#31 le 06.10.17 5:09

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#32 le 06.10.17 8:37

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JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE

La petite ritournelle VII

- Comme un goût de sang -


Mon corps est passé en pilotage automatique. Je suis complètement paumé je dois te l'avouer. Dans mon crâne, dans Tokyo sûrement. Ça n'est pas de ma faute - c'est de ma faute, je n'aurais jamais dû accepter -. Cette odeur de sang que tu as laissé dans la pièce, vide - comme mon estomac, mon corps me le fait ressentir à chaque foutue seconde -. Eden, t'es parti où? Je ne suis pas revenu assez vite? Il s'est passé quoi? Explique-moi. J'ai failli te tuer c'est ça?.. Putain. De… MERDE. 

Mes paumes ont frappé sur le tableau de bord. Le feu a mis trop longtemps à passer au vert. Mes doigts nerveux remontent dans mes cheveux, mes ongles s'enfoncent dans mon cuir chevelu. Si jamais je t'ai… mes yeux s'écarquillent. On me klaxonne. Le feu est vert. Je redémarre.

Ce quartier ne m'inspire pas confiance. L'adresse que tu m'as donné… Qu'es-tu venu foutre ici? Il y a des personnes capables de te soigner dans les coins malfamés de Tokyo? Pourquoi tu ne m'as pas prévenu avant. J'aurais été plus vite, j'aurais pu t'y amener. S'il t'arrive quoi que ce soit par ma faute… Putain. Putain… PUTAIN. Cette angoisse qui me tord le bide en plus de la soif qui se fait ressentir un peu plus à chaque instant. Chaque passant de cet hôtel miteux dans lequel tu m'as amené… J'ai passé l'accueil et ce type malaimable qui tenait la caisse, il n'a même pas relevé le nez. Les escaliers, mon souffle éreinté. J'ai une mauvaise impression, est-ce dû à la peinture qui s'écaille sur ces murs? Aux fissures qui lézardent et laisse à présager que l'immeuble risque de s'écrouler à chaque instant? Ou mon palpitant qui me donne l'impression de vouloir s'extraire de ma poitrine à chaque pas  que je fais vers cette chambre que tu m'as indiqué.

Les numéros se suivent, mes pensées - sombres - défilent aussi. Les scénarios arrivent à ce même constat terrible que t'es sûrement en train de crever. Mon état ne me permet pas d'être rationnel. La lucidité est en train de me quitter et j'ai une peur monstre de ce qui prend sa place. Je dois te trouver, et vite… C'est sûrement ce manque de raisonnement, l'état de l'hôtel qui ne m'a pas fait remarquer la porte fracturée, pas encore. Tu m'as donné un numéro mais tu n'y es pas. Personne ne répond, rien… Pas un seul foutu bruit. Seulement mon pied enfonçant la porte. Et ce vide, tu n'y es pas Eden. Tu n'y es foutrement pas. Où es-tu putain de merde?

Plus je réfléchis et plus les bruits environnants montent à mon esprit, comme si ce dernier se faisait envahir alors que je décide de rebrousser chemin. Il faut que je demande à la personne de l'accueil s'ils t'ont au moins vu passer… Il faut que…

Des sons, quelque chose d'étouffé. Inaudible ou presque. Et cette porte fracturée. L'état de l'hôtel est loin d'être en désaccord avec la chose, je sais que s'y passent bien des choses dans ce quartier. Au fond ça ne m'étonne même pas que tu puisses peut-être y être relié. Mais cette porte me fout le doute, je ne saurais expliqué. Est-ce peut-être ton odeur?.. Ce sixième sens.

Ma paume s'est prudemment pressée contre la porte, la poussant sans un bruit. Et la scène à laquelle j'ai affaire est loin d'être ce à quoi je m'imaginais. De là où je suis je discerne cet homme au-dessus d'un corps dénudé, sur un lit. Son souffle est rauque, le corps est inanimé. Sa chemise est défaite, les mains de ce corps sont fines… minuscules. Ces bruits humides qui remontent et résonnent entre ces murs.

" Qu'est-ce que… tu crois faire fils de chien?! "

J'aurais dû me la fermer. Mais personne n'est prêt à être confronté à pareille scène. Enjambant en à peine une fraction de seconde l'espace qui me sépare du lit, je l'ai empoigné par le col pour l'envoyer valser à l'autre bout de la pièce.

Je dois juste sauver ce gamin. Le prendre avec moi et…

Quelque chose à percuter mon crâne, faisant tomber sous mes paupières quelques étoiles. J'ai chuté vers l'avant, jetant un dernier oeil à l'enfant dont le corps est inerte, son état m'inquiète je n'ai pas le temps je dois… Encore un autre coup, et cette fois dans les côtes. Je ravale ma rage… Je ravale… Je dois juste… Un dans le visage. Je crache mon sang au sol, sur ce linot de qualité médiocre et sali de bien des choses. Ce type est pareil à ces tâches… Une simple pourriture qui mérite de crever. Toucher à un môme? Comment oses-tu être encore de ce monde, toi moins que rien?

Il est sur le point de s'en aller, cherchant à fuir vers la porte avec sa veste. Je l'ai rattrapé dans le couloir et l'ai empêché d'alarmer tout l'étage. De toute façon ici les cris sont courants n'est-ce pas? Ce lieu va causer ta perte.

Le poussant dans la chambre, son poing tente à nouveau de me marquer mais tous mes sens sont désormais alertes. Je sais ce que je vais faire de toi… Je sais juste que tu ne devrais pas être là, ni même dans le monde des morts. Et je crois que tu le sais vu comme tu me regardes, vu comme tu tentes de te débattre. Tes doigts ont griffé mes avants-bras alors que je te maintenais au sol. J'ai abattu mes phalanges contre ton visage et tes airs de monsieur parfait, j'ai déformé tes traits sous tes supplications de te laisser partir, d'implorant, me disant que tu pouvais payer, donner tout ce que je voulais…

" Je veux vivre. Et ça, tu ne peux pas me le donner… "

Ton air stupéfait. Non, tu ne peux pas comprendre… Ton marchandage ne marchera pas avec moi. Tu dois juste… Disparaître d'ici. Ce que tu allais faire avant que je n'arrive… 

Mes genoux maintiennent tes bras, tout mon poids repose sur ton buste. Je t'écrase de mes poings, de mon poids. Je t'écrase et tente d'ôter de toi cette putain de vie que tu ne mérites pas. Tu dois crever… Je veux que tu crèves… que de tes plaies s'écoulent le sang, encore, encore et encore! Je veux… j-je… dois… 

Mon corps a entamé cette manoeuvre sans mon réel accord. Je sais que le manque a pris le dessus sur moi. Je sais aussi que je n'ai aucun droit de faire cela. Mes phalanges ont marqué ta peau, je t'ai privé d'oxygène. Peu à peu l'étreinte de mes doigts sur ta gorge s'est faite plus ferme, plus forte et cruelle. J'ai observé dans tes yeux cette lueur, cette crainte terrible qui t'animait à l'idée que j'allais bel et bien t'ôter la vie, qui que tu sois.

Et j'ai appuyé de plus belle, sentant ton corps pris de spasmes, cherchant à se défaire de moi. Mais ainsi tu n'as aucune chance. Je vais te tuer, toi qui a croisé mon chemin et a commis cette faute que j'ai jugé imputable de la peine de mort. Car je suis incapable d'attendre plus, car j'en ai besoin. Car je suis un monstre au même niveau du tien à ce moment même.

J'ai continué, même après que ton corps se soit raidi, que la vie t'ait quitté. Que tes yeux si expressifs soient devenus vitreux, vides. J'ai continué à presser de tout mon poids contre ta gorge. Sentant très bien que ton pouls était passé de montagnes russes à un néant significatif.  Et ce souffle que l'on entend s'élever au-dessus de nous n'est pas le tien, mais bel et bien le mien. Je suis au bord des larmes, mon corps est parcouru de tremblements nerveux. Dans cet instant qui n'a plus le moindre sens je cherche une raison, un moyen de ne pas perdre pieds d'avantage. De m'obliger à voir cette mort comme nécessaire… Je ne dois pas la gâcher. Je sais que continuer ainsi est dangereux et que chaque jour que je passe sans m'alimenter ne fait qu'atténuer mes chances de les faire payer. 

Alors aujourd'hui j'ai consciemment choisi ta mort pour alimenter la mienne. Vérifiant d'un coup d'oeil distrait le lit… L'enfant semble encore endormi, j'entends son souffle. C'est désormais le seul bruit dans la pièce.

Ma main s'est portée à ma ceinture, y attrapant l'un des crans d'arrêt que je transporte depuis qu'Eden me les a donné. J'ai passé la lame sur cette peau désormais marquée de mes empreintes et j'ai cherché cette veine qui ne palpite désormais plus. Cherchant son relief avant d'entailler la chaire, l'ouvrant suffisamment pour voir ces premiers flots chauds s'écouler et… M'attirer cruellement à eux. 

Mes yeux se sont clos. J'ai attiré le corps contre moi et j'ai pressé mes lèvres contre la plaie béante. Je suis comme un nouveau-né qui téterait au sein de sa mère, faisant par la même occasion mon baptême en trempant mes lèvres dans ce que je m'interdisais jusqu'ici.

Le sang m'a empli le palais d'un rouge grenat. Le liquide épais a coulé contre ma langue la longeant, cette chaleur qui en émane réchauffe ma gorge. Je n'arriverais pas à expliquer pourquoi je suis capable d'avaler cette liqueur ainsi, sans un haut-le-coeur. Peut-être parce que j'essaie de me persuader que je ne peux pas gâcher. J'ai ôté une vie et je ne peux me permettre d'en perdre une seule goutte. J'ai joué aux dieux et je ne peux pas rendre égoïstement ce que j'ai pris. Alors je bois, j'avale, je suce, de tout mon saoul je me nourris. Je me repais de ce festin terrible, de ce corps dont je vide de cette température, de ce bouillon de vie. Parfois je retiens quelques hoquets, je crois que quelques sanglots se sont perdus au fond de ma gorge. 

Plus j'ingurgite et plus je réalise l'abomination que l'on m'a fait devenir. Ces cinq jours n'étaient rien, désormais ma mort est un enfer. Depuis le début il le savait. Son sourire, ses mots… Il n'attend que ma chute dans ce monde pour raffermir son emprise sur moi. Me faire devenir misérable. Rampant, incapable de supporter ce vers quoi je suis en train de me tourner.

Ils vont payer. Tous. Je leur ferai comprendre, je leur ferai subir, ressentir dans chaque parcelle de leur corps, de leur esprit, qu'ils ne sont rien. Qu'ils  vont simplement supporter indéfiniment cette emprise qu'ils ont cru avoir sur moi. Je vais leur faire payer pour chacun d'entre eux qu'ils ont tué sous mes yeux de la pire façon qu'il soit. Ils vont payer le prix fort. Car il est hors de question que je crève d'avantage. Et que si aujourd'hui je suis un monstre, demain je deviendrai le diable lorsque j'abattrai sur eux la main d'une terrible colère.

Plus j'y pense et moins je me rends compte de la quantité de sang que j'aspire de ce corps désormais creux. Je ne sais pas combien de temps je suis resté ainsi. Je sais simplement que la source s'est asséchée, mes yeux se sont ouverts, me faisant quitter cet état de transe. Et j'ai abandonné ce corps sans la moindre difficulté. Le relâchant sur le sol tel un pantin désarticulé. Mes sens n'y voient plus d'intérêt… Mon esprit cherche à le nier. Mais mon corps ne rejette pas ce qu'il vient d'avaler, loin de là. Je me sens étrangement calme, un calme terrible. De ceux qui nous font nous sentir vide… Il vaut mieux qu'il n'y ait rien. Pas la moindre réaction sinon je sombrerais dans la folie. 

Je me suis redressé, sans le moindre mal. Comme si j'avais bu à la fontaine de jouvence je me sens reposé, détendu… Et je m'approche de ce lit en m'essuyant le visage d'un revers de main, nettoyant ce sang dans ma manche. 

Je ne sais pas si l'enfant est réveillé, s'il est drogué ou juste assommé. Je ne veux pas l'effrayer alors de façon précautionneuse j'ai attrapé les draps pour envelopper son corps dedans. Puis je l'ai porté, le pressant contre moi avec la plus grande douceur dont je pouvais faire preuve… J'ai tué un homme de ces mêmes mains. 

Rapidement j'ai quitté la pièce. Nous ne devons pas rester là, tu ne dois pas voir ça. On doit retrouver tes parents, quelqu'un… quelqu'un doit sûrement s'inquiéter pour toi et… Je suis mort, qu'est-ce que je peux faire?

Dans le couloir, j'ai trouvé refuge dans la chambre où il n'y avait personne le temps de passer un coup de fil. Gardant ce corps dans mon bras, contre moi. J'ai sélectionné ton contact, espérant, ayant oublié aussi que tu étais peut-être en danger. Mais je ne sais pas où tu es et… je suis si calme.



Adossé contre la porte qui se claque. Mon oreille contre le téléphone, j'attends… et je soupire.

" Eden… me lâche pas maintenant putain… " car j'ai l'impression que le sol vient de s'ouvrir sous mes pieds pour que je m'engouffre dans un magma brûlant. 

Mes années militaires m'ont permis de compartimenter, et là c'est un putain de tetris qui se joue dans mon esprit. Mais si par ta faute une pièce ne s'insère pas correctement à un endroit je vais péter un plomb.

Je suis devenu un monstre en mon âme et conscience. Un putain de monstre.

#33 le 09.10.17 18:37

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Je n’ai pas eu le loisir de te voir te délecter de ce sang et sans doute que c’est mieux, car vu la raclé que tu t’es pris, je serais sans doute intervenu pour t’éviter de crever. Il est beau le héros ! Franchement, je ne peux pas compter sur toi. Rappelle-moi de ne plus te demander de l’aide quand il y a ma peau et mes os qui sont en jeux.  Je n’ai pas vu le spectacle de ce corps béant vidé de son sang et de son énergie vitale. Au moins, tu évites que le sang ne s’introduise trop partout ! Car entre nous, le service de nettoyage a toujours des difficultés à passer après mon passage. Disons que je suis bien moins soigneux que toi. Que veux-tu, la gourmandise est mon péché mignon et je pense que la chair visible de mon ventre et de mes hanches le disent bien. Si je ne suis pas gros, je ne suis clairement pas maigre. Au contraire, mon IMC me dit légèrement en surpoids – je devrais me mettre au régime à l’occasion, Philip n’arrête pas de me le dire – mais mes amants et amantes ne se plaignent pas de ma carrure mafieuse. (En même temps, qu’ils s’en plaindraient serait sans doute le dernier de mes problèmes.)

J’aurais adoré voir ta victime agonisante au sol et te voir l’achever. PUTAIN. Rassure-moi, tu as pensé à la mordre APRES l’avoir tué ? T’es tellement un connard quand tu t’y mets qu’il faudra que je m’en assure. Ce n’est rien de plus, rien de moins que ce qu’il méritait (ce sale chien.) Je suis navré Urie, mais je suis un monstre ! Cet homme que tu as tué, je le retrouverais dans l’autre monde, je l’épierais et s’il s’oriente vers ses penchants misérables, je le réduirais en poussière jusqu’à ce que l’unique danger qu’il représente soit des grains de poussière poussés par le vent. Je suis ainsi. Je ne changerais pas. Je me fous de votre conscience et de votre bien et de votre mal. Je ne suis PAS Dieu. Je joue à Dieu. Et s’il était contre ça, il n’aurait qu’à intervenir au lieu de dire « Je laisse les hommes libres de leurs choix. » TU CROIS qu’ils ont le choix quand ils sont des gamins ? PUTAIN. Déjà ça me tuait quand j’étais gosse, de voir les brigands de grands chemins abuser des petits paumés. Personne ne leurs disaient rien. Je fais des choix ! On ne peut pas me reprocher de ne pas suivre la règle.

Et je fais celui de décider de qui doit vivre ou mourir. Les monstres doivent crever et crever encore, jusqu’à ce qu’il ne reste que des os chez les vivants et de la poussière chez les morts. J’exulte de plaisir à les voir se tordre de douleur et ; sans doute que celui-ci a eu de la chance que l’exécution ne soit ni de Lun Marv, ni de moi-même. Car j’aurais été moins doux. Mon ciseau papillon a la finesse d’un scalpel et quand je découpe un corps, il n’y a aucune déchire. Tout est net et précis, même quand le corps remue sous moi.

Oui, nous aurions sans doute été bien moins gentils. Je suis un prédateur qui joue avec sa proie avant de l’achever. Qu’il remue, se tord, supplie et implore. Je lui rends ce qu’il a donné. Tu es un tueur. Tu l’étais avant de mourir et même si tu le réfutes, car les ordres ne venaient pas de toi, tu exécutais déjà des hommes bien avant d’avoir des canines pour t’en nourrir. On ne peut changer ce que nous sommes, Urie. Nous ne pouvons pas détourner les yeux de ce que nous voyons. Et si je le fais, que je les laisse s’échapper et que je vois arriver des minots souillés par eux, je ne pourrais que m’en prendre à moi-même.

Mon petit corps d’enfant a remué, un peu abruti par la drogue dans le sang. Je me sens un peu crétin. Je ne pensais pas qu’il me droguerait et encore moins que ça aurait un tel effet sur moi. Je n’ai pas pris en compte le sang que j’avais déjà perdu par ta faute. Je me sens nauséeux et je sens encore sa bouche sur la mienne et ses doigts sur mon corps. Je me demande jusqu’où il a été après que j’ai sombré. La présence de ma robe est rassurante, celle de l’absence de sous-vêtement, beaucoup moins. Mais je n’ai aucune douleur. Mes doigts s’emprisonnent sur ma chair dans un spasme de dégout. Je me dégoute véritablement. Le temps de quelques secondes avant de me reprendre, de me pourfendre d’un sourire amusé et de sentir l’odeur du sang.

Tu es là, et t’es paumé. T’es juste devant la porte. Adossé, accroupi, assit, replié, prostré. Tu la joues sombre ténébreux ? J’avoue que ça te va bien, mais tout de même. Calme-toi !

Sale crétin ! Tu n’aurais pas pu arriver un peu plus vite. Un instant, mes yeux restent arrondis en réalisant ce qu’il a manqué de se passer. Parfois, je suis imprudent. Je voulais juste te sauver. Tu comprends. Je ne voulais pas te mettre dans cet état. Je ne te mentirais pas. Tu dois savoir. Et je sais que tu vas m’en vouloir. Mais Urie, je veux que tu vives. Tu n’es pas un monstre. Un connard, un salaud, un bâtard et parfois, quand tu me l’autorises, tu es un peu ma chienne. Mais tu n’es pas et tu ne seras jamais un monstre. Même quand tes doigts s’enfoncent dans l’œil d’une femme que j’ai apprécié : tu es traumatisé. Et ça va aller. Ça va aller. On va trouver une solution : et la première est de t’éloigner de moi. Je t’ai mis sur les rails, je suis la première gare. Il est temps de partir, comme tant d’autres avant toi. J’aime bien cet instant où je vois le petit faire ses premiers pas et les franchir.

Je m’étire, sans larme, sans pleurs. Je ne joue pas à l’enfant. Je présume que mon air amusé et mes yeux graves ne doivent pas vraiment correspondre à l’enfant que je suis sensé être. Est-ce vraiment important ? T’es en train de téléphoner. De me téléphoner ? T’es mignon. Je suis désolé, j’ai bloqué tes appels. Je cherche dans les doublures de ma robe, je le trouve, et je l’abandonne sur le lit avec mes armes, et une seringue encore remplie. Je pense que j’ai été idiot d’accepter le soda. Tout ça ne m’aurait servi à rien vu dans l’état où j’étais.

Mes pieds nus d’enfant touchent la moquette sale de l’hôtel et la petite robe tombe sur le sol en même temps que je pousse une chaise contre une penderie pour attraper un grand tee-shirt – de toute façon t’as les yeux fixés sur ton portable, et je sais bien que tu n’es pas un pervers donc je ne m’inquiète pas. J’enfile un tee-shirt et ma forme reprend peu à peu celle d’origine. C’est rapide, mais pas immédiat. Je grandis, je change de sexe, je me développe. Un vrai spectacle de magie. Et encore une loi d’enfreinte. Si un vivant m’avait vu … Mais tout est bien qui se termine bien. Sauf pour le cadavre dans l’autre pièce. Quoiqu’il va bien terminer. En nourriture pour cochon qui termineront eux-mêmes dans l’assiette des vivants. Pas la peine de prendre cet air dégouté ! J’y suis pour rien si les cochons raffolent des porcs.  Je m’assois sur la chaise, enfile mon pantalon, récupère mes armes et mon portable et je me rapproche de toi. Je reconnais que tu as été aussi prévisible qu’imprévisible sur ce coups-là et surtout :

« Tu es en retard. »

Mes doigts se sont posés sur ton téléphone portable. Je suis là. Pas besoin d’appeler. Je suis là. Calme-toi. Je suis là, Urie. Je ne t’abandonne pas. Mes yeux ont cherché les tiens et pendant un instant j’ai senti toute ta détresse. Je t’ai attiré contre moi, tu peux te débattre, je vais te garder. Je vais te garder. Je ne sais pas si tu es vraiment près à partir. Je devrais peut-être attendre un peu ? Ou suis-je prêt à te laisser partir ? Ce dilemme m’agace !

Urie, je suis désolé.  Je le suis. Je ne le dirais pas. Je ne peux pas me montre faible devant toi. Tu dois comprendre. Je couche avec toi pour calmer tes pulsions, je te traine avec moi pour calmer ta soif, mais je ne veux pas de retour. Tu vas virer, tôt ou tard. Car tu n’es pas l’un des nôtres. Je n’en demeure pas moins désolé.

De t’avoir piégé, mais tu aurais accepté de jouer le jeu si je te l’avais proposé ? Tu sais comment les gens surnomment les personnes comme toi : les anges de la nuit. Tu n’es pas Dieu, mais tu veilles sur ceux qui n’ont rien d’autres que nous pour les protéger. Les gouvernements ont depuis longtemps raté leurs missions d’aider et de protéger. Les femmes et les enfants sont les victimes premières d’une société qui ne trouve aucune solution pour arrêter le sang qui glisse de leurs visages et de leurs cuisses. Il suffit de voir le nombre de personnes qui arrivent dans le monde des morts après avoir été violé, d’un suicide suivant un viol. Il suffit de regarder le nombre de chimère et de personne perdue qui arrive au Bchobiti bar. Je suis là pour les protéger. Vers qui pourraient-ils se tourner ? Un roi des lémures qui ne peut rien faire dans le monde des vivants et qui nous interdit d’intervenir ? Un roi des vampires qui est trop doux et tendre et qui n’a d’existence même pas un siècle ?

Alors oui, je n’ai aucun droit, je suis dans l’inégalité et je t’ai conduit à faire des atrocités. Et je suis désolé de t’avoir menti. Mais je ne regrette rien et si c’était à refaire, je le referais sans le moindre souci, sans la moindre culpabilité et sans la moindre honte. Car ta vie vaut mille vie comme celle que tu viens de tuer. Car on ce qu’on croit mériter. Et tu mérites bien mieux que d’être à moitié vivant tandis qu’ils s’amusent d’enfants comme de jeux d’échecs. Je dois prévenir Lun que ça s’est bien passé et qu’il peut éliminer un nom sur sa liste. Peut-être qu’un jour je pourrais te le présenter. Il pourra t’être d’une aide précieuse pour comprendre le monde des vivants, pour trouver des personnes et pour couvrir tes traces. Il risque surtout de ne pas comprendre qui tu es, mais ça n’a pas grande importance. Par habitude, et parce qu’on se connaît depuis bien plus longtemps que le raisonnable ne l’autoriserait, on peut dire que je lui fais confiance sur ses partenaires et qu’il me fait confiance sur les miens.

Bien que je ne pense pas que ce soit important de le faire quant à ton cas. Il est clair que tu ne supporteras jamais la vie du Bchobiti. L’inégalité, la prostitution, la drogue, les jeux d’argents, ce n’est pas fait pour une gentil petit militaire comme toi. Tu as besoin d’être le toutou du gouvernement et tu termineras dans l’un ou l’autre poste. Tu oublieras le Bchobiti comme d’autres protégés avant toi et tu reviendras au comptoir ou devant la porte de mon bureau les soirs où tout ira mal. Mais, j’ose espérer qu’à présent : les choses iront mieux pour toi.

Ce n’est pas moi qui t’ai transformé, tu ne devrais pas être de ma responsabilité, mais le fait étant que celui qui t’a transformé me bat certainement au test de pureté. C’est fâcheux, j’ai pourtant un sacré bon score. Et que je considère que si je n’avais pas frappé à ta porte, tu aurais terminé comme nombreux vampires, en poussière chez les vivants, une disparition inexpliquée chez les morts. Dès l’instant où je t’ai sauvé la vie, tu es devenu mon problème.

Et je dois avouer que tu es un gros problème. Ne t’es clairement pas qu’un bouton d’acné sur la gueule d’un adolescent, t’es un cancer dans mon pancréas. Et les problèmes se multiplient plus vite avec toi que l’augmentation des cellules d’une maladie.

Je pourrais te dire qu’il aurait fini par tuer un enfant dans la semaine ou le violer et le laisser ainsi. Je pourrais te dire qu’au Japon, à partir de treize ans, il est autorisé de s’offrir à ce genre de pervers et qu’on a sauvé bon nombre de fillettes. Je pourrais te dire que tu as fait quelque chose de formidable. Mais tout ça, t’es pas encore prêt à l’entendre.

Je peux juste être là, pour toi … Et je crois que ce soir, c’est bien trop peu sur la balance de ta culpabilité. Et je voudrais tellement faire plus. Tellement faire davantage.




URIE !
Tu fous quoi à rester immobile ? C'est ça qu'on apprendre à l'armée ?

« Viens, on doit partir. » Je dois demander au service de nettoyage de passer et de faire disparaître le corps et nous devons être loin, très loin quand les enquêteurs remonteront la piste. Même si je doute que quelqu’un s’intéresse aux sorts de ce pauvre bougre ce soir.

« Allez. Bouge …. » On va aller à ton appartement, ils doivent déjà être passé pour nettoyer. Ne m’oblige pas à te poigner une arme dessus ou à t’assommer pour te faire bouger. J’ai quand même une mission à remplir et je compte bien la remplir dans les prochains jours. Et tu pourras rentrer seul, demain, chez les morts et ne plus jamais me voir. Mais ce soir, je vais m’assurer que tu te donnes pas au premier venu, que tu ne boives pas à en crever et que tu ne termines pas attacher à un arbre à te changer en poussière. Allez grouille. Va pas me contraindre à te faire perdre le sang que tu viens à peine de boire.

En y pensant, t'étais déjà bien relou à l'époque, non ?

...

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#34 le 12.10.17 0:31

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× Image : × Age de la mort : 20 Masculin
× Age post-mortem : 20
× Avatar : Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re
× Appartement : Michalak
× Métier : Au chômage
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 978
× Øssements 3442
× Age IRL : 24 Féminin
× Inscription : 30/04/2017
× Présence : complète
●Prince of Vampires●
Clopeur Nocturne

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●Prince of Vampires●Clopeur Nocturne

JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE JE SUIS UN MONSTRE

La petite ritournelle VII

- Comme un goût de sang -


La scène me paraît surréaliste. Mon dos est resté plaqué contre la porte à mesure que s'écoulaient les secondes. Chaque seconde qui passe me semble encore mon sensée que la précédente. J'ai l'impression de manquer un temps, une information, quelque chose d'essentiel à cet instant précis. Mes yeux voient, saisissent la scène pour tenter d'en amener l'essence à mon esprit mais ce dernier s'y refuse. Je suis figé sans parvenir à comprendre dans quoi exactement, j'ai l'impression d'être dans un cauchemar, quelque chose qui ne peut qu'aller en s'empirant jusqu'à ce qu'enfin je m'éveille.

Mais il n'y aura pas de réveil. Il n'y aura pas d'autre réalité que celle-ci. Il faut que j'arrive à en décrypter chaque instant pour être certain de bien en saisir tout le sens. Mais je n'y arrive juste pas.

Une étrange sensation de brûlure irradie mes épaules, comme si on avait injecté de l'acide dans mes muscles. Je me demande quelle peut être la physiologie d'un tel phénomène ; pourquoi un tel impact mental déclenche-t-il la corrosion de mes muscles?

Je me le demande, j'aimerais te le demander aussi, tu es médecin non?.. Alors explique-moi pourquoi subitement mon corps vient de se recroqueviller, comme si une vague de froid venait de s'abattre. Un frisson dans ma nuque, je sens mon coeur battre à tout rompre. Dans ma poitrine, dans mes tempes. J'ai ces tremblements nerveux.

Eden qu'est-ce que tu as fait?.. Eden qu'est-ce que tu m'as fait faire? Eden je ne comprends pas. Eden pourquoi? Eden… c'était quoi ça? Eden est-ce que t'as vraiment fait ça? Eden est-ce que tu m'as fait faire ça?.. C'est impossible. C'est… T'aurais jamais fait ça.

Je te fixe, totalement paumé subitement, je crois que mon corps entier est sur le point de s'effondrer, mon esprit vrille dangereusement vers quelque chose que je risque de ne pas pouvoir supporter. 

Un sifflement, un grésillement je ne sais pas exactement, y'a un truc en fond, un bourdonnement peut-être. C'est comme si tout à coup mon esprit tentait de mettre en veille mes sens, mes pensées devenues chaotiques. Je n'entends pas ta première phrase… Ni la seconde. 

Et si mon corps s'est mis en mouvement ça n'est pas de ma volonté. Si l'on a changé de lieux je ne sais pas comment, si j'ai appuyé sur le bouton de l'ascenseur pour nous mener à l'étage de mon appartement je ne m'en souviens pas. Les clefs dans la serrure, non plus. 

Mes fringues au sol, j'ai eu l'impression d'étouffer je crois. J'ai eu chaud, trop chaud, ma tête tourne je ne me sens pas… bien. Je crois. Je t'ai laissé dans la pièce principale et suis allé me réfugier dans la salle de bain. Mes moments d'accalmie je les passe souvent dans une douche. L'eau froide me permet de recouvrer mes esprits, ravive mon corps aux membres engourdis. 

Je ne sais pas… est-ce que je veux savoir? Que s'est-il passé? Qu'est-ce que j'ai fait? Je l'ai tué… je m'en suis nourris. Le sang, je l'ai avalé, entièrement… Je suis calme. Je suis tellement calme. Le sang a apaisé cette anarchie et c'est d'autant plus cruel que de m'en rendre compte. Je suis l'un d'entre eux. Il m'a fait appartenir à cette même race et…

(…) qu'est-ce que tu as fait?.. (…) qu'est-ce que tu m'as fait faire? (…) je ne comprends pas. (…) pourquoi? (…)… c'était quoi ça? (…) est-ce que t'as vraiment fait ça? (…) est-ce que tu m'as fait faire ça?.. C'est impossible. C'est… T'aurais jamais fait ça. 

Une succession de questions auxquelles je ne veux pas répondre. L'eau est gelée je crois, j'y suis depuis quelques minutes… 2? 15? 30?… Plus? Mes lèvres sont bleues, ou peut-être déchiquetées par mes dents humaines. Mes mains plaquées sur la paroi en face de moi. Ou contre mon corps. J'ai les yeux fermés ou peut-être ouverts, je regarde le sol ou peut-être le plafond.

Je ne sais pas… Je ne veux pas savoir… Je ne sais pas… Je ne veux pas savoir. Je ne sais plus. Je ne sais plus. Je ne sais plus. Je ne sais plus. Non… Je dois savoir. Je l'ai tué. Je ne dois pas oublier à qui j'ai ôté la vie ni pourquoi. Il l'aurait… Eden qu'est-ce que tu as fait? Il t'aurait… Pourquoi tu as fait ça? Mes mains remontent contre mes tempes, ou peut-être que mes poings sont serrés, incrustant dans ma peau ces demi-lunes que font mes ongles contre la pulpe de ma paume. 

Je suis calme.

J'ai tué un homme.

Je suis un vampire.

J'ai bu son sang.

Je suis calme.

Je dois être calme.

Je suis mort.

Je suis en vie.

Je ne me suis jamais senti aussi vivant, traversé par tant d'émotions, de sensations, de… choses que je n'arrive pas encore à comprendre. Tout est tellement intense, de façon insensée. Tout est trop. J'ai besoin de me calmer.

Je suis calme.