Terminé #1 le 15.08.17 2:01

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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 25 Masculin
× Age post-mortem : 97
× Avatar : Tobio Kageyama (Haikyuu!!)
× Appartement : Lascaux
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 441
× Øssements 553
× Age IRL : 20 Masculin
× Inscription : 14/08/2017
× Présence : complète
× DCs : Cassian / Léandre
vampire
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Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
12/100  (12/100)
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identité
NOM : Nightshade étant le nom de famille de son paternel même s'il lui arrive d'utiliser le nom de jeune fille de sa mère sur les réseaux sociaux par exemple.
PRÉNOM : Brendan Tyrell.
DATE DE NAISSANCE : 1/11/1919 à Los Angeles.
DATE DE MORT : Mort le 6/8/1945, non loin de Hiroshima.
NATIONALITÉ : Nippo-américain.

LANGUES PARLÉES:

Par ordre de maîtrise ;

ANGLAIS AMÉRICAIN : Langue maternelle, il abuse surtout de vulgarités avec.
JAPONAIS : Il le parlait déjà assez bien avant sa mort. Son niveau est excellent à l'heure actuelle.
RUSSE : Juste un apprentissage en faveur de son anti-américanisme d'un temps, dans le monde des morts. Même s'il a perdu de sa haine, il le parle toujours couramment et l'apprend encore.
MANDARIN : Au même niveau que le russe et appris pour les mêmes raisons, il a un peu plus de mal à l'écrire mais se débrouille assez bien.

RACE : Vampire.
PERSONNAGE DE L'AVATAR : Tobio Kageyama ▬ Haikyuu!!






physique
Partie rédigée:
Vilaine belladone dont la réputation ne fait certainement pas la beauté.
Les épines des roses ne sont pas si distinctes mais ici là, on contemple sa grande laideur qui n'est pas si illégitime. À s'y frotter, s'y écorche-t-il forcément à y laisser diverses plumes, divers lambeaux.
De ou plutôt deux longues cicatrices lui barrent le dos comme la route. Au toucher, la douleur voudrait l'empêcher de foncer davantage mais malgré les interdictions ; il continue.

Déchet de la nation. Il continue jusqu'à devenir le déchet de l'humanité toute entière.
Déjà d'aventure a-t-il les couleurs aussi brouillons d'un souillon. On le catégorise comme tel après tout, pas besoin de chercher davantage.
Entre la peau blanchâtre et arrogante et les mèches aussi tombantes que noirâtres ne réside que le chaos antithétique. Dans tout son corps bouillonne la guerre qu'on a pas déclarée mais à laquelle, en toute évidence, on réplique si elle est forcément illégitime. Puisque dans cet étranger ne règne aucune règle. A-t-on déjà vu des perles aussi océaniques que pacifiques jalonner des terrils miniers ? Il ne fait aucun sens de retrouver en ces crevasses bridées un profond lagon mêlé par le sombre de l'autre pays. Qui peut concevoir un tel mécanisme ?
Le conflit est d'une tel ampleur que les armes sont brandies et se croisent d'une manière bien irrégulière ; ces sourcils broussailleux répondent « non » à un tel défi de tons.

La seule marque bleutée acceptée, ceux sont ces ecchymoses qui le tatouent. Plus d'encre comme ses cheveux, c'est les bleus et le sang qui le tatouent désormais. En somme, pas le corps d'un soldat qui peut-être fier d'avoir gagné.
Il a perdu.
Il est injuste.
Défaite et injustice. Le plus fort n'est pas le meilleur.
C'est le corps d'un monstre qui se veut plus démesuré que l'homme. Il n'a aucune limite ; il continue.

Sa persévérance frise toute autant l'outrecuidance que l'imprudence ; elle balance la confiance des uns et des autres vers la désespérance. Elle doit être éliminée. Il doit être éliminé. C'est loin d'être un modèle.
Quand a-t-on appris à un gamin à bâtir ses bras et épaules en quelque chose de vigoureux en cognant un autre ? Quand lui a-t-on appris à devenir ainsi ? Ca ne coule pas de source.
Sa face écrasée au nez épaté fait pitié. Pourquoi alors que de blêmes jurons blasphèment encore des lèvres émaciées d'un américain à l'hymne fier et honorable ? Il fait honte, c'est tout.

Honte aux États-Unis.
Honte au Japon.
Regrettablement, il n'est accepté nulle part.
Il est entre les deux. Il ne respecte aucun protocole que les deux demandent. Son attirail n'a absolument aucune valeur pour aucune des patries. En bravant airs et eau, il y perd bien des plumes et vie. Il y perd sa crédibilité.
Dans cette abîme maritime où l'on plonge, lui et son avenir, il ressert sa mâchoire plus carrée que son comportement et ravale sa médiocrité que seul lui est capable d'endurer.
Sa persévérance, on l'élimine. On la lui fait subir à lui seul.

Absolument personne n'a voulu de Brendan. Seul lui peut se confronter à lui-même.

Couleur des cheveux : À vu d'oeil, ses cheveux sont d'un noir de jais mais si on y prête plus grande attention, on constate que quelques mèches cuivrées se glissent dans sa chevelure, trace laissée par son père. Il ne les dissimule pas donc si on s'approche, c'est assez distinct.

Longueur des cheveux : Il les garde mi-longs. Un rassemblement de mèches vient en général cacher son grand front mais il lui arrive de relever le tout lorsqu'il cherche à se concentrer. Or, c'est vraiment loin d'être fréquent.

Couleur des yeux : Entre un mélange sombre et clair, il a tout de même gardé la couleur bleu européen mais cette teinte s'est confondue avec une certaine obscurité. En somme, ils sont bleus foncés.

Style vestimentaire : Très négligée, sa manière de s'habiller est en général très critiquée puisqu'elle est avant tout plus pratique et confortable que réfléchie et travaillée. Ses vieux joggings sont des vêtements de choix mais il n'hésite pas à les assortir à des casquettes ou vestes à capuches dont certains n'hésiteraient pas à se moquer.

Taille : Dépassant une bonne partie et majorité, il atteint le mètre quatre-vingt huit.

Corpulence : Assez flagrante, Brendan a une carrure pour le moins athlétique même si son alimentation ne la favorise pas. Aussi énergique que sportif, sa musculature est assez développée sans pour autant être grossière.

Habitudes : ● On dit qu'il dégage une chaleur corporelle assez importante bien que peu de personnes la cherchent.

● Il ne se prive pas pour faire des renvois dans n'importe quelle circonstance. Il considère même ça comme un acte de rébellion, à vrai dire, ce qui l'a poussé à plus loin en éructant l'alphabet.

Autres : ● En plus de sa taille conséquente, le jeune homme trouve difficilement chaussure à son pied, littéralement puisque sa pointure se révèle être vraiment trop grande voire improbable.

● Les canines sont caractéristiques aux vampires mais en plus de cela, Brendan a les dents du bonheur et ça saute brutalement aux yeux lorsqu'il se met à parler ou insulter.

● Il appartient au groupe sanguin B -.




précisions
● Diagnostiqué comme hyperactif suite à des antécédents biologiques et son contexte familial monoparental, Brendan en démontre donc des symptômes évidents qui renforcent une partie de son comportement impulsif et inattentif.

● Défini comme inébranlable, il est pourtant très intimidé par les espaces clos et sombres. En somme, il est claustrophobe. Certains racontent qu'il dort avec une veilleuse mais c'est probablement faux !

● Concernant son mode de vie, il a tout de même développé la sale habitude de consommer du fast food au moins deux fois par semaine. Il marche aussi aux boissons énergisantes et produits utilisés pour la prise de masse en musculation.
Certes, il en pratique, mais pas autant que sa consommation en compléments voudrait le faire croire. Il pratique davantage de la boxe et du basket.
Si son destin ne l'avait pas tué, on aurait imaginé que de tels produits auraient été responsable de son décès.



caractère
Arrête de parler la bouche pleine.

Issu d'un milieu modeste et d'une famille monoparentale, Brendan n'a jamais eu une éducation digne de ce nom. C'est justement sur ces lacunes qu'on lui fait le plus de reproches à commencer sur son manque d'hygiène puisque c'est un individu très désordonné et sale. Son hygiène n'est pas à refaire mais ses locaux méritent peut-être deux bonnes journées de rangement. S'il n'y avait que le ménage, on pourrait ne pas le remarquer mais Brendan est un rustre et parle souvent la bouche pleine, mange avec les mains et ne se lave pas les mains ; il s'essuiera sur son jeans, sans doute. C'est plus pratique.

Arrête de parler aux gens sur ce ton.

Il ne connaît pas plus la politesse ou le tact. Ce qu'il recrache souvent est très brutal voire insultant pour n'importe qui. En corrélation avec ses injures et son manque de considération se profile une familiarisation avec n'importe qui où il n'hésite pas à employer un tutoiement avec un large panel.
Inutile de dire que le jeune homme ne peut pas interagir avec tout le monde puisqu'il ne sait pas faire preuve de diplomatie et, au maximum, donne une vérité tranchante sur l'état des choses. Étant un échantillon contraignant de son discours, ça gâche terriblement son bavardage intensif qui aurait pu être pertinent.
La première approche avec lui n'est donc pas souvent des meilleures et s'avère même parfois chaotique avec les personnes les plus délicates ou méprisantes. Tout dépend de la connotation qu'il entend.

Arrête de faire ta tête de mule.

D'ailleurs, Brendan n'aime pas vraiment les personnes qui se considèrent au-dessus de n'importe qui et la principale raison qu'il donnerait se résumerait au fait que lui, est bien au-dessus d'eux. D'un naturel confiant, ce n'est pas lié à une forme d'égocentrisme pour autant mais juste qu'il aura tendance à présenter ses atouts pour concurrencer quelqu'un. Plus que la coopération, il est individualiste et préfère jouer avec la compétition.
Après tout, il reste une personne têtue et bornée sur ses objectifs. Qu'importe le nombre d'obstacles, il n'abandonne qu'assez rarement ses objectifs initiaux. Autant dire qu'il en va de même pour certains préjugés qu'il a sur les États-Unis par exemple et même parfois les femmes, ne se définissant pourtant comme sexiste.

Arrête un peu de crier et tiens toi tranquille.

Essayer de dégager le brun de sa détermination maladive peut le rendre très furieux. Au tempérament majoritairement colérique, il se montre être tout de même extrêmement lunatique et imprévisible. Certains iraient même jusqu'à dire qu'il est ingérable pour blâmer son hyperactivité. Il peut s'énerver pour une raison idiote comme se calmer par une consolation médiocre. Le jeune homme est très sensible à ses émotions et ne les contrôle pas. Cela se ressent vraiment bien dans sa voix qui est grave et portante. Il crie énormément qu'il s'agisse d'excitation ou de rage.

Arrête de toujours te balancer sur ta chaise.

Une bonne partie de sa personnalité est influencée par la situation dans laquelle il s'est retrouvé dès son plus jeune âge. Certes, déjà enfant, il ne s'est jamais présenté comme quelqu'un de sage mais le développement de son hyperactivité n'a fait qu'aggraver la situation. Il suit évidemment un traitement mais ne s'y penche que peu, ne prenant pas ça au sérieux mais ses gros problèmes de concentration dans des dialogues ou bien autre le trahissent et prouvent qu'il n'est pas du tout guéri bien que certains hyperactifs parviennent à apaiser ceci avec l'âge. Au moindre coup d'oeil, de toute manière, on détecte que Brendan a des tics comme se balancer rapidement sur une chaise ou faire bouger en permanence ses jambes et doigts, signes de l'incurabilité.

Arrête de te toucher aux affaires des autres.

En complémentarité avec son besoin de bouger et sa désinvolture, qu'importe son rapport avec la personne, il se manifeste comme très tactile comme déjà peu pudique. En plus d'être bagarreur et ne manquant aucune occasion de frapper quelqu'un qui le mérite, il ne se gêne pas pour toucher quelqu'un autant physiquement que moralement. Il peut blesser alors qu'il veut consoler, aussi. Il n'est vraiment pas une épaule sur laquelle pleurer alors qu'il voudrait pourtant bien faire puisque Brendan a, derrière cet aspect de brute, un coeur très généreux et fidèle. Il ne sourit que peu mais son rapprochement soudain peut montrer sa sympathie efficace pour celui qui s'en montre digne. Celui qui l'accepte est déjà une bonne personne pour lui.

Arrête de te rabaisser.

Bien que sa carrure et ses aptitudes physiques laissent penser qu'il est une personne se sentant bien dans sa peau, il est assez complexé sur le plan social. Réalisant qu'il ne sait pas beaucoup d'amis mais ne se remettant pas beaucoup en question, un mal être s'est forgé au sein du jeune homme qui ne sait vraiment pas où se diriger. Il ne paraît jamais s'intégrer et son hyperactivité ne l'y aide pas.


histoire
— Bordel, c'est quoi ce merdier encore ? Qu'est ce qu'ils nous veulent ?

D’ordre général, les figures maternelles ont la capacité de répondre aux questions, même les plus improbables, de leur curieuse et tendre progéniture. Elles trouvent leur réponse dans les pouvoirs du savoir mais aussi dans les chimères. Laisser un enfant perplexe n’est pas le but d’une mère. Au contraire, c’est son devoir premier de lui ôter le doute. Même lorsque cette femme n’en a aucune idée, elle use d’improvisation et d’inspiration. La mère est une entité aimante, une tirette à rêveries. Elle est une artiste. Mais seulement quand l’occasion lui permet.
Oui ici, en l’occurrence, la mère qui veut jouer les héroïnes se retrouve bien vite déchu. Elle a peut-être l'imagination comme la connaissance mais elle n'a pas le courage de l'avouer.
Elle est tétanisée par ce qu'on lui inflige comme elle est tétanisée d'infliger ça à son garçon qu'elle voie encore petit.
Elle a une idée de la réponse, donc, puisqu’informée et convoquée, mais elle lui répond :

— Je ne sais pas, mon ange.

Son fils, âgé de plus d'une vingtaine d'années, lui tient la main. Il cherche vraiment à savoir.
Certes, il est lui aussi informé qu'elle du contexte de guerre entre américains et japonais mais il est peut-être trop naïf et idéaliste encore pour, à son âge, pour comprendre les répercussions que cette bataille peut avoir.
Même sur des civils.
Elle juge que lui révéler cette vérité ne pourrait être que source de troubles à l’avenir. Elle ne cherche pas à rendre son enfant plus violent qu'il ne l'est ou l’amener à penser que son pays natal éprouve des opinions racistes.
Même si c'est bien le cas. Il n'est pas dupe. Il en a la preuve aujourd'hui.

Raciste non pas seulement envers les peaux noires mais aussi envers les yeux bridés. Ceux qu’on tente actuellement d’exclure de la société américaine en les plaçant dans des déserts. Même de nationalité états-unienne, leur traits physiques, cousins avec ceux des gens vivant sur les îles nippones, les rendent trop dangereux et en firent des soldats potentiels de l’Empire japonais. Ils sont des soldats ayant déjà conquis les terres américaines. Mais des soldats peureux alors il est encore possible de les contenir.
Ceux sont des espions. Ils savent tout. Il faut les contenir pour ne pas effrayer le « vrai » peuple américain.

— Bien sûr que tu sais. T'as juste pas les couilles.

Voleuse hors pair est la peur lorsqu'elle s'empare de ses qualités maternelles.
Son teint déjà affecté d'ordinaire paraît encore plus livide. Elle plante ses ongles dans la paume de son fils, entre l'énervement, le chagrin, l'excuse. Perdue dans tout cela, elle n'arrive plus à formuler quelque chose qui pourrait être logique. De ses orbes noyées s'écoulent encore quelques larmes qu'on arrivera pas à consoler. Pas les autres et lui encore moins. Il ne sait pas la réconforter, juste l'endolorir.
Comme si rien n'était et que tout va bien. C'est ainsi qu'une mère doit agir pour son fils.

— Je ne sais pas, réitère-t-elle.

Perdue et confuses, ses réponses se contredisent autant que ses rôles.

— Mais je suppose que ça ira, tente-t-elle.

Elle ressent toutes ses émotions mais plus les devoirs qu'on lui a dérobé en la déclarant comme détenue par cet arrestation.
Plus civile et encore moins mère, Bara devient une enfant encore plus démunie que son fils. Si elle considère qu'il a toujours eu besoin d'elle, lui tente bien de lui en faire comprendre l'inverse.

— Tu me prends pour quoi là ? T'es en train de chialer ! Y a un truc, c'est pas possible autrement.

Autour de lui, il observe tout le groupe apathique et se fulmine sans chercher à comprendre.
Quand bien même elle lui parlerait des répercussions, il ne comprendrait pas.

— Okay, t'sais quoi. Si tu veux pas me le dire, j'vais te le dire moi.

Le reflet de la mère ne semble pas s'appliquer dans cette relation de mise en abîme. La témérité envahit ce garçon du haut de ses vingt-deux ans. Abondante, elle inondait Bara. Elle n’a jamais réussi à faire de cette tempête une quelconque accalmie. Une femme pour un enfant à l’énergie d’une douzaine. Il est trop énergique, trop violent, trop franc, trop vulgaire etc. Malgré ça, elle l’aime. Mais sa fidélité est insuffisante pour canaliser le garçon.
Il manque quelque chose ou plutôt quelqu’un bien même si le garçon aurait tendance à en démentir : Un père manque à l’appel depuis un peu plus de dix-huit ans pour des raisons des plus enfouies dont Bara n’a même pas elle une réponse concrète.
Peut-être le début du racisme et que cet homme inconnu s'est vu critiquer pour s'être mariée à une étrangère ne parlant la langue que bien mais pas assez parfaitement.

La séparation lui a déchiré le cœur mais aussi ses billets. Même si elle n’a jamais couru après l’argent, les problèmes financiers sont récurrents. Leur vie manque de richesse que l’amour ne peut même plus combler. Les moments de joie sont moindres. Juste leur petite routine imperturbable : Métro, boulot, dodo pour la première et bus, bagarre, vacarme pour l’autre. La situation est précaire mais cela en est devenu une monotonie rassurante en quelque sorte. Alors en  cet instant, elle ne sut quoi faire. Cette anormalité la tétanise. Elle est incapable d’avancer ou de percevoir.
Cet essaim devant eux, en quête d’un arôme inconnue, parasite leurs sens. Pourtant, ce groupe devant elle était d’un flegme déconcertant.
Pourquoi le glas de cet apaisement n’a pas encore sonné en rébellion comme l'état des choses le recommandait ? Pourquoi personne ne réagit à son enfermement futur ?
Parce qu'ils sont comme elle, sans doute.

Cependant, dans cette foule, elle remarque un poisson sillonnant les hautes vagues. Il affronte les courants d’un courage qu’elle connaît bien. Pour se rassurer, elle palpe la main absente de son fils. Absente. A cette disparition, le vague se défloute de ses pensées dissimulées sous un cache de frayeur. Elle perçut la forte voix de son fils ainsi que sa grande taille dans cet amas humanoïde pestant un manque d’éducation: 

— Dégagez de mon chemin !

Elle l'appelle malgré le fait qu'il n'écoute rien.

— Brendan !

Il est en quête d'évidence et non plus de ces doutes ; ses doutes. Le dénommé « Brendan » est amant de la vérité et de la franchise. Ce qu’il souhaite à l’instant est une brèche vers la clarté alors, pour cela, il fore dans ce mur humain de sa machinale brutalité. Car l’ambition de ce garçon n’est pas qu’un vice. Elle le pousse à faire des choses extraordinaires. Néanmoins, Brendan n’a jamais appris cette leçon de vie : La découverte d’une vérité n’est pas forcément bénéfique. Au loin, sur un de ces baraquements, lit-il ces lettres capitales écrites d’un gras marqueur :

« MANZANAR RELOCATION WAR CENTER »
Alors c'est ça.
« Un centre de relocalisation pour protéger les citoyens de la guerre. »
Il regarde l’espace dans lequel il se trouve. Des regards meurtriers sur lui mais il s’en fiche. Il voit que ces gens sont comme lui ou plutôt, catégorisé comme lui : D’origine japonaise.
La question aurait été : Pourquoi n'y affecter que des gens aux caractéristiques japonaises si ce n'est sans doute, avec l'amalgame fait, que des asiatiques ? Bien qu'en étant idéaliste, le racisme n'est jamais très loin et il le sait.
Son visage devient exsangue. Pas que la pâleur de l’angoisse l’envahit mais que sa teinte sanguine s’échappe de ses veines en une colère affreusement noire. La déduction du garçon déchiffre tardivement qu'il s'agit d'une incarcération inexpliquée.
Cette injustice l’outre. Il manque de cogner contre cette foutue barrière à laquelle il est finalement arrivé, de menacer ces foutus gardes — foutus blancs — à côté d’elle et de tenter d’énerver ces foutues victimes à la rébellion comme un foutu leader qu’il n’est pas.

— Brendan.

Juste à temps. La voix familière est revenue auprès de lui. La colère se fait ressentir en son ton mais celle de son fils était toujours plus puissante. Son caprice et la situation actuels en fait une soumise. Une esclave privée de mots, elle demeure silencieuse pour éviter la punition qu’elle et son fils auraient pu recevoir. La punition du regard des gardes et des autres, tous l’encerclant comme des barreaux. En ce début, elle ne veut éveiller aucun ennui. Alors, si les mots lui sont limités, le regard est son seul serviteur. Si son fils n'est pas assez bête pour comprendre ce qu'il en est, elle juge qu'il n'est pas assez bête pour au moins une fois écouter. Juste une fois.
Même si l’obéissance n’est pas son mot d’ordre, le visage contraint de sa mère et sa tête baissée devant les autres le forcent à faire de même.

Encore une fois il se tait alors qu'il ne l'aurait pas voulu.

Un cerveau bien trop tourmenté, il implose : C’est la seule solution. Réduit au silence et docile comme un animal domestique, c’est une nature contraire à celle d’un sauvageon. Or, il le faut bien et il le comprend bien si sa mère lui rappelle. Si cela n’engage que lui, l’insurrection aurait été directement prise mais la loyauté l’empêche de briser les chaînes avec sa génitrice.
Il se tait et avance avec ce bétail dans l’entrave.



—  Ils sont où nos lits ?
— Par terre, rétorque avec simplicité l’américain armé.
— On dort pas sur le sol. Donne-nous au moins un matelas ! Ma mère a des problèmes de dos, elle va pas se contenter de ta putain de couverture.
—Arrête ça, Brendan, intervient la mère. Excusez-le monsieur.


C'est avec dédain que l’adulte prend cette situation bien triviale. Il se contente de tirer le miteux rideau rapiécé de cette étroite pièce faîte de papier goudronné, contenue elle-même dans un hangar insalubre.

Quatre dans cette « pièce » et non dans le même hangar. Plateaux repas à la nourriture insuffisante servis à la queue et douches collectives font partie de leur nouveau quotidien. Si les enfants ont encore droit à l'école, la mère et son fils travaillent pour l’État, en revanche, dans des vergers par exemple. Toutes les conditions de l’esclavagisme américain sont quasiment réunies mais malheureusement les gardes ne sont pas en mesure de punir les incarcérés à moins d’avoir affaire à des cas importants de contestation.
Le garçon prononce à cet instant l'une des premières formes de révolte et ce n'est sans nul sans doute pas la dernière. Sans nul doute que les vagues de rébellion seraient bien plus massives à l'avenir étant donné que les cas de révoltes se nourrissent dans la haine d’une foule internée.

Les actes commis par Brendan demeurent aussi diffus que tolérables dans un premier temps. Mais il ne faut pas omettre que l’épicentre engendre les secousses. Cela commence par de délicates bousculades, des refus travaillés, des regards pesants, des paroles cinglantes…
Mais beaucoup se laisser aller dans les abîmes de cette tendance branlante. Mais, encore une fois, ce type de comportement n’a pas atteint son paroxysme. La nature du garçon est celle d’un comploteur, perturbateur et semeur de troubles. Un tel comportement est à éviter à l’avenir. Le problème doit être étudié par une surveillance accrue des gardes non seulement sur lui mais aussi sur les autres éléments potentiellement nocifs. Ils sont plusieurs, en effet, à causer du grabuge.
Tous d’une même génération : Les Sansei.

Ces Sansei, peu nombreux en tant que rebelles, incluant Brendan, ont non seulement droit à une attention particulière de la part des gardes et quelques militaires passant occasionnellement mais des médecins leur sont aussi attitrés. On engage des médecins et non des meubles pour leur confort. Brendan a sans doute plus de professionnels de la santé à lui tout seul que de lits dans sa boîte à chaussures d’abri. Un médecin désigné comme psychologue lui av été assigné. Il lui posait des questions sur lui et lui prescrivit des cachets chaque semaine.

Étonnamment, Brendan ne bronche pas à ses visites chez son « crétin de psy », qu'il désigne. C’est un moyen d’évacuer son quota de bavardage qu’il ne pouvait ressortir dans ces baraquements car cet homme est une grande pipelette. Pourquoi ne le fait-il pas avec sa mère ? Pour la simple et bonne raison que sa mère subit la déprime des lieux mais aussi l’asthénie à cause du comportement de son fils. Brendan le voyait bien mais il ne peut se corriger. Même si c’est pour sa mère. Il a toujours agi ainsi. Évoluer en un claquement de doigt est impossible. Encore plus impossible quand il s’agit de reconvertir sa personnalité en une autre sous de telles conditions ; c’est ce que certifient ostensiblement les médecins du délinquant dans leurs rapports puisque qu’il était sujet à l’hyperactivité. Une famille monoparentale conférant une éducation parfaitement lacunaire est irréversible et ne pouvait qu’accentuer son trouble du comportement.
Pas étonnant qu'un tel type ne se calme jamais vu l'éducation qu'on lui donne.

Ainsi devient sa routine ; il se lève, de la terre sur sa peau puis il se rend au verger le matin. Il déjeune sa pomme flétrie, se bagarre encore avec pourtant des pacifiques, n’arrivant point à se faire des alliés ici, tous plus « toutous » les uns que les autres. Quand sonne l’heure des visites médicales, l'irrespectueux ne se fait pas prier pour être naturel à soi-même et se permet de dépasser tous les autres patients en matière d’impudence et d’attente comme il l'a fait avant, à la supérette du coin, quand il vivait encore à Los Angeles, quand il n'était encore qu'un gosse. Mais, à présent, il est à Manzanar. Même si la vie ne lui parait pas si différente sur certains aspects (notamment financiers), deux facteurs le dérangent inlassablement : Ces barbelés qui lui gâchent sa vue et sa liberté. Un terrain sans barbelé, avec de l’herbe, là où il pourrait pique-niquer avec sa mère. La retrouver, certes, pas avec un sourire puisqu'elle ne guérit jamais de sa dépression, mais au moins avec une mine moins maladive.

Plus l'homme vieillit, plus son insolence mûrit, plus sa maturité rajeunit. Âgé de vingt-quatre ans désormais, on doit le considérer comme un vrai adulte mais il n’en change point sa façon d’être si ce n’est amplifier ses désagréments. Or, les bêtises sont commises par les enfants et Brendan est un adulte, conscient de ses actes et ses torts. Son non-respect envers l’intégralité de ce site, que cela inclut les personnes ou le matériel, est réprimandé à longueur de temps par chacun. On ne voulait plus de lui ici, à vrai dire, et peu d’options s’offre à lui désormais puisqu’il a ruiné ses chances de passer son séjour dans ce camp en harmonie, comme le dit cette enthousiaste propagande digne d'un jingle américain peu convaincant. Pourtant, ses fautes sont inciviles et non belliqueuses. Son respect est absolument absent mais ses actions n’en sont pas révolutionnaires de là à tirer sur un autre. Il mène sa petite résistance et n’hésite pas à distribuer sa liberté de penser bien clandestine, dans un langage codé et prohibé :

— Le japonais est strictement interdit.
— Hein ? Mais j'ai pas parlé en japonais, là.
— Vous n’êtes que des japonais. Vous ne parlez que japonais.
— On parle aussi anglais, connard ! T'es peut-être juste trop sourd et t'as rien pigé à ce que j'ai dit.
— Joue pas avec moi, gamin, et arrête de mentir. C'est du japonais que j'ai entendu.
— Faut croire que vous êtes pas bêtes pour reconnaître ce que vous voulez, vous, les américains. Enfin ouais, j'ai parlé japonais et alors ? Tu veux savoir ce qu'on a dit sur ta petite bande et toi ?


Il patiente.
Non pas pour réfléchir aux mots qu'il choisira puisqu'ils sont spontanés.
Non pas pour réfléchir aux conséquences puisqu'il est déjà perdu.
Sa rage ne s'atténue pas mais se glisse dans un peu de sadisme qu'il mérite d'avoir après avoir souffert. S'il mange de la terre, pourquoi pas eux ?

— Que tu ferais bien de creuser ta tombe avant que je vous démonte, toi et tes potes.


Interminable n'est pas le terme exact pour décrire ô combien le débat sur le sort du jeune homme se résout après de tels propos répétés. C'est vite décidé, en réalité. La pertinence sur son exclusion ne fait aucun doute. La certitude sur son inclusion dans un autre camp est certaine. Il serait à Tule Lake, le centre de ségrégation pour rétifs du même acabit que lui. La seule problématique sur le tableau ne concerne que sa famille désormais. Est-ce que l’attitude d’un jeune homme doit avoir un impact sur le sort d’une mère aussi ? Une mère consentante et loyale à Manzanar, d’après le test qu'on fait passer pour examiner les incarcérés, quant à elle. 

Finalement, la réponse est négative puisque plusieurs arguments déroutent la possibilité d’une fin « heureuse » et ensemble. La sécurité estime que la mère n’est en rien responsable du désastre qui est à présent suffisamment grand puisqu'âgé de vingt-trois ans. Les médecins jaugent cette séparation entre fils et mère excessif mais ils s’accordent comme quoi dissocier la mère du garçon n’en serait que plus bénéfique pour son évolution, jugé comme trop dépendant à elle depuis son arrivée. Ainsi serait-il en mesure de prendre conscience de ses péchés et retrouver la foi dans les dogmes et règles instaurés par ce clergé ségrégationniste. Lui apporter un semblant de but, lui inculquer une récompense prosélyte pour mieux le contenir peut être une solution viable.

Brendan, dans ces nouveaux hangars en acier rouillé, pousse des beuglements encore plus puissants que les portes métalliques qu’on a refermées derrière lui. Il mouille, du mieux qu'il le peut, encore plus le papier mâché de ses larmes triturées et autres types de lamentations vocales. Une cabine pour deux remplie par vingt-cinq personnes tant les effectifs sont invraisemblables. Vingt-cinq personnes se lamentant des pleurs de l’adulte retombé dans les gamineries, séparé de sa mère.
C'est bien la preuve comme quoi il est trop dépendant d'elle s'il réagit avec autant d'immaturité.
Mais Brendan se fiche de leur opinion. Son unique préoccupation est de retrouver sa génitrice. Or, le brun sait à quel point le monde est aussi pernicieux et malsain. La promesse à peine entendue lui paraît vaine à ses oreilles. Le salut rendu à sa mère a un goût plus qu’amer d’adieu. Ce n’est pas ce rassurant « au revoir » qui masse l’ouïe et détend le corps et l’âme.
Elle lui a dit « au revoir », dit-elle, le temps que cela se finit mais à ce rythme, ça ne se finirait jamais. En 1943, à vingt-trois ans, il est encore encastré dans ce même type de prison si ce n'est pire. Sans liberté et sans mère. À jamais sans mère, pense-t-il comme elle le pense. Elle ne lui a juste pas dit pour le rassurer. Elle sait ce qui va se passer et reste forte, de son côté.
Elle n'a pas voulu lui dire comme elle ne lui a jamais enseigné de leçon, ce pourquoi il n'en fait qu'à sa tête.

En dépit de cette lourde perte, il fait la rencontre de la tristesse tout en renouant contact avec sa colère des premiers jours. Il en devient complice pour enfin réaliser son projet. En excluant l’aspect filial avec sa mère, ne peut-on pas dire que Manzanar a commis l’erreur de désamorcer son point faible pour laisser exploser la bombe comme elle le voulait ? Du moins, c'est qu'il en dégage depuis sa cervelle si étroite et peu réfléchie.
Sa mère, qui le retenait de commettre une insurrection, l’antidote au poison.
La généitrice n'a jamais su l'éduquer mais, moins prétentieuse que les États-Unis, elle est au moins capable de le contenir ; pas eux, comme ils pensent pouvoir s'y prendre avec facilité.

Perte d’une solitude pesante dans ce combat acharné, le brun peut compter sur ses camarades de pseudo-cellule pour manifester son mécontentement et sa revanche. Le châtiment physique ne peut toujours pas être délivré par les gardes sur ces incarcérés malgré le site mais les répressions au caractère expiatoire sur le comportement oui. Toujours plus de gardes engagés par loi martiale, toujours plus de médecins dont notamment des infirmiers prétendus psychologues. Derechef, Brendan se voit imposer des visites médicales suite à son hyperactivité qu’on a recensée dans son précédent camp. 

Ce régime psychologique est inefficace sur des internés révoltés mais encore plus sur un éternel gamin hyperactif n’ayant que faire, pourtant, des sermons pour enfants. Doit-il remercier les bienfaits méconnus que lui a apporté son trouble du comportement ?
Pas forcément car elle l’empêche d’avoir encore une fois de réels contacts. Elle est déjà un vrai fléau d’un point de vue relationnel et sa posture handicapante dans laquelle il s’est coincé n’arrange en rien son drame social immuable. Il débite une nouvelle fois et toujours ses insultes sur les infirmiers mais ne peut s’éprendre clairement pour ces larbins manipulateurs.

Manipuler est le mot d’ordre dans ces baraquements insalubres. L’Etat se sert d’américains à peau blanche qui, à leur tour, déverse leurs futiles directives sur ces gens incarcérés et pourtant innocents. La soumission se fait à partir d’un moyen que la victime désire ; en l’occurrence l’argent et la liberté. Ici, les prisonniers se soumettent pour tenter de regagner une liberté désuète. D’autres ne croient pas en cette utopie de pouvoir retrouver sa patrie, comme le jeune homme, où seul le maître blanc décide ou non, selon ses critères, de lever le joug imposé. Et aucunement selon la docilité ou l'insolence de ses détenus.
Le soulèvement pour espérer retrouver ses droits est envisagé mais n'est qu'en tête ou alors trop petit. Bien que les rébellions puissent exister, calmes sont leur ampleur au goût de Brendan alors que la population n’a pas à avoir peur d’une nation se prétendant garante de la liberté de sa patrie. La peine de mort n’est donc pas censée être appliquée pour la remise en cause de ce système raciste et certainement pas pour la réclamation d’un dû. Surtout si des américains violent les propres lignes de leur prétendue constitution pour s'attaquer à des personnes innocentes jugées cruelles parce qu'elles sont d'origine japonaise.
Entre assaillant et allié, on ne réfléchit pas et on se débarrasse.  

Si la mort paraît si intimidante et proche, elle n’en demeure pas plus effroyable et étroite que ces pièces aménagées où la viande humaine pourrit langoureusement. La mort est plus libre que la vie ici. Surtout quand on a perdu à jamais quelque chose de cher.
C’est ce discours que chantonne le révolutionnaire dans la langue japonaise, interdite mais commune aux potentiels résistants restants du camp de Tule Lake.
Pas très intelligent, il est tout de même assez provoquant et malin et sait user d'une langue pour en faire une arme irritante aux oreilles des bourreaux.

Non plus solitaire après de tels discours, le groupe de résistance se forme au cours des deux années incluant, bien entendu, Brendan, des gens de sa génération mais aussi des premières. En somme, plus jeune, plus âgé comme d'âge similaire. Les méthodes demandent une coopération sans faille et c’est sur ce plan que Nightshade, un des leaders de la résistance nippo-japonaise contre les américains blancs, parvient à se faire des relations « stratégiques » parmi ses camarades et accomplir son ambition de têtu.
Ils se considèrent donc non pas comme des amis mais plutôt à des « compagnons d’armes ». Effectivement, la sécurité du centre de Tule Lake a été prévenue sur les agissements du jeune homme par celui de Manzanar. Les faits commencent à se concrétiser à Tule Lake, endroit pourtant bien protégé et isolé pour réprimander les récalcitrants au système.

On commence par émettre de redoutables vociférations pour forer les murs de cette caverne qui s’égratignent à peine.
Pas assez de puissance. Retour à l’envoyeur.
On tâte les murs pour mieux les appréhender en les piochant mais le résultat est intact, digne du granit.
Pas assez de puissance. Retour à l’envoyeur.
On sort le marteau en y tapant par d’infimes coups puis peu à peu, plus franchement.
Pas assez de puissance. Retour à l’envoyeur.
Caverne infranchissable aux parois blindées par des fusils et boucliers, quelle est la solution pour au moins fissurer les gardes les encageant ?

Ils se rendent compte que le point crucial n’a pas été élaboré : La confrontation directe n’est pas finalement le bon objectif à cibler. Leurs pensées auraient plutôt dû se consacrer dès le départ sur le moyen de contourner leurs bourreaux que de faire face à leurs balles et autres armes de « défense ». C’est ce que se met à comprendre Brendan ayant vu quelques uns de ses camarades, généreux en coups de poing, recevoir de la part des fusils ennemis des projectiles les immobilisant (voire les mutilant) au niveau des jambes.
Les points vitaux non affectés, ce fut leur seul répit.
Si on ne compte pas le fait que les rebelles prennent davantage de retour de balle, la phobie de l’étroitesse de Brendan commence sa visite et à prendre de la place en lui comme le promulguer les docteurs à sa charge.
Il dort peu mais combat beaucoup.
Avec beaucoup d'inutilité. Par tant de peur, de fatigue, de déchaînement, comment pouvoir vraiment agir de manière efficace ? S'il a la capacité morale pour s'échapper que les autres n'ont pas, il en perd peu à peu les capacités physiques.
Mais surtout la patience. Définitivement, il est temps de mettre fin à l'internement.

La nuit tombée d'un premier août, on tente de creuser une brèche de libre clarté en dessous de ces barbelés, chaîne de tyrannie. Ils ne sont que cinq. Un groupe de jeunes adultes effrontés qui auraient mieux fait de devenir hippies qu'aussi inconscients. Ils ont été assez judicieux pour échafauder un tel plan et leur logique réunie leur a permis de comprendre que seul un petit groupe peut se permettre ce genre d’échappatoire. Ce groupe de résistant coopératif qu’ils ont construit durant ces deux dernières années à Tule Lake et qui finalement, éclate si subitement parce qu’on les a repérés en train de s’évader. Quelle était la meilleure solution pour séparer ces dissidents et surtout les punir, et ce, une bonne fois pour toutes ?

Comment ne plus entendre Brendan ou plutôt, comment ne plus entendre parler de lui ?


Mollement s'ouvrent ses paupières sur une lueur proche s'approchant des caractéristiques lunaires. Elle semble vouloir dominer l'intégralité de l'obscurité environnante par son artificialité puisqu'il est clair que ce blanc si intense n'est pas disponible depuis un astre naturel. Elle est résolue et elle est agressive même si elle n'a pas les mots suffisants pour communiquer dans quel espace il se retrouve, dans cette position.

Allongé sur le côté ventral, il n'est pas assez perspicace et éveiller pour identifier la matière sur laquelle son corps — encore — se repose. Il est davantage ébloui pour ne pas comprendre l'issue dans laquelle il se retrouve. Bien que sa température corporelle brûle face à la moyenne, les frissons ne reculent pas au contact de la surface et se créent autant sur ses pectoraux, bien appuyés, que sur ses bras qui effleurent pourtant à peine cette chose.
Mais ils ne sont pas libres pour autant.
Essayant de se relever, il en déduit que des liens le tiennent maintenus pour qu'il ne puisse pas faire un geste de plus. Il en va de même pour le bas où juste ses orteils glissent sur quelque chose qui cliquette quand les ongles frottent dessus.

Est-il nu ? Non il n'a pas peur de l'être mais il ne comprend pas pourquoi il se retrouverait ainsi. Il n'a pas peur d'être découvert. Comme il ne semble pas avoir peur de cette lumière. Mais il ravale tout de même sa salive lorsqu'il entend une unique paire de pas s'approcher de lui.
Sa pomme d'Adam se faufile dans sa trachée
Se fondent sur lui non plus les pas mais quelques longues mèches qui chatouillent son nez. Automatiquement, elles sont remontées et lui redresse la tête en direction de leur possesseur qui n'est autre qu'une femme totalement méconnue de sa connaissance.

— Ca semble être un échec. Il fallait s'y attendre, fait-elle avant même de se présenter à Brendan, dans une position inadéquate qu'elle ne juge pas opportun de délivrer ou même noter.

Totalement inconnue effectivement puisqu'il n'a jamais croisé de femmes portant ainsi une blouse similaire aux médecins des camps de Manzanar ou Tule Lake. Les femmes médecins étant peu fréquentes encore à cette époque n'autorisant pas les femmes dans l'armée, c'est assez rare d'en croiser une, donc, face et seule à Brendan. Peut-être n'exerce-t-elle pas vraiment cette profession ou alors une autre ? Toutes les hypothèses sont possibles comme il fait naître l'étonnement du garçon qui s'interroge sur sa personne, les yeux bleus encore dans la torpeur, ne cherchant pas à l'aider.

— Vous êtes qui ?

Ses yeux écarquillés, il les frotte comme quelqu'un qui cherche après ses lunettes qu'il n'aurait pas porté depuis un moment. À sa curiosité, elle ne semble pas donner de réponse directe si ce n'est appliquer plusieurs doigts sur le dos exposé de ce qu'elle semble prendre comme un cobaye.
Elle ne semble pas humaine dans sa manière d'agir.
Ses manières sont bel et bien mécaniques.
Ses doigts fins parcourent le long du dos musclé et dévêtu du jeune homme qui, pourtant, semble être accablé de toute la punition que le monde veut lui infliger pour ses bêtises. Personne ne l'aime et Dieu, en un seul tracé de doigt effilé aussi longiligne que rectiligne, le juge, l'examine.
Ainsi, elle trace ou plutôt, retrace, deux lignes cicatrisées dans le dos du jeune homme qui semble lui donner du fil à retordre puisqu'il crisse des dents plutôt que répliquer. Ses poignets et ses chevilles se révoltent face à la douleur qui aurait pourtant dû être insignifiante s'il n'avait rien, au préalable, sur sa peau. Mais il s'est passé quelque chose, c'est sûr.

— Hé ! Qui vous a autorisé à me tripoter comme ça ! Vous vous croyez où là ?

Pour l'instant, du moins, puisqu'elle semble continuer sans vraiment exposer la nature de sa présence. Elle laisse quelques indices au jeune homme en parlant toute seule comme une idiote pour réaliser un diagnostic oral à, pourrait-on penser, un public, mais elle le fait pour elle-même plutôt que de l'inscrire sur le papier.

— Donc les injecter à un homme ne marche bel et bien pas. Les morts comme les vivants vont être déçus. Mais bon, on peut toujours dire que ça a marché, ils n'y verront que du feu.

Ce qu'elle raconte est vraiment incompréhensible et ça serait sans doute vrai pour toute personne qu'elle soit décrite comme intelligente ou stupide comme lui. Les facultés n'ont rien à voir avec ça puisqu'elle se met à employer un lexique inconnu pour n'importe quel vivant lorsqu'on parle de « chimère ».
Mais elle semble au moins parler de deux choses à part. Vivant et mort, comme elle aime le dire. Évidemment, Brendan n'en connaît pas trop vis-à-vis de la mort et juge qu'il n'a ni peur d'elle comme il « l'emmerde », aussi, ce qui est assez paradoxal. Par contre, ce qui reste du vivant semble plus abordable pour le jeune homme lorsqu'elle se met à chuchoter seule les mots « guerre », « Japon » et « appât ».
Le dernier mot ne lui plaisant guère puisqu'il imagine qu'elle parle encore de lui, il l'interrompt brutalement dans son monologue pour un sourd en l'injuriant, au passage, et en haussant la voix :

— Mais tu vas me dire qui t'es, bon sang, ou tu vas continuer à m'ignorer ?
— Qui je suis ? Je travaille pour les Etats-Unis, toi pour le Japon. On est ennemis et on se tue, c'est aussi simple que ça. Arrête de me poser plus de questions et laisse moi faire mon travail.

Plus clémente puisqu'elle lui autorise enfin un regard, celui-ci ne dégage pourtant aucune gentillesse mais pas non plus de la méchanceté qu'on lui aurait jusque là attribuée. Elle n'a aucune pitié comme elle n'a aucune cruauté. Son répondant est pauvre puisqu'elle ne va pas plus loin. Ca ne consiste pas à jouer les cartes sur table mais à en dissimuler.
Dans son examen scrupuleux, elle ne fait rien d'autre et se contente de suçoter peut-être son stylo bic pour finalement le reporter contre sa tempe, comme si ça l'aidait à retrouver de la concentration ou de l'imagination dans l'élaboration de son plan que le jeune homme compte bien déjouer à sa manière.

Souvent critiquée pour rechercher l'attention chez les autres, elle est certes loin d'être appropriée mais pourquoi ne pas encourager un jeune homme qui tente de faire des efforts pour s'intégrer d'une quelconque manière. Qu'elle lui en dise plus, il n'attend pas plus !

— Faîtes pas la maline et jouez la réglo. Quand je me serais levé, on va voir qui va clamser en premier.

Assez agacée par les turbulences de son cobaye, elle repose avec sagesse encore, pourtant, ses yeux contre lui. Il s'attend à ce qu'elle le tire par les cheveux pour lui relever la tête ce qu'elle ne fait pas. Elle s'approche juste dangereusement des piqûres dont elle aurait pu aussi se servir, comme d'une arme à feu ou un autre type d'arme blanche mais elle se contente uniquement de mots tranchants vis-à-vis de son opposant, duquel elle s'approche, sifflant doucement :

— Considérant ta position, je te conseille plutôt de te la fermer. J'aimerais davantage t'épargner un maximum que respecter le protocole qu'on m'impose, tu sais. Je ne suis pas non plus obéissante surtout qu'on a pas les mêmes objectifs donc je peux facilement les trahir. Mais pour le moment, mon grand, laisse moi fausser les résultats. On verra après pour t'en sortir. Tu pourrais même me remercier, ricane-t-elle, de manière presque malsaine.
— Vous remerciez ? De me ligoter à une table d'autopsie et me massacrer juste après ? Vous vous fêtez de ma gueule là ? s'énerve-t-il, peu impressionné.
— Entre être soumis au test d'une arme de destruction massive et disparaître quelque temps de ceux que tu aimes, je pense que le choix est vite fait.

Il se tut. Autant intimidé par le chantage qu'agité par la proposition de revoir ceux qui lui sont chers qui se résument probablement à une seule et unique figure maternelle. Si cette femme est au courant de sa condition et qu'elle parle effectivement de guerre entre japonais et américains, c'est qu'elle doit être au courant de sa situation personnelle. Après tout, elle est sans doute même coupable de ce qu'il ne sait pas encore.

— Vous êtes cinglés.
— Ils sont cinglés. Ne m'inclue pas là-dedans.

Coupable aussi de ce qui lui arrive prochainement. Une mort plus douce que vertigineuse.
Elle se prétend sainte-sauveuse comparé au reste, après tout. Brendan ne lui fait pas confiance mais de toute manière, elle n'a pas tort, quand bien même l'hyperactivité ne le maintient pas en place et fait bouger son corps tenace face au temps sempiternel sur cette table en métal rouillé et froid, il n'est absolument plus en position de faire quelque chose.
Il se tait donc jusqu'à la prochaine torture, voir si le chantage prend effet jusqu'au bout.


Jusque là, il n'y voit aucunement le symbole d'une récompense qu'elle lui avait promise. Quand bien même sa présence est dans les environs jusqu'au moment dernier, cette femme semble mentir à tout le monde ; autant à lui qu'au reste des gardes en charge de Brendan.
Il n'y comprend rien et se révolte mais par la conséquence du nombre contre lui, se voit de force amener dans une escouade aérienne dirigée par, non plus la loi martiale mais l'armée américaine aérienne, directement, et une équipe de scientifiques dont semble faire partie l'énigmatique femme d'il y a quelques jours à peine, le surveillant sans doute au grain.

L'histoire des bombardements atomiques assez étouffée premièrement par le président Truman, l'affaire dans laquelle s'est retrouvé impliqué Brendan l'est encore plus. N'ayant qu'une part minime, on ne considère pas que c'est important d'évaluer les conditions météorologiques des environs de Hiroshima par vols de Boeing-29 et donc, de le mentionner plus que cela dans l'histoire. Ainsi, on entend que la disparition de Brendan dans un de ces avions de reconnaissance n'est encore que plus minime.

Ainsi censés évaluer la vue aérienne et la météo aux abord de l'île nippone, les nuages ne sont pas défavorables au largage des nouvelles armes de destruction humaine. Mais à priori, la flotte aérienne américaine aurait patienter pas moins d'une heure avant de charger les bombes sur la ville d'Hiroshima.
Les américains n'étant pas rassasiés d'ironie, Brendan en serait une parfaite. S'il se clamait comme un nippo-américain, donc, des deux origines, il servirait à la fois aux Etats-Unis comme au Japon. Faire rire les uns et faire couler les larmes des autres à l'avance.

Pour expliciter le projet, les scientifiques en charge de Brendan et d'autres révolutionnaires des camps de Tule Lake ont du concevoir des monstres de la mythologie japonaise de sorte à, certes, développer de nouvelles techniques et les tester dans le domaine de la science sur des humains dont on aurait sans doute plus besoin. Mais la meilleure raison à ces tests cliniques est davantage de se moquer de la culture japonaise. Tel se conclut le racisme américain de l'époque envers le Japon.
On aurait voulu transformer Brendan en une créature nommé le konoha tengu, hybride partagé entre l'homme et le corbeau, censé donner de mauvaises augures dans la tradition japonaise. La bonne blague, c'est justement de les envoyer à la patrie japonaise avant de décharger les bombes atomiques, une bonne heure plus tard.

Semble-t-il que certaines jeunes vampires du monde des morts — n'étant pas au courant mais intriguées par les mécanismes de ce monde funeste — ont interféré avec les recherches des vivants, les rendant plus sérieuses, pour constater si les injections de chimère s'appliquer aux hommes et aux mortels. Bien que le fait que les chimères ne soient que de sexe féminin et mortes soit véridiquement prouvé, ces vampires se vantant d'être intelligents et malins, n'ont aucune idée de comment se déroule le processus de transformation des chimères, assez étonnées d'avoir vu des femmes telles que Margaret Redford devenir chimères.
Évidemment, appliquer les injections sous ces conditions est un échec total.
Pas de konoha tengu pour la blague raciste.
Pas de chimère masculine vivante.
Tant pis, il faut taire Brendan. Il doit mourir, c'est dans le protocole qu'ils et elle doivent suivre.

Surveillée par l'équipe scientifique et notamment la femme qu'il commence à connaître avant d'être expédié et finalement s'écraser sur le sol ou la mer japonaise, elle se penche donc vers le jeune homme, toujours ligoté mais pas de la même manière, ses liens ayant été resserrés puisqu'il doit sentir que sa mort approche.
Il en rigole.

— Alors votre chantage, c'était du pipeau, hein ? nargue-t-il. Vous avez juste pas les couilles d'être sincère parce que vous voulez me maintenir en laisse, pas vrai ?

À son tour, elle se permet de rire ou pour l'instant, d'au moins sourire, avant de lui répliquer.

— Je ne t'ai pas menti, mon grand. Tu as été patient et on y arrive.
— C'est la meilleure. J'suis encore ligoté et prêt à mourir et vous osez encore me balancer ça ?


À la limite de l'interrompre, l'impertinente se met à rire aux éclats jusqu'à s'en délecter. Mais elle n'a pas encore assouvi sa soif. Elle joue de cet homme finalement jusqu'au dernier mot qui va lui valoir sa chute. S'il est prêt à mourir, pourquoi pas maintenant alors ?
N'y allant plus par quatre chemins, elle dévoile ses canines.


Selon les images diffusées depuis le poste du roi, sa mort serait illustrée par sa chute depuis un avion où il se verrait, apathique et pacifique, se laisser tomber. Certes, le jeune homme n'aurait pas pu faire grand chose puisque n'étant pas doté d'ailes qu'on aurait voulu lui conférer par les expériences des scientifiques dits américains mais étant plutôt vampires et d'origines inconnues mais, dans tous les cas, on ne verrait pas en si gros plan, ses paupières closes et peureuses, prêtes à lui interdire tout autre geste.

Probablement mort pendant la chute d'une crise cardiaque, la vidéo semble pourtant faire une sorte de rewind où le garçon n'est pas encore mort mais est encore dans l'avion, avec cette femme. Le garçon, à ce moment, se bouscule du dossier sur lequel on l'a convoqué et se lève, presque prêt à se mettre sur le bureau pour hurler pendant le moment épique de l'histoire, où tout s'explique. Où il comprend qu'il a été mordu par une vampire, comme dans ce genre d'histoire à la Dracula ou Nosferatu. Pourtant, lorsqu'il inspecte encore ses mains calleuses dans ce bureau, il ne se rend pas compte qu'il est fidèle aux caricatures de ces mythes vampiriques.

Sans explication sur sa nature est il lâché dans le nouveau monde ; monde des morts évoquée par la femme mystique qui semble à présent faire grand sens lorsqu'il rencontre ces êtres dénommées aussi chimères. Mais aucune trace de cette psychopathe qu'il commence à traquer activement pendant ses premières années pour plus de justifications.

Hélas, plusieurs raisons font qu'il perd de sa motivation à retrouver une femme à qui, hormis la rancune interrogative, il n'attache aucune importance. Plus les années passent, plus il fait face à la soif qui le ronge et semble ne s'appliquer qu'à son groupe sanguin, précisément. Son autorisation du passage entre les deux mondes justifie aussi sa rencontre avec la scientifique disparue, qu'il ne croisa pas après un moment. La marche à suivre en tant que vampire étant peut-être plus clair que durant les premières années, sa motivation se fane pour en faire fleurir d'autres.

Premièrement, si sa rage envers cette vampire est légère, sa haine des États-Unis inonde, à peine cinq ans après sa mort, tout. Période de racisme où il commence à supporter le camp soviétique en s'engageant dans la guerre froide et se fait passer pour un chinois, allié de l'U.R.S.S. Après tout, le racisme lui permet de se fondre chez les vivants comme chez n'importe quelle nation asiatique.
Cette période noire et malsaine de sa mort s'étant évaporée au bout de la guerre froide, il n'a milité que par l'apprentissage des langues chinoise et russe puisque son intellect n'a pas été assez favorable au conflit entre l'U.R.S.S. et les États-Unis.
Preuve en est que sa rébellion n'a aucun sens, il a fini par s'intéresser énormément la culture américaine durant les années courantes à cause de l'apparition affluente des fast-food et comics dont il n'a pas pu se passer, finalement. Encore aujourd'hui, il dit ne pas aimer et être fier de son pays même si ça n'a pas le moindre sens.

Sa motivation et quête qui semblent, en revanche, être les plus louables se retrouvent dans le chantage fait par cette vampire. Elle qui lui a dit qu'il retrouverait ses proches dans le monde des morts, plus il se rend compte que le temps passe, plus les retrouvailles avec lui et sa mère sont probables.


derrière l'écran
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Le smiley que tu préfères ici ? Tous ?



©️joshua rokuro pour peek a boo!

Terminé #2 le 15.08.17 2:01

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Terminé #3 le 15.08.17 2:02

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Fais une fiche pas trop longue ce coup ci stp

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× DCs : Toulouze Ka | Margaret E. Redford | Juunko Naonori
☢ Désintégrator ☢
http://www.peekaboo-rpg.com/t1294-etsu-morugawa-lassee-de-la-vie http://www.peekaboo-rpg.com/t1298-etsu-morugawa-come-watch-the-sky-with-me#23487 https://parolesdindecise.wixsite.com/blog

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
25/100  (25/100)
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 27 Féminin
× Age post-mortem : 30
× Avatar : Tomoko - Ikenaga Yasunari
× Pouvoir : Poussière d'étoile
× Croisée avec : Rien du tout :nose:
× Appartement : Pucca
× Logement : Chez Eul la plupart du temps ~
× Métier : Au chomage
× Communication : Portable - Deathbook - Incinegram
× Péripéties vécues : 1369
× Øssements 906
× Age IRL : 25 Féminin
× Inscription : 13/01/2017
× Présence : réduite
× Surnom : la pousse de bambou
× DCs : Toulouze Ka | Margaret E. Redford | Juunko Naonori
☢ Désintégrator ☢
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I love and I hurt you
Sur mon coussin comme un dessin Comme une tâche C’est ton mascara qui déteint Quand on se fâche Et ce coussin d’ici demain Après l’orage Sera témoin que l’on sait bien Tourner la page


En japonais : #6600FF ; En anglais : #998AA8

Terminé #8 le 06.09.17 12:36

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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 19 Masculin
× Age post-mortem : 30
× Avatar : Lance - Voltron
× Appartement : Brossard
× Métier : Ancien mannequin - Vendeur de pâtisserie
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 518
× Øssements 126
× Age IRL : 21 Féminin
× Inscription : 30/10/2016
× Présence : réduite
× Surnom : le diplodocus | Proh
× DCs : Hyun-Su P. Kaiyoutei & Newt Ansgar
vampire
http://www.peekaboo-rpg.com/t2143-orpheus-ioannis-you-know-nothing-fini http://www.peekaboo-rpg.com/t2153-orpheus-carnet-d-ami-ou-pas#56173

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
18/100  (18/100)
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 19 Masculin
× Age post-mortem : 30
× Avatar : Lance - Voltron
× Appartement : Brossard
× Métier : Ancien mannequin - Vendeur de pâtisserie
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 518
× Øssements 126
× Age IRL : 21 Féminin
× Inscription : 30/10/2016
× Présence : réduite
× Surnom : le diplodocus | Proh
× DCs : Hyun-Su P. Kaiyoutei & Newt Ansgar
vampire
Brendent Comme on se retrouve
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©️ Elentori
Orpheus parle anglais en #59659B, japonais en #a25858,
grec en #79679B et italien en #A79494.

Merci beaucoup Lynn ♥️:

Terminé #9 le 06.09.17 14:36

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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 29 Masculin
× Age post-mortem : 108
× Avatar : Nicholas Brown - GANGSTA
× Appartement : Van Gogh
× Métier : Meneur / Buisnessman
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 401
× Øssements 969
× Age IRL : 18 Neutre/Sans genre
× Inscription : 29/07/2016
× Présence : réduite
× Surnom : le chameau
VAMPIRE N°①
KING OF THE CANINES

http://www.peekaboo-rpg.com/t1004-akio-yamada-broken-silence http://www.peekaboo-rpg.com/t1220-rule-with-me-akio-yamada#21086

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
22/100  (22/100)
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 29 Masculin
× Age post-mortem : 108
× Avatar : Nicholas Brown - GANGSTA
× Appartement : Van Gogh
× Métier : Meneur / Buisnessman
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 401
× Øssements 969
× Age IRL : 18 Neutre/Sans genre
× Inscription : 29/07/2016
× Présence : réduite
× Surnom : le chameau
VAMPIRE N°①KING OF THE CANINES

wesh
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by Lys, ne pas piquer le gif merki

Terminé #10 le 06.09.17 17:49

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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 19 Masculin
× Age post-mortem : 20
× Avatar : Kuroo Tetsuro - HQ!!
× Pouvoir : Cryokinésie
× Appartement : Brossard
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 194
× Øssements 324
× Age IRL : 20 Autre
× Inscription : 16/12/2016
× Présence : réduite
× Surnom : l'araignée
× DCs : Tian Hui
nécromancien
http://www.peekaboo-rpg.com/t1204-nae-w-dwyer-you-look-like-my-next-mistake http://www.peekaboo-rpg.com/t1258-nae-wyatt-dwyer-just-when-you-thought-the-fun-was-over

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
13/100  (13/100)
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 19 Masculin
× Age post-mortem : 20
× Avatar : Kuroo Tetsuro - HQ!!
× Pouvoir : Cryokinésie
× Appartement : Brossard
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 194
× Øssements 324
× Age IRL : 20 Autre
× Inscription : 16/12/2016
× Présence : réduite
× Surnom : l'araignée
× DCs : Tian Hui
nécromancien
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