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Le membre 'Cassian C. Sanders' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


#1 '6 FACES' :


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#2 '4 FACES' :

Terminé #12 le 23.07.17 0:41

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premières pressions
Visiblement, le jeune homme ne semblait pas être le seul à redouter les répercussions que la tête d'Eden semblait présager. Plus menaçant que des rondes de corbeaux charognards autour d'un champ, lieu cachant les crimes d'un prédateur sur une proie animale par des épis de blés plus impressionnants que des joncs, son visage barbu et sévère prenait des allures bien plus représentatives par la lumière bleue qui se dégageait de l'écran. Il commençait à y prendre abstraction mais Viviane n'était pas emporté par l'euphorie musicale que Cassian voulait instaurer pour calmer le silence autoritaire d'Eden, pour l'instant trop concentré sur son ordinateur. Cependant, son inquiétude était capable de réveiller la bête et donc, des appréhensions, cette fois, chez chacun quand ce dernier releva la tête pour s'interposer silencieusement mais toujours sèchement sur les confidences que la fille arabe s'apprêtait à dévoiler à l'intrus.

Hiatus scotché sur sa bouche, elle demeura désormais aussi interdite que résignée à ne dire rien de plus. Même pas pour critiquer le travail bien laborieux du zombie. Elle ne semblait avoir aucun droit ce qui rassure et inquiété Cassian sur la liberté qu'Eden autorisait à ses employés. Il hésita à relâcher le balai pour s'avouer vaincu mais lorsqu'il évoqua une seconde fois son ami, cela eut l'effet inverse puisqu'elle s'émancipa quitte à lâcher un rire en contradiction avec ce qu'elle se réservait. Sa courte euphorie eut pour cause d'attiser la curiosité mais aussi la confusion du jeune homme qui s'interrompit dans son ménage dansant, la musique toujours en cours. Il sourcilla pour lui demander ce qu'il en était.

La musique n'opérait pas, il fallait reconnaître que Cassian avait créé un capharnaüm des plus désastreux, de quoi réveiller pleinement l'autre homme qui commença de nouveau à devenir acteur dans cette scène, au grand regret du jeune homme. Ce fut donc lui répondit à l'audience de manière bien réductrice puisqu'il le corrigea totalement.
Ne cherchant plus, il ne commenta pas puisque ça aurait pu contrarier Eden comme le contrarier lui. Après tout, le patron se montrait particulièrement tranchant dans ses corrections et si l'élève allait plus loin, il en aurait sans doute pâti. Ainsi donc, il ne pipa mot, légèrement boudeur quand à la remarque du tyran, décidant de l'ignorer plus encore.

Mais il dût conclure que cela restait impossible tant Eden demeurait aussi omniscient qu'un poing fulgurant délivré sur la peau palôte d'un zombie qui s'en souviendrait trop longtemps quitte à l'humilier à perpétuité.
Pour le moment, l'américain s'accommoda à se limiter à sa valse peu envoûtante qui ne recueillit que poussières autour de lui ⎯ et d'eux ⎯ et non pas des applaudissements de la part de son audience révoltée par son manque de sérieux, sans doute.

Sans trop de cérémonie mais surtout sans attente, la perche ne se fit pas prier pour se lever et interrompre plus brutalement la danse du jeune homme qui, bien que ridicule, arrivait à se donner en spectacle. Ce fut probablement pour cette raison que la fille perpétuer un minuscule rire sur ses lippes malicieuses en regardant le garçon se trémoussait sur une musique française d'anciennes années bien lointaines. Les tenues et le style général de Cassian étaient aux antipodes de l'ambiance de la salle qui était en même temps salie mais faste ; pourtant, le lustre semblait vouloir tourner au rythme du jeune homme.
Si le brun n'était pas en mesure de remplir sa tâche parfaitement, il était tout de même capable de dominer une salle et d'en changer l'ambiance. Si le brun n'était pas en mesure de trouver du bonheur, il était tout de même capable d'en conférer à autrui par des moyens indéfinissables.
Les tâches sur les murs devenaient plus colorées et les entailles d'épées et autres katanas se référaient plutôt à celle d'un chat. Les liquides alcoolisés probablement renversés furent rapidement assimilés à une soirée bien arrosée.

Plus atavique qu'inédit, Eden fit un bond pour sans doute attraper l'amuseur par le col. Le zombie n'était pas maître des lieux ici et pourtant, il s'en donner le genre. Mais une chose était claire et ramener le garçon à sa réalité pessimiste : Il était Cassian Sanders et lui Eden Indentshi. Rien que ça suffisait à les différencier car il s'agissait de deux rangs à part sur l'échelle des pouvoirs qui leur étaient conférés. Il aurait bien voulu ne pas se montrer intimidé et lui tenir tête mais Eden possédait plusieurs éléments, en plus des photographies, qui auraient pu nuire à l'américain. Des employés comme Viviane, Pom et surtout pas cette nommée madame K ne l'aurait aidé et se seraient volontiers tournés contre Cassian au profit de leur employeur. Mais ce n'était pas les seules raisons.
Certes, il ne connaissait pour le moment rien de ce type mais sa tyrannie laissait entendre qu'il avait un lourd passé derrière et par lourd, Cassian entendait plutôt long. En tout cas, la plus évidente était que cet homme portait une tête draconienne et une stature imposante. En somme, on le rapprochait à une sorte de gargouille capable de dénicher tous les démons d'une personne. Le résultat était qu'aucun faux pas ne devait être commis et ce n'était pas cette danse qui n'en ferait pas puisque le jeune homme dansait vraiment comme un pied en plus de faire le ménage d'une façon sordide.
Or, le col de l'élément perturbateur resta en place. L'asiatique garda des distances pour le moins étonnantes avec lui ce qui l'étonna, voyant déjà Eden lui ferir la joue, le front ou même, l'intégralité de son visage angélique pour ne plus avoir à le supporter. Il se contenta juste et jusque là de ne pas regarder ce dernier et d'avoir des rapports maintenant indirects, sans surveillance. Jusque là, effectivement. Ca se limita donc rapidement à des présentations étoffés entre bars, salons et personnes. Le tour fut vite fait et complètement impersonnel. C'était presque à croire qu'Eden n'y mettait pas du sien. Déjà qu'il n'y mettait pas du coeur à l'ouvrage, cette visite commençait à s'éterniser à devenir redondante à croire que le lassé préférait désormais subir une autre épreuve plutôt que de continuer à courber l'échine pour un tas de personnes. Peut-être était-ce ça, l'épreuve, continuer à courber le dos jusqu'à fatigue musculaire ? Ne s'avouant pas vaincu, ce fut sur cette note qu'il continua à manifester sa présence dans son beau et classieux costume.

La détermination du jeune homme ou plutôt sa survie n'épata pas Eden du moins, il n'y croyait pas mais ce dernier se montra déliquescent quand à l'idée de voir beaucoup de monde. Le meilleur, à y réfléchir, semblait selon lui d'emmener Cassian à un autre malaise. Se retrouver en face de plusieurs personnes peu à peu n'était pas intimidant pour lui ; en face de plusieurs personnes en même temps était le pire mais Eden avait choisi un degré complètement différent qui n'était pas des plus attrayants non plus. S'il s'était retrouvé seul avec n'importe qui d'autre, tout allait à merveille mais se retrouver dans une cuisine avec son potentiel tortionnaire, c'était de quoi se faire cuisiner !

Son regard se balada ou plutôt se fit anxieux lorsqu'il croisa l'acier rutilant de plusieurs couteaux déjà plantés dans un bloc de bois pour faire support. Une sauce marinait dans une casserole et à feux doux, le temps d'apprécier sa décomposition. Elle était peut-être la seule créatrice de bruit avant que les deux individus n'entrèrent dans la pièce qu'Eden illumina d'un coup en poussant l'interrupteur qui créa l'aveuglément de tous les ustensiles. Après avoir passé l'arcarde, le jeune homme put sentir une affreuse odeur de viande qu'il s'hurlait de ne plus manger. Visiblement, Eden était prêt à dévorer toute sorte de viande. Au sens propre comme au sens figuré puisqu'il ne semblait ne plus y aller par quatre chemins.

Son regard lubrique dans le salon aux zombies, ses emprises sur sa cravate, ses photographies de Cassian qu'il gardait précieusement... Le zombie doutait qu'Eden puisse vraiment s'être entiché de son physique mais toutes les preuves se réunissaient de sorte à l'accuser. Pourtant, le manque de confiance partiel - surtout moral plutôt que physique, en d'autres termes - eut pour ambition de se retenir à penser une telle chose sur un stratagème aussi lourd. Même s'il n'aimait pas cet asiatique, il était assez roublard, fallait-il le reconnaître, pour trouver un meilleur moyen de se mettre Cassian dans la poche. En soi, c'était déjà un très bon moyen au vu de la flexibilité et des accords perpétuels du jeune homme mais ce n'était peut-être pas le plus discret, ni le plus gentil. Or, Eden ne représentait aucun de ces traits cités.

Il soupira puis déglutit. Certes, Cassian n'aimait pas son corps surtout parce que la zombification l'avait attaqué mais il suspectait qu'Eden en sache déjà beaucoup s'il avait bien scruté et examiné les photographies au préalable. Ces objet tabous étaient la preuve que le spectre était bel et bien un zombie puisqu'on y décelait des traces peu communes et grisâtres qui le rapprochait à une gargouille ou quelque chose pétrifié. Des marques pierreuses, en somme, le rendant gris dans le dos dévoilé dans des vestiaires. À présent, Cassian et Eden étaient seuls. Les dégâts étaient plus impressionnants avec Eden mais il dût en conclure que sa puissance se voyait dégradé sans la présence d'un acolyte. Pourquoi Cassian devrait-il avoir peur sous ses conditions ?
Ainsi, il se permit de reprendre, plus franc et sec mais toujours assez poli. Il s'éclaircit la gorge avant de commencer.

- Je veux bien obéir à tout ce que vous me demandez mais si vous voulez que je vous séduise, écoutez moi pour le moment.

Il toussa comme pour changer sa personnalité et la peaufiner au maximum. Ses yeux prirent comme une teinte plus sombre et sa voix, aiguë, descendit d'un octave pour être aussi grave que le ton moyen d'un homme. L'homme au balai essayait de prendre des allures sérieuses. Il n'était franchement impressionnable, ni intimidant mais assez convaincant lorsqu'il se mit frapper la table en acier derrière lui de ses deux paumes, sur laquelle il s'assit juste sur le bord et non pas complètement. Il osa regarder cette fois Eden et ce ricanement qu'il arborait. Il était vraiment insupportable et pourtant, il arrivait encore à tolérer ses envies les plus scabreuses.

- Arrêtez de m'arracher ma cravate. Je peux le faire moi-même, déjà.

Ceci n'était pas vraiment un avertissement puisque le jeune homme n'était pas en mesure de donner des leçons mais davantage une phrase performative puisqu'il s'attela à la tâche. Il leva le menton vers la lumière crue et desserra le morceau de tissu qu'il avait attaché fort bien au col. Finalement, il le reposa derrière lui, comme une queue, dans sa main gauche à nouveau collée contre l'acier.

Mais la situation n'aidait en rien si le patron se bloquait et attendait et le jeune homme prit clairement les devant comme on le lui avait prescrit. Il se posta près d'Eden et chercha à le retourner d'une manière ou d'une autre puis plaça deux mains contre sa poitrine se trouvant au niveau de ses yeux donc il dû les lever. Mais le but était surtout de bloquer le japonais ailleurs pour avoir un meilleur contrôle et donc résultat. L'espace de la cuisine était encore trop grand.

- Tout doux. Ne bougez pas.

Son haleine était immonde. Ca puait la brutalité sur la langue claquante et les dents acérées. En revanche, la bouche de l'américain qui devint plus voisine se porta près des siennes tout de même, en pur contraste. Ses lèvres étaient souvent mi-ouvertes de sorte à attirer l'attention et passer un souffle haletant qui n'avait parfois pas lui d'être ; comme ici, par exemple.
Puis, pour taire cette odeur de chacal, il positionna un doigt contre les lèvres plus hautes que les siennes. Leurs lèvres furent proches mais jamais le zombie n'aurait eu le souhait de les caresser ne serait qu'un peu. Elles étaient peut-être plus répugnantes que son statut de zombie, en réalité, que Pom avait appris à lui faire un peu plus apprécié, indirectement.

Maintenant que le serveur avait quasiment le contrôle puisqu'il se trouvait juste devant le plus grand, presque assis à son tour sur le bord de la table, il pouvait peut-être agir. Il le fit en déboutonnant les trois premiers boutons de sa chemise. Il avait décidé, pour le moment, de faire durer cela plutôt qu'enlever sa chemise directement et se retrouver torse nu. Pour le moment, il avait dévoilé clavicule et pectoraux mais rien de plus. Après tout, il fallait avertir l'autre avant toute chose :

- Si vous dîtes un mot de plus, je...

De sa paume plaquée contre le plan de travail glacé, il chercha un outil menaçant mais ne tomba que sur une bouteille rouge avec un goulot qui laissait suinter un liquide goûteux.

- Et bien j'ai ce ketchup, ça sera suffisant.

Peu habitué, ça devenait mauvais pour lui. C'était minable. Il s'était foutu dans de beaux draps à vouloir jouer l'intimidant. Il pouvait l'être mais Eden Indentshi était réputé en la matière.
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Terminé #13 le 30.07.17 19:49

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La petite cuisine japonaise où s'agitaient des aliments à cuire était le théâtre d'une bien étrange scène issue d'une pièce où il n'était pas encore possible de savoir si elle était tragique, dramatique ou comique. Bien que tout bon auteur aurait pu répondre, qu'il y a de ça de reposant dans le drame, qu'on sait avant qu'il arrive, qu'il arrivera. Contrairement à la tragédie, où on peut toujours croire que Dieu sortira un élément de son chapeau pour venir aider. Deus ex machina. Bien que généralement, i n'intervienne que trop tard. En particulier quand ce dieu se nomme Eden.
Cassian, je ne peux pas comprendre l’attirance que tu as pour l’hétaïre le plus instable de la branche prostitution. Aussi agréable soit Philippe, tu n’es pas sans savoir (j’ose croire, malgré ta naïveté) qu’il a davantage de michetons le réservant qu’il y a de bouteilles d’alcool dans mon bar. Il est totalement instable et ses bras piqués à la drogue ne sont pas un gage de bonheur et d’équilibre. Si tu veux l’atteindre, il te faudra davantage baisser les bras dans un tour que les lever vers le ciel, mon enfant.

Si tu le fréquentes trop, tu finiras coincé dans une ruelle par des clients voulant davantage que te taquiner dans une cuisine. Je me suis mithridatisé avec le temps de sa présence, je ne conseille toutefois pas à un amateur comme toi de t’y intéressé. Sérieusement, tu souffriras moins à fréquenter ce connard d’Urie qu’à essayer d’être l’ami ou pire, l’amant, de Pom Warren. Même cette misandre de Margareth perd davantage de temps qu’elle n’en devrait à essayer de l’attirer dans ses griffes. Bien qu’elle soit capable d’y arriver et c’est au fond, ce que je lui souhaite. Elle arrivera peut-être à l’apaiser là où je n’ai jamais su le faire. Si le diable a existé et si je suis le bel et bien ce dernier, si ce lieu est l’enfer, et si je prends l’apparence d’un serpent, crois-tu que la pomme tendue puisse être de confiance ? Allons, nous parlons du descendant de ma femme. Je suis navré de te dire qu’elle n’avait de l’ange que l’aspect.

Je me rends bien compte avec ton comportement que j’ai encore mal expliqué ce que je désirais. C’est assez courant et je te questionne du regard – bien que je présume qu’une observation extérieure ni verraient que deux yeux noirs et presque furieux – essayant de comprendre cette libération que tu affiches. A te voir t’agiter, devenir rebelle, je me demande si tu ne souffres pas d’un handicap sévère. Et te voir t’approprier cette cuisine comme un terrain de séduction me fait bien rire. Sans vouloir être vexant car tu es un très beau jeune homme, tu vas de charybde en scylla avec moi. Je ne comprends rien aux messages que tu tentes de me faire passer : veux-tu seulement me faire passer un message, d’ailleurs ou n’es-tu que paumé ?

C’est le chaos dans ton esprit et vu que tu ne t’exprimes pas, petit, je ne peux pas te remettre sur le bon chemin. Gestuels et paroles ne s’associent pas et formulent deux idées différentes à mes yeux.

La première, que tu veux que je me taise et que tu es menaçant envers moi. Blague amusante en sommes, mais qui me fait me poser la question de si tu as bien compris que tu étais là de ton propre chef et que tu étais libre de partir quand tu le voulais. A voir ton comportement de souris blanche bloquée dans un labyrinthe, j’en doute. Petit, la trappe est toujours ouverte. Si tu veux partir. Pars. J’ai bien assez de prisonniers dans mes sous-sols pour ne pas avoir à en rajouter un.

Et ce message de mutinerie que tu affiches envers ma personne est totalement à l’inverse de tes doigts qui retirent ta cravate et défont tes boutons. Tu m’expliques ? Tu veux partir ou tu veux te déshabiller ? Si tu as peur de moi pourquoi me bloquer dans un coin. T’es carrément déséquilibré, mon petit gars !  

Il va falloir choisir, James Bond. Soit tu veux t’évader de la cuisine, soit tu veux baiser dedans. Tu ne peux pas prendre les deux options en même temps. Mais, je comprends qu’à ton âge on est encore la libido en feu. Je le vois fréquemment ces derniers temps avec un crétin brun, sauf que : tu m’as bien regardé ? Je n’ai clairement pas le physique d’une midinette. Si tu cherches une femme (ou un homme si j’en juge par ton comportement) pour une nuit de plaisir, tu devrais peut-être aller là où il y a des gens de ton espèce : ternes. Et, comment dire …

Je me retrouve bloqué contre un pan de mur, allons ! On n’a pas autant d’atomes crochus pour que tu te jettes sur ma personne ainsi. Rassure-moi, tu ne comptes pas m’accrocher les mains avec ta cravate ? Car j’ai déjà bien assez donné avec une ceinture. Allez, jeune zombie, calme-toi ou tu ne vas me fâcher.

Ta petite personne qu’ordonne, mi-figue mi-raisin de ne pas bouger et de ne pas parler va à l’encontre de ce qui est possible d’imaginer. Si je suis le grand méchant loup de l’histoire, on peut dire que l’innocent qui a pénétré dans ma tanière n’aurait pas eu beaucoup de chances pour me résister. Même en prenant le choix d’une arme à feu ou d’une arme blanche, facilement trouvable pour la dernière dans la cuisine.

Au lieu de cela, tes mains se stoppèrent sur le goulot d’une bouteille de Ketchup, bien moins grosse que la grosseur d’Urie.

Et que la tienne, même si je ne suis pas au courant – et il est peut-être préférable pour mon orgueil et mon égo que je ne le sache pas de suite. Je ne suis pas certain d’accepter de passer sous les fourches caudines cette humiliante concession que tu es membré comme nous trois. Ce qui devrait de par ailleurs mettre des complexes à Philippe qui dans ce concours de bites ne se sent pas concerné et qui a une taille des plus normales dans ce domaine. Ton membre est assez humiliant pour mon employé autant que pour moi. Fort heureusement, je ne suis pas encore très préoccupé par cette partie de ton corps.

MEC. Sérieusement, du ketchup ? Tu me menaces avec du ketchup ? Au moins, contrairement au cran d’arrêt d’Urie, au stylo de Shirley et aux illusions de Maxence, le risque que tu te blesses toi-même avec ta propre arme est très limitée. Bien que si tu continues à me menacer, je risque d’en verser ailleurs dans l’ouverture d’un pain à hot dog.  

… Du ketchup. Alors je trouve ça particulièrement amusant ! Mais absolument pas séduisant. Je suis désolé, car je ne doute pas que tu sois un charmant et beau jeune homme, mais tes gesticulations me font davantage penser à un clown maniant les pitreries qu’à une quelconque danse séduisante.

Il faut dire que niveau sexualité, je suis plutôt limité dans l’interrupteur de ma libido. Lorsque j’ai des besoins primaires, je vais voir des hôtes qui sont payés à ça et je n’ai jamais de fantaisie en dehors de celle de me soulager. Il y a des exceptions, évidemment.

Le caractère à fleur de peau, énervé et furieux d’Urie me rend très rapidement excité. Lorsqu’il est dans la même pièce que moi avec son regard borderline, la dynamogénie est évidente. Il a cette facilité à savoir passer de la soumission, à une forme de domination, de l’esclave à l’insolant dictateur. Il sait bien jouer entre les deux fonctions qui ne font qu’attiser ma flamme et ma libido. Sa nitescence naturelle fait un sacré bordel dans mon esprit. Pourtant, il n’est physiquement pas mon genre. Absolument pas.

J’aime les personnes blondes, souriantes et rieuses. J’aime les yeux clairs et le coté occidental des individus. Leurs cheveux plus épais, qui sont froissés au matin et leurs corps aux fesses blanches d’absence de bronzage. J’aime leurs odeurs de lait, de café et de farine, de pain et de pâtes. J’aime les occidentaux.

Et si Urie qui est tout le contraire sait parfaitement appuyer à l’endroit de ma chair pour allumer la lumière, c’est sans doute parce que ma mignon, il n’a rien de pour l’être.  

Je ne veux te faire aucun reproche, mais tu sais que tout se passe dans ta tête. Tu as peur d’une menace qui n’existe pas et tu stresses d’un comportement que je n’ai pas.

J’assume, hein. Et je m’en fous. Royalement. J’adore être le méchant, mais la vérité c’est que je ne t’ai pas menacé, que tu n’es pas contraint d’être ici et que je regarde simplement si tu peux bosser dans certains salons de mon bar. J’imagine que si je voyais la tienne de vérité, j’aurais vraiment du mal à ne pas être à terre en train de rire. Tu m’amuses petite arlequin !  

Je ris déjà, sans me retenir vraiment. Sérieusement, me menacer avec du ketchup ? Et pourquoi pas rajouter de la mayonnaise, de la moutarde et de la sauce blanche ? Je sens que je vais devoir faire attention aux mots que je pense.

Mes mains se sont refermées sur les tiennes et la sauce rouge pour te soulever jusqu’à ce que tes pieds ne touchent plus le sol. T’es un poids plume et je suis une armoire à glace. Je reconnais toutefois que ta légèreté me surprend totalement. T’es maigrelet mon gars. Et t’as peur que je te mange ? Mais j’aime la viande, pas les os. Je ne suis pas un cabot ! Tu ne veux pas essayer de bouffer un peu plus, sérieusement ? Je crois bien que t’es carrément proche de la poussière pour être aussi léger.

Mon sourire disparaissant un peu, je retourne la situation, te bloquant contre un mur. Tu comptes vraiment me couvrir de ketchup ? Méfie-toi Cassian. Je suis joueur et je te ferrais nettoyer les tâches que tu causeras par la pointe de ta langue carmine. Et je pense que je pourrais me prendre aux jeux et éprouver l’envie de davantage. Alors ne tente pas le diable. Car tu as pour l’instant autant d’intérêt à mes yeux que le verre que la bouteille de vodka servie dans l’un de mes salons. T’es qu’une rose parmi les roses, un renard parmi les renards. Veux-tu vraiment tenter le diable ?

Une seule main me suffit désormais à te porter, permettant à l’autre d’être libre. Les bouts de mon index et mon majeur se pose sur le haut de ton corps, descendent, retirent un bouton, t’effleure, juste un et remonte vers ton visage pour le tenir fermement :

« Je te fais peur, petit ? »

J’imagine que je dois te faire peur pour que tu me menaces ainsi. Allons petit zombie ne sois pas si effrayé par ma présence. Je te l’ai dit, tu n’es pas mon genre. Je les aime rebelle ou très doux, je les aime occidentaux. Je les aime à mordre ou à câliner. Les coincés, comme toi, qui ne sont ni tactiles, ni tendres, ni doux, ni durs, ni rebelles. Les sages qui s’habituent à tout, je ne les vois pas. La banalité m’a toujours ennuyé. Au plus haut point. Tu n’es point gris parmi d’autres.

Sauf quand ils portent une cravate. Je reconnais que j’aime beaucoup ce genre de vêtements occidentaux. Mais j’ai déjà dans mon jeu de carte un gamin rebelle à m’occuper. Je n’ai pas envie d’en supporter un deuxième, il me pompe déjà bien assez ! Mon temps et mon énergie. Toutefois, ta petite rébellion a attiré mon attention. Ok, petite souris, tu commences à m’intéresser à essayer de bouger. Alors, quoi, tu n’es pas seulement une marionnette qui fait ce qu’on lui demande ?

« Crains-tu que je te croque ? »

La question est évidente alors que mes dents deviennent visibles et que des canines éburnées n’apparaissent laissant entrapercevoir un sourire moqueur. Ta danse dégingande de tantôt m’avait amusé, un peu, mais là je dois avouer que c’est un niveau au-dessus. Tu as peur de moi, c’est ça, hein ? C’est amusant. Peut-être pas pour toi, cela dit, mais à mes yeux : c’est amusant de voir l’effet que je peux te faire simplement avec quelques mots et quelques gestes. Tu ne serais pas un peu masochiste, Cassian ?

Ma langue glisse sur mes dents, mes yeux carnassiers ne te quittant plus du regard. Il y a beaucoup de choses à savoir sur moi. Mais un détail est important : on ne me menace pas. Jamais. Même avec du ketchup. Même si dans le fond ça m’amuse toujours. Si tu me menaces, tu dois t’attendre à ce que je te rende au centuple et bien plus encore ce que tu auras tenté de faire.

« Il est vrai que j’ai de grandes dents. »

Je suis persuadé que tu t’en rends bien compte. Toutefois. Ma main qui te maintient toujours se fait plus ferme et il ne sera pas surprenant que tu aies des marques rouges pour quelques heures, peut-être davantage si tu marques longtemps. Mon doigt pointe ton corps et parcoure ta peau opaline visible.

« Mais je préfère la viande rouge à la blanche. »

Disons plutôt que les peaux blanches deviennent rapidement rouges à mon contact. J’ai la mauvaise habitude de mordre. Peut-on vraiment me le reprocher ? Je suis au sommet de la chaîne alimentaire et n’en déplaise aux végétariens comme Pom, aux véganes et autres amoureux des plantes, je crois en la consommation locale et rien qu’à elle. A quoi bon tuer des animaux, car il faut bien le faire pour réguler leurs populations et refuser de les manger ? C’est comme-ci je tuais des humains sans boire leurs sangs.

« Allez. »

Ma main a relâché les tiennes. Je dois t’avouer que ce n’est pas évident pour moi de parler autant, mais je dois bien faire un effort pour mon futur employé. Même si je pense que tu vas fuir la queue entre les jambes et que tu ne reviendras pas.

Allez petit, pars … bouh !

Mon ton est dur tout comme mon visage. Je me demande quelle tête tu ferais si tu savais que je ne suis qu’en train de me divertir. Je me demande surtout quelle tête tu ferais si tu savais qu’à partir du moment où tu es entré dans mon bar, tu es devenu l’un de mes protégés et que je ne laisserais personne te faire du mal, Cassian. Tu n’es pas mon employé, tout comme Urie, Maxence, Valentyn ou Pom ne le sont pas. Tu entres dans une famille. Une famille complexe, aux règles étranges et où on aime se taquiner. Mais une famille qui ne te laissera pas tomber.

« Il me semble que j’ai beaucoup parlé. »

Et donc, tu me disais que je devais me taire ? Alors que comptes-tu faire maintenant ? Devenir le grand maître sadique et m’attacher à un rouleau à pâtisserie pour que je t’implore ? Je ris, inconsciemment, devant toi, à cette pensée. Je ne te vois vraiment pas en tenue de latex et avec un fouet, mon petit. Alors que comptes-tu faire ? Je suis un trop gros morceau pour toi et ta sauce ketchup, et même bien cuit, je reste dangereux à la consommation pour un petit mangeur de salade comme toi.

« Beaucoup de mot en plus. »

Et tu m’as bien de ne plus en dire, alors tu vas faire quoi, poussin ?

Je recule, à peine. Tu peux toutefois partir à gauche ou à droite. Je me contente de chercher dans mes poches une cigarette pour la monter à mes lèvres et l’allumer, avec un regard dans ta direction long de sous-entendu. Je te laisse les rennes petits. Donc. La règle était simple : tu dois me montrer que tu es désirable. Là, tu m’as montré que tu étais rebelle … Très bien. C’est une forme de désir chez certains. J’attends plus. D’un côté ou de l’autre. Evidemment, il y a aussi ce panneau vert avec l’écriture blanche au-dessus de la porte [exit] que tu devrais peut-être suivre, non ?

Sortir de ta coquille ou chercher un moyen de vite retourner dans ton nid ?

« Très bien, je te laisse en venir à ta menace. Je te laisse cinq minutes, ton ketchup et je ne bougerais et ne parlerais pas. »

Alors petit, que comptes-tu me faire avec ce ketchup ? Si tu me prépares un hamburger, sache que j’aime la viande saignante et que le cornichon soit doux. En attendant, je croise les bras et j’attends. Juré je te laisse champ libre pour cinq minutes. Après … Disons que tu n’as pas envie de savoir ce qui se passera après si tu me déçois.




On va jouer à un jeu, jeune zombie. Soyons sincère, je t'effraye et je dois t'être aussi attirant qu'une mouche à putréfaction dans ton bol de soupe. De mon coté, je te trouve aussi intéressant qu'un brin d'herbe dans un parc public. Rien n'est immuable et tout est susceptible de changer. Un brin d'herbe peut s'avérer être la naissance d'un chêne, et la peur peut faire naître un grand courage. Encore que,

Je te propose de jouer à un jeu. Tu es dans ma cour des miracles et je ne suis qu'un roi des brigands. Allons, laisse-moi mélanger le paquet de cartes et t'offrir la possibilité de pimenter la partie. Dans ta stratosphère, tu dois bien t'ennuyer. Je me demande seulement si tu sais où aller. Dès l'instant où tu es rentré dans ce bar, tu es devenu mon protégé et comme à chacun d'entre eux, je t'offre le droit de choisir la carte que tu veux être. Ne sois pas un pion de la société de notre bon Roi, malgré tout le respect que je lui dois. Tu portes le nom d'un prince, tu portes le nom d'un Lion, il est peut-être temps de prouver que tu as autre chose à offrir au monde que ton corps putride, tes os blancs, ton odeur de tabac et ton joli minois. Je ne demande que ça.

Même si je doute que tu en sois capable. Alors ce jeu, il est simple : tu vois cette corde tendue entre les deux montagnes. Tu vois cette hauteur vertigineuse qui te ferra devenir poussière si tu en tombes, et bien bande-toi les yeux, et fais-moi assez confiance pour jouer au funambule avec ta vie.  Allons, tu l'as déjà perdu une fois, alors tu peux bien jouer davantage avec la seconde, non ?





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Terminé #14 le 13.08.17 16:17

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antipodes reliées
Entre survie et noyade, aucun geste ne fut entreprit pour secourir le jeune homme de cette impasse qu'il avait créé de son propre chef. Le type lui avait, certes, porté une main pour l'obliger à se sortir de cette masse de ridicule. L'emprise sur son projectile en main n'avait même pas pour but de le désarmer mais la force qu'il exerça le fit. Sa bouteille de ketchup tomba contre le sol mais pas d'une manière assez puissante pour couvrir la grande perche.
Il était bruyant. Lui silencieux. Son bavardage le rendait presque timide.

Provoquer Eden pourrait être à double tranchant si ce dernier était un couteau à bout rond lambda. Mais il s'agissait de quelqu'un d'aiguisé dont le rire était capable de mieux rutiler que la lame d'un grand ustensile de cuisine ou plutôt de torture.
Toute vérité superflue. Non, il n'en pleurait pas.
Toute action inutile. Non, il n'en tremblait pas.
Sa vraie torture était son aura.

L'américain resta, certes, muet mais aussi immobile maintenant qu'il était soulevé. Ériger le jeune homme n'avait rien de métaphorique ; aucun honneur à lui accorder mais juste pour lui envoyer de la maîtrise ravager ses pupilles misérables.
Oh, regarde Cassian, à quel point tu n'en vaux pas la peine ! Il te rit au nez et toi, tu déglutis tous tes mots. Rendu au point où je pourrais recracher le vomi qui m'a tué, vous allez être mon patron. Est ce que je peux vraiment vous insulter ? Mon coeur en ressent l'envie comme mon cerveau en a la faculté mais mes lèvres sont détenues par un espèce d'embargo. Tout ce que je peux faire c'est ronronner à vos
Si la mort considère qu'il ne peut y avoir aucune limite, le patronnât arrive à instaurer pour que le pouls de Cassian soit assez hypocrite. En effet, il contenait sa rage. Si la bouteille rouge était encore dans sa main à cet instant, elle aurait giclé sur l'un des corps comme le verre à champagne du temple de dating avait explosé dans sa main. Son visage était un vrai masque mais ses gestes, reconnus comme tactiles voire libidineux, manquaient cruellement de maîtrise, enviée à la zone faciale.
Au moins, Eden pouvait s'estimer heureux que la pomme d'Adam du jeune homme glissait. Des mots « rageux » et ravalés qu'on aurait pris sans doute pour de la timidité. Ca valait mieux de prétexter un tel défaut si faux plutôt que de se montrer impoli en face d'une telle personne.
Mais comment était-on supposé flirter avec un primate pareil alors qu'il était capable de réveiller le vomi qui avait causé notre mort ? La contradiction entre la séduction demandée et l'excuse pudique dépassait le jeune homme à tel point qu'il en eut chaud.
Il n'eut besoin de déboutonner quelques crans de sa chemise puisqu'Eden s'y exécuta sans permission. Après tout, c'était le patron mais surtout le provocateur. Si Cassian ne lui demandait de ne pas le toucher, il le câlinerait. Dégoûtant.

À vrai dire, sa pudeur n'était pas réelle puisqu'au-delà des apparences, le zombie savait se montrer fort accessible autant dans la compréhension que dans le toucher. Les mains et ongles crochus d'un tel rapace ne dérangerait pas un cadavre mais les pensées scabreuses d'un tel vautour, si imaginées, s'avéraient effroyables. Finalement, il n'avait pas peur de ce qu'était Eden. Encore une fois, son statut et ce que pouvait engendrait ce type était le vrai souci puisqu'il détenait des moyens de choix.
Il n'avait pas peur mais plutôt quelque chose à craindre.

— Non. Je n'ai pas peur de vous. Autrement, je ne vous menacerai pas comme je ne viendrai pas ici. Je vous menace parce que c'est ce que vous cherchez.

Comment ce type pouvait-il persister à croire que Cassian était effrayé ? Sans doute était-il vraiment bête au point de ne pas dégager les signes subtils de son courage. Il avait eu le cran de rester jusqu'ici et ne pas trouver une raison de fuir. Pourtant, l'éclairage vert aveuglant lui désignait bel et bien la sortie qu'il ne prenait pas. Non, Cassian était courageux à sa manière et il affronterait ce bourreau pour ne pas se retrouver noyé.
Voilà le point. Entre deux eaux. Entre la survie et la noyade.
Il tentait de respirer en suffocant avec un asiatique lui retirant maintenant le peu d'estime en lui et modifiant à sa guise l'espace. Maître des lieux n'allait même plus pour désigner le titre d'Eden Indentshi. Il fallait le présenter comme dieu de l'espace voire du temps tant ce dialogue semblait interminable pour Cassian voire sans issue.
Si les autres « épreuves » s'étaient bien déroulées ou s'étaient simplement déroulées, celle-ci avait dû mal à être conclue. Au grand damne de l'homme en cravate mais au grand bonheur de celui au verre de whishy. La douleur se faisait sentir sur la durée. Des marques rouges en seraient le fruit tant Eden abusait de fermeté contre les membres du jeune homme qui grognait désormais.
Or ce grognement n'était pas interprété comme du mécontentement même s'il en était par la rébellion apparente du garçon. Désormais, il le calcula pour que cela passe pour quelque chose de sexy... « séduisant ».
D'après la langue échauffant les canines du spectre, ça pouvait marcher mais son regard ne perdait pas une miette de ce qui pouvait advenir. Cet homme dessina une courbe énigmatique contre le torse à moitié dévoilé du jeune homme. Les vices et son état maligne n'étant pas encore exposés, il pouvait faire demi-tour et prouver à Eden qu'il n'en était pas capable.
Mais il est courageux et ce fut bien ce que l'autre lui laissa certifier en relâchant étonnamment ses mains.

Avant de donner quelques preuves, le garçon laissa s'échapper un remerciement et une courbette accompagnée de sorte à répondre au lâcher de proie. Maintenant, il pouvait se délivrer. Maintenant la coccinelle pouvait postuler comme magnifique. Elle inspira et relâcha cette montée d'air en elle pour faire transparaître ses ailes. Ainsi, il leva les bras dans les airs, laissant les pans de la chemise trop grande ballants. Puis il se mit à défaire les derniers boutons, dévoilant cette partie mystérieuse.
Le tissu blanc encore sur ses épaules, le jeune homme portait tout de même la blancheur de son torse à vue. Un ventre creusé plutôt que des abdominaux saillants mais qui auraient pu cependant exister s'il prenait plus soin de lui, une poitrine évidemment pas développée mais juste simple. Au détriment de son corps chétif par ses côtes qu'on ne pouvait encore voir, le cadavre était, dans sa forme humaine, tout bonnement banal. Rien à envier comme rien à dégoûter.
Il ne rougissait pas et ne présentait aucun signe distinctif de sa gêne — sa peau trop opaque dans son caractère cadavérique pour transparaître une autre teinte — mais il n'aimait pas être ainsi. Néanmoins, s'il fallait être séduisant et que la piste qu'Eden avait donnée se résumait à ôter ce haut, il le ferait. Sous la décision de quelqu'un plutôt que sur ses caprices, il le ferait. Urie n'avait pas insisté à voir ce corps, voilà pourquoi il avait refusé de se présenter ainsi à lui. Mais Eden, implicitement, le recommandait.
Désagréable mais favorable. Il se présenta de nouveau, les bras écartés dans les airs de part et d'autre.

— Je peux me présenter comme ça, ça ne me dérange pas que vous me regardiez avec tant d'audace.

Effectivement, à en juger l'air carnassier qu'arborait son interlocuteur, il fallait bien en conclure que c'était le meilleur moyen pour parvenir à ses fins. Ou plutôt le meilleur moyen pour parvenir à la fin. Le temps que Cassian préparait son nouveau spectacle, le champ lui fut libre et l'autre le laissa agir, entre guillemets, à sa guise.
Affaire étrange où l'on attendait quelque chose en laissant faire. C'était purement un test et a fortiori, il n'avait pas vraiment de choix. Il n'avait laisser aucun cran d'arrêt sur l'enlèvement de sa pudeur. Au contraire, il embrayait directement sur une nouvelle étape lorsqu'il se courba non pas par politesse dépréciée mais pour ramasser la bouteille de ketchup tombée. Mais cette fois-ci, il tint le goulot dans le sens inverse.
Ce fut d'un air malin qu'il regarda consciencieusement la sauce dégoulinante au bord. Non, ce n'était pas une erreur, il avait bien remarqué que le cran de l'arme de fortune était dirigé contre lui.
Sourire prédateur contre sourire en proie. Néanmoins, il y avait de la malice dans les deux.

— En fait, je n'allais pas vous menacer physiquement puisque je suis tout de même assez conscient pour faire le rapport entre nos forces.

L'aura inquiétante d'Eden commençait à contaminer puisqu'il se mit à rire à son tour. Cependant, il n'y avait aucune cruauté au détriment du japonais. Si ce type recherchait la provocation, Cassian pourrait lui en donner. Il n'en était bien sûr pas maître mais le garçon savait s'approprier certaines parts de son expérience mystique pour faire de son mieux.
La provocation à la sauce Cassian.
La provocation à la sauce ketchup !
S'il n'avait pas accès à tous les outils, il ferait de son corps dénudé même un outil. Il n'avait pas peur et encore moins la peur de se réduire en tant qu'objet voire en tant qu'aliment.
La viande métaphorique n'était autre que le zombie et il l'avait très bien compris, ce pourquoi il commença à s'asperger de ketchup sur les vêtements. C'était gras, collant et répugnant.

— Vous aimiez temps ma chemise et ma cravate, à priori… Juste que c'est dommage, je l'ai souillée. Vraiment désolé! se mit-il à ronronner.

Et il savait à quel point on ne voudrait mettre ses doigts. Ca n'avait pas le charme d'une bombe à chantilly. Pouvait-on vraiment parler de séduction ainsi ? Son torse avait récolté quelques gouttes rouges en supplément mais pas autant que le tissu repassé. Pas de quoi être assez dégueulasse pour rebuter d'un point de vue charnel.

Pour le moment, le jeune homme laissa retomber à nouveau l'arme du crime mais pas seulement. Sans délicatesse, il retira ses manches et plaqua le vêtement contre la surface en acier. Il s'imposa en exhibitionniste pour tenter de satisfaire. Et de...
… Sourire pour convenir.
… Rire pour réjouir.

— À priori, jouer le prédateur c'est votre kiff. Je dois avouer que ça vous va à ravir. Vous êtes bon là-dedans donc je ne peux pas vous surpasser.

… Mentir pour séduire.
Concéder était sans doute la meilleure forme de plaisance surtout chez ceux qui aiment dominer les situations. À priori, se rebeller n'était pas le meilleur moyen pour le conquérir alors peut-être fallait-il prendre le procédé en sens inverse.
Il passa la main dans ses cheveux et tourna autour de son doigt une de ses mèches brunes. Même les gestes se mettaient à mentir en plus du rire.

Mais finalement, sa posture n'était pas en adéquation avec ce rôle de victime. Comme avec Pom, il décida de se mettre en recul pour attirer le prédateur. Sur le plan de travail assez large, il se mit à s'asseoir et attendre qu'Eden agisse à son tour.
Son sourire était toujours aux lèvres mais son changement de personnalité, pas éphémère.
Passer de la rébellion à la passivité, était-ce vraiment crédible?
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Terminé #15 le 17.08.17 18:40

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Tu m’amuses. Tu sais jouer. Te rebeller et te la fermer. Imposer des limites et ouvrir des portes. Les personnes comme toi sont rares et précieuses et ce n’est pas une flatterie. Si un jour, tu t’ennuies à jouer les petits barmans et les dealers, j’aurais une place de choix dans mon entreprise pour toi : je ne pense pas qu’aujourd’hui, tu veuilles. Qui sait ? Peut-être qu’un jour ta vie te gonflera et que tu voudras partir du côté des enquêtes, du vice et de la cour des miracles. Si le rôle de pion ne te suffit pas, j’aurais bien une place pour une personne de ta valeur. Un diplomate.

Tu es un diplomate. Tu sais fermer ta gueule et l’ouvrir. Tu sais te faire respecter. J’en ai besoin. C’est précieux et rare. On juge à tort l’hypocrisie comme un défaut, mais si certains ne l’étaient pas, l’humanité serait un monde de sauvage et de barbares car tout ne pas toujours nous convenir.

Je ris ! Je ne peux pas m’en empêcher, les bras autour de mon ventre pour calmer cette boule qui le secoue. Je n’arrive pas à retenir le fou rire qui me prend. Ne te vexe pas, … vraiment … c’est une qualité que de savoir faire rire. Et elle est rare. Mon dieu … je n’arrive pas à me calmer.

Je perds pieds, je perds la raison, je fais n'importe quoi, ma douce. Ma belle.
Ma mie. Mon aimée. Je ne sais plus. Suis-je en train de laisser le monstre se libérer ?

Cette odeur de ketchup est davantage écœurante qu’attirante, mais je ris amusé et plutôt attendrit et je passe de l’agacement à l’amusement. Cassian, … Il faut dire que c’est la première fois qu’on me menace avec un condiment et la première fois qu’on se suicide avec. J’aurais presque envie de lever les mains vers toi pour t’arrêter et crier de manière kitch comme dans les séries américaines. Non, ne fais pas ça. Ne meurs pas sous le coup du gras de la sauce tomate transformée en carburant pour gros lard – je peux le dire, j’en suis un aussi. Fort malheureux, car comme tu l’as remarqué, j’aime ta tenue aristocratique qui est davantage celle d’un serveur de restauration rapide désormais. Pourquoi ?

Pauvre chemise. Pauvre cravate. J’espère que Philippe pourra rattraper ça. Je l’espère. Cette tristesse. Seuls ses doigts experts en astiquage pourront nettoyer fermement mais souplement pour respecter la fragilité du tissu ce linge et lui permettre de retrouver vigueur et blancheur.  

Lui et la blanchisserie d’à côté. Elle est tenue par deux suédoises brunes. Le comble quand on est des pays nordiques ! Avoir des cheveux sombres quand on vient d’un endroit où on a la réputation de les avoir jaune, c’est bien triste.

Je doute que t’asseoir sur le plan de travail soit la meilleure idée qui traverse ton idée – certes, je demande à ce que ce soit nettoyé, mais quand je ne suis pas derrière les fourneaux, l’endroit s’encrasse vite et ce n’est que tôt dans la matinée que le personnel s’occupe du nettoyage – aussi, je crains vraiment pour tes vêtements.

Je me suis rapproché, encore un brin rieur, des larmes au coin des yeux. FRANCHEMENT, Cassian … T’es perché toi, hein ?

Mes mains se sont placées autour du comptoir où tu t’es installé, petit aigle aux ailes déployées. Elles se posent sur tes épaules. Je découvre ta peau, curieux, intrigué. Contrairement à bien des personnes, je n’ai pas vraiment l’envie ni l’occasion d’avoir des instincts sensuels. Urie et Kyoshi disent que je suis frigide. A part les catins que je pouvais voir avant si un besoin dans mon bas-ventre se faisait ressentir – et encore – c’est bel et bien ma rencontre avec Urie qui a réveillé mes instincts sexuels.

Ce manque de contact, depuis la mort de ma femme, fait que je suis intrigué par ta peau. La texture est parfaite, la potion humaine fait des miracles sur toi. Je demeure circonspect et mes doigts passent sur tes bras pour te retirer le vêtement – si tu me laisses faire. Si tu me dis d’arrêter ou que tu fais un mouvement pour le faire, je n’irais pas plus loin.

Le prendre. Le déshabiller. Le retourner. Le prendre. SUCE-MOI. PUTAIN.
PUTAIN, Eden ta gueule, ta gueule. C'est l'ami de Pom pas ton casse-croute.

Mes doigts jouent avec le tissu, puis remontent sur ton torse, se perdant sur le ketchup laissé. Le rouge sanguin sur cette peau blanchâtre réveillant en moi un besoin dangereux pour cet être si taquin. J’aime le sang et je l’aime en grande quantité. Je suis en permanence assoiffé et toi, tu recouvres ta peau d’albâtre d’une mixture aux couleurs sanguines utilisées dans le cinéma pour simuler ce qui sort de nos veines. Juste un peu trop clair, un peu de colorant et on penserait que je t’ai éventré.

Je me demande si tu m’allumes ? Je suis désolé. J’ai du mal à faire la différence entre le jeu et la réalité. Et j’aimerai bien céder, car tu me tentes vraiment. J’aimerais avoir cette facilité qu’à mon employé doué d’empathie à savoir jongler. Mes doigts englués de cette visqueuse substance se posent sur tes lèvres.

Je ne te prendrais pas là sur le comptoir sans la moindre préparation. Une partie de moi s’en amuserait fortement, l’autre n’apprécierait pas de blesser un ami de Philippe. Au contraire, j’ai bien envie de prendre le temps de jouer. Après tout, ce n’est peut-être que juste retour des choses. Tu me provoques depuis tout à l’heure et c’est avec aplomb que ma destructive personne se joue de ton corps en le découvrant, s’amusant de ce creux de ton ventre, découvrant les sillons de ta poitrine, les marques de tes os et l’emplacement des os identiques à ceux de mon amant et situé pourtant totalement différemment. Vous formeriez un très beau couple tous les deux, le vieil homme que je suis le reconnais. Je m’assorti mal – je m’assorti mal à tout le monde de manière générale. Je suis un monstre effrayant mais si vous étiez un jeu de cartes, je formerais une paire avec vos deux têtes.

Mes lèvres à la commissure des tiennes, mon visage frôle le haut de ta nuque pour venir à ton oreille, hachant chaque mot que je vais dire :

« Menacez-moi encore, monsieur Sanders, j’aime la frayeur que vous me transmettez. »

Je sais qui tu es, Cassian. Tu es le génie. Le génie des contes. Celui qui dit tout et ne dit rien. Celui qui donne ce qu’on veut sans jamais le donner. Tu es capable de t’adapter mais tu es prisonnier d’une lampe magique. Prisonnier d’un mystère que je ne parviens pas à trouver. Je ne te connais pas encore assez pour déceler ça chez toi.

Mes doigts jouent avec ta cravate bloquée sur ton fessier, je l’enroule autour de la paume de main, la retire de sa protection et je viens chercher tes lèvres que j’effleure sans y toucher, préférant rester sur ta nuque, dont je sens le parfum. Tu n’as pas peur de moi, tu me l’as dit et je te crois. Ma langue glisse sur ta peau. Tu as un parfum et un gout différent de mon amant. Tu sens la tomate sucrée, aussi, et la transpiration de la chaleur et de ta montée. Tu sens ton parfum, aussi. C’est un mélange particulier, pas vraiment révoltant, mais étonnant.  Le bout du plat de ma langue glisse sur ton cou et je sens deux canines blanches sortir, me faisant reculer avec rapidité …

Navré, petit. Je me suis perdu dans ton observation.  Je grogne, mais je m’éloigne légèrement de toi – fort bien m’en prend car je ne me suis pas rendu compte à quel point je m’étais rapproché de ton corps. Ma voix rauque se perd entre l’amusement que tu as provoqué, la curiosité qui m’a interpellé et un désir que je ne devine pas. Forcément que j’ai envie de te bouffer. C’est de la faute à Urie. Ok.

Ma main – grasse – glisse dans mes cheveux sans réaliser que ça, c’est encore moins une bonne idée que le reste – je suis énervé contre moi-même car j’ai été trop loin. Forcément que j’ai été trop loin quand l’un de mes futurs employés se retrouve torse nu sur le comptoir d’une de mes cuisines. Quelle idée de me faire rire. Selon Lun, dès que je commence à rire, j’ai tendance à céder aux gens et à me laisser facilement aller à faire n’importe quoi.

Il faut dire que dans ma bibliothèque mentale, j’occupe le rôle de Gaston, du Capitaine Crochet, de la Bête, du roi des quarantaine voleurs, du bossu, et de rôle du laid, du méchant ou du connard. Clairement, je m’attends pas à ce qu’un petit employé tente de me séduire – mais je ne suis pas dupe, je vois bien que tu veux juste un poste et que c’est parce que je t’effraye que tu agis ainsi. C’est ainsi. Naturellement les gens sont attirés par le sourire, la joie de vivre et l’énergie positive de Philippe et naturellement ils sont repoussés par mon air maussade, ma colère et l’énergie négative que je dégage. Il est l’aube et je suis le crépuscule. Les volets et les portes se ferment à mon arrivée, là où le monde s’ouvre à celui de Philippe.

« Très bien, Cassian, je vous embauche en tant que serveur et barman. Mais, certainement pas en tant que danseur. »

Je te vouvoie car tu fais de même. Car franchement, tu danses comme un pied et même avec un balai. J’ai aucune envie que tu fasses fuir ma clientèle et t’en es clairement capable. En plus, si tu te comportes comme ça, tu vas transformer mon établissement en cirque ou tu vas te faire violer. Les deux ne me plaisent pas vraiment. Mon regard s’est reposé sur le tien. Je suis japonais, ce n’est pas traditionnel chez moi de fixer les gens, mais je me force pour m’adapter à votre siècle.

A partir de maintenant, tu verras avec Viviane et Orange pour ton emploi du temps. Sans doute que Dame K viendra te faire un résumé des règles et te donner une carte d’accès. Essaye de ne pas aller dans les zones interdites si tu ne veux pas de problème.  

« Si vous désirez évoluer et avoir un travail plus dangereux, n’hésite pas à venir me voir. »

Car à part pour me servir un verre de temps en temps, je doute qu’on se recroisse beaucoup. Je suis souvent en mission ou dans mon bureau. Et je doute que ne vienne souvent frapper à ma porte. Quant à ton salaire, ne t’en fais pas. Dame K se chargera de te mettre de l’argent comptant à chaque fois que tu bosseras. Si ce n’est pas elle, ce seront Viviane et Orange qui s’en occuperont.

« Vous êtes libre maintenant. Vous pouvez partir, et voir avec ma secrétaire pour vos disponibilités. »

J’ai gardé ta cravate enroulée sur ma main, mes yeux fixant ton torse. Merde. Tu ne vas peut-être pas partir comme ça. J'ai ramené une clope à mes lèvres, l'allumant dans le même geste, grognant mentalement. T'as l'air d'un type que j'aurais dévoré - et j'en crève d'envie de le faire.

« … Vous voulez peut-être, Ketchup, que je vous conduise aux douches et que je vous prête des vêtements ? »

Je me fatigue. J’étais à deux doigts de fondre sur ce pauvre Cassian. Est-ce que je dois craindre de retomber dans la folie et est-ce que je dois penser à m’enfermer à nouveau ? Les blessures que je provoque à Urie me le font sérieusement penser. Ma mie, dis-moi si je perds la raison. Mais que tu me dises oui ou non, tu es la preuve que c’est le cas, n’est-ce pas ? (…)

…. Ma main s’est reposée sur ton épaule et mes yeux plongent dans les tiens, grondant d’une menace sourde – qui m’est adressée – « Si j’ai été ou que je vais trop loin, dites-moi. » … Un autre grognement furieux, … si je n’écoutais que mon bas-ventre, je ne donnerais pas chair pour ta candeur … « je ne connais pas toujours mes limites. »  Il est temps de se quitter, avant que je ne finisse par te dévorer.






...

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Terminé #16 le 25.08.17 1:42

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Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
48/100  (48/100)
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× Image : × Age de la mort : 19 Masculin
× Age post-mortem : 27
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× Logement : Maison d'Ael
× Métier : Petits boulots et sbire de Teodora
× Communication : PortableDeathbook
× Péripéties vécues : 6200
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× Age IRL : 20 Autre
× Inscription : 11/02/2017
× Présence : complète
× Surnom : le sans-surnom
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gluant vs. collant
Qu'importe la manière d'aborder ce type, ça ne semblait pas changer son rire. Ou du moins, ça ne semblait pas le calmer puisqu'Eden s'arrangeait pour ne pas —même pas une seule fois — tronquer sa jubilation. Bien entendu que l'état dans lequel s'était embourbé le zombie n'était pas des plus illustres et encore moins des plus raisonnables. Avait-il même réfléchi à ce qu'il faisait ? Après tout, s'il l'avait fait, il n'aurait pas opté pour cette méthode a fortiori. Mais il semblait que si les gloussements du gérant ne cessaient pas, les extravagances de l'autre non plus. À eux deux, ils ne continuaient qu'en crescendo et ça n'avait rien de sain si chacun voulait s'en sortir indemne.

Autant l'odeur que la vue de la sauce, pourtant, ne voulaient leur rendre la raison. En soi, elle est comestible mais ça empestait tant la quantité était insensément calculée. À ce stade, des gouttes de ketchup avaient atterri contre le linoléum de la cuisine et ce n'était certainement pas Eden et encore moins Cassian — au vu de son incapacité à faire le ménage — qui allaient s'en charger.
Cependant, lorsque le brun reposa son fessier contre la surface en acier, il dû accorder que même le sol tacheté par le meurtre au condiment faisait office de lingette face à son nouveau dossier. Soupçon de dégoût sur sa moue revenue.
Revenue à un bar si insalubre.
Revenue face au visage de cet affreux personnage qui s'approchait encore trop près de lui.

Il ne pouvait déterminer si l'opération « séduction » s'était bien déroulée mais une chose était sûre, Eden se prêtait à cette mission à merveille, enrôlant l'amant pour l'employé. Quelques gouttes perlaient et avaient coulé depuis ses orbites rougis par le whisky qu'il devait ingurgité en plus grande quantité encore que ses fous rires. Pas de là à dire qu'il le contemplait, les yeux de cet homme n'étaient pas aussi effroyables qu'il aurait pu le croire.
Ils semblaient et il semblait heureux.
À l'image d'un paternel, il commença à lui saisir ses épaules exiguës. Il ne souriait pas mais il s'étonna à ne pas rejeter intérieurement ce geste. Pas au point de lui provoquer un plaisir mais pas non plus au vomi habituel qu'il raclait dans sa gorge avant de répondre à ce cinglé.
Il demeura attentif et pas passif. Voilà toute la différence.
Au point de ne pas le contredire ou le contrefaire dans son entreprise. Eden gagnait du terrain comparé à la chemise saccagée. Il découvrait à un rythme délicat les bras fuselés du jeune homme et selon toute apparence, les bordures osseuses et proéminentes de son abdomen.
Les tissus faisant originellement office de parapluie à ces regards sans doute plein de pitié et de larmes diluviennes, la curiosité d'Eden était saisissante, au point de lui appartenir ; du moins, Cassian n'aurait pas cru à un tel trait de personnalité de la part de cet ogre. De la peau blanchâtre d'un japonais qui rappelle sans doute un effroyable sorcier des fictions adolescentes, il passait pour un scientifique au microscope scrupuleux et assidu.
Mince rayon de soleil dans leur échange de regard. Mais Cassian n'en dit rien puisque c'était trop bizarre. Juste la peau frissonnante le faisait découvrir. À la manière de tâches de rousseur, sa chair de poule resta assez mignonne. Il n'avait pas peur, encore une fois, ça non.

Ses doigts passèrent sur la ligne nommée sternum et mélangèrent presque, comme hypnotisés, la sauce rougeoyante qui suintait depuis un cadavre. Morbide mais à priori ensorcelant. Étrangement, ça lui rappelait ce bruit qu'avait fait la mixture encrée qui recouvrait son corps charnel. Ce bruit durant cet épisode, avec Pom. Sauf que ce n'était pas le même type de relation et heureusement.
À peu de choses près.
Du moins, pour lui, ça n'était pas le cas.

Sur ses lèvres pêche et fraîches s'étala une substance macabre et rouge cinabre contente de ne pas seulement câliner leurs victimes. Il y avait le temps de nargue mais surtout le calvaire pour ne pas être un simple dorlotement. Les ongles ramaient sur la mare rouge qu'ils créaient depuis les pétales rosés.
Comment avait-il pu un instant croire qu'Eden lui voulait du bien ? Effectivement, Cassian avait perdu la raison et vivait un vieux cliché abominable dans lequel on le maintenait.
Ce vouvoiement soudain et ce timbre mielleux n'allait vraiment pas à l'asiatique. C'était absolument ignominieux ! Depuis quand il se perdait à ce jeu là ?
Après tout, Cassian n'avait pas à chercher loin et le rapport était directement fait si on corrélait les ricanements de la vieille hyène aux ronronnements d'un chaton. Du canin au félin, pourtant, Eden n'en faisait qu'un pas et prenait le rôle comme l'autre.

Tout n'était que moquerie et tromperie.
À ce sourire qui allait bientôt fleurir il peut rire comme le recueillir.

Tout proche désormais, il se colla au zombie par deux sens. Le goût et l'ouïe ; le dernier étant certainement un des sens les plus travaillés du jeune homme ce qu'il regretta à cet instant lorsqu'il entendit ces mots moqueurs.
Momentanément, Cassian s'était perdu à cela mais l'entendre jouer si bien cette figuration l'effraya.

Maintenant on arrête. Tu n'as pas eu ton compte encore ?

Visiblement pas puisque la prolongation et la langue se déroulèrent, curieux et curieuse d'apprendre du corps de Cassian qui en disait plus que ce que lui en donnait. Ce n'était pas quelque chose qu'il appréciait, loin de là. En soi, le contact saliveux était dégueulasse mais le fait qu'un énergumène comme Eden se mette à lever le voile sur certains de ses frissons le rendait étrangement très mécontent au point de vouloir le faire reculer.
Les épaules, ça suffisait. On peut revenir à ça, non ? On s'entendrait, toi et moi.
Mais il ne le fit. Part du contrat ou non, ce n'était pas dans la personnalité de Cassian de dire non. Quand bien même le relent de whisky ambré s'accaparait sa peau laiteuse d'un chérubin trop innocent. Et ça ne faisait qu'aller et revenir. Comme cette cravate qu'Eden chercha à tirer depuis le fessier assis du garçon. Vraiment, c'était trop.

S'offrir ou séduire.
Au final, les définitions paraissaient, dans l'esprit de Cassian, reliaient les deux mots en tant que synonyme.
Mais il suffisait juste d'une rature pour rayer le rapport. Cette rature qui rimait avec morsure dans les sonorités et qui rimait, sémantiquement parlant, avec Eden. Les canines d'un homme devenaient ceux d'un vampire assoiffé. Jusque là, il avait catégorisé Eden en tant que simple lémure mais cet empressement et fondement sur le jeune homme raya la possibilité au point que les orbites du garçon explosèrent vraiment de peur.
Menteur. Peut-être pas depuis tout à l'heure mais il avait, à présent, vraiment peur.
De peu, il s'était retrouvé dans les bras d'Eden qu'on aurait jugé comme filets mais le plus inquiétant, c'étaient les canines qui s'étaient ancrées de peu sur sa chair sans s'y planter.
Quelque part, le monstre avait du faire peur, aussi, à l'humain encore présent derrière. Même ce type était humain, après tout et s'était mis à reculer furtivement.
Pour autant, il ne pardonna pas et le jugea avec cet effroi dans le regard.

Par ses déblatérations, il voulait probablement faire tomber ça dans l'oubli. Pourtant, Cassian s'en souviendrait. Comme une hantise qui avait marqué ses yeux effarés.
En somme, ce fut comme si Cassian n'en conclut pas quelque chose de vraiment positif. Il avait obtenu un poste et plutôt que de s'en satisfaire, il se demandait pourquoi il l'avait fait. Pour quelles raisons il s'était aventuré dans un tel endroit dans de telles gueules ?

Pour plus. Certainement pas.
Pour de l'argent. Non.
Pour Pom. Bof.
Pour des photos. Quelque part.
Pour s'intégrer. Pas faux.
Pour rien. Totalement.

Franchement, ça ne se résumait à rien et le jeune homme s'était encore contenté à suivre plutôt qu'à agir de son propre chef. Ca n'aurait pas été étonnant de constater une mine blasé quand il viendrait ici. Mais c'est regrettable d'en voir un visage apeuré. Ca ne pouvait pas finir comme ça. Après tout, à même le poste donné, il pouvait toujours le refuser.
Chercher la raison de sa venue était bien compliqué mais chercher une raison pour s'enfuir était bien aisé.

Quel blocage.

— Vous êtes libre maintenant.
— C'est toi qui le dit.


Quelle cage.

Toutes les portes traversées s'étaient métamorphosées en murs de briques indestructibles. Il n'arriverait pas à les forcer comme à rebrousser chemin puisqu'il s'était perdu dans un labyrinthe. Un vrai casse-tête où il n'avait aucune raison de faire ça.
Un vrai casse-tête qui était tout simplement lui. Les murs de briques ayant été bâtis par ses soins.
Sincèrement, il ne pouvait pas rebrousser son chemin pour contrarier le personnage qu'il avait créé en entrant dans ses lieux. Il avait signé un contrat avec le bar avant même d'en signer un de travail avec Eden ou cette dénommée dame K citée quelques minutes plus tôt.

En somme, proposer l'idée d'évoluer pouvait plaire à Cassian mais si Eden avait un rapport avec ça, s'il fallait le consulter, il doutait fortement vouloir s'y retrouver. Ne plus se mêler à lui avant un bon moment, ça valait mieux. S'il avait réussi jusque là à le séduire, visiblement, il n'avait pas réussi à le dompter : Chose en quoi Cassian avait le plus de mal avec le reste du monde mais pas nécessaire. Or avec Eden comme avec Urie, c'était une priorité.

Pour le moment, Cassian restait le plus sage des trois et accordait, rien de plus.

— Vous faîtes comme vous le désirez. Après tout, je suis votre employé.

Comme tu le désires et pas comme je le désire. Toi, tu ne t'es pas enfermé ; loin de là.

— Ce n'est pas à moi de donner des limites mais à vous d'imposer les règles. Je veillerai à répondre à vos attentes.

Formel dans son ton, il y avait quelque part quelques ressentiments grinçants dans les réponses de Cassian. S'il n'était pas agressif avec une bouteille de ketchup, il était froid en cet instant. Considérant avoir étalé assez de sa personne et de cette sauce dans cette cuisine, il demeura vide pour son interlocuteur. Digne d'un robot, il donnait ses phrases comme si elles étaient toutes faites mais peu fraîches. Pas aussi printanières que ses lèvres qu'on aurait voulu au moins effleurer.
Pour sa part, le jeune homme n'osa même pas repousser ni toucher la grande personne qui s'ériger devant lui. Il restait encore cette figure en qui on devait un respect irréprochable et Cassian veilla à ne pas oublier cela en déviant le regard comme un japonais l'aurait fait.
Épreuve du miroir où Eden regardait Cassian mais lui pas une seule seconde.
Il se prêta seulement à son ouïe qui lui indiquait les mots importants de sorte à cueillir la globalité du dialogue.

Mais la main du diable rattrapa vite ses mots. Si elle se voulait conciliante, les ronronnements d'un chat sont aussi les grognements d'un lion et Cassian ne préférait plus les écouter comme les effleurer davantage.

Il se recula.
C'était le premier refus du jeune homme qu'on surnommait « diplomate » même s'il ne le dressa pas explicitement.

— Oui, je veux bien savoir où sont les douches, s'il-vous-plaît.

La tête encore relevée, il la baissa de sorte à voir où ses pieds allaient retomber. Il n'allait pas en plus salir les mocassins lustrés qu'il avait porté pour l'occasion. Mais il n'allait pas non plus salir davantage ses perles pour un homme pareil. Il garda la tête à moitié baissée pour ne contempler que le bas-ventre de son employeur. Même si cela supposait que le garçon regardait l'entrejambe de son voisin, chose peu convenable.

— Ouvre moi le chemin. Je ne sais pas où elles sont.

Même pas hypocrite, il resta impoli sans toiser Eden du regard. Vraiment, il voulait conclure ça au plus vite.
Le jeune homme ne voulait pas traverser encore une fois un nombre déconcertant de pièces.
Il ne voulait pas bâtir des murs gluants au ketchup. Puisque visiblement telle était la réputation qu'Eden voulait lui donner.
« Ketchup ».
Ca devait au moins être lavé avant de pouvoir finir sur une bémol plus positif. Enfin, moins négatif, en tout cas.
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Terminé #17 le 27.08.17 19:55

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Ton attitude me fait rire et m’alarme pourtant : Tu es dangereusement obéissant. Je dois éviter de te fréquenter, mon moi égo-centré voudrais en profiter. Je suis fou et je ne sais pas me stopper dans les jeux. Tu me laisses faire et ça m'afflige de me bloquer - je me retiens de te prendre directement là sans te laisser le choix. Je sais que je ne dois pas le faire. J'ai conscience de cette limite mais si tu n'en met pas, comment pourrais-je savoir ?

« Je vous donne l'ordre de ne pas me dire oui à tout, monsieur Sanders. »

On a tendance à oublier ce fait et sans doute qu’entendre le cri d’une chimère ne m’a pas aidé dans ce sens.  Je t’ai fait signe de continuer de me suivre et je me suis éloigné de toi pour ouvrir la porte de la cuisine. Je t’ordonne de passer en premier et je referme la porte derrière nous. Arrête de me suivre comme un toutou et marche à côté de moi. J'ai déjà des animaux de compagnie, j'en ai pas besoin d'autres. Et ils ne m'obéissent, eux-même qu'une fois sur deux. Cassian, tu es à la cour des miracles !

Ici le fou est roi, diable et dieu se font des parties des cartes et gage sur l'âme des enfants qui dansent en enchaînant des verres d'alcool et m'offrant leurs argents pour conquérir le monde des vivants. Ici le vampire boit avec sa victime et le zombie se fait prendre par la chimère. Dans le grenier, les chauves-souris mettent des parapluies et dans les caves les rats attaquent les passant. Sur tu cherches bien, tu trouveras des enfermés dans les cachots.

J’ai fait le choix de prendre le chemin que les clients empruntent rarement pour me rendre aux bains fermés à cette heure-ci. Il ne faut que quelques minutes pour s’y rendre et je demeure silencieux tout du long.

Je suis perdu dans mes réflexions tournoyantes et abordant différents sujets dont les dernières phrases que tu as dites : ne pas me donner de limites est dangereux Cassian. Ne me donnez aucune limite est vraiment très dangereux. Je pense que je vais t’éviter dans mon bar. J’aime trop jouer et donner des ordres : et tu ne me diras pas si je vais trop loin. Je crois que je pourrais te blesser sans le savoir.  J’ai besoin qu’on me dise non, sinon, je comprends souvent oui et Urie m’a déjà bien expliqué que ce n’était pas le cas. PUTAIN ! Les gens ne peuvent pas être clairs aussi. Je ne suis pas télépathe !

T’es un lapin à mes yeux qui vient de pénétrer dans une forêt dangereuse. Un petit lapin dangereux qui est capable de dévorer un chasseur mais qui peut se faire écraser si des phares d’un camion lancé à toute vitesse l’écrasent.

C’est dangereux que de ne m’offrir autant.  Il n’y aura personne aux bains. À l’exception des clients des chambres d’hôtel et éventuellement de leurs amis, et de nombreux employés – en vrai, c’est plutôt rares que les bains soient occupés. Ils sont petits et les gens préfèrent se rendre à ceux, quelques rues plus loin, spacieuses et confortables et où tout le lieu est dédié pour ça. En règle générale, les bains ici ne servent qu’à quelques personnes.

Les termes extérieurs donnent directement accès aux douches où se trouvent quelques cabines individuelles. Je me suis approché d’un meuble en érable japonais et j’ai fouillé dedans pour te trouver des affaires. Tu peux mettre les tiennes dans la corbeille, elles seront lavées mais tu peux aussi les mettre dans un sac en papier et le faire par toi-même. BREF FAIS COMME TU VEUX.

Je te dépose un passe qui te donneront l’accès aux salles principales que ce soient les légales ou les extérieur sur le meuble. Tu peux te rendre dans le bar principal, la sortie de l’autre côté vers la grande rue et les salons privés où on a besoin d’un serveur mais pas aux endroits qui demandent des accès spécifiques. Ne traînes pas trop dans les couloirs et méfie-toi de ne pas croiser ton ancien patron qui sert dans une des pièces. Et surtout évite d’aller déranger les clients importants quand on ne te donne pas l’ordre d’aller les servir. Tu es libre de prendre une chambre pour dormir les soirs où tu es là, libre de conduire qui tu veux et de faire ce que tu veux. Bienvenue dans la cour des miracles. Ici, on joue aux cartes et on les tire quand on veut savoir quoi faire ! Bienvenue, dans le lieu où on ne prend une décision qu’en la tirant au dé et où on répond aux questions fermées en jouant à pile ou face.

Bienvenue dans les tripots où les zombies s’amusent à se retirer et s’échanger les yeux et où les vampires s’amusent de la dernière cuvée de sang, le beaujolaid nouveau. Ici, on vend des artefacts, des babioles et des objets rares et tu peux trouver drogues, alcool et sexe. Mais, oh, grand jamais, tu ne devras te rendre dans ma bibliothèque ou mes jardins sans mon accord. Et tu ne l’auras jamais.

Je suis confiant mais pas stupide. J’ai déposé un tee-shirt noir sobre – désolé pour ta chemise et un jean qui doit être trop grand pour toi mais qui fera l’affaire, ainsi qu’une ceinture. J’ai bien ri mais je pense que tu dois être fatigué. Il est grand temps de nous quitter.

Je pense à ce qui vient de se passer ce soir et je ne sais pas si tu reviendras dans le bar. Pourtant, une part de moi-même présume que oui. Tu dois avoir besoin d’argent et je paye relativement bien. Tu dois aussi être un bon serveur je présume, t’es souriant, plutôt séduisant quand tu as pas cet air qui me fait croire que tu vas tourner dans le clip de la tristitude. T’es clairement plus solaire que ma personnalité acariâtre. Tu as une sacrée couche d’hypocrisies qui mériterait d’être purifié ou éclaté. C’est claire que tu marches sur une corde raide et que t’as clairement l’air, parfois, aussi expressif qu’un légume en train de cuire pour une soupe. Mais même si tu es en bas de l’échelle, je suis convaincu que même crucifier sur la croix, tu trouveras un moyen de t’en servir. Je vais économiser ma salive, mais t’es clairement pas un ange. Et je me demande même comment Pom a pu en venir à cette conclusion. Ton esprit semble vouloir être hermétique aux critiques mais j’ai vu que tu étais capable d’exploser. T’es un yo-yo mais dans le cirque où tu vas bosser, c’est parfait.

J’ai rangé mes pensées dans un compartiment de mon cerveau et j’ai tiré les rideaux sur la soirée de ce soir et les stores sur ton corps bien trop découvert.

L’effet papillon de cette rencontre, je ne m’en doute pas. Je ne sais pas non plus que tu penses que je te menace de photographies que je te rendrais si tu me le demandais en m’expliquant les raisons que je peux comprendre. A dire vrai, c’est uniquement parce que Philippe m’a dit que tu étais un traître que je les garde. Je ne veux pas que tu dénonces mon jeune employé. Jeune, … C’est relatif.

Je rajoute deux serviettes, une petite rouge et une grande noire et je les dépose à côté du linge. Je vais pour partir et je fais demi-tour pour glisser ma main derrière sa taille, mes doigts tenant son menton, mes yeux noirs plongés dans les siens :

« Si quelqu’un vient te faire chier, un client ou un autre employé, viens me le dire. »

Je ne sais pas quoi te dire d’autres mais tu es le genre de personnes qui attirent forcément les pervers. Les dingues et les cinglés. C’est certain. Tu es trop calme et tu aimes trop faire plaisir aux autres. Les gens comme toi dans le monde des vivants terminent alcooliques, drogués ou mariés avec une personne qu’ils n’aiment pas. Les gens comme toi ne savent pas être heureux car le bonheur pourrait déranger la personne triste à côté d’eux. Quand le verre est à moitié plein, il est à moitié plein. Tu n’es pas aux enfers ni aux paradis, t’es pas sous l’eau, ni dans les airs. T’es un humain terre à terre dont la monotonie n’est distraite que par les rencontres. Que fais-tu quand tu es seul avec toi-même ? Es-tu simplement capable de t’aimer ? Ou d’aimer tout simplement.

Telle une locomotive à vapeur, mon cerveau est en train d’émigrer vers des pensées fumantes. Il me faudrait un crayon pour les noter et un javelot pour les transpercer et parvenir à me concentrer dessus. Il faut dire que je suis parfois un poil lent, une tortue face aux lèvres. J’ai besoin de comprendre un monde qui a évolué plus rapidement que moi. J’ai tendance être perdu, comme une molécule d’hydrogène, dans ce monde où les jambons sont des enfants de nécromanciennes et de zombies.

Pom a tort. Tu n’es pas un traitre. Tu es fidèle à tout le monde et en partie à toi-même. Je me demande ce que tu penses vraiment de moi. Je suis convaincu que tu dois me trouver insupportable et tes menaces de tout à l’heure me le font clairement comprendre. Pourtant quand je te regarde, je vois de grandes promesses et une avancée possible. Je ne sais pas pourquoi mais une part de moi-même te voit changer. J’ai confiance en ta franchise aléatoire. Je joue mes jetons dessus et je te garde. C’est un pari risqué, mais sans le risque, il n’y a aucune raison de jouer.

« Et ne me déçois pas, jeune zombie. »

Et tôt ou tard, j’aurais besoin de tes talents. Plus tôt que tard. J’ai besoin de localiser un vampire qui veut tuer un membre de la famille des nymphéas pour le piéger. Le problème c’est que je ne sais pas si ton talent est assez grand pour te le demander. Je devrais en trouver un autre. Evidemment, je peux demander à Igor mais je sais qu’il n’est pas dupe et comprendra que je veux me mettre en danger. Je crois que mes amis ne cautionnent pas l’idée que je compte jouer ma vie aux dés pour vaincre un monstre. Mais si on ne prend pas des risques, Cassian, dans la vie, on ne peut pas vivre. On fait juste semblant.  

Rien qu’en touchant mes cheveux, je réalise que je devrais tout autant prendre une douche. Toutefois, je dois d’abord faire un tour dans le bar et m’assurer que tout est bien à sa place. Quoique je devrais sans doute me laver avant …

« En partant, n’oublie pas de passer voir Orange, Viviane et Dame K qu’elles prennent ton numéro. »

Je me fais l’effet d’un loup-garou qui voudrait te piéger dans une embuscade pour te dévorer. Ce n’est pas le cas, sauf si tu viens frapper à mon bureau où te trouve dans un salon quand j’y vais – plutôt rarement-  on ne devrait pas souvent se croiser.

A dire vrai, je ne suis pas parti loin. J’ai été à l’extérieur, vers les thermes, aux douches extérieures. J’aime l’air sur ma peau nue et j’abandonne mes vêtements alors que l’eau glisse sur mon corps et que je frotte ma peau avec rigueur et l’esprit ailleurs.

Je t’ai déjà oublié petit, je suis bien trop occupé à penser à ma femme. Elle danse, la blonde, avec ses yeux qui me fixent. Je suis fou et tu le comprendras très rapidement. Elle m’enserre alors que la mousse  se perd de mes épaules et je tends le bout des doigts pour la touche, mais elle a tôt fait d’être ailleurs. Je frotte énergiquement mes cheveux pour faire partir l’odeur de ketchup et en quelques minutes je termine. J’ai éteint l’eau et j’ai attrapé une serviette, je m’essuie à peine.

J’enfile un tee-shirt blanc et un jean bleu délavé, et je récupère mes affaires dans mes vêtements sales pour mettre les objets dedans.  En terminant de lacets mes chaussures, je reçois un coup de téléphone. Elle disparait et je réponds ...

Je dois y aller, Cassian. Mais on se reverra. Crois-le bien ! Et si tu me fais rire à chacune de nos rencontre, plus tôt que prévu.




...

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