Terminé #1 le 10.07.17 18:05

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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 18 Féminin
× Age post-mortem : 35
× Avatar : Sakura - Tsubasa Reservoir Chronicle
× Appartement : Pucca
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 8
× Øssements 97
× Age IRL : 20 Neutre/Sans genre
× Inscription : 09/07/2017
× Présence : complète
Non-validé
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Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
5/100  (5/100)
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× Image : × Age de la mort : 18 Féminin
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“L’obscurité ne chasse pas l’obscurité, seule la lumière peut le faire.” — Martin Luther King


identité
NOM : Wilhazen Valente
PRÉNOM : Nox Luce
DATE DE NAISSANCE : 29/08/1982
DATE DE MORT : 11/05/2001
NATIONALITÉ : Italienne
LANGUE(S) PARLÉE(S) :
[✓] Anglais
[✓] Japonais
[✓] Autre(s) : Italien
RACE : Vampire
PERSONNAGE DE L'AVATAR : Sakura - Tsubasa Reservoir Chronicle






physique
Couleur des cheveux : Châtains clairs
Longueur des cheveux : Mi-long, encadrant sa mâchoire et le haut de sa nuque, laissant deux petites mèches être plus longues que le reste et arriver en dessous sa clavicule, sans compter une frange désordonnée qui lui arrive juste au-dessus des yeux.
Couleur des yeux : Verts
Style vestimentaire : N'est pas difficile, tant ce n'est pas trop enfantin et que les vêtements s'accordent en style et en couleurs elle est contente, où elle s'en fout, au choix. La seule chose dont elle ne se fout pas sont ces chaussures, complexée par sa taille, Noxy porte généralement des talons pouvant lui rajouter jusqu'à 15 cm lorsqu'elle a le courage. Généralement elle choisit son style en fonction de son humeur, un jour elle peut sortir avec un style décontracté comme le lendemain elle peut avoir un style légèrement plus rock.
Taille : 1m68
Piercing(s) : Possède un piercing à l'hélix, il est donc caché sous ses cheveux, mais il est là quand même. Elle refuse d'en avoir d'autre, celui la lui suffit amplement.
Tatouage(s) : Que pouic.
Corpulence : Petite et mince, même si elle n'a jamais fait de sport plus que ça, son poids oscille entre une corpulence basique et trop maigre, cliniquement parlant, quand bien même elle n'en a rien à faire du tout.
Habitudes : Donne des surnoms a tout le monde, il lui arrive de dire le nom de certaines personnes mais que de celles qui en valent la peine à ses yeux et qu'elle apprécie. Se sert de ses goûts éclectiques en matière de musique pour booster son imagination lorsqu'elle s'ennuie, ayant toujours des écouteurs sur elle pour le coup.
Autre : A un terrible accent anglais et japonais à cause de son accent italien. Par ailleurs elle a appris la langue japonaise dès son arrivée au monde des morts, préférant utiliser la langue officielle du pays dans lequel elle habite.



précisions
A cause de son caractère curieux, cela la pousse à beaucoup voyager pour y découvrir les merveilles du monde et de l'humanité qui a disparu du monde des vivants. ; Elle a souvent tendance à retourner en Italie quand elle le peut, pour y contempler la magnificence du pays et surtout pour découvrir une facette du pays qu'elle n'a pas pu voir de son vivant, histoire de rattraper le temps perdu quoi. ; Nox déteste tuer des gens aussi, même si c'est pour se nourrir, elle voit ça comme une corvée et chouine souvent à la faire. ; Son nom de naissance est Valente, mais elle préfère ne plus l'utiliser, étant synonyme de mauvais souvenirs, elle a aussi pris un autre prénom dans la foulée, délaissant le prénom Luce pour Nox, appréciant la contradiction au niveau de la signification. ; Elle ne supporte pas le regard des personnes qu'elle ne connait pas mais, passé ce stade elle s'en fiche un peu. Ce dont elle a surtout peur c'est que les gens qu'elle apprécie pensent du mal d'elle.



caractère

Posant deux chaises faces à face a moyenne distance l'une de l'autre, la pièce s'emplissait doucement de musique pour la première fois de la journée. T'étirant, tu t'asseyais sur la chaise la plus à gauche, mettant tes jambes sur l'autre pendant que tes bras se dirigeaient vers la droite pour prendre le seul livre posé dans le coin. Sans un bruit tu commençais ta lecture, te plongeant dans le monde fictif que ces lignes d'encre noire créaient sous tes yeux. Tu avais l'impression que seulement cinq minutes venaient de passer lorsque tu senti une présence à ta droite, alors tu t'extirpais tant bien que mal de ton imagination pour accueillir cette personne avant de soupirer en reconnaissant ce visage familier. Avec un sourire au visage, tu fermais ton livre et te tournais vers cette personne qui te rendait ce sourire, contente de voir que tu allais bien.

- Tu en as mis du temps pour t’apercevoir que j’étais là, Nox.
- Tu as besoin de quelque chose Silly ?

Toujours aussi surpris par ce surnom, même après plus de 15 ans à l’entendre, j’arquais un sourcil devant ton visage malicieux et presque enfantin d’avoir réussi à me surprendre encore une fois.

- Hé, un peu de respect mademoiselle.

Souriant davantage tu attendais patiemment la réponse à ta question, secouant la tête, je ne pouvais réfréner ce sentiment de fierté en voyant à quel point tu étais capable de sourire aussi sincèrement depuis ce jour. Pas une seule fois en 16 ans je t'ai vu avec un sourire qui soit autre chose que sincère. Tu étais heureuse dans la mort et cela se voyait.

- Je venais juste voir comment tu allais. Lonia s'inquiète tu sais.

Regardant tout autour de moi, je voulais voir les quelconques changements de cet endroit. La pièce était vide de présence mais, comme on ne s'attend pas qu'une librairie soit remplie de présence, c'est plutôt normal. Les étagères étaient légères, il y avait peu de livres mais, il y en avait assez pour qu'on ne se dise pas qu'il n'y a rien.

- Je vais bien comme tu peux le voir, merci.

Je ne pus réfréner un soupir pendant que tu reprenais ta lecture, tu avais esquivée la seconde partie de ma sentence presque parfaitement si je n'avais pas été attentif. Prenant ton livre de tes mains, je le fermais, perdant ta progression dans ce monde fictif. Cela te fit cliquer ta langue mais, tu gardais ton calme, cela ne suffisait certainement pas pour te faire sortir de tes gonds, tu avais beau être impulsive par moment il fallait un certain seuil d'ennuis pour en arriver au moment où tu t'autorise à t'énerver.

Souriant avec un air amer encré sur tes yeux tu te rasseyais tranquillement et normalement, bras croisés, les yeux rivés sur les miens.

- Qu'est-ce qu'il y a encore ?
- Il se passe quoi avec Lonia ?
- Rien. Rend moi mon livre.
- Ne me ment pas gamine.
- Pourtant je ne mens pas papy, tu le sais. Apollonia s'inquiète ? Très bien, c'est gentil, c'est mignon tout ça. Elle est ici elle-même ? Eeet la réponse est non, vous avez perdu. Elle t'a envoyé à sa place comme un petit larbin parce qu'elle était occupée à faire je ne sais quoi ? Bonne réponse. Donc oui, il ne se passe rien avec Apollonia.

Je reposais le livre après ta sentence, légèrement blessé par tes paroles tout comme tu l'étais surement de l'absence d'Apollonia. Il n'y a que la vérité qui blesse, c'est une chose que tu dis souvent et qui est malheureusement vrai pour ce cas. Plusieurs minutes se sont écoulées sans qu'aucun de nous ne prenne la parole. Encore une fois les yeux rivé dans ton livre tu n'osais sans doute pas faire le premier pas de peur de sortir une autre pique sarcastique comme à ton habitude.

- Tu sais pourquoi Lonia n'a pas pu venir avec moi te voir aujourd'hui ?

Sans un mot tu levais les yeux pour me regarder, tentant de te maitriser pour paraitre courtois, ce qui me déplut. Je n'étais pas une personne que tu rencontrais sans faire la connaissance, je détestais ce masque de courtoisie dont tu faisais preuve envers les gens.

- Elle avait des affaires à régler, tu sais, nos genres d'affaires.

Lorsque j'insistais sur le mot « nos » je nous pointais du doigt. Tes yeux s'éclaircissent, comprenant très rapidement ma version de la vérité et reprenant instantanément ton calme habituel. Non seulement tu faisais partie des gens qui pouvaient comprendre le mieux ce besoin mais, ton caractère devait aussi te soumettre à comprendre que l'importance de la présence d'Apollonia ne devait pas être une priorité dans ce cas. Une fois que la partie compréhensive de ton être eu raison sur ton irritation, ce fut à ton tour de soupirer, en profitant pour passer une main sur ta nuque te calmant complètement.

- Désolée, j'avais oublié « ça », c'est tellement devenu naturel que j'avais oublié ce dont on a besoin.
- Très ironique de ta part.
- Et maladroit.
- J'ai l'habitude avec toi. Ne t'inquiète pas pour ça. Mais ne m'appelle plus papy à l'avenir.

Souriant légèrement, presque honteuse, tu ne pouvais pas réfuter ces paroles, avant même ta mort tu te montrais maladroite et tu le savais très bien, mais plus tu y pensais, plus tu faisais de gaffe du même genre, ta peur du regard des autres prenant le dessus. Si seulement tu n'étais pas si scopophobique, ta maladresse disparaitrait en un rien de temps. Mais ce n'était pas si facile à faire.

- Sinon, tu es seulement venu pour savoir comment je vais ? T'aurais pu m'envoyer un message ou une lettre tu sais.

Disant cela avec un visage amusé cela me fit sourire, la bonne humeur était totalement revenue. Entendant la porte s'ouvrir, je reculais en direction d'une étagère quelconque, laissant la place au possible client. Tu en profitas pour prendre une expression plus sérieuse mais, souriante tout de même, aidant volontiers ton interlocuteur du moment à trouver le livre qu'il cherchait avant de t'apercevoir que tu ne l'avais pas. Malgré tout tu lui proposais de le commander, étant un livre du monde des vivants, tu lui annonças une date approximative vers lequel le livre sera là, mis de côté pour lui, ce qu'il accepta sans trop réfléchir.

Pendant que l'inconnu s'en allait tu notais le titre du livre sur une liste qui était déjà assez remplie. Contente d'avoir un titre de plus à avoir et donc à lire avant de le mettre en vente. Ta passion pour l'art m'impressionnera toujours, même au bout de 16 ans à vivre aussi librement à entasser toutes tes connaissances en art et surtout en matière de livre tu ne t'en délaissas pas une seule fois, même pas une journée. C'était pour ça que tu aimais travailler dans cette librairie. Et pourquoi tu aimais ta vie dans la mort, tu pouvais être passionnée pour tout ce que tu voulais sans qu'on te le reproche ou t'en empêche.

Ton travail était simple et calme, mais parfois il était aussi encré d'une passion entre deux lecteurs assidus ou deux fanas d'art et c'était sans doute ce que tu préférais dans ce boulot. Parler d'une passion non-dissimuler pour ton amour de l'art sous toutes ses formes.

Après quelques secondes, je posais le livre à sa place dans l'étagère pour revenir vers toi. Je posais un coude sur le comptoir en montrant ta liste d'un signe de la tête.

- Serais-tu en train de voler les vivants, mademoiselle ?
- Moi ? Voler ? Voyons, j'emprunte seulement. De… manière indéterminée… ?

Toute cette hésitation me fit ricaner, mais je ne m'attendais pas à ce que tu délaisses totalement ton côté sérieux pour blaguer aussi rapidement et sans aucune transition. Gardant quand même un sourire au visage, je tapotais le haut de son livre pour avoir de nouveau ton attention.

- Tu comptes continuer de lire toute la journée après ton boulot ou je peux avoir un peu de ton temps ?
- Oh euh… Ça ne me dérange pas mais, il faut que je range certains livres en double dans l'arrière-boutique, c'est encore le bazar là-bas.
- Encore ?
- Ah. Oui.

En te voyant grimacer à la fin de ta sentence, rapidement je comprenais pourquoi, tu n'étais pas douée pour ranger, ton univers invisible aux yeux des autres était désordonné, tu te forçais à tout bien ranger dans la librairie mais, si tu le pouvais les livres ne seraient pas classés par genre mais, seulement posé sur les étagères ou en pile sur le sol. Tu étais bordélique, un peu malgré toi, un peu parce que tu le voulais et ça se comprenait lorsqu'on te connaissait au point de savoir ta vie en tant que vivante.

- Ça me va, je peux t'aider à ranger si tu veux.
- D'accord, si ça ne te dérange pas, moi non plus. Merci Sullivan.

D'un sentiment paternel que je ne pouvais retenir, je t'ébouriffais les cheveux en souriant, tu avais beau détester ça je n'avais pas pu m'en empêcher. Mais tu ne disais rien cette fois, tu te contentais simplement de te lever et d'aller vers l'arrière-boutique, non sans oublier de mettre un mot sur le comptoir pour signaler où tu étais. J'étais déçu de ton manque de réaction mais, j'haussais les épaules avant de te suivre et d'examiner l'ampleur des dégâts dans la salle.

- Effectivement, quand tu es bordélique tu ne fais pas semblant.
- Désolée mais, je crois que tu es un peu en faute.
- Juste un peu alors.

Commençant à prendre les livres en lisant rapidement leurs titres, tu commençais à ranger la salle sans dire un mot, avec juste la musique de la librairie pour ambiance. Par moment tu posais un livre sur une table proche, construisant une pile, petit à petit. La curiosité m'emporta et pris la parole sans que j'ai le temps de réfléchir.

- Pourquoi est-ce que tu mets ces livres de côté ?

Tu mis plus de temps que d'habitude pour me répondre, tellement que tu ne me répondais pas du tout en réalité. Alors, je reposais ma question une deuxième fois. En vain.

- Nox ?

Toujours pas. Lorsque je te vis, les yeux rivés sur un livre que tu avais en main j'avais compris pourquoi tu ne me répondais pas. Ennuyé d'avoir été ignoré, j'utilisais la manière forte pour te ramener dans notre monde.

- Luce !

Tu sursautais instantanément, me toisant d'un regard en coin avec une expression presque peinée.

- Ne m'appelle pas comme ça.
- Dans ce cas ne m'ignore pas.
- … Tu voulais quoi ?

Je détestais avoir à recourir à ce genre de méthode mais c'était le seul moyen sûr de te sortir de tes pensées lorsque tu avais le malheur d'y entrer, oubliant ce que tu faisais. Pour la troisième fois je te reposais la question que tu répondis simplement que c'était des livres que tu n'avais pas dans la librairie alors tu comptais aller les mettre là-bas après avoir fini de ranger et que je n'avais pas à faire de même, que tu le ferais plus tard car de toute manière je ne savais pas quels livres étaient posés sur les étagères.

Avant de reprendre le rangement, je m'approchais de toi pour te retirer le livre qui t'avait rendue si distraite des mains sous ton regard questionneur.

- Tu le liras plus tard, après avoir rangé.
- Hm. Ouais, vaux mieux le mettre dans un coin, sinon je vais tenter de comprendre l'histoire juste en lisant le résumé.
- Voilà.

Et ce que je fis, je posais le livre dans un coin de mon côté, là où j'étais sûr que tu n'irais pas pendant qu'on rangeait, ce n'était pas vraiment le moment d'être curieuse et tu t'en étais rendu compte. Au moins tu ne l'étais pas pour tout, ta curiosité se limitait juste aux connaissances du monde, pas aux personnes. Surtout parce que tu trouvais cela impoli, ce qui est vrai, mais aussi parce que tu ne veux pas que les gens fouille ta vie passée. Parfaitement compréhensible et logique.

Malgré tout je te surveillais pendant le rangement, te retirant les livres qui commençait à te distraire encore une fois, créant à nouveau une petite pile mais, de mon côté cette fois. Par moment il y a eu des clients, cherchant des livres ou prenant leurs commandes qui étaient arrivés mais, au final on ne mit pas si longtemps que ça pour ranger l'arrière-boutique. Au final la journée était rapidement passée.

Comme pour te récompenser je te donnais la pille de livre qui avait retenu ton attention, que tu acceptais sans rechigner, impatiente de te plonger entre les pages de tous ces univers différents.

- Avant que tu partes, dis bonjour à Lonia de ma part. Et que je vais bien. Et que je vais essayer de passer vous voir plus souvent.

Acquiesçant, je te pinçais le nez comme si tu n'avais que six ans.

- Prend ton temps, je suis sûr qu’elle comprend que tu ne peux pas venir tous les jours dire bonjour en personne.

Tu approuvais en souriant, en fermant la librairie. J’ébouriffais encore une fois tes cheveux sous tes plaintes avant de prendre des chemins différents pour finir notre journée dans nos univers…


histoire

Prélude – « Autre temps, autres mœurs. »


Cela peut sembler banal de dire ça, mais ce jour-là je pensais que c'était un jour comme les autres. Encore une journée à voir les heures passer et à chasser. C'était tellement habituel que s'en était devenu ennuyant. Non. À vrai dire ça l'a toujours été. Depuis le jour où je suis morte. Je ne me plaisais pas dans la mort. Bien sûr, j'avais trouvé Sullyvan et il avait accepté de m'accompagner dans notre voyage qu'est la vie après la mort. Mais ça ne changeait rien, peu importe ce qu'il faisait, mon chagrin ne pouvait se disperser. J'étais morte avec ces désirs inassouvis et cela me hantais.

Pourtant, je ne détestais pas celui qui m'a mordue, il pensait bien faire, mais l'erreur est humaine, morts ou non. J'aurais pu fuir lâchement le monde vivant s'il ne m'avait pas changée, mais la vie est précieuse, beaucoup trop contrairement à ce qu'on voulait le croire et j'en avais fait l'expérience en perdant le premier membre de la génération que j'allais créer. Alors, non, cette idée était exclue.

Depuis, je déambulais entre nos deux mondes, enviant les familles heureuses et maudissant les parents qui ne s'occupaient pas du bien-être de leurs créations.

Je venais de terminer chasser, alors je me suis mise contre un mur sous le soleil d'Italie en attendant Sullyvan, m'attelant à mon autre activité favorite, malgré-moi, contempler le bonheur des vivants, tailladant mon esprit par la pensée que je ne connaîtrais jamais le bonheur familial, surtout celui d'être mère.

Bien que nous choisissions d'aller chasser au même moment et au même endroit on ne se risquait pas à entamer notre chasse en duo, alors le plus rapide des deux devait attendre l'autre pour rentrer, ce jour-là c'était moi la plus rapide.

Mes yeux fixaient un endroit dont lequel je ne pourrais pas décrire maintenant, j'étais beaucoup trop perdue dans mes pensées pour ça. À chaque instant de libre je repensais à ce moment précis. C'était idiot et très masochiste mais, je ne pouvais pas m'en empêcher. Après un soupir pour tenter de remettre mes pensées en ordre, je me suis mise à regarder la vie humaine défiler en tentant de ne pas retomber dans le cercle vicieux de mes souvenirs. Jusqu'à que mes yeux se pose sur toi et ta famille. Tu étais encore qu'une enfant et je pense que c'est surtout pour ça que mes yeux se sont posés sur toi sans réfléchir. Ton petit être tenait la main à un jeune garçon un peu plus âgé que toi, ton frère sans doute. Je pense que tout cela aurait pu s'arrêter là mais quelque chose chez toi et ton frère m'empêchait de regarder ailleurs. Vos expressions. Vous étiez heureux et ça se voyait, votre famille était le parfait exemple d'une famille heureuse et sans soucis.

J'aurais pu vous regarder pendant des heures mais toute bonne chose ont une fin, ma contemplation s'arrêta lorsque Sullyvan posa sa main sur mon épaule pour me signifier qu'il avait fini son occupation. Je devais avoir une drôle d'expression puisque lorsqu'il m'a vue il haussa un sourcil pour regarder dans la direction que j'observais quelques secondes avant de comprendre en soupirant à son tour. Ça me mit mal à l'aise, je savais qu'il allait me faire la morale ou me juger pour ça mais, je ne pouvais rien faire pour contrer ces sentiments. À ma grande surprise il ne dit rien, se contentant d'attendre si je voulais partir maintenant ou non. Sans un mot on arriva à se comprendre, du moins il avait compris que je voulais rester encore un peu mais qu'il fallait partir.

- Si tu me dis que tu veux enlever ces gamins c'est sans moi, je te préviens.

La sentence me fit rire puis je secouais la tête. Il était hors de question que je vous enlève votre humanité et votre famille alors que vous semblez être tellement heureux. Ce n'était que de la pure envie et jalousie que je ressentais. Seul la folie aurait pu me pousser à faire cela, or je ne le suis pas, pas encore du moins. Regardant une dernière fois dans votre direction je secouais une nouvelle fois la tête en souriant avant de regarder Sully.

- On y va ?
- T'es sûre ?
- Oui.

Haussant les épaules Sullyvan me laissa passer devant pour rentrer, sans doute pour être convaincu de ma décision de partir sans même vous rencontrer directement. Mais c'était trop, rien que de vous regarder de loin me donnais l'image d'une voyeuse et je ne tenais pas à devenir comme ça.



Les jours et les années passèrent tranquillement dans ce flux qu'on nomme habitude. Pourtant, peu importe l'instant, j'avais cette boule au ventre depuis le moment où je t'avais vue avec ton frère. Sullyvan ne remit pas le sujet sur le tapis pourtant je savais que quelque chose n'allais pas chez moi, je le sentais. Habituellement je ne m'attachais pas si facilement à un enfant que je vois, mais il devait y avoir quelque chose qui avait déclenché tous ces sentiments, toute cette envie, cette jalousie. Elle était beaucoup plus imposante que ce que je m'étais habituée à ressentir. C'était peut-être le coup du destin lui-même et si c'était le cas, ça voulait juste dire que le destin était un salopard.

Je me repassais une nouvelle fois cette journée en mémoire lorsque Sullyvan entrait dans la pièce, visiblement fier de ce qu'il avait fait. Lorsque je vis sont expression j'eus un mauvais pressentiment au début, puis j'ai compris qu'il avait fait une connerie sans s'en rendre compte. Fronçant les sourcils j'attendais qu'il s'explique alors que tout ce qu'il faisait était de secouer un petit carnet avec un sourire malicieux.

- J'ai quelque chose qui pourrait t'intéresser.
- Sans blague.

Sans un mot de plus il ouvrit le carnet et chercha la page qui l'intéressait avant de reprendre la parole comme s'il allait dire un discours.

- Alors. Les deux jeunes gosses que tu as vue la dernière fois, le gamin s'appelle Emmanuel, il a 12 ans, en ce qui concerne la cadette, elle s'appelle Luce et a neuf ans. Ils sont les enfants de Cornelia et Aiden Valente-
- Attend ! Stop !

Face à mon ton surpris et surement à mon expression qui suivait l'intonation de ma voix, Sully s'arrêta avec un regard questionneur. Pendant quelques millisecondes mon cerveau tentait de comprendre ce qu'il avait fait. C'était bien clair et simple, mais la surprise m'avait littéralement rendue confuse. La rapide confusion passée, je pris un regard outré, ce qui est très ironique lorsque j'y pense.

- Bon sang. Tu es allé chercher des informations sur ces deux enfants ? Pourquoi ?
- Parce qu'ils t'intéressent plus que les autres gosses que tu vois chez les vivants.
- Et donc ? Ça n'explique pas pourquoi tu es allé jusqu'à faire ça.

Il soupira, encore une fois quelqu'un pensait faire le bien pour ma personne mais, cela eut l'effet inverse. Ce genre de comportement était malsain. Même moi je trouve ça malsain alors que je ne me prive pas pour… admirer le bonheur des enfants. J'étais bizarre et Sullyvan se comportait de la même manière par ma faute, parce qu'il voulait que je sois heureuse.

- Tout ce que j'ai fait c'est de trouver des informations par-ci par là. Je me suis juste dit que si tu en savais plus sur eux tu pourrais te contenter des les voir grandir de loin, histoire que… ‘Fin tu vois.

La fin de sa sentence me fit hausser un sourcil, non sans lâcher mon regard outré. Mon comportement et mon envie de fonder une famille était tellement grande que Sullyvan avait déteint dessus au point de penser que je n'aurais rien contre l'idée de devenir une sorte d'harceleuse envers deux pauvres enfants. Dans un soupir, je mis ma tête entre mes mains en m'appuyant sur mes genoux. Le pire n'était pas qu'il ait eu cette idée mais, que je trouvais que s'en était une bonne et elle me tentait plus que de raison. Sullyvan s'approcha alors et s'accroupit pour se mettre à mon niveau, posant le carnet sur mes genoux.

- Penses-y, je sais que c'est une idée bizarre mais, si ça peut t'aider à te sentir mieux, fais-le, tout ce que tu feras c'est de regarder le temps agir sur eux. Tu comptes passer un bout de l'éternité comme ça, a souffrir à cause d'un enfant perdu dont tu ne pourras jamais remplacer la présence et la disparition ou alors tu assouvis cette partie de toi à simplement regarder devant toi pendant une ou deux décennies ?

Je ne pouvais pas répondre, mon esprit était dans un bordel chaotique, me tirant entre la raison et l'envie. Au final je finis par rire de moi-même. À mes yeux j'étais quelqu'un de mauvais, je pouvais le sentir, j'allais devenir quelqu'un de mauvais socialement. Mais quitte à aller en enfer si tant soit peu qu'il y en ai un, autant y aller sans regret. Je relevais la tête avec un petit sourire. J'abandonnais la raison sur un dernier soupir.

- Très bien, tu gagnes. Dis-moi en plus sur eux.


Chapitre 1 – « La vie est vraiment simple, mais nous insistons à la rendre compliquée. »


18 h 43. Posant mes yeux sur le ciel orangé de Palerme je m'étirais en plaçant mon crayon dans son compartiment. La pièce était calme, vide de tout son si on ne comptait pas ma présence. À vrai dire je pensais que la maison en elle-même était calme. Alors, je me levais pour sortir de ma chambre et j'allais toquer à la porte voisine par laquelle le son d'une voix filtrait très légèrement avant d'entrer sans attendre de réponse, habitué.

Lentement tes yeux verts se posaient sur moi, malgré ton expression souriante tes yeux trahissaient ta fatigue. Tu avais arrêté de parler lorsque tu m'avais entendu toquer. Assise à ton bureau comme la plupart du temps que tu passais à la maison tu avais un livre à la main, à moitié plié et visiblement tu n'en prenais pas autant soin que les autres livres, pendant que ta main droite se mit à écrire alors que tes yeux se concentrât de nouveau sur le livre.

- Lulu ?
- Oui ?
- Tu veux faire une pause ?

Lâchant tout ce que tu tenais dans un geste synchrone, tu te pinças l'arête du nez en soupirant avant de secouer la tête.

- Non, ça va.

Je pris une mine contrarié pendant que tu te remettais au travail. Depuis que tu étais entrée au lycée tu travaillais beaucoup trop. C'était à cause des parents, je le savais parfaitement tout comme je savais qu'ils t'obligeaient à suivre une voie que tu ne voulais pas. Mais je ne pouvais rien faire. Et à vrai dire je ne voulais rien faire. La seule solution pour que tu puisses choisir ta voie professionnelle était que je sacrifie la mienne et égoïstement je ne voulais pas, il en était hors de question.

Et tu le savais. Mais tu ne me détestais pas pour être égoïste. Tu prenais sur toi en te disant que tu étais la mieux placée comparé à d'autres gosses de ton âge qui sont dans des situations pires que la tienne.

- Tu comptes rester là encore longtemps à me regarder ?

Clignant des yeux rapidement je sortais de mes pensées mais, mon regard était toujours sur toi. Tu avais l'air ennuyé, presque en colère ce qui était rare. Voir ma petite soeur ainsi me fit du mal alors qu'il y a deux ans à peine ton visage était plus souriant. Tout ça à cause de nos parents, de leurs traditions d'imbécile et de leurs foutu cabinet d'avocats…

Avec un énième soupir qui traversait mes lèvres je m'approchais de ton bureau et pris le livre que tu regardais avant mon arrivée. Tu travaillais encore ton anglais. Encore à la deman- à l'ordre des vieux. Évidemment, si tu devenais aussi réputée que nos parents tu aurais été obligée de savoir parler anglais pour les entretiens ou je ne sais quoi. Mais c'était un peu extrême de t'obliger à perfectionner cette langue a 16 ans à peine. Enfin, je me plaints de leurs comportements envers toi mais, je ne fais rien pour t'aider autrement qu'avec ma présence. Qui a l'air de te gêner lorsque tu me pris le livre des mains sans un mot ni un regard pour t'en servir pour tes exercices.

- Emmanuel, pourrais-tu éviter de déranger ta soeur quand elle travaille ?

Lorsque tu entendis la voix si froide et calme de notre mère tu recroquevillas sur toi-même comme pour te protéger. Tu n'avais pas peur d'elle, mais elle restait intimidante tout de même. Ton expression trahissait ta colère envers elle. Je voulais t'aider, mais comme tu t'en doutes… Je suis qu'un hypocrite pas vrai ? Zieutant vers la plus vieille de notre trio, je te laissais tranquille comme elle le voulait. Je me contentais de prendre un livre de ton étagère pour s'asseoir sur le sol, en silence, adossé à ton lit. Avec un soupir contrarié notre mère ne trouva rien à redire et se contenta de venir voir où tu en étais, pointant tes erreurs de manière stricte avant d'évaluer ta prononciation de la langue de Shakespeare pour au final partir en ordonnant de corriger ton accent. Tu avais tellement travaillé cette langue que tu pouvais la parler assez couramment au point que le seul détail qui cloche était ton accent italien qui pouvait s'entendre. Tel une poupée de porcelaine tu ne répondis à aucune de ses réflexions ne réagissant tout simplement pas et faisant tout ce qu'elle te dit de faire, les yeux vide d'expression, pendant que mes yeux vous regardaient indirectement.

J'attendais d'être sûr qu'elle soit partie pour me relever et aller fermer la porte, même si je ne voulais rien faire pour changer ça, ça ne voulait pas dire que j'étais d'accord sur tous les points placés par nos parents. Au début tu ne réagissais pas, continuant de travailler, tu pensais sûrement que j'étais parti moi aussi lorsque tu entendis la porte se fermer puisqu'au final tu t'arrêtas pour souffler un peu. Je repris ma place à coté de toi et je posais le livre que je t'avais emprunté sur ton cahier.

- Euh… Eh Manu. Tu fais quoi ?
- Détend toi un peu, arrête de penser à tous ces exercices. Si je ne me trompe pas c'est un des livres que tu n'as pas fini de lire.

Dès la fin de ma phrase tes yeux glissaient sur la couverture du livre avant de me regarder à nouveau avec un air qui disait “Comment tu sais ça ?”. Cela me fit sourire, même si nous n'étions pas vraiment proches, on l'était assez pour que je connaisse tes habitudes, comme celle de tes livres en cours de lecture, que tu posais sur ton étagère avec les autres, placé à moitié entre les livres pour te rappeler de les prendre et de finir leurs histoires lorsque tu avais le temps. Tu ne m'avais jamais expliqué pourquoi certains de tes livres n'étaient pas aussi bien placé dans ton étagère mais c'était logique. Toutes les deux-trois semaines l'ordre et le nombre des livres mal placés changeait et c'était toujours des livres que je n'avais pas vu avant.

Mais t'expliquer comment je savais ça était trop long à mon goût, alors je me contentais de secouer la tête, sans départir de mon sourire, avant de tapoter la couverture.

- Cesse de te casser la tête. Je te connais assez pour savoir ce genre de choses. Et puis à mon avis même si je m'étais trompé de livre ça t'aurait pas dérangé de le relire.

Dans un réflexe tu penchais la tête sur le côté avec une expression qui me disait que j'avais raison. Au final tu acceptais de prendre une pause face à mon insistance silencieuse et tu redevenais la Luce dont je me souviens à peine, souriante, enjouée face à ma curiosité face à l'histoire du livre qui était posé sur le bureau. L'amoureuse de littérature était de nouveau réveillée et ça me plaisait. Malgré la guerre froide perdue d'avance entre les parents et toi tu arrivais à rester toi-même, passionnée des univers encré dans du papier et des mélodies qui traversaient si souvent tes écouteurs. Au final, la pause étendit pendant 2h après lequel les habitudes si détestées revenaient à la charge, balançant tes espoirs de devenir libraire dans le néant.

Encore aujourd'hui, c'est le seul souvenir de toi que je garde aussi facilement depuis ta disparition. J'ignore pourquoi il s'agit de cette journée là, d'il y a quatre ans, en particulier. Sans doute pour me rappeler mes erreurs, du fait que j'aurais dû prendre ton parti clairement et non pas dans l'ombre à te soutenir dans le dos de nos parents. Que j'aurais dû ne pas être si égoïste et hypocrite, surtout lors de cette discussion à sens unique qui avait éclaté ta confiance et ton courage en mille morceaux à cause de l'indifférence de ceux que tu appelais papa et maman qui étaient plus que décidé de faire de toi une avocate et où j'avais aussi fermé les yeux alors que tu avais clairement besoin d'aide.

Si seulement je pouvais remonter dans le temps…


Chapitre 2 – « L’humanité se compose de plus de morts que de vivants. »

Lentement la musique envahit mes oreilles si bien que je gardais les yeux fermés pour l'apprécier à sa juste valeur pendant ce que je pensais être quelques minutes. Lorsque j'ouvris enfin les yeux, tout me semblait flou et sombre. Peut importe le nombre de fois que je clignais des yeux pour mieux voir le résultat était le même. Au final je laissais tomber, ma vue finirait bien par s'adapter. Je l'espérais. Toujours menée par la musique que j'écoutais je m'intéressais de nouveau à l'endroit où je me tenais. Tel un enfant faisant ses premiers pas, je fis les miens dans ce monde sombre, un pied après l'autre, lentement et a tâtons comme si j'escalade une paroi et que je cherchais les points d'appuis. Ce qui est très bizarre comme comparaison, je n'ai jamais fait d'escalade en fait. Ma personne était trop importante pour mes parents alors ce genre d'activité était interdite. Enfin, ma personne… C'était plus le corps et le nom que je portais qui étaient importants pour eux.

Dans un réflexe mécanique, je bougeais ma main droite vers son côté avant de heurter quelque chose de solide qui fut accompagné par un bruit de cognement sans pour autant que cela me fasse mal. Passée la surprise de toucher quelque chose dans cet univers ombrageux, ma main se posa sa plat sur la surface puis se déplaça au même rythme que mes pas pour s'apercevoir que toute cette surface était un mur. Je n'étais pas au milieu de nul part, d'un côté cela me rassurait mais quelque chose sur ce mur me fit appréhender le futur proche. Malgré tout je continuais de marcher comme si je n'étais plus celle qui commandait mes nerfs.

L'éternité et son contraire eu le temps de passer quand mon regard se fixa sur ce que je pensais être des tâches de plusieurs couleurs claires avant de comprendre que ces tâches formaient une silhouette que je connaissais si bien. Terriblement bien qu'une partie de moi ne devais pas être surprise de la voir, mais je l'étais si bien que ma main retomba à mon flanc, lâchant un mur qui était devenu intangible depuis un certain moment sans que je n'y prête attention.

Les yeux concentré sur la forme que tu incarnais, j'attendais, la surprise s'en allant petit à petit pendant que tes yeux dérivaient sur moi sans aucune expression autre qu'une fatigue non dissimulée. À l'instant même ou tes pupilles vertes se sont posés sur moi tu formas un poing de ta main gauche pour la poser sur ton coeur, comme si tu avais mal. Oh, tu avais sans doute mal, mais cette blessure était refermée depuis longtemps sans que tu le saches. Si longtemps que pour moi la cause de cette blessure était un souvenir si banal… Et important puisqu'il était aussi mêlé à un instant qui a changé ta vie tout comme elle y a mis fin…

Ton regard me suppliait de l'aider, sans doute parce qu'à tes yeux je n'avais pas l'air si… enchaînée à cette vie. Pas comme toi.

Je ne savais pas comment réagir, je savais parfaitement ce que tu ressentais mais, la seule chose que mon cerveau décida de faire était de commander à mon visage de te sortir un sourire compatissant. Ma mémoire était encore très bonne malgré le temps passé et je me souvenais parfaitement de la façon dont tu as pu te libérer de tout cas.

- Je ne suis pas celle qui t'aidera. Tu le sais aussi bien que moi.

Ma voix fit écho dans ce vide aussi visuel qu'auditif. Ton expression changea, mimant mon sourire. Mais ce sourire était faux, il n'atteignait pas tes yeux. L'instant d'après tout ce passa rapidement, le décor devenait moins sombre, mes yeux n'eurent pas le temps de s'adapter au changement de luminosité que je sentais une présence. Et une douleur. Non. Un souvenir de cette douleur. Il était clair que c'était un souvenir. Mon esprit était submergé par des sentiments et des pensées qui n'étaient plus miennes. J'étais à la fois actrice et spectatrice de ce moment de mon histoire.

Passée la peur et la surprise de ce qui se passait, ces souvenirs m'indiquait que la prochaine chose sur laquelle cet esprit se focalisait était la douleur. Une douleur qu'elle n'avait jamais ressentie aussi fortement. Mais une douleur qui semblait la libérer de tous ces soucis. Jusqu'à que le néant intervienne et coupa court à la rencontre entre la vie d'un corps mortel et son esprit, lentement, comme pour un enfant s'endormant à l'écoute d'une berceuse.

Mon rôle d'actrice s'était achevé à ce moment-là et à nouveau le décor changea pendant que j'avais l'impression de tomber violemment sur le dos. J'étais à nouveau devenue pleinement une spectatrice lorsque je m'asseyais en synchro avec toi pendant que secouais la tête pour te remettre les idées en place et t'adapter à cette absence brusque de douleur quand un type te pris par le coude. Tu étais tellement légère qu'il ne lui fallut pas beaucoup de force pour te trainer dans la pièce voisine pendant que tu tentais de reprendre tes esprits de tes propres moyens.

Tous ces changements brusques te donna l'impression que le temps passait vite, trop vite pour tes petites prunelles d'émeraudes. Tu ne comprenais rien à ce qui se passait et ton attention alternait entre beaucoup trop de choses à la fois tout comme toutes ces questions qui s'incrustaient dans ta tête.

Main tenant ta tête pendant que tu tentais de tout remettre en ordre dans ton monde personnel tu finis par être attiré par un changement de ton dans cette pièce qui te semblait aussi lumineuse que le soleil. Te concentrant sur les images qui passaient devant toi, tu devenais à ton tour spectatrice de ce moment, de ta propre mort. Petit à petit, seconde par seconde pendant lesquels tu visualisais ton dernier instant les pièces se remettaient en place. Tu étais officiellement morte et libérée de tous ces soucis. Comme un certain Roi te l'avais dit, tu pouvais faire ce que tu voulais. Et malgré toi tu en étais heureuse. Ton visage s'illuminait au fur et à mesure.

Avant de s'assombrir de nouveau. Une nouvelle s'était imprimé dans tes souvenirs. Tu avais perdu ta vie et ta famille contre ta liberté. Échange équivalent, certes. Mais elle ne te plaisait pas. Tu te doutais que ta mort allait blesser ta famille, c'était logique et il ne pouvait en être autrement. Qu'en était-il d'Emmanuel ? Son futur allait en être changé ou non ? Ce n'était qu'une question parmi tant d'autre et elle arrivait juste après les questions “Qui est ce type qui m'a mordue ?” et “Pourquoi il a fait ça ?”. Peut-être qu'il n'y avait pas de réelle réponse à la seconde question. Peut-être qu'il y en avait une.

De nouveau le paysage s'assombrit une nouvelle fois, me laissant seule dans une version physique du néant. La musique continuait de retentir dans tes oreilles, lointaine mais audible tout de même. Après avoir tourné sur moi-même plusieurs fois pour savoir par ou je devais avancer je finis par avancer au pif, plus assurée dans la pénombre qu'avant, car je me doutais déjà de ce qui allait se passer. Seule et unique spectatrice de cette vie et de cette mort j'étais la seule à connaître cette histoire parfaitement.

Cette fois-ci plus j'avançais, plus la scène se mit en place et je te retrouvais encore. Tu avais changé, aussi bien physiquement que mentalement. Tes yeux ne montraient aucun signe de fatigue, ton regard était vif. Ton visage en lui-même avait cessé de refléter du vide, tu montrais enfin tes sentiments. Et ils n'étaient que colère à ce moment. Une colère mêlée a de l'incompréhension. J'esquissais un sourire face à ta bêtise qui allait venir et je profitais d'être à nouveau une spectatrice invisible pour me poser dans un coin et regarder ce qui allait se passer comme si j'étais au premier rang d'une pièce de théâtre.

Assise en tailleur sur une chaise tu fixais la table juste en face de toi, les sourcils froncés comme si tu tentais de décrypter de quel bois la table était faite. Un bruit de tasse cognant faiblement contre le bois te fit lever les yeux. Toute trace de colère s'en alla alors que tu commençais à observer cette demoiselle qui avait posé les tasses. Elle semblait heureuse alors qu'elle avait été surprise de te voir sur le pas de sa porte. Tu ne comprenais pas pourquoi elle était si contente. Tu n'étais pas encore habituée à voir les gens “vivre” comme ils le veulent sans contrainte de la mort.

- C'est aussi impoli de fixer les gens comme ça dans notre monde tu sais.

Aussi rapidement que tu le pouvais, tu tournais la tête vers la voix qui venait de s'exprimer, toujours en silence. Pour seule réaction a ses paroles tu haussas un sourcils avec un regard questionneur. Il était là. Devant tes yeux. Celui qui t'avait tuée semblait calme, il n'avait rien sur la raison de ta mort quand bien même c'était lui qui était venu te trouver après quelques semaines de recherche. Heureusement pour lui, tu n'avais pas quitté l'Italie des morts.

- Pourquoi ?

Ce fut le seul mot qui franchis tes lèvres, depuis l'instant où tu l'as rencontré en tant que vampire tu avais l'impression que cette question te brûlais le cerveau au point de t'empêcher de penser à autre chose. Il le savait. Alors il t'avais demandé d'attendre un peu avant de la poser, te demandant si tu voulais bien aller discuter dans un endroit calme. Tu n'avais pas le choix alors tu acceptas et tu te retrouvas assise à une table, ressassant sans cesse cette foutue question qui avait de moins en moins de sens plus tu te la posait.

D'un seul coup il prit une expression plus grave alors qu'il s'asseyait à son tour, il en profita pour boire une gorgée, cherchant sans doute ses mots pendant que tu continuais de le regarder, impatiente de savoir sa réponse.

- Tu aurais préféré rester vivre avec un futur créée par tes parents ?

La question te surpris, elle n'était pas à sa place dans la conversation et il semblait en savoir beaucoup sur toi. La réponse était toute faite, tu n'avais pas besoin de réfléchir. Bien sûr que non. Tu exprimais ton avis en secouant simplement la tête alors qu'il soupirai avant de lancer un regard à la demoiselle à ses côtés. Toujours dans un silence pesant et en attente de réponse, elle hocha la tête, hésitante quand même.

- Je suppose que c'est de ma faute. Cela aurait pu être n'importe qui mais le destin t'a choisie toi et ton frère.

Haussant un sourcil tu dirigeais ton regard vers la dame qui t'adressait un sourire triste.

- Attendez. Plus vous parlez et plus j'ai de question. Je veux juste savoir pourquoi est-ce que ce type m'a tuée et comment il en sait autant sur moi.
- J'ai simplement fait des recherches sur toi, Luce.
- Sullyvan.

Le ton détaché de ton meurtrier te déplaisait et tu le lui montrait clairement pendant qu'il se contentait de reprendre une gorgée. Tu serras les poings pour te retenir de le frapper alors que tu n'as jamais été violente.

- C'est délicat à expliquer.

Encore une fois ton regard alternait entre les deux inconnus assis à la table. Dans un soupire tu ébouriffais tes cheveux et tu attrapas la tasse devant toi pour en regarder le contenant que tu avalas d'une traite en ignorant la douleur que le café chaud t'offrais, ce qui t'aida à te calmer.

- Dans ce cas prenez votre temps. C'est tout ce que je demande, je veux juste savoir pourquoi je suis là aujourd'hui.

Et c'est parti pour l'histoire que dure trois ans. La jeune femme qui te conta une partie de son histoire personnelle eut du mal à trouver ses mots au début, mais tu restais silencieuse, concentrée sur ses dires pour ne pas en perdre une miette pendant que ce Sullyvan se contentait de fournir les tournées de café. Après s'être présentée, Apollonia t'expliqua clairement que peu de temps avant de devenir vampire elle avait perdu un enfant et que depuis elle voulait avoir un autre enfant, sauf qu'elle est morte entre temps avec ce souhait. Ce fut pour la suite qu'elle eut du mal, sans doute car, elle savait que ce n'était pas normal et qu'elle en avait honte. En voyant sa moitié s'embrouiller, ce fut alors Sullivan qui prit la suite.

Toujours avec un air détaché, il t'expliqua qu'Apollonia ressentit une sorte d'affection maternelle envers Emmanuel et toi, non sans jalouser tes parents d'avoir eu deux enfants comme vous. Lorsqu'il te dit que ce fut lui qui convaincra Apollonia de te voir grandir de loin pour tenter de freiner ce désir d'être parent tu eus un mouvement de recul. Ces deux-là t'avais observé depuis des années sans que tu le saches, c'était bizarre, Apollonia le savait et le disait même. Mais une partie de toi n'étais pas si choquée que ça, elle n'avait fait que de te regarder grandir et avoir certaines informations sur toi, elle n'avait pas tenté de l'enlever non plus.

Pendant quelques minutes le silence était roi, le couple attendait surement une autre réaction que ton mouvement de recul. Tout d'un coup tu te sentais mal à l'aise alors tu passais ta main sur ta nuque en soupirant avant de lui dire que ça allait, qu'ils pouvaient continuer leurs histoires. Encore une fois, ce fut Sullyvan qui prit la parole pour te dire la seconde partie de la raison de ta mort. Et elle était simple. Et folle. Et complètement illogique d'un point de vue vivant. Il voulait simplement te libérer de tes problèmes de famille et que tu puisses choisir ton futur mais, surtout que tu retrouves le sourire. Il en profita aussi pour te dire ce qui était arrivé à ton corps mortel, qui finit dans les flammes pour masquer toute trace de ton décès et dont tes cendres avaient fini dans la mer Méditerranée. Ça te plaisait, tu n'aimais pas l'idée de savoir ton corps sous terre et tu ne voulais pas que ta famille pense que tu as été tuée par un taré qui se prend pour un vampire, alors tu ne lui en tenais pas rigueur.

- Bon. Donc comment ça se passe maintenant ? Je veux dire la vie en tant que mort. Tu es celui qui m'a tuée et recrée, il va falloir que tu en prennes la responsabilité je crois. Après tout vous êtes les seules personnes qui m'ont connu en tant que vivante et morte.

Les yeux d'Apollonia s'agrandirent lorsqu'elle avait enfin compris tes mots. Ils avaient une sorte de lueur d'espoir en eux.

- Donc tu veux dire que tu veux rester avec nous ?
- Ben… Sullyvan est un peu mon créateur d'une certaine manière donc en quelque sorte un père je pense et comme tu es avec lui… Après j'me fais peut-être des idées. Sûrement ça.

La seule personne qui n'avait pas encore réagi à tes paroles et sous-entendu fut pris d'un fou-rire qui te fit sursauter et qui t'embarrassa. Plus tu passais tes paroles en tête plus tu trouvais cette façon de voir les choses être de la connerie pure et simple. Le moment d'hilarité passée, il t'ébouriffa les cheveux sous tes plaintes et regarda Apollonia.

- Je n'ai rien contre la première partie mais, pour la deuxième il faut voir avec toi.
- Vraiment ? Tu me dis ça ? Tu es un idiot.

La moitié de Sullyvan avait haussé un sourcil en souriant, une réponse était inutile de la part d'Apollonia tellement elle était prévisible. Elle n'allait pas dire non au fait d'avoir une fille adoptive même si cette fille est déjà en âge de quitter la maison familiale. C'était idiot mais c'était à ton tour de rire devant cet échange, Apollonia était heureuse de tes paroles et ça te plaisait.

Ce n'est qu'à ce moment que je m'apercevais que tout ça était faux, mais aussi vrai à la fois. J'ouvrais de nouveau les yeux dans une pénombre monochrome, la musique s'était arrêtée depuis un bon moment et t'avait abandonné dans un silence qui te rendait nostalgique...


Postlude – « Tout ce que vous faites maintenant est acte de rêve, pensée de rêve. »

Soulevant une plaque funèbre une main masculine pris une lettre abîmée par le climat et le temps pour en poser une nouvelle avant de lever les yeux sur la tombe et relire une énième fois le nom de la personne qui devait être enterrée en ce lieu. Cette même main finit par ouvrir la lettre jaunie par le passage du temps pour en relire les lignes écrites, les regrets d'un jeune homme qui avait perdu sa petite soeur à cause de son égoïsme et celui de leurs parents. Les propos étaient semblables à celle couchées sur la nouvelle lettre bien que la manière de s'exprimer était différente. Plus de 10 ans étaient passés et aucune nouvelle de décès ou aucun retour confirmé. Alors, ce petit rituel de lettre était devenu une habitude tous les ans à la date ou Luce a été vue pour la dernière fois, le 11 mai, date officielle de sa mort. Avec le temps les gens ont fait leurs deuils mais, pour certains les regrets persistes pour longtemps, empoisonnant la vie d'autrui petit à petit. Ce petit jeu des lettres étaient son seul moyen de garder les pieds sur terre et de ne pas oublier sa soeur contrairement à ses parents qui semblaient tout faire pour ne pas s'en rappeler à cause de leurs fiertés…



Quelques minutes après avoir ouvert les yeux une jeune femme se redressa et tendit le bras pour attraper une télécommande et ainsi emplir la pièce d'un son de fond pendant que la demoiselle se réveillait tranquillement. Deux chansons et demi plus tard, elle se leva enfin, sommant le silence à sa chaine hi-fi pendant qu'elle sortait de sa chambre pour se diriger vers la salle de bain, y croisant une petite bouille qu'elle connaissait si bien et elle se contenta de lui tapoter la tête en signe de bonjour avant de s'appuyer sur le plan du lavabo en tentant de se réveiller tant bien que mal pendant que son voisin finissait de se préparer.

- Bien dormis ?

Il fallut quelques minutes pour que l'italienne comprenne la langue japonaise du plus jeune quand bien même cela faisait plus de 15 ans qu'elle s'exprimait avec cette langue depuis son arrivée.

- Heh. Connu mieux. Et pire.
- Oh ?
- Ne t'inquiète pas pour ça Érèbe.
- Si tu le dis. D'ailleurs, n'oublie pas de prévenir Apollonia si jamais tu rentres chez toi ce soir.

La jeune femme tapota une nouvelle fois la tête de son cadet sans rien ajouter de plus, notant les paroles d'Érèbe dans un coin de sa tête. Rêver d'être de nouveau Luce Valente n'était pas quelque chose de plaisant pour elle, ce n'était pas pour faire joli qu'elle avait choisi de s'appeler Nox et d'emprunter le nom de famille de son père adoptif. Bon d'accord, c'était un peu pour faire joli mais, pas que. Après s'être habituée à l'éclairage de la pièce, l'homonyme de la déesse de la nuit romaine se regarda dans les yeux, se rappelant son rêve où elle avait pu apercevoir plusieurs formes d'elle-même plus jeunes et vivantes avant de sourire. Puis elle s'aperçut du regard du fameux Érèbe, qui ne comprenait pas.

- Tu as mal dormi mais, tu sembles de bonne humeur. Parfois j'ai l'impression qu'Apollonia m'a donné une étrange grande soeur.
- Ne cherche pas à comprendre ma logique quand je suis à moitié endormie, y en a pas.
- Je vois ça.

Cette simple phrase fit rire la jeune femme qui passait de l'eau sur son visage avant de lancer quelques gouttes sur son petit frère adoptif pour l'embêter et de finir de se réveiller pour vivre une journée qui semblait avoir mal commencée mais, qui continuait sur une meilleure note. Comment refuser et être de mauvaise humeur face à la compagnie des univers qui semblaient si lyrique aux yeux de la demoiselle, aussi bien entreposé dans sa librairie que traînant dans le monde des vivants sous les yeux désintéressés des humains pour les faire connaître dans le monde des morts...


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Terminé #2 le 10.07.17 18:09

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Terminé #3 le 10.07.17 18:13

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Terminé #4 le 10.07.17 18:19

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Terminé #5 le 10.07.17 18:20

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× Image : × Age de la mort : 19 Masculin
× Age post-mortem : 27
× Avatar : Keith (Voltron)
× Pouvoir : visions
× Logement : Maison d'Ael
× Métier : Petits boulots et sbire de Teodora
× Communication : PortableDeathbook
× Péripéties vécues : 5962
× Øssements 243
× Age IRL : 20 Autre
× Inscription : 11/02/2017
× Présence : complète
× Surnom : le sans-surnom
× DCs : Léandre Delacour, l'amoureuse d'Eul ~
FLOODSHOOTER
http://www.peekaboo-rpg.com/t1434-cassian-snowflakes-shit-of-paper#29740 http://www.peekaboo-rpg.com/t2110-cassian-how-can-emptiness-be-so-heavy

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
48/100  (48/100)
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 19 Masculin
× Age post-mortem : 27
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× Pouvoir : visions
× Logement : Maison d'Ael
× Métier : Petits boulots et sbire de Teodora
× Communication : PortableDeathbook
× Péripéties vécues : 5962
× Øssements 243
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★ FLOODSHOOTER ★
Italienne demon (Bon je suis pas sur le bon compte pour pouvoir dire qu'on doit faire un highfive mais voilà )

Elle est tellement mignonne je peux lui faire des papouilles ? C'est pas mon style pourtant mais je ne peux de m'empêcher de réagir comme ça.

ET OUI JE SUIS UN DES DEMONS QUI A JOUÉ TON DESTIN : CELUI DE VENIR demon

PS : Nae qui dit qu'il va être first alors que pas du tout
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Terminé #9 le 11.07.17 12:22

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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 21 Masculin
× Age post-mortem : 107
× Avatar : Watanuki Kimihiro - XXX Holic
× Appartement : Kiss
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 19
× Øssements 265
× Age IRL : 19 × Inscription : 17/02/2017
× Présence : complète
× Surnom : l'âne
× DCs : Nae W. Dwyer
vampire
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Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
12/100  (12/100)
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 21 Masculin
× Age post-mortem : 107
× Avatar : Watanuki Kimihiro - XXX Holic
× Appartement : Kiss
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 19
× Øssements 265
× Age IRL : 19 × Inscription : 17/02/2017
× Présence : complète
× Surnom : l'âne
× DCs : Nae W. Dwyer
vampire
Je vous hais tous, à me narguer de la sorte. :<

JE T'AIME QUAND MÊME NOX. ET T'AS INTÉRÊT À ME RÉSERVER TON PREMIER RP, SINON JE BOUDE. LOV LOV.

Terminé #10 le 11.07.17 12:55

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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 27 Féminin
× Age post-mortem : 30
× Avatar : Tomoko - Ikenaga Yasunari
× Pouvoir : Poussière d'étoile
× Croisée avec : Rien du tout :nose:
× Appartement : Pucca
× Logement : Chez Eul la plupart du temps ~
× Métier : Au chomage
× Communication : Portable - Deathbook - Incinegram
× Péripéties vécues : 1232
× Øssements 679
× Age IRL : 25 Féminin
× Inscription : 13/01/2017
× Présence : réduite
× Surnom : la pousse de bambou
× DCs : Toulouze Ka | Margaret E. Redford
☢ Désintégrator ☢
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Feuille de personnage
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× Image : × Age de la mort : 27 Féminin
× Age post-mortem : 30
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× Pouvoir : Poussière d'étoile
× Croisée avec : Rien du tout :nose:
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× Logement : Chez Eul la plupart du temps ~
× Métier : Au chomage
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× Présence : réduite
× Surnom : la pousse de bambou
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☢ Désintégrator ☢
SAKURRAAAAAAA demon
Ael qui me pique mes répliques ^^
Bienviendu à toi !
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I love and I hurt you
Sur mon coussin comme un dessin Comme une tâche C’est ton mascara qui déteint Quand on se fâche Et ce coussin d’ici demain Après l’orage Sera témoin que l’on sait bien Tourner la page


En japonais : #6600FF ; En anglais : #998AA8