auraient laissé passer la seule bêtise qu'il ait jamais faite... mais non ! Alors à quoi bon faire plaisir aux autres à ses propres dépens, si au final ils ne rendent jamais l'appareil ? Bien sûr, il ne se rappelle désormais plus de ces événements déclencheurs, mais le caractère adopté de son vivant lui est resté, et son antipathie aussi. Ce qui n'arrange rien, c'est que sa condition de zombie - en plus de le rendre dégueulasse - lui inflige des visions qui l'empêchent de dormir. Et quand ce n'est pas ça, ce sont des rêves incompréhensibles qui interrompent son sommeil. Pas étonnant qu'il soit un grand-père aussi grognon.
Aujourd'hui, Luap fait rarement ne serait-ce qu'un pas vers les autres. Il ne s'intéresse à rien qui ne le concerne pas directement, déteste faire la conversation, et ne se mêle surtout jamais des affaires des autres : il paraît profondément égoïste. Pas la peine de compter sur lui pour te remonter le moral ou pour te défendre. Si tu arrives à lui faire aligner plus de trois mots, il parlera probablement de tout ce qui ne va pas dans sa vie. Tu lui parles d'un de tes problèmes ? Il s'en tape, il a déjà vécu cent fois pire, et il va t'expliquer pourquoi. Curieusement, pour quelqu'un qui déteste converser, il a la tchatche du moment qu'il exprime sa mauvaise humeur. Luap n'est jamais content, toujours en train de se plaindre, peu importe l'importance du désagrément. Sa glace tombe sur le bitume ? Fais chier. Une Chimère le drague ? Fais chier. La télé fonctionne plus ? Fais chier. Un moustique le pique ? Putain de merde saloperie de petite pute de moustique avec tes putains d'ailes de merde. Fais chier.
Il est passablement vulgaire également. Pour simplifier, le zombie n'exprime que trois types d'émotions : la colère, la flemme, et le sarcasme. Bien qu'il ait remarquablement bien évolué avec son temps, il reste un papi.

Curieusement, il a quelques "amis". Evidemment, il ne les considère pas vraiment comme tels, mais plutôt comme des birniques qui se sont accrochés et qu'il a fini par tolérer. C'est vrai que c'est mieux d'avoir un auditoire pour compatir à sa douleur. Néanmoins, il ne faut pas non plus s'attendre à ce qu'il fasse très attention à eux, il ne rendra que rarement des services par simple charité, et ne le fait le plus souvent que parce qu'il en doit un. Par contre, lui, ne se gêne pas pour en demander, et pour s'emporter si on refuse. En revanche pas de panique, il n'a jamais été violent et n'a aucune idée de comment se battre : il aime juste beaucoup beaucoup beaucouuuuup râler.
Alors... Pourquoi sont-ils si attachés à lui ? Mystère. Peut-être parce que, volontairement ou malgré lui, il est extrêmement drôle. Luap peut même être considéré comme un bon vivant... dans le sens où il apprécie sa jeunesse retrouvée, les soirées en discothèque et la bière, et où malgré son animosité envers autrui, c'est loin d'être un ermite. Peut-être même que s'il n'était pas un zombie répugné par sa propre apparence, il admettrait que le contact physique lui manque.


histoire
Son éternel air blasé agrafé sur le visage, Luap tape dans la barre de recherche : comment savoir si son cactus est mort ?
Environ 9 700 000 résultats.
Ayant la flemme de chercher davantage, il clique sur le premier lien.

« Et merde. »

De toute sa mort, le zombie n’avait jamais réussi à garder en vie une plante plus de quarante-six jours d’affilée. Peut-être avait-il désormais une aura hostile à leur développement… Ce que personne n’aurait trouvé étonnant au vu du caractère passablement détestable de l’individu concerné.
Mais Luap n’avait pas toujours été comme ça. Lorsqu’il était vivant, Paul McKendrick avait même été quelqu’un d’agréable pendant vingt-six ans.

PAUL MCKENDRICK
Il était né peu après l'indépendance de l'Irlande, dans une famille pauvre mais heureuse. La Grande Dépression et les changements politiques de l'époque avaient fait souffrir les classes les plus pauvres, mais la plupart des communautés rurales s'entraidaient énormément et palliaient brillamment à l'absence d'électricité et de conditions sanitaires correctes. Avec l'Indépendance apparaissaient progressivement des améliorations de leurs conditions de vie.
Une année à peine avant la naissance de l'unique fils McKendrick par exemple, l'école primaire obligatoire était aussi devenue gratuite, et c'est donc accompagné d'un soupir de soulagement de sa mère qu'à l'âge de six ans il fit son entrée à l'école locale. Quand il repenserait à son expérience scolaire bien plus tard, il ne se souviendrait pas d'avoir eu de F, ni de A. Il était un élève moyen, même si évidemment sa mère espérait beaucoup plus de lui... Mais Paul ne pouvait pas se concentrer sur sa feuille plus de cinq minutes d'affilée car, comme beaucoup de petits garçons de son âge, il était amoureux de la maîtresse.
A l'époque, tout le monde allait à l'école en marchant, peu importe la distance qui la séparait de sa maison. Tous les matins, le petit Paul marchait trois miles (c'est à dire un peu plus de quatre kilomètres), que la pluie le trempe comme une soupe ou que le soleil tape sur son petit crâne, avec à ses pieds des chaussures déjà très usées dont sa mère avait renforcé la semelle de son mieux en mettant des morceaux de carton au fond. Mais, même s'il sentait quand même les graviers sur la plante de ses pieds et que ses petites jambes étaient encore frêles, rien ne pouvait l'empêcher de rejoindre son lieu d'éducation, car Miss Ó'Laoghaire l'y attendait. Miss, pas Mrs. Comme la plupart des institutrices en ce temps-là, c'était une jeune femme célibataire vivant à la ville. Elle aussi marchait jusqu'à l'école, et Paul aimait à penser qu'elle pressait aussi le pas à l'idée de le voir lui.

« Un brave petit gars ! disait son père lorsqu'il évoquait Paul avec ses collègues. Tous les jours il court jusqu'à l'école, le samedi il aide sa mère à la ferme, et le dimanche il est passionné par le sermon. Il fera un fier combattant, si la guerre éclate. »

Paul ne pensait jamais à la guerre. Il ne pensait qu'à Miss Ó'Laoghaire et aux sourires qu'elle lui adressait.
Lorsque la guerre arriva, il n'avait que huit ans, et il n'alla donc pas au front. De plus, dès 1939 l'Irlande déclara un état d'urgence mais le doubla d'une politique de neutralité totale. Mais, sans prendre part au conflit, le pays ne fut pas non plus épargné et subit quelques mineurs bombardements. Du point de vue de Paul néanmoins, ils n'avaient rien de "mineurs".
Dublin fût bombardée au tout début de l'année 1941, ce qui terrifia le petit garçon. A l'école, on s'entraînait aux évacuations au cas où des bombes seraient larguées sur le village : cela n'arriva jamais, mais le climat de peur marqua l'esprit du jeune garçon. Il marchait parfois jusqu'à la ville sans que ses parents le sachent pour s'informer de l'avancée du conflit, constatant l'horreur et la mort qui régnait chez ceux qui était moins chanceux que lui. A la fin de la guerre, âgé de douze ans, il avait déjà l'air d'un enfant ayant grandi trop vite. Ses yeux disaient la désillusion et l'incompréhension. En juin, cela empira.
Un jour, l'institutrice s'assit à côté de lui pendant la pause du midi :

« Pourquoi t'es comme ça, Paul ? demanda-t-elle d'un ton doux.
- Ils ont montré les camps. »

Miss Ó'Laoghaire écarquilla les yeux de surprise et ne sut que répondre. Les enfants ne devaient pas savoir. Les enfants de la campagne étaient tous dans l'ignorance : seuls les journaux avaient évoqué les camps de concentration, et les parents avaient dissimulé de leur mieux toutes les traces de ce grand tabou. Mais le garçon, lui, détestait sentir qu'on lui cachait des choses. Il avait été en ville, et il avait vu. Dans les télévisions montrées en vitrine de la boutique du vieux Maessen, il n'avait pas le son mais il avait l'image. Et l'image l'avait rendu malade.

« Tu sais pour les camps ? » s'enquit finalement la jeune femme.

Il ne répondit qu'en hochant la tête. Accoudé sur ses genoux et le menton reposant sur ses poings pour cacher ses tremblements, il fuyait le regard de la maitresse qui ne savait comment agir. Elle finit par poser sa main dans les cheveux du jeune garçon et massa le haut de son cou dans une attitude qui se voulait consolatrice et rassurante. C'était le premier geste affectueux qu'elle avait eu envers lui, mais le cœur du garçon ne fit aucun bond, les papillons dans son ventre étaient morts en même temps que sa foi en l'humanité. Et rien ne pouvait le consoler de ce qu'il avait vu.
Miss Ó'Laoghaire pensa souvent à ce jeune garçon qu'elle avait voulu aider par divers moyens suite à cette conversation. Deux ans plus tard, il quittait l'école avec son diplôme en poche, sans prévoir de continuer les études. En ce temps-là, l'école n'était obligatoire que jusqu'à quatorze ans et seuls les plus aisés que lui continuaient à étudier. Il quitta l'école sans un mot pour elle, et elle ne sut pas ce qu'il devint avant qu'ils ne se retrouvent par hasard trois ans plus tard.

Ça démarra par une conversation banale au marché : elle demanda comment il allait, ce qu'il avait fait pendant leur séparation (elle utilisa ce mot précis, ce qu'il ne releva pas au début). Il répondit qu'il allait bien, qu'il avait aidé à la ferme de ses parents puis qu'il avait pris un travail de vendeur dans un étal de fruits et légumes, et lui retourna la question. Il était devenu un jeune homme grand et plutôt bien bâti, elle ne l'avait reconnu qu'en croisant son regard, et n'en croyait pas ses yeux. Elle balbutia légèrement en lui disant qu'elle allait bien aussi, et continuait d'enseigner dans la même école. Bien, pensa-t-il. C'était bien, parce que les femmes actives renonçaient généralement à leur travail une fois mariées, et que ça voulait dire qu'elle était toujours libre. Il ne réfléchit pas vraiment à ce que signifiait cette réflexion sur le moment, il était simplement heureux de se la faire.
Gênée du silence qui s'installait entre eux, elle prétexta un rendez-vous et le salua poliment avant de tourner les talons. Il la regarda s'éloigner et sentit son cœur se serrer. Alors, il comprit : faisant tomber quelques radis au passage, il enjamba l'étal et se lanca à sa poursuite.

« Miss Ó'Laoghaire ! » appela-t-il.

Elle se retourna, surprise, et arrêta de marcher pour le laisser la rejoindre. Voyant cela, il ralentit, essoufflé, sa chemise était froissée et le premier bouton était défait. Elle le remarqua.

« Je pensais.. Ça m'a fait très plaisir de vous revoir, fit-il en se grattant nerveusement la nuque, et... puisque vous n'avez pas le temps de discuter maintenant, peut-être qu'on pourrait se retrouver un peu plus tard dans la soirée ? »

Respirant longuement, il guetta sa réaction à sa proposition osée. Elle rosit et sembla embêtée.

« Paul, je...
- Non, c'est moi, coupa-t-il immédiatement, confus, je n'aurais pas d-
- Si, si. Retrouvez-moi ici même au coucher du soleil. » coupa-t-elle à son tour.

Elle fuyait les yeux du jeune homme, mais il ne s'en formalisa pas. Le sourire jusqu'aux oreilles, il lui assura qu'il serait là et elle devint rouge pivoine avant d'ajouter :

« Et... Paul... tu peux m'appeler Nora, je ne suis plus ton professeur maintenant. »

Elle s'enfuit sans se retourner, le laissant méditer sur cette phrase et rosir à son tour.
Les rendez-vous s’étaient ensuite succédés. Tous les deux s’en sentaient profondément coupables mais ne pouvaient s’empêcher de proposer le suivant, et de s’y rendre. La différence d’âge était importante : dix-sept contre trente-neuf ans. Si Paul avait tout oublié de son coup de cœur enfantin pour la maîtresse « grâce » aux horreurs de l’Holocauste, Nora tentait difficilement d’oublier l’enfant à qui elle avait enseigné. Neuf ans auparavant, il aurait été aberrant d’entamer une relation avec cet enfant-là… Alors pourquoi avait-elle désespérément envie de se donner au séduisant jeune homme qu’il était devenu ? Le frisson que lui causaient ces rencontres était devenu une addiction, un plaisir coupable qui l’empêchait de dormir : derrière ses paupières, le visage de l’enfant était comme gravé. Sa mémoire se brouilla néanmoins dès l’instant où il posa pour la première fois ses lèvres sur les siennes.
Leurs unions furent à la fois douces et enflammées, interdites et libératrices, mais surtout nombreuses. Paul était en complète admiration devant celle qu’il appelait sa muse, bien qu’il n’ait jamais été un artiste. Il aurait pu dire « ange », mais sa beauté était si sombre que le terme ne convenait pas. Mais il la voyait comme l’être le plus pur qui soit, et bien qu’il ne comprenait pas pourquoi elle s’était penchée sur lui, petit homme dépourvu d’intelligence et ignorant son propre charisme, il s’en délectait chaque jour un peu plus. Une fois la première transgression effectuée, Nora n’eût plus aucun mal à continuer cette relation, l’image du petit garçon disparu, remplacée par celle d’un amant attentionné et parfait. Tous deux étaient adultes. Tous deux s’aimaient. C’était beau. Et il n’y avait rien de mal à cela .
Nombreux étaient ceux qui n’étaient pas de cet avis. En ville, tout le monde fût vite au courant de leur idylle : ce fut d’abord le quartier de la professeure qui jasa, puis l’entière bourgade. En quelques semaines, la rumeur arriva dans les faubourgs puis gagna la campagne ; et c’est ainsi que soixante-quatre jours après avoir fait craquer son ancienne institutrice, Paul reçu la visite de son père.

« Tu rentres à la maison. »

Tels furent les cinq mots qu’il prononça.
C’était tout à fait irrationnel : son fils unique, détenteur d’un travail bien payé et d’un hébergement agréable chez son employeur, n’allait pas tout abandonner pour retourner travailler à la ferme familiale où il n’apporterait aucun revenu. Paul n’expliqua cela qu’après s’être fait passer un véritable savon par son géniteur qui, fou de rage, lui avait allongé deux claques sur chaque joues avant d’hurler sa déception à pleins poumons.
Après une conversation très mouvementée où le fils éleva le ton plus qu’il n’aurait dû, il fut finalement décidé qu’il serait autorisé à demeurer chez lui… du moment que la relation inadmissible cessait sur-le-champ. Le père irait rendre visite à Nora et lui annoncera lui-même la nouvelle. Paul acquiesça, prenant très fortement sur lui pour garder la bouche fermée et s’empêcher de jurer. Regardant son père s’éloigner, il bouillait de rage et d’incompréhension : fils parfait, il n’avait toujours tout fait pour sa famille. Chaque shilling qu’il gagnait était tout de suite envoyé à la ferme. Ses parents étaient-ils incapables de lui pardonner une seule incartade au nom de son bonheur ?
Il fut très difficile de regagner le cœur et la confiance de la femme qu’il aimait. Il n’apprit que bien plus tard la teneur de la « discussion » extrêmement musclée qu’elle avait eue avec Caradoc McKendrick : bien qu’elle ait dû faire face aux nombreuses supplications de Paul derrière sa porte, Nora n’osa lui ouvrir que lorsque deux mois entiers se furent écoulés, le temps que les hématomes aient complètement disparus. Ne souhaitant pas l’inquiéter, elle ne le laissa entrer que pour lui dire d’arrêter de la harceler et lui confirmer que leur relation était définitivement terminée… Mais dès qu’ils se retrouvèrent l’un en face de l’autre, ils ne purent s’empêcher de retomber dans leurs penchants. Leur amour perdura donc dans le secret le plus total, cette fois. L’institutrice se gardait bien de sortir au bras de son amant comme elle le faisait auparavant, préférant aux pique-niques dans l’herbe les diners aux chandelles dans son appartement, aux balades les soirées à lire à haute voix les œuvres de Beckett. La supercherie dura plus d’un an. Puis, l’adolescent en eût assez .
Combattre ses parents lui apporta plus de colère et de tristesse qu’il n’en avait ressenties dans toute sa courte vie ; mais c’était un mal nécessaire. Un premier changement profond s’opéra en Paul, né d’une incompréhension : comment des gens qui l’avaient inconditionnellement aimé pendant plus de dix-huit ans pouvaient-ils lui interdire de fréquenter la femme de sa vie ? Car c’était comme ça qu’il considérait Nora. C’était la seule femme qu’il ait jamais aimé, et la seule qu’il aimerait jusqu’à la fin, pensait-il. Pour elle, il confronta son père jusqu’à en devenir violent, il laissa sa mère en pleurs à plusieurs reprises ; puis, constatant que rien ne changeait, il cessa finalement de les raisonner. Un temps, ils tentèrent régulièrement de le joindre : mais tous les courriers restèrent sans réponse, toutes les visites demeurèrent sur le pas de la porte. Il ne leur envoya plus d’argent. Paul ressentait une telle haine à leur égard qu’il préférait ne plus rien avoir à faire avec eux. Sa vie avec Nora lui suffisait, et bientôt il n’eût plus qu’elle, car ses parents coupèrent à leur tour la communication .
Il mit plusieurs mois à revenir dans son état normal. Son amante, parfois effrayée de ses emportements, fut soulagée de le voir redevenir ce qu’il était… Du moins, en apparence. Il ne parla plus de cette blessure mais elle resta ancrée en lui, juste à côté de ses souvenirs de la guerre. Il ne voulait plus brusquer sa fiancée, il ne voulait que son bonheur : ils officialisèrent vite leur situation, et se marièrent. Pendant la cérémonie, là où Paul aurait voulu voir sa mère assise, il n’y eu que le panier où se trouvaient les pétales de roses qu’on devait leur lancer. Au lieu d’une fière tape sur l’épaule de la part de son père, il en reçu une d’un garçon d’honneur de treize ans. Mais rien de tout ça n’avait d’importance, car Nora était magnifique dans sa longue robe blanche finement dentelée, et que leur amour serait aussi luminescent que ses gracieuses pupilles étaient sombres. Il eût raison pendant quatre autres  années.
Puis, conformément aux poncifs de l’amour, ce-dernier déclina.
Les raisons de l’apparition des tensions furent nombreuses : Nora refusa d’abandonner son travail d’institutrice, Paul voulait commencer à fonder une famille tout de suite du fait de l’âge déjà avancé de son épouse, la rupture avec ses parents l’avait également meurtri plus qu’il ne le laissait paraître. Son travail très physique l’épuisait, et il attendait de rentrer chez lui pour trouver sa femme préparant le dîner : mais très souvent, il trouvait un appartement vide. Il ne pouvait se consoler par la présence d’enfants qui n’étaient pas nés. L’agacement montait passablement dans l’esprit des deux partis. Deux ans passèrent, puis quatre, puis six. Agé de  trente-cinq ans, Paul McKendrick détestait désormais Nora McKendrick.

Ils ne divorcèrent pourtant jamais officiellement. A l’époque, le divorce était une procédure extrêmement complexe : ils n’avaient ni l’argent, ni le temps, ni l’envie de s’embarrasser de l’aspect juridique. Dès que les mots furent posés sur leurs sentiments, ils se séparèrent. Paul quitta son travail, puis la ville le mois suivant : il n’y avait rien pour le retenir ici, ni sa femme, ni de quelconques enfants qu’elle n’avait jamais eu l’intention de lui donner. Un an plus tard, n’ayant pas réussi à trouver ce qu’il cherchait en Irlande (mais savait-il au moins ce qu’il cherchait ?), il fit comme de nombreux Irlandais l’avait fait au siècle précédent, lorsque la famine leur rongeait les viscères : il émigra aux Etats-Unis. En 1968 , il n’était pas menacé par un manque de nourriture, mais par un manque de bonheur qui l’étourdissait. Désabusé par la perte progressive de celle qu’il avait longtemps appelée « l’amour de sa vie », il réalisait à présent qu’il avait perdu sa famille et son temps pour… rien. Du vent, du vide. Il avait un trou béant dans le cœur qui avait été petit à petit rempli par le mépris.
Il devint finalement veuf en 1999, Nora ayant (enfin, préciserait-il) succombé à la tumeur qui la grignotait depuis plusieurs années. Lorsqu’il reçut la lettre, il eût un soupir amusé : l’espace d’un instant, il s’était demandé qui pouvait bien être cette Nora dont on lui annonçait la mort. Depuis son arrivée à New York, il n’avait presque plus pensé à elle, et elle s’était progressivement effacée de sa mémoire.

« Soixante-huit. L’année de la mort de Luther King, et de la naissance de Will Smith ! » disait-il quand on lui demandait depuis quand il vivait ici.

Le vieil homme était déjà proche de sa septième décennie, il sentait la fin arriver et n’avait plus personne à qui raconter ses malheurs. Personne à remercier non plus. Se rapprochant de la mort, il ressassait de plus en plus la vie qu’il avait vécue et s’emplissait de ressentiment et de regrets. Il aurait voulu avoir une compagne pour partager ses rides et ses douleurs d’arthrose, mais aucune femme n’avait pu supporter ses jérémiades et sa misogynie plus d’une année. Il aurait voulu renouer avec ses parents avant que ceux-ci ne meurent. Il aurait voulu des enfants à envoyer à l’école et des petits enfants à faire sauter sur ses genoux. De petites têtes blondes qui auraient pris l’accent du Queens. Cette pensée lui traversait souvent l’esprit.
Pendant les dix-huit premières années de sa vie à New York, Paul avait été menacé par la déportation chaque minute (avant que l’IRCA ne lui donne l’amnistie en 1986), et il n’avait ni logement fixe, ni travail légal. Sa survie avait été uniquement due aux jeunes femmes qu’il parvenait à séduire et qui l’hébergeaient sans vraiment savoir dans quoi s’engager. Aucune ne lui avait donné d’enfant… mais peu après avoir régularisé sa situation, il découvrit que l’une d’elles lui avait tout de même laissé un petit quelque chose. Le jour où Paul découvrit qu’il était atteint du SIDA fût le dernier jour où il eût une relation sexuelle de sa vie. Il avait 55  ans. Il abandonna par la même occasion l’idée de fonder une famille.
Mais au fil des années l’absence de cet enfant fantasmé était devenue tellement insupportable qu’il commit un acte insensé : il acheta un chat. Un petit chat couleur crème qu’il engraissa et qui bien vite devint un gros matou bien gras qui passait ses journées sur le lit où sur le parquet miteux, à roucouler dans une tâche de soleil, et ses nuits sur le balcon à attraper des oiseaux et à les avaler tout rond, comme si la pâté qui ruinait Paul n’était pas suffisante. Assez miraculeusement, l’animal vécu pendant dix-sept ans malgré ses problèmes de cholestérol. Paul, malgré ce qu’il voulait bien admettre, aimait Reagan au fond de lui. Mais extérieurement, il reportait sur lui toutes ses aigreurs : toutes les fois où il se cognait sur un meuble, qu’il ne parvenait pas à ouvrir une porte, qu’il arrivait en retard au petit coin… il ne blâmait pas son grand âge mais plutôt son stupide chat qui lui aurait foncé dedans, bloqué la porte, ou l’aurait retardé en lui miaulant dessus. Tfeuh.

« T’auras ma peau Reagan ! » le maudissait-il souvent, inconscient de sa propre clairvoyance.

Car Reagan eu effectivement sa peau le 29 juin 2015.
Les rares connaissances qui toléraient encore la présence de Paul à l’époque où il fut diagnostiqué découvrirent bien vite qu’il pouvait devenir bien pire que ce qu’il était jusque-là. Son moral baissa encore et son irritabilité atteint son paroxysme et ne diminua plus jamais. La maladie de Paul décuplait ses plaintes et le fatiguait en permanence. Bien que mettant un point d’honneur à faire partir le peu d’argent qu’il gagnait dans la trithérapie, il demeurait affaibli, maigre et les causes de désenchantement se multipliaient. Le moindre rhume le clouait au lit et il devait en permanence faire attention à ne pas tomber malade sous peine de risquer la mort. A la fin de sa vie, il ne sortait plus que rarement de chez lui et ne mangeait également plus beaucoup. Si Reagan n’avait pas ramené la toxoplasmose dans l’appartement, il serait probablement mort de dénutrition au lieu de succomber aux nombreux abcès dans son cerveau. Pour être honnête, aucun médecin ne lui aurait donné vingt-huit années de vie lorsqu’il avait découvert la maladie, il pouvait donc s’estimer heureux.
Alors qu’il convulsait sur le sol froid, la casserole d’eau chaude bouillant encore sur le feu, il eût une dernière pensée pour cette saloperie de chat et ses saloperies de crottes dans sa saloperie de litière .


Il  s’éveilla sur un canapé dans lequel son postérieur s’enfonçait de façon drôlement inconfortable, et le premier râle de mécontentement de sa mort lui échappa alors qu’il se disait qu’il n’arriverait jamais à s’en extirper. Ses membres endoloris lui faisaient un mal de chien, mais la douleur ne le tint pas longtemps éloigné du vide qu’était devenu sa mémoire. Une panique l’enveloppa soudainement alors qu’il réalisait l’absence de ses souvenirs... Jusqu’à son propre nom. Il n’avait plus connaissance que de ses articulations meurtries et de la faiblesse de ses gestes : levant en tremblant son bras à hauteur de son visage, l’irlandais constata avec horreur qu’il était vieux. La peau flasque de sa propre main le frappa de dégoût et d’incompréhension. A quoi ressemblait-il ?! Hideux, ridé et voûté, il en était sûr ! Avait-il vraiment vécu toute une vie sans se rappeler d’un seul instant ?! Et où en était-il à présent ? Quatre-vingt ans ? Cent ?!! Où était-il ? Il ne se souvenait même pas s’être assis dans cette prison de coussins. Jetant des coups d’œil inquiets autour de lui, il jugea que cette salle d’attente était sûrement celle d’un médecin malchanceux chargé de soigner les vieux comme lui, car il était probablement le seul glandu à accepter de les tripoter. Dégoûtantes, toutes ces personnes âgées assises à ses côtés, qui lui rendaient ses regards inquisiteurs sans être un minimum utiles à ses interrogations. Il décida de masquer son intense stress dans l’espoir de gagner un peu de dignité, malgré un instinct inconnu qui lui intimait de déverser sa rage et son incompréhension sur ces inconnus sans valeur à ses yeux.
Pendant ce qui lui sembla une éternité, il attendit la secrétaire médicale chargée d’appeler le prochain patient, en cherchant désespérément dans ses synapses un quelconque lien qui lui permettrait de remettre la main sur son foutu nom. Il voulait s’en rappeler avant que la demoiselle l’appelle, pour ne pas passer pour un con qui ne sait pas son nom. Ce qu’il était pourtant.
Mais rien ne lui venait. Même pas une lettre, même pas un son vaguement familier. C’était ça Alzheimer ? Le vide total ? Des souvenirs oui, des souvenirs sociétaux, comment parler, écrire, penser. Mais pas de données sur lui. QUI ETAIT-IL, BON SANG ?
Soudain ce fût à son tour. Mais contrairement à ce qu’il avait imaginé, il ne fût pas appelé par une jeune femme en habit d’infirmière. Il ne fût d’ailleurs pas appelé du tout. Il fût attrapé. Agrippé, même. La force de la serre du bonhomme qui se referma sur le pyjama qu’il portait en griffant son faible torse lui arracha un cri apeuré fortement ridicule, et des larmes de peur se formèrent au coin de ses yeux. Elles allèrent vite se loger au creux des rides qui plissaient ses paupières, laissant la place pour les prochaines gouttes, et très vite le grand-père pleura à chaudes larmes en gémissant pathétiquement tandis qu’il était traîné vers son destin. Il fût lâché – projeté, plutôt – dans un bureau sombre et la porte se referma violemment derrière lui. L’écran qui recouvrait le mur du fond s’alluma sur un nuage aveuglant de neige télévisuelle qui augmenta encore la détresse du vieux/jeune mort. Epuisé par les cataclysmes qui venaient de s’abattre successivement sur lui, il tomba à genoux devant cette nouvelle attaque sur ses yeux et les sanglots devinrent silencieux, comme si sa voix abandonnait elle aussi. Il se recroquevilla vers le sol en se tenant les côtes, oubliant presque l’extérieur au profit du tourment intérieur qui l’envahissait.
Un claquement de doigt ne suffit pas à le faire se redresser, ni même un appel agacé du roi des Lémures. Celui-ci dû contourner son bureau et le relever à  bout de bras. L’étreinte du nouveau mort n’était pas des plus fortes, mais il pesait tout de même son poids et le roi, pourtant habitué à de telles démonstrations de désespoir, soupira une fois que le vieux debout.

« Eh, c’est là-bas que ça se passe ! » s’exclama-t-il dans un anglais parfait en lui prenant le menton pour axer son regard vers l’écran.

Toujours aveuglé, le grand-père cligna difficilement ses yeux humides avant de s’habituer tant bien que mal à l’éclairage agressif de l’écran, qui s’empressa de remplir sa fonction principale. Il montra la mort de Paul McKendrick, la bave aux lèvres et les yeux injectés de sang alors qu’il s’éteignait sur un carrelage sale depuis plusieurs années. Instinctivement, le vieil homme toucha ses propres lèvres et réalisa.
C’était sa mort qu’il venait de revoir.
Il était mort.
Il ne s’en rappelait pas, mais il se reconnaissait. Sans s’être jamais vu dans un miroir à sa connaissance. C’était lui, là, inerte.
Mais il n’était plus dans ce corps-là, il était parti. Il était ailleurs maintenant, dans ce bureau. Un bureau qu’il ne pourrait pas situer tout de suite, car il ne pouvait plus détacher ses yeux de l’écran et ignora splendidement le roi, qui déblatérait son speech habituel sur la vie après la mort et les conséquences pour lui. Les paroles du japonais rentrèrent par une oreille et ressortirent par l’autre, Paul ignora cela tout comme il n’apporta aucune attention au visage du monarque. Il observait le corps de cet imbécile tout flétri étendu dans un appartement miteux, dont le chat venait se blottir nonchalamment contre son flanc squelettique, inconscient de la mort de son maître.

Placé dans un appartement tous frais payés au sein de « l’Agence », celui-ci ne sortit pas de sa torpeur lorsque l’ascenseur démoniaque tinta pour lui indiquer qu’il était arrivé à la surface et ouvrit ses portes. Quelques secondes plus tard, les portes se refermaient et l’appareil le rapatriait automatiquement à l’étage -2, où un autre spectre avait pressé le bouton. Sans y penser, le vieux sortit hagard de l’habitacle en voyant quelqu’un d’autre y entrer, et se retrouva dans le couloir qui le mènerait à son nouveau lieu de vie.
Comme dans le cadre d’une ellipse opportune pour l’auteur d’une mauvaise histoire, Paul ne se souviendrait pas vraiment de ce qui advint par la suite, et son véritable vrai premier souvenir de l’au-delà est celui de se trouver devant un miroir de plein pied dans la salle de bain de son appartement de colocation et d’observer son corps entier, dégoûté. Le haïr. Son visage, âgé, presque dégoulinant d’un passé dont il n’avait aucune idée, et une vie qu’il n’avait d’ailleurs pas envie de connaître vu la fin misérable de celle-ci. La mort pouvait lui apporter une deuxième chance, c’est ce que lui avaient assuré ses colocataires en l’entendant geindre, mais pour ça il devait cesser de se morfondre sur son sort. C’était mal connaître le caractère désormais naturel de l’individu, qui n’arrivait plus à se supporter.

« Damn, Paul ! – ses colocs avaient fini par remarquer que le papier qui avait indiqué à leur nouveau camarade quel appartement il devait occuper portait aussi son nom en guise d’en-tête - va faire un tour en ville ! lança un colocataire excédé derrière la porte, attendant visiblement depuis des plombes pour pouvoir aller se doucher. Des potions de rajeunissement t’en trouveras plein si tu cherches cinq minutes.
- J’ai pas de pognon. » râla l’interpellé en se dépêchant de laisser la place.

Ouvrant la porte avec une moue fripée, Paul McKendrick jaugea son colocataire qui fouilla les poches du jean qu’il tenait, en sortit une vingtaine d’Øssements qu’il lui tendit.

« Prends. Je t’en supplie va te refaire une beauté et fous nous la paix avec tes rides. »

Vexé, le lémure considéra un instant de lui faire un doigt d’honneur pour la façon dont il venait de lui parler, mais l’offre était trop belle et il empocha finalement l’argent avec un soupir agacé.

LUAP JONES
A la minute où Paul bût sa première potion de rajeunissement, il tomba dans l’addiction. Il était beau. Jeune, et beau. Et surtout, il ne ressemblait plus à cette loque qu’il avait vue mourir seule et malade. Il se vit enfin dans le miroir sans avoir l’image de son cadavre en tête. Sa peau était lisse et rosée, ses joues regonflées d’assurance, ses yeux avaient pris une teinte presque irréelle et sa colonne vertébrale s’était redressée pour lui bomber le torse. Il avait de l’allure. Il ne pourrait plus jamais renoncer à ça.
Mais, encore jeune mort, et n’ayant pas de travail, il comprit vite que son ambition allait être contrecarrée par son manque de moyens. Après une demi-journée à profiter des effets de sa nouvelle jeunesse, il retrouva progressivement son véritable âge et soutira tout de suite un peu plus d’argent à son coloc trop généreux. Errant dans Tokyo à la recherche d’un autre nécromancien moins cher que le précédent, il en trouva finalement un au lever du jour : il parlait anglais, et promis de lui fournir sa potion pour une dizaine d’Øssements seulement. Une fois retransformé, l’assurance revint. Il était Luap. L’inverse complète de Paul. Luap Jones. Un nom de famille lambda pour contrebalancer l’excentricité qu’il s’offrait avec ce nouveau prénom.
Devant l’air béat de son client qui admirait le résultat dans le miroir devant son échoppe, le nécromancien décida d’exécuter la seconde partie de son plan. Celui qu’il ne mettait à l’œuvre qu’avec les plus jeunes et les plus crédules.

« Je sens que vous cherchez à rester comme ça pour toujours, énonça-t-il malicieusement.
- Ce serait outstanding, right ? répondit Luap, qui avait crû le précédent vendeur qui lui avait bien spécifié qu’il ne trouverait pas de potion avec un effet définitif.
- … Je peux vous proposer quelque chose. Venez. »

Extatique de sa nouvelle apparence, il emboîta naïvement le pas au charlatan qui le menait à l’intérieur de sa boutique, et lui fit contourner le comptoir. Dans l’arrière-boutique, il trifouilla dans ses armoires et déposa dans la main du futur Zombie une fiole remplie d’un liquide noirâtre. Devant les sourcils interrogateurs levés de son client, le vendeur expliqua avec un sourire commercial :

« C’est une nouvelle invention de mon crû, se vanta-t-il. Une potion qui permet… Il se pencha vers Luap d’un air mystérieux et baissa le ton, comme pour lui révéler un secret. Qui permet de revenir à la vie. »

Un hocquet souleva la gorge du Lémure. Revenir à la vie ?

« Je vous le jure ! s’empressa de souligner le nécromancien. Ce n’est déjà plus un prototype, je l’ai fait tester à six autres spectres, et tous ont pu retourner dans le monde des vivants. Il faut simplement aller passer la Porte, vous savez celle des Vampires ? Normalement les autres spectres ne peuvent pas passer, et même si on pouvait, on tomberait tout de suite en poussière à cause de l’air, là-bas… »

Il attrapa sa propre gorge et simula théâtralement un étouffement devant l’incrédulité de sa cible.

« Mais cette potion – il montra la fiole et resserra les doigts de l’acheteur autour d’elle – elle permet non seulement de tromper le garde, mais de survivre une fois de l’autre côté. Et le meilleur, c’est qu’une fois là-bas il n’y a plus besoin d’en reprendre puisque la magie de l’au-delà n’agit plus. Vous devenez vivant pour toujours. Et dans votre cas, vous garderez aussi votre jeunesse ! »

Les derniers mots résonnèrent dans l’esprit du futur arnaqué. Fébrile, il était déjà sur le point de succomber. Il demanda doucement combien coûtait la merveille.

« … Il ne me reste que deux fioles. L’autre est pour moi évidemment, mais je n’ai donc pas réellement d’utilité pour celle-ci, et comme vous m’êtes sympathique, je vous la fais à… disons… Cent cinquante Øssements ? »

Et l’imbécile serra la main du charlatan et engloutît le contenu d’une traite, savourant même le goût tandis qu’il empirait sans le savoir sa condition.

EPILOGUE

Lorsqu’il  parvint à rentrer chez lui il était plus de midi et il fût déposé à ses colocataires horrifiés par un Bon Samaritain qui avait compris sa situation. Tous les passants avaient évité avec dégoût le zombie tout frais dégoulinant de plasma et de honte. Une odeur infâme se dégageait de son corps redevenu vieil homme, il perdait ses cheveux et marchait si courbé que ses bras ballants raclaient le sol. Il geignait sans discontinuer d’une voix enrouée, comme si ses cordes vocales avaient été meurtries en même temps que le reste de sa personne. C’est alors qu’il allait s’effondrer que le Bon Samaritain le rattrapa.
Effondré sur des draps qu’il souillait de sang séché et de peau à vif, le nouveau zombie souffrit en hurlant une bonne partie de l’après-midi, avant de sombrer encore dans l’inconscience. Lorsqu’il se réveilla à nouveau il faisait nuit, et il ne sentit pas tout de suite la douleur. Au lieu de ça il demeura dans l’instant de transition marqué d’incertitude qui succède au sommeil et précède le véritable réveil. La lumière artificielle de sa fenêtre LCD qui reproduisait le paysage extérieur transmettait une ambiance lunaire agréable à ses yeux entrouverts, et il lui semblait entendre la Sonate au clair de lune qu'il avait aimé enfant dans le lointain. Dans ce court moment de flottement, paisible, il entendit danser sur les notes de piano une voix curieusement familière. Une voix qui lui reviendrait souvent dans ses réminiscences futures.

« Nora… » souffla-t-il.


derrière l'écran
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Bienvenue moi-même

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demon demon demon demon demon







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Le dernier gif c'est moi right now
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Terminé #6 le 09.09.17 19:50
OMG OMG OMG OMGGGGG

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Terminé #7 le 09.09.17 21:46


Josh (sur ma fiche) a écrit:J'ai un DC zombie en préparation, il est chiant aussi, ils pourront être bestoh
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Terminé #8 le 14.09.17 13:33
J'me relance moi-même, allez Luap bosse un peu

Angel >
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29Masculin108Nicholas Brown - GANGSTAVan GoghMeneur / Buisnessman432128920Neutre/Sans genre29/07/2016réduitele chameauIncoming
VAMPIRE N°①
KING OF THE CANINES

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Terminé #9 le 14.09.17 15:55
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Conclusion : ooooooh naaaaaaaan, un deuxième compte de Josh, l'enfeeeeer (à lire avec la voix de ZeratoR)

Rebienvenue sinon
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by Lys, ne pas piquer le gif merki
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Terminé #10 le 07.10.17 9:32
Je m'auto-cacate

Il me reste que l'histoire et j'en suis à 41%