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    La petite ritournelle - Chap VI [/!\ PG-16/Violence/Sexualité]

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    Terminé
    #41 le 23.06.17 5:30


    La petite ritournelle chap.V

    - Le lancé de dés -


    T'es un battant ou bien? :
    1 : ++ balèze, cherche pas.
    2 : Balèze
    3 : On se démerde
    4 : Mouais
    5 : Bof
    6 : Foutrement pas.

    Et comment tu t'y prends?
    1,4 : Avec les dents
    2,5 : Les mains
    3,6 : Les cuisses mon gars, faut les faire bosser

    Marque *2:
    Pile - ça va mettre du temps avant de redevenir normal
    Face - Même pas mal

    Tête brûlée :
    Pile : C'est du béton
    Face : Fait pas l'con.

    La ceinture
    1 : Il la bouffe la ceinture
    2 : Ok, ok, je t'achète tes escarpins.
    3 : Stoïcisme (so Urie)
    4 : Insolence, mais pas débile

    Et là-dedans?
    1 : Réalisation
    2 : Colère
    3 : Désir
    4 : Fuck.
    5,6 : Is it too late to say sooooorry?

    Et là-dedans?
    1 : T.
    2 : D.
    3 : A.
    4 : L.

    Supplication
    Pile : OK
    Face : Tu peux te brosser.

    Bonus
    Pile : FplF
    Face : JmEUP+.

    Maux
    1 : NMRP
    2 : VDLRSMQ
    3 : VTFFP
    4 : FTGJNSPTC

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    Terminé
    #42 le 23.06.17 5:30
    Le membre 'Urie Kaneki' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    #1 '6 FACES' :


    --------------------------------

    #2 'PILE OU FACE' :


    --------------------------------

    #3 '4 FACES' :
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    #43 le 23.06.17 18:38

    Ce qu’ils ont imprégné dans mon corps… ça n’est pas tant leurs ongles, leurs doigts ou leurs dents. Non. Sous ma peau ils ont enfoui un monstre, quelque chose capable de me faire perdre pied. Il s’agite en moi et manque de prendre le dessus. Je suis habité par le malin. Je ne peux que constater… A quel point ce type avait raison. Je reviendrai ramper à ses pieds et deviendrai l’une de ses chiennes sans autre refuge que ce groupe aux rires de hyènes.

    La petite ritournelle chap.V

    - Si ça continue j’vais dégobiller -


    Cet acte, tu viens de me confirmer qu’il n’était que mécanique. Similaire à ce qu’il s’est passé dans ces chiottes de l’arène. Il ne signifie rien. Et ce rappel me paraît presque aussi douloureux que ma verge enserrée dans ton étroitesse moite.

    Contre mon cou de nouvelles empreintes de tes dents. Arrête… Le sang s’écoule par ces nouveaux orifices. Plus fort. T’as donné de tes fluides alors je dois faire de même c’est ça? Ta bouche s’active contre les bords mutilés d’une plaie - je ne sais même pas laquelle exactement -l’embrassant comme s’il s’agissait des lèvres d’un autre amant.

    Eden, pourquoi est-ce que tout se rapporte à cette putain de soif viscérale? Cette couleur m’agace et a la fâcheuse habitude de me plonger dans un état second. Mon torse en est badigeonné, sur tes fringues des auréoles se forment lentement, le tissu absorbe difficilement cet épais liquide qui coule jusqu’à la base de ma verge, s’insinue dans les sillons marqués de mon abdomen.

    Je ne gère foutrement plus rien, comme enivré de sa présence, le sang me monte à la tête et tu m’arraches des soupires étouffés.

    Ton corps ondule et m’hypnotise, je t’ai laissé prendre la main et suis de toute façon incapable de faire autrement. Tu t’appropries ma virilité et je suis obnubilé par ces liquides brûlants dont le mélange colle entre tes cuisses écartées. Je fixe cette scène qui me paraît surréaliste, le regard troublé. Mes joues se sont sévèrement empourprées, mon souffle saccadé et totalement dépassé.

    Je crois que mes envies sexuelles ont bien dévié depuis que je suis ici. Malgré ma mort, malgré ce putain de sang ma trique ne s’est pas avilie, bien au contraire.

    Je pensais te prendre ta première fois et j’ai plutôt l’impression d’être l’objet d’un rite satanique. Une épreuve du feu dont tu es le seul maître. Mes mains se sont perdues contre tes hanches, leur mouvement m’amène vers un état de transe. Je vois ma queue disparaître entre tes cuisses, difficilement. J’aimerais te soulager, t’aider à supporter ces coups de rein que tu m’offres. Mon corps n’a d’autre choix que de suivre tes mouvements à contre temps. Mon bassin percute le dessous de tes cuisses souillées alors que tu redescends contre moi.

    Ces bruits humides et nos respirations sporadiques sont venus envahir cette pièce, théâtre d’un échange bien décalé. Et le revirement de situation ne va pas tarder.

    Mes dents grincent sur le premier coup. Le second me sonne, mon cou prend un angle douloureux. Je grimace. Je n’ai pas le temps de comprendre ce qu’il vient de se passer. Je perds l’équilibre, ma tête percute le sol. Je ne suis pas certain de l’état de mon menton, mon coeur pulse et je sens ce liquide bouillonnant s’exfiltrer un peu plus de mon corps par cette autre ouverture que tu viens d’y faire. Par réflexe je porte ma main à la blessure et tente de me redresser. mais déjà je suis immobilisé.

    Contraint à l’immobilité temporaire je n’ai aucun moyen de me remettre de ces nouvelles blessures et ma vision troublée n’arrive pas à faire la mise au point sur ta putain de gueule qui me surplombe.

    Ma gorge émet des son indistincts, ma bouche articulant de façon totalement aléatoires des syllabes et voyelles aux sens obscures. Mes ongles se sont enfoncées dans le cuir de la ceinture pour tenter d’atténuer l’appui que tu y fais, mes voies respiratoires sont mises à rude épreuve.

    A quel moment putain? Mes yeux révulsent. Je ne l’avais foutrement pas vu venir. TU SERS BEAUCOUP TROP CONNARD! J’agrippe ton haut, ta poitrine, privé d’oxygène mon corps se trouve inexplicablement plus fiévreux, presque électrisé par la strangulation que tu m’infliges. A quel moment j’ai tourné maso bordel?! Ma queue tressaille, ha putain. Sale chienne. Je comprends mieux… T’es pas mieux que moi. Et même si à cet instant tu m’entraves de toutes tes force et que l’air me manque péniblement, je ne peux m’empêcher de te trouver plus que jamais attrayant, même dans ce corps de femme. Dans ton regard que je fixe péniblement je sais que tu le ferais avec encore plus de force si tu en avais la capacité physique.  

    Ma bouche émet un son humide, on pourrait croire que je m’étouffe un peu plus mais je suis en train de rire à l’ironie de la situation. Je pourrais très bien glousser comme une dinde mais la ceinture m’en empêche. Ma bouche se tord par un rictus malsain et cette sangle commence à me faire tourner de l’oeil. Je pourrais me déverser en toi maintenant… Mais t’es qu’une foutue dramaqueen qui préfère me rappeler à ma lamentable condition.

    En même temps, y’a tellement de sang, tout glisse, je ne peux rien agripper.

    Je te sens t’agiter, te presser, tu me déloges de ton corps, et tu m’infliges cette prise de soumission. Ok, ok. Je ne ferai rien. Tes pieds sur ma queue ne m’apportent foutrement aucune envie, je ne suis pas de ce genre là. Mon fétichisme à moi n’est pas porté là-dessus, t’as bien dû t’en rendre compte, alors dégage tes pieds de la putain de bordel de merde. Rah c’est crade!

    Heureusement ta prise t’a fait légèrement desserrer cette pression infernale que tu faisais sur mon cou et j’aspire une bouffée d’air plus que bienvenue. Je tousse, mon corps s’agite pour récupérer cet air dont il a été privé brièvement. Mes bras sont coincés sous tes cuisses… trempées. Super. J’ai du sang, de la cyprine et de la sueur qui me coule sur le ventre.

    A la fois à bout de souffle et en manque total. Très bien, je t’écoute…Promis. De toute façon à quel moment tu crois que je suis encore capable de lutter alors que mon corps n’a même pas eu le temps de se remettre, en proie à ce désir qui devrait pourtant s’être cassé la gueule. Mais non putain. Il est toujours bien là et ma trique est bien trop dressée contre tes pieds. Merde. POURQUOI?! C’est quoi cette putain de conspiration. Arrête de faire ta meuf, ferme ta gueule et enfonce toi la bien profond. J’en ai rien à battre de tes problèmes putain!

    TA GUEULE TA GUEULE TA GUEULE TA GUEULE TA GUEULE TA GUEULE. FERME. TA. PUTAIN. DE. GUEULE.

    Je ne suis pas un putain de jouet sexuel,non. Je ne suis pas un objet, non, non, NON. Je ne suis pas un putain d’élément qu’on prend et qu’on rejette ensuite, qu’on use jusqu’à le péter pour finalement le laisser crever. JE NE SUIS PAS ÇA. JAMAIS. PLUS JAMAIS. Je ne l’ai jamais été. Ça ne s’est pas passé. Ils ne m’ont rien fait de tel. NON. NE ME VOIS PAS COMME ÇA! Ne me fixe pas de la même façon qu’ils ont fixé ce qu’ils m’avaient fait devenir au bout de cinq jours.

    " FERME TA PUTAIN GUEULE DE M-... "

    J’ai à peine le temps de t’hurler à la tronche que déjà la sangle s’enfonce entre mes dents, forçant ma mâchoire à s’écarter. Putain si ça craque j’aurais bien l’air con. Ça n’est pas tant ta confidence qui me met hors de moi… Je mords furieusement dans le cuir. Arrête-toi, Urie.

    Ok, tu m’as touché. Ok je suis en train de perdre les pédales. Enfin, les perdre. Je les avais déjà perdu y’a un moment vu le regard haineux que tu me lances. Je te le rends, je n’y peux rien je ne suis qu’un gosse qui ne sait pas gérer sa crise.

    Mon calme est occulté. Un part de moi réalise à moitié ce que je viens de lui faire subir, l’autre est bien trop occupé à vouloir se défaire de cette position servile. Tu m’y contraint et me force à reprendre pied, je ne veux pas, si je le fais maintenant je risque bien de voir toute l’ampleur de la merde que j’ai étalé sur les murs. HA NON. C’est mon sang qui a repeint les murs, tes cuisses…

    Tes tremblements. Je te sens ployer sous quelque chose que je ne suspecte pas. Penses-tu, si j’avais eu la moindre idée que tu étais déjà venu rien qu’en m’enfonçant ma ceinture entre les dents je me serais carrément pas cassé le cul. Ta déviance m’aurait presque rassuré par rapport à la mienne. Mais ça n’est pas le cas, et tout ce que je vois c’est une ouverture. Et pour rien au monde mes instincts l’auraient laissé passer.

    Je prends mes pieds pour appui, j’ai replié mes genoux et je tente de te déséquilibrer par un coup de bassin plus que marqué. Tu n’as " que " tes genoux et tes mains comme appui, cela devrait suffire, juste un peu. Je vois ton visage s’approcher du mien, tu perds un peu l’équilibre, tu m’insultes. Mais tu es obligée de dégager tes putain de pieds de ma queue pour te stabiliser et j’arrive à extraire un de mes bras de tes jambes si serrées. Ma manoeuvre n’est pas aussi efficace que ce que j’aurais aimé, mais suffisante pour que je puisse déloger la ceinture de ma bouche qui ne manque pas une occasion pour s’exprimer, ma voix est cassée.

    " Pétasse. Tu t’es finie juste en m’étranglant… "

    J’ordonne à mon esprit de ne pas refermer ma seule main libre sur sa gorge en représailles de ce qu’il vient de m’infliger. Au lieu de ça elle s’est solidement agrippée à ton poignet et je lutte à maintenir cette sangle éloignée de ma tronche ou de mon cou. Et tu voulais que je te supplie? La bonne blague. Je te souris amèrement.

    " J’ai plus de supplications en stock… Des connards ont déjà tout pris avant toi, désolé. "

    Ma mâchoire me fait mal, elle a appuyé comme un bourrin. Je pourrais… Je pourrais essayer de la retourner et me terminer en elle mais ma force m’a déserté. Je crois que ses coups de crâne ainsi que la choc au sol m’ont fait perdre une cohésion primordiale pour gérer ce genre de situation.

    J’arrive enfin à faire dévier ses mains et lui bloque contre le haut de mon torse dont les mouvements répétitifs sont rapides. Je crois que mes poumons essaient toujours de se remettre de cet oxygène dont tu m’as privé.

    Je fais une pause, je dois faire une pause, je crois que s’il décide de me latter la gueule je ne vais pas être capable d’en mener bien large pour la simple et bonne réponse que le seul truc qui tient encore debout chez moi c’est ma teub. Je sais me contrôler jusqu’à une certaine limite.

    Je te considère un instant, juste un bref instant. Tu dois me haïr, toi, le souffle haletant, le corps tremblant par quelques spasmes brefs. Tes poignets sont en sang, ça n’est pas le mien cette fois. Je t’ai fait ça? Je revois cette image qui me file la gerbe. Est-ce que… Je serais assez dérangé pour avoir tenté de te souiller? D’avoir partagé sans la moindre vergogne un peu de cette expérience terrifiante qu’a été la mienne?

    " Peut-être… qu’ils m’ont vraiment rendu comme eux..."

    Mes mots sont presque inaudibles, ils me sont dédiés, et ils sont acerbes. Un bruit pitoyable remonte de ma gorge, une esquisse de sanglot inarticulé.

    Cette simple pensée est bien pire que tout ce que tu pourrais me faire je crois Eden. C'est probablement pour cela que mon corps n'est plus alerte de tes mouvements, bien trop pris par cette vérité cinglante.

    Je suis un putain de vampire. Bouffé par la soif. Bouffé par la douleur. La haine. L’envie, le désir et le besoin de sentir une soumission. Mais je refuse d’être seule dans cette foutue torture mentale qui m’explose à la gueule. Je viens de te forcer à quelque chose d’horrible et ce sentiment se diffuse dans mon crâne en même temps qu’une douleur carabinée.

    Ça suffit. Mes doigts viennent chercher la boucle de la ceinture, un tintement et je défais ce lien dont les marques resteront probablement quelques jours, autant que toutes celles colorées que je t'ai déjà apposé hier. Le bout de mes doigts frôlent ces blessures tendrement, mon regard désolé s’accroche au tien. Je n’aurais pas dû te faire ça. Je le sais.



    " Casse-toi. "

    Retour à la réalité.

    Mon ton est froid, dissimulant difficilement ce qui me traverse, je te jette comme une présence dont je ne veux plus, car je sais que la suite va être pire.

    Et que tu ferais mieux de ne pas être là. Quelque chose va me bouffer. Tu ferais mieux de te barrer. Vite. Loin. Éloigne-toi de moi Eden. Tu as bien vu ce dont j’étais capable? J’ai du mal à le contenir, mes traits redevenus impassibles sont tirés vers le bas. Mes dents labourent l’intérieur de mes joues. J’essaie de contenir ce flot dont je ne comprends pas encore l’étendu. Une boule dans mon ventre, j’ai l’impression d’avoir avalé de la javel. Ma seule main libre est retombée sur le sol, résolument fermées, tremblante. Mes ongles trop cours ne s’enfoncent qu’à peine dans ma peau, y imprimant sans grande douleur ces demi-lunes. Ma peau cède, du sang, un peu plus ou un peu moins.

    J’ai envie d’hurler. Je me referme. Je ravale, je me noie. Alors va-t’en. Tu n'a pas à voir ça. Tu veux que je te supplie? Tiens. Torche-toi avec ça.

    " S’il-te-plaît… "

    Barre-toi. Reste. Je suis vraiment effrayé par ce que je suis à présent.

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    #44 le 24.06.17 0:33
    Il doit pas rester beaucoup de temps ...
    Spoiler:

    PLAN


    Je place mon pion en : (Pile quand ils sont pas là / Face à face)
    .01. Dame K
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    .03. Viviane
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    .05. Igor
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    .09. Mélinda
    .10. Mother
    .11. Father
    .12. Brother
    .13. Groupie d'Éden
    .14. Groupie d'Urie
    .15. Un simple client



    D1. Sinon, dans ta tête, elle est ...
    1. Absente
    2. Tu y penses
    3. Comme à l'ordinaire
    4. Un peu plus qu'à l'ordinaire
    5. Présente
    6. Omniprésente

    D2. Sinon dans ta tête, l'Alpha est ...
    1. Pas là !
    2. Bien dissimulé
    3. Comme à l'ordinaire
    4. Un peu plus qu'à l'ordinaire
    5. Présent
    6. Omniprésent

    D3. C'est ...
    1. MPFEETVMLLVCM ?
    2. MQ'OS'AL !
    3. HPJPLMEM !
    4. TS?
    5. PDSMESDBQSDQ

    6. NEVER NEVER NEVER


    D4. Tu
    1. VTCUPSTEQTE
    2. CCDQEEQCVPQ'OLAVST
    3. VLPJ'ACQAVS
    4. AAA
    5. ARDTC'ET
    6. PLS.

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    #45 le 24.06.17 0:33
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    #1 'PILE OU FACE' :


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    27Masculin969Trafalgar Law - One PieceVampire : Groupe A+Un chieur.Van GoghVenez !Malfrat, enquêteur, protecteur. Propriétaire du Bchobiti.713153530Féminin10/04/2017complètePom Warren, Cinemont, Rose
    DIEU ALPHA TOUGENKYOULa cour des miracles.♠️ ROI DES VOLEURS RECHERCHÉ
    Terminé
    #46 le 25.06.17 2:46



    Dans les toilettes de la zone des jeux, des bars et petits trafics, il n’y a personne. Pas un type qui pourra venir mater mon corps dans un unique tee-shirt aux poignets lacérés, aux jambes souillées et aux corps couverts de sang. Pas certains que si j’avais croisé quelqu’un, il m’aurait reconnu. ~ Enfin, quand je dis personne, je ne parle évidemment pas de Dame K et de Viviane dont l’une me fixe placidement pendant que l’autre semble soudainement attirée par la beauté d’un néon tressaillant ou d’un urinoir taché. Son visage méditerranéen empourpré perdit toutes ses couleurs tandis que la vieille gérante venait poser sans la moindre candeur ou douceur ses doigts sur mon sexe féminin pour entrer le bout de ses doigts. Je ne bouge pas malgré la douleur, là nous ne sommes pas en train de jouer. La vieille geisha a l’air furieuse même si son visage est tout aussi impassible qu’une porte de prison.  Elle farfouille quelques secondes entre ce mélange de sang et de mon désir avant de tapoter sur ma poitrine, visiblement elle est contente de ne pas trouvé ce qu’elle cherchait. « Félicitation, tu tombes encore plus bas. Je dois prévenir la branche sexuelle que t’es prêt pour les clients ou tu as encore besoin d’un peu d’entrainement ? »

    Je sais parfaitement qu’elle a regardé s’il avait terminé en moi et je m’en contre-fous. J’ai envie de lui dire que j’en ai envie. Que je vais y retourner et le faire gicler à l’intérieur. Mes yeux sont bien trop rivés sur un endroit de cette pièce où une troisième femme me regarde pour me le permettre. Elle rit joyeusement. Cette putain de bonne femme a beau être morte depuis un sacré nombre d’années, elle continue à épuiser mes forces. Evidemment je suis la seule à la voir. Evidemment, personne ne semble comprendre qu’elle est constamment là.

    « Tu la vois encore, n’est-ce pas ?
    - Non. »

    Elle ricane. Mon premier mot depuis qu’elle est entrée dans la pièce. Un aveu plus simple. D’un geste du doigt, elle ordonne à Viviane à partir qui ne demande clairement pas son reste.

    « Je l’ai enfermé dans le salon. Tu n’as qu’un choix : l’enfermer ou le tuer.
    - Tu m’as dit la même chose pour Philip.
    - Et je le maintiens.
    - Et pour Val.
    - Et je maintiens.
    - Et …
    - Ne change pas de sujet. Elle fait quoi là ? »

    Mes yeux ne bougent pas. Les doigts de ma main gauche attrapent ceux de Dame K et je la tire vers moi. Ses fines lèvres ridées se crispent en sourire narquois.

    « Tu t’amuses. T’as le contrôle. Tu aurais pu ordonner qu’on arrête le jeu mais tu as continué. Tu as voulu être baisé par ce type et tôt ou tard, ça dérapera. Ce n’est pas un fragile occidental, il est de chez nous. T’as vu ses yeux ? »

    Si seulement elle savait que je n’avais pas la moindre idée de ce que j’étais en train de faire. Peut-être qu’elle a raison. Peut-être. Qu’est-ce que j’en ai à foutre de savoir que Urie va peut-être gagner la partie ? Il l’a déjà fait. Ce minable l’a déjà fait et je m’en fous. Je veux juste qu’elle me lâche.

    « Crois-tu qu’il acceptera que tu le rejettes. De n’être qu’un pion …
    -  Il n’y a pas de pion chez moi.
    - Et on voit les limites de ta gestion marginale. »


    J’ai déverrouillé la porte du salon et je l’ai ouverte. T’es complétement écroulé sur le sol et franchement, je ne sais pas quoi faire de toi. Urie, tu n’as pas cueilli ma fleur, tu ne me l’as même pas arraché, tu l’as piétiné comme-ci j’étais l’un des assassins simplement pour des mots violents. C’est ma première fois et es-tu vraiment malheureux, larmoyant, lunatique, voir complétement minable ? J’attrape mon pantalon souillé et je le remets. Je ne vais pas tenter deux fois le coup de sortir à demi-nu dehors.

    L’ironie de la situation me fait sincèrement rire. Mes doigts se glissent sous tes aisselles, je n’ai pas vu que j’avais regagné en taille mais c’est avec facilité que je te soulève. Te tourne, et te tire contre moi. N’essaye pas de me repousser. Ne m’oblige pas à t’attacher. Tu gigotes et tu bouges, mais pas cette fois Urie. Regarde-moi, maintenant. Regarde-moi : tu sais ta prestation sexuelle : c’est merdique, qu’on s’arrête là ! Pourtant ta grosseur est toujours aussi importante. Avoue que tu as avalé une pilule bleue de peur de ne pas tenir la distance avec moi. Allez, je peux comprendre.

    Proche de supplier, maintenant, les expressions subites de barge qui semblent désirer, quémander, comment peux-tu encore l’avoir aussi gonflé après ce qui vient de se passer.

    Solidement, je t’ai attaché les mains derrière le dos, à l’aide d’une paire de menottes dont je mets la clé dans mon pantalon et je t’ai poussé contre un le mur. Je vais tenir mes promesses.

    A défaut d’autres choses. Je ne prends pas le temps de te laisser le choisir ou de te permettre de te sauver, ma langue remonte le long de ton sexe, mes lèvres se posent dessus et je soupire, inquiet. Elle m’effraye vraiment. Je la nettoie, de nous. De ce sang. Je découvre ses nervures que j’ai senti, je découvre sa pulsation, ma main sur son torse. Mes doigts glissent sur les rondeurs flétries de tes bourses trop remplies, et mes lèvres s’abattent sur ton sexe, l’engloutissant avec la même difficulté que mon intérieur de femme tantôt.

    Je remonte le long de ta hampe, évitant de croiser le regard de ma femme qui est constamment là depuis que tu es dans cet état de souffrance. Je ne veux pas que tu remarques que je suis fou. Mes lèvres jouent, avec la rondeur de ton gland, avec les gouttes qui en sortent, je l’embrasse, le bout de ma langue joue un instant, prend le temps, de te déguster, de te laver, d’avaler au fur et à mesure la salive imprégnée de nos ébats.

    Je m’arrête particulièrement sur ce piercing. Mes dents prennent le morceau de métal, tirent dessus avant de le relâcher. Mes lèvres soufflent dessus, ma langue s’y abat et petit à petit ce ne sont plus que des bruits du succions qui se font entendre. Je te bois et ma main droite glisse dans mon pantalon pour se donner du plaisir avec une honte grandissante.

    Je voudrais qu’elle soit en moi. Vraiment. JAMAIS. JAMAIS. JAMAIS. Je ne le dirais. C’est mort. Un instant, mes lèvres sont aidées de ma main gauche qui malgré la douleur à son poignet t’empoigne énergiquement, remonte et redescend. Je te suçote, te découvre, puis ma langue descend jusqu’au bas de ce sexe érigé, remonte lentement, tu n’es peut-être pas très sucré, mais je ne laisse pas une goutte perlée sans la récupérer, sans la prendre, dans des bruits du sussions et de désirs brûlants. Je remonte, lentement, et ouvre mes lèvres dessus. Je laisse la mécanique faire, pour la seconde fois, ne souhaitant clairement pas et quand ton bassin me signale que t’es sur le point d’exploser, je laisse les doigts de mes deux mains remplacer le mouvement de mes lèvres et ta semence se déverser dessus.

    Mes doigts ainsi imprégnés se saisissent du paquet de bonbon de ton pantalon oublié sur le sol et j’en tire un bleu pour le mettre à ma bouche. J’aime le sucre, je te l’ai dit. Je reste là, secoué par ce que je viens de faire. Pourquoi … Bordel. Car je préfère ton visage indifférent ou brûlant de désir que celui que tu avais quand je suis arrivé.

    Je vais te prendre ce soir, que tu sois d’accord ou non. Je ne te laisserais pas t’échapper. Pas une seconde.

    Je te tire contre moi avec force, mes doigts passent dans le bas de ton dos. Je suis plus grand que toi, à nouveau. Même en femme, c’est assez amusant, mais ça ne me fait pas rire. Je glisse mon nez contre ta nuque, et mes doigts dans tes cheveux. J’avais envie que tu jouisses en moi. J’avais envie que tu me prennes entièrement. Pas que tu me laisses là avec la douleur et l’impression de n’avoir été qu’un fourreau temporaire mais clairement pas assez bien pour que tu donnes la peine de nous finir.

    Au moins, je comprends ce que Pom a voulu me dire quand il m’a dit : le plus marrant, c’est de s’arrêter au milieu et de les laisser là. Je comprends tellement l’idée. Maintenant. Je te hais profondément Urie de laisser mes chairs palpitantes et saignantes. Hors, puis-je, putain, la mettre en moi ! Tu m’en voudrais beaucoup, si je te pousse là sur le sol et que je me finis sur toi ?

    Dis-moi, t’es toujours satisfait de m’avoir humilié ? C’est toujours aussi bon pour toi ? Et brusquement, je ne peux pas te laisser souffrir inutilement. Je me saisis de ton corps, je te porte et je sors de la pièce. Alors que je marche, je sens mon corps se raffermir, mon corps reprendre celui d’un homme et mes yeux tombent nez à nez avec le jeune Asuma, qui s’occupe des traductions chez moi.

    Génial.

    Il ne doit pas comprendre que je fous avec le corps nu d’Urie contre moi, son visage dissimulé contre mon torse, que je cache un peu plus de mes mains – un peu de dignité pour ce garçon que diable -  et les yeux de mon traducteur ont l’air effrayé. Pourtant, il s’avance, surement pour le protéger et je lève les yeux au ciel alors que la voix froide lui dit : « Il a trop bu. Je l’emmène dans une chambre. Et je t’ai dit de ne pas traîner dans les couloirs. » Il semble inquiet mais il doit me faire assez confiance, puisqu’il me laisse passer.

    J’ai l’impression d’être dans un jeu vidéo où il faut éviter les gens. J’y parviens plutôt bien, à l’exception de trois exceptions maintenant. J’arrive devant les thermes. Je sens l’objectif atteint. Je laisse Urie glisser contre moi, pour tendre la main et les ouvrir quand c’est une femme qui m’arrête.

    Non.

    Pas elle.

    Je déglutis, presque effrayé. Cette fois-ci, ce n’est clairement pas amusant. Et c’est aussi clairement dame K qui l’a fait venir. On dirait une adolescente. Ses cheveux sont blonds, plutôt blanc, très blanc, laiteux et ses yeux diablement bleus. Je laisse le corps d’Urie descendre, ses pieds toucher le sol, et je l’enserre comme-ci elle allait le voler ; Et c’est ce dont elle est capable de faire si elle croit que c’est un danger pour moi. Elle a fait pire à des gens bien moins proche.

    « T’es bien sale, dis-moi. Le bain est visiblement une nécessité pour vous deux. »


    Sa main blanche glisse sur mon visage et avec douceur, elle me fait défaire le corps que je tiens. Du bout des doigts, elle le laisse retomber sur le sol, alors qu’elle m’enlace, recouvrant son kimono fleuri sentant la vanille de ma saleté. Ses mains glissent sur mes hanches et elle a une mine inquiète.

    « Et regarde-toi, tu perds du poids depuis quelques temps. Tu manques de sang. C’est mal de malmener son corps … »

    Elle se retourne, vivement, ses yeux se plaçant face à Urie et d’un geste, elle tente de le gifler. Un geste que je retiens. « Arrête. » Sa main se retire de la mienne et elle le fixe avec humeur, sa pale peau trop blanche se couvrant de rougeurs ridicules. C’est ça quand on est le fruit de cousinage. Elle fixe le sexe d’Urie avec mépris.

    « Vous en avez une bien grosse pour un si petit insecte. J’espère au moins que vous avez su vous en servir pour lui procurer davantage de plaisir que le sang le laisse penser. J’imagine toutefois qu’on peut se tutoyer maintenant que tu l’as baisé. Qui es-tu miséra … »

    Je l’arrête à nouveau, scandalisé par ses propos.

    « B… putain ! Il ne s’est rien passé. On s’est juste battu. S’il te plait. Je viendrais te voir de … »


    « Tu mens à ta maman, c'est pas beau du tout, Eden. »




    C’est à elle de me couper la parole, se retournant vers moi, ses doigts fins glissant sur mon visage, elle fixe inquiète les plaies béantes avant de me prendre les poignets. Merde. Ses yeux s’engouffrent de larmes.

    « Encore une idée de ton père que te mettre dans l’embarras. Combien de fois devrais-je te dire de ne pas accepter ses enquêtes et de ne pas sortir sans garde du corps. Regarde dans quel état tu es. Oh, mon pauvre petit ange.
    - Je te promets qu’il ne m’a rien. C’était un jeu. Un simple jeu.
    - Et les marques sur tes poignets ? N’es pas peur mon chéri, tu peux me le dire. »
    Putain, quand va-t-elle arrêter de pleurer. Je ne supporte pas cela. Et c’est toujours pareil dès que je me fais mal ou que je me prends un coup. … Puis franchement. Elle est sérieuse ? Elle croit que je suis un gamin de deux ans qui vient de se faire taper par des potes ? Ce qui n’a d’ailleurs jamais été le cas.

    « J’aime juste quand ça fait mal.
    - Il ne t’a pas forcé ?
    BIEN SUR QUE SI. BORDEL. Eden, dis-lui ! Elle va dissoudre ses os à l'acide, allez ! On va bien rigoler !
    - Je te le promets. C’est moi qui lui ai demandé et je n’ai pas fait attention que les choses avaient dérapé. J’aurais dû aller ailleurs, je suis désolé d’avoir fait ça ici, de te mettre dans l’embarras et de tout le reste.
    - Non, non, n’es pas honte. Si tu aimes ça, tu peux le montrer. Ce n’est rien. Tu es ici le maître et nous ne te jugerons jamais. Es-tu certain, toutefois que tu le voulais ?
    - (...) s'il te plait.
    - Tougenkyou. Tu es peut-être le maître, mais tu me dois la sincérité.
    - ... je voulais qu'il me prenne.
    - En en femme ?
    - En homme, en femme, par devant, par derrière
    »
    Je crois que je m'agace un peu, non ? Oui, totalement. Je dois mentir et ça me fatigue, car ce n'est pas vraiment un mensonge. Pas vraiment. Peut-être même pas du tout et c'est pire que tout. « J'aime les jeux de rôle et je voulais être sa putain, je dois faire un publication officielle ? OU je peux aller me laver ?
    - Ce n'est pas une manière de parler ! Je suis soulagé que tu es cessé de voltiger à gauche à droite. C'est sain d'avoir un compagnon. »


    QUOI ? QUOI ? NON MAIS ... RHHHHHHHHHHHHHA.

    Un long soupir. Dieu du ciel, putain de merde, ai-je vraiment besoin de vivre ça maintenant ? Je te promets Urie, si tu rigoles, je t’en colle une. Si seulement, elle pouvait partir. Au lieu de ça, elle se retourne, elle l’observe et ses petites mains blanches glissent dans ses cheveux.

    « Je te trouve très mignon. Dis-moi mon garçon, tu es mort il y a peu de temps, n’est-ce pas ? »


    « Je l'aime pas du tout. Il t'a fait mal. »



    Je m’interpose entre les deux. Je me place entre Urie et cette petite bonne femme.

    « Ne le touche pas. »


    « Ne sois pas aussi jaloux, mon fils, je ne vais pas aller chasser tes jouets. Tâche simplement d’être présent demain matin au repas chez ton frère, il veut absolument que tu sois là.
    - C’est tout ce que tu as à me dire.
    - Non. Du tout. J’ai vu Pom partir avec le prisonnier C2, tu es au courant ?
    - …. Partir ?
    - Bien fait pour toi !
    - Oui. Il m’a précisé que tu n’es qu’une enflure de vampire et qu'il suffisait qu'il parte un mois pour que tu le remplaces. »

    Trop d’informations. En même temps. Donc Pom est en vie. (Bonne nouvelle.) Il a volé Lisa (mauvaise nouvelle), il sait que je suis un vampire par quelqu’un d’autre que moi (bonne et mauvaise nouvelle, il fallait bien que ça arrive un jour), il m’en veut et il fait le con.

    « Je m’occuperais de ça plus tard. »

    Elle se dérobe sous mes bras, saleté de petite bonne femme de petite taille et elle se penche dans ta direction pour caresser son visage. Laisse-toi faire, sinon, elle ne va pas nous lâcher. Ses doigts doux glissent, elle est inquiète pour toi maintenant. Elle te pense être mon ami, la merde.

    « Très bien. Mon garçon, la prochaine fois que tu le prends, tâches au moins de faire durer le plaisir. Mon fils n’a pas l’air très satisfait de tes performa….

    - MAMAN. »

    S'il y a une vérité, c'est que mes parents m'aiment plus que tout au monde.

    Elle rit joyeusement, les doigts salis par nos contacts au bord des lèvres. Et J’ai poussé Urie à l’intérieur des bains, en claquant la porte et en verrouillant le lieu. J’ai refermé la porte et j’ai levé les yeux au ciel. Que voulez-vous, oui, j’ai une famille. Elle m’épuise. Je manque de te dire que tu sais comment sont les mères, mais en vrai, tu n’en sais peut-être rien vu comment tu as réagi quand on a parlé de la tienne. La mienne souffre l’albinos, mais j’imagine que ça, tu l’as remarqué tout seul. Et ce n’est qu’un lémure malgré son âge. Elle bosse ici. Rassure-toi, tu ne devrais pas la voir souvent. J’imagine qu’elle était juste curieuse de voir « mon compagnon. »

    ‘'Elle a été moins sympa avec moi la première fois'' … Ferme-la. Je n’ai pas le temps de gérer les crises d’un fantôme.  

    Le ciel au-dessus de nous me fait du bien. Les douches et bains ouverts de ce lieu m’ont toujours rassuré, même si les gens préfèrent généralement aller dans les fermés. J’entends la rue de l’autre côté de l’épais mur et je m’apaise un peu. Etre redevenu un homme m’aide sans doute aussi, avoir retrouver ma force beaucoup. Je te regarde et d’un geste brusque, j’attache les menottes à la douche à l’aide de TA ceinture. Celle que j’ai récupéré dans la salle. Celle qui a les marques de tes dents.

    Voilà. C’est une simple transition. Entre deux chapitres. Rien de bien passionnant. Mes mains glissent sur ton visage, mon pouce appuie sur ta joue, alors que je te regarde.

    « Je vais te punir. D’avoir osé croire que tu étais comme eux. De m’avoir contraint à m’enfoncer sur ton pieu, d’avoir gagné pour être ensuite dans cet état de merde, de m'avoir fait mentir à ma mère et n'imagine pas que je l'ai fait pour toi. Si, totalement, en réalité.
    « Je préfère qu'elle m'imagine en putain que perdre contre une merde comme toi. Il est beau mon champion. Je sais même pas pourquoi tu me hais à ce point, mec. Mais ... putain, j'ai rarement aimé autant qu'on me veuille du mal. Putain. Tu sais quoi ? » Je me penche vers toi, m’accroupissant, les bras sur mes cuisses : « je crois que je suis terrifié à l’idée de te prendre là maintenant et de devenir une pute face un désir que jamais, je n'avais ressenti pour aucun autre avant aujourd’hui. »

    "Même pas moi ?"


    Je me suis redressé, piqué au vif, alors qu’une femme me regarde. « C’est … différent. » Elle croise ses bras, piquée au vif, ses joues rougissent et elle me le pointe du doigt. "Tu dis ça pour le rassurer, le consoler, tu ne le penses pas."

    « Bien sûr que si. » Et les larmes. Encore, les maudites larmes. « Bien sûr que non … je ne sais pas … » et merde. J’ai brutalement allumer l’eau du robinet, froide, gelée, glacée. Sors de ma tête, arrête de pleurer, arrête de me manipuler : tu n’existes plus, il faut l’accepter. Ce n’est pas le moment. J’essaye de ma raisonner. J’ai besoin d’alcool. Il y a un bar, heureusement, ici aussi. « Veux-tu que je te laisse attacher ou veux-tu nettoyer ce que tu m’as fait ? Préfères-tu que je te laisse partir, sans rien te faire, sans te toucher ? Je veux bien. Mais si je te libère et que tu pars sans m’avoir laissé te rendre ce que tu m’as fait : ne compte plus sur mon aide. Mais si tu restes ... Quoique tu me supplies, je n'arrêterais pas. Car je ne pourrais pas. Car je ne pourrais pas m'empêcher de te vouloir en entier.»





    15:00
    Kakayu Indentshi regarda son téléphone affiché le numéro de sa femme, ou plutôt ex-femme sans comprendre. Ce fut pourtant joyeusement qu'il décrocha : Chér...
    - C'est qui cet enfoiré que tu as foutu dans les pattes de notre fils ?
    - Qui ? Quoi ?
    - CE TYPE URIE PTIKIKI !
    - ... Oh. Tu as vu la presse.
    - Non ! Je parle pas du baiser dans le bar ou de ce foutu truc louche au magasin de bonbon. Mais de ton fils se travestissant en femme et l'implorant de le frapper et de le prendre avec une bite de dix mètres de long."

    Kagayu regarda les marques de son café recraché sur son dossier important et il leva les yeux au ciel. "Tu peux me redire ça, s'il te plait, ma douce Usagi ?
    - Toi qui voulais une fille, tu dois être content ! Signe les papiers du divorce, enfoiré !
    - ... Mais ... je te promets que ..." Elle avait déjà raccroché. Qu'est-ce que c'était encore que cette histoire ?   

    "Maman, arrête de crier. De quoi ? Attends, qu'est-ce que ce ... Tougen, en fille, les poignets abimés et tu me dis qu'il le voulait ? T'es sérieuse ?" Il raccrocha, immédiatement, une clope au bec, il composa le numéro de Dame K. "Qui est ce type qui a touché à Eden ? Je vois. T'es vraiment qu'une garce même pas capable de faire correctement ton boulot. Parfait, sale morue. Tu vas bien m'écouter. Si ce type fait encore la moindre petite éraflure sur mon petit frère, je te remets sur le trottoir et je fais de lui l'une de mes pute."


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    × Avatar : Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re / Levi Ackerman SnK de Babushka Hi-Hi
    × Pouvoir : Jurer comme un charretier
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    × Métier : Second du roi des vampires
    × Péripéties vécues : 1070
    × Øssements3501
    × Age IRL : 24 Féminin
    × Inscription : 30/04/2017
    × Présence : complète
    × Surnom : le scolopendre
    × DCs : Alexiel Etsuko

    Feuille de personnage
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    Terminé
    #47 le 25.06.17 21:41

    Je ne veux penser à rien... Le néant. Le néant m'enserre. Si je ne pense à rien je ne vois plus les taillades qui parcourent mon corps. Je ne vois plus la douleur qu'ils m'infligent. Je ne sais pas ce qui peut parvenir à me sauver. Une douleur beaucoup plus forte, foudroyante, débordante... Quelque chose capable de me faire oublier. Je ne sais pas ce que j'aimerais de toi, tes coups, tes mots cherchant à me blesser, m'achever ou une simple étreinte à m'en briser la cage thoracique.

    La petite ritournelle chap.V

    - Si ça continue j’vais dégobiller -


    Comme un néant après la tempête, je me suis retrouvé soufflé par un silence bourdonnant dans le fin fond de mon crâne. Mes sensations se sont brouillées tout comme ma vision. Mon visage tourné vers le sol, contre mes tempes la sueur suit la gravité, formant quelques sillons avant d’abandonner ma peau au même point culminant de leur poids. Je fixe ces gouttelettes qui frappent le sol dans un bruit percutant. Je me perds dans un dédale terrifiant et à nouveau, je ne sais à quoi me retenir.

    Les évènements ne sont que successions épileptiques de scènes et sensations que l’on aurait rattachées grossièrement avec des clous, une agrafeuse ou du scotch coupé avec les dents. Enfoncés dans les plis et replis de mon cerveau. Aléatoirement j’essaie de suivre mais je n’y arrive foutrement pas. Je suis quelque part où je ne veux pas être, mon esprit me joue des tours. Me rappelle ces sensations de ma mort.

    Un métal froid enserrant mes poignets. Je me souviens de la pression qu'exerçaient les chaines. L’extase mitigée d’une bouche dévorante dont le visage s’est enfoui entre mes cuisses, la chaleur d’un corps contre lequel je suis pressé… Suis-je en train de revivre les souvenirs de ces jours infernaux? Non, ça n’est pas la même odeur. C’est… différent. Je crois… La pulsation de ton sang dans tes veines, le battement est si rapide et régulier… Je m’y suis presque laissé bercer. La froideur du sol, celle d’une main caressant mon visage, ses doigts sont fins. J’ai relevé les yeux, du blanc, la pâleur, qui est-ce. J’ai des hallucinations?.. Non, tu échanges avec mon hallucination, elle doit être vraie. Je crois… La discussion me laboure l’esprit, tout est tellement difficile à saisir. Une voix féminine, une autre masculine. Laissez-moi. Laissez-moi. LAISSEZ-MOI.

    Elle s’est échappée… Heureusement que l’information ne fait pas le tour dans mon esprit.

    " maman "? Hey… Est-ce que dans ce monde je pourrais la retrouver tu crois? Elle ne me connait pas de toute façon. Ne doit sûrement pas connaître mon existence, ni le fait que j’ai échoué. Ma mère est une figure que j’ai imaginé. Si je venais à la rencontrer je serais probablement déçu. Je ne veux pas la voir autrement, elle ne peut exister seulement dans mon esprit. En dehors elle n’a pas sa place. Je ne veux pas être ici et risquer de la voir un jour, il me l’a dit, jamais elle ne pourra être fière de moi.

    Crever. Je veux simplement crever. Il n’y aurait rien dû y avoir après ma mort.

    Je veux simplement mourir tu sais? Ne pas revivre ce même état creux, celui qui me rappelle que je n’ai pas tenu. Amené à un point où je n’étais plus capable d’imaginer y échapper. Et j’avais beau marteler mon esprit, lui réclamer de me laisser claquer maintenant et ici… Ce dernier refusait. Ma nature première n’a pas été entraînée pour l’abandonner et préférait que je me fasse broyer plutôt que de flancher. Préférant m’envoyer sur de délirantes hallucinations découpées par de longs pics lancinants de douleur… Je crois avoir perdu la tête à la fin. Effrayé de m’être résolu à crever, sans la moindre issue ni possibilité j’ai cédé la dernière chose qu’ils souhaitaient. Et lorsqu’ils ont compris que cette lueur insolente s’était éteinte, ils m’ont enfin achevé. Si j’avais su. Ces connards.

    Se battre ne sert à rien. Regarde où cela m’a mené.

    Alors je me retrouve prostré là sans la moindre transition. Adossé contre une paroi sur laquelle j’ai glissé. Le sang sur mon corps n’est qu’à moitié séché tout comme ma sueur. Je laisse une trace sanglante sur ce mur carrelé. La fraîcheur de l’air m’arrache un frisson, ma vision reprend peu à peu de sa totalité. Mon esprit arrête de divaguer. Mes jambes, tes jambes… Mes cervicales me font mal, je force mes yeux à remonter, ton jean sali de sang, ton torse marqué par mes poings et mes dents durant les dernières 48h, enfin ton visage, confirmant ton identité. Tu n’es plus féminin du tout. Je ne veux plus te voir avec un autre corps, les cuisses tâchées de sang… Ta fragilité. Cet autre corps disparu emporte avec lui ce que je lui ai fait. Si j’y avais été confronté maintenant…

    Tu n’es pas eux. Nous ne sommes plus là-bas. Si tu avais la moindre idée du soulagement que j’éprouve alors même que je ne suis clairement pas en position de force. Mes tremblements se calment lentement, le bourdonnement passe peu à peu au second plan. J’expire et laisse s’évanouir cette oppression que j’ai ressenti qui m’empêchait d’inspirer et expulser correctement de l’air jusqu’alors. Ma panique silencieuse laisse simplement place à quelque chose de prostré, mes muscles tétanisés se relâchent et mon crâne s’appuie contre le mur. Mes bras sont relevés au-dessus de moi, j’appuie ma joue contre mon épaule et ferme les yeux un instant.

    T’as mon attention, c’est bon. Je suis là, je ne suis plus là-bas. Tes doigts contre ma joue, j’essaie de m’en déloger, inexplicablement attiré par ce geste doux. Mes prunelles vides s’apposent aux tiennes, ton calme me va, je le calque et essai de me l’approprier, j’en ai besoin. J’ai besoin d’une émotion, j’en suis tellement dépourvu.

    Pourquoi tu me parles de ta mère déjà?.. Ha oui maintenant que tu le dis, je crois me souvenir. Cette bonne femme pâle aux allures angéliques serait ta mère? T'es sûr?..

    " … Je ne t-…"

    Je ne te hais pas. Mais je crois que là maintenant tout de suite je serais incapable de le dire entièrement.

    Ma voix est fébrile, cassée. Je ne crois même pas que tu m’aies entendu. Cette fois c’est moi qui aimerait lever le doigt pour intervenir. Mais tu continues, tu parles, tu parles. Continue, empli mon crâne de tes mots, laisse-moi m’y fixer.

    Je prends le contenant comme le contenu, ce que tu me dis je n’en perds pas une seule miette malgré mon esprit embrumé. Tu te mets à mon niveau et me parle de ce désir que tu as envers moi… La blague. J’aimerais te sourire et t’avouer un peu gêné que je n’ai jamais ressenti ces mêmes sentiments contradictoires envers une personne. J’aimerais te voir plus bas que terre, terrassé par mes poings et en même temps j’aimerais me laisser aller à des pratiques plus violentes et enivrantes. Ta présence m’agace comme elle m’électrise et je crois que si on se laissait aller à cette possibilité, toi et moi ne serions plus que de vulgaires débauchés à la recherche du nirvana, oubliant nos statuts de mâle dominant à la con.

    En vrai je n’en ai rien à foutre, je n’aime juste pas l’idée de te donner ce que tu veux de moi. Demande-moi n’importe quoi, je chercherai à te filer l’inverse car je ne suis qu’un sombre connard qui n’aime pas donner si tu ne le mérites pas.

    Si tu es terrifié, je crois que c’est le même sentiment que je ressens. Le résultat de nos corps trop proches n’a été qu’une effusion de sang, sperme, des cris et de la douleur… Me laisser déborder par ce genre de sensations me paraît insurmontable dans mon état. Et pourtant l’évocation de cette possibilité éveil en moi un appétit vorace.

    Et je ne peux te répondre, car je ne sais pas quelle phrase je devrais formuler. Car je ne suis pas habitué à tant de franchise et que les mots m’ont toujours fait défaut. Je suis quelqu’un de physique, je tire sur mes liens.

    Laisse-moi la ressentir. Cette terreur viscérale. Est-ce la même que la mienne? Trouver cet écho en quelqu’un d’autre… j’aimerais m’y accrocher de toutes mes forces.

    Tu te redresses et ta phrase me paraît… incohérente. Je perds ton regard, ma présence se trouve surpassée par une autre que je ne soupçonne pas. Par réflexe je regarde autour de nous, mais personne n’est là Eden. Alors à qui parles-tu? Reviens à moi. A quel moment t’es-tu perdu? EDEN.

    " Putain… a… a qui tu par-… "

    Je m’agace et je n’ai pas le temps de formuler ma phrase qu’une pluie gelée s’écoule sur mon corps. Mon corps se courbe, la chaire de poule vient s’imprimer en relief sur mes cuisses, mes bras. ENCULÉ.

    Je suis contraint à cette douche glacée, ma position ne me permet rien d’autre. J’incline le visage en arrière, la température de l’eau à ce mérite de me faire redescendre un peu plus de mon état de loque. Je suis à terre et tu me surplombes, j’observe l’eau s’infiltrer contre ton jean, le long de ces muscles de ton torse. Cette vision pourrait être tellement tirée d’un vieux doujinshi dégueulasse. Alors quoi… C’est à mon tour c’est ça? Va te faire foutre.

    Mes poignets se tordent, ta proposition m’allume. Qu’est-ce que j’y peux… Je n’ai pas la moindre envie de me casser d’ici… Ça ne m’effleure même pas. Tu parlais de terreur? Je suis bouffé par cette dépendance à ton corps, à ton être. Je ne l’ai pas eu… Je n’ai pas eu ce que je voulais de toi et je crève d’envie. Mes poings se serrent. Hors de question de rester attaché. Tu n’y prendrais aucun plaisir… Et je serais juste dans un cruel retour de mes souvenirs. Ce qui me plaît avec toi c’est cette lutte acharnée, de ces muscles roulant, cherchant sans cesses à provoquer, soumettre.

    Je n’ai pas l’avantage, je ne l’ai plus. Laisse-moi essayer de le reprendre.

    Marque mon corps, fais-moi oublier ce qu’ils y ont imprimé. Surpasse cette douleur, plus, encore. Je supplierai s’il le faut. Force mes membres, joue avec la souplesse de mon corps jusqu’à m’en faire mal. Jusqu’à ce que je ressente enfin ces vraies sensations, abandonnant celles infernales qui courent dans mon esprit. Fais moi mal. Mais ne me soumets pas avec ces liens. Laisse-moi cette " porte de sortie " que tu ne me laisseras de toute façon pas utiliser.

    " Retire-les… "

    Si tu avais accès à mon esprit, tu rirais probablement. Je ne suis qu’une ruine, et chaque fissure de mon être laisse un peu plus de place à ce que je n’aime pas. Je suinte, je dois puer la défaite, avec d’horribles relents âcres que je n’arrive pas à ravaler.

    J’affirme un peu plus mes mots, tire sur les menottes, marque leur arceau en métal sur mes poignets aux teintes porcelaine. Je serais capable de me les briser.

    " Retire-les. Je ne partirai pas… "

    Je suis prêt à prendre un poing dans le ventre, ta haine, ton envie de me remettre à ma place. Ma bouche teintées de sang s’essuie contre mon épaule, mes yeux sont cachés derrières mes cheveux trop longs. L’eau ruisselle sur mon visage, j’aimerais te proposer une émotion tu sais, mais je ne peux pas. Je n’en ai pas, je ne sais pas laquelle choisir face à toi. Jamais je n’ai eu l’occasion de ressentir ce qui me traverse.

    Ne le prend pas mal, au contraire… Je ne sais simplement pas comment t’interpréter depuis que tu es entré dans ma chambre en réclamant un putain de café.

    Tu t’approches de moi, à ce niveau j’ai ton entrejambe à de visu. Ton pantalon est imbibé de mon sang et de diverses tâches variées… Retire-le il pue la mort. Je bloque ma respiration, détourne le visage et te sent agiter ce qui retient mes poignets. La pression une fois défait mes bras retombent mollement de chaque côté de mon corps. Mes épaules me font mal, je les fais rouler et agite mes mains pour récupérer un circulation normale. Le bout de mes doigts me picote un peu, je grimace. Difficilement je reprends mes appuis, je suis minablement faible. J’ai été terrassé mentalement et mon corps s’en retrouve atrophié de sa force… Je remonte, m’adosse au mur et mes genoux craquent. Je soupire à ce bruit et sens sur mon corps cette eau froide, à tâtons je cherche à réguler la température, l’augmentant assez pour que ce soit tenable.

    Je ne t’ai pas quitté du regard tout le long, si je le fais je crains de te voir te fondre sur moi sans avoir la moindre possibilité d’agir ou d’anticiper. Que ferais-je? Je ne sais pas… A vrai dire je n’arrive plus tellement à réfléchir.

    Qu’attends-tu de moi Eden? Es-tu vexé de ce que je t’ai fait? Veux-tu me faire simplement payer? Je m’en veux. Je suis désolé. Je suis enfermé dans mon mutisme, cette non-expression constante qui rend me traits imperturbables. Je crois que si je m’avais en face, tout de suite, je voudrais briser cet air suffisant qu’est le mien. Si l’on m’a tapé sur la gueule quand j’étais môme, c’était foutrement mérité. Je ne supporte pas les gars aussi fermés qu’un coffre-fort car je sais moi-même ce qu’il traîne dans leur esprit tortueux.

    Que crois-tu qu’il se passe dans ma tête?

    Mes gestes sont lents, je n’ai ni la force ni le courage d’en faire plus. Ma main remonte le long de ma tempe, mes doigts se plaquent dans mes cheveux que je déloge de mes yeux et les remonte sur mon crâne.

    J’aimerais fumer… Je sais ce que cette lubie maladive cache.

    Je tends mon bras vers toi, l’espace qui nous sépare est suffisant pour m’obliger à avancer. Je fais le premier pas, et si tu savais à quel point il est horrible à faire. Cette difficulté découle d’une sincérité dont je ne fais habituellement pas preuve. Ces deux derniers jours m’ont fatigué, j’ai jonglé entre plusieurs masques… Ça n’était pas que des masques. Tu as vu des traits que je ne dévoile jamais. Nous sommes dans le vrai et c’est angoissant.

    Ma main se place timidement contre ton poignet, je l’enserre là où les marques ont entaillé la chaire. Chaque marque sur ton corps vient de moi. Ta peau bleuies apparait sous l’eau nettoyant mon sang. Les marques plus profondes sur mon corps ne t’appartiennent pas. Ils me les ont fait. J’ai d’anciennes plaies bariolées ici et là un peu partout. Ils m’ont marqué, tu pourrais me faire pire?

    J’attire ton bras vers moi, te force à le relever, mes gestes sont emplis d’une douceur que tu ne me connais que peu. J’applique mes lèvres meurtries sur la plaie, y appose un baiser à peine pressé.

    Je pourrais te dire à quel point je m’en veux mais je ne sais pas exprimer cela. Le dire à haute voix m’arracherait le bide.

    La pointe de ma langue vient parcourir ces plaies qui doivent être douloureuses. Je mime ce que tu as pu le faire plus tôt en faisant cicatriser ces griffures que je m’étais faites.

    Mon regard résolument fixé vers le sol remonte avec difficulté jusqu’au tien. En plus du sang, l’eau fait partir les dernières bribes d’un masque qui a volé en éclats.

    Je suis désolé, réellement. Du monstre que je suis. Des entailles sur tes poignets, des hématomes sur ton corps, ton visage.

    J’écarte le mien de ton bras, je fais ce second pas incertain, maladroit et instable. Mes mains s’appliquent de chaque côté de ta mâchoire, je t’oblige - à peine - à te pencher vers moi. Viens là, je ne te mordrai pas. Je te le promets. Tu le sais.

    Ma tête s’incline, une faible rougeur est imprimée sur mes pommettes. Ne te moque pas. Si tu le fais je crois que je me referme. Et plus jamais tu ne verras ça.

    Je n’ai pas voulu soutenir ton regard, mes yeux ont dévié sur tes lèvres. Elles sont dans un pitoyables état, tu as dû le mordre si fort pendant que je te labourais sans vergogne. Je ne veux pas penser à ça.

    Je laisse mon souffle se mélanger au tien, suspendu à cet instant. J’aimerais que ce soit plus simple, aussi simple que de te foutre un coup dans le ventre à t’en retourner les entrailles et te faire rendre ces bonbons que tu as mangé les doigts tâchés de mon sperme. Mais ça ne l’est pas.

    Mes lèvres s’entrouvrent, je presse mes doigts un peu plus fort sur tes joues, ne bouge pas. Ne bouge surtout pas. Je murmure difficilement, j'essaie de parler de sorte à ce que tu ne me fasses pas répéter. Je te broierai le pied si tu le fais.

    " Je ne te hais pas... Eden. "



    Cet échange n’est pas mécanique, ni même une revanche. Je n’arrive pas à l’affronter, je ferme les yeux et fais disparaître ces derniers centimètres qui séparent nos bouches qui se sont pourtant tant de fois rencontrées durant les deux derniers jours.

    Mes lèvres sont désormais pressées contre les tiennes avec une certaine candeur, avec autant de retenu qu'un premier baiser.

    Je t’offre un baiser modéré, bien moins brûlant que l’eau nous coulant dessus, bien moins fiévreux des échanges que nous avons peu avoir jusqu’ici.

    Prend le comme tu veux. Je ne sais pas m’exprimer à l’oral, je ne marche que sur les ressentis. Alors ressens ça et ferme-la.

    Mon corps n’est pas venu se coller au tien, gardant cette distance, cette distance qui me permet de ne pas être encore envahi par d’autres pulsions bien plus charnelles.

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    Terminé
    #48 le 26.06.17 0:28


    @Shirley Dumais et @Pom Warren vont être contents. Eden prend sa troisième douche en deux jours.
    L’innocence est un qualité rare et précieuse que je ne me souviens pas avoir eu et qui prend différente apparence. Je suis toujours fragilisé lorsque j’en perçois les ailes et je cesse de respirer. Les tiennes sont rougies par le sang que tu as versé pour obtenir le droit de mourir sans la moindre décence et en perdant chaque once de fierté. Tu dois croire que c’est ce qui te rend faible et tu te méprends totalement. Cette pureté que tu ne sembles pas voir en toi, elle me touche davantage que tes mots et tes actes. Les abstinents ne sont pas des anges et les putains ne sont pas des démons. Peu importe le nombre de fois où t’es retrouvé piégé dans le goudron, ce qui te rend si pur, c’est ta fragilité à vouloir exister.

    Les hommes qui t’ont touché peuvent être forts et charismatiques, attrayants et puissants, ils n’en demeurent que des pathétiques larves qui ont perdu face à toi. Vois-tu, la force d’un combattant n’est pas de gagner, elle est de se relever. Au Japon, dans mon pays, on nomme ça l’âme du guerrier. Nos mangas tentent de l’expliquer aux occidentaux : nos héros ne sont pas plus forts que les autres, ils deviennent plus forts que les autres. Ce sont leurs échecs qui les rendent différents.

    Tu me dis de te les retirer, tu me diras sans doute de la retirer aussi tout à l’heure, mais le résultat risque d’être différent. Et j’en suis déjà navré.

    Le baiser me laisse dans l’incertitude face à tes actions, je ne sais pas si je dois m’inquiéter ou non. Urie, dis, ça va ? Je ne suis pas un expert en l’art de comprendre les autres, mais tu es peut-être fatigué, non ? Je devrais peut-être te préparer une chambre, un futon et te faire dormir. Devrais-je à chaque fois te dire d’aller dormir comme un enfant ou accepteras-tu un jour d’écouter ton corps ? Peu importe que tu penses ne pas arriver ou que ton mental ne veuille pas suivre.

    Les bouts de mes doigts t’éloignent de moi. Arrête ça. Si tu m’embrasses à nouveau, je n’arriverais pas à me retenir. Tu te joues de moi et tu te joues de toi dans un danger omniprésent. Je crois – ma main glisse sur ton dos – que je commence à comprendre, Urie. Je crois – elle t’attire à moi – que cherches en moins les monstres qui t’ont fait du mal. Que tu as besoin de souffrir comme Philip recherche des êtres pour lui rappeler à quel point il ne vaut rien. Je ne deviendrais pas ton violeur, Urie. Je ne te laisserais pas à terre sans te relever. Tu ne deviendras jamais ma chienne et si tu perdrais sur cette route, je trouverais un moyen pour te contaminer par la rage. Ne te soumets pas à moi car je n’ai pas besoin d’un jouet, je n’ai besoin de rien. Je suis roi des brigands et tu es dans l’antre des quarante voleurs. Bienvenue dans mon domaine, dans cette cour des miracles où les fous sont princes et les princes sont fous. Ici, tu peux croiser le Chapelier en conversation avec Peter et peut-être que si tu vas trop loin, tu trouveras quelques dragons, quelques sorts et quelques pommes empoissonnées. Peut-être même tes monstres qui prennent le thé en compagnie d’un membre de ma famille – ça je ne peux pas te promettre l’inverse.

    Ce que je peux te promettre, c’est que si j’aime te faire du mal, te voir plier, souffrir, supplier, me demander, m’ordonner et me supplier, c’est parce que je sais que tu ne resteras pas dans cet état, que tu ne te soumettras pas à ma simple envie, à mon caprice et à mon petit air supérieur. Le jour où tu cesseras d’avoir envie de me surpasser, ce jour-là, je cesserais d’avoir envie de te faire plier.

    Je presse l’éponge ronde, je la laisse s’absorber d’eau, sur le savon au Hinoki, l’odeur des cyprès m’emplisse le nez alors même que l’eau devient plus chaude. Je te pousse, lentement, mais profitant de ce manque de réaction de ta part. Si tu ne me hais pas, tu as encore le temps que ça vienne. Je veux bien t’y aider. Je glisse mes doigts sur ton corps et je retire les substances produites par nos corps, je glisse sur tes épaules, tes bras, laisse l’éponge tomber au sol lorsque mes mains parcourent ton torse, effleure la marque de mes dents, découvrent chaque parcelle de peau que j’ai abimé mais, surtout, découvrent chaque parcelle de peau qui n’est pas abimée de mon fait. Tu as tellement de marques. Un jour, je devrais te mettre avec Philip sous sa véritable forme et compter lequel d’entre vous gagne. Je crois bien qu’encore une fois, c’est toi.

    Puis, je pousse mon visage contre le tien et je ris amusé. Tu sais quoi, je pense que tu t’attaches à moi, mais laisse-toi du temps. Je ne suis qu’une rencontre parmi toutes celles que tu vas faire dans le monde des morts. Mon panache risque d’être voilà par celui d’une autre personne. Ne te raccroche pas à moi, aussi désespérément car quand tu voudras partir, je risque d’en être déçu.  

    Mes vêtements sont retirés, abandonnés sur le sol comme des restes d’un moment que tu veux oublier et que je me souviendrais à jamais. A chaque fois que je deviendrais une femme, à chaque fois que je rentrerais dans le salon que je préférais jusqu’ici, à chaque fois que je toucherais l’une d’entre elle aussi. Je craindrais la douleur que tu m’as offert et une part de moi-même sait qu’elle ne veut pas la perdre. J’ai aimé ça, Urie. Et je te hais pour ça.

    Je te laisse pour me laver, mes mains glissant dans mes cheveux, nettoyant le sang qui y suintait, je remue, glisse sur mon corps, nettoie chaque parcelle alors que l’eau à nos pieds prends prend la couleur des rivières d’argile d’Afrique. Ma peau me fait mal, je dois bien avouer ce fait. Elle me tire, elle me tiraille, de mes poignets à l’intérieur de mon être. J’ai l’impression d’avoir été percuté par un rouleau compresseur qui aurait ensuite fait demi-tour pour être certain de ne louper aucun muscle ni aucun os de mon corps.

    L’eau tiède fait du bien, je te devrais te remercier d’avoir changé la température, mais je crois que la glace était une meilleure sécurité pour nous deux.

    Brusquement, en plein mouvement, je m’arrête pour te pousser contre le mur. Je ne veux pas de ta douceur qui me fait chavirer. Je veux te retrouver tel que tu étais, je veux revoir le guerrier. Mes lèvres viennent chercher les tiennent, pour boire une eau nouvelle, ma langue cherchant la tienne alors que mes yeux se referment sous un haletant nouveau.  

    Je suis mauvais pour parler et dire ce que je ressens. Je ne sais même pas ce que je voudrais dire et je ne sais pas ce que je ressens. C’est sans doute pour ça que je suis mauvais pour l’exprimer. Ton néant est un trou noir où je me perds et tes doutes un ouragan qui me transperce. Mes doigts glissent entre tes cuisses, remontent sur tes hanches, suivent un chemin imprécis, suivent le chemin qu’on se trace tous les deux, de retour en arrière, et se plantent à la naissance de tes reins, sur le bas de ce dos frêle que je force à aller contre moi. Tu as épuisé tes batteries alors que les miennes reviennent, mais je n’ai pas de doute que tu as encore de la force. Je l’ai constaté au garage : c’est dans l’épuisement que tu tires les plus jolies cartes de ton paquet. Tu es un athlète qui ne vacille pas même quand les dernières forces le perdent. Ma main glisse à nouveau, contre tes fesses fermes et s’amusent de la naissance des deux. Je remonte, je m’éloigne, de la cible que tu sais que je chercherais à atteindre, repassent devant, parcourent chaque piercing, ils sont si nombreux. Ne faut-il pas être un peu cinglé pour s’infliger ce genre de terreur. J’essaye de n’être obnubilé que par toi, mais elle est toujours là à m’observer et je voudrais te le dire. Te faire comprendre, à quel point je suis fou.

    Je suis incapable de te rendre la douceur que tu m’as offert, je suis incapable de rendre ce moment doux et romantique, j’ai besoin de tes chairs contre les miennes, j’ai besoin de prendre davantage que ton membre entre mes lèvres ou entre mes cuisses. Je veux sentir tes chairs, savoir si elles sont aussi fermées que les miennes, ou davantage accueillantes et ouvertes.

    Mes mains reviennent se plaquer sur tes fesses et je pousse contre le carrelage froid du mur alors que je presse mon torse nu contre le tien et je croise mes yeux amusés avec les tiens :

    « Fais gaffe, Barbie. Tu vas me faire une déclaration dans pas longtemps. Et j'ai pas encore divorcé de mon ex-femme. »

    OH, ça va toi, hein. Tu sais bien que je plaisante. On peut pas divorcer des poussières, tu devrais le savoir. Je ris et je te taquine, car j’ai besoin de souffler dans ce nuage de brasier et souffrance où tu m’entraines. Je vais être plus fort encore et assez pour nous deux. C’est bon, tu peux continuer à t’écrouler, te redresser, te perdre et avoir des crises. Je sais encaisser. Je vais nous soutenir à la seule force de ma détermination et je ne craquerais pas. Quoique tu fasses et quoique tu dises, je suis là. Et je n’ai pas la moindre idée du comment et du pourquoi on en est arrivé là, mais je ne t’abandonnerais que le jour où tu me diras que tu en as assez.

    Mes doigts glissent sur les tiens, et je fixe les tatouages sur mon torse, avant de soupirer et je m’apprête à lui expliquer quand un rire me perd encore. Ce n’est pas le tien, ce n’est pas le mien, c’est le sien. M’en veux-tu car je m’adresse à lui et plus à toi ? M’en veux-tu de passer outre nos accords et nos secrets ? J’ai refermé mes lèvres, je les ai mués dans un silence saisissant alors que je m’éloigne de l’eau des douches. Je me dirige vers le bar, j’essuies mes mains et je me sers un verre. Allez, Urie, quand on vient de se noyer : il faut immédiatement replonger.

    « Viens. »

    C’est autant un ordre qu’une demande, à toi de voir si tu obéis. Mes iris semblent d’observer d’un petit air supérieur, mais crois-moi, c’est davantage par habitude de m’exprimer en ordre que par besoin de le faire que j’agis ainsi. Je lui souris de toutes mes dents et un air joueur. J’ai bien envie d’aller dans les bains, mais le besoin de fumer est aussi tout autant important. Je tire du tabac à rouler de derrière le comptoir et te sort un paquet d’industriel, j’ai bien vu que tu étais une petite nature. Je prends aussi un peu d’opium, un soupçon, non pas pour me droguer : mais pour retirer la douleur que j’ai. Ce n’est pas agréable d’avoir l’impression qu’un type est en permanence en train de m’empêcher de bouger les mains. J’ai besoin de retirer la douleur, surtout que j’aurais besoin de mes poignets si je veux te satisfaire comme tu le mérites, sale enflure.

    Je me sers un verre de whisky, - enfin on retourne à un alcool correct – et te laisse un verre de menthe avec de l’eau – t’as déjà trop abusé mec – je te mets une paille et un petit parapluie orangé, qu’on trouve dans les clubs bon marché, et je recherche ton précieux Zippo que j’ai récupéré en même temps que la ceinture. Je m’allume mon mégot, te laisse ton du sur la table et t’observe brutalement.

    « Prends le temps. De boire, de te laver, de fumer et de respirer. Le temps dont tu as besoin, Urie. »

    Je souris, toujours, joyeusement, je suis content en vrai. Je ne sais même pas pourquoi. Peut-être car je te vois reprendre tes couleurs, que je te vois commencer à sortir la tête de ce sable mouvant qui t’engouffrait malgré moi. Puis, je le perds, ce sourire, pour prendre mon ordinateur portable et me mettre à envoyer des messages.

    « Dès que tu auras terminé, je commencerais. Là, j’ai un truc à faire. »

    Je me suis éloigné, en direction des bains, te laissant seul à la douche ou au bar. Je me perds dans l’écran, occupé à envoyer des messages. Parfois, la réalité, c’est un peu nul. Ce serait plus simple s’il n’y avait que nous deux. Mais ça, j’imagine que c’est impossible.

    Je sais. J'ai rien dit. Il s'est confié, il a parlé. Il a tenté et j'ai fait que m'éloigner. Mais je sais pas quoi lui dire ! Désolé de ne pas l'être ? Navré de trouver ça amusant ? Franchement dans l'embarra de vouloir davantage ? Ou ferme-la et retourne-toi ?  




    Eden : Elle est dangereuse. Tu dois la ramener.
    Philip : Plus dangereuse que toi ? --' Je ne crois pas.
    Eden : Je comprends. Tu m'en veux car je ne t'ai pas parlé du fait que j'étais un vampire. Si je te l'avais dit, tu ne m'aurais pas fait confiance,
    Philip.
    Philip : Tu m'as dit que tu étais un lémure !
    Eden : Je n'ai rien dit de tel. Tu l'as dit tout seul. Tu as fait le choix d'avoir les yeux fermés. Putain. La terre entière sait que je suis un vampire;
    Fais pas semblant.
    Philip : T'es un enfoiré.
    Eden : Philip ! Ramène-la.
    Philip : j'avais besoin de toi et toi, tu as fait quoi ? Tu m'as laissé tombé pour un type, un vampire, avec qui tu t'amuses encore si j'en crois le web et tu es cruel.
    Eden : Si tu veux, je te rejoins, maintenant.
    Philip : Pardon ?
    Eden : Je viens. On parle.
    Philip : Tout ça pour la récupérer pour le lui rendre. Elle m'a dit ce qu'il avait fait.
    Eden : tu n'as qu'une partie de l'histoire.
    Philip : Va te faire foutre.
    Eden : Je viens pour toi. Philip. Mieux. Elle part avec lui.
    Philip : Il va la  tuer.
    Eden : il ne la tuera pas. Je viens, on parle tous les deux et on les laisse tous les deux.
    Philip : Tu mens.
    Eden : Philip, si tu veux parler. On va parler.
    Philip : Je sais pas.
    Philip : T'es un vampire ?
    Eden : Oui.
    Philip : Tu tues des gens ?
    Eden : Oui.
    Philip : ... je ne veux plus te voir.
    Eden : Philip.
    Eden : Et je vais venir. Tu le sais, n'est-ce pas ?
    Eden : tu sais que je ne te laisserais pas en train de te faire du mal.
    Eden : je sais ce que tu fais. Je vais venir.
    Philip : TU SAIS RIEN. Tu me trouveras jamais et elle non plus !
    Eden : T'es dans la cabane de la forêt et tu l'as enfermé dans la chambre ?
    Philip : ...
    Eden : Je t'aime, imbécile. Laisse-la là.
    Philip : Tu vas lui faire du mal.
    Eden : Je te promets que je n'y toucherais pas.
    Philip : Tu mens.
    Eden : Tu sais que je ne te mens jamais.
    Philip : Tu dissimules des vérités.
    Eden : Sans doute.
    Philip : Et ?
    Eden : Tu la laisses, on se retrouve et on parle.
    Philip : Je peux réfléchir ?
    Eden : Prends ton temps, je bois un verre et fume une clope.

    Urie ?

    Urie ?

    Eh. Barbie.

    Qu'est-ce-qui se passe ?

    T'es où ?

    Eh.

    Regarde-moi.

    Regarde-moi.

    Bordel.

    Urie.

    Arrête.

    Putain.

    Arrête de penser à eux.

    Arrête de penser à ton père.

    A ta mère.

    A ta vie.

    A ta mère.

    Ne penses qu'à moi.

    Tu n'as que ce droit.

    Penser à moi.



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    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 20 Masculin
    × Age post-mortem : 20
    × Avatar : Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re / Levi Ackerman SnK de Babushka Hi-Hi
    × Pouvoir : Jurer comme un charretier
    × Croisée avec : Ta mère
    × Logement : ici
    × Métier : Second du roi des vampires
    × Péripéties vécues : 1070
    × Øssements3501
    × Age IRL : 24 Féminin
    × Inscription : 30/04/2017
    × Présence : complète
    × Surnom : le scolopendre
    × DCs : Alexiel Etsuko

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    100/100  (100/100)
    20Masculin20Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re / Levi Ackerman SnK de Babushka Hi-HiJurer comme un charretierTa mèreiciSecond du roi des vampires1070350124Féminin30/04/2017complètele scolopendreAlexiel Etsuko
    avatar
    ●Prince of Vampires●
    Clopeur Nocturne

    http://www.peekaboo-rpg.com/t1802-urie-kanekihttp://carnetspectral.pab
    20Masculin20Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re / Levi Ackerman SnK de Babushka Hi-HiJurer comme un charretierTa mèreiciSecond du roi des vampires1070350124Féminin30/04/2017complètele scolopendreAlexiel Etsuko
    ●Prince of Vampires●Clopeur Nocturne
    Terminé
    #49 le 26.06.17 3:01

    La petite ritournelle chap.V

    - Le lancé de dés -


    J'attends mec:
    1 : 5min
    2 : 10min
    3 : 15min
    4 : 20min
    5 : 30min
    6 : NON.

    Et ça me saoule :
    Pile - Tellement
    Face - Non ça va en fait

    Et en attendant? :
    Pile - Je bois pas soft
    Face - Je bois soft (1 verre toutes les 5min)

    Écran :
    1 - Tamagochi
    2 - Pom
    3 - Actualité
    4 - Actualité corsée
    5 - Jeu
    6 - Nettoyage chambre

    Level alcool :
    1,4 - En montée
    2,5 - Au sommet
    3,6 - En descente

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    × Image : × Age de la mort : 0 Neutre/sans genre
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    × Pouvoir : omnipotente
    × Péripéties vécues : 1988
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    × Inscription : 15/03/2014

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    maitre de la mort
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    maitre de la mort
    Terminé
    #50 le 26.06.17 3:01
    Le membre 'Urie Kaneki' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    #1 '6 FACES' :


    --------------------------------

    #2 'PILE OU FACE' :
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