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    (anti)Survivalism [solo]

    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 20 Masculin
    × Age post-mortem : 20
    × Avatar : Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re / Levi Ackerman SnK de Babushka Hi-Hi
    × Appartement : Michalak
    × Métier : Second du roi des vampires
    × Péripéties vécues : 1043
    × Øssements3580
    × Age IRL : 24 Féminin
    × Inscription : 30/04/2017
    × Présence : complète
    × Surnom : le scolopendre
    × DCs : Alexiel Etsuko

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    100/100  (100/100)
    20Masculin20Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re / Levi Ackerman SnK de Babushka Hi-HiMichalakSecond du roi des vampires1043358024Féminin30/04/2017complètele scolopendreAlexiel Etsuko
    avatar
    ●Prince of Vampires●
    Clopeur Nocturne

    http://www.peekaboo-rpg.com/t1802-urie-kanekihttp://carnetspectral.pab
    20Masculin20Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re / Levi Ackerman SnK de Babushka Hi-HiMichalakSecond du roi des vampires1043358024Féminin30/04/2017complètele scolopendreAlexiel Etsuko
    ●Prince of Vampires●Clopeur Nocturne
    Terminé
    #1 le 05.08.17 8:44

    (Anti)Survivalism

    - I hurt myself today, to see if I still feel -



    ♫ Hurt - Nin Inch Nails

    Il m'a dit de ne pas y aller seul… Alors j'ai pris mes crans d’arrêt avec moi.

    Je sais, je suis du genre entêté. Mais tu sais @Eden Indentshi, un deuil ça se fait seul. Surtout lorsqu’il s’agit du sien. Alors demander à un de tes larbins de m'accompagner pour ça? Plutôt crever encore plus fort. Je ne suis même simplement pas certain que tu comprennes ce besoin d’aller devant sa propre tombe, c'est trop spirituel pour un type comme toi.

    Je ne suis pas dupe quant à mon état, à ce jour je n’ai pas pu accepter ma situation, ma défaite. J’ai besoin de passer par cette case probablement casse-gueule pour avoir cet électrochoc, me remettre les idées en place, sûrement. Qui sait, peut-être qu’un déclic se fera, et alors j’entamerai une mort tranquille dans ce nouveau monde. Ou cela ne viendra jamais et je suis condamné à errer.

    Je suis mort, ma rage de vivre n’a pas suffit. Je suis foutrement mort, putain. Dans l’anonymat et l’indifférence la plus totale, mon existence a été anéantie. Avec elle ont été soufflés ma fierté, mon honneur… ma vie tout simplement.

    Je m’appelle Urie Kaneki. j’avais vingt ans lorsqu'on m'a finalement achevé le 2 mai 2017. Personne ne saura jamais où exactement, ni comment. Personne n’aura retrouvé mon corps ou mes restes. Ils l’auront probablement fait brûler en s’amusant de ce bûcher, faisant s’envoler en quelques cendres les derniers éclats de mon entité.

    Mais je n’ai pas besoin de m’étaler là-dessus aujourd’hui.

    
Je me rends sur ma tombe, je dois me confronter à cette dalle de marbre portant mon nom. Sous elle le sol doit sembler ployer. Peut-être vais-je céder sous son poids lourd de sens. Vais-je craquer? M’effondrer de cette réalité pourtant acquise et assimilée? Je suis quelqu’un de terriblement terre à terre. J’ai la théorie, malgré tout la pratique laisse à désirer. Les preuves sont irréfutables, mais dans mon ventre mes intestins sont constamment noués.

    Je porte cet état nauséeux, comme si la mort était une maladie me consumant à petit feu.

    J’ai passé la porte me ramenant à ce monde que j’ai quitté malgré moi - ça n’aurait jamais dû arriver -. Dans cette masse de vie informe je me fonds pourtant si parfaitement, je pourrais feindre l’ignorance et croire que j’en fais encore partie. J’aimerais. Seulement ce monde me rejette au point de m’annihiler par son air vicié. Penser revenir à la vie pour mourir définitivement, n’est-ce pas risible quelque part? Et si je restais ici en attendant la fin? Laissé passer les jours, sacrifier une seconde vie éternelle jonchée d’amertume pour celle éphémère d’un semblant de normalité. Partir définitivement.

    Je pourrais aller boire un verre, fumer, baiser,… Sentir une pulsion de vie parcourir mon échine puis me déchirer le coeur pendant que la moiteur ambiante et l’odeur du sexe ne retombent.

    Est-ce ce vide constant qui me donne de telles pensées? On croirait que je veux me foutre en l’air… Je n’en sais rien en fait. Lorsque s’éteindra cette flamme de haine, que restera-t-il à part ce vide? Ce rien constant, insignifiant. Dans un monde comme dans l’autre je n’ai - plus - rien. Tout est à refaire dans l’un, tout a été défait dans l’autre.

    Le trajet jusqu’au cimetière m’a paru interminable. A cause de la circulation dense de Tokyo je n’ai pas pu mettre mes écouteurs, me laissant seul avec moi-même. Une multitude de couleurs se sont reflétées dans la visière de mon casque. Je ne suis qu’un motard au milieu de cette pollution, de ce brouhaha constant, des battements de vie de cette ville dont je me suis éloigné. Les écrans LED ont laissé place à une verdure apaisante, mais la pollution sature encore l’air.

    J’ai demandé un service à son frère, pas à lui directement. J’avais besoin de liquidités, d’un permis, de papiers. Un moyen de transport aussi. Concernant ce dernier j’aurais pu choisir moins tape à l’oeil, moins bruyant. Mais je voulais quelque chose de sonore, de vivant. Le vrombissement d’une sportive, la vitesse, un cliché. Je m’en contrefous.

    Je me suis arrêté en chemin. Cinq chrysanthèmes atsu-bashiri blancs. C’est peu, minime. Juste pour le geste, honorer vos morts dont je connais les circonstances. Mes camarades je vous dois cet hommage. Vous avez supporté mon supplice, décimé un à un, redoutant le jour de votre mort de me laisser derrière vous sans aucun soutien. Je vous respectai tous. Jamais je n'oublierai la confiance que vous m'accordiez. J'aurais aimé crever pour vous. Au lieu de cela ils se sont amusés à vous sacrifier pour me faire flancher, me briser. Je vous appréciais. Saïka, Gin, Touma, Shin... et l'autre grande perche. Peut-être que je ne vous appréciais peut-être pas tous. Mais vous aviez gagné mon respect le plus profond.

    J'ai coupé le contact, retiré mes gants et mon casque. La belle image. Je me sens bien plus vivant dans ce cimetière qu'ailleurs. Je ne suis qu'un stéréotype, un long manteau noir, un costard cravate impeccablement repassé. Je suis sur mon 31 alors que j'aimerais creuser la terre à la recherche de mes restes inexistants. J’aimerais serrer entre mes doigts terreux ce qu’il peut bien rester de ma pauvre existence sur terre, voir à quel point l’enveloppe humaine peut être misérable face à mère nature. M’a-t’elle déjà digéré? Est-ce qu’en son sein je suis redevenu poussière? Non bien évidemment. Les tissus sont tellement résistants, lentement rongés par la vie rampante sous cette herbe bien verte. Rampants et autres gourmands doivent faire un festin du peu de mon passage sur terre. Même si ma dépouille n’est définitivement pas ici.

    Il est temps de saisir mon courage à deux mains, elles sont tremblantes. Un poing dans mon ventre fait remonter en moi cette sensation désagréable. Mes jambes ont cet automatisme bien huilé qui me permet d’avancer, mais je sens que je peux défaillir d’une seconde à l’autre. Une angoisse me prend, de celles qui vous enfonce et retourne une lame dans les boyaux. Celle avant la catastrophe ou la réussite, l’appréhension de quelque chose que l’on ne gère pas. Alors que cette fois, il n’y a foutrement rien au bout du tunnel.

    Un pied devant l’autre, l’asphalte laisse place à ces étendues vertes, où l’on aimerait se balader pieds nus. On peut croire que la nature a repris ses droits, seulement chaque dalle a été taillée, ainsi l’homme indique la présence ou le passage de l’un des siens sous ces blocs de granit hors de prix. Une pierre aussi froide qu’inexpressive sur laquelle sont gravés des caractères, synonyme d’une existence déchue.

    J’ai visité les leurs et je sais où se trouve la mienne. Je suis planté devant. Et il n’y a foutrement rien. Je me sens aussi vide que le cercueil qui doit se trouver là, sous mes pieds. Aucune gerbe de fleur, rien pour orner cet endroit sensé représenter ma fin. Je pourrais me sentir envahi par la tristesse, la haine, la rage… Mais il n’y a rien. Je suis désespérément calme. Je pourrais m’étendre là où la terre est encore retournée. Laisser mon corps s’imprégner par cette atmosphère étrange. Le vent souffle, doucement, apportant avec lui quelques odeurs de fleurs fanées.



    Alors quoi… ? Rien. Je m’assois à même le sol et m’allume une clope. Mes mains prennent appui derrière moi, me servant à me tenir. J’observe l’inscription face à moi, sur cette plaque « Urie Kaneki ». J’aurais aimé trouver un sentiment de paix, quelque chose de salvateur sûrement ou même de la rage. Quel con j’ai été de croire à ce genre de choses…

    Alors Urie, après quoi tu cours hein? Une vengeance désespérée sans lendemain? Ton seul but c’est d’avoir quelque chose auquel te tenir quitte à t’en arracher les ongles. Une fois que tu en auras terminé, il te restera quoi à part du sang sur les mains?... De toute façon ça ne s’arrêtera pas. T’es un putain de vampire désormais.

    Je n’aurais probablement pas dû venir ici aujourd’hui. Cela n’a finalement été qu’une perte de temps monumentale… Je dois continuer mes recherches, m'activer. Ne pas me laisser happer si facilement par ces idées infâmes qui ont pris le dessus aujourd’hui. Une fois ma vengeance terminée, si mon esprit est toujours aussi décharné, peut-être que je me laisserai à profiter une dernière fois de cette vie. Puis je me laisserai couler… S’il n’y a rien à quoi se tenir, je ne vais pas me démener inutilement.

    J'y reviendrai plus tard... J'ai encore des affaires à régler dans ce monde, à récupérer. Des endroits où je dois me rendre et quelques dossiers à prendre. J'ai besoin de m'occuper l'esprit pour ne pas me sentir assailli.

    Lorsque les excès de rage se retirent, je suis bouffé par cette terrible fatigue qui résulte de ce trou béant d'émotions.

    Made by Urie Kaneki

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