Terminé #1 le 14.06.17 19:57

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Peu de temps avant la disparition de Pom Warren, Eden Indentshi lui avait confié une mission simple : travailler pour un homme organisant des rencontres au temple et parvenir à lui dérober un objet très particulier. Evidemment, comme souvent, au lieu de simplement aller droit à l’objectif, Pom s’était distrait et amusé à travailler pour le lieu bon nombre de soirs de suite sans se soucier de l’agacement de son véritable patron qui s’amusait – au final – de ses fantaisies. Il s’était bien moins amusé lorsqu’il avait été appelé en urgence par ledit employé pour s’occuper du patron qu’il avait amoché.

Un homme mort n’est pas très utile. Toutefois, Eden Indentshi n’avait pas eu d’autres choix que d’enfermer et de s’occuper du gars dudit patron. En réalité, il ne l’avait ni enfermé dans un puit, ni même torturé, ni tué. Il l’avait fait soigner, s’était occupé de lui rendre un aspect potable et lui avait proposé de travailler pour lui dans l’enceinte du Bchobiti dans une des arrières salles. L’homme était en charge de gérer une petite équipe et de sa paye conséquence lui plaisait. Autant que de savoir qu’il était encore en vie. Bien évidemment, il était fort à parier que le mafioso avait eu d’autres arguments  à mettre en valeur que sa simple capacité à signer des chèques.  

Ce problème étant réglé, il avait fallu s’occuper d’autres. Même si les évènements s’étaient enchainés, le patron n’avait pas oublié l’homme qui accompagnait son employé ce jour-là. Cassian C. SANDERS (le C. devait être là pour donner un certain style) n’avait rien de spécialement notable ni d’important. C’était un simple larbin pour une dealeuse d’émotions et il ne semblait affilié à aucun groupe. De ce fait, Eden ne craignait pas ses dires ou les rumeurs qu’il pourrait propager.
Toutefois, le retour de Pom Warren – et son énervement déjà bien visible envers sa personne – lui avait fait rappeler ce garçon. Par le plus grand des hasards, ce fut également à cet instant que quelques employés de secondes mains se retrouvèrent dans l’incapacité de servir les clients et d’effectuer des menus travaux. Ainsi, ce fut un SMS non désintéressé qu’il fit envoyer à Pom au jeune homme. « Eden te propose de bosser pour lui  quelques soirs en dédommagement du boulot que tu as perdu. Passe à l’occasion au Bchobiti et demande-le. Je t’envoie son numéro. »








Je doute un peu que le jeune homme qui était le collègue de Philip ne vienne ici pour chercher du boulot. De ce que j’en sais,  c’est plutôt un type bariolé dans une espèce de bulle nébuleuse. Un type qui doit vouer sa vie au yoga, à la transcendance et à jouer le rôle du mec stylé et charismatique alors qu’il n’est que le larbin d’une petite dealeuse. Pas vraiment les individus qui trainent dans mon bar et encore moins ceux qui en fréquentent l’envers. De toute façon, je n’ai proposé ça à Pom que pour le calmer d’avoir embauché, je cite « le pervers violeur despotique qui te mettra un couteau dans le dos et tu le regretteras ! » et également car je manque cruellement de mains d’œuvre depuis quelques temps. De plus, non seulement j’ai des absents,  mais en plus le commerce est de plus en plus prolifique. Forcément, je tiens un marché noir. Plus la criminalité, la répression et les guerres de gang augmentent, plus ils ont besoin de mes services et plus je m’enrichis. Pour ma part que le chaos vienne des femmes qui cherchent à dominer le monde, des yakuzas, de la répression mangemorts, des fascistes anti-zombies qui cherchent à les détruire ou de l’augmentation du nombre d’habitants dans les appartements, c’est au final des ossements pour moi. Des actions profitables pour le but poursuivi par mon clan.

Ce qui est moins agréable, c’est que non seulement je dois vérifier les accès tunnels pour les VIP, mais je dois également essayer de trouver des solutions pour réduire l’affluence des accès au bar. Pourtant, il pouvait difficilement faire moins trouvable. Passer entre deux bâtiments dans une embouchure étroite, gravir une pente douloureuse et parvenir à une place sur une impasse, ce n’était pas si facile que ça. La plupart des gens ne trouvait jamais l’entrée ou avait un malaise au milieu de la montée. Pourtant, il fallait croire que les dernières rumeurs avaient motivé les plus hardis. Avant et arrière-salles ne se vidaient pas.  Franchement, ce bar, c’est une couverture qui me sert principalement à dissimuler un trafic que tout le monde connaît de rumeurs. UNE COUVERTURE. Elle n’est pas sensée fonctionner à plein régime en permanence. C’est épuisant.

C’est que le but n’est pas l’argent. Bien entendu qu’être friqué, c’est plutôt sympathique, mais si mon clan est une plaque tournante à différents commerces se rapprochant d’un lieu assez anarchiste et s’il participe activement à l’influence sur le monde des vivants – ce qui m’a causé plusieurs passages en prison – c’est qu’ils cherchent à amasser et faire progresser des recherches, principalement scientifiques mais également à recueillir l’histoire. Cet endroit alimente des archives considérables dont je n’ai moi-même pas idée de l’ampleur, ni de la taille. J’ai beau en être soi-disant le patron et le chef, je me contente de faire le minimum et délègue à des personnes de confiance aux maximums. Ne serait-ce car j’ai horreur des gens. Tous les gens. Il ne faudra pas le prendre personnellement. Ce n’est pas ma faute, je trouve juste les gens cons ! Je les trouve con dans le monde des vivants. Et je les trouve encore plus cons dans le monde des morts. Seuls mes amis et quelques membres de ma famille ont le bénéfice du doute – mais je les trouve aussi très cons bien souvent. (A dire vrai, pour être honnête, je n’en pense pas moins de moi-même.)

A dire vrai, mon meilleur ami – s’il l’est encore au vu de son comportement des derniers jours – est un philanthrope méfiant et je suis un misanthrope confiant. J’ai tendance à ne pas mettre en doute la parole des gens. Je ne vois pas des menteurs partout et je considère que si on ne donne pas sa confiance, qu’on passe son temps à tester les gens et qu’on pense que la confiance se gagne comme Philip le pratique, on finit toujours par être trahi.

Ce soir, je ne sors pas ! Je n’ai aucune mission à faire, aucune personne à voir et j’ai du travail à n’en plus finir dans mon bureau. J’aime cet endroit, que j’ai voulu ressembler à une ambiance sombre des années 70 des films mafieux ou noirs. Je suis un grand fan de biens des formes d’arts mais le cinéma est celui qui me touche le plus.

Comme souvent, je n’ai pas fait beaucoup d’efforts vestimentaires. J’ai une barbe de quelques jours, un sweat qui devient trop grand, un tee-shirt noir, un jean, des chaussettes et des rangers. Rien de spécial, rien de stylé. Je suis en train de bosser, je ne vais donc pas faire un effort de style. Voilà pour le préambule et la mise en place du décor. Rien de particulier, un décor reste un décor. C’est peut-être ce que j’apprécie dans le cinéma. La même rue, avec un éclairage, une musique et des acteurs différents peut tout aussi bien être le théâtre d’une scène d’horreur, d’un navet romantique ou d’une course-poursuite. Je n’ai pas la moindre idée du film qui va être tourné ce soir, mais comme souvent j’en serais surement tout autant spectateur qu’acteur.    




"Eh, mon mignon, tu vas où ?" Assit sur les escaliers d’un porche d’immeuble, un type avenant à la mine moqueuse interpellait chaque passant seul. Il était évident qu’il tirait une satisfaction plaisante à effrayer les imbéciles solitaires. Toutefois, il devait également penser que les passants solitaires le méritaient : quelle idée de se promener ici de nuit et seul qui plus est. Personne ne le faisait sans une raison bien précise. Que ce soit pour des prostitués, de l’alcool ou de la drogue, on ne se promenait pas de nuit dans les rues de Tokyo, quand les commerces étaient fermés, pour simplement prendre l’air.
L’avenue Kappabashi dans le monde des morts comme dans celui des vivants ne s’éteignait pratiquement jamais. Les commerces multiples étaient en permanence ouverts et on pouvait y trouver absolument de tout. C’était sans doute le lieu que les touristes devaient fréquenter s’ils voulaient un aperçu d’un Tokyo unique. C’était entre deux bâtiments de cette rue qu’il était possible d’accéder à l’étroite ruelle menant au Bchobiti bar. Il était possible de constater, qu’un tag rouge et noir en forme de tête de mort ou d’œil était souvent présent au début de la ruelle. Toutefois la plupart des clients de l’arrière-salle y accédaient à partir de tunnel secret s’ouvrant grâce à des accès.
Qui sommes-nous ? Qu’est-ce qui nous différencie de l’individu à côté de nous ?  Notre apparence, nos silences, nos pensées, nos paroles et nos actes sont-ils si uniques qu’on aimerait le penser ? Sommes-nous irremplaçables ? Sans doute, que nous le sommes pour des gens qui nous connaissent. Pourtant, dans une foule compacte, est-ce que nous sommes remarquables ? Se teindre les cheveux, parler fort, être discret, avoir un parapluie d’une couleur pétante, nous différencient-ils des autres ? Ce qui est certain, c’est que les morts dans les rues de Tokyo avaient quitté le monde des vivants et que leurs places uniques, les trous béants de leurs absences pour les êtres qui leurs étaient chers n’étaient plus. Une autre réalité existait, qu’Eden avait parfaitement conscience, après un certain nombre d’années, seuls quelques élus étaient en mémoire des gens. Des personnes qui avaient marqué l’histoire ou la science, le monde, en bien ou en mal. Tous les autres étaient oubliés. Cette réalité voulant nous faire croire de notre importance capitale était fausse. Personne ne se souvenait du pauvre type qui gardait ses moutons en l’an de grâce 1754. Toutefois, il y avait une autre réalité : ce gardien de moutons en avait-il vraiment quelques choses à foutre de la postérité après son trépas ? Ou ne s’était-il pas contenté d’être heureux et de profiter du moment présent ? Aucune certitude. Ce qu’Eden savait, c’est que dans le monde de ceux qui n’avaient pas été assez heureux, ils avaient toujours croisé d’avantage de starlette, de pseudo-artistes et de personnes se croyant importantes que de bergers.  

Terminé #2 le 17.06.17 16:05

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no oasis just desert
La cravate magnétisée autour de son cou, il dû la desserrer un peu tout de même compte tenu de la chaleur encore étouffante de ce début de soirée. Il plaça donc l'index et le majeur derrière le noeud et un pouce accroché sur le col en support pour pouvoir mieux souffler et laisser passer un éventuel courant d'air. Hélas, la température ayant dépassé sa moyenne possible, cela s'expliquait par un vent peu filant voire inexistant aujourd'hui. 
Aucune poussée d'air ne lui ordonna de monter cette colline. Cassian n'avait aucun courage à le faire si ce n'était le motif de l'argent. En temps normal, il n'aurait pas porté un tel accoutrement puisqu'il l'handicaperait au quotidien mais surtout dans la pente et chaleur présentes qui se présentaient en concert à lui.

De la part de son ancien collègue, il avait reçu un SMS ; chose assez rare puisque Cassian pensait que les deux s'étaient perdu de vu. Voir le nom de Pom Warren inscrit sur l'écran bleu de son téléphone indiquant des notifications prévalait au-dessus du reste ; il recevait probablement une centaine de courriels par jour concernant ces abonnés qui l'admiraient de loin. En revanche, le zombie n'avait que trop peu de messages personnels et il avait vite bondi dessus. Cela ne concernait qu'un emploi ; de l'abstrait, pas du concret. Quand se penchait-on vraiment sur le jeune homme plutôt que son utilité ? Très rarement. Il n'était pas très habile, ni trop utile alors mieux ne valait pas parler du soutien moral qu'on pouvait ou qu'il devait apporter. C'était un homme plus mort que tous les mots ; toute passion pour lui n'était qu'une vénération mais jamais une approche directe. 
Cependant, le garçon n'y vit pas que de la négativité dedans, pensant que le concret démarrait parfois par l'abstrait. Si Pom n'avait formulé qu'une requête douteuse, il était peut-être ambiguë. Et puis, qu'est ce qu'il avait à perdre ? La confiance de Pom ? C'était déjà fait après tout ? Ce qu'il avait à gagner au pire : Un emploi dont il ne désirait pas mais qui n'avait pas fonction d'être apprécier mais bien de toucher de l'argent. Il en soupira pour chercher à extraire la motivation du fond de ses entrailles mais ce ne fut donc qu'en nouant une cravate autour de la nuque pour se faire pression et des lacets de mocassins anthracite et lustrés pour faire marcher ses pieds au garde à vous, qu'il trouva ce second souffle.

Sa tenue s'était présentée nette et impeccable jusque là si ce n'était le cadavre qu'elle promenait mais très vite, en escaladant la colline, le jeune homme avait noyé ses chaussures neuves de poussière bien visible ainsi que d'éraflures irréversibles. On ne préférait pas évoquer les sueurs qui suintaient le long de son abdomen. Toute l'humidité dégoulinant de son corps avait non seulement collait les vêtements contre l'épiderme du jeune homme mais lui donnait encore plus soif. 

Un peu d'ombre se présenta quand il dû passer dans une ruelle sinueuse mais l'étroitesse ne faisait que favoriser l'absence de vent et donc, la montée de chaleur. Une serviette suspendu trop bas vint mesurer la température de son front mais elle était bien sale pour qu'il puisse l'y autoriser et la dégagea avec dégoût. Par chance ou malchance, il avait amené une bouteille d'eau dans son espèce de cartable d'employé modèle. À se demander si l'américain n'était pas une représentation du signe verseau, dans sa maladresse stressante, il déversa toute l'eau contenue dans la bouteille contre son menton mais aussi sur le devant de la chemise qu'il portait, seule partie qui n'était peut-être pas encore mouillée par l'éponge de son corps. Sa main s'était mise à trembler.

Force était de constater que la température n'y était pour rien mais que ce froissement de mouvement était dû à un stress potentiel. Le boulot ne lui faisait pas particulièrement peur mais y croiser le français serait sans doute la rencontre la plus déstabilisante de l'histoire. Seule l'adrénaline le poussait tel un javelot à forcer cette rencontre mais la réaction de Pom aurait été désobligeante et navrante pour le brun. 

Il ne pouvait faire demi-tour, cela dit, pour défiler ou même se changer. Franchement, aplanir le terrain et le rendre plus accessible n'aurait pas été un luxe. Il était même arrivé devant la devanture du bar. On croyait encore en ses compétences de serveur à priori mais, au moins, on avait l'intelligence de savoir qu'elle n'était pas fameuse car l'endroit suggérait une fréquentation peu royale et fréquente. La façade était haute mais elle n'avait aucune prestance. Curieusement, il fit l'analogie avec des ruines de Détroit où le bar aurait pu tomber n'importe quand. On pouvait lire encore clairement les caractères latins « Izakaya Bchobiti ». Le spectre supposa qu'il s'agissait d'une association de noms de famille ou bien de lettres hasardeuses pour bien vouloir placer la lettre C après la lettre B. Pour lui-même, il essaya de le prononcer sans franc succès ; il espérait bien ne pas avoir l'imposition de répéter le nom du bar un jour avant d'avoir entendu la prononciation au moins une dizaine de fois.

À cette pensée, il imagina traverser la porte de l'établissement tel celle d'un saloon et, se voir, justement, autant traverser par des balles pour une injure phonétique au nom du lieu. Ce fut à peu de choses près le cas quand il fut criblé de regards inconnus. Ils n'étaient pas si étrangers en fin de compte quand on se rendait compte que Cassian était le moins habitué de ces lieux ; peut-être était-il un intrus aux yeux de tous et qu'il n'aurait pas dû pénétrer ici. Il ne sut vraiment quoi répondre à autant de paires qui le jugeaient ; il ne pouvait se défendre qu'un par un et le temps qu'il aurait considérer quelqu'un du regard, un autre l'aurait tué pour ne pas l'avoir choisi en premier, par exemple. Pour être plus universel, le garçon se contenta donc d'un unique « bonjour » qui fit fuir toute attention portée sur lui. Celui en costume ne savait déterminer s'il était plus judicieux d'être trop vite ignoré ou bien encore plus longtemps critiquer ouvertement. Il soupira, préférant se dire qu'il s'était encore une fois, grâce à sa stupide et illogique salutation, fondu dans le décor du bar auquel il appartenait maintenant.

Pour être très franc, aucune assimiliation à cet endroit ne lui plaisait. Une expression de dégoût s'affichait, mêlée avec un peu de nostalgie. Des endroits si lugubres lui rappelaient ses anciens trafics ou encore ses escapades peu romantiques avec Est. Disons que le bar était voisin à ses souvenirs, rien de plus ; comme les îles nippones dans lesquelles cet endroit prenait sa respiration étaient voisines au continent américain d'où Est et Cassian étaient tous deux originaires. C'était trop oriental pour être connu.
S'il avait souhaité un coin d'ombre, il l'avait définitivement trouvé dans cette taverne. Elle demeurait d'ailleurs très différente du désert des rues pour cause de fraîcheur — on n'aurait même pas soupçonné le climat estival — et d'une densité plus conséquente dans un tel lieu. Pour autant, on imaginait se retrouver davantage dans une grotte meublé de bois et non de serveurs. Certes, un bar à cocktails et autres grugs se dressait à sa gauche mais pas une personne n'aidait actuellement à le gérer. Plus intéressant que le reste du décor peut-être, se tenait une ouverture à de la lumière dans un Japon aussi sombre. Vivement attiré pour sa qualité d'argent et ses obligations compte tenu de sa venue distinguée, Cassian toqua à la porte même si elle était mi-ouverte, par politesse. 

Malheureusement, une jeune femme l'orienta plutôt vers l'étage au-dessus et le mena vers un couloir coincé entre rouages et labyrinthe. Seul, il n'aurait pas trouvé le chemin. Ainsi, il put vraiment toquer à une porte bien plus concernée mais moins chaleureuse.

— Je peux entrer ?

Le cran de la porte s'ouvrit sans demander une réponse mais toujours avec autant de pudeur que de courtoisie. Il rétablit le noeud de sa cravata qu'il avait quelque peu défait pour paraître présentable mais y trouver un visage familier ne l'encouragea pas à le lacer plus qu'à son départ de chez lui. Quelqu'un qu'il avait déjà tutoyé pourtant même si les entrevues furent brèves :

— Vous êtes Eden ? C'est Pom Warren qui m'envoie. Enfin je ne pensais pas tomber sur vous.

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Terminé #3 le 19.06.17 4:31

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Maître Gims, mouhahaha !
1. Pom le lui aura dit
2. Il n'en sait rien
3. Il se doute d'un truc
4. Il ne l'imagine même pas
5. Il s'en balek
6. Il le sait car i'm batman !

Le moineau
1. Il ne vous reste rien, qu'un immense chagrin !
2. Non, je ne regrette rien !
3. Comme quoi l'existence, ça vous donne toutes les chances !
4. Pour les reprendre après !
5. Le café crème du matin !
6. PADAM PADAM

Emmanuel tout seul
1. Tu vas même jusqu'à lui dire merci.
2. A 23 ans du soir, j'ai perdu la mémoire.
3. Un petit peu beaucoup trop
4. Ailleurs, c'est pas ici pour toi
5. Tiens-la bien !
6. Les regards moisis et les corps meurtris
°
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Terminé #4 le 19.06.17 4:31

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Le membre 'Eden Indentshi' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


'6 FACES' :

Terminé #5 le 19.06.17 20:44

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On pouvait considérer le Bchobiti en trois parties distinctes. Le rez-de-chaussée principal. Cassian en accédant à la place WOOD était rentré par la salle principale. Derrière le comptoir, il était possible d’accéder à une cuisine et un bureau faisant office de réserve souvent inoccupé.  Il n’était pas rare pourtant de voir des clients entrer dans cette pièce et ne jamais en sortir.

Il était également possible, d’accéder à un couloir donnant accéder au WC, aux escaliers du premier étage, à un bureau avec salle d’attente inoccupée et à des bains/thermes. Le lieu n’était pas bien grand et était décoré principalement de tradition japonaise.

Toutefois, Cassian n’était pas demeuré à ce rez-de-chaussée. Une serveuse rousse habillée de la même robe, mais d’une teinte différente que l’autre serveuse méditerranéenne était venue le trouver et après un long monologue où elle lui demanda un autographe (pas pour elle, pour une copine selon ses dire), elle l’entraîna dans le petit bureau, activa un mécanisme qui ouvrit le mur et pénétra dans la zone ACCES-1. Là, elle lui pointa du doigt un couloir sur la gauche, lui indiquant que le bureau d’Eden était la première porte à gauche du couloir.  Il y avait de quoi se perdre. D’ailleurs Eden nommait souvent cet endroit le labyrinthe de Pan.

Entrapercevoir quelqu’un, le voir déclencher une alarme en nous faisant repérer, soigner cette personne après qu’elle est avalée une potion Grande Horreur Psychédélique et vivre un temps dans son appartement. Autant d’actions que je pouvais cocher dans ma check-list concernant l’individu face à moi. Pourtant nous ne nous connaissions aucunement et ce n’était pas pour me déranger. Ses côtés minets et déconnectés de la réalité qu’il semble dégager ne me plaisent absolument pas. J’aime les gens directs, les uppercuts, les crochets, les jabs et tout ce qui peut en découler : violences, sangs, sueurs, sexes, réalités. J’aime la réalité. Je n’ai pas besoin de tenter de m’envoler dans une bulle pour atteindre les nuages. Je n’ai pas besoin de me transcender ni d’atteindre l’énième palier de la sagesse.

Je suis dans le jugement permanent. Je ne peux pas m’en empêcher. D’ailleurs en le voyant avec sa petite cravate, sa sacoche, cette chemise imprégnée d’eau et de sueur, je me dis qu’il serait parfait avec un demi-punk comme Urie. Une sorte de tandem du bon et de la brute. Si un jour je tiens une agence de rencontre, je penserai à mettre vos deux noms l’un à côté de l’autre. Franchement, je pense que je devrais me reconvertir là-dedans avec Pom. Il a le nez pour voir des couples partout et j’ai le nez pour les affaires. En plus, il semblerait qu’une place se soit libérer au temple à ce sujet.

Donc pour en revenir au fait – il faut toujours en revenir à l’action – je l’entends remarquer que je suis Eden – et je pense que Pom devrait arrêter de donner mon prénom à des futurs employés et penser à transmettre mon nom de famille, ce serait plus sérieux. Je l’observe dans sa tenue bien trop classieuse : si tu te fais mater en coin, y compris par moi-même, tu ne le devras qu’à toi-même. Allez fais-moi plaisir, fais un défilé, tourne sur toi-même. T’inquiète, petit gars, ça va bien se passer !

Plus sérieusement, je me demande si ce type n’est pas un zombie. Mes sens de vampire se mettent en alerte dès qu’il est près de moi et cherchent à en détecter les odeurs. Seulement, si je devine des odeurs de tabacs, de sueurs et de parfums, je n’arrive pas à mettre un nom sur les autres. Peut-être une épice ou une herbe quelconque ? Il ferait mieux de faire attention à lui, si c’était le cas car il existe un groupe en ville qui les cherche et qui veut les tuer tous, un par un. Une histoire de races en décompositions qui doit disparaître. Franchement, ce serait con qu’après être tombé sur un psychopathe bossant désormais pour moi, tu tombes sur des nazismes nouvelles tendances. De toute façon, je te rassure, il n’y a pas de ça dans mon bar. (Ou je ne suis pas au courant.)

D’un signe de la main, je fais signe au garçon de s’asseoir. Va pas essayer de me la faire à l’envers ! Tu n’es ni un ange, ni un innocent, ni un mec qui ne sait pas ce qu’est la drogue ou le sexe. Tu crois que je n’ai pas vu tes regards et ton attitude peu dérangée. Tu peux jouer à l’ingénu avec moi, mais ça risque soit de m’amuser, soit de m’exciter ou soit de m’agacer. Certainement les trois et je te déconseille.  

Et voilà, la vie, elle est sympa. Grâce à elle – ou plutôt la mort – je t’ai sauvé plusieurs la fois la mise ces derniers temps. Avec Joshua, avec Pom, et sans doute d’autres fois sans que je le sache, vu le poisseux que tu es. C’est mal de prendre autant sans donner ensuite. Je vais donc reprendre mon dû : il est temps de rembourser ta dette, mec. Vois le bon côté : tu devrais être payé. A condition que je te recrute. Et là, rien n’est moins sûr.

Je reste un japonais et je salue, plutôt respectueusement d’ailleurs, avant de partir directement sur du familier. C’est bon, pas la peine de faire des manières. Tu n’en faisais pas quand j’étais en train de prendre ta température – par deux fois et que j’injectais de quoi te soigner dans tes veines. T’as même rien dit quand je t’ai porté comme une princesse. (Deux fois. MEC. Respecte-toi un peu ! S’il y en a une troisième, je te trouve un diadème !)
Alors, toi et moi, c’est presque une ancienne liaison qui s’est mal terminée car t’étais un mauvais coup. Va falloir t’en remettre. Ecoute, tu veux qu’on en parle avec des groupies, il semblerait que tu sois aussi célèbre qu’une star de téléréalité et que tu es même des blogs à toi. Je dois demander un autographe ou bien ?

Mes coudes se posent sur la table avec que je te fixe, l’œil sévère – je prends même un air menaçant, juste pour qu’on se marre un peu. AH GROU GROU JE SUIS MECHANT !

« Philip m’a dit que tu cherchais du boulot. »

Contrairement aux japonais, je parle lentement. Voir très lentement. Je n’ai jamais été quelqu’un de pressé. Et toi ? Comment ça, tu ne pensais pas tomber sur moi. Attends, attends, mon petit bonhomme, ça veut dire quoi ça ? JE SENS que tu vas être bien casse-couilles toi. En même temps avec un nom pareil, j’aurais dû me méfier. (Ouais, je devrais peut-être y aller lentement sur les blagues trop faciles.) T’es déçu ? Tu voulais un type longiligne et filiforme comme Philip ? Le genre à n’avoir des poils qu’aux sourcils et encore et à parler poésie en inversant le sujet et le verbe pour paraitre plus classieux ? Je n’ai pas besoin de faire semblant d’être quelqu’un : JE SUIS QUELQU’UN.

Mes doigts balayent rapidement la pièce, je me lève et me sers un verre de whisky. Et je t’en sers un aussi. Ah, tu ne bois pas d’alcool ? Bah contente-toi de le regarder, car je n’irais sans doute pas te chercher un verre de lait. Déjà je n’aime pas ça ! Et ensuite je n’aime pas ça ! Puis, si tu ne bois pas, tu vas vite avoir des problèmes avec les clients. Ils adorent offrir et partager leurs consommations. Tu te souviens du dernier mal de crâne que t’as eu à cause d’une cuite dont tu ne te souvenais plus ? Et bien c’est souvent hier, aujourd’hui et demain pour les habitués d’ici.  

« Très bien. On va aller droit au but. Je recherche un employé polyvalent. Tu dois pouvoir servir au bar principal, au bar des salles secondaires, nettoyer les pièces si besoin était et même remplacer un danseur ou une danseuse à l’improviste. Tu dois fermer les yeux sur les trucs louches, ou aller m’en parler. »

Mon bras se tend, ma main se glissant en direction de la chemise de l’homme. Je suis obligé de me pencher en avant. Une fois installé sur ton siège, t’es vraiment petit. Quoique, tu l’étais déjà de base, hein ?

« Evite de venir imprégné d’eau ou de sueur ou seulement si tu es prête à l’enlever. »

Je ricane un peu, glissant le bout de mon ongle sur la cravate. Avant, je n’étais pas aussi tactile mais que voulez-vous depuis que les derniers potes que je fréquente ne cesse pas de faire des allusions sexuelles et se toucher, je me suis habitué à suivre le rythme.

« Concernant le payement, tu es payé 25 ossements de l’heure. Tu auras des pourboires, bien entendu, droit à des compensations et des primes. J’ai bien compris que t’étais occupé sur un autre poste, plus commercial, du coup la gérante du personnel t’enverra un SMS pour te demander si tu es libre ou non. Si tu l’es, tu réponds que tu viens. Je te préviens, elle n’aime pas les occidentaux. Il faudra t’y faire. »

Tant que tu ne lui réponds pas en permanence comme Pom, elle devrait bien te traiter. Car sinon, tu vas finir comme lui à nettoyer les chambres les plus crades avec une brosse ou les bains en tenue légère. Ce n’est pas mon problème si vous froissez Dame K. Il faut juste en payer les conséquences.

Expliquer, c’est chiant. Je devrais embaucher une direction des ressources humaines composée uniquement d’une personne. Si possible une femme sexy avec des hauts talons qui pourra faire venir davantage de clients encore qui consommeront encore plus – il faut faire marcher le business. Ma main se porte sur mon verre, rond, petit de taille et gros, on dirait une description du zombie Igor.

« Maintenant, je ne prends pas n’importe qui donc tu vas tenir plusieurs postes aujourd’hui. Si ça passe, tant mieux. Sinon, je te payerais la soirée et je ne veux plus jamais te revoir ici excepté en tant que client, évidemment. Ah, et au passage, on a récupéré ça chez ton ancien patron. »

J’ai ouvert un tiroir pour en sortir un dossier contenant l’intégralité des photographies de Cassian prise par son ancien patron. Laissez-moi rire ! Ce type est vraiment barjot ! C’est par contre un très bon employé. J’espère juste qu’il n’essayera pas de s’en prendre à mes clients car ils risqueraient de se défendre et de le réduire en charpie.

« Evite de faire ce genre de photos chez moi. Ou alors, tu te fais payer. Ah et, ça, ce sont des copies. Je garde les originaux où il te viendrait à l’idée de me trahir. »

Je ne pense pas que ce soit le cas. T’as une tête plutôt d’un type sur qui on peut compter. Mais comme Pom t’a classé dans les mecs « sympa mais susceptible de te mettre un couteau dans le dos. » Je préfère prévenir. C’est marrant, non ? Il t’a classé dans la même catégorie que la plupart des pervers. Il s’est passé quoi entre vous ?

Je prends mon verre. Tu peux prendre le tien si tu veux et je te fais signe de me suivre dans un couloir, deux couloirs, trois, quatre, c… J’arrive devant une porte où un gros bras me fixe avant de me laisser rentrer, tout en jetant un regard suspicieux en direction du garçon qui m’accompagne.

Test numéro un : servir les clients sans être dégouté et avec le sourire.

« Je vous présente Cassian, il va travailler ici. »

En lui-même le salon privé est plutôt coquet, d’un sobre noir et blanc parsemé de notes bleutés. Mais les individus à l’intérieur le rendent particulièrement étrange et effrayant. Igor, un défenseur de droits des zombies est là, sans le moindre effort physique. Tantôt il s’amusait à retirer ses yeux et à les remettre.
Toutes les autres personnes dans la pièce sont des zombies également. Totalement assumées mais offrant dans une pièce fermée et chauffée, une odeur quasi-insoutenable. Ils sont supers-fiers de ce qu’ils sont et se réunissent dans un métro abandonné. Leur commerce est dissimulé par un escape game.

« Je te demande simplement de préparer quelques boissons au bar. »

Règle numéro … Je ne les ai pas numérotés. Règle sans numéro (note : penser à le faire un jour.) Ne pas être dégouté à la vue d’un zombie et pouvoir faire son travail normalement. Un client est un client et Igor est le roi des rois des clients.
Règle numéro non noté, si tu n’assumes pas, tu dégages.

Je pose mes coudes sur le comptoir, je vais te regarder. A croire que j’aime mater. J’aime surtout ta cravate, petit. Elle me donne envie de la retirer. Ce n’est peut-être pas la plus brillante de mes idées, vu que je suis sensé tester tes capacités à être un bon employé intérimaire. Que la petite dealeuse d’émotions se rassure, je ne compte pas lui voler. Juste que j’aime ça : c’est tellement rare et ça fait jeune mafieux. On dirait que tu sors tout droit d’un film. C’est rare. La plupart des gens aujourd’hui s’habille en rebelle ou en punk, ils ont un style un peu je m’en balek de tout. Pas toi. Pourquoi ?




Dans la salle principale du bar, Orange se rapprocha rapidement de Viviane pour lui souffler à l’oreille. « T’as vu comment il était habillé …
- Il est tellement séduisant.
- On devrait lui proposer un truc.
- Tu crois que le patron et lui, ils sont amis ?
- Tu vois franchement Eden être ami avec lui ? »

Viviane hésita, glissa son doigt sur sa lèvre inférieure puis susurra à l’oreille : « il a un peut-être un nouveau jouet. »
 

- Tester sa résistance face aux clients différents en étant souriant et aimable
- Tester son habilité à faire des cocktails
- Vérifier qu’il sache nettoyer ou au moins tenir un balai
- Tester son courage à fermer sa gueule et à être loyal
- Connaître ses limites à ne pas dépasser
- Voir sur l’endurance
-  Tester sa capacité à mettre en valeur son corps face aux clients

Dieu avait créé la terre en sept jours, Eden donnait en travail en sept tests. Coïncidence ? Totalement.
 
Si tes abonnés savaient ....
Franchement, Cassian. Je sais que tu n'aimes pas lire les messages que tu envoies, mais la dizaine et la dizaine que tu reçois actuellement et que tu dises de partir du Bchobiti et d'arrêter d'être avec lui, tu devrais les lire (et obéir.) 

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Différents dans leur accueil, les employés du Izakaya Bchobiti se présentaient comme des personnes plus attachantes que ce type. Les yeux pétillants de la rousse l'avaient conduit dans le couloir avec un sourire enchanteur, reproduisant le même sur la face de Cassian quand elle lui avait demandé de signer un « autographe ». Sur le coup, il n'avait pas vraiment compris à moins que ses photographies soient célèbres à ce point pour pouvoir demander une telle signature ?
 
Si les lippes rosées de cette rousse lui susurrait des compliments pour remplir son ego, il en était tout autre pour le patron de ce bar. Tout en sommation mais sans parole, le garçon se faisait clairement juger par ce nippon et il ne pouvait pas lui reprocher puisqu'il serait soit son futur patron, soit un énième étranger le dévisageant. Il eut l'impression que sa tenue ne convenait pas. Pas assez classieuse, le garçon resserra sa cravate noire atour de sa pomme d'Adam pour s'empêcher de déglutir. L'employeur n'était pas en costume mais lui, si. Probablement qu'il n'aimait même pas le costume. Il desserra le noeud, ne sachant pas sur quel pied danser à partir de ce jugement des plus intimidants.
Encore une fois, sans rien, on lui ordonna juste de la main de se reposer en s'asseyant. Non pas pour calmer ses esprits mais juste parce que le traditionnel entretien le recommandait. Enfin, « traditionnel », à part les motifs de dragons et de bambous sur le papier de riz intensifiant l'atmosphère japonaise et son salut, il n'y avait rien de traditionnel qui s'écoulait de ce Eden comme Pom l'avait présenté à Cassian dans son SMS. Un instant, il blâma même Pom d'avoir fait un oubli de description de cette haute personne qu'il semblait reconnaître en un de ses anciens colocataires, pas plus. Pourquoi ces familiarités soudaines ? Lui ne les prolongerait pas même s'il avait bien des choses à répliquer. 
 
Subissement dans l'air, il regardait les mains qu'il avait reposées contre son pantalon se séchant malgré l'ombre et l'humidité, ici couplées pour préserver, normalement, l'eau accumulée dans le tissu. Digne d'une scène entre un adulte et un enfant puni, l'un debout mais pas l'autre, Cassian ne voyait pas ce qu'il avait à se reprocher pour Eden. Certes, pour d'autres personnes, la culpabilité le submergeait à l'en hypnotiser et agir avec la plus grande des bontés envers les autres même si elle n’était pas forcément sincère. En tout cas, elle était plus abordable que tant de méchanceté dans l’autre voix caverneuse. Pas étonnant que le lieu était aussi glauque s’il se faisait aux règne plutôt qu’aux règles du patron.
 
Cependant, le jeune devait admettre que sa voix comportait une certaine rigidité digne, non d’un roi mais d’un dictateur faisant sonner une période de Terreur. Ses mots étaient autant hachurés que s’il les avait guillotinés. Loin d’être suave, c’était macabre. À la fois, il parlait distinctement et était précis mais l’évocation d’un « Philip » lui était totalement inconnu de nom. Même s’il se demanda qui était cette personne pour pouvoir juger de sa volonté à chercher du travail, il passa outre. La proposition lui était surtout tombée dans les mains, ni plus ni moins. Il ne donnerait, certes, pas le pire de lui-même pour décrocher un peu d’argent mais de là à fêter cela, non.
 
Pour autant, l’autre lui versa un verre ambré et certainement pas des bières douces comme en buvaient Charlie. Évidemment, on ne lui proposerait pas une tasse de thé mais dans des événements aussi conventionnels, un verre d’eau n’était-il pas plus sage ? Le spectre se pensait bloqué dans une histoire de trafic mafieux n’étant presque pas inconnu à son passé et ces hypothèses s’avéraient sans doute logiques. Toujours aussi vulgaire mais encore moins aromatisé, il ne doutait pas du ton bien sec que pouvait avoir cet alcool une fois dans sa gorge. Pour le moment, il reposa le verre mal rincé qu’on lui avait tendu entre la presque liaison que faisait ses jambes, une fois assises. Rien que sa forme ne présageait rien de bon.
 
Pour en revenir aux précisions directes d’Eden, il s’agissait plutôt d’un court monologue dont lui-même ne semblait pas vraiment affectionner. Même si Cassian n’en éprouvait aucun intérêt, il s’efforça à écouter chaque détail ; jusqu’à même remarqué que ce type le prenait pour une femme au vu d’un accord féminin. Il n’en dit rien pour autant, estimant que l’asiatique l’avait peut-être laissé entré sous ces conditions malgré son costume qu’il devinait maintenant être peu commode. Peut-être qu’une robe que Teodora aurait voulu lui faire enfiler avec ses précieux talons l’aurait plus mis à son avantage. Ca ne plaisait comme ça ne déplaisait pas à Cassian de porter des vêtements féminins et ce fut probablement pour cette raison qu’il plissa les yeux et hocha la tête dans un accord allant au rythme de son haussement d’épaules. Si ça pouvait l’aider, il pouvait danser même s’il n’était peut-être pas si talentueux que ça. Après tout, Eden n’avait pas évoqué ce détail ; juste du remplacement.
 
Évidemment, même si ce n’était qu’à présent que des mots et des accords avec un patron et une gérante, l’américain devait faire ses preuves en tant qu’employé et cela commençait par quelque chose d’assez corsé déjà. L’haleine d’Eden n’était pas fétide ou autre mais elle était bien assez proche pour empester quelque chose de séché qui restait là depuis au moins quelques jours. Le patron se jouait clairement du dégoût que le jeune homme tentait de dissimuler tant bien que mal. Sa bouche se fit pâteuse mais non boudeuse. Il crispa cette dernière lorsque l’autre glissa ses doigts de pernicieux derrière sa cravate. Non vraiment, il n’aurait pas dû s’habiller ainsi s’il avait réputé l’état des lieux au préalable. Auquel cas, il ne serait sans doute pas venu. Qui souhaitait vraiment remettre les pieds ici si c’était par habitude, stupidité ou audace ? Rien ne le retenait hormis oui, la somme qu’Eden rappela une ultime fois au garçon en chemise. Ces doigts entrelacés autour de sa cravate n’était là que pour le faire déguerpir.
 
— Très bien.
                     
Aucun refus n’était accordé. À cet instant, le jeune homme comprenait qu’il était difficile autant pour les employés que pour tout autre individu de refuser quelque chose à ce type. Surtout lorsqu’il détenait des menaces sur le compte de quelqu’un (probablement la majorité des habitants de Tokyo au vu de son organisation peu recommandable). S’il avait eu divers contacts avec le brun dont seulement un dont ce dernier arrivait à collecter dans sa mémoire fugace, l’opportunisme se vit survenir lors de ces rencontres.
 
Eden déballa un étalage de photos depuis un de ses tiroirs appartenant toujours à une commode de style nippon. Il ne prit pas la peine de les tendre au garçon une par une mais les déversa toutes sur le bureau en face de Cassian qui n’écoutait même plus, trop effrayé et intimidé. D’un bond, le garçon se releva du chesterfield et se mit à éparpiller les diverses photographies. Toutes.

Ca ne peut pas être ça. Pitié, non !
 
Toutes. Il n’y en avait pas une où il n’était pas dessus. On jugerait bien Eden de psychopathe pour vouloir collecter une multitude de représentations de Cassian Colm Sanders mais, à son grand damne, Eden n’en était pas l’auteur. C’était signe que l’original n’était toujours pas anéanti et menacé encore de lui tomber dessus, en plus du japonais qui devait impérativement devenir son patron. Il ne fallait pas que ces photos compromettantes s’écoulent. Des clichés où on pouvait le voir servir et sourire, c’était plutôt banal et pas forcément désavantageux mais quand le garçon se retrouvait à moitié nu dans des vestiaires et pris au dépourvu par un espion, les choses devenaient bien plus épineuses. Le boulot que lui proposait n’était plus une simple question de plus. D’assurance, il en jugeait au vu des paroles qu’il déblatérait mais surtout de survie pour, à la fois sa réputation qui ne devait être ternie par des preuves zombiesques tatouées sur son épiderme, une fois vulnérable.
L’effroi était à son paroxysme lorsque des gouttelettes de sueurs froides vinrent à se créer au niveau de sa nuque, faisant même la longueur au centimètre prêt de sa colonne vertébrale saillante puisque la chemise lui collait encore nettement à la peau, une fois relevé d’un dossier tamponnant sur la plaque d’humidité déjà tracée au préalable mais intensifiée par l’émotion. Pendant ce laps de temps, il ne récupéra une miette de pain qu’Eden lui servit sur ce plateau de vivres où Cassian était clairement de la chair et rien d’autre. Pour cet homme, il était sans doute une bonne raison de rire.
Il racla la surface de ses ongles pour en extirper le bout imprenable de ces clichés et les rassembla de sorte à créer une pile de la honte qu’il ne souhaitait plus voir. Dans une autre situation, il aurait été pour les brûler vu le dégoût oculaire qu’il reproduisait sur son faciès mais Eden s’en serait moqué davantage et telle n’était pas sa première envie, au jeune homme.
 
Son visage se pétrifiait dans un masque de drame et d’horreur mais les événements s’enchaînant et les épreuves avenantes, il ne pouvait s’y faire éternellement. Le sentiment restait ancré en lui et il aurait bien demandé à Eden de faire en sorte que personne ne découvre de telles indices mais qu’est ce qu’il aurait fait ? Il ne le connaissait pas mais il savait déjà qu’on aurait envoyer Cassian paître ailleurs, histoire de mieux le rouler dans la misère dans laquelle il se retrouvait désormais coincé.
 
Au fur et à mesure que les pièces défilaient, les faciès et masques de Cassian se changèrent. Le bureau de la répugnance, l’antichambre de l’impuissance, le hall de l’ignorance puis le couloir de la neutralité, le vestibule du mépris, le sas des grimaces et finalement, la salle de le l’hypocrisie.
Depuis le vestibule, s’était répandu une émanation aussi familière que non désirée. Les effluves n’en étaient pas. Pour décrire les vagues de senteur, il fallait user de champs lexicaux bien particuliers celui de la mort, des déchets du vomi. Quelle coïncidence ! Se retrouver confronter à sa propre nature était bien une rude épreuve pour le jeune homme qui se ternissait son teint de goule de talc pour retrouver une apparence à la limite plus enfantine que morbide.
 
Et finalement, Cassian fut assez étonné de rentrer dans un presque restaurant luxuriant de couleurs inspirant la plénitude dont il cherchait tant. Si Eden voulait vraiment l’y faire travailler ici, il signerait directement, vraiment ! Les tons étaient aussi épurés qu’élégants mais n’empêchaient pas la lumière de traverser et de mettre en évidence les attraits dansants du jeune homme si la salle avait été vide. Dans la volupté d’un cygne, il se pavanerait ainsi mais surtout, avec toute la candeur d’un oisillon qui finalement, ne sachant pas encore voler dans un tel lieu, se retrouvait vite désabusé par les contrastes de mauvais goûts qu’on lui servait. C’était un peu comme lui présentait une cloche en or massif et se retrouver avec du rat mort, les feuilles de salade, tentant de le rendre plus sophistiqué, plus cuites encore que ce dernier, taquiné par les mouches bien plus fraîches.
 
Le regard de jugement de ce garde du corps à l’entrée n’était rien face à ceux de ces énergumènes, dévisageant plus Cassian que lui-même ne le faisait. Pour parler de tels individus, les mots identitaires étaient encore faibles. Foncièrement fidèles à eux-mêmes en tant que typiques zombies, qu’on apprenne que ce garçon soit lui-même un zombie le tétanisait. Pas pour la raison que l’on aurait cru, bien évidemment. Finalement, il passait presque outre leur apparence ; le simple fait d’être découvert le perturbait bien plus sachant qu’Eden avait pu, encore une fois, se moquer et révéler à ces « hommes » la vraie race du jeune homme sous son apparence de lémure.
 
Loin d’être un restaurant quand on les observait un par un, on appelait ce lieu de luxe la morgue. Du moins, ce fut ainsi que Cassian vint à le surnommer suite aux fastes miasmes qu’il pouvait inhaler. S’il pouvait encore tenter de faire de l’apnée dans ce lieu où on remuait jusqu’à torture ses sens, la vue n’était pas des plus chanceuses puisque le garçon ne pouvait marcher dans le noir ; mais pouvait-il vraiment fixer ses espèces d’yeux qui le biglaient avec plus de mépris ?
 
Du moins, c’était dans un puits pas si profond que cela qu’il parvint à tasser le dégoût pour les corps devant lui. Comme il l’avait déguisé à son arrivée, ce fut avec un terne sourire tout de même angélique, au-delà de l’hypocrisie, que le garçon se présenta. Pas trop violent mais pas trop doux non plus, le garçon savait quel degré d’inclinaison il devait conférer à ses commissures pour plaire ou tout au moins, passer pour doucereux et ne pas s’attirer des ennuis.
 
Les spectres immondes étaient couverts de crevasses et certaines de leurs cloques suintaient comme elles sentaient le pus fixé depuis un bon moment déjà après l’éruption. Le liquide séchée, il donnait encore pourtant l’impression de dégouliner encore aujourd’hui sans que cela leur dernier jour ni goutte.
 
Clairement, imaginer servir des verres à ces goules était une vision bien gore si on n’allait jusqu’à penser que le pus tomberait dans leur jus. Quoique, pour un être aussi théâtral que Cassian qui se mettait à pleurer pour les pétales d’une fleur arrachée, ça pouvait avoir un côté assez cocasse. En le visualisant comme un bon cartoon de son enfance, il ne rit point mais garda cette trace de sourire nostalgique qu’on avait en se remémorant des traces de son passé.
 
— Je peux vous servir quelque chose ? se pencha le petit, plaquant ses paumes de part d’autres de ses jambes levés, de sorte à prêter une oreille générale — sans mauvais jeu de mots — aux zombies attablés.
 
Évidemment, la grossièreté de ces ogres n’était pas qu’un vulgaire amalgame quand un de s’amusa à lui hurler dans les oreilles. À vrai dire, le caractère trop frigide du garçon semblait être un bon sujet de quoi se moquer gentiment ou méchamment; Cassian ne savait déterminer le degré alors il rit jaune à la blague assourdissante qu’on lui avait beuglé dans l’oreille qui lui, ne lui était pas encore manquante.
La tape pleine de sueur mais surtout de bactéries et maladies que l’un près de lui assigna fortement dans le dos frêle du jeune homme lui fit croire qu’ils n’étaient pas vilains avec lui. Plutôt taquins peut-être, ou déjà ivres, qu’importe.
 
— Ne me criez pas dans les oreilles, j’en ai encore besoin ! taquina à son tour le jeune homme, bien plus à l’aise.
 
En soi, ces zombies étaient atroces dans leur apparence mais leur rire était assez facile et Cassian s’en vit presqu’enchanté lorsqu’ils se mirent à s’esclaffer à la remarque ridicule du serveur souriant. Ils n’étaient pas au courant, visiblement, de sa double identité, c’était déjà ça. Le dos tourné et sans être vu, il prit le bout de sa cravate pour s’en essuyer le front.
 
Il ne préféra pas échanger un seul regard à Eden, accoudé près du bar, se contentant de viser son objectif complètement sacré où il ne devait absolument pas faire d’impair pour ne pas à se retrouver avec des photos publiées.
Franchement, il était le plus terrifiant de tous avec ses menaces si pertinentes alors ces zombies à qui on pouvait apparenter Cassian, c’était presque du « pipi de chat » quand on s’y habituait. L’habitude, il connaissait.

Aucun sourire ne se porta lorsqu’Eden l’examinait, lui ou bien encore son costume. Il déglutissait plus devant cet homme que devant le reste de cadavres qui riaient fortement dans la salle comme si elle avait été une taverne. Il mordit sa lippe et ferma les yeux le plus possible pour ne pas remarquer cet être trop intimidant du regard. Qu’est ce qu’il lui voulait ? Peut-être était-il mécontent que Cassian réussisse à s’intégrer si facilement ? Après tout, c’était un peu la fonction du jeune homme : S’adapter et se faire intégrer dans n’importe quel groupe d’individus.

— Vous voulez que je me change, peut-être ?  questionna le garçon en se retournant, toujours sans sourire mais étonnement, vers celui qui le fixait sans bouger.
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Terminé #7 le 25.06.17 0:02

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DIEU ALPHA TOUGENKYOULa cour des miracles.♠️ ROI DES VOLEURS RECHERCHÉ


Le nouvel employé s’en sortait bien. Peut-être même très bien. Son sympathique sourire, sa bonne humeur et sa capacité à répondre lui valurent immédiatement la sympathie des clients et provoqua deux sources d’antipathie. La première fut celle du zombie qui était le serveur principal, d’ordinaire et qui voyait un non-zombie avoir des mérites et la sympathie d’un patron qui ne prenait jamais la peine de venir le voir servir, ni même de le remercier. Ensuite, ce fut le patron, qui ne comprenait pas lui-même pourquoi il était agacé. Son regard glaçant fixait l’agréable et sympathique jeune homme être entouré par pour ses hommes et femmes et son sourire se crispa sous un soupçon de colère. Il n’aimait pas tellement qu’on joue avec ses babioles.
Le nouvel employé s’en sortait bien. Peut-être même très bien. Son sympathique sourire, sa bonne humeur et sa capacité à répondre lui valurent immédiatement la sympathie des clients et provoqua deux sources d’antipathie. La première fut celle du zombie qui était le serveur principal, d’ordinaire et qui voyait un non-zombie avoir des mérites et la sympathie d’un patron qui ne prenait jamais la peine de venir le voir servir, ni même de le remercier. Ensuite, ce fut le patron, qui ne comprenait pas lui-même pourquoi il était agacé. Son regard glaçant fixait l’agréable et sympathique jeune homme être entouré par pour ses hommes et femmes et son sourire se crispa sous un soupçon de colère. Il n’aimait pas tellement qu’on joue avec ses babioles.


Définitivement j’ai été mauvaise langue, Cassian s’en sort divinement bien dans sa mission de servir les clients, même des clients qui auraient pu le mettre mal à l’aise. Je ne comprends pas forcément pourquoi ce type veut bosser pour moi – même si je pense que la raison est que Pom VEUT que ce type bosse pour moi et qu’il ne lui pas laissé le choix, mais s’il continue comme ça, je risque fortement de l’embaucher. Franchement, mon petit, tu ne vois pas que Pom est un manipulateur et le pire qui soit ?

Pour Cassian, sincèrement, il ferait mieux de se planter en beauté. Ici ce n’est pas le paradis et c’est plutôt l’antichambre des enfers. De plus, son petit métier de dealer n’a rien à voir avec le genre de gros commerces qu’on fait ici – et il pourrait se retrouver entre deux feux.

Les clients sont ravis et les commandes augmentent au grand regret de l’autre serveur à coté de toi qui doit se trouver bien con, du coup. Bravo Cassian, tu viens de te faire un nouvel ennemi. C’est parfait. Tu vas commencer à bosser ici avec la haine du type que vous nommiez le patron à ton encontre et la jalousie d’un autre serveur. Toi, ta vie, c’est énerver les gens ? Franchement. Déjà rien qu’en trainant avec Pom ou moi, t’as forcément des ennemis mais il faut que tu en rajoutes.

Je l’ai dit, je manque de main d’œuvre et ce n’est pas une … deux … des mauvaises impressions qui vont me faire reculer sur cette tâche importante qui est que mon commerce doit tourner.

Il me demande s’il doit se changer et je ricane. L’index de ma main gauche vient se glisser sur son haut de chemise et je le tire vers moi, C’est marrant. T’es sexuellement attirant mais il y a un truc qui fait que je ne peux qu’être mou face à toi. Je crois que c’est l’absence de réactions, la simplicité avec laquelle tu obéis. J’ai envie de te voir t’arrêter et me fixer avec colère avant de me dire non. J’ai envie de voir à quel point tu es capable de te soumettre à un patron t’ordonnant des actions les unes après les autres. Allez, tape sur le bouton rouge ! Dis-moi stop ! Maintenant ! Allez. Je suis pressé de voir ta tête quand le masque tombe et se brise. Et compte pas sur moi pour être sympa et te ménager. Peut-être suis-je simplement agacé car ton joli minois fait qu’autour de toi les autres se sentent bien et que tu as cessé de me regarder pour les servir eux. C’est moi qui te recrute ! C’est à moi que tu dois plaire !

Mon doigt dans ta chemise, je laisse un sourire mauvais se coller à mon visage de connard et je m’avance vers lui. Tu le sens mon souffle près de ton visage. Mec, je ne suis pas ton ancien patron. J’irais droit au but : fais pas le con ou tu auras ta punition. De toute façon, j’ai déjà la réputation d’Urie derrière moi et j’en avais déjà rien faire de ce que les gens pouvaient penser. Ce n’est pas pour m’inquiéter de ma vision avec ce petit gars. : « ne t’avise surtout pas de faire ça. » et je relâche immédiatement. « Continue de servir. »

J’ai peut-être un peu abusé de littérature sexuelle avec des cravates ou j’ai juste une passion folle pour les films de mafieux depuis l’âge où les films de ce genre sont apparus, mais je dois avouer que ta cravate me plaît follement et ce n’est certainement pas Urie que je pourrais voir dans ce genre de tenue. Il préfère se fringuer avec mes vêtements trop larges ou des tenues d’adolescent rock se croyant hyper rebelle.

Je veux attendre. L’avoir sur la longueur. Je veux qu’il s’épuise un peu, s’agace, il doit être bon pour rester impassible mais combien de temps ? Supporte les trente minutes, longues, que je le fais servir. Cela soulage l’autre serveur à ses côtés et amenuise un peu sans doute son aversion et les zombies semblent satisfaits de ses prestations. Igor vient même lui parler quelques minutes pour lui offrir trois tickets pour son jeu du métro. Viens avec des amis, lui dit-il. Franchement, n’y vas pas. Sauf si tu as envie de flipper comme jamais, mon gars. Igor le laisse pour venir discuter avec moi, et je m’éloigne pour parler avec lui. Putain c’est que tout devient si sérieux en ce moment. Margaret n’a fait qu’empirer le clivage entre les différents groupes souterrains. Si une guerre se prépare, elle risque d’en être l’une des principales responsables et je ne sais toujours pas si je dois porter une étiquette ou garder ma neutralité. C’est que j’ai des hommes (et femmes) affiliés à plusieurs groupes. Ce qui est certain, c’est que je dois la voir à propos des destructeurs de chimères et de zombies. Et très rapidement. Je bois un second puis un troisième whisky. Allez Cassian, montre-moi que tu sais supporter encore trente minutes de plus de service sans broncher. Fais pas ton petit fragile. Une heure sans t’arrêter, sans un temps pour te reposer, avec ton connard de sourire. Cela t’apprendra à jouer les malins.

Je lui fais signe de me suivre. Allez petit, on va marcher encore un peu. Je t’oblige à mon rythme. A mes envies. A mon caractère. Je n’ai aucune intention de t’arrêter en si bon chemin. Même si j’ai tardé à réagir – et je m’en excuse – il est vrai que j’ai été plus instinctif et réactif envers d’autres. Mais que veux-tu, tu as un côté très littéraire, détache et nébuleux et je suis quelqu’un de très terre à terre. C’est moins naturel pour moi d’agir avec des types comme toi et ça me demande davantage de temps et de préparation. J’imagine que c’est peut-être mieux.

Je n’ai pas l’envie de percer ta tête d’hélium et de t’obliger à t’effondrer au sol. T’as un truc, je le sais. Un truc bien noir, bien sale, bien sombre. Je sais juste pas ce qui te pousse à vouloir t’envoler et à le nier. Franchement, si tu te transperces trop vite, tu risques de me haïr et d’en souffrir. Tu vas sans doute m’haïr et souffrir, je ne dis pas le contraire : je pense simplement que tu dois prendre le temps. T’es comme les anorexiques, tu crois que t’as le contrôle : mais tu contrôles que dalle. A moins que tu le saches. Ouais, peut-être que ça t’arrange bien qu’un autre que toi prenne les décisions. Dis-moi, Cassian, t’es du genre à laisser les autres décider pour toi et à être leurs petites choses ou t’es du genre à te débattre intérieurement et extérieurement pour garder le contrôle de toutes les situations ?

T’es qu’un gamin paumé et je ne sais pas ce que tu fous chez moi, mais si t’avais un chaperon rouge sur la tête et un panier à la main, tu aurais la même apparence que tu as déjà maintenant. Tu as eu le temps de la réflexion pour grimper jusqu’ici et celle pour servir les clients. Vas-tu m’expliquer ?

On ne va pas très loin dans un autre salon privé. Celui-ci toutefois ne contient aucun client et reprend davantage une thématique française que japonaise ou américaine. Ce n’est pas mon salon préféré, mais je le laisse ainsi – malgré mon peu d’affection – car Pom aime le petit bar, le tourne-disque, les petites tables et les sofas. Il apprécie l’ambiance bistrot de ce lieu sans que je ne comprenne pourquoi. Il y boit des expressos le matin et il lit le journal. Il me dit souvent que c’est un endroit où il se sent en sécurité. Il aime les peintures françaises sur les murs volés dans des musées du monde des vivants, il aime les livres qu’on trouve dans la bibliothèque, les moulures au plafond. Je me souviens de la première fois où il a fait les plans pour améliorer le lieu, les tabourets ronds en bois avec leurs tapisseries rouges accrochées dessus.

Dans la pièce, il y a bel et bien une personne, toutefois. Une jeune fille à l’allure arabe qui répond au nom de Viviane. Elle porte la même robe que tantôt, mais ses pieds sont désormais avec des sabots en bois aux pieds. Ses cheveux noirs de jais sont noués par un tissu blanc et elle porte des gants à ses mains. Ses yeux se dirigent immédiatement vers Cassian, qu’elle a déjà vu quand ce dernier est arrivé et elle lui accorde un grand sourire alors qu’elle cherche à comprendre ce qu’on fait là. Elle le salue, immédiatement, plusieurs fois, habituée aux coutumes japonaises et je lui fait signe d’arrêter.

« Cassian va t’aider à nettoyer les lieux … »

Viviane hésite, longuement, elle fait rapidement non de la tête. « Il va se tâcher.
- Franchement, ce n’est pas mon problème.
- Je peux te prêter de quoi rester pro…
- Il reste comme ça. »


Elle semble hésiter. Franchement. Non. Je m’installe sur un fauteuil et cette fois-ci je ne quitte pas des yeux les deux. Viviane est ce genre de personne qui adore fouiner et qui a certainement déjà rencontré Cassian sans qu’il le sache. Elle est nécromancienne et utilise son pouvoir pour produire le petit journal de type blog qui est de plus en plus populaire en ville -et impopulaire.

« Viviane, les clients sont partis avec … » Comment ils l’appellent ici ? « Pom ? »

Elle trésaille, sa main sur la brosse. Elle est tendue. Sans doute par la présence de l’autre type en cravate. Elle doit se demander ce que je fais avec lui. Je dois avouer que ce n’est pas moi qui teste les nouveaux qui veulent juste être serveur. C’est sans doute car je suis curieux de comprendre ce que Pom peut lui trouver et pourquoi il cherche à me le faire embaucher. Ce n’est pas rare qu’il m’envoie des personnes. Asuma, entre autres. Mais toutefois, il n’avait jamais insisté avant pour que j’envoie un message. J’aime moyen ce côté un peu piston qu’il essaye de m’imposer. D’un autre côté, si c’était Dame K qui s’occupait de son recrutement, ce serait peut-être pire vu son aversion pour les étrangers.

Et surtout, elle doit se demander ce que je fais vis-à-vis de Pom. Il est tellement sur les nerfs en ce moment que personne ne comprend vraiment que je continue de lui confier des missions. Tout le monde est au courant qu’il essaye de réduire sa consommation de drogue et qu’il a cessé de se piquer depuis son retour. Alors le laisser continuer à bosser avec des types peu recommandables, c’est peut-être le tenter vers le vice. Toutefois, si je ne l’occupe pas, c’est pas mieux. Qu’est-ce qu’il va faire, à part tourner en rond et chercher un moyen de se venger parce que je lui ai menti ou fixer son portable en se demandant pourquoi Shirley ne veut plus le voir ? Puis fuir la rencontre lorsqu’elle accepte en prétextant être occupé à faire autre chose ?

« Oui, il y a bien dix minutes. »

Est-ce que je fais exprès de faire en sorte que les deux ne se croisent pas et de citer son prénom ? Franchement, vous me prenez pour un monstre ou bien ? Sans doute que oui. Je n’ai pas envie que Pom vienne avec ses ongles protecteurs et son air furieux pour me rappeler Oh, combien, le petit est innocent et précieux. J’ai horreur de ce genre d’ânerie et franchement, venant de quelqu’un qui ne lui fait pas confiance, c’est assez gonflé. En même temps, en qui Pom fait-il confiance ?

En moi. Avant.

Je sais parfaitement qu’il me dirait qu’il voulait que Cassian travaille avec les deux filles, à l’avant du bar et que je ne le mêle pas à nos travers. Allons ! Si c’est ton pote, autant qu’il accepte tout de suite ce que nous sommes. Viviane semble hésiter à la conduite à adopter et au lieu de tendre de quoi nettoyer à Cassian, elle met ses mains dans l’eau brûlante de son seau se rend à une table pour la frotter, évitant désormais de regarder en direction du garçon. Je pense que dans son for intérieur, elle doit se dire qu’elle irait plus vite qu’avec un type habillé en costume. Pour ma part, j’ai surtout envie de voir si le petit s’en sort aussi bien quand il sert des cocktails à des zombies que quand il nettoie la merde laissée par des yakuzas. Et puis, ça va me permettre de bosser un peu. J’ai déplié un ordinateur portable, plutôt petit, avec un écran tactile devant moi et je commence à taper, n’hésitant toutefois pas à les regarder l’un et l’autre de temps en temps pour m’assurer que le travail est fait. Je ne souhaite pas humilier le jeune homme, pas vraiment – peut-être un peu – je chercher vraiment à voir ses limites. Je n’espère pas qu’il accepte tout – je comprends le non.

Pom m’a dit non quand j’ai voulu qu’il offre son cul à des clients, il me l’a dit fermement et d’une manière énervée, en m’hurlant qu’il n’était pas une poupée, mais il a été clair. Il m’a dit non quand il s’agissait de blesser quelqu’un en lui découpant des membres. Asuma a dit non à tout sauf à la traduction de livre. Le non est une réponse et n’est pas une insulte, ni un refus de travailler. C’est une barre qui délimite ce qui est autorisée et ne l’est pas. Et je ne connais pas celle de Cassian. Je compte bien en découvrir une partie. En attendant, je m’allume une clope … Allez mon mignon, frotte !




Pom ne savait pas en réalité que Cassian était dans les locaux. Eden lui avait confié une mission plus tôt dans la soirée et il n'avait pas encore regardé son téléphone portable pour voir s'il y avait un message. L'absence de ceux de Shirley le blessait trop et il savait qu'il ne parviendrait pas à essayer de comprendre ce qu'elle lui reprochait.  

Dans le salon privé français, le nécromancien termina de préparer des boissons tout en levant les yeux au ciel alors qu'il recevait un message d'Eden pour lui dire de libérer le salon car Viviane allait venir le nettoyer. Il regarda ses clients, tira sur une de ses mèches violettes, et se rapprocha d'eux avec sourire fin alors qu'il venait chercher les lèvres de l'un d'entre eux. "Je connais un endroit où nous pourrions nous amuser davantage ..."

En quittant le salon, son regard fut attiré par le salon privé des états-unis, ses yeux clignant des yeux au bruit un peu plus intense qu'à l'ordinaire. Et bien, il y en avait qui savait s'amuser ici.  

Une grosse part de la vie se joue à Pile ou Face, non ? 

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Terminé #8 le 04.07.17 23:47

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clumsy flight
Si tous les gens de cette pièce étaient devenus euphoriques à l'arrivée de Cassian malgré les doutes au premier abord concernant son profil trop impeccable, d'après sa tenue soignée, Eden était, non seulement, arrivé en même temps que lui de la pièce mais surtout, il n'avait pu goûter à cet enthousiasme qui animait les autres. Tandis que les divers clients du salon demandaient plusieurs voire des des doubles rations de rasade au serveur habillé à la manière d'un maître d'hôtel, le tenancier s'était contenté de le dévisager. S'il n'avait su identifier ce regard au premier abord, il n'avait suffit que de poser cette question dérangeante pour être au courant du dégoût qu'il éprouvait pour le petit employé. Plus le garçon se rapprochait, plus son faciès semblait repoussé par l'approche, plus le danger se faisait imminent pour lui. Avait-il détecté le fait que Cassian soit un zombie ? Après tout, il s'était rapproché un peu trop vite de ses congénères donc il aurait pu vite s'en rendre compte si son esprit était si aiguisé.

Néanmoins, Cassian surestimait un peu celui qui le traiter aussi vulgairement — assez en tout cas pour qu'on puisse le qualifier clairement de bourreau — puisqu'il ne chercha que plus de contact de la part du zombie sous couverture. Stupide animal ne cherchant que la menace physique plutôt que de vraiment argumenter sur les travers de l'employé, ce dernier se vit happer par l'individu qui se présentait comme le plus exécrable dans ce salon. Dire que les apparences étaient trompeuses s'illustrait à merveille lorsqu'on était mesuré face à la brutalité dépravée usée et abusée par Eden.
Plus qu'une valse, le jeune homme fut complètement tiré contre Eden depuis le col de sa chemise. Bien que le grand lui somma de ne pas changer de tenue, cette attitude lui fit dire que, définitivement, ce n'était pas la plus appropriée qu'il avait pensé. Après tout, l'américain ne s'était pas imaginé se retrouver avec un tel goujat qui, sans pudeur, infiltrait ses doigts entre l'ouverture serrée qu'offrait tout de même le trait des deux boutons encore en place. À la fois l'autre se montrait féroce mais aussi répugnant dans son attitude lascive. On avait beau dire que son précédent patron n'était pas mieux, il n'avait jamais été aussi démonstratif ou plutôt, jamais été aussi provocant que ce brun là.

Quand bien même le serveur y voyait des limites, il se laissa tout de même faire sans broncher. Il continuait de servir, en s'avisant de ne rien dire de plus ou faire quelque chose d'anormal, de peur de se prendre des sourires aussi pernicieux, plus blessants encore que des remarques. La distance que cette perche avait retiré de son propre chef était gênante pour Cassian mais, effectivement, il n'en tint pas un mot de plus, de peur de perdre cet emploi qui, si licencié, pourrait être fatal pour sa réputation de personne agréablement neutre. Il s'accommoda juste à déglutir ses paroles empli de pus. Contrariant de ne pas pouvoir les assener à ce bourreau mais les représailles auraient été bien plus amers alors il afficha un ultime sourire. Le rayonnement de ce sourire était d'ailleurs en pure corrélation avec son profil nécessitant de faire bonne figure et d'hypocrisie.

Lorsque le jeune homme se retourna, son sourire se fana un peu ; étant cependant bien plus sincère car le sourire du garçon l'était juste quand il était modéré voire minuscule. Devant ces zombies, il ne formait qu'un croissant de lune paisible. Seule la chose la plus morte fleurissait en des bougeons comme les pierres tombales en témoignaient dans le monde des vivants. Seule la chose la plus morte était vraiment le cadavre qu'était Cassian. Ainsi, ce maigre haussement de lippes étaient la chose la plus représentative de la vérité.
Était-ce donc la raison qui poussa un des zombies qui semblait être le leader de ce groupe à lui offrir un bouquet de tickets ? Ne sachant déterminer de quelle origine il était, le garçon exprima sa gratitude par une courbette japonaise et d'amples remerciements britanniques, prononcés donc en anglais qu'il tentait de vouloir plus londonien qu'américain. Au final, Cassian n'était ni anglais, ni avec des amis donc les tickets s'avéraient être un peu superflus. Peut-être en proposerait-il un à Pom et l'autre pour Ael ? Ou alors, les deux n'aimeraient pas être en sa compagnie et il y retournerait donc trois fois de suite.

Le chef de la troupe monstrueuse le laissa pour se diriger vers l'autre dirigeant. Il suivit furtivement la traînée de suintement que laissait cet hideux mais affectueux personnage derrière lui pour être finalement plus rebuté par la vue du grand type bien hostile de son regard glacial. Son regard qui était donc de biais retourna directement vers le centre de la pièce où il passa le plus clair de son temps à s'épuiser en faisant des aller-retour entre le bar et le gang attablé. Pas un moment le garçon eut un moment de plus pour discuter qu'un membre du clan lui demander une autre ration. Il n'en fut pas déplu mais il fallait reconnaître que ça faisait peut-être plus d'une heure qu'il nourrissait l'ivresse de ces hommes au foie invincible ou peut-être même amputé en plus d'une cervelle dégradé pour en pas ressentir les effets de la boisson. En soi, il n'aimait pas les gens ivres donc c'était déjà ça de pris. Mais, au bout du compte, il se demanda s'il n'était pas le plus enivré de tous par cette fatigue qui commençait à le guetter. Au fur et à mesure, il eut l'impression que de plus en plus de zombies rejoignaient cette table alors que pourtant, la porte ne s'ouvrait, ne se raclait et ne se claquait jamais pour annoncer l'arrivée d'un nouvel intrus.

Au total, dans ces illusions numériques, il put apercevoir un autre zombie qu'il n'avait pas remarqué, affublé d'un tout autre attirail que le sien. Bien plus banal mais pas assez pour se fondre à cette table d'invités farfelus, pour autant, il avait cette odeur aussi reconnaissable des zombies non subies au traitement de potions. Sans chercher à comprendre, le garçon de café y fit trop vite l'allusion et l'assimila donc au reste :

— Vous voulez quelque chose ? adressa l'américain depuis l'autre extrémité de la table, où l'autre, tout aussi jeune que lui, semblait se reposer.

Puis une pause avant que l'interrogé ne se redresse, comme sorti de ses songes alors qu'il cherchait encore un peu de repos, les yeux tous de même ouverts. Ensuite, ce fut des hurlements et des hilarités de la part des autres qui envahirent la pièce, bien plus bruyants que les rires qu'ils avaient émis après la blague de Cassian sur les oreilles amovibles d'un des leurs. Visiblement, ils étaient bon public ou alors le garçon n'était pas conscient de son erreur puisque le concerné ne participa pas à l'entrain de ses congénères, fronçant davantage ses sourcils pour afficher une réelle colère sur son visage. Il ne remonta pas les manches pour chercher bagarre qui était commune dans des bars aussi stéréotypés, imitation saloon, mais le mécontentement de cet autre garçon était si intense que l'envie de frapper le maladroit Cassian se faisait ressentir plus violemment qu'une claque. Il ne fallait plus que les zombies tapent de leur poings contre la table en hurlant à la baston entre un serveur et ce qu'il appris, plus tard, être un autre employé de l'Izakaya Bchobiti.

Ce fut alors le temps où ce qu'il put appeler son bourreau sauveur lui fit échapper à une bataille certaine mais l'emmena plutôt vers d'autres épreuves plus léthifères que la mort qu'il vivait depuis plus d'une dizaine d'années. Peut-être Eden ne souhaitait pas qu'on s'attaque à Cassian puisqu'il devait s'en occuper ; s'en occuper par pour l'embaucher mais pour le tuer lui-même. Il n'attrapa pas son poignet de manière protectrice mais l'interpella d'un signe en guise d'aiguillage. Même s'il n'y eut, cette fois-ci, pas de contact, le brun eut la nette impression d'être la charrue de ce type où il s'arrêtait à des endroits pour fournir son quota de rires ou de sadisme en cet engin qu'il avait trouvé en Cassian. Ce qui était certain, c'était que cet homme l'obligeait à devenir un outil plutôt qu'un serveur, un être humain. Il y déversait ses émotions comme il y déversait son imposition. Le détroitien avait su prouvé dans les rues citadines qu'il était franchement véloce mais quand il s'agissait de suivre quelqu'un dans un endroit inconnu, cela s'avérait être franchement plus difficile sachant qu'il eut l'impression de faire de multiples détours dans un labyrinthe et de toujours revenir au même point. Pourtant, Eden était le gérant de ce bar et savait où il allait d'après son pas décisif qui les mena dans un autre salon.

Il aurait pu trouvé du charme dans ce salon au vu des multiples connotations françaises qui peignaient les pans de murs. L'atmosphère pourrait vraiment paraître délicieuse tant elle inspirait la plénitude. Le calme se logeait dans les fauteuils vides style rococo que Marie-Antoinette aurait pu apprécier mais en même temps, il y régnait une ambiance de bistrot réputé dans le pays de Pom. Or, comme dit précédemment, la pièce n'était ni rempli de bruit ou de monde que chaque tabac aurait put accueillir. Seule une femme qu'il avait pu déjà rencontré au préalable résidait dans ce salon qui lui était pour l'instant privé rien qu'à elle avant que le duo ne rentre. Cependant, la voir à genoux était bien plus représentatif d'une femme mendiante et réclamant de l'argent qu'une le déversant dans de chers cocktails. En soi, elle ne fut pas l'image dégradante de la salle puisqu'on aurait pu très bien imaginer cette fille répondant au nom de Viviane être la prochaine Cendrillon, même si elle devait avant tout acheter sa récompense en lavant les sols.
Voilà donc l'énorme détail qui ruinait l'état des lieux. Plus qu'une servante en guenilles, ce fut des quartiers délabrés par la crasse qui emportait la prestance de la pièce. Nul besoin d'un télescope pour contempler toutes les traces de liquide qui s'étendaient et saccageaient les murs, prétendant vouloir les consteller à la manière des étoiles filantes. Cependant les liqueurs japonaises n'avaient rien de si magique et faisaient davantage atterrir Cassian droit sur l'astre de la réalité. Le patron n'eut besoin de lier son nom à la corvée, il ne fut pas assez bête pour deviner qu'il participerait à la montée des marches du palais pour cette Cendrillon ; sauf que lui resterait là, avec un costume mais toujours aussi pauvre, en bas des marches.

Il dévisagea la jeune femme d'une manière polie, ne voulant la vexer. Elle n'était pas caucasienne et avait sans doute des origines arabiques ou maghrébines mais le jeune homme s'y trompait souvent concernant les pays des uns et des autres comme il avait pu pensé que la femme du placard — il avait oublié son nom — était française, faute de ses amalgames intempestifs. Pour ne pas commettre d'autre impair ou une hilarité soudaine comme il avait pu se passer dans l'autre salle, le garçon se courba pour la saluer à la japonaise l'inconnue.
Avant de pouvoir trouver siège sur le plancher plutôt que sur un des sofas, l'apprenti rehaussa les manches qui étaient bien plus longues que la longueur de son bras ; sans doute quatre centimètres de plus. Hélas, Viviane ne semblait vouloir de son aide. Probablement parce qu'elle ne l'aimait pas et qu'elle le fuyait clairement du regard. Il ne savait déterminer si cet handicap avait été orchestré par Eden mais, tout plus les uns que les autres, ils étaient assez difficiles à surmonter pour le garçon. Même s'il était du genre à facilement baisser les bras, il ne piperait mot pour ne pas faire souffrir les autres ou plutôt, pour ne pas souffrir. En somme, le garçon n'avait aucune limite lorsqu'il s'agissait de satisfaire ; il aurait presque pu réduire en poussière un spectre pour la gratitude d'un spectre, pour ainsi dire, tant qu'on savait être bon manipulateur. Pour l'instant, Eden se montrait assez franc et n'y allait pas par quatre chemins même s'il s'adressait plutôt à Viviane pour formuler ses sommations au jeune homme qui acquiesçait sans cesse.

Il y avait tout de même un conflit entre les deux bien que l'un avait l'emprise hiérarchique sur l'autre. La jeune femme refusait en secouant la tête alors que le patron apposait son verdict irréfutable en  congédiant son avis et les problèmes qu'auraient, à priori, pu encourir Cassian. Ainsi, la finalité se présenta comme sans appel. La négation semblait vraiment impossible quand on passait un contrat avec ce démon japonais qu'on appelait « akuma » à Tokyo. Le garçon n'osa donc pas le défier du regard et s'égara un peu plus loin alors que l'autre trônait sur un sofa, l'ordinateur portable sur une table, prétextant être trop affairé pour les aider alors qu'il n'avait pas besoin de ça pour ne pas lever le petit doigt.

Profitant d'un temps de pause alors qu'Eden ne le scrutait pas méchamment et que Viviane se concentrait ardemment à son plancher quitte à s'y clouer à son tour, le brun fit une analyse rapide des lieux pour trouver son domaine de prédilection. À vrai dire, il ne passait jamais le ménage hormis la vaisselle chez Ael, la cuisine et parfois le rangement et la lessive. Mais pour laver une surface, il était vraiment un piètre artiste alors trouver son meilleur atout dans toute cette panoplie de corvée ne fut pas confortable à chausser.
La seule chose qu'il fut en mesure se résuma à identifier les artefacts de la pièce. Cassian y trouva donc ce qu'il jugeait être une autre forme de balai mais à franges plutôt qu'à mèches rêches, se mouvant comme une limace lorsqu'il l'empoigna et le déplaça à sa suite. L'idée d'humidifier l'instrument à son embout avec un peu de javel ne lui vint pas, convaincu qu'il s'agissait d'un balai excentrique. Dans une normalité étrange, il épousseta le chemin qui se dressait avant le passage de la lavette que Viviane s'efforçait à passer au crible. Pas aussi perfectionniste avec le matériel, Cassian se contenta de donner quelques coups pour décharger vulgairement le sol de sa saleté alors que les franges les épongeaient, rendant le tout presque inutilisable. Se retournant, il constata encore la nettoyeuse appliquée qui se retrouvait avec le même taux de travail si ce n'était plus après le passage du jeune homme.

Sans étonnement, le garçon fut prit d'une anxiété qui résumait son aggravation de la catastrophe. L'atmosphère du salon n'était vraiment pas élégante, elle était clairement tortionnaire et ingérable pour le jeune homme. Il replaça le bâton contre un autre mur, discrètement, sans qu'Eden puisse entendre le moindre son bien qu'il aurait vu l'idiotie de prendre un tel engin au lieu d'un autre. L'homme en costume chercha une manière de se rattraper dans les environs possibles qu'avaient tracés et réduits pour lui la saleté encore plus répandue. Là ne se trouvait qu'un espèce de phonographe duquel il s'approcha. L'américain ne toucha pas du doigt le disque qu'on y avait incrusté mais pencha la tête pour lire l'inscription qu'on avait apposé sur une étiquette elle-même collée contre le rond à rayures.

— Pom est souvent ici, pas vrai ? dit calmement le zombie.

Bien qu'il écrasait involontairement cet échange qui était aussi à propos de Pom, ce fut le silence respectable qu'il contraria un peu plus. Avant que l'un d'eux ne puisse réagir, il murmura des excuses qu'il ne pensait pas vraiment en balayant sa main dans les airs pour dire de laisser tomber sa remarque. Après tout, ces mots ne soulignaient pas l'attention de son embaucheur mais plutôt ses entreprises à défaut d'un CV qu'il n'avait pu fournir puisqu'on ne lui avait clairement pas demandé. Sans doute qu'Eden se laissait charmé par des garçons entreprenants que des beaux parleurs et c'était la raison pour laquelle il l'avait menacé dans le salon nauséabond.

— Il est gentil, pensa-t-il à haute voix.

Le garçon fit volte-face après avoir fait cette confession qu'il noya sous un air de musique qu'il avait mis en marche depuis le poste. Une valse qui se jouait dans le salon de la saleté et Cassian se plongeait dans un tout autre univers pour en finir bon travailleur. Un clin d'oeil pour la voisine qui était en face et il reprit un autre balai bien plus approprié tout en bougeant de manière un peu trop suggestive ce qui aurait sans doute alarmait Eden qui l'aurait rappelé à l'ordre… Ou même directement viré mais le jeune homme avait tendance à se montrer un peu audacieux en bougeant son nouveau balai, plus approprié, de droite à gauche, pour former des monticules de terre.
La musique joué par le tourne-disques opérait une transplantation dans l'incapacité de Cassian qui se cru voir pousser des ailes en oubliant l'asiatique qui se cachait derrière son écran d'ordinateur. Le spectacle était soit envoûtant tant le brun tentait d'y mettre du sien en embrassant de sa prise le manche et en le collant près de son torse, d'une manière parfaitement malhabile… Ou une incroyable comédie.
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Terminé #9 le 10.07.17 4:53

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Dans le salon français, à l’apparence trompeuse d’une époque quasiment oubliée, le patron du Bchobiti bar était occupé à communiquer avec des personnes via une technologie quant à elle très récente. Ses deux employés nettoyaient les lieux. Bien qu’il fût visible que Viviane soit davantage douée que son confrère masculin. Une musique de fond reliait le tout dans une pièce de théâtre où la musique n’était altérée que de brèves paroles échangées.

Ce n’est pas pour te fâcher ou te vexer, mais Cassian tu es un très mauvais technicien de surface. Je ne veux pas savoir comment est l’intérieur de ta maison, de ton appartement ou de ta chambre, mais si un jour tu veux y inviter Philippe, je crois qu’il la passera à l’eau de javel de fond en comble. Spécialement, la saleté ne m’a jamais dérangé et mes compétences en nettoyage ne proviennent que de la présence de personnes dans ma vie ne supportant pas un grain de poussière. Tu es bien pensif et bien inquiet, avec des excuses données face à une question posée sur ton ami.

Bien que tu n’attendes visiblement pas de réponse à la question que tu poses, je redresse le visage pour répondre. Je n’ai toutefois pas le temps de le faire puisque Viviane répond à ma place : « C’est son salon préféré, c’est lui qui en a fait le décor. Mais ce n’est pas son lieu préféré au Bchobiti, c’est … » Elle se stoppe, me regarde, cherchant à déceler dans mon regard si elle doit continuer ou non. Je ne dis rien car je m’en fous, mais elle doit conclure que je ne veux pas. On s’imagine souvent que je demande le silence alors même que je ne demande rien du tout.

Viviane rit en entendant dire que Pom était gentil. Certainement qu’il l’était. Il était surtout très loyal et fidèle envers son protecteur. Gentil n’aurait pas été le mot que j’aurais dit le concernant, aussi, pris-je le temps de corriger l’information : « Il est altruiste. » Il n’est point gentil. Viviane est gentille quand elle essaye de nettoyer les tâches que Cassian laisse sans râler ou s’énerver. Pom n’a rien d’un un adorable chaton. C’est une panthère noire qui chasse une proie, s’amuse d’elle longuement avant de la dévorer comme un féroce félin. Il n’a de gentil que son sourire en permanence perché sur son visage arrogant et angélique. Et encore, vous ne l’avez pas vu sous sa véritable apparence, car alors, même Dieu lui ouvrirait les portes du paradis sans vérifier son passif.

Je continue d’observer ta manière d’être et de faire avec le balai. T’as un sérieux problème, mec, tu sais. Je ne t’ai pas demandé de faire un tango, une valse ou un zouk avec le balai de nettoyage.

Normalement je devrais tester ton courage à fermer ta gueule et être loyal. Ton courage, si tu sais fermer ta gueule et si tu sais être loyal. Seulement, c’est le nécromancien que nous citons depuis tantôt qui s’occupera de ça. Tu es ramené par lui, à lui de s’assurer que tu ne sois pas un traître.

Il ne me reste que trois points à voir avec toi. Trois points que vont nous obliger à quitter cette pièce. Je me suis levé et je me suis approché de toi. Je te regarde, petit être dans sa chemise collée et sa crave parfaite, et j’attrape des mains le manche que tu tiens. Mes yeux sombres fixent tes doigts, ton visage et ton corps, cherchant une tâche de ton travail mais je n’y trouve rien de plus que la preuve que tu es un être plutôt agréable à regarder.

Je me demande si tu es du gout de Pom, de @Urie Kaneki ou de @"Maxence Bryfir". Je présume que oui. Si tu avais ces trois options et uniquement ces trois-là, qui prendrais-tu ? Pom, qui semble adorable mais est un risque permanent. Urie, qui bien que vulgaire serait être protecteur et rassurance. Maxence dont la force et ma pugnacité en font un candidat de choix s’il n’était pas encore inconscient de sa force. Ce dont on peut être certain, c’est que tu ne me choisirais pas et j’en comprends parfaitement les raisons. Je le vois à ta main sur le balai, au regard que tu me jettes à l’allure que tu as. Je te fais peur, petit ! C’est peut-être que tu es la seule personne saine d’esprit.

« Vous êtes ridiculement lamentable à cette tâche. Laissez donc le balai à Viviane, cessez d’abimer son boulot et suivez-moi. Nous avons quasiment terminé. »

Je te fais signe de me suivre. J’en profite pour te présenter les lieux des arrières salles, les différents bars, quelques personnes qui s’occuperont de toi après. Je te rassure, je suis souvent dans les locaux, mais on aura peu l’occasion de se croiser davantage que quelques secondes ou quand je suis en affaire à une table. Je traîne rarement à discuter avec les serveurs du bar.

Je t’entraine dans une cuisine fermée. J’allume les lumières. Mes doigts passent sur ta cravate. Et je ricane un peu. Il y a une odeur de graillon. On est seul. Je veux t’emmener au bar, mais je te dis avant ce que je veux : « Montre-moi à quel point tu es désirable, Cassian, et tu as le job. »





- Tester sa résistance face aux clients différents en étant souriant et aimable. Check.
- Tester son habilité à faire des cocktails. Check.
- Vérifier qu’il sache nettoyer ou au moins tenir un balai. On va dire check.
- Tester son courage à fermer sa gueule et à être loyal
- Connaître ses limites à ne pas dépasser
- Voir sur l’endurance
- Tester sa capacité à mettre en valeur son corps face aux clients
 

Note de l'auteur :

J'ai énormément raccourci le texte car je veux pouvoir répondre répondre vite pendant l'été et que j'ai moins de temps. J'espère que ça t'ira quand même. Désolé :<


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Terminé #10 le 22.07.17 23:44

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