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    La petite ritournelle - Chap VI [/!\ PG-16/Violence/Sexualité]

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    × Appartement : Van Gogh
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    × Métier : Malfrat, enquêteur, protecteur. Propriétaire du Bchobiti.
    × Péripéties vécues : 713
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    × DCs : Pom Warren, Cinemont, Rose

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    27Masculin969Trafalgar Law - One PieceVampire : Groupe A+Un chieur.Van GoghVenez !Malfrat, enquêteur, protecteur. Propriétaire du Bchobiti.713153530Féminin10/04/2017complètePom Warren, Cinemont, Rose
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    DIEU ALPHA TOUGENKYOU
    La cour des miracles.
    ♠️ ROI DES VOLEURS RECHERCHÉ
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    27Masculin969Trafalgar Law - One PieceVampire : Groupe A+Un chieur.Van GoghVenez !Malfrat, enquêteur, protecteur. Propriétaire du Bchobiti.713153530Féminin10/04/2017complètePom Warren, Cinemont, Rose
    DIEU ALPHA TOUGENKYOULa cour des miracles.♠️ ROI DES VOLEURS RECHERCHÉ
    Terminé
    #1 le 15.06.17 5:01


    C'est quoi ce bordel ? C'est quoi qui uni les deux hommes ?
    Il ne s'agit pas de savoir si c'est de l'amour, de l'amitié, de la haine ou une rage dévorante de se prouver qu'on est plus fort que les autres. C'est autre chose. C'est comme-ci, la présence d'Urie avait réveillé les instincts destructeurs et brutaux d'Eden. Que réveillez-vous Eden chez Urie ? Pas la moindre idée. En réalité, Eden Indentshi était totalement choqué. Il ne comprenait pas ce que Barbie pouvait lui vouloir. Des informations sur ses meurtriers. Peut-être qu'il était juste en manque. Tellement en manque que n'importe quel corps pouvait lui faire de l'effet. Eden pouvait essayer de le comprendre, mais il n'avait clairement pas envie de finir en poupée gonflable. Et pourtant, une part de lui espérait vraiment qu'Urie ne parte pas : il ne se souvenait plus la dernière fois où il s'était autant amusé.

    TRES BIEN. TRES BIEN. Nous en sommes donc là. T’es vraiment un gros enculé qui manque cruellement d’éducation. Je ne sais PAS bien si tu es au courant mais TU AURAIS JUSTE PU dégager. Un minimum de pudeur, tu connais ? Peu importe. La tête de redressée, je sens toujours les larmes qui glissent le long de mes joues et s’engouffrent dans ma barbe de quelques jours. Ma langue, curieuse, vient même en chercher. Je commence à m’y habituer, c’est gênant, mais c’est davantage le fait de se sentir plus fragile et plus faible qui l’est. Les gens qui pleurent sont-ils toujours aussi vides après ? Ce ne doit pas être hyper agréable ni très productif. Peut-être un bon moyen pour dormir pour ceux qui sont insomniaques. Je ne sais pas. Je pense que je suis définitivement dans la merde avec toi à mes côtés. Et en plus, tu te sers sans demander du whisky. Qu’est-ce que je vais pouvoir faire de toi, Barbie ? A part te mettre sur le trottoir.

    Je me pose des questions. Sur toi. Sur ta vie d’avant, sur ta mort. Je ne devrais sans doute pas me les poser. Tant pis. C’est sans doute trop tard. Je vais juste tâcher de ne pas le faire maintenant. Ni plus tard, sans doute.

    Je sens encore le gout de ses lèvres sur les miennes, le gout de son sang, ses doigts à l’intérieur s’enfonçant dans ma gorge. Putain d’enfoiré de fils de pute. J’ai eu beau le mordre, il était clairement en train de me donner à bouffer sa merde. Je suis certain que sur le bonbon il y avait un émoticon triste et que c’est pour ça qu’il me l’a directement fait avaler, histoire que je ne puisse pas le voir.

    J’essuie mes larmes – ce qui ne sert à rien vu qu’elles coulent toujours avec la manche de mon pull et mes pommettes en rougissent. Je suis mort à l’âge de vingt-sept ans et mon sang métis fait de moi une personne assez jeune physiquement. C’est mon air mauvais, ma taille, mes choix de vêtements et le peu d’entretien que je me porte qui me rajoute dix, parfois même plus en âge.  J’aime quand les gens me donnent un âge de mort autour de trente-cinq et quarante ans. Généralement, ce sont les enfants qui me donnent cet âge-là. J’adore !

    Je crois que je viens de renifler, mais les larmes coulent moins fortement et – à part que je me sens dans le néant ou au moins une épaisse brume – je me sens mieux.

    Ma tête repose sur les doigts de ma main. Tu mattes bien ? C’est agréable ? Profite bien mec, mais ça ce n’est pas une victoire. C’est juste un défi à la con. Et puisque tu veux qu’on aille sur ce terrain-là, avec tes petits bonbons, on va devoir corser un peu le jeu. Suis-je vexé ? NON. JE NE LE SUIS PAS. Fermez vos gueules ou je vous enferme avec mon ancien chef, il manque de sang en ce moment. Mon visage s’étire d’un large sourire et brusquement- cela t’apprendra à me les mettre sous le nez petite allumeuse – je lui prends le paquet des mains. On va donc faire ça comme ça : c’est celui qui ne prend pas qui donne. Donc, tu vas ouvrir la bouche, gentiment et recevoir ce que je vais mettre dedans.  CLAIREMENT. Mais pas tout de suite. Ce serait bien trop rapide. Et surtout, je veux corser le jeu.

    Le corser et le faire ailleurs. Surtout ailleurs. Si je dois finir à nouveau avec une quelconque partie de ton corps en contact avec le mien, je ne veux pas que la presse en fasse les choux gras.

    « Je veux bien jouer à tes petits jeux. »


    Et décaler mes rendez-vous à plus tard. C’est chiant, mais franchement : je ne pense pas avoir très envie de pleurer en voiture, ici ou devant des clients. Autant rentrer dans ma tanière et comme tu as décidé de me suivre comme-ci tu étais une enflure de vergeture blanche sur la hanche. Car ça, j’ai. Un sillon, presque de la même teinte que ma peau, que je sens pourtant au toucher. Ce doit être ça que de prendre et perdre aussi rapidement des kilos. Non, car là, je suis légèrement au-dessus de ce que je devrais être : mais dans exactement quinze jours – un peu moins d’ailleurs – et sans que je le sache encore – j’aurais perdu une dizaine de kilos. Forcément, même si je suis mort, avec le temps, ça finit par laisser des traces. Pas que je m’en préoccupe vraiment – sinon je prendrais une potion pour la faire disparaître. Spécialement, elle m’amuse. Il faut dire que je peux m’amuser intérieurement de n’importe quoi.

    « Je veux Lisa. »


    Un sourire carnassier.

    « Kachi-kachi, »
    tic, tac. Si tu me fais supplier, je t’offre ce que tu veux et je laisse décider du sort de cette femme. Si tu n’y parviens et que c’est moi qui te fais supplier, tu me laisses décider du sort que je veux réserver à Lisa. Inconsciemment, mes doigts viennent frotter mes yeux pour retirer des larmes qui coulent encore et que j’essaye sérieusement de retirer.

    « Deux chacun. Vingt heures encore ensemble. Celui qui se barre, perds. Celui qui refuse de manger son bonbon, perds. Celui qui supplie, perds. Interdit d’user de potions ou de pommes d’endormissement. Interdit de tricher. »


    Le gros problème pour toi, c’est que de base : on n’a jamais dit que tu devais supplier pour que je gagne. Donc, techniquement en cas de match nul, je gagne. Et je sais parfaitement que ce serait nul que ça arrive comme ça, mais si ça me permet de faire jouer la montre, je veux bien être un gros salopard. En vrai ! Même sans jouer la montre, j’adore en être un. Tu avais qu’à mieux écouter les règles avant de les signer. Toi, tu aurais rencontré le diable, tu aurais perdu directement ton âme. Je me demande si ce n’est pas d’ailleurs ce qui est arrivé.

    Si tu acceptes, je sais parfaitement où on va aller. Au Bchobiti dans un salon privé, enfermé l’un et l’autre dans la même pièce. On va voir combien de toi, ta grande gueule va tenir. Surtout, cela va m’éviter tous les regards indiscrets des uns et des autres. Car je pense que pour faire mouiller les pervers, c’est bon, j’ai assez donné. Mon sperme, mes larmes, ma dignité. On va peut-être s’arrêter là pour aujourd’hui. Juré une prochaine fois, on va le faire en public. Si Franchement, tu y tiens : je vais me faire un plaisir de me servir des cages de cet endroit pour te dresser.

    C’est un peu ce que je compte faire cela dit au Bchobiti si tu me suis. Pour parler crument, je compte bien te rappeler à quel point tu es un connard de PONEY là où je suis un … étalon ? Un putain de bourricot, oui. Têtu comme je suis. Je suis sans doute un pur-sang, mais seulement dans la race des ânes. Et je te dirais bien de la niquer la tienne, mais Pom dit que c’est raciste et que les races n’existent pas – que du coup, on ne devrait pas dire raciste mais discriminatoire. Pour moi, ses jeux de mots ne  m’encombrent pas l’esprit. Je ne suis raciste que si je pense qu’un groupe issu d’un territoire est supérieur à un autre HORS ce n’est pas le cas. Je pense que TOUT le monde est un connard. Qu’il ne suffit pas de savoir écrire et tourner de belles phrases comme dans les pays occidentaux pour être un génie et qu’il ne suffit pas d’être pauvre et en situation de merde pour être un gentil. Non. Tu peux être riche et dans une maison avec toit en or et tu peux être sympa – même si l’espèce humaine est rarement sympa – et tu peux être illettré et incapable de savoir parler un autre dialecte que celui de ton village et être un putain de génie.

    C’est un peu comme les orques. Le rapport ? Il y a pas longtemps – j’aime les documentaires – je regardais un reportage sur eux. Et figure-toi que l’une d’entre elle se saisissait d’un phoque pour le déchiqueter en part égal et le distribuer à une mère et son petit. Et le documentaire disait « l’orque généreux et altruiste, blablabla, de nature gentille et sociable distribue la nourriture. » CERTES. JE VEUX BIEN. L’orque est sympa avec son pote et le petit de son pote. MAIS  avec le phoque, c’est un PUTAIN d’enculé de première.

    Et tu as bien saisi, j’espère que je ne suis pas en train de digresser. Je fais une métaphore, mec. T’es une putain d’orque. Tu veux être sympa, c’est clair, c’est visible. Mais ce qui te donne la queue bien dure et l’envie de continuer, c’est de pouvoir défoncer des phoques. Franchement, j’aimerai dire que je peux te sauver du gout du sang que j’ai : mais je me demande si ce n’était pas déjà avant en toi. Bien avant. Et si t’as passé ton temps à courber l’échine devant des chefs et des patrons, j’imagine que tu dois avoir un reflux sanguin de frustration si élevé que si ça m’explose à la figure, j’aurais intérêt d’avaler rapidement pour pas étouffer directement. On est bien d’accord que c’est encore qu’une métaphore. Je ne compte pas mettre quoique ce soit dans ma bouche qui ne soit pas sucrée !

    A l’exception de l’opium pour calmer la douleur quand j’ai mal. Hors tu n’es ni une pipe d’opium, ni une sucrerie. D’ailleurs, je commence à manquer cruellement de sucre. Et tes bonbons me font graves de l’œil, donc décide-toi rapidement.

    Clairement, j’ai envie de te voir te muer, te mouvoir, te bouger, te sentir remuer. Et si je dois me mettre en prix pour ce défi, allons-y. De toute façon, j’ai pas mal de femmes à l’agence, elles devraient te tenter d’avantage et je craindrais un peu moins pour ma personne. Mais toutefois, même si je devais finir par en payer le prix : je ne compte pas perdre, donc le problème est réglé. OK. Je promets. Je promets sur la tête du gamin que je recherche – et j’y tiens   - que je vais jouer sans tricher et que s’il gagne, j’accepterai quoiqu’il veuille. J’espère simplement qu’il ne me demandera pas de me promener en tutu-rose en plein Tokyo en chantant libéré délivré et en mangeant des trucs salés. LE PIRE, ce serait vraiment de devoir bouffer du sel. Sa peau à lui l’est déjà bien trop pour moi.

    J’ai envie … qu’on y aille.  Toutefois, auparavant, je veux vraiment éclaircir un point. UN POINT méga important quand même. « Rassure-moi, tu as des préservatifs ? Tu ne sais pas le nombre de maladies que les morts se promènent. »

    Effectivement, c’est de la grosse connerie. Je range le paquet de bonbons dans ma poche et je me redresse brutalement. J’en ai marre de cette inactivité ! Il faut qu’on bouge, maintenant. Cette pièce me fatigue. J’ai besoin de support visuel. C’est le principe d’une mémoire photographique. Je tire de ma poche un paquet de cigarettes – et – ne t’y habitues pas, je t’en tends une. T’as bien de la chance que j’ai des industrielles en plus de mon tabac à rouler. PUTAIN. Je remarque en même temps que je prends le paquet que mon pantalon est taché. Super ! C’est très classieux ! On rentre, sans faire d’arrêt et je pense que je vais me changer. Hein !

    J’ai envie de voir tes larmes. Cette pensée me traverse brutalement, alors que je nettoie encore cette eau – moins importante sur ma joue. « La merde, je vais mourir desséché ! » j’ai envie de te voir te plier sous moi. C’est un sacré défi ! Un truc que je ne peux pas comprendre. Que je ne peux pas saisir. J’ai rarement eu envie de soumettre quelqu’un autant que toi. J’ai presque envie de te voir en soubrette, un collier au cou, la bouche pleine en train de me supplier de t’en donner plus. T’inquiète bébé, ça ne va pas tarder.

    On y va ? T’es prêt ? Ou t’as quelques choses à rajouter à tout ça ?





    Il si je finis par en vouloir davantage Barbie, on fait quoi ? Si le jeu de toucher ne me suffit pas et que je veux passer à l'acte ? Et si après ça, j'en veux encore ? Si je finis par vouloir te marquer et te posséder entièrement. A vouloir que chacun sente mon odeur sur toi et que tu perdes pieds dès que j'irais me taper un autre que toi ? Si j'ai envie que tu perdes autant par la force, que par le sexe que la reste ? Si j'ai envie de jouer le jeu intégralement, es-tu prêt à perdre chaque parcelle de pudeur pour le gouffre qu'est ma mentalité ? 

    Je ne veux pas coucher avoir toi. Je ne veux pas faire l'amour ou te baiser. Je veux te consumer, te brûler, te dévorer. Je veux te voir en sang,
    en larme et te voir trembler. Je veux t'entendre hurler. Je sais que tu sais le faire ! Je sais que tes murmures ettoufés, tes gémissements retenus ne sont rien face à que tu donneras quand tu perdras pieds.

    Peut-être.

    Je dis bien peut-être.

    Peut-être que malgré cette force qui me fait dire que je veux te brûler et te déchiqueter tes ailes d'ange, il y a aussi une force qui me fait penser que je veux te protéger. T'est tellement paumé, Barbie, t'es tellement sincèrement maladroit, mal à l'aise face aux larmes, plein de fragilité.
    Je veux te blesser, te torturer et te consoler. Je veux sentir tes larmes contre mon corps et ton rire contre ma nuque.

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    × Image : × Age de la mort : 20 Masculin
    × Age post-mortem : 20
    × Avatar : Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re / Levi Ackerman SnK de Babushka Hi-Hi
    × Pouvoir : Jurer comme un charretier
    × Croisée avec : Ta mère
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    × Métier : Second du roi des vampires
    × Péripéties vécues : 1070
    × Øssements3501
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    × Inscription : 30/04/2017
    × Présence : complète
    × Surnom : le scolopendre
    × DCs : Alexiel Etsuko

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    Clopeur Nocturne

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    20Masculin20Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re / Levi Ackerman SnK de Babushka Hi-HiJurer comme un charretierTa mèreiciSecond du roi des vampires1070350124Féminin30/04/2017complètele scolopendreAlexiel Etsuko
    ●Prince of Vampires●Clopeur Nocturne
    Terminé
    #2 le 15.06.17 7:16




    La petite
    Ritournelle

    Lancé de dés!



    Urie est :
    1 : A fond dans le game
    2 : Juste envie de reprendre l'enquête rapidement
    3 : Se sent un peu con car le mood est retombé ('vec l'autre chialeur là)
    4 : Night of fire
    5 : Neutre (Urie quoi)
    6 : Amusé

    Wallonie *2 :
    1 : --
    2 : -
    3 : -/+
    4 : +
    5 : ++
    6 : Oh my gosh, look at his...

    Tête brûlée :
    Pile : Une
    Face : Deux

    Dragée :
    1 : Fraise
    2 : Banane
    3 : Poire
    4 : Épinard

    Effet :
    1 : Taille ++
    2 : Truly talkative
    3 : Genderband
    4 : Taille -- 

    Taille :
    1 : 5cm
    2 : 10cm
    3 : 15cm
    4 : 20cm


    MADE BY URIE KANEKI
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    0Neutre/sans genre0ART ©Piscimancy GRAPH : Miles Skokoomnipotente198820600Autre15/03/2014
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    maitre de la mort
    0Neutre/sans genre0ART ©Piscimancy GRAPH : Miles Skokoomnipotente198820600Autre15/03/2014
    maitre de la mort
    Terminé
    #3 le 15.06.17 7:16
    Le membre 'Urie Kaneki' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    #1 '6 FACES' :


    --------------------------------

    #2 'PILE OU FACE' :


    --------------------------------

    #3 '4 FACES' :
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    #4 le 15.06.17 10:40

    La petite ritournelle chap.V

    - Si ça continue j’vais dégobiller -


    Ok, question existentielle. A quel moment, alors qu’on avait une journée qui allait être foutrement remplie, on décide de s’enfermer pour prendre des drogues récréatives? HA OUI. Dans ma mort, pendant l’enquête sur ces batards qui m’ont fait ça. A quel moment j’ai raté l’objectif? Quand ce débile a joué sur la corde sensible et m’a regardé avec cet air carnassier. Y’a pas, son sourire me fait fondre. Connard va.

    Mec arrête, tu vas presque faire apparaître une vraie émotion sur ma tronche. T’es pas prêt pour ça.

    Quand je me suis laissé dépasser par cette putain d’envie de lui foutre sa misère et surtout… depuis qu’une trique malsaine me prend simplement à l’idée de le soumettre. Je crois qu’on va devoir jouer ça à chi fou mi… Et crois-moi, vu la taille de l’engin je n’ai clairement pas envie d’être en-dessous. 

    J’avais dit ça pour rire à la base, changer l’atmosphère, le voir ravaler sa morve et surtout reprendre le cours du bordel qu’était cette journée. Mais non, fallait toujours qu’il en fasse des caisses à s’agiter dans tous les sens comme un sale vieux con en mal d’attention. T’as des groupies pour jouer à ça merde. Je regarde le sachet de bonbecs disparaître dans sa poche, mec sérieux, j’ai un jean à toi, ma poche c’est ta poche maintenant. Tu fais chier. J’enfonce mes mains dans mes -tes/nos/les- poches, un peu saoulé de m’être fait taxer le paquet sans aucune réaction. J’dois vraiment avoir des réflexes au ralentis pendant et après le truc car sinon j’ai aucune putain d’explication à ce qu’il se passe. Je sais, dans le bonbec y’avait quelque chose qui maximise les réflexes. Ça doit être ça, sinon j’vois carrément pas. Sinon c’est juste pas possible.

    Je repose mon verre et l’écoute énoncer sa condition… Non pas sans un crissement de dents de ma part.

    " Si t’as besoin de son vagin pour te finir je peux te le filer. Mais juste le vagin. Et ses bras si t’as besoin d’un câlin pour chialer. "

    Placide, ma remarque est pourtant acide. Arrête de jouer avec ça sombre enculé. Je détourne les yeux et calme la pression que j’exerce sur mon verre. Si je lui montre ma haine il va en profiter pou s’essuyer les pieds dessus ce gros dégueulasse.

    Ses dernières conditions arrivent. Y’a un truc sur lequel je me fais enculer d’une manière ou d’une autre, je le sais. Je roule les yeux vers lui. Putain. De. Merde. Consumé par cette envie de lui faire à l’envers à la loyale me démange. Vu la façon dont s’est déroulée ma mort, la façon dont elle se déroule maintenant… Mon facteur chance doit être foutrement élevé non? Tu sais Eden, le truc qu’est bien quand on joue avec une chance infime c’est que c’est d’autant plus bandant. Je suis de ceux qui jouent à la roulette russe, l'armée m’a fait parier ma peau et jusqu’alors je faisais un magnifique doigt d’honneur à la mort. Alors des bonbons, tu penses. Un jeu d’enfant. 

    Tu ne peux pas être pire que ce qu’ils m’ont fait. Je sais que si. Qu’y puis-je si chaque cellule de mon corps est parcourue par un putain de frisson, de ceux qui me font sentir en vie? Je ne suis qu’une tête brûlée. 

    J’hoche la tête, me ressers un verre que j’avale cul-sec. 20h ça va être long. J’ai intérêt à me préparer à supporter ce mec… Et toutes les crises qui iront avec. Je n’arrive juste pas à savoir ce que je préfère. Échanger mon foutre ou bien mon sang avec lui?.. En vrai je n’ai pas d’élément de comparaison. Il a chialé tout du long ça m’a carrément blasé. J’en ai foutrement marre des gens qui me plombent l’ambiance après que je sois venu, ça fait deux fois. Merde. Ils se sont passé le mot ou quoi?!

    Je repose le verre et le voit enfin s’agiter. Bah putain, il était temps. Il se redresse et me pose une question. Je lui offre un magnifique majeur avec bonus langue tirée. Je sais pas, va comprendre, ta connerie fait ressortir mes airs d’adolescent teigneux pour le coup. Ma langue percée n’arrange rien. En vrai, Ael ne m’aurait rien dit, j’aurais marché dans son jeu. Et me serais vautré.

    " J’crois que t’as compris qu’au pire je n'suis qu’un taxeur… "

    Pour preuve, tu me tends une clope, je l’attrape sans faire de manières et l’allume aussitôt avec mon zippo. Tu sais quoi, quitte à t’emmerder viens là. Je l’attrape par la nuque, retire la clope de ma bouche et lèche une des larmes qui termine sa course sur le bas de sa joue.

    " Tu m’rassures, c'est salé. Et n'oublies pas, tu me dois un nom. Tu t'souviens, tu me l'as promis avant que tu te mettes à chialer comme une gamine. "

    Je remets ma clope au bec et prend la direction de la sortie de cette arène, première phase de notre débauche corporelle. C’était juste crade, dans tous les sens du terme. Je tire une taffe, vérifie qu’il me suit bien et nous nous engouffrons vers la sortie pour revenir à la voiture. 

    Le trajet n’est pas long, je jette un oeil de temps à autre vers lui mais reste silencieux. Au moment de flottement que je n’ai pas pu avoir après avoir giclé, je tire une latte pour toi. Je ferme les yeux, non je ne m’endors pas, je profite juste de ce calme entrecoupé de musique crachée par l’auto-radio. Je sais qu’après ça va être infernal… 

    Tu sais, quelque part si j’ai sauté les pieds joints dans ce délire je crois que c’est parce que j’ai besoin de déconnecter. Inconsciemment mon cerveau me dit de faire une putain de grosse pause, de m’occuper l’esprit avec le truc le plus batard du monde, ou un batard tout court, je sais pas encore. De faire les pires débilités possibles et d’envoyer se faire foutre ma mort. Je suis comme un adolescent en pleine crise, sauf que j’ai pas la tronche recouverte d’acné. Qu’à côté de moi j’ai un type aussi violent que moi et qu’on a à peu près les mêmes idées aléatoires… Inquiétant. Il penserait à ça lui aussi? Je le fixe en coin.

    C’est presque romantique dit comme ça, j’ai un rictus rien que d’y penser. Bah, les restes de ma dragée.

    Le temps que je fume ma clope et nous voilà déjà arrivés. Que le temps passe vite à tes côtés, si tu savais. En vrai, intérieurement j’ai un sourire jusqu’aux oreilles, heureusement que la dragée ne fait plus son effet sinon je serais en train de rire bêtement comme un étalon. OUAIS MONSIEUR. Moi aussi. Alors va te faire foutre. Quoi comment ça, concours de bite? Qu’est-ce que j’y peux moi.

    Je te l’ai dit, je te colle aux basques aujourd’hui. Toi t’es pire tu veux carrément nous enfermer ensemble.

    Les portières claque, en vrai j’ai toujours l’impression d’être dans un vieux film de mafioso avec les endroits où il me traîne. Nous marchons dans un tunnel avant d’afin atteindre un escalier, un couloir, une succession de portes et finalement cette pièce. Ok ça me va. Une pièce simple, isolée de tout. Ça m’arrange vu ce qu’il va se passer. Qu’est-ce qu’il va se passer d’ailleurs? Je n’ai foutrement pas la moindre idée de ce que les autres dragées nous réservent. Je sais juste qu’il y en a quatre. 

    Je jette négligemment ma veste que j'ai repris dans la voiture sur le dossier d’un des fauteuils face à la table. 

    Ok, normalement dans le film là va y’avoir une scène de longue discussion ou un truc du genre, ou de torture, je sais pas encore. Laisse-moi deviner je vais devoir me couper le petit doigt ou un truc du même acabit? Ça semble cosy comme coin, les lumières ne me niquent pas les yeux, bien. On reprend alors?

    " Et donc on va tenir 20h là-dedans toi et moi?.. Hé bah putain, j'espère que t'as au moins des bières. Et de quoi essuyer les larmes ma belle. Ça va être long."

    Il va falloir tuer le temps, sinon je crois qu'on va s'entretuer.

    Je lui tends la main, le fixant d’un air redevenu stoïque, peut-être un peu trop. Mais en même temps j’ai fait ma gymnastique du visage tout à l’heure pendant vingt minutes à me poiler, là je peux plus physiquement parlant.

    " T’as l’air d’avoir une mauvaise main depuis que je te l'ai explosé, non? Je prends la prochaine… File. "

    Je m’assois ou plutôt m’affale dans l’un des fauteuils en m’étirant longuement. Mes muscles me font encore mal de la veille…  Je sors mon zippo de ma poche et le pose sur la table avant de fouiller mes autres poches à la recherche d’une survivante.

    Je prends le temps de me préparer avant de prendre la prochaine, je lui laisse le temps de s’installer aussi. Je remonte -encore- ces manches trop longues qui me tombent sur les bras. Je le hais parfois. Non tout le temps en fait.

    Vu son air vicieux je vois où il veut en venir. Très bien, très bien. Je te l’accorde, ça m’éclate plutôt pas mal de te donner cette impression que tu gères. Je me rappelle de tes mains tremblantes d’envie de me plaquer contre un mur. Je suis pareil, et en même temps je suis tellement joueur…

    Bon allez là, je suis prêt moi. Je relève les yeux vers lui, il a sortit le paquet de dragées… Faites que ma chance ne tourne pas.

    Je l’observe m’approcher.

    Je te rendrais la monnaie de ta pièce plus tard. J’avale la dragée et grimace, ce goût de fraise est chimique, je porte ma main à mes lèvres et galère à ne pas recracher. Ces trucs sont sucrés juste ce qu’il faut pour que ça me file un frisson. Mais j’avale avec difficulté et une once de dégoût sur le visage. C’est ça ou perdre.

    Allez, deuxième tour. Qu’est-ce qu’il va me tomber sur la gueule hein?

    Je ne sais pas, je patiente en le regardant et me dit qu’il est temps de discuter maintenant qu’on est au calme, qu’on s’est branlé et qu’on a bu, à peine.

    " Explique-moi juste. A quoi ça te servirait de récupérer Lisa? "

    Je n’en ai pas conscience ou à peine. Que cette putain de dragée va me rendre beaucoup plus bavard qu’à mon habitude.

    " Tu me refiles une clope?.. Et pour cette pétasse, je veux simplement lui briser les os des mains et des pieds un à un avec un 10 secondes d'écart pour chacun. Bien sûr, je ferai le décompte à haute voix. Comme ça à peine remise de la douleur qu'elle sera focalisée sur celle à venir. Une fois que ce sera fait j’entamerai les avants-bras. Je lui briserai le cubitus et le radius en faisant levier avec mon pied. Avant d’attaquer l’humérus, même si j’ai pas encore bien réfléchi mais je lui écorcherai probablement la peau avec un des crans d’arrêts. D’ailleurs il faut que je te dise, quand ça s’est enfoncé dans ta main c’était comme dans du beurre, c'était... Ils sont vraiment parfaits. "

    Je plisse les yeux, un truc cloche. C'est comme si quelqu'un avait parlé à ma place. D'une façon posée, calme. Qui trahit mon impassibilité et ma résolution quant à ce que je vais lui faire. J'y ai pensé. Longuement. Chacun aura le même traitement, pas de jaloux. Sauf celui qui m'a mordu. Lui je n'ai pas encore réfléchi. Mais là n'est pas la question.

    C’était quoi ce putain de long monologue infame qui vient de me sortir de la bouche? D’habitude ces pensées reste enfermées dans mon crâne. C’est pas pour rien que j’ai une double personnalité à l’oral et mentale. (Sinon à quoi ça sert que je me casse le cul à tout écrire comme ça.)

    " Merde. "

    Je soupire pour moi-même. Je crois savoir ce qu’il se passe. Je parle. Je parle beaucoup trop. Et comparé à mon habitude j’ai l’impression d’avoir le crâne ouvert et qu’on exploite la surface à la recherche de la moindre de mes pensées. Je fais passer l'excuse des clopes pour ce juron à moitié surpris.

    " J'ai vraiment plus de clopes... "

    Très bien, je peux parler. C’est pas grave en vrai, moi j’ai pas chialé comme un môme. J’évite de croiser son regard, faisant faussement des recherches dans mes poches pour les clopes. Ne pige rien. Allez.

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    #5 le 16.06.17 5:51
    -------------------------------------------------> Il faut imaginer Eden.

    Ici se trouve un message que j'ai supprimé sans faire exprès. Bref. Du coup, c'est le brouillon qui se trouve là mais c'est mieux que rien.

    texte perdu:

    Sa réponse à ma demande n’était clairement pas apte à me mettre de bonne humeur. Est-ce qu’il se rendait compte à quel point il pouvait être odieux. Je suis de l’adage œil pour œil et dent pour dent, toutefois arrête de te comporter comme-ci je te trahissais à chaque fois que j’évoquais le prénom de Lisa. Etant un homme sage et enclin à éviter les bagarres (…) je m’abstiens de tout commentaire. Je comprends parfaitement qu’être démembré n’avait rien de reluisant et surtout plusieurs jours de suite, mais qu’avaient-ils bien pu faire pour te mettre dans cet état ? Je présume que si je posais la question, il ne me donnerait pas la réponse ou me mentirait effrontément. Il y a trop de haine chez lui dès qu’on aborde ce sujet. La mort, il l’a pas encore digérée.

    N’essaye pas de me vendre de la poudre de perlimpinpin, je vois clair dans ton cœur alors que tu te sers un nouveau verre de whisky. Si je n’étais pas là, tu devrais quasiment deux cents ossements au gérant, gros malin. Franchement, je sais que tu veux m’enculer – et c’est très gênant – pas besoin de me montrer ton doigt pour me le dire. Avec sincérité, je te le dis, t’es un grand gamin ! Tu ne peux pas t’empêcher de me provoquer. C’est plus fort que toi, avoue ?

    D’ailleurs, j’ai une question bête : ton doigt est plus fin que celui d’un squelette et pourtant tu te promènes avec une arme lourde entre tes jambes ? Ce ne devrait pas être proportionnel ? C’est clairement cette arme qui a tranché la question de « s’il devait y avoir une suite plus profonde entre nous qui ferrait quoi. » Je suis désolé, mais j’ai beau être grand et fort, jamais ça ne rentrera en moi. Jamais. J’étais déjà très peu tenté par ce sens-là, mais si c’est pour me fendre en deux, c’est mort pour toi ! Tu pourras essayer tous les arguments et les jeux que tu voudras pour me faire changer d’avis : je refuse que ta queue s’approche de mon cul, ok ?

    Putain de sale enflure ! Je suis sympa, hyper sympathique-même, je t’offre une cigarette par pure bonté d’âme et gentillesse et tu me remercies comment ? En venant me lécher la joue pour gouter mes larmes – le coup que je t’ai donné tout à l’heure ne devait pas être assez fort. Je suis blasé et ne réagis pas. Il veut visiblement marquer au monde entier que nous sommes liés toi et moi, très bien ! Tu en assumeras les conséquences. Déjà, je te promets de trouver toutes les fanfictions où tu es une petite chose fragile et où je te soumets et de te faire jouer chacun des rôles pour lesquels, elles te désignent en parfait petit soumis.

    Je grogne et je lui demande son téléphone portable alors que nous marchons vers la voiture. Je tape un nom, un prénom et un numéro de téléphone. Tu m’excuseras en si peu de temps, je n’ai pas eu le temps de faire mieux. Voilà ! Tu as ton identité et tu as même encore plus. Tu peux redevenir un prédateur et aller chasser. Franchement, si tu veux y aller maintenant, ne te gêne pas pour moi : appelle ce type, cours et vole directement jusqu’à lui. Oublie-moi au passage, mais pas avant d’avoir reçu le gage lié à ta punition.

    Retour au garage, ce n’est plus le même employé que je salue d’un signe poli avant de me diriger vers les différents couloirs et d’ouvrir une des arrière-salles. A chaque fois que je passe à côté d’un mur secret, un œil rouge et noir s’allume : tu vas finir par connaître les lieux par cœur. Je n’y fais pas vraiment attention, mais tu ferais mieux de ne pas t’éloigner trop de moi. Être un intru peut s’avérer dangereux dans ce genre d’établissement.

    Cette salle à l’ambiance des films rétros sur les mafieux est souvent prises par des clans de la ville pour organiser des petites fêtes, des réunions ou se détendre. Je sais toutefois que ce n’est pas le cas aujourd’hui. Au pire – si je me trompe – mes employées seront tout à fait trouver une solution en proposant une autre pièce.
    Un lieu discret pour nous épargner des nouveaux regards de manants. Même si j’ai bien compris que tu adorais ça qu’on nous reluque.

    Il me tend la main et réclame une des bonbons. T’es bien pressé soudainement. Tu n’es pas devenu drogué aux sucres rassure-moi, c’est très mauvais pour la santé ! En parlant de ça. J’envoie un SMS à Orange.

    « Et ? » Mon sourcil se relève brutalement, alors que je me rends derrière le bar pour voir s’il comporte quelques bouteilles – pour moi-même et de quoi préparer un repas. C’est que la matinée avance petit à petit et que le soleil ne tardera pas à être à son apogée. Je ne compte pas crever la dalle sous le prétexte que toi tu es anorexique. Comme toujours mon camarade est à la recherche de cigarette. Pendant qu’il fouille un peu partout dans chaque poche de mes vêtements, je vois la porte s’ouvrir – sans avoir frappé – mais je ne m’en offusque pas.

    Orange me dépose un sac, échange quelques banalités, fixe de manière un peu insistante Urie et repart. Immédiatement, je retire le haut que je porte pour enfiler un tee-shirt blanc des plus banals et un jean noir. C’est pratique quand on ne porte que deux vêtements. C’est chiant, car bientôt j’aurai la contrainte de mettre une ceinture. Je me sens plus apaisé maintenant que les larmes se sont arrêtées et que mes fringues ne sont plus tâchées de nos semences mélangées.

    Puis franchement cela doit te faire du bien d’avoir un peu de calme à toi aussi - moi en tout ça, ça me permet d’éloigner au loin les derniers souvenirs de mes larmes et de reprendre une allure « genre, il ne s’est rien passé. » J’en garde tout de même des questions. Dis-moi, Urie, étais-tu triste pour moi ? Je pense que ma question est conne, mais pourquoi t’es resté à mes côtés en évitant au maximum les commentaires ?

    Mec, je crois que tu commences à m’apprécier. Fais gaffe, tu vas finir par te sentir mal. C’est que quand tu te rendras compte de cette journée, ça va être compliqué pour toi – et peut-être pour moi également.

    Je m’approche de lui, dépose le paquet de bonbons dont il en manque un sur la table. De toute façon, on sait tous les deux que tu vas me demander ensuite. Autant le laisser là. Une de mes mains s’appuient sur l’accoudoir, me rapprochant de plus en plus près. Je joue un jeu dangereux, j’en ai bien conscience seulement, franchement, si je dois me brûler autant que ce soit avec un type qui n’est pas toujours en train de sourire de manière totalement pathétique.

    Ma main, doigts ouverts, se pose sur sa poitrine, avant de glisser légèrement sur ses hanches. Les bouts de mes doigts dessinent sa ceinture, glissent entre le tissu du pantalon, à peine avant de le remonter mes doigts pour me saisir du bonbon. Sans y avoir rien fait, je positionne la petite sphère sucrée en face de lui, l’approchant de ses lèvres. Mon autre main l’empêcher de bouger et d’aller trop loin. Tire la langue, ma belle, puisque tu aimes tant me la montrer.

    Lorsque cette carmine pétasse surgit pour rouler le bonbon sous elle, une lueur mauvaise passe dans mon regard. Mes doigts tiennent plus fermement l’objet de leurs désirs puis fermement j’introduis mon pouce et mon index qui viennent toucher piercing, l’attraper, et le tordre. Ça c’est pour les larmes mon beau. Puis je sens que tu es frustré de ne pas avoir pu me pomper bien comme il faut. Moi, je suis frustré de ne pas t’avoir mis à quatre pattes. Chacun ses problèmes !

    Je ricane, retournant derrière le bar dans l’idée de faire cuire des nouilles. J’ai vraiment la dalle. Je ne mens pas là ! On a mangé quoi hier soir, déjà ? Je ne crois même pas qu’on ait mangé. Ce type vivait clairement sans avoir besoin d’autres choses que la rage. Ce n’était pas mon cas. J’ai soif – ce n’est pas le peu que j’ai bu hier qui va m’aider – et j’ai faim. Vu que je ne peux assouvir que l’un des deux, je compte bien le faire rapidement.

    Je sors une bouteille de whisky, ça c’est pour moi. Si tu veux une bière, tu bouges ton GROS cul de gros lard et tu vas fouiller dans le mini bar.

    Occupé à commencer mes préparations, je me surprends à me stopper en l’entendant me parler de Lisa. ENCORE ! Mais c’est une obsession. Calme-toi avec elle, là. Je vais pour répondre quand ce connard me coupe la parole pour parler. Quand il ne me coupait pas mes questions par des baisers, il le faisait pas des pavés. C’était un truc de dingue.

    Clope. Enregistrée. Je l’écoute et au fur et à mesure, j’entends surtout qu’il y a un point qui n’est pas logique ni normal. Aucune réaction au bonbon et un discours soudainement long et clair. Un doute commence à s’installer en moi. Dis-moi, tu n’es pas soumis à un sortilège de vérité ?

    C’est … TROP BIEN.

    Me voilà face à toi, je tire la table au plus proche pour m’y asseoir alors que je me prépare à l’immobiliser au besoin. Si je dois t’attacher et te mettre une lumière sur la gueule, je le ferais. Je n’ai aucune idée du temps que doit durer cette sucrerie, il faut faire vite.

    Mes doigts attrapent les mains fébriles de l’homme qui recherchent encore et toujours un paquet de clopes. « Je vais t’en donner, ne t’en fais. Regarde-moi Urie et dis-moi … », j’ai cherché le paquet d’industriel dans ma poche et je lui balance entre les mains.  

    Le sourire amusé et taquin qui se dessine sur mon visage est sans doute bien plus évident que n’importe que autres mots que je pourrais prononcer.

    Attention,

    Séries de questions.

    « Dis-moi, quelle est la dernière chanson que tu as écoutée ? » Allez, là, c’est surtout pour voir si tu me réponds et si j’ai raison – ou si tu m’envoies chier et que j’évite de te poser des questions qui vont suivre. Je suis désolé pour cette partie sérieuse, mais j’ai besoin de savoir : savoir s’ils n’ont fait que te torturer – ce qui est déjà largement pas mal – ou si en plus d’avoir bouffé ton corps comme des cannibales, ils se sont aussi satisfaits de ta chair.

    Je ne suis pas honnête. C’est idiot car personne ne peut lire mes pensées. Je vais l’être : si l’un de ses types a abusé de toi, je ne lui laisserais aucune chance de se racheter et je l’enfermais avec les autres congénères qui comme lui se croit autorisé à faire n’importe quoi.

    « Est-ce qu’ils ont abusé de toi et pourquoi es-tu aussi en colère ? »

    J’ai tendance à oublier : il est encore jeune.

    J’enchaine,

    « T’es vraiment hétérosexuel ? »

    Et j’enchaîne,

    « Tu veux le faire avec moi ? »

    Et j’ai une envie de t’enchaîner,

    « T’es fier de m’avoir transpercé la main ? »

    Cinq questions, à voir s’il restait de la place pour d’autres ensuite.
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    #6 le 16.06.17 5:51
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    #7 le 16.06.17 6:40

    La petite ritournelle chap.V

    - J'ai oublié un truc -



    Violet :
    1,2- Tous
    3,4- Juste lui 1*
    5,6- Juste lui *

    Ordre :
    1- Doigts, poignets, coude, doigts de pieds, chevilles, genoux
    2- Doigts, doigts de pieds, poignets, chevilles, coude, genoux, cuisses
    3- Doigts de pieds, chevilles, genoux, hanches, bassin, colonne
    4- Aléatoire.

    Il lui a dit :
    1- "Pour la haine que t'as eu dans les yeux jusqu'à ce qu'on te les fasse bouffer."
    2- "Je me serai bien amuser encore un peu avec toi, mais ta carcasse est en train de pourrir. On reprend le jeu dans l'autre monde. "
    3- "Tu n'es plus la chienne de l'armée maintenant, mais la mienne."
    4- "J'étais foutrement admiratif. On a besoin de plus de mecs comme toi. Rejoins-moi quand tu m'auras retrouvé, je t'attendrai."

    Il a été brisé mentalement :
    Pile : Non
    Face : Oui

    Il a dû :
    1- tuer
    2- se soumettre
    3- supplier
    4- se nourrir d'eux

    Il va chialer :
    Pile : Oui
    Face : Non

    Durée de la dragée :
    1- 5min
    2- 15min
    3- 30min
    4- 45min


    Agitation :
    Pile : Non
    Face : Oui

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    #8 le 16.06.17 6:40
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    #9 le 16.06.17 8:54

    La petite ritournelle chap.V

    - Si ça continue j’vais dégobiller -


    Tu ressembles à un môme qui vient de découvrir les clefs du mystère au chocolat.

    Il faudrait être totalement con pour ne pas se rendre compte que ce type a saisi la balle au bon. Son sourire amusé ne présage rien de bon. Il sait ce qu’il m’arrive. Il a deviné ce que moi-même je n’ai compris qu’à moitié. A la fois surpris et méfiant d’une telle approche, je recule et m’enfonce dans la banquette, ses doigts qui touchent les miens, je les lui repousse. Je ne suis pas une peluche mec, t’es tellement variant dans ta gestion de l’espace! Fait gaffe un peu, y’en a qui n’aiment pas ça, vraiment pas. T’as de la chance qu’on se soit un peu rapproché toi et moi sinon je t’en aurai collé une - oui encore, en vrai je ne me lasse jamais -. Je suis amadoué par le paquet de clopes que j’ouvre et taxe de suite dedans. Je ne le quitte pas des yeux, et me penche vers lui pour attraper le zippo qui est à côté de son cul. 

    Si j’avais su, c’est pas une clope que j’aurais pris mais tout le paquet d’un coup. Il me l’a donné, ça aurait été con de refuser.

    Il est malléable, y’a une couille dans le potage. Mais je sais pas encore à quel niveau. Peut-être même deux en fait. Je tire une bouffée toxique, je sens que j’ai tiré un mauvais truc là, un putain de mauvais truc. Qu’est-ce qu’il va me faire?

    
Si je relève le pied là, je peux carrément le dégager en frappant dans le torse… Ça le vexerait? En vrai je m’en fous. Mais je ferais mieux de rester attentif à la suite. Il entame une phrase, putain il a foutrement compris, moi je cherche encore. Ça m’énerve quand ça fait ça.

    Une première question.

    Sonnez les Mathildes à coup de savates, connard. Dans mon cerveau la phrase que je donne est celle-ci. A l’oral… Y’a comme une erreur de traduction.

    " All pain is gone de Combichrist. Dans la voiture avant d’arriver, mec t’étais là. "

    Je le fixe et manque de perdre ma mâchoire. Enfin, intérieurement. Extérieurement j’ai juste l’air un poil ébahi par ce qui est en train de se passer. Les mots que je prononce ne sont clairement plus maîtrisés, ou plutôt si, maîtrisés mais par quelqu’un d’autre que moi. 

    Tu m’étonnes qu’il jubile. Je crois que s’il avait voulu le faire exprès il aurait pas pu mieux faire que de me filer cette dragée. Quoi de pire pour un mec comme moi de me retrouver à déballer la vérité vraie devant un pareil… Putain Eden. Ça me fout une angoisse assez infâme, de celles qui vous font fixer le mur vers lequel vous foncez en gardant les yeux grand ouverts et le pied enfoncé sur l’accélérateur.

    Vu sa gueule, sa première question n’était qu’un coup d’essai. Je lève la main et fronce les sourcils.

    " Eden, n’essaie même pas de… NON. FAIS PAS ÇA. "

    Putain. Trop tard. Les questions s’enchaînent. Et il est pas con ce débile mental. Il les choisit bien, j’aurais fait pareil. Mais là je me retrouve dans la position de faiblesse. Ma vie te passionne autant? Mec on aurait pu en parler autour d’un verre… Ou pas. Si tu savais comme ta vie m’emmerde là maintenant tout de suite. Ha c’est vrai, tu vas le savoir. En vrai tu viens juste d’accéder à la version décryptée. Ou une version sans filtre du fin fond de mon crâne. Bien joué.

    Ta première question me fait sortir de mes gons. Je crois que je grille plus de la moitié de la cigarette à force de tirer dessus comme un forcené. Si j’ai la bouche occupée je crois que ça m’évite de parler. T’as vraiment osé me poser cette question là, connard. Sombre connard. Je te fusille du regard et m’incline d’avantage en arrière pour enfoncer rapidement mon pied dans ton bide. T’avais qu’à mieux te défendre. Habituellement je suis verbalement violent mais là ma bouche me fait des infidélités. Ferme ta grande gueule au lieu de fouiner comme un sale rat de merde que tu es. Eden, je veux que tu crèves là maintenant tout de suite. Si je pouvais communiquer par télépathie, crois-moi je te rendrais dingue. Mais ça ne semble pas marcher, ou alors t’es déjà dingue.

    J’ai reposé mon pied par terre, mes coudes sont sur mes genoux et je suis penché en avant, légèrement. Ma tête s’appui sur ma main libre, l’autre tient ma clope.

    Les autres questions se succèdent, j’égratigne d’avantage ma lèvre inférieure. Ma bouche a une putain d’envie de s’ouvrir. Ta seconde question est foutrement débile, la troisième m’arrache un grognement furax et la dernière manque juste de me faire rire. A tel point que ma bouche s’ouvre, déformée par un rictus, insolent je le fixe droit dans les yeux.

    " J’étais et je suis tellement fier de ça. Toi et tes deux mètres, étalés par terre alors que tu me prends de haut. Je crois que ce que j’ai aimé le plus c’est le bruit que tu as fait quand la lame s’est enfoncée entre les os, puis dans le sol. Tu t’agitais tellement, tu avais l’air d’avoir pris conscience de l’écart que je venais de te foutre dans les yeux, à la limite de la panique. D’ailleurs, t’es plutôt lent et lourd je trouve. J’aurais pu te toucher quatre ou cinq fois à des points vitaux mais ça n’aurait pas été drôle. Et quand tu provoques quelqu’un, fait en sorte de pouvoir rendre les coups, encaisser ne sert foutrement à rien. Ha et, le terme exacte de ce que j’ai ressenti était l’excitation. "

    Je souffle. Je ne suis pas habitué à telle quantité de mots sortant de ma bouche. Mon corps me crie que c’est totalement contre nature pour moi. Ma bouche réclame quelque chose à boire. Je le regarde, blasé. Allez sois sympa, ça a l’air de tellement t’éclater.

    " Va falloir que tu me files à boire vue la thèse, antithèse, synthèse que je fais… "

    La seconde réponse arrive, j’ai vraiment pas le temps de souffler. Je ferme les yeux un instant faisant preuve d’un calme improbable alors que c’est le dawa dans ma tête.
    Plutôt crever, même mort je te toucherais pas avec un putain de bâton. Lâche-moi, casse-toi. Ne me touche pas et n’essaie même pas de faire quoi que ce soit espèce de vieux dégueulasse en manque. Ça va m’arracher la langue ce truc. Et si je la mordais d’ailleurs? Je m’étoufferais avec mon sang et ça serait réglé sûrement? Ha putain Urie… Dans quel merdier tu t’es mis. Je soupire fortement quand je sens la réponse sortir de ma putain de bouche. Catin de vérité va.

    " Ouais, j’en ai envie… Depuis hier. Mais tu seras en-dessous…. "

    Je ne peux pas m’en empêcher, le flot de paroles continue.

    " Ha putain. En vrai j’en sais rien d’où tu seras. Je sais juste que ça va encore être un concours de bite à celui qui soumet l’autre. Mec d’ailleurs t’as vraiment des soucis avec la domination. Et tu le fais à l’arrache en plus, tu m’as plaqué contre le mur alors que t’étais dans mon dos, au sol t’as profité d’un instant de faiblesse. En vrai t’es juste vicieux dans ta façon de faire, ce qui me fait dire que t’es du genre à faire des coups en douce histoire de mettre les chances de ton côté quand tu vois que tu ne fais pas le poids, enfin… En parlant de poids! T’as l’air de bien remplir ton fute. Celui que tu m’as passé est trop large pour moi. Faudrait voir pour arrêter les sucreries si tu veux mon avis, et arrêter d’être flasque. Correction automatique : réellement t'es qu'à peine flasque, je t'ai trouvé pas mal conservé dans les chiottes tout à l'heure. Non en fait tu ne l'es pas, flasque je veux dire, physiquement."

    Quoi comment ça "correction automatique"?! Il est flasque! juste que ce détail -inexistant- ne m'a carrément pas dérangé quand on se tripotait comme des ados pré-pubères un poil violents. C'est tout.

    Putain ma voix me saoule déjà. Et je me rends compte qu’à peine j’essaie de balancer un truc que ma vérité le contre comme un justicier masqué. Je me contredis putain. Je me contredis! Et en plus je creuse, ma vérité me fait creuser des détails. Je dois en dire le moins possible. J’ai enfoncé mon visage entre mes mains, ma clope coincée entre mon index et mon majeur. 

Non, je veux même pas voir ta gueule quand j’ai dit que ouais j’aimerais carrément baiser avec toi. Je m’en suis rendu compte quand je pataugeais dans le sang avec toi hier. On est du même style tous les deux, mais sérieusement. Sérieusement c’est hors de question.

    La vérité. La putain de vérité me crame la bouche. Je ne veux même pas assumer ce que je dis, même si ce n’est qu’un simple mot. Je crois que le raccord son/image doit être mauvais car alors que je lui dis qu’éventuellement j’accepterais de le prendre sur la table, je boue de rage. La suite ne va pas être pour me plaire. Je lui fais savoir en lui crachant la fumée à la tronche. 

    Mec, c’est quoi cette succession de questions sur le cul là? On parle que de pénétration. Assied-toi et laisse-toi faire. Ferme ta gueule et je te montre ce que j’aime.

    " Non. Je suis bi et j’ai une préférence pour les mecs. Même si je couche aussi avec des filles, ça dépend surtout de mon humeur et de ce que je veux. Les filles sont beaucoup plus douces et parfois c’est plus agréable… Mais je suis plus axé sur des échanges qu’on peut qualifier de mouvementés. D’où le fait que… " 

    Je me mords la langue, non, loin de là où tu me l'as tordue avec mon piercing. Non elle sortira pas celle-là. Tu parles, peine perdue. Maintenant j’ai le goût du sang dans le bec et de la honte qui s’étale partout sur mon être.

    " Qu’on pourrait s’amuser tous les deux. "

    Mon visage n’a pas bougé d’un iota de mes mains. J’accepte de faire un effort juste pour porter la clope à ma bouche et aspirer une loooongue dose de fumée salvatrice. Putain qu’est-ce que je me sens con.

    " Quand est-ce que cette merde va s’arrêter sérieux… "

    Car la partie qui reste est la plus violente et celle que je redoute le plus. Mon corps se crispe, je laisse tomber mes bras entre mes jambes légèrement écartées, ma tête reste penchée en avant. T’auras mes mots, pas ma gueule en bonus.

    " Et la dernière … Ouais… Ils m’ont… "

    J’ai beau sortir la vérité, elle a du mal à passer, la fin de la phrase ne viendra pas. Mon corps indique la vérité, je suis la tête entre les jambes, mon front repose sur mes bras croisés. Je fixe le sol comme si cela pouvait me permettre de ne pas trop vriller.

    Ne te fous pas de ma gueule. On en a déjà parlé, la fierté des gens, quand elle est en vrac comme ça, même pas on la frôle. Ce corps que j’ai mis tant de temps à bâtir, chaque parcelle a été souillée, entaillée, démembrée ou scarifiée. Au choix.

    J’inspire et expire une grande bouffée d’air. Eden, à quel point ta curiosité est-elle ma placée? A quel moment t’as cru que ça allait foutre une ambiance de dingue quand t’as foutu ce sujet sur la table, là maintenant de suite. L’instabilité, tout ça? Tu te souviens de ça? A quel point ça me bouffe. A quel point ça me rend dingue à chaque fois que je cogite là-dessus. Chaque détail, chaque chose qui a été en contact avec ma peau, ma chaire, mes entrailles. J’aimerais tout faire fondre à l’acide.

    T’auras rien de moi. Rien de plus. Je suis haineux, je suis honteux aussi. Je préfère encore me bouffer plutôt que de te donner la suite.

    J’ai commencé à mordre mon avant-bras. J’ai besoin de me calmer, de calmer le jeu. T’as juste pas idée d’à quel point un mec peut voir sa fierté être piétinée, ses espoirs amoindris et réanimés pour finalement être réduis à néant. Ma gorge est nouée, je relâche ma mâchoire et repose mon front mollement sur mes bras croisés. Et ça continue, seconde partie de réponse.

    " Ils ont tué tous mes gars… Jusqu’au dernier. Ils m’ont fait croire que certains survivraient selon certaines conditions qu’ils me donneraient. J’ai respecté les conditions… Je sais courber le dos, je l’ai fait, j’ai tout fait. Mais… Ils n’ont pas respecté ce qu’ils ont dit. Chaque jour ils en égorgeaient un et le pendaient à côté, comme un porc. Ils se noyaient dans leur sang, leurs corps s’agitaient et leur sang coulait jusqu’à mes pieds. Y’en avait tellement sur moi, en moi… "

    Je ne suis pas sociable. Mais ces gars là… J’aurais pu éventuellement leur laisser ma vie entre leurs mains. Une unité dont chaque membre avait été choisi par mes soins. Je connaissais leurs atouts, leurs faiblesses. On était liés. Mon corps n’est qu’une boule de nerfs qui s’est affaissée. Faites juste que je ne chiale pas, ça serait le summum car la vérité est loin d’être terminée.

    " Ils ont fait durer le jeu pendant cinq jours. En vrai le seul truc qui m’a fait garder le fil c’est de compter les corps… Ils m’ont laissé me dessécher, crever de soif et de faim. 26. Y’a 26 os dans chaque pieds, donc 52 en tout. Ensuite les jambes, on rajoute 8. Les mains 54. T’imagines le temps que ça prend de les casser un à un? Ils l’ont fait deux fois pour certains, car ils étaient pas sûrs… Maintenant je supporte même plus un craquement. "

    Mes mains se crispent sur ma peau, mes ongles fouillent ma chaire à sang. Je lutte à contenir ma rage bien que ça ne soit pas exactement ça. J’ai honte de m’être retrouvé si faible, j'ai la rage d'avoir perdu. D’avoir été terrassé et utilisé pour amuser la galerie. Moi d’ordinaire si fier j’ai été plus bas que terre et ils en ont profité comme jamais.



    " Ensuite ils ont arraché tout ce qu’ils pouvaient et qu’ils ne jugeaient pas utile à ma survie. Ils m’ont laissé ce avec quoi ils voulaient jouer. A la fin ils m’ont même brisé la colonne pour que je me vautre dans divers fluides… Tout était mélangé, c’était poisseux et collant. Un peu comme son oeil. "

    Un rire nerveux me parcours soudain. Je relève la tête comme pris d’un élan d’humour noir mal placé.

    " Tu sais le plus drôle? Tu sais ce qu’ils m’ont filé à boire ces batards? Je trouve ça poilant, attends, tu vas rire. "

    Mon rire nerveux se stoppe difficilement, je me laisse choir en arrière sur le fauteuil. Il faudrait sérieusement qu’on arrête les changements d’état. Je préfère encore te dire que t’es baisable plutôt que d’étaler ça. 

    " Je te le donne en mille. Du sang. Du putain de sang. Le mien, celui de mes gars. J’ai ingéré tellement de trucs en fait… C’était si dégueulasse, si inhumain. J’ai jamais autant vomi de ma vie. Mais je suis difficile à la base… "

    Mon air s’aggrave, je me souviens tout ce que j’ai ingéré… je me rappelle encore de la dureté de la viande que j’ai dû manger. Mes dents ne suffisaient pas pour déchiqueter les morceaux de corps. A ce moment seul mon instinct de survie répondait encore présent.

    " Ils m’ont transformé en monstre avant de me faire devenir un putain de vampire. J’ai mangé leurs corps… Des morceaux. C’est la seule chose qu’ils m’ont laissé ingérer… Sans ça j’allais… crever. "

    Est-ce que tu comprends. Je n’ai pas eu le choix. Sinon j’aurais forcément fait autrement.

    " Et tout du long… Ce connard suprême m’a regardé, comme si j’étais un putain de trophée. Et à la fin tu sais ce qu’il me sort? Que je ne suis plus la chienne de l’armée mais la sienne. "

    Comme une blague pas drôle, celle-ci fait mouche dans ma tronche. Une larme de rage roule sur ma joue, se perd sur ma mâchoire. Je ferme les yeux, mon expression est contrariée. Pourquoi t’avais besoin de me poser cette question là sombre abruti. J’inspire bruyamment, ravale les larmes qui veulent me dévaler sur la gueule. Je ne céderai pas plus à ce mec.

    " Ils doivent juste tous crever, Eden. Tous. Ils m’ont piétiné sans aucune foutue raison. Je dois le leur rendre. Sinon ça ne me passera jamais, et là tu peux me croire vu tout ce que je viens de te déballer. Ils m’ont amené ici en sachant pertinemment, alors qu’ils assument! Laisse-moi Lisa, cette pétasse a bien trop pris son pied en riant comme une hyène pendant que j’agonisais… Et je suis trop revanchard pour accepter qu’elle me file entre les doigts. "

    Ma gorge est sèche, j’ai pas pour habitude de parler autant et si clairement de ce qui me traverse le crâne. Ma version sans filtre n’est qu’une angoisse pour moi. Je rouvre les yeux, faites qu’il s’arrête avec les questions comme ça ou elles vont me vider.

    " Putain. J’aurais dû rire quand tu chialais et t’emmerder, sérieusement, je suis trop con. Prends une foutue dragée… Que je rigole un peu aussi là, on peut pas être deux à chialer dans la même heure. "

    Je me plaque une main sur le visage, c'est humide. Toute cette parlotte me fout le cafard. Voilà Eden, t’as ta réponse. J’ai perdu ma dignité, mes hommes, mon humanité et je me retrouve planté là. Avec toi me regardant comme un con. C’est assez condensé, allez digère vite… Qu’on enchaîne bordel.

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    DIEU ALPHA TOUGENKYOU
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    Terminé
    #10 le 17.06.17 0:22


    Dans le sous-sol crasseux des arènes undergrounds nombreuses scènes se disputaient à l’abri de la plupart des regards. Des rapprochements physiques, des mélanges de sangs et de sueurs dans les cris frénétiques des spectateurs venus s’abreuver d’un besoin quasiment vital de violence. Les poings, les poignets, les jointures diverses et les os étaient brisés dans une exaltation entraînante.
    Cette appétence de brutalité déchargeait de manière erratique des vagues d’adrénaline. Ce n’était pas rare que des spectateurs et des combattants se retrouvent dans une des salles faisant offices de vestiaires, dans les toilettes ou simplement dans des coins jugés plus discrets de la salle principale.  L’exaltation de cette bestialité déchaînée provoquait des décharges sexuelles qu’ils vidaient allégrement en des coups de bourrins où la douceur n’existait pas.

    Les murs souillés par les deux hommes l’avaient déjà été et le seraient encore. Leur comportement n’avait rien de scandalisant ou de surprenant pour les lieux. Ce qui interloquait, c’est que le l’astre solaire n’avait pas encore atteint son apogée aux moments des faits. Ce qui pouvait surprendre, c’était que l’homme âgé considéré comme dangereux avait semblé s’effondrer sur une table crasseuse et pleurait une souffrance qu’on ne connaissait pas ici. Le vrai choc tenait, en réalité, au fait que chacun voyait dans les scènes qui se jouaient une forme peu commune d’un amour sentimentalisé auquel on ne s’attendait pas à retrouver les deux hommes.

    Lorsque la langue du plus jeune glissa sur la joue du plus âgé, venant cueillir une larme avant de s’autoriser une réflexion provoquante, le plus âgé ne sembla pas réagir. Ses yeux oscillèrent dans la direction de son homologue et d’une voix où suintait une profonde réplétion et une indifférence indéniable, il marmonna une onomatopée insultante en japonais. L’observateur le plus avisé aurait remarqué alors que le poing de l’autre s’était serré et qu’un tremblement, qu’on aurait tort de prendre pour de la peur, l’animait. Une haine indéniable alimentait en décharge électrique le lieu.

    Quittant alors ce théâtre de leurs actions inavouables et réfutées par avance en cas d’accusation, ils s’engagèrent dans le véhicule dans un silence quasiment religieux. Le trajet, sur un fond de musique rock, sembla permettre à chacun de retrouver un calme d’apparence. Les larmes et les rires avaient cessé et aucune discussion ne semblait pouvoir être lancé. Une fois la haine et l’attirance retirées que leurs restaient-ils ? Ils auraient sans doute à le découvrir maintenant qu'Urie était contraint de l'ouvrir !


    Vraisemblablement le salon privé était un lieu calme éloigné des grands tumultes environnant dans les différents couloirs et salles du Bchobiti. Il servait à des réunions ou des rendez-vous dans un cadre plus intimistes où les échanges pouvaient se faire sur un ton proche du silence. Ils en existaient entre cinq et six dans les locaux du Bchobiti. Chaque salon avait une ambiance particulière. Celui dans lequel était rentré les deux hommes n’avait guère changé depuis cent ans. Ce n’était pas le salon préféré des clients, ni le plus demandés en règle générale, mais c’était sans doute celui où Eden se rendait le plus souvent.
    Sobre, aux lumières tamisées, le salon à défaut d’une fenêtre vers l’extérieur offrait un châssis et une fenêtre de toit qui diffusait une faible lumière naturelle. Cette petite ouverture qui s’ouvrait à l’aide d’un grand bâton de bois donnait en réalité accès au jardin japonais de la cour intérieure de l’oncle d’Eden (il n’en avait qu’un.)

    Et quiconque aurait voulu passer par là pour s’échapper du Bchobiti aurait rapidement déchanté en tombant dans un lieu où le moindre mouvement à l’extérieur du jardin conduisait à un verrouillage des lieux immédiats. Le plus souvent, il ne s’agissait que des clients saouls qui avaient voulu faire les malins. Grave erreur de calcul : l’oncle un diplomate japonais, n’était qu’un zombie, ayant été victime d’une vengeance envers son clan à peine arrivée dans le monde des morts, mais à l’aide de ses seuls mots, il parvenait à retourner le cerveau de la plupart des êtres entrants dans son jardin. Il manipulait leurs esprits à la seule force de son expérience de mille ans de morts.

    En plus de cette lumière diffuse qui s’étalait dans la pièce et des quelques néons rougeoyants, c’était l’atmosphère calfeutrée et tout aussi froide que chaleureuse qu’aimait le vampire en ce lieu. Lorsqu’il s’y trouvait, immédiatement, il se souvenait ce qu’il était, où il allait et pourquoi il le faisait.


    Les mots se succédaient aux mots, dans une suite de paroles intelligibles. Le discours est cohérent comme la haine dans le regard. Je pense que s’il pouvait simplement me saigner immédiatement sur un crochet de boucher, il le ferait. De toutes les questions, je ne suis attentif véritablement qu’à une seule. Mon visage se tire en des traits sérieux. Comme je m’en doutais, au lieu de m’envoyer chier à la question sur la musique, il répond correctement. Parfaitement, même. Ce qui me fait me souvenir qu’il est mélomane. Respire, Urie, tu commences à prendre une teinte blanchâtre et tes yeux sont bien trop ouverts, tu risques la conjonctivite.

    Il peut crier autant qu’il veut, ça ne changera rien. Il doit s’en rendre compte, car après quatre sanglants pour m’ordonner de pas agir et m’avoir foutu ton talon – t’es vraiment minuscule, microbe – dans l’estomac, m’obligeant à le courber le dos pour supporter la douleur, tu sembles te prostré dans le défi du record du monde de fumage de cigarette. Arrête de t’en griller une et réponds.

    Sache toutefois que j’ai noté le " Eden, n’essaie même pas de… NON. FAIS PAS ÇA. " et que je ne suis pas près de l’oublier. JAMAIS. D’ailleurs, tu devrais noter les deux phrases quelques parts car tu risques d’être amené à les répéter souvent.

    J’attends. Mes yeux le disent clairement, mon allure le dit clairement. Je n’ai pas bougé, malgré son envie de me projeter au loin. Tu peux continuer de frapper, je ne bougerais pas. Mes questions sont comme des brûlures de fer rouge sur sa peau et, c’est presque avec un soulagement que je le vois s’amuser de la blessure qu’il m’a fait à la main. Tu remarqueras que cette fois-ci, je ne fais pas la gueule, je souris. Sincèrement. Sans moquerie en plus. Malgré mon regard noir et ce sourire faiblard – mais pourtant sincère – j’éprouve une soudaine douceur à l’égard du jeune. Mon instinct paternel reprend le dessus alors qu’il me balance à la gueule que je suis lent et lourd. C’est totalement vrai. Je suis gros – et j’aime ça – et je ne suis pas le type le plus rapide quand il s’agit de se battre. Généralement, mes coups font mal (vraiment mal), mais quand il s’agit de se défendre ou s’esquiver, je suis plutôt bon à ne pas savoir le faire. J’encaisse et je frappe. Encaisser et attaquer tels sont mes maîtres mots. Sans doute, car même si j’en donne totalement l’impression, je ne suis pas un combattant. Je me bats, régulièrement, oui pour des missions et car j’aime ça tout simplement, mais de manière générale, je règle les situations avec diplomatie et tranquillité. Je manque d’entraînement, dans un sens, même si s’est généralement difficilement remarqué par des morts qui ont moins de deux cents ou trois cents ans de vie. Les autres savent que la vitesse et la force sont mes points faibles.
    N'exagère pas toi aussi ! Je ne t’ai jamais pris de haut, ni pris du bas d’ailleurs. Tu te fais un film tout car tu es complétement paranoïaque. A t’écouter jacasser, lancer des allégations et juger mon caractère, je n’arrive plus à m’entendre penser. En vrai, t’es une bavarde non assumée ! Ce bonbon que tu as mangé, il t’aide juste à montrer ton vrai visage.

    Sa dernière phrase me fait sourire encore plus. C’est difficile d’être contrarié quand on a un type qui balance des horreurs sans pouvoir s’en empêcher, contraint à la vérité. « Effectivement. Je l’ai bien senti ton excitation. »
    Il souffle, il lutte, et il me réclame à boire. Je me redresse, lentement, avec flegme et pourtant comme pour les cigarettes, j’accepte de céder. Je le torture déjà bien assez comme ça, il n’a clairement pas besoin que j’en rajoute en me montrait moqueur. Quoique. C’est avec tranquillité que je lui sers un diabolo menthe – sucré bien comme il faut – et que je dépose sur la table. Près de moi, donc, puisque je suis bel et bien retourné m’asseoir face à lui.

    Il lutte, il cherche à éviter mes questions, à cherche à ne pas y répondre. Je peux tellement le comprendre. Heureusement que je ne suis pas tombé sur ça. J’assume les larmes – c’est facile – je n’ai rien contre les gens qui pleurent, je ne le fais pas car je suis davantage rageux et énervé dans la tristesse. Et que je n’aime pas qu’on me voit faible. Sauf que l’unique responsable est le bonbon.

    Sauf que là, clairement, ce ne sont pas des larmes qui n’en disent rien sur la raison qui glisse, c’est des sons provenant tout droit du fond de sa gorge. Et avec ce qui me semble être de la rage, il me balance qu’il veut le faire avec moi depuis hier. Pardon ? Hier ? A quel moment, tu t’es dit hier que toi et moi, on pourrait se la jouer scène de films de cul à la télévision ? Quand tu me pénétrais de ta lame, que tu t’enfonçais dans son œil, que ma langue s’enfonçait dans le fond de ta gorge, que mon jean frottait contre le tien, que mes dents tranchaient ta chair ou que tu me suçais la main ? (…) Ouais, non. Réponds pas. Je crois que je viens de le faire.

    Dessous ? Je lève un sourcil. Je m’apprête à lever un doigt questionneur. LE FAMEUX que tu ne me laisses jamais poser. J’aurais bien pourtant envie de savoir à quel moment tu as pensé que vu mon caractère et ma façon de faire, il y aurait moyen que j’aille en-dessous. Après tout l’histoire fait vivre. Et il transforme en zombie, aussi. Demandes-leurs, ils t’expliqueront.

    Je ricane, un peu, quand il me parle de mon poids, me traite de lâche – imbécile, je suis stratège pas lâche, c’est ce qui fait de moi un très bon chef. – par contre, il abuse : JAMAIS. Tu m’entends bien, Urie Kennedy ! C’est dingue ça. Philip essaye sans arrête aussi de m’y faire stopper. Il dit que c’est mauvais pour la santé – putain, t’es un junkie – mauvais pour mes dents – elles sont impeccables et en plus d’utiliser des potions pour me les laver, je les brosse aussi par reflexe – et pour mon sang qui risquerait d’être trop sucré. Franchement, je ne vois pas quel est le problème qu’il le soit. S’il faut se battre, je me battrais !

    Je ne sais pas quoi penser. Je pense – tout de même – que ça vient de sa mort. Un contre-coup hormonal qui fait qu’il me veille. Je me demande si je ne devrais pas l’emmener dans les quartiers à prostitués de la ville ou en faire venir une. Je ne peux même pas demander à Philip. Il est bien trop dominant et haineux des vampires pour accepter ce genre de demandes. Cela peut devenir un problème : c’est que si moi je le désire, c’est déjà bien chiant. Mais si lui aussi. Cela peut créer une tension sexuelle difficile à oublier.

    « Nous trouverons bien un moyen de tomber d’accord. »
    Répondis-je simplement concernant la position de chacun. Ce qui dans mon langage signifiait : …. NON. NON. En vrai ça voulait dire ce que ça voulait dire. Allez pas vous imaginez que je suis soudainement tenté à l’idée de relever mon postérieur dans sa direction, il me semble juste désemparé et je n’ai pas envie de rajouter un autre rocher à sa peine. Il risquerait de couler trop bas pour que je parvienne à aller le chercher sans boire la tasse.

    Du coup, te voilà en train de m’expliquer ta sexualité et je ne me pose qu’une question : c’est quoi un Bi ? C’est quoi toutes ses différents noms de sexualités. Franchement au fur et à mesure des années, j’ai vu tellement de noms différents apparaître. D’abord, il y a eu l’hétérosexualité à différencier de l’homosexualité. L’un étant mieux vu que l’autre pour une question de procréation (sauf dans certains cas, comme celui de mon clan.) J’ai acquis les deux notions assez facilement. Hétérogène, donc différent. Du sexe différent. Facile ! Homo donc du même. Et comme il y a sexuel dans les deux, ça veut dire que tu veux niquer avec !  (Bah, ouais. Désolé !) Bon, ok ! Tu veux niquer et t’es amoureux. ZBLEUH.  Teodora et Toulouze sont hétérosexuels là où Maxence est homosexuel.

    Bisexuelle, c’est genre t’es hétéro + homo. Comme Urie, donc. A des degrés différents visiblement. D’abord le Y avant le V, mais les deux lui allaient. Un tour sur mars, puis un arrêt sur venus.

    Ensuite, il y a les pansexuel – genre Ael. Que ce soit un homme, une femme, un transgenre homme ou un transgenre femme, elle s’en ballek les rebiglons tant que ça fait du bien et que ça fait de mal à personne. J’ai assez de respect pour cette fliquette pour ça. Raven la transgenre, Shirley la mocheté, Philip l’altersexuel, et – même si je ne le sais pas – cette pute d’Urie, donc RESPECT.

    Il y a l’omnisexuel, comme Philip. A la différence qu’il actait les actes sexuels en fonction des émotions. Complétement con. Oui, il pouvait sucer n’importe qui, mais pour lui mettre fallait avoir atteint un LEVEL que je doutais que quelqu’un puisse accéder un jour. Ok, pour l’embrasser, mais interdit de le marquer. Façon ce type, même s’il était mon meilleur ami, je plaignais tous les gens qui s’aventurait dans ce genre de domaine avec lui.

    Il y a le sapiosexuel, je crois que Shirley Dumais l’est. Elle est attirée par les personnes qui semblent vives d’esprit, intelligentes ou d’une grande assurance. Les livres de bibliothèque, le grand savoir, des chiffres des lettres, tout ça, leur donnait la trique.

    Tu crois qu’il n’y a que ça ? Du tout. Si tu t’en fous du genre de la personne mais que tu aimes les gens représentant des critères de virilités. Peu importe que ce soit un homme ou une femme tant que c’est un bonhomme, ça te va ! Alors tu es androsexuel. (Peut-être qu’Asuma l’est ?) Si par contre ce qui te fait bander ou mouiller c’est les talons aiguilles, le maquillage, les robes et ce qui dégage de la féminité, c’est être gynesexuel. (Comme Orange.)

    Il y a bien sur les assoiffés de la romance, les panromantiques, sans passage à l’acte, sans doute comme Etsu, qui n’a pas l’air très branché cul. Ce quoi doit la faire chavirer, c’est les câlins et les tendresses. Les bouquets de rose et les moments partagés et complices avant de s’endormir chacun d’un côté du lit. Non, en vrai tu peux le faire, mais il faut que ce soit romantique. Il faut que ce soit doux. Il faut que ce soit tendre.

    L’asexuel lui, il en a rien à foutre du cul. Cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas aimer. Juste que sa bite quand elle bande – si elle bande – il éprouve aucune envie d’y répondre. Elle lui parle, il l’ignore. Et c’est la même pourt  les femmes. Parfois, il n’y a vraiment rien, et c’est tant pis. Ou peut-être tant mieux, ça doit éviter bien des emmerdes. Je me demande si le roi Joshua ne l’est pas ?

    Celui qui me fait marrer c’est l’autosexuel ! Il est attiré par lui-même. Il n’est même pas narcissique ou egocentrique de base, juste qu’il aime se satisfaire lui-même et il s’aime assez, même s’il s’insupporte parfois. URIE, tu l’es pas un peu dis-moi ?

    Dernièrement, j’ai appris qu’il y avait aussi les skoliosexuel. Eux, ils sont attirés par les hommes se sentant femmes et les femmes se sentant hommes. Pas forcément les transgenre, non. Ceux qui se sentent d’un autre sexe tout simplement. Même si au final, ce ne doit pas être si simple. Puis il y a aussi le demisexuel qui lui veut du sexe mais seulement s’il est amoureux. Sinon, il ne couche pas.

    L’androgynosexuel, qui aime les personnes androgynes et le lithromantique qui est amoureux et attiré par ceux qui ne sont ni amoureux ni attiré par lui. Tu aimes ceux qui ne t’aimes pas. Je ne parle même pas de ceux qui se qualifie comme Grey A, tu es attiré parfois. Parfois. Mais c’est si rare, que généralement on te prend pour un abstinent. Et l’aromantique, qui adore le sexe mais pas l’amour.

    Franchement, je crois que bientôt, chacun aura sa propre sexualité. Il y a aura des moon24sexuel, pour ceux qui aiment seulement les soirs de pleines lunes qui tombent le 24 du mois. Les brunsexuel, les blondisexuel, les ….

    Je crois que l’humanité aime à créer des cases pour se ranger.

    Alors, ok. T’es bisexuel et ça me va. J’aime bien ton expression « On pourrait s’amuser. » Je me contente de lever les yeux au ciel. On pourrait, oui. Peut-être. Mais est-ce qu’on n’est pas déjà en train de le faire depuis ce jour débile où j’ai frappé à ta porte ?

    Je sens que la suite va beaucoup moins me faire rire. Allez Urie, il faut que ça sorte de toute façon. Je ne pense pas que ce soit moi le meilleur qualifier pour t’aider ou t’entendre. Je sais que c’est dégueulasse de ma part de te forcer à en parler, mais il y a un putain de trou noir qui t’aspire depuis que je t’ai rencontré et je sais parfaitement que ce n’est pas une torture qui t’a mis dans cet état. A d’autres, oui, mais toi ? Toi, il faut qu’un truc t’es brisé. Et on ne te brise pas en claquant des doigts. Comme tu l’as dit, tu as été à l’armée, l’enfer tu connaissais déjà. C’est qu’ils étaient un pallier au-dessus.

    Je ne force pas les mots, j’attends.

    T’as raison sur un point : je n’ai jamais rien vécu de ce qui a pu t’arriver, même pas la moitié. Les rares fois où on m’a torturé, c’était un jeu avec ma femme, on allait dans des endroits louches et on expérimentait. Si j’ai déjà été fouetté comme esclave ou vendu aux enchères, c’était uniquement pour qu’elle puisse jouer la sauveuse ou qu’elle puisse m’acheter. L’inverse aussi était souvent pratiqué. On a toujours aimé les jeux de rôle. Même si mon éducation fut dure, elle fut profondément aimante, ma mort fut simple et j’ai toujours été chanceux.

    Ma mémoire visuelle fonctionne bien, c’est que tu ne comptes pas m’épargner les détails. Je ne suis plus dans ce salon sécurisant, je suis dans un lieu morbide. Et je te vois au milieu de la pièce, totalement paumé en train de te mordre le bras. Je fixe les pointes rouges et je te balance le paquet de cigarettes entre les mains.

    Je ne vois plus son visage, son front est contre son avant-bras, les mots défilent. Autour de moi, à la place des hommes de son rang, je vois Philip, Dadine, Orange, Asuma, Viviane, Igor, Lun et ses enfants, Maxence et Mélinda. Ce doit être ce qui ressemble à « ses gars. » à une famille.

    Je vois Urie se plier, gardant une vaine fierté en obéissant à des ordres salaces en espérant qu’ils tiendraient leurs promesses, qu’ils accepteraient un échange, qu’il aurait une occasion de gagner la partie ou qu’on viendrait le sauver. Je vois les jours se succéder, et tes yeux faire l’autopsie des morts qui commencent à être autour de nous.

    Du sang glissant sur le sol, sur mon corps, sur ton corps. A quel moment tu as compris qu’ils ne s’en sortiraient pas et que toi non plus ? Que tu ne survivrais pas ? Ah, merde. Pour les craquements. Tu dois tellement me haïr, moi qui fait craquer mes os assez régulièrement. Tu dois me haïr pour bien d’autres raisons aussi.

    Tes ongles martèlent ta peau, du sang glisse et je la vois à tes cotés. Je vois ses bras ensanglantés, ses larmes, ses tremblements. Je l’entends : « il est trop tard pour se reconstruire. » Il est trop tard pour changer. Il est trop tard. « Je ne veux pas en parler. »

    Mes yeux se font inquiets, j’hésite entre lui dire d’arrêter et le laisser continuer. Je m’attends presque à la voir disparaître devant moi en poussière sous la souffrance. Au lieu de ça, il redresse un regard lourd dans ma direction et me demande avec humour ce qu’il a bu pendant cinq jours. Du sang. Uniquement du sang.

    C’est vrai que t’es difficile, mais t’inquiète ! Quand j’étais un enfant et que je devais en boire pour satisfaire l’Alpha – et même si ce n’est certainement pas un traumatisme pour moi, ou je suis pas au courant – je vomissais mes tripes. Le corps humain n’est pas fait pour boire le sang d’autrui. Il faut longtemps pour s’y habituer.

    SUPER ! Merci ! J’étais en train de crever la dalle ! Maintenant, j’ai perdu l’appétit. Tu vas être content, je crois que je vais me passer de riz ce midi. Me passer de repas tout court, en fait. J’ai même moins soif. Etrangement.

    Je comprends. Arrête, Barbie. Je comprends, ne va pas te morfondre dans la culpabilité. Survivre est le choix le plus logique, le plus humain et il aurait été idiot que tu ne tentes pas. Quel effet ça fait de savoir qu’on va mourir ?

    Une larme glisse dans ses yeux haineux alors qu’il me répète ce que l’homme a dit. HAHAHAHA. CE FILS DE PUTE DE SA MERE. Sérieusement ? Toi, sa chienne ? Désolé, mec. Mais je l’ai trouvé au refuge, je l’ai, je le garde. Je ne vais certainement pas te le laisser. Je te rassure toutefois, je ne compte pas lui mettre le moindre collier, ni la moindre muselière quand tu vas être à côté. Tes os devraient suffirent à le rassasier pendant un instant.

    Il en revient à Lisa. Je me tends.

    Il s’énerve, il s’agace.

    « .... »

    Je préfère quand tu me frappes que quand tu te fais du mal Urie. Arrête de te mordre, de te frapper, de te griffer, je peux le faire pour toi, si tu en as vraiment envie. Elle a disparu, la pièce a disparu, celle de l’histoire et celle-ci. Il n’y a que ce stupide gars enfoncé dans le siège, les yeux fermés. Les nuages s’amoncelaient au-dessus de sa tête et menaçait de tomber.

    Mon sourire amusé revint : « C’est vrai. T’aurais dû, Urie. » Je me suis levé, j’ai fait le tour de la table, dos à lui pour fouiller dans un placard. Alors, je te laisse le temps de l’aller et retour pour essuyer les larmes que tu retiens. Je te promets, sur la tête de mon ancien maître que je n’ai rien vu.  Je reviens vers toi, une potion entre les mains que je bois ou plutôt que j’absorbe sans l’avaler.

    Je me penche en avant, avant-bras repose sur l’accoudoir alors que ma langue parcoure ses blessures. Une à une, le bout jouant sur chaque marque de sang, les laissant se refermer au passage de la potion de soin. Lorsque j’arrive à la dernière marque de blessure, je m’arrête. Urie. Et merde. Tu n’es tellement pas préparé à ce qui va arriver. Ce sont mes fibres possessives, dominatrices, protectrices et paternelles qui prennent le pas. Pardonne-moi pour ça. Je colle mon front contre le tien, glisse mon museau contre ta nuque, remonte vers ton oreille. « Je ne voulais pas te blesser. »  Ce sont des excuses ! OK ! Ce n’est déjà pas mal. N’exagère pas non plus ! « Et je suis désolé. » Là, ce sont des vraies excuses, alors que mes yeux te fixent durement. « Car t’en as une trop grosse pour que j’accepte. »

    Je risque d’utiliser le mot chienne contre toi, je risque de te briser quelques os aussi. Je peux même te mettre un collier et une laisse, mais sache une chose : je ne serais jamais ce type. Je ne te considérais jamais comme un objet Barbie. Et si j’ose à penser un jour que tu m’appartiens, c’est que je t’autorisais à penser de manière identique envers moi ou à la refuser. Je te promets une chose : si ce fils de pute n’a pas eu la bonne idée de rester dans le monde des vivants pour se planquer et crever du temps qui passe en nous voyant ensemble, je vais t’aider à le retrouver.

    Je n’arrive pas à me retirer ta fichue tête de pauvre victime de l’esprit. Je sais que tu ne pouvais rien faire, crois-moi. MAIS PUTAIN, t’aurais pu juste éviter de crever bêtement ? T’aurais pu m’attendre. Tu sais, je t’aurais tué proprement, on aurait combattu dignement. Tu m’aurais planté une arme dans la main, j’aurais basculé mon bassin contre le tien, peut-être même que par soif de vivre tu m’aurais niqué et que j’aurais aimé ça, puis j’aurais profité d’un moment de faiblesse pour te mordre et t’emporter dans ce monde. Tu ne pouvais pas être patient ?

    Mes poings se sont saisis de ton col et je te plaque contre le fauteuil furieusement. Mes doigts se refermant sur ce tee-shirt qui fut le mien, sans aucun doute et qui pourtant sent autant ton odeur que le mien. Je sens mon genou droit glisser entre des jambes. Je sens la douleur irradier ma nuque – une douleur purement mentale. Je suis furieux que tu souffres : que tu souffres d’autre chose que de moi-même. Fais pas ta tapette ! Relève la tête, mec ! On n’est pas des gonzesses !

    Je ne sais pas où notre relation va mener. Ennemis, amis, amants ou d’autres éventualités que je n’ose pas exprimer. Mais, je te promets que jamais plus personne ne pourra poser les doigts sur toi -à pat moi-même – sans ton consentement sans que je les lui brise un à un. Et je sais que tu pourras le faire seul, je n’en doute pas. Mais, moi, j’aime les craquements que font les os ! Ce serait gâchis que ce soit un type qui ne les supporte pas qui s’en occupe.

    Je dois te parler de mes projets pour Lisa. Je préfère éviter. Tu sais, Urie, il y a pire que la mort. Il y a tellement pire. Tu es encore un amateur.

    « Je veux être présent le jour où tu coinceras ce type. J’aime regarder. »

    Mes doigts restent serrés alors que je te pousse dans le fauteuil, JE FAIS Y METTRE TON EMPRUNTE, tu vas voir. Je ne sais pas pourquoi je suis furieux. MERDE. Expliquez-moi. Est-ce parce que tu souffres, vraiment ? Est-ce parce que tu te fais souffrir ? On touche un point. Allez, allonge-toi Eden et va voir une putain de psy avec des gros seins pour te motiver à le faire. Explique-moi le problème ? Allez fais-le !

    TU PEUX. JE peux. Le problème c’est que ce connard passe son temps à se mordre, à se frapper, à se griffer, à se faire du mal. Il est en permanence dans la douleur et il refuse de le voir. T’es qu’un enfoiré de masochiste et tu t’automutiles ; Et je suis qu’un instrument à cette destruction que tu t’infliges. Mais soit ! TU VEUX. Tu auras.

    « Voyons combien de temps dure ton calvaire. »

    Je glisse ma langue sur mes lèvres, alors que mes yeux pétillent brusquement, des crocs blancs font rouler ma lèvre inférieur humidifiée. Il faut que j’occupe ma bouche avant qu’elle ne veuille dépasser ma pensée. En vrai, je donnerai n’importe quoi pour du sucre – pas tes merdiques bonbons – du vrais sucres. Puisqu’on en est là, autant continuer à poser des questions. On verra bien si tu me désires encore après tout ça. J’en ai des doutes et franchement, je n’en ai rien à faire.

    « Quelles questions, tu ne veux pas que je te pose ? »

    Je suis le genre de personne qui n’hésite jamais à utiliser son joker dans une partie de poker. Allez, j’avoue que suis un FDP. T’es en état d’arrestation Barbie. Tu as le droit de garder le silence (ou pas …) Si tu renonces à ce droit, tout ce que tu diras pourra et sera utilisé contre toi. T’as le droit à deux avocats, mais sache que je suis prêt à les attacher ensemble pour éviter qu’ils ne viennent cogner à ma porte (et sur ma gueule.)

    Tu en veux encore ? Car j’imagine que tu dois penser aux questions que tu ne veux pas, mais qu’elles te viendront pas toutes en mémoire. Je ricane ! Allez, avoue que ça te permet de te sentir mieux à vis de mes larmes. Au moins, tu ne peux pas culpabiliser de m’avoir fait avaler ceux-là, ni d’avoir sorti une phrase conne. Tu peux juste t’en vouloir de ne pas en avoir assez profité. Je t’ai laissé ta chance, mon grand.

    « Est-ce que t’aimes ça être pris ? »Si tu dis oui, mon pauvre, tu auras tellement d’arguments si on doit passer à l’acte. Haha ! Vas-y là, je me sens comme Jésus, je multiplie les pains. Ceux qu’il avait noté sur son carnet à cause de toutes mes compris « Quelle est la chose la plus humiliante que tu as vécu quand tu étais enfant ? »

    J’espère juste que c’est un truc con et pas ton professeur de danse classique qui te donnait des cours particuliers dans une arrière-salle. Arrêtez vos pensées crades, je parle de vrais cours de danse. Car franchement, il y a de ouf à avoir fait des ballerines. C’est juste marrant de voir les gens en être gêné.

    Mon humeur a tellement augmenté en très peu de temps. JOIE, fausses larmes, vraie tristesse, colère et un mélange étrange. Je suis joyeux, aucun doute là-dessus et en même temps, je me sens enragé. Tu vas peut-être finir avec l’envie de dégueuler ton estomac sur moi, mais j’aurai au moins un vrai plaisir de voir des rides naître sur ton visage et des émotions différentes de celles que tu m’as déjà montré.

    « Tu ne préférais pas plutôt que je te paye une fe… un homme ? Je suis sérieux, Urie. » Même si je n’en ai pas franchement l’air, j’essaye, alors essaye d’arrêter de faire ta tête de mule et d’entendre ce que je te dis.

    T’as raison, je suis un bâtard qui aime dominer. Je n’aime pas faire ce genre d’avertissement mais tu penses peut-être à ça depuis hier car t’as besoin de te soulager et de décompresser et je peux le comprendre mais il y a tout un tas d’individus plus recommandables, t’offrant une possibilité de reconstruction et étant moins susceptible de t’appeler chienne à leurs tours. Franchement, je crois bien que si on avait dû le faire là maintenant, j’aurais accepté que tu sois celui qui l’enfonce rien que pour voir une satisfaction de voiture sur ton visage et que j’aurais poussé des gémissements de pucelle dans un film X juste pour pouvoir voire ton visage changer d’une expression de haine à d’extase. Ce doit être juste transcendant. Ok. J’avoue. C’est surtout pour voir ton visage sérieux.


    « Peut-on trancher la poire en deux. Tu en fais ce que tu veux, mais à la fin je récupère chacun de ses morceaux. »[ Car vois-tu dans le monde des morts, même découpé de toute part, on peut continuer à vivre et être réparé. Bien entendu ça réduit ta durée de vie d’infliger de telle souffrance à ton organisme et ça ne fonctionne pas si les parties du corps ont été brûlé, mais même sans ta tête ou avec la moitié de ton tronc, tu es vivant. Je ne te parle pas de certaines horreurs qu’on peut croiser quand on quitte la belle ville de Tokyo. Il y a des vraies foires aux monstres dans ce monde.

    « Urie, tu es triste ? »

    Ce n’est pas tout à fait la question qui voulait sortir de ma bouche. Je ne suis pourtant pas soumis à sa potion de vérité. Ce n’est qu’un lapsus, je présume. Une erreur en pensant et parlant en même temps.

    « Barbie, t’es en colère ? »
    Je ricane, je me moque, je me bidonne, je me poile, je ris. Pendant deux secondes et demi, « qu’est-ce que je peux faire qui apaiserait ta colère ? » Allez juste pour rire, je promets que je jouerais à pile ou face si je le fais.




    Cette pensée qui est en dualité.

    Laisse-moi voir ta faiblesse jusqu'au fond de tes yeux et m'en satisfaire, laisse-moi voir tes larmes, ta honte, tes faiblesses. Elles gorgent ma sève et mon désir pour toi. Les mots que tu prononces semblent te souiller, plus rapidement et cruellement que mon foutre aurait pu le faire tantôt. J'ai l'impression de tenir la bouche grande ouverte de me déverser en toi. Continue, continue à nourrir ma soif de toi ... La plaie à ton cou n'est pas encore reformé. Dis-moi, parle-moi, insulte-moi, et jète-moi ce regard-là. Putain, à cette vitesse, cette haine que t'as, je crois que je vais avoir du mal à retenir l'envie de te voir pleurer. Chiale, allez.  
     
    Cette pensée qui est en dualité.

    JE NE LE SUPPORTE PAS. Cette idée que tu es en train de te scarifier avec tes ongles, te mordre avec tes dents et te briser avec tes mots. TU VEUX AVOIR MAL ? JE PEUX TE FAIRE MAL. BORDEL.

    Tu peux éviter de lui ressembler. J'ai donné ! Arrête ça, maintenant, ou bien je vais le faire moi-même.  

    JE . NE . VEUX . PAS . QUE . TU . FASSES . CE . GENRE . CHOSE.

    J'ai l'impression que tu te hais quand ça arrive. Et j'ai peur de te perdre mon pari.
    Cette pensée qui est en dualité.

    Si je m'écoutais ... Je te choquerais. Je veux te prendre dans mes bras, t'offrir sa tête pour que tu puisses te sentir mieux, et l'offrir comme jouet à des zombies tarés qui sont à la solde d'Igor. J'ai envie d'arracher des entrailles de ceux qui appartiennent à ton réseau, de les nouer en une jolie ficelle pour tenir le ballon d'hélium que je ferais de leurs peaux.

    J'ai envie de t'enlacer, chaudement entre mes bras, de sentir ton souffle chaud et de te laisser me frapper de rage que je te trouve faible - jugeant ce que je ne dis pas et ne pense pas. Pas toujours. Parfois. On l'est tous, non ?

    J'ai envie de découvrir le monde des vivants avec toi, de te voir de nourrir d'hommes et de femmes différentes. De te voir barbouiller et culpabilisé du sang.  De partager des moments à nous deux. J'ai même envie de te présenter mon collègue de toujours. Celui qui est autant mon ami que Philip peut l'être et dont je suis le parrain de plusieurs de ses enfants. Je veux te le présenter pour qu'on puisse rire ensemble après avoir pourchassé le pire des criminels - ceux qui torturent, violentent et détruisent les enfants - il adorait ta méthode, j'en suis certain. Je tue brusquement généralement. Il aime prendre son temps. Je vais te manquer quand on va se quitter.
     

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