Terminé #1 le 16.08.17 22:57

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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 19 Masculin
× Age post-mortem : 283
× Avatar : Daiki Aomine - Kuroko no Basket
× Pouvoir : Te cogner dans le nez :nose:
× Croisée avec : Grympy Cat
× Logement : Duplex
× Métier : Prédicateur - Cobaye
× Communication : Portable
× Péripéties vécues : 951
× Øssements 1335
× Age IRL : 25 Féminin
× Inscription : 04/02/2017
× Présence : complète
× Surnom : Touloose
× DCs : Etsu Morugawa | Margaret E. Redford
Big Grumpy Cat
http://www.peekaboo-rpg.com/t1408-toulouze-broken-glass http://www.peekaboo-rpg.com/t1411-toulouze-find-yourself

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
100/100  (100/100)
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 19 Masculin
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I think
I'm lost again
Soit certain d'une chose: les gens finissent toujours par disparaître.

C'était un jour comme un autre. Un matin comme un autre. L'odeur des clopes régnait dans la chambre minuscule. Les rayons du soleil passait à travers les rideaux aussi fins que du papier de riz. On entendait les ivrognes dehors, les prostituées rentraient dans leurs geôles, les orphelins courir en quête d'un truc à piquer. Le foutoir habituel. Les déboires habituels. Dans cette partie de la ville où il ne comprenait que la moitié des mots qui était prononcée par les habitants parfois bien déroutés et rebutés par son apparence. Il fallait dire qu'un type dans son genre dans un lieu de ce genre n'était pas vraiment très habituel. Mais qu'importe. Il n'avait nulle part d'autre où aller pour l'instant. Et il ne se voyait pas aller ailleurs. Par pour l'instant. Pas tout de suite.

La chaleur d'un corps contre le sien. La sueur perlant sur son front. Les frissons attaquant son dos. L'angoisse. La terreur. Le malaise. Une forte envie de vomir. Des vertiges agaçantes. Le sifflement d'un respiration logée dans son cou. Étrange impression. Les brumes d'un songe, ou d'une illusion, se dissipèrent alors qu'il se redressait sur la couche de fortune où il se trouvait. Il tourna la tête vers la fenêtre qu'où passait les rayons du soleil, écouta un moment le brouhaha qui régnait au dehors puis se leva enfin, abandonnant la créature endormie pour se cloîtrer dans la salle de bain. Vider son estomac. Cracher ses tripes. Réfuter un vertige. Prendre une douche. Faire semblant. C'était un matin comme un autre.

Les mugissements de la jeune femme emplissaient à peine la petite chambre qu'ils squattaient ces dernières semaines. Le zombie ne comptait plus les jours. Il n'en avait que faire. Ils se ressemblaient tous de toute manière. Enfin presque. Seules ses hallucinations étaient différentes. Et nombreuses. De nuit. Comme de jour. Malédiction horripilante. Déboires irritants. Encore un matin comme un autre.

Il ne savait pas depuis combien de temps il était réveillé et ne se préoccupa pas plus de l'heure à laquelle la jeune femme se réveilla. Peut-être abandonna-t-elle le matelas pourri une ou deux heures après lui. Mais comme toujours, elle vint se caler contre lui, câliner son visage, l'embrasser avant de lui sortir une boutade et d'aller se laver à son tour. Puis, une fois douchée, ses longs cheveux noirs brossés et ses vêtements gris déchirés enfilés, elle tirait le zombie par la main et le trainait dehors. Pour l'entraîner qu'elle disait. Pour l'aider qu'elle affirmait. L'homme n'était jamais certain que ses soi-disant "entraînements" fonctionneraient un jour. Il n'était sûr de rien. Mais il la suivait. Comme toujours. Il n'avait rien de mieux à faire.

Les matinées se ressemblaient toutes. Toutes. Bambins courant partout. Regards intrigués sur sa personne. Murmures inaudibles et incompréhensibles. Elle lui faisait traverser une partie du quartier, le menait dans un lieu où les gens l'attendaient, tandis qu'il luttait souvent pendant de longues minutes contre ses visions. Mais pas ce jour-là. Il fallait dire que ces derniers temps, elles étaient plus calmes, plus espacées, plus fugaces. Sans qu'il ne comprenne pourquoi. À cause des entraînements, qu'elle ne cessait d'affirmer. Il en doutait beaucoup. Tandis qu'une partie de lui croyait fermement en ses paroles.

Peut-être était-ce un jour différent. Une matinée comme aucune autre. Ça n'y ressemblait pas. Pas quand elle tira l'un de ses vieils hommes décrépis désirant savoir la mort de l'un de ses proches. Ils avaient toujours ce même air méfiant, ce même regard déçu et contrarié. Pourtant, ce jour-là, quand il attrapa son poignet et se concentra, chercha à voir la personne dont il lui parlait, celle dont il désirait connaître la mort, il y eut comme un truc étrange. Un flash, une certitude. Des cris, des larmes, et du sang. Comme bien souvent. Mais c'était les cris, les larmes et le sang de cette personne en question. Et pas d'un vivant quelconque.

- Tu vois ? Qu'est-ce que je te disais.

Ça n'avait rien d'un jour comme un autre.


****


Réveil en saccade. Réveil brutal. Odeur de suie et de sueur. Lueur des réverbères. Beuglements des ivrognes. La ruelle était déserte. Enfin presque. Toulouze se réveilla difficilement, la tête en compote, sans se souvenir de ce qu'il avait pu faire pendant les deux dernières heures. Il ne se souvenait pas non plus comment il avait fait pour finir là. Il se souvenait juste de ce rêve qui lui serrait désagréablement la poitrine.

Songe éphémère. Souvenir déchirant. Premier fois qu'il contrôlait son pouvoir. Premier fois qu'il décidait quand voir la mort. Souvenir agaçant. Pourquoi maintenant au juste ? Grimaçant, le zombie se redressa maladroitement, vérifia qu'il avait encore toutes ses affaires avant de se masser la nuque et de quitter les lieux. Ne plus y penser. Ne pas y penser. Marcher et oublier tout cela. Mais comment on oublie les gens à qui ont a été étroitement lié ? Grognement sourd. Douleur dans la poitrine. Comme si se souvenir d'elle maintenant y changerait quelque chose.

Ses pas fendaient la foule qui ne s'occupa pas de lui, continuant tranquillement leur soirée sans se soucier de quoi que se soit. Un soir comme un autre. Dans la capitale des morts toujours en effervescence. Un soir comme un autre. En apparence.

Avec moi-même
Mots 881

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and without you I'm losing my mind



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