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    La petite ritournelle - chap. VII [/!\ PG-16/VIOLENCE/SEXUALITÉ/EVOLUTION]

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    × DCs : Alexiel Etsuko

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    20Masculin20Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re / Levi Ackerman SnK de Babushka Hi-HiJurer comme un charretierTa mèreiciSecond du roi des vampires1070350124Féminin30/04/2017complètele scolopendreAlexiel Etsuko
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    ●Prince of Vampires●
    Clopeur Nocturne

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    20Masculin20Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re / Levi Ackerman SnK de Babushka Hi-HiJurer comme un charretierTa mèreiciSecond du roi des vampires1070350124Féminin30/04/2017complètele scolopendreAlexiel Etsuko
    ●Prince of Vampires●Clopeur Nocturne
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    #1 le 31.07.17 7:34

    Je n'ose plus m'endormir. Mes yeux restent ouverts par pur mécanisme de survie. Si je les ferme je vais sombrer. Sombrer revient à crever encore et encore... Je croyais que la peur de crever était ultime, mais je me suis foutrement trompé. Il y a cette autre peur qui s'est éveillée en moi. Celle de tomber définitivement dans la folie et de ne pas pouvoir me réveiller. Parfois mon corps flanche, à bout d'énergie. Je me réveille en sueur, le souffle court et les lèvres bariolées de mon propre sang. Inconsciemment mes nouveaux instincts cherchent à me surpasser... Je le sens.

    La petite ritournelle VII

    - Comme un goût de sang -


    Une dizaine de jours sûrement… Entre temps je n’ai donné aucune trace de vie et surtout n’en ai pas reçu.

    D’un côté c’est sûrement mieux, le temps que je recolle un peu les morceaux de mon égo. Ce type m’a poussé dans mes retranchements en à peine deux jours, exhibant tout un pan de l’iceberg que j'étais -suis-. Tu m’étonnes que je n’ai pas envie de le croiser de si tôt. Peut-être que je n’assume pas tout des 48h passées avec. Tout a été… foutrement vite et excessif, le contrôle nous a échappé à lui comme à moi. Mon contrôle surtout.

    Et si jusqu’alors ma violence je l’avais deviné… mon nouveau statut de vampire et ma soif viscérale de sang ce fut une toute autre paire de manches. Je ne parle même pas de ce besoin irrépressible de me heurter à lui - incluant cette foutue tension sexuelle ingérable -.

    Rien que d’y repenser j’ai un frisson. Je secoue ma main nerveusement pour m’en débarrasser.

    Et merde. Je n’ai clairement pas besoin de me remémorer ça. A l’exception de quelques marques sur l’ensemble de mon corps, globalement tout a disparu après de nombreuses variations colorées et diverses. Les marques dans mon cou de son dernier passage ont laissé des traces rosées.

    D’autres n’ont pas changées, mais celles-ci, je ne les lui dois pas.

    Ce soir là j’ai simplement pris ce qu’il y avait sur le lit. Tout, sans exception. Des fringues aux poches de sang, pour terminer par les clefs que j’ai deviné être celles de la chambre. Je réside désormais au Bchobiti. Non pas que je veuille y vivre vraiment… Mais l’atmosphère saturée de sucre de l’appartement en collocation avec des gamins inconnus ne me convenait foutrement pas.

    Je ne dis pas que c’est mieux à présent concernant les résidants. De toute façon, je suis du genre discret là-bas, évitant soigneusement d'y croiser qui que ce soit. Je crois aussi que je l’évite, lui et son jugement, quant au fait que ma mine se rapproche de celle d’un mort sur le point de crever une seconde fois.

    Quoi de mieux pour se détourner d’une folie qu’une autre encore bien pire? Mon appétit sanguinaire leur est tout dévoué. A eux. Ils monopolisent mon esprit. Et si je n’ai pas l’apparence de quelqu’un de décharné c’est parce que je n’ai pas arrêté de me nourrir, boire, m’entraîner. Je suis dans un cycle qui me maintient plus ou moins en vie, frôlant la limite en m’accordant une poche de ce liquide grenat lorsque mon esprit n’est plus obnubilé que par ça.

    Après avoir manqué de bouffé une gamine - sa colocataire en plus - j'ai cédé. J’ai réparti le sang sur plusieurs jours... au début. Ça n'a clairement pas suffit et la plupart du temps j’ai eu un mal fou à le garder dans mon estomac. Ça a été un combat mental rien que de sentir l’odeur chargée de fer de l’hémoglobine, depuis que je sais qu’elle m’est vitale. Ou alors… depuis que mes pieds ont baigné dedans cinq jours durant.

    Bref, aucune nouvelle jusqu’à aujourd’hui. Rien, niet, nada.
    Et ça n’était pas plus mal vu ce qui s'annonçait.



    Il était tôt encore… - Il aime bien me foutre en bas du lit ce connard -. Mon portable avait vibré, me sortant de ma torpeur assez brève. J’avais veillé tard, ou tôt tout dépend de comment on souhaitait aborder la chose. Son nom, un message. Son amabilité habituelle. Je hais ce type.

    "Tu te souviens que tu me dois du pognon ? J'ai une mission dans le monde des vivants et j'ai besoin de quelqu'un qui peut immobiliser un danger, tu te sens d'attaque ou t'es trop occupé à te remettre de mon dernier passage ? "

    J’ai mis du temps à m’en remettre, je l’avoue. Tu n’as pas fait dans la dentelle avec moi Eden. Physiquement, mentalement… Et d’où je lui dois du pognon à cet enfoiré? J’ai payé mon loyer. Fais pas chier.

    J’ai hésité. Jetant un oeil au mur à ma gauche, collages variés noir et blanc des informations que j’ai su récolter ces derniers jours… Je n’en étais pas à un jour près hein? Attendez-moi sagement batards. Je viendrai vous chercher par la peau du cul.

    J’ai répondu par l’affirmative à son invitation.

    " Dis-moi où et quand. "

    Alors je me retrouve là, dans une de ces petites ruelles de Tokyo. L’air y est frais mais saturé de pollution. En fond les gargouillements de vie inaudibles, ce constant flux stoppé par mes écouteurs. J’ai toujours bien aimé cette ville, son atmosphère et ses parfums variés. Et même si je dois faire profil bas, me tenir ici a quelque chose d’exaltant quoique, nostalgique aussi. Ma vie était ici, mon appartement pas si loin du centre et mon restaurant préféré était à deux rues d’ici. Seulement si mon corps réclamait quelque chose ce soir, ça n’était probablement pas cela… J’avais vidé la dernière poche de sang hier et elle avait à peine suffit pour me calmer durant la nuit.

    En témoignent quelques morsures fraîches le long de mon avant-bras droit recouvertes de pansements larges trop foncés pour ma peau marbrée. Je joue de cet effet placebo parfois… Lorsque mon esprit est fatigué j’arrive à le duper, parfois cela se retourne contre moi et ne fait qu’attiser ma soif dévorante.

    Je suis devant notre lieu de rendez-vous. Du moins, dans la rue qu’il m’a indiqué. J’ai une quinzaine de minutes d’avance. Restes militaires sûrement. Il est 21h45 alors je suis là. Adossé à un mur je me confonds avec l’ombre, la teinte principale de mes habits est le noir, pour changer. Les manches de ma chemise sont remontées au niveau de mes coudes, j’ai déboutonné les trois premiers boutons de mon col pour laisser l’air passer et soulager cette chaleur moite d’une soirée d’été. A mon cou pendent mes plaques militaires. Mon pantalon est cintré, la seule couleur qui ressorte à mes hanches est celle de ma boucle de ceinture, argentée. Il y a aussi mes crans d’arrêt sur le côté droit à peine dissimulés par ma veste. Mes doigts sont gantés.

    J’ai divagué à ce sujet. Si l’on trouvait mes empreintes dans le monde des vivants… pourrais-je revenir faussement à cette vie?

    Il est 21h58. Mon portable à la main droite, une clope à la gauche. Je lui envoie un sms, déjà agacé de ne pas le voir là. Ma patience a des limites, et depuis dix jours elles s’amenuisent… . La lumière blanche me fait plisser les yeux devenus étrangement bleus... Restes de quelques tests de potion. La lumière donc, faisant par la même ressortir mes cernes qui elles ne font que se foncer d’avantage au fil du temps. Si quelqu’un me voyait, il pourrait croire que je suis mort à la vue de mon teint maladif. Et je ne lui en voudrais clairement pas, car je suis bel et bien mort putain. Ce sont les fringues qui font ressortir ça, j’y peux rien.

    Allez Eden, amènes ton cul… J’ai des vampires à chasser, des pistes à vérifier. Pour quoi as-tu besoin de moi exactement… J’aurais dû te demander plus d’informations. Mais oeil pour oeil, dent pour dent, que ce soit en poings ou en services rendus. Et je t’en dois un. Et plusieurs clopes aussi.

    Je range mon portable et place la cigarette entre mes lèvres, tirant négligemment dessus de temps à autres. Mes yeux se sont perdus sur l’immensité du ciel réduite entre deux immeubles. Je me suis accroupi les coudes sur les genoux. Cela dissimule un changement physique plutôt significatif... Quand il m'a envoyé son message je venais d'ingurgiter une de ces fioles.

    Je cherche à calmer mon impatience et augmente le son dans mes écouteurs. Le volume plus fort fait ressortir les basses qui viennent se heurter à mon crâne.

    Amènes-toi Eden, chaque seconde à ne rien foutre me rend dingue.

    Skullcrusher ♬

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    #2 le 31.07.17 23:44

    La petite ritournelle VII

    - Tirage de dés -



    Réaction à la potion :
    1 ) Un oeil bleu
    2 ) Yeux bleus
    3 ) Yeux bleus, cheveux blonds
    4 ) Cheveux blonds
    5 ) N'a pas pris de potion pour grandir
    6)  Nada

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    maitre de la mort
    0Neutre/sans genre0ART ©Piscimancy GRAPH : Miles Skokoomnipotente198820600Autre15/03/2014
    maitre de la mort
    Terminé
    #3 le 31.07.17 23:44
    Le membre 'Urie Kaneki' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    '6 FACES' :
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    27Masculin969Trafalgar Law - One PieceVampire : Groupe A+Un chieur.Van GoghVenez !Malfrat, enquêteur, protecteur. Propriétaire du Bchobiti.713153530Féminin10/04/2017complètePom Warren, Cinemont, Rose
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    DIEU ALPHA TOUGENKYOU
    La cour des miracles.
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    Terminé
    #4 le 02.08.17 5:32




    Le Tokyo moderne, une ville en plein essor chez les vivants, grouillant d’étrangers et d’étudiants. Un lieu où je me rends que rarement quand je visite le monde des vivants. Il y a quinze ans, plus au nord, près de la côte, j’y ai fréquenté une ville balnéaire, pendant quelques années en me faisant passer pour un universitaire. A l’époque, le père de Cinemont s’y trouvait et je voulais le protéger comme chaque descendant de ma femme. Mes voyages entre les deux mondes m’avaient forgé la réputation d’un étudiant absentéiste, prétentieux et surdoué. Eblouir une masse d’étudiants de vingt ans quand on a neuf cents est aisé. Mon austérité me valait d’être peu apprécié, voir haït. Ce fut pourtant mon protégé qui vint à ma rencontre, ivre et voulant me parler. Je ne l’ai jamais quitté. A la fin de ses études, il regagna l’anciens continents pour travailler dans un journal national et se mit à traquer « les monstres » comme il aime à les nommer. Dès lors, le Japon des vivants sans lui me sembla avoir perdu tous ses charmes.

    Evidemment mes obligations d’interférant dans l’Histoire me firent retourner ici de temps en temps. J’éprouvais alors le même sentiment de rapidité frétillante. Tokyo n’est pas l’âme, ni le cœur du Japon. C’est une métropole, un pays dans un pays qui a son propre battement de cœur.

    Je suis arrivé dans la journée d’hier. J’ai l’autorisation de passer davantage de jours dans le monde des morts. Je suis habitué à l’air toxique qui m’empoisonne moins. Cette journée de préparation m’a permis de localiser la cible de ce soir. J’ai ensuite passé la soirée en compagnie d’un homme. Ce n’est pas dans mes habitudes de chercher un contact charnel mais Urie a tendance à m’électriser autant que l’air des vivants. J’ai pensé qu’anticiper le problème en y répondant à l’avance me permettrait de garder le contrôle. Le contrôle, il m’a fallu le garder quand je le prenais à même le sol. Mes dents voulaient le déchiqueter mais commettre un crime maintenant m’obligerait à dissimuler mes traces et conduirait à des problématiques qui m’empêcheraient d’atteindre l’objectif que je me suis fixé.

    Après avoir terminé mon affaire, l’appel téléphonique du père du Cinemont m’occupa pendant cinq courtes heures. On se transféra sur SKYPE, il me reprocha mon absence de nouvelles et je m’amusais à commenter sa chevelure courte et son teint halé de l’été. Abréger notre conversation fut un déchirement. Il me fallait gagner quelques heures de sommeil pour tenir la soirée qui s’annonçait.

    Le réveil dans la chambre d’hôtel avait été difficile. J’aurais préféré donner rendez-vous à Urie dans l’ancien continent et même n’importe quel autre lieu que celui où on vivait déjà. Toutefois, la renommée qui est mienne dans ces contrées ne m’aurait pas permis de mener à bien la mission que je me suis fixé. Je doute également que ce soit le bon moment pour montrer d’autres facettes de ma personne à ce crétin qui me sert désormais de partenaire. Tu ne peux pas me le reprocher, Urie, tu as également des secrets. Donc l’un de taille : pourquoi, sachant que tu peux revenir chez les vivants, n’es-tu pas allé voir ton père ?

    Ce Tokyo ressemble au notre, jusqu’à l’existence du Bchobiti tenu par une descendante de mon frère. Une première qui comme lui a eu deux enfants pour suivre la lignée. Le bar, ici, n’est qu’un lieu vétuste et peu avenant qui sert de couverture aux vampires de mon groupe souhaitant un peu de repos.

    Je crois qu’à part l’eau courante et l’électricité, ce lieu n’a pas évolué depuis que je le connais. Je n’étais alors qu’un enfant. La ville s’est construite autour de lui, l’a intégré dans son architecture jusqu’à le faire disparaître dans cette petite ruelle où il se trouve aussi dans le monde des morts.

    L’ouverture est toutefois de l’autre côté du bâtiment, donnant dans une grande avenue où je me suis engouffré en silence repensant au plan que j’ai préparé. Tout est assez simple dans ma tête. Il me reste à savoir si ça fonctionnera.

    J’ai des responsabilités personnelles à tenir et j’ai du travail à faire. Le problème, c’est que je n’ai pas assez de temps pour enchaîner correctement les deux.

    Dernièrement, en ouvrant ma bibliothèque mentale, j’ai réalisé qu’il allait me falloir faire des concessions pour parvenir à mes fins. Les concessions ne pouvant être faîtes sur mon boulot ou sur mes protégés, j’ai fait le choix de réduire pour un temps les moments que je m’accorde. A regret, je n’irais pas retrouver le prince anglais hackeur informatique et tueur en série que j’ai eu au téléphone et à regret je n’irais pas me nourrir davantage aujourd’hui. Je me suis engagé à aider Urie dans sa quête de vengeance et je ne reviens jamais sur une décision prise.

    Dernièrement, Pom Warren m’a simplement fait remarqué que le teint de mon locataire – vivant parfaitement sa vie – était blafard et limite translucide. Ainsi, mon pauvre Urie, tu n’es pas décidé de t’alimenter correctement ? Le sang sur tes lèvres, les crocs dans la chair, ne te tentent pas ? Quand tu te baignais dans le mien, ça te tracassait moins. Tu n’es pas encore prêt à créer de nouveaux morts ?

    A dire vrai, je transforme rarement mes victimes. Je les tue, généralement, avant de les vider. J’aime m’attaquer à des proies dangereuses et leurs donner le loisir de revenir ne serait pas une bonne idée.

    Aujourd’hui, la mission est différente. Je ne suis pas là pour influencer ou recueillir l’Histoire, je ne le suis pas pour traquer le monstres choisis par mon partenaire, ni pour participer à un concert avec mon groupe ou pour assister à un congrès d’épidémiologistes. Je suis là pour tenter de sauver celui qu’on affirme à tort être mon compagnon. Car tu mourras, Urie, si tu continues à t’obstiner.

    Toutefois, je sais que tu es un homme futé. J’ai de ce fait choisi une part de vérité sachant qu’un mensonge trop important aurait fait naître rapidement de la suspicion chez toi – bien qu’elle doive, comme toujours, déjà y être. J’ai été demandé à Viviane d’éplucher les annonces dans le bar. De celles qu’elle m’a rapporté, une feuille de huit mois attira mon attention.

    Il était mon mari.
    Il m’a tué.

    Contacté, j’ai rencontré une jeune femme de trente-cinq éplorée. De tristes larmes sur les joues et une histoire à fendre un cœur, si j’en avais un. J’en ai des doutes, car je suis resté plutôt insensible. Son mari la jugeant trop vieille a simplement décidé de la supprimer. Là, où la cruauté a rejoint l’histoire, c’est qu’au lieu de se contenter de la tuer, il l’a empoissonné au fur et à mesure, au point de la rendre totalement inerte et incapable de bouger. Il a alors ramené ses maîtresses dans leurs lits, la laissant regarder le plaisir qu’il prenait. Elle n’avait plus la force que de fermer les yeux. Un jour, elle les a fermés et elle s’est retrouvée en face de la faucheuse. Pathétique femme. Et lui, un parfait crétin. On vit à une époque où il est assez commun de divorcer.

    Pourquoi cette histoire, donc ? Pourquoi une mission aussi simple et en quoi je pense qu’Urie risque de céder ? Car il a aimé la voir regarder, la voir attendre, la voir mourir à petit feu en sachant qu’elle allait y rester. C’est assez proche, et assez subtil pour qu’Urie se sente concerné sans se sentir piégé. Et évidemment, ma chance légendaire a fait que ce mari volage soit également un membre important d’un cartel de vente de cocaïne. Sa maison est depuis lors un vrai bordel à passage de coupeurs et de dealers et il ne sera donc pas à l’appartement.

    Sans modestie, j’irais d’ordinaire seul. Quoique je n’irais pas, des petites affaires comme ça sont plutôt pour les vampires chasseurs de prime. Je suis davantage, comme je l’ai dit à Urie lors de notre première rencontre, un enquêteur. Un enquêteur médical, de l’histoire, des épidémies, de la musique, ou peu importe tant qu’il s’agit de chercher.

    Pour arriver à mes fins, j’ai prévu de conduire Urie dans un bar, de lui expliquer l’histoire approximativement, de me rendre sur la mission et d’accidentellement blessé à sang l’un des hommes de main. De laisser la soif de sang l’emporter chez lui et de ne rien faire pour l’en empêcher.

    Et là, sans doute, ma douce, tu te demandes pourquoi je t’écris tout ça. Il est vrai que je suis plutôt du genre à en venir directement au fait. Et le fait est qu’il m’attend, seul, dans une ruelle et que je me dirige vers elle. Là, devrait commencer mon récit. Seulement, ce n’est pas possible, car tout n’a toujours été qu’affaire de hasard dans cette histoire et de notre volonté à ne pas le ce dernier entièrement nous diriger et là encore le hasard se joua de mon plan de départ.



    1/ Le monde est vraiment trop petit

    1.:
    C’est l’odeur de clopes qui m’attire en premier. Je reconnais ton parfum au travers elles. Tu fumes vraiment beaucoup, Urie. Je m’approche. Je porte une veste en cuir, un tee-shirt, un pantalon et une ceinture cloutée et noir. Mes bottines claquent sur le sol. Je n’ai pas le temps de te faire signe, un groupe de jeunes gens passe à côté de toi et une femme qui doit avoir ton âge hurle ton prénom avant de venir à ta hauteur. Elle te connait, c’est visible. Du temps de ton vivant, c’est visible. Je me suis arrêté, me tenant éloigné. C’est ton problème !
    2/ On est poursuivi par les groupies
    2:
    C’est l’odeur de clopes qui m’attire en premier. Je reconnais ton parfum au travers elles. Tu fumes vraiment beaucoup, Urie. Je m’approche. Je porte une veste en cuir, un tee-shirt, un pantalon et une ceinture cloutée et noir. Mes bottines claquent sur le sol. Je te fais signe, cherchant des yeux un bar calme où se poser. C’est alors que mes yeux tombent nez à nez avec un jeune homme sui se place entre nous deux, il a à la main un doujinshi du monde des morts à notre image et je l’entends dire distinctement : « Je veux un autographe, je vous aime trop. »
    Je me suis arrêté, me tenant éloigné. C’est ton problème !

    3/ Quelqu’un est passé avant
    3:
    C’est l’odeur de clopes qui m’attire en premier. Je reconnais ton parfum au travers elles. Tu fumes vraiment beaucoup, Urie. Je m’approche. Je porte une veste en cuir, un tee-shirt, un pantalon et une ceinture cloutée et noir. Mes bottines claquent sur le sol. Je te fais signe, cherchant des yeux un bar calme où se poser. « … Tes yeux … » j’en oublie les salutations. Depuis quand t’es aussi grand mec, déjà ? Ensuite, depuis quand tu as les yeux bleus. Je n’ai pas le temps de te poser la question, mon téléphone portable vibre. Je regarde le message que l’un de mes informateurs vient de m’envoyer et demeure circonspect. Le mari volage vient de mourir d’une crise cardiaque. (…) Il me faut trouver un plan B.

    4/ Quand t’es vraiment con
    4:
    C’est l’odeur de clopes qui m’attire en premier. Je reconnais ton parfum au travers elles. Tu fumes vraiment beaucoup, Urie. Je m’approche. Je porte une veste en cuir, un tee-shirt, un pantalon et une ceinture cloutée et noir. Mes bottines claquent sur le sol. Je vais pour lui faire signe, cherchant des yeux un bar calme où se poser et stoppe mon mouvement. Ah. Mince. Je me suis trompé. Le mec au bout de la rue est clairement trop grand pour être Urie. Ce con m’aurait-il planté ? Je décide de ne pas m’approcher du dealer lui ressemblant beaucoup et de m’asseoir à une terrasse. Il doit être en retard.
    5/ Pas de leurs fautes si t’as une tête à claque
    5:
    J’ai perdu un peu de temps. Je ne suis pas encore dans la ruelle. Toutefois, toi, tu commences à attirer de l’attention autour de toi. C’est surprenant tout de même, ce besoin que tu as à forcément attiré des gens peu sympathiques autour de toi qui veulent te faire du mal. Visiblement, t’es une proie qui doit sembler facile puisqu’ils sont bien décider à te racketter.
    6/ Ce n’est pas tout à fait la faute du destin si je gère pas le temps
    6:
    J’ai perdu un peu de temps, je le reconnais. Toutefois, me voilà enfin au lieu de rendez-vous. Je remarque que tu as grandi et que tes yeux ont changé de couleurs. Très bien Napoléon, tu avais besoin de compenser un élément dernièrement ? Sache que je compte bien te chambrer là-dessus. Heureusement, tu fumes toujours les mêmes clopes et l’odeur est nettement reconnaissable. Mon informateur m’a envoyé un message, la cible est bien en place. Je fixe la ruelle quasiment vide et te fait signe en direction d’une terrasse : « je vais prendre le temps de fumer une clope et boire un verre, tu pourras en profiter pour me dire où tu en es au niveau de l’enquête. »



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    #5 le 02.08.17 5:32
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    #6 le 03.08.17 2:29



    Mais qui est cette fille (putain)?
    1) Ancienne voisine 
    2) Il se souvient pas
    3) Un plan cul
    4) De son école militaire

    Elle est :
    Pile : Totalement sobre (chier.)
    Face : Bourrée

    Il l'aimait :
    Pile : Bien
    Face : Pas



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    #7 le 03.08.17 2:29
    Le membre 'Urie Kaneki' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    #1 '4 FACES' :


    --------------------------------

    #2 'PILE OU FACE' :
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    #8 le 03.08.17 14:58

    La petite ritournelle. Chap.VII

    - Comme un goût de sang -


    Si je mets la main sur le connard qui joue avec les dés, crois-moi que je lui explose la tronche dans le bitume.

    Dans un premier temps je n’entends pas que l’on m’appelle. Ma musique est trop forte et mes yeux sont rivés sur mon téléphone portable. Mais la présence se fait plus forte, plus appuyée. S’insère dans mon champ de vision de longues jambes et une poitrine généreuse. Un visage, des cheveux roses/rouges. Sa bouche semble former des mots, j’ôte un écouteur et me souviens soudainement de ma vie.

    " Urie! "
    " … Isuzu? "

    Comme si je venais de voir un fantôme. Le monde est parfois minuscule et le destin est foutrement mal foutu. J’aurais pu dire qu’elle se trompait de personne, m’en aller rapidement, disparaître ou tenter de dire que je ne me souviens pas d’elle. Seulement son nom a passé mes lèvres sous la surprise.

    " Alors, c’est quoi cette mine de déterré? Tu pourrais sourire, la dernière fois tu n’étais pas aussi timide. "

    Elle me sourit, heureuse de voir que je me souviens d’elle. Comment pourrais-je l’oublier, hm? Douce et entêtante Isuzu. Aussitôt cette odeur légèrement sucrée de fleur d’oranger m’assaille, son parfum est un des rares que je supportais. Même le nez enfoui dans ses seins, contre sa peau ou entre ses cuisses. Les odeurs sont terribles… Elles font remonter les souvenirs, ravivent ces douleurs insoupçonnées. J’aimerais me loger entre ses bras, contre son être encore vivant, n’ayant pas la moindre conscience que je suis définitivement mort. Je me sens… parcouru de cette immense tristesse. Celle d’avoir conscience de quelque chose qui ne lui viendrait jamais à l’idée.

    N’ayant pas de réponse de ma part, elle insiste.

    " Hey, tu ne tentais pas de m’éviter au moins? "

    Elle ne le dit pas méchamment, bien au contraire. Sur un ton taquin qui est bien le sien. Je n’arrive pas à organiser mes pensées et ne suis à ce moment capable que d’agiter la tête de gauche à droite pour réfuter - car acquiescer serait probablement mal venu -. Pourtant j’aurais aimé qu’elle ne me voit pas. 

    Me redressant, je la surplombe et remarque sans mal son état de sobriété évident. Ses yeux sont terriblement brillants et rapidement emplis d’une surprise à laquelle je ne m’attendais pas. Sa bouche s’écarte pour former un " O "de surprise… C’est foutu, elle sait que quelque chose cloche. 

    " Mais… Dis-moi toi, t’as enfin grandi? T’es enfin proportionnellement adapté. C’était inespéré! "

    Comme pour me féliciter elle me tapote sur le torse. Elle ne sait pas que je suis mort. J’ai arrêté de respirer, comme soudainement tourmenté par ce choc, comme une foutue impression d’entrer en collision avec un pan de ma vie désormais morte. En total décalage avec la situation. Elle sent que je suis tendu et presse sa main contre mon épaule.

    " Je te taquine Urie. Ne t’en fais pas, hein? "

    Je cligne des yeux et reviens soudainement à la réalité. Je ne peux pas rester là, les bras ballants à attendre. Cette fille n’a pas la moindre idée de ce qu’il se passe et elle attend de moi une réaction. Quelque chose de mon vivant. Quelque chose que je ne suis plus… Que je n’ai jamais été d’ailleurs.

    Mon visage s’est subitement adouci, je lui souris en secouant la tête négativement.

    " Je sais, une poussée de croissance de dernière minute qui sait hein? "

    Une potion... Oui, une putain de potion dont je viens de me souvenir les effets physique. Quelle merde sérieux.

    Elle parlait souvent trop après l’avoir fait, mais elle ne me tenait pas rigueur de ne pas répondre. Je pouvais simplement fumer ma cigarette en fixant le plafond. On se voyait lorsque l’un ou l’autre en avait envie. Cet être aux allures piquantes s’emmerdait simplement dans sa vie. Elle voulait défier toutes les règles. Et moi avec mes airs sérieux et ma tronche de bad boy  j’avais cédé à ses avances, un soir un peu trop éméché. L’expérience avait été assez plaisante, la demoiselle faisait partie de ces personnes que cela excitait après que la surprise soit passée… Sûr qu’avec les derniers bijoux elle serait à genou en train de… Je divague. 

    Elle s’engouffre dans la brèche dès lors que j’ai ouvert la bouche pour m’asséner une toute autre question. Elle est pire qu’un papier anti-mouche.

    " Alors… " 

    Oh mon dieu. Elle est définitivement bourrée. Sa bouche s’est ouverte et ses yeux sont restés fermer bien trop longtemps le temps de sa réflexion. Ou alors, c’est son index qui s’agite sous mon nez de façon agaçante qui me fait le déduire. Elle parle tellement fort… Baisse le son putain.

    " Comme ça on ne me rappelle pas après la nuit d’enfer qu’on a eu? Ttt Ttt "
    " J’ai eu quelques empêchements tu sais… "

    Sa phrase, ou ses yeux sont brillants et son sourire hébété ne laissent pas le moindre doute. Elle est sous l’emprise de l’alcool. Non, y’a pas que ses yeux. Le fait est que la belle a décidé de s’approcher suffisamment pour me souffler son haleine chargée de tequila. Je roule doucement des yeux et elle rit de mes airs blasés, comme toujours. Un vague rappel de ces anciennes apparences qui refont surface. Elle trébuche et se raccroche à moi en faisant un signe distrait de la main à ses amis pour qu’ils continuent leur avancée. Non, sérieusement tu devrais les suivre.

    " C’est un ami à moi, je vous rejoins plus loin, promis! "

    Placées contre sa taille, mes mains l’empêchent de tanguer difficilement. Pourquoi tu mets des talons si tu n’es plus foutue de marcher ensuite? 

    Je tente de me dérober de cette situation assez embarrassante… Une silhouette dans le sillage me fait dire que je vais être à la bourre si je ne m’en débarrasse pas vite.

    " Isuzu, on m’attend déjà… "
    " Une minute, juste une minute, j’ai cru que t’étais mort, tu donnes plus de nouvelles. Alors accorde-moi au moins une minute?  "
    "Je te l’ai dit j’étais… " Je suis mort. " occupé. "
    " Tu devrais prendre un peu plus soin de toi… T’as toujours beaucoup trop bossé. "

    Tendrement sa main est venue se plaquer contre ma joue, le bout de son pouce frôlant probablement une cerne, elle la suit puis s’arrête en me fixant. Je la vois hésiter puis… Ses lèvres déjà veulent former des sons obscènes, sa voix devenant suave.

    " Hey Urie… "

    Son visage se tourne vers le mien, son expression est soudainement devenue -un peu- plus sérieuse. Son corps - qui au passage n’a aucun foutre défaut, qu’importe l’endroit où la façon dont j’ai pu l’observer - se presse subitement contre le mien de manière bien plus intime. Mon dos se retrouve à nouveau contre le mur que j’ai quitté tantôt. Elle vient appuyer son bassin contre le haut de ma cuisse. M’invitant à une soirée qui serait probablement bien plus plaisante que ce qui m’attend.

    "  Ça te dit… " Elle se pince les lèvres, lorgnant sévèrement sur les miennes. L'alcool, et ses vices... " de finir la soirée chez moi? "
    " … " Je ne peux pas, j’ai un vampire qui m’attend.
    " Allez ça fait longtemps…" Je le sais bien. J’en crève sérieusement d’envie rien que de repenser à ton corps, parfait sous tout angle. Elle me sent sur le point de céder. Je n’ai jamais su refuser ce genre d’avances et elle le sait.

    Mon dieu. Sa bouche humide est déjà en train de s’amuser contre mon cou et je me souviens si aisément de la façon dont ses lèvres ont su s’amuser sur ma peau. J’inspire lentement et tente de la repousser avec une douceur assez épatante vue ma condition. Elle a quelques atouts qui pourraient me faire plier. Un long soupire attestant de ma faiblesse. Et son rire contre ma peau que je lui laisse.

    " J’ai vraiment pas le temps là… tu fais chier… "

    Surpris de m’entendre jurer, elle semble d’avantage intéressée. Je vous l’ai dit, c’est une fille modèle qui aime faussement le sale. Et à l’époque j’étais sûrement plus modéré dans mes phrases aussi.

    Je suis sur le point de céder… Et elle le sait. Réellement je suis à cran et je crois que j’aimerais tomber dans un nouvel excès plutôt que le sang.

    Soudainement pourtant, elle se stoppe dans ses mouvements, dans son rapprochement stratégique. Je l’observe et ne peux que constater ses mouvements réguliers de pupilles, allant et venant entre mes yeux et ma bouche. Je ne comprends pas exactement cet air hagard qui lui prend subitement. Mais la réponse ne va pas tarder.

    " Tu… N’aurais pas tourné gothique toi par hasard? "
    " … Pardon? "

    Et là je la fixe avec… le plus grand silence qui soit. Ok, elle m’a scié. Je ne m’y attendais foutrement pas. De quoi? A quel moment putain? Mais c’est quoi cette question débile! Son index s’approche de ma bouche et vient appuyer sur quelque chose. Merde. Pas ça. Par réflexe ma main est venue agripper son poignet pour l’en éloigner de là.

    " Ne touche pas à ça. "
    "" Aïe! T’as acheté ça où? Elles sont coupantes! Je savais bien que t’avais des déviances malgré ton air sérieux. Avec ton air blafard et tes airs sombres… de grands yeux bleus… T’avais pas les yeux noirs d’ailleurs?.. "

    Un filet de sang à peine et je sens une pulsion se déverser en moi. J’inspire profondément. Vraiment profondément. Je la laisse se perdre dans ses questionnements et raisonnements de personne atteintes par l’alcool et me dis que c’est bien mieux qu’elle soit dans cet état. Je prends sur moi pour la regarder avec le plus grand sérieux du monde. Comme si ma réponse était la seule et unique réponse plausible. Mon cerveau a eu vite fait de traiter l’information. A quel moment ce serait possible sinon de se trimballer avec la dégaine d’un vampire.

    "C’est pour une soirée costumée avec un… un ami. "
    " Oh? " Elle a mordu à l’hameçon. Parfait. La technique écureuil.

    Comme pour attester de mes dires, je pointe soudainement une silhouette plus loin. Ouais Eden. Si tu pensais que je ne t’avais pas vu te foutre de ma gueule dans ton coin à quelques mètres. T’es d’une foutue discrétion, aussi vicieux qu’un rampant. Mais t’es une putain de grande perche, je peux pas te rater. Je ne suis pas parano mais plutôt physio et… Je crois que je pourrais te reconnaître entre mille.

    " Il est là. Lui aussi a mis un costume, c’est pour ça qu’il a des airs flippants. "
    " Tu me rassures, j’ai cru que c’était un mec bizarre qui attendait pour de la drogue… "

    Si tu savais Isuzu… Il l’attend pas, je suis sûr qu’il a tout ce qu’il faut dans son bureau à ce niveau. Je secoue négativement la tête pour lui indiquer qu’il n’y a aucun danger avec lui. Et par la même j’attrape ses avants-bras que je dénoue de ma nuque. Mes mains sur les siennes, je la fais se décoller peu à peu, discrètement.

    Mais elle est du genre entêtée.

    " Elle est où votre soirée? "
    " Elle est privée. Désolée ma belle, tu vas devoir continuer de ton côté, mais je te rappelle bientôt. "
    " Mais… "

    Je lui souris avec cet air tendrement désolé. Je pourrais avoir l’air sincère aux yeux externes… Mais je ne l’ai jamais été au contact d’autres. Lors de ma vie. Les gens n’ont toujours aimé que ce qu’ils voulaient bien aimer. J’ai joué sur cette corde. C’est tout. Et elle commence sérieusement à me courir sur le haricot. Casse-toi!

    Quoi qu’il en soit. Je me dédouane totalement de cette foutue excuse merdique posée là comme ça sur ce fumier qui pue. Tu seras ma bouée de sauvetage ducon. Tant pis si ça t’éclabousse.

    Me reconcentrant sur l’objectif principal, qui est tout de même de l’envoyer bouler sans pour autant la vexer.


    " Je dois vraiment te laisser. Déjà qu’il a insisté pour que je vienne… Après il va tirer la gueule tout du long. "
    " Ton numéro. "
    " Quoi? "
    " Donne-moi ton numéro, l’ancien ne marche plus. Si jamais tu changes d’avis dans la soirée, tu m’appelles. Et si ton copain s’ennuie aussi?.. "

    Elle me glisse un clin d’oeil complice, ses pupilles sont embrumées par ce rideau de vapeur créé par l’alcool. Mais je suis à ça de penser qu’elle me propose un plan à trois… Je t’assure que tu ne veux pas de ça dans ton lit, crois-moi. Et quand je dis " ça " je ne parle pas que de lui.

    Je sors mon téléphone, ayant mis à profit la carte sim fonctionnant dans l’autre monde. Après une ou deux manipulations sous son oeil amusé - je ne suis pas à l’aise avec la nouvelle technologie… fiche-moi la paix - je trouve mon numéro et lui tends l’écran pour qu’elle le note.

    L’échange se termine par son numéro s’affichant sur mon écran qu’elle me rend. Son sourire s’est allongé, on dirait une gamine fière de sa dernière connerie. 

    " Voilà… On se revoit bientôt j'espère. "

    Une dernière fois, son corps est venu se presser contre le mien, je ne pensais pas m’en débarrasser si facilement mais elle fait tout de même de la résistance. Son visage rosi par la boisson, son haleine, tout pourrait m’exploser au visage maintenant. Je reste interpelé par cette possibilité qu’on les morts de s’approcher des vivants… de les toucher, de les sentir. Est-ce que sa perception de moi est différente sous cette forme?.. N’ai-je vraiment rien de différent? Pendant ce bref instant où je me sens paumé, je me laisse griser par ses pétales qui se sont entrouverts et qui me rappellent ces souvenirs charnels dénués de sentiments. Du sexe. Simplement ça. Sa langue s’insinuant de force contre la mienne et avant que la danse ne continue, elle s’éloigne une main sur les lèvres. 

    " Par contre tu les retireras si on fait quoi que ce soit. "

    Elle rit, la bouche entaillée. L’air insouciant elle s’est éloignée de moi. Après un dernier geste de main, elle s’engouffre dans une artère principale à l’angle de cette rue dans laquelle nous sommes dissimulés. Et je me retrouve là avec ce putain de goût sur les lèvres, contre ma langue les premières perles d’un liquide bouillonnant, l’un de ceux qui réveille quelques instincts incongrus.

    Il me met particulièrement en appétit.

    " … "

    Je fantasme sur Isuzu. Mais pas de la manière dont j’aurais aimé. Une autre, bien plus violente. Son corps sous le mien, sa gorge tendrement ouverte en une bouche béante et mon visage s’enfonçant dans ses chaires chaudes dont les vapeurs m’enivreraient. Je plaque un instant ma main contre mes yeux et la laisse remonter peu à peu jusqu’à mes cheveux plaqués en arrière et maintenus par du gel. 

    Dans cette masse informe grouillent des morts à la recherche du sang. Ne te fais pas manger. Ne t'égares pas loin du troupeau.

    Ça va aller… Il va foutre ça sur le compte d’une envie sexuelle torpillée dès l’entrée. Et ça sera bon.

    Je fais demi-tour et me rapproche du brun, reprenant cet air désintéressé et surtout détaché de ce qu’il vient de se passer. Arrivé à sa hauteur je laisse mon épaule me servir d’appui. Oui, à sa hauteur. Dans tous les sens du terme. Mes yeux sont au niveau des siens et peut-être que si je n’avais pas été autant bouffé par cette faim j’y aurais pris plaisir.



    Le pire, c’est le premier contact visuel. Celui que je ne daigne donner. Mes yeux sont délibérément dans le vague, laissant penser que je cherche mon paquet de clopes. Comme si la dernière fois, avec une dizaine de jours d’écarts, avait fait s’entamer un processus entre lui et moi. Quelque chose rendant l’atmosphère mal-aisante pour moi et sûrement risible pour lui. Non pas que j’ai peur du jugement de ce type, non clairement pas. Mais… J’aime foutre les choses à plat sur une table et être à jour. 

    " T’as plutôt bien cicatrisé depuis la dernière fois dis-moi, princesse…  "

    Alors vas-y Eden, je t’en prie. Montre-moi quel est le ton de la soirée. De quelle façon tout cela va tourner. Entre temps j’ai allumé une cigarette, entre mes mains refermées la flamme jaune est venue lécher le bout de cette clope, illuminant mon visage proche de cet état cadavérique. La seule chose donnant encore l’impression que je suis envie? Ce regard glacial laissant croire que j’aimerais étriper la moitié de la planète maintenant. Mes iris d'un bleu opalin fixant désormais les pupilles du brun face à moi. J'avais oublié ce détail.

    " On se pose quelque part pour que tu m’expliques ou on doit bouger maintenant et tu m’expliqueras sur le chemin?"

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    #9 le 05.08.17 22:08




    Les éclats de voix de ta jeune amie sont agréables à mon oreille. Une voix de femme saoule et heureuse de vivre aux timbres trop rapides et trop forts dont les paroles parviennent en écho dans toute la ruelle. D’ordinaire, comme les clients de mon bar, ça m’indiffère ou m’amuse. Je suis rarement agacé par les gens saouls. Fort heureusement dans l’atmosphère où je vis. Aujourd’hui, je suis surtout inquiet de devoir intervenir pour ne pas que, toi, mon jeune protégé, tu éventres ton amie dans une soif sanguine. Je suis aussi intrigué de voir quelqu’un de ton passé. D’un côté, il serait agréable de te voir partir avec elle et de te voir te rassasier – moins de complications pour moi. De l’autre, tu ne supporteras pas d’avoir tué une innocente. Si on avance d’un pas pour en reculer de deux et que ça provoque un traumatisme plus important chez toi : inutile. Tu n’es pas encore prêt à tuer pour ta survie.

    Pas encore. Tôt ou tard ça viendra. Forcément. Vivre de sang pendant environ 1600 ans ne peut pas être fait sans dommage collatéral est impossible. Le vampire qui me dirait avoir survécu plus de trente ans, déjà, sans avoir bu une seule fois le sang d’un innocent me mentirait -ou- se leurrait. Quant à l’innocence, elle reste relative. J’ai bien entendu les avis de ceux qui ne se nourrissent que des condamnés, des damnés, des suicidaires et je fais en grande partie de ceux qui ne se prennent la vie que de ceux qu’il juge coupable. Mais, ce choix-là ne nous rend pas meilleur, il change juste notre statut de chasseur en statut de dieu. On décide qui doit vivre ou mourir.

    L’insatisfaction que j’éprouve à être spectateur réside davantage dans le fait que j’ai autre chose à faire que de tenir la chandelle entre deux anciens amants pour m’assurer que Roméo ne bouffe pas Juliette dans des régurgitations salaces. J’en ai profité pour allumer une cigarette et d’observer notre environnement. Etre en attente n’est jamais bon pour moi. Je vois cette femme que j’aime revenir à la vie au travers des murs délaissés, des ombres dansées et des souvenirs me plaquer. Elle me fixe avec amusement et avec un semblant de délectation avant de me murmure à l’oreille : « Allons danser et laissons les enfants s’amuser. »

    Sa jolie petite bouche aux lèvres fines rougit d’un sang et mon ventre gargouille d’une faim féroce. Les bruits de pas dans les allées, les parfums de femmes qui m’enivrent et sa main impalpable sur ma joue. « Je m’ennuie, Eden. On ne va pas rester l’éternité sur ce mur. » Dix minutes, ma belle. Calme-toi. Respire. Il va arriver.

    Tu t’es décidé à la quitter et il faut un temps léthargique à ma pensée pour réaliser qu’il y a trois couilles dans mon potage de nouilles. SAPERLIPOPETTE ! D’où tu sors deux yeux plus bleus que ceux des anges et d’où es-tu aussi grand ? A force de les crever, t’as décidé de garder une paire qui te plaisait ?

    Diantre, cette taille. L’air des vivants te fait du bien où tu as un gros problème à compenser quand tu es avec moi. Fallait pas te donner cette peine. J’aime ta petite taille qui me permet de te regarder de os et est parfaitement adapté pour que je pose ma tête quand on est dans le métro bondé. J’aime assez, il est vrai, regarder les autres de hauts. Au Japon, c’est assez facile. On est clairement remarquable malgré notre discrétion et la surpopulation de la métropole.

    Dans le doute, je penche ma tête sur le côté pour regarder tes chaussures. Des talons compensés ? Je ricane. Mentalement. Des potions de soin ? JAMAIS. Mais des dragées et des élixirs d’apparence, sans problème.

    Je n’irais pas m’étaler sur la beauté du lieu et augmenter le nombre de mes constatations par des mots savants. Je n’ai jamais supporté les cuistres. Je ne supporte pas non plus d’avoir des pensées moralisatrices.

    Je te sens contre moi et j’entends battre ton cœur. Cette jolie diablesse te fait de l’effet et je doute que ce n’est pas celui qu’elle aimerait après « votre nuit d’enfer. » L’enfer, elle ne devrait pas vouloir l’atteindre trop rapidement. Je sens son odeur d’orange. Le monde des vivants réveille tous mes sens. Chaque contact, odeur, vision, bruit, devient un élément de chasse.

    Tu as bien fait de ne pas la mordre. Mignonne comme elle était, ce serait regrettable de la faire rejoindre le diable et ses apôtres trop rapidement. Tous les morts ne vont pas dans notre monde. Certains, ceux qui se sont amusés, ont été entièrement heureux, n’ont pas eu de tâches à accomplir, eux tous sont sauvés, protégés et aimés. Certains pensent qu’ils meurent simplement éternellement ou sont aussi dans notre monde mais vivent incognito. Qu’en réalité, la vie n’a épargné personne.

    Mes doigts passent sur ton dos, calme-toi, d’accord ? Ce sang que tu as gouté ne doit pas te rendre fou. Cette soirée début à peine. Même les étoiles sont à peine accrochés et les gens commencent pourtant déjà à passer dans des activités nocturnes abominables.

    Je m’adosse au mur, ma main droite se mettant en arc de cercle pour protéger la gauche qui allume ma clope en forçant sur un briquet de plastique rouge – je n’aime pas avoir des objets de valeurs qu’on peut perdre. Je trouve ça inutilement risqué. Il n’y a que cette croix autour de mon cou à l’instar de tes plaques militaires qui me rappellent qui je suis. Elle s’ouvre sur nos bagues. Et tant qu’elle est en contact avec ma peau, elle me rappelle que je suis et resterais à elle.

    Les jeunes aujourd’hui n’aiment pas la possession. Ils ne sont qu’à eux-seuls. C’est bien triste. Ils ne connaîtront jamais le plaisir d’appartenir à une moitié. Ce besoin de transmettre, communiquer, informer, d’avoir l’avis d’une autre personne envers et contre tout le monde.

    Je dois m’y prendre à trois fois et la flamme vient lécher la cigarette. Je n’ai vraiment jamais été doué pour le mensonge. Je suis tracassé. Je sais que la première phrase que je dirais aura un impact sur la véracité de mes propos.

    Les vérités fonctionnent le plus souvent mieux, je sais les détourner, les user et les manipuler. Pas cette fois et on le sait l’un et l’autre. Si je te demande de tuer quelqu’un puis de boire son sang, tu me feras un magnifique doigt d’honneur, me dira que je suis un monstre comme eux et tu partiras t’allumer une cigarette dans un coin ombragé d’un préau. Je n’ai pas le temps de jouer à ce petit jeu car nous savons l’un et l’autre : que tu finiras pas crever. J’ai assez porté la mante de ma dulcinée pour ne pas avoir à porter le deuil de mon amant. Je n’ai pas envie d’augmenter ma viduité par ta mise en poussière.
    Je te veux en amant, jeune impertinent. Sans doute car j’ai le sentiment que tu n’es à mes côtés que pour les biens matériaux que je peux t’offrir. Je n’ai pas à m’inquiéter que tu ne sois un assassin, un manipulateur pour mon entreprise, veuille un avenir en commun ou soit intéressé par moi. C’est uniquement nos objectifs et passions communes pour les enquêtes, le sang et la violence qui nous permette d’être ensemble.

    Je redresse la tête, fronçant les sourcils. Tu es si grand. Est-ce que ta trique diamantée a aussi augmenté en volume ? La clope quitte mes lèvres, ma langue les parcoure. Elle doit être bien molle pour l’instant. Elle doit t’incommoder. N’espère pas m’y faire passer aujourd’hui, t’es trop grand pour me tenter : c’est souvent par ma taille que je parviens à calmer tes ardeurs. Mes doigts se posent sur ton visage et j’appuie mon pouce sous ton menton pour le pincer en te tirant en avant. Nous ne sommes pas dans le Japon des morts et les regards qu’on me lance me font soupirer mentalement. Même si Tokyo est plus ouvert, l’homosexualité n’est pas bien acceptée et les présences de deux hommes aussi sombres que nous ne passent pas inaperçus. Je n’arrive pas à comprendre le monde des vivants et son fonctionnement. Je suis un observateur et un manipulateur de l’Histoire et pourtant, je vois les mêmes erreurs se répéter en permanence. Plus les années ont passé et plus j'ai eu d'autorisation pour passer du temps ici et malgré tout, malgré tout le temps que je peux passer à traquer, chasser, aider, protéger, sauver, je suis dans l'inconnu de l'espèce humaine. J'ai presque oublié l'avoir été.




    Je dois avouer que ça m’agace énormément de savoir qu’on tue pour la sexualité. C’est un truc complétement dingue. Mon corps m’appartient et j’en fait ce que je veux. Seulement, chez les vivants, d’autres s’autorisent le droit de juger qui doit ou ne pas finir dans ta couche. Et je suis le monstre de m’alimenter des leurs ? Être la bête me convient parfaitement et des noms d’ombre, j’en ai porté des nombreuses. Tous les loups des contes ne sont pas des légendes.

    Et si nous ne voulons pas finir par attirer un gang de rue voulant nous faire participer à un concours de lettres où le mot sodomie compte triple, on ferait bien d’éviter les rapprochements physiques.

    Mon ongle se pose sur tes lèvres, pour aller et venir lentement. Cette morue bavarde t’a embrassé et tu as encore son odeur sur toi – je suis trop réceptif, j’ai trop faim. Je comprends. Mais si c’est ton amie, tu as bien fait de la repousser. Je peux sentir ton envie de sang. Je peux la sentir entièrement. Retiens-toi. N’attaque pas n’importe qui. Tu vas t’en rendre malade et ensuite, le pire, c’est que tu vomiras ton erreur avant de culpabiliser comme le pathétique militaire que tu es. Tu es trop terre à terre. Sinon, je t’aurais embarqué pour rencontre ce conteur d’étoiles qui est …

    Peu importe.

    T’es minable, petit. Et cette responsabilité que je me suis donné de t’aider ne m’empêche pas de le voir. Tu veux aller droit à l’objectif et je veux un endroit discret. Je te fais signe de me suivre, m’enfonçant davantage dans les ruelles sombres d’un Tokyo crépitant. Le premier boui-boui malfamé du coin suffira. En rentrant dans la salle à propreté inexistante, je ne tarde pas à m’asseoir au niveau d’une banquette dans le renfoncement d’un mur. Je ne préfère pas savoir ce qui a déjà été fait dessus. Je vais enfin pouvoir en venir au fait. C’est du moins ce que je crois. Seulement, le gérant s’approche. Ils nous observent. Tout de sombres vêtus, j’ai l’air d’un loubard qui prépare un sale coup. Franchement, il ne va pas faire la fine bouche alors qu’aucun de nous n’est solvable.

    Tu remarqueras que je n’ai toujours pas prononcé une parole ni répondu à la moindre de tes questions. Je nous connais. Tu me provoqueras, je répondrais énervé et on finira par s’engueuler. On n’a pas le temps. Tôt ou tard, tu finiras par me contraindre à parler, j’en suis persuadé. T’es bien assez têtu pour ça. Aujourd’hui, laisse-moi profiter de ce moment de silence où je te vois faire tes premiers pas de morts chez les vivants. Qu’est-ce que tu grandis vite ! Hier, tu n’étais qu’un petit tas recroquevillé dans un appartement en sucre, aujourd’hui te voilà devenu un grand jeune homme aux yeux bleus qui me fixe droit dans les yeux.

    Je regarde la tapenade qui est proposée sur le menu à base de poivrons, courgettes et aubergines sans vraiment lire ou voir. C’est tes yeux qui me bouleversent. Deux détails sans aucune importance et pourtant j’en accorde. Est-ce que j’ai été trop loin dans mes taquineries avec Urie pour qu’il prenne des potions d’apparence de mauvaise qualité. J’espère que l’effet secondaire du patient s’arrêtera là. Tu dois attendre la réponse à la question du pourquoi tu es là et je n’aurais pas assez d’un gland aussi charnu soit-il pour te distraire de ce questionnement. De mon côté rien n’a changé, j’ai perdu un kilo ou deux, sans doute, mais rien de vraiment flagrant.

    Le gérant de cette mansarde des boissons alcoolisées ne nous regarde pas directement quant à lui, mais je vois bien qu’il fixe davantage en direction de ton regard. Ce manque d’attention qui me porte me permet d’observer sa malingre et chétive silhouette. Il est petit, boîte d’une chambre et tire ses cheveux e arrière. Je me demande ce qui le tracasse le plus. Que tu sois terriblement séduisant ainsi. Qu’on a l’air de deux mecs particulièrement louches ou mon absence de mots. On est dans un quartier de yakuzas, il doit nous penser de l’un des gangs.

    Je commande pour moi, te laisse faire un choix pour toi et regarde l’homme s’éloigner avant de me mettre à parler d’une voix inaudible pour les autres. On va perdre son temps à fraterniser avec toutes les personnes venues. J’ai fait signe au barman, et je tends une liasse de yens avant de réclamer le regard encore plus mauvais : « Laissez deux verres et une bouteille. Personne ne doit venir ici le temps qu’on s’y trouve. »

    Il acquiesce, nous sert. Ainsi le décor est posé. C’est un tango que nous proposera cette ritournelle. Vêtue d’une robe rouge de satin et de coton, comme on sait si bien le faire dans les champs mexicains.

    Tu remarqueras que j’ai toujours le même sac de style militaire d’une rigoureuse teinte noire. Je l’ouvre et je dépose devant toi un dossier, un plan d’accès et je soupire doucement. Tu remarqueras que j’ai troqué ma tablette pour un format à l’ancienne. Tout mettre sur le numérique n’est pas forcément bon.

    « Madame Anabe a été empoisonné, séquestré et tué par son mari pour une raison d’héritage. Son mari, monsieur Anabe … » Je tapote sur sa photographie. « … n’a jamais été soupçonné. J’ai besoin de lui tirer des informations. »

    Je montre le plan d’une grande villa avec piscine et un étage, et je tapote à nouveau dessus.

    « Monsieur Anabe trafique pour les Inagawa-Kaï », pas besoin de te les présenter, ce groupe de yakuzas tue assez à ton époque pour que tu saches qui ils sont. Ils sont spécialisés dans l’importation de filles dans le monde entier et dans le trafic de cocaïne. Et je vais éviter de te dire que monsieur Anabe a le même groupe sanguin que toi. De toute façon, tu passeras vite à tous les sangs à force de me bouffer le mien, ton corps va dangereusement s’habituer aux autres.

    « Il se méfie de toutes les nouvelles têtes. Ce soir, il se rend dans cette villa chez l’un des revendeurs le plus cotés de la région. Il n’aura pas le choix que d’accepter d’être confronté à de nouvelles personnes. Je vais aller lui tirer tes aveux et ton rôle … » Je le pointe du doigt, le regard des plus sombres posés sur lui : « tu vas m’aider à passer inaperçu dans un Japon qui n’est pas le mien et à immobiliser son garde du corps. »

    J’ai attrapé la bouteille de whisky pour me servir, avant de sortir une clope de mon paquet de cigarette. Je vois le regard du patron au loin et il me fait signe que c’est bon, il doit penser à un tas de billets ce connard. L’air de rien, il m’est sympathique. Il ne fait pas chier. J’ai juste oublié de préciser un détail concernant l’enquête et il y a un détail qui m’échappe.




    Le détail que je n’ai pas dit :
    1. Monsieur Inagawa a un enfant de 5 ans qui risque d’être présent
    2. Il a trois gardes du corps en permanence avec lui, pas un, en plus de toutes les personnes autour
    3. Il nous faut d’abord faire un détour chez un trafiquant de drogues pour obtenir de la « marchandise »
    4. Les yakuzas du monde des morts ont envoyé un vampire protégé monsieur Inagawa sachant que sa tête était mise à prix
    5. Deux femmes, ses putains innocentes, sont toujours avec lui et elles le protégeront
    6. Il nous faut d’abord aller cambrioler une pharmacie gérée par les yakuzas pour obtenir l’invitation à la sauterie

    Le détail que je ne sais pas forcément :
    1. Il y a des caméras partout
    2. Monsieur Inagawa a une fillette de 11 ans qui sera là
    3. Il y aura essentiellement des trafiquants de drogues
    4. Il y aura essentiellement des trafiquants de prostitués
    5. On ne peut rentrer qu’accompagner d’une femme
    6. On est suivi par un mangemort

    J’ai l’air d’être :
    1. Pas crédible et franchement on peut facilement deviner la raison
    2. Peu crédible et franchement on sent que je ne dis pas tout
    3. Crédible, mais franchement on devine que je cache des informations
    4. Crédible, même si je dois cacher quelques points
    5. Aussi crédible que lorsque je dis la vérité
    6. J’ai la belle gueule de l’honnête



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