Tu n'es qu'une pâle estampe. (Pv : Léandre )

    #le 13.06.17 18:02

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    Tu n'es qu'une pâle estampe
    Léandre Delacour


     
    J’ouvrais les yeux doucement à la lumière du jour qui venait effleurer mon visage. Il devait être huit heures, tout au plus et le soleil avait décidé de contourner les quelques arbustes plantés dans le jardin afin de rayonner à travers les baies vitrées. C’était une douce matinée, celle qui nous donne envie de nous lever, de sortir et de nous étirer de tout notre long, respirant la brise fraîche du matin. Et c’est ce que je fis. Je retirai mon drap, le laissai glisser le long de mes cuisses tout en me levant. Je frôlai de mon pied le parquet parfois rugueux de la chambre et ouvris la vitre.
    L’air frais caressa ma peau et fit apparaitre quelques frissons inattendus. J’avançais sur la petite terrasse devant moi et m’appuyai sur la rambarde, laissant la chaleur du soleil réchauffer mon visage.

    Au même moment j’entendis un petit bruit près du portail, signe que le courrier venait d’être livré. J’entrai à nouveau dans la chambre, attrapai mon peignoir blanc suspendu derrière la porte et l’enfilai. Je laissai mes chaussons là, aimant sentir le bois sous mes pieds. Je longeai le long couloir de la maison, passai devant la chambre de Cassian et celle des invités, caressai Lexa qui venait tout juste de se frottait la queue contre ma jambe et lui ouvrit la porte. Je descendis les quelques marches de l’entrée avec elle, la laissant alors dehors gambader dans le jardin. Je m’avançai vers le portail et arrivai très vite au niveau intérieur de la boîte aux lettres. Je l’ouvris et tombai alors sur un prospectus. Je jetai un coup d’oeil rapide dessus puis l’intensité de mon regard s’accentua. "Exposition Hokusai" était alors écrit en gros au centre du flyers. Voila où j’allais finir ma journée.


    ___


    Une simple robe noire, s’ouvrant le long de mon dos, jusqu’au haut de mes reins. Des escarpins arrondis, noirs également et un pochette en daim bordeaux s’étaient greffés à mon corps ce soir. J’étais élégante et je n’en avais pas l’habitude, loin de là. Je restai moi-même ne faisant attention à rien si ce n’est à ma démarche que je trouvai des moins gracieuse. Mais je devais faire un effort en cette belle soirée.

    L’exposition Hokusai était sans doute une des expos les plus attendue de l’année. C’était un peindre remarquable qui possédait une des techniques des plus développées qui soit à mes yeux. Je ne voulais pas louper ça, pour rien au monde, quitte à devoir me vêtir de la sorte.

    J’arrivai donc au musée. Un taxi avait été suffisant pour ce soir. Ni moto - pour un soucis de confort - ni Porsche - mon accoutrement suffisait. Je m’avançai à l’entrée et tendis mon flyers qui me servait de carton d’invitation. J’entrai.

    Je parcourrai les quelques salles dédiées au peintre. Il y avait un peu de monde certes mais les gens discutaient entre eux, d’autres ne parlaient pas et posaient avidement leur regard sur les toiles affichées aux murs. Des serveurs, champagnes sur plateaux, se promenaient entre les amateurs d’art. J’attrapai un vers au passage. Un peu plus loin je passai non loin d’un petit rassemblement ; tous étant là pour La grande vague de Kanagawa, oeuvre majeure de l’artiste. Je dépassai la foule pour me retrouver dans une petite salle. Et c’est là que je le vis Le Fuji par vent frais et matin clair. Une oeuvre si simple et si complexe à la fois. Elle m’avait toujours émue. Je ne savais pas bien pourquoi, je ne le comprenais pas moi même, mais elle me fascinait.

    Elle me rappelait.. Moi. D’une froideur extrême, celle que j’étais bien avant elle dégageait une sorte de sensibilité, d’émotion qui me prenait aux tripes comme mon pouvoir avait su si bien le faire. Je ne comprenais rien mais j’étais touchée, touchée au point de sentir mes poils s’hérissaient à nouveau. Mais cette fois-ci pas de brise matinale, non, juste une fascination pour une toile perdue dans ce qui était, sans doute, la plus petite salle du musée.


    Avec : Léandre Delacour
    Mots : 913


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    #le 16.06.17 17:05

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    any piece of art has a heart
    D'un tâtonnement qui lui est bien entendu inconnu, elle broie le silence encore présent dans les pièces gouvernées par la lueur de la journée. Elle s'annonce longue au vu des heures passées dans ce mutisme de plomb, seulement plié à sa demande et celle de ses talons aiguilles noirs claquant contre le sol marmoréen à priori immuable. On ne saurait dire si elle en joue compte tenu des plusieurs demi-tours ou si tout simplement, le stress arrive tout de même à s’emparer d’elle.

    Ce n’est pas la première fois qu’elle accueille ce genre d’événement et pourtant, dans ce rite tracé dans un cercle spirituel à la craie où seuls certains sont en mesure de pénétrer, cette pointe d’appréhension se recueille toujours en elle comme on logerait la bougie dans son cierge. D’une flamme conquérante dans les allées d’un musée devenant aussi aphones que saints un peu comme une église, la brise peinte sur les tableaux déjà accrochés et exposés pour ce soir souffle sur les lueurs enflammés qu’elle recèle en elle.
    Ses connaissances ont beau se montrer stables jusque là mais qu’en sera-t-il quand un amas de visiteurs viendra faire basculer de leurs pas tonitruants tout le lustre qu’elle aura échafaudé de ses propres mains organisatrices ? Elle crispe les phalanges de ses doigts déjà blanchies par sa carnation naturelle pour les rendre plus tenaces dans l’ensemble de son poing mais ceci, en rythme avec ses pas francs pour se donner un peu plus de courge qu’elle est pourtant censée être pleine. 

    Un de ses pas s’arrêtent pile au niveau d’un tableau qu’on qualifierait de sommaire. À dire vrai, elle demeure très intéressée dans le domaine artistique japonais donc c’est mentir de dire qu’il lui paraît quelconque. Juste que certains ne s’alarmeraient pas dessus ; pas elle non plus. Mais chacune des peintures semblent dégager une force artistique qu’elle n’est pas en mesure de contrôler comme une hiérarchie surnaturelle devenue totalement pleine de sens que cela en devient naturel. Les vagues inspirant perspective et nature semblent bouleverser l’ordre des choses pour une jeune femme comme, la charriant comme un oshiokuni-bune pour finalement la laisser s’échapper dans le désordre retranscrit sur le sable. 
    En somme, tout cela semble si évident qu’elle ne peut défier des lois originelles. Tout cela semble aussi si abstrait qu’elle ne peut le toucher et être sûr de pouvoir vraiment le présenter.

    C’est dans cette ronde d’incertitude qu’elle vadrouille aussi la soirée consécutive aux lumières du jour. Elle a bien tout disposé et pourtant, elle reste en proie au doute parce que chaque personne n’affiche visage heureux aux calculs stratégiques concernant l’ordre et l’agencement qu’elle a arrangé pour cette occasion. Un peu comme si son audience ne s’intéresse ni aux peintures qu’elle a disposées de manière emblématique et encore moins à elle. Son travail fourni est probablement trop vain alors elle échange un soupir aux murmures qui n’osent ébruiter les fruits pourris qu’elle a laissé tomber dans l’arborescence de ce musée. 
    Elle est un peu cette vipère qui serpente les murs comme du lierre et présente une pomme vénéneuse pour des gens de qualité, des gens bons. Ils ne sont pas le Noir et elle n’est pas le Blanc car ce qu’elle a fait est trop impur et vient souiller les pans de mur épurés de blanc du musée. Si connait-elle vraiment en art ? Est-elle vraiment capable de rendre glorieux un peintre qui était et est considéré comme prestigieux ? 

    Elle est assez têtue pour se dire qu’elle pense avoir fait le meilleur choix possible et qu’il n’y avait pas d’autre façon de mettre un mont Fuji rougeoyant face à une lumière non tamisée mais bien plus audacieuse. Hélas, cette même lumière viendrait peut-être exposer ses nuances grises qu’elle estime pourtant blanches et immuables. Elle n’est qu’une copie ratée et une reproduction bourrée de défauts visible à l’oeil nu même par un amateur.
    Dans un qipao traditionnel à la couleur jaune soufre aussi tapageuse que suffocante, elle fait mauvais profil sur les apparences, paraissant ne s’y connaître que trop peu voire pas du tout en confondant Chine et Japon. Pour autant, elle agence surtout les pièces du musée comme ses vêtements en couleur en alliant à cette pièce de tissu les mêmes escarpins, fermés, de la journée, d’un bleu jalonnant entre une marche ouverte à l’électricité synthétique et une donnant sur la nuit authentique. Cependant, le monde n’arrive probablement pas à comprendre ses efforts cérébraux pour mélanger avec une transition de goût deux œuvres. Elle n’expose pas de grossières qualités pour mettre en valeur les plus petites, trop oubliées.

    Beaucoup de monde critiquerait sa volonté de mettre le plus célèbre des tableaux au beau milieu d’un couloir et pas, au tout début de l’exposition. C’est original et audacieux mais surtout raté. Quand on sait que des tableaux moins connus sont isolés dans des salles plus réduites, on se questionne sur son talent à exercer son métier et si elle ne devrait pas se résoudre à prendre son travail d’apothicaire à temps plutôt que se pavaner dans un musée à attribuer des places aléatoires pour chaque tableau et détruire leur valeur.

    Ainsi, par un parfait exemple, elle s’égare dans une des minuscules pièces en question — probablement la plus prototype comme étant la plus petite, justement — pour éviter ce jugement intense discutant de la disposition dont elle est censée être maître. Ils ne la connaissent pas, ne la voient pas comme étant la conservatrice car cette dernière est inconnue mais surtout, paraît dissociable de son rôle. Elle cherche à masquer son identité un peu plus, donc, dans cette pièce quasiment déserte. 

    Les murmures s’y font plus doux et plus discrets, n’osant rompre en multiples morceaux le cristal des verres à champagne tenus dans les mains pour provoquer l’art éphémère concurrençant avec le reste des tableaux. De toute manière, le mont Fuji de ce tableau, seul dans cette salle, semble indétrônable autant sur le monde matériel qu’humain et il ne lui suffit de pas plus d’ornements pour se faire respecter et être juste bordé par une brume de repos en bavardages.

    Dans ses nuages s’étouffent les maigres présences mais une jeune femme de stature légèrement plus grande que Léandre se dresse droite devant le tableau. On ne saurait dire si elle cherche à défier la montagne ou plutôt à s’aventurer dans une fusion entre cette dernière et elle-même. La cascade de cheveux noirs qui détermine et façonne son être semble rendre le doute encore plus mystérieux. L’italienne d’origine ne semble pas en mesure de décoder déjà de dos ce que ses épaules intransigeantes peuvent remuer comme sentiments. Mais plus forte qu’une vague, elle intrigue Léandre, ne sachant vraiment comme réagir avec une présence de cette prestance indéfinissable.

    Comme en sortant une épée de son fourreau ou plutôt avec la détermination de retirer le courage d’Excalibur d’une avalanche de pierres voulant l’enterrer à jamais, la conservatrice s’avance, mains jointes entre elles pour chercher dans l’une et l’autre la culture et la bravoure dont elle a besoin pour oser converser avec une telle personne.
    C’est sans alerte gestuelle qu’elle s’adresse, dans le dos de cette femme mystique, près du creux de son épaule pour apaiser et ne pas effrayer comme elle pourrait le faire avec la plupart des gens. Sa voix claire et caractéristique d’une volupté féminine caresse la nuque de l’inconnue pour chanter comme une berceuse sa vision des choses, un peu trop intrusive.

    — J’aime beaucoup ce paradoxe entre un matin plus calme qu’une soirée trop véhémente. Ca me fait penser à une brume qui vient masquer tout le mal que le monde peut avoir, la nuit. Le matin, un peu plus serein dans ses couleurs ternes et pas si vives.

    Ses yeux papillonnent, se rendant que la spontanéité de sa témérité est probablement trop impolie donc elle choisit de corriger le tir de cette première approche en échangeant quelque chose de plus platonique : Sa plus petite stature qui se présente désormais face à celle de l’apparente asiatique. Léandre lui expose sa main pour donner un salut conventionnel ou moins confidentiel à l’objet de son attraction. La peau opaline de cette dernière concurrence la sienne et la défie du regard. Il n’est point de jugement mais peut-être trop froid. Pour autant, elle ne ressent aucune intimidation contrairement à elle ; Léandre étant réputée pour ses yeux en amande trop draconiens et sévères, n’évoquant au premier abord pas l’ombre d’un sourire mais la colère primesautière.
    Cependant, c’est ici elle qui cherche à rectifier ses impairs par le doute que lui fait éprouver une autre.

    — Je ne pense pas que c’était la vision du peintre comme ça n’est pas votre vision ou celle des autres mais j’aime ajouter un peu de ma modeste vision pour rendre ça plus universel.
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    #le 16.06.17 17:10

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    Léandre Delacour


     

    Toujours obnubilée par la toile devant moi, je ne sentis pas de suite cette présence dans mon dos. Mais un souffle chaud près de mon épaule me ramena à la réalité.  

    - "J’aime beaucoup ce paradoxe entre un matin plus calme qu’une soirée trop véhémente. Ca me fait penser à une brume qui vient masquer tout le mal que le monde peut avoir, la nuit. Le matin, un peu plus serein dans ses couleurs ternes et pas si vives."

    Une jeune femme était alors apparue devant moi. Elle était d’une prestance folle, élégante et raffinée. Mais ce n’était pas tant sa beauté qui me surprit dans un premier temps, non, c’était davantage ses mots.  

    - "Je ne pense pas que c’était la vision du peintre comme ça n’est pas votre vision ou celle des autres mais j’aime ajouter un peu de ma modeste vision pour rendre ça plus universel."

    Sa prestance la rendait presque froide, presque détachée de tout mais il y avait une chose dont j’étais sûre et certaine et c’était qu’elle ne l’était pas tellement au fond. Mon pouvoir, mes aptitudes m’avaient permis de développer cette extrême empathie pour les autres, m’avaient permis de peut-être lire plus facilement dans leurs esprits. Je ne la trouvais donc pas si dur que ça, au contraire, ses paroles étaient agréables à boire.

    - "Mh.. Et bien je ne pense pas de mon côté que l’art en général devrait être universel. N’est-il pas réputé pour être le domaine le plus subjectif de la vie ? Ne vient-il pas des émotions de chacun ? À le rendre universel, il risquerait de perdre de son unicité vous ne trouvez pas ?"

    Je portai alors une nouvelle fois mon verre à mes lèvres tout en la défiant presque du regard. J’aimais l’art. Vraiment. Je ne sais pas si cela avait quelque chose à voir avec mes compétences mais je ressentais tellement tout au travers des peintures qu’il m’était impossible de penser pouvoir un jour les rendre toutes communes en quelque sorte.

    - "Par exemple, que représente ce tableau pour vous ? Certains pourrait le trouver extrêmement dur, du au fait de l’emploi des couleurs froides, de ce bleu un peu glacial qui recouvre la majeure partie de la toile. Mais moi.. moi je le trouve apaisant. Il me fait penser à un réveil en été. Quand l’air du matin est encore humide et frais et que je sors ma tasse de thé à la main. J’aime cette fraicheur, cette brise que je vais alors ressentir sur moi. Et bien ce tableau pourrait exprimer ce sentiment à mes yeux. Comme être totalement indifférent pour vous. N’est-ce pas là la beauté de la chose ?"

    Je la regardai alors un peu plus attentivement remarquant alors le petit badge accroché au niveau de sa poitrine : Léandre Delacour - Conservatrice. Je manquai alors de m’étouffer légèrement en avalant mon champagne de travers. Voila d’où venait sans doute le côté universel.

    - "Je n’avais pas fait attention à qui vous étiez. Veuillez m’excusez pour mon manque de respect par rapport à votre travail. Mais j’estime tout de même que l’art devrait être montré en tant qu’une multitude de singularités et non en tant qu’une chose servant à nourrir l’homme en tant que mouton."

    Je ne la lâchai pas du regard.




    Avec : Léandre Delacour
    Mots : 778


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    #le 16.06.17 17:16

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    Aïe ! L'approche de Léandre n'avait peut-être pas été la plus adéquate. Sa vision pragmatique des choses ne pouvait évidemment pas plaire à tout le monde comme elle-même ne pouvait pas plaire à tout le monde et elle venait de tirer sur la chanterelle, corde plus aiguë du violon qu'elle tentait de jouer et maîtriser en arrivant droit derrière ces cheveux en harpe. Le premier contact avec l'instrument n'est jamais bon mais vient à mesure qu'on le caresse.
     Cette rencontre surprise n'était d'ailleurs certainement pas la plus galante quand elle y réfléchissait mais, même si bien consciente et respectueuse des codes, elle pouvait s'en défaire hélas très rapidement quand la passion la prenait. Cette passion de l'art qu'elle comprenait bien mais peut-être pas assez comme lui avertit cette demoiselle qui remit directement Léandre à sa place.

    La française apposa directement ses bras dans un croisement perplexe au niveau de sa poitrine qu'elle barra donc. Mais le badge qu'elle portait était toujours en évidence. Si peu de personnes pouvaient le remarquer mais si on s'y approchait un peu plus, il était visible et même lisible. Tout autant que son regard empli de défi. Elle était assez têtue et revêche quand il s'agissait de questionner ses compétences et, comme très souvent colérique, elle aurait pu évacuer son irritation même dans cette salle trop silencieuse. Mais elle ne le fit pas puisqu'elle n'était pas vexée, loin de là !
    On aurait pu croire que l'ombre d'un défi se serait tissé ici étant ce qui animait la rousse facilement. En tout cas, elle chercha tout de même à mettre sa voisine sur un pied d'égalité. La considérer comme une professionnel, c'était trop faste pour elle, elle ne brillait pas autant. 

    — Ne prenez pas mon poste comme la suprématie de l'art, je suis bien loin de ça.

    Léandre aimait, en effet, bel et bien la peinture mais sa maîtrise du pinceau était médiocre comme l'était sa philosophie dessus. Elle connaissait les diverses techniques et les grands mouvements classiques accompagnés de leurs peintres mai ça s'arrêtait à la théorie. Au fil des années, elle avait plus lu que vu la peinture comme on apprend d'un manuel d'Histoire. Sur ce terrain, elle venait d'être touchée. Ca ne faisait pas mal mais elle imita un certain pincement avec le coin de sa lèvre. Elle aurait bien voulu dire qu'elle était amatrice plutôt que conservatrice mais sa co-locutrice l'aurait probablement attaquée une fois de plus et elle ne s'en sortirait pas indemne de cette soirée ; moquée et devenant la risée de son propre lieu de travail.

    — J'aime bien votre point de vue, vous savez. Je pense même que je n'ai pas su bien m'exprimer malheureusement. Dans la peinture, chacun à sa vision des choses, vous avez entièrement raison. Mais je trouve que c'est tout de même plus fabuleux de construire tout ensemble, non ?

    Pour atténuer ses paroles peut-être trop pointues et ce qu'elle ne voulait pas, évidemment, elle caressa l'air de ses mains et gestes performatifs qu'on aurait qualifiés d'italien selon le stéréotype ; un peu comme si elle marnait la terre pour la rendre plus fertile et propice à un échange argumentaire mais à la fois chaleureux. Léandre ne voulait pas attirer la colère de cette inconnue au risque de faire grandir en parallèle la sienne ce qui aurait l'impact atroce digne d'une alopécie, trop ravageuse plus les secondes se seraient écouler. 
    Elle laissait donc à la jeune femme le pouvoir et la possibilité de la contredire. Après tout, si elle continuait sur ce terrain, avoir des visions différentes voire opposées aurait pu bâtir justement ce qu'elle appelait l'art : Un regroupement d'idées personnelles pour en faire un arc-en-ciel florissant qu'on transmettrait aux descendants.

    Après tout, elle ne souhaitait pas tergiverser seule dans une conque où seule la mer l'aurait entendue. Elle n'était pas du genre, donc, à cacher ses ressentiments néfastes, bénéfiques ou neutres pour autrui. Son faciès un peu terne et taciturne ne se transforma pas en un sourire car rare était celui-ci, s'étant écaillé avec le temps, mais ses yeux châtaigne se firent plus brillants d'émerveillement devant une telle discussion qui ne manquait absolument pas d'énergie. Le terrain était jusque là aussi calme que le mont Fuji par cette brume matinale mais, par-dessous, se tapissait des échanges oculaires abritant des trésors étincelants en arcanes. Par là, Léandre cherchait à creuser plus qu'à gratter. Son impatience lui jouait des tours mais comme une foreuse, s'il n'y avait pas de moyen de la stopper, elle continuerait. 

    — Encore une fois, vous avez raison. Nous ne sommes pas les moutons d'un berger aussi omniscient qu'inexistant. Mais probablement un peuple qui a besoin des autres et de croire en eux. J'aime comment vous employer le mot « multitude ». C'est très beau.

    Elle étouffa un sourire qui se voulait spontané. Mais leur rencontre n'était que trop courte et elle ne voulait se le permettre. C'était un peu comme se vendre à l'amatrice si elle lui autorisait ce rictus un peu trop ridicule et lui présenter les reliefs trop nets d'un camée. Elle préférait garder un opercule dessus pour le moment mais garda toujours ses mains dans cette opération de mouvement en vogue. Mais, cette fois-ci, elle pointa vers l'oeuvre et regarda autour d'elle, au travers des fenêtres de cette pièce donnant sur d'autres couloirs du musée. Chacun pouvait voir, en fin de compte, l'autre. Le monde n'est fait que de ramifications insécables.

    — Tout ceci pour dire qu'il ne faut pas oublier ce qu'en pense aussi les autres ; on a besoin de leur avis, quelque part. Autant en art que dans un autre domaine. Auquel cas, vous pourriez difficilement vous forgez un paysage de tout cela.

    Sur cet argument peu approuvable et très facilement réfutable, la jeune femme préféra tourner en morale ceci, supposant subtilement que l'autre était peut-être trop isolée des autres. Elle se trompait peut-être mais aussi courageuse soit elle, Léandre préféra guérir que prévenir :

    — En fin de compte, un paysage n'est pas froid ou chaleureux ; il est plutôt isolé ou alors peuplé. Vous choisissez un paysage désert et c'est tout à votre honneur. Mais, sans pour autant être gouvernée, n'avez vous pas besoin de quelqu'un qui puisse vous orienter un minimum ?
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    - "Ne prenez pas mon poste comme la suprématie de l'art, je suis bien loin de ça. J'aime bien votre point de vue, vous savez. Je pense même que je n'ai pas su bien m'exprimer malheureusement. Dans la peinture, chacun à sa vision des choses, vous avez entièrement raison. Mais je trouve que c'est tout de même plus fabuleux de construire tout ensemble, non ? Encore une fois, vous avez raison. Nous ne sommes pas les moutons d'un berger aussi omniscient qu'inexistant. Mais probablement un peuple qui a besoin des autres et de croire en eux. J'aime comment vous employer le mot « multitude ». C'est très beau."

    Son expression changea, s’adoucissant légèrement avant de venir se cacher sous un masque que je ne comprenait pas forcément très bien pour l’instant. J’avais aimé ses paroles. Elle était humble et altruiste d’un côté et c’étaient deux qualités qui se faisaient rares de nos jours.
    Elle me montra ce monde qui nous entourait, monde que je me mis à fixer, le regard penseur.

    - "Tout ceci pour dire qu'il ne faut pas oublier ce qu'en pense aussi les autres ; on a besoin de leur avis, quelque part. Autant en art que dans un autre domaine. Auquel cas, vous pourriez difficilement vous forgez un paysage de tout cela. En fin de compte, un paysage n'est pas froid ou chaleureux ; il est plutôt isolé ou alors peuplé."

    Je l’écoutais attentivement. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas conversé de la sorte. Discuter aussi simplement de ces mondes si abstraits était une chose rare chez moi. De plus ces derniers mois n’avaient pas été propices à developper ce genre de conversation. Trop émotive j’avais été incapable de me gérer, de gérer une relation, une visite voir même un échange de quelques mots. Mais j’allais mieux et aujourd’hui je le pouvais, aujourd’hui c’était si agréable et la femme devant moi accentuait ce plaisir. Elle était apaisante et parlait avec un telle quiétude. Il était difficile pour moi de la lâcher du regard finalement. Étrangement, j’avais la sensation qu’il en était de même de son côté.

    - "Vous choisissez un paysage désert et c'est tout à votre honneur. Mais, sans pour autant être gouvernée, n'avez vous pas besoin de quelqu'un qui puisse vous orienter un minimum ?"

    Je ne compris pas pourquoi mais mes sourcils froncèrent. Étais-je si transparente ? Mon envie d’être accompagnée était-elle si visible, comme marquée sur les traits de mon visage ? Il était vrai que je me sentais incomplète. J’étais bien entourée dans ma vie, j’avais mes amis, j’avais des connaissances, des relations, je ne manquais de rien. Mais finalement de qui étais-je le centre du monde ? De personne. Je n’avais pas ce quelqu’un pour me pousser à avancer dans la vie, ce quelqu’un pour m’accompagner dans les moments faciles comme difficiles, ce quelqu’un pouvant me réchauffer d’une étreinte, enfin si.. J’avais tout ça, mais je n’avais personne avec qui partager tout simplement ma vie. Shirley et moi c’était.. Shirley et moi. Étrangement, indéniablement je savais qu’un jour elle me laisserait, lassée de cette relation, de ce "nous" qui n’en était pas vraiment un. J’avais besoin plus de tendresse que d’une personne pouvant me guider mais au travers de cette simple phrase la conservatrice venait de refaire surgir en moi un sentiment qui ne me plaisait pas. Celui de la solitude. Dans un monde emplit de gens, je me sentais affreusement seule.

    - "N’avons nous pas tous besoin de ce quelqu’un ?" Mon ton était légèrement plus sec qu’auparavant. Après tout sa question me semblait si personnelle, si éloignée de l’art. J’essayai donc de la recentrer sur le sujet. "Mais je ne suis pas le centre d’une telle question évidemment."

    Comme si elle pouvait réellement s’intéresser à moi. Après tout elle était conservatrice peut-être que l’art était davantage le centre de son tout. Étais-je vexée qu’elle m’ait mis ce sentiment en pleine face ? Pourquoi lui parlais-je comme cela ? J’essayai de me reprendre un peu.

    - "Je comprends votre point de vue. Mais vous savez, une toile peut-être couverte d’une présence accrue. Vous pouvez y trouver des centaines de personnes dessus sans pour autant vous sentir entouré, sans pour autant ressentir quoi que ce soit. Et vous pouvez regarder un paysage désert et être capturée. Suivez-moi."

    Sans comprendre pourquoi et avec une audace que je ne me connaissais pas je lui saisi la main, et la tirai vers moi tout en me déplaçant dans une des salles voisines. Nous arrivâmes rapidement devant une seconde toile du maître "Five Women One Smoking a Pipe and Two Others Measuring a Piece of Fabric". À mon sens, celle-ci ne m’apportait rien, juste un sentiment de neutralité extrême.
    Ma main toujours dans la sienne, je posai ma coupe de champagne vide sur un des plateaux des serveurs passant par là et lui montrai alors le tableau, m’arrêtant sur certains aspects via le mouvement de mes autres doigts.

    - "Vous voyez ces cinq femmes ? Elles sont là, fumant et conversant sûrement. Elles sont ensemble, peut-être amies, collègues voir amantes. Peut-être sont-elles les trois à la fois. Mais elles sont forcément liées par quelque chose. Pourtant la seule chose que je ressens dans ce tableau c’est une sorte de mélancolie rejoignant une solitude que je n’aime pas. Celle que l’on ressent lorsque nous sommes bien entourées et pourtant si seules."

    Mes doigts étaient toujours dans les siens. Je ne sais pas si c’était un oublie de ma part ou bien si j’avais tout simplement besoin de ce contact pour justement oublier ce sentiment qui avait subitement remplie ma poitrine ces dernières minutes.


    Avec : Léandre Delacour
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    #le 16.06.17 17:43

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    Aussitôt qu'elle se met à la chatouiller, l'asiatique devant ses yeux châtaigne se met à sortir les griffes de sorte à révéler ses défenses que Léandre ne devait surtout pas dépasser. La française le prend comme un rejet de sa part mais n'affiche pas pour autant la mine boudeuse qu'aurait affligé un enfant à son sourire trop candide. Elle se doute que cette attaque pouvait avoir des répercussions allant au-delà de ses calculs puisque chaque personne en peut être résumée par des nombres et leurs opérateurs mathématiques. Pourtant, c'est bien ainsi qu'elle fonctionne : En rangeant les gens dans des cases ou plutôt sur un plateau d'échecs ; une case noire ou blanche mais pas entre deux. De sa première analyse, elle imagine que l'inconnue est bien capable de se défendre et sa prédiction s'avère être la bonne quand la jeune femme semble presque hurler par un filtre des sentiments qu'elle voudrait pourtant tant bien que mal contrôler.
    Pourtant, quelques secondes plus tard, elle semble reprendre son souffle mais la conservatrice ne l'interrompt pas. Pas parce qu'elle imagine que c'est impoli mais qu'elle veuille justement que cette femme sans nom aille plus loin dans le refoulement de ses sentiments et qu'elle puisse exprimer librement ce qu'elle ressent ; sur la peinture mais notamment en général. Même si curieuse de ce domaine, cette amatrice d'art détient une aura smaragdine qui interpelle la nécromancienne et la laisse encore moins indifférente qu'une pièce de son musée. Peut-être considère-t-elle cette personne comme sa nouvelle cobaye ? Ça serait bien trop cruel mais il fallait reconnaître que cette hypothèse n'était pas à écarter quand on savait que le corps d'une personne et comment il réagissait face aux coups de la société lui importait plus que l'esprit ; bien que moult personnes l'auraient critiquer avec force.

    C'est donc silencieuse qu'elle écoute et scrute chaque phrase prononcée par l'interlocutrice, essayant de déceler une preuve justifiant la perspicacité de son raisonnement. Lorsqu'elle réfléchit, Filomena ne peut s'empêcher de saisir la branche de ses lunettes et la faire bouger horizontalement. À défaut, elle capture une mèche auburn et l'enroule, comme lorsqu'elle devient fatiguée. Mais ici, le travail du cerveau n'a pas autant lieu que dans une demande de réflexion intense. La réponse concernant l'amatrice n'est pas évidente, loin de là, mais chercher la divertie plus que l'ennuie même si son sourire lacunaire n'exprime que peu de cette impression.
    La manière dont elle essaye de se faire contenance impressionne l'italienne qui n'en garde pas moins ses yeux toujours aussi plissés par la concentration. Elle se dit qu'elle-même n'arriverait à pétrifier ses sentiments de la sorte si ça la touchait vraiment. Peut-être n'était ce pas le cas ?

    Cependant, l'eau de coco se change en coprah plus vite qu'on ne le croit puisque la transformation paraît presque invisible ; la transition peu croyable. Soudainement, sa cobaye lui saisit la main qu'elle n'aurait suspectée venir. Pas assez tactile, le contact que lui procure cette jeune femme aurait dû vraiment la déranger mais pour poursuivre, elle tente à son tour de se faire contenance. Si cette individu peut bien y arriver, elle aussi, il n'y a pas de raison. Elle se mord donc juste l'intérieur de la joue à défaut d'exposer un ressentiment comme on affiche avec flamboyance une vitrauphanie sur une vitrine. Toutefois, les doigts s'entremêlent aux siens. Qu'est ce que cela aurait changer hormis apporter plus de gravité dans laquelle on enfonce actuellement la française ? Elle n'aime pas le contact aussi direct, point. Et pourtant, si ce n'est qu'un pincement de joues, c'est bien qu'il y avait quelque chose d'inexplicable qui lui refuse de couper le contact.
    Son sens occupé n'est actuellement pas sa vue mais bien par son toucher. Et pourtant, dans cet enchâssement de phalanges se glisse quelque chose de chaleureux. Un peu comme un soleil qu'elle n'avait pas distinguer à l'oeil nu. Elle ne peut pas dire que cela lui plait mais elle ressent la myriade de couleurs véhiculée par les doigts de l'autre la faire frémir. Un peu comme un pouvoir d'attraction et d'absorption qu'elle ne peut vraiment identifier ou poser de nom. Comme elle ne peut poser de nom à cette oeuvre devant ses yeux.

    Cette dernière ne perd aucun intérêt de celle qu'elle a amenée ici mais elle semble absorbée et surtout concernée par cette peinture. À en entendre la description, c'est digne d'un guide n'ayant aucune passion pour l'art et cherchant un peu d'argent dans la culture qu'il estime accessible. Mais, en sachant qui elle est, on ne pouvait pas décrire l'asiatique comme en manque d'inspiration puisqu'elle préfère jeter un oeil au tableau plutôt qu'à cette fille qu'elle tient encore dans la main et dont on explique la philosophie. Léandre n'est pas assez grande si on observe son apparence printanière. Sa voix est même assez aiguë — pas trop non plus — digne de l'argenterie et du verre qui tintinnabulent ensemble. Pourtant, elle porte des habits de grande et veut jouer au docteur pour, ce qu'elle appelle, soigner la solitude d'une telle patiente si peu commune pour une maladie pourtant classique.
    Elle n'a pas de conseils persuasifs à lui fournir bien que préférant avant tout consoler et apporter un soutien moral et affectif, en général, plutôt que donner de la pertinence à son argument. Hélas, le toucher l'a peut-être rendu un peu plus pudique qu'elle ne l'est déjà et elle ne peut donc se permettre d'être plus tactile par même les mots. Elle range sa main désormais libre derrière son dos tandis que celle de l'autre dessine de grands arcs explicatifs autour de l'oeuvre, dans les airs.

    En fin de compte, la rousse ne pouvait fournir plus de contact risquant d'être contaminé par une telle vision lui rappelant des souvenirs qu'elles auraient voulu effacer. Des hommes mais aussi des femmes, riant en coeur avec elle alors qu'en fait, on se moque de l'une de ses comparses de manière bien trop hypocrite pour finalement la jeter elle et sa réputation dans des affaires à l'odeur nidoreuse. Ces femmes respectent toujours la même chose et se sentent intégrées mais, en effet, le sont-elles réellement ? C'est ainsi que son adversaire retire une carte en haut de la citadelle de fierté qu'elle commençait à peine à construire dans ce duel. Mais jusqu'à tant qu'elle soit debout, elle ne faiblirait pas. Elle se contente de déglutir auparavant et puis c'est tout.

    — Voilà un très bon exemple. Je félicite votre remarque sur l'ambiguïté du peintre, dit-elle en mimant une analyse plus accrue sur le tableau.

    Elle s'avance vers le tableau pour le contempler comme à la loupe et chercher un détail qui pourrait contredire tout cela. Comme aux dames, même la reine peut être abattue par un de ses pions et c'est en jouant avec minutie et stratégie qu'elle finit par perdre. Léandre s'apprête bien à exprimer son approbation à l'opinion de son adversaire mais elle considère la psite comme inexplorée, comme si elle n'a assez loin au final et s'arrêter au mur qu'il pouvait y avoir. Évidemment, la conservatrice ne pouvait reprendre son passé comme une source fiable mais le caractère peut-être trop turgide de son passé jaillit plus fortement que sa raison. Décidément, elle n'était pas plus experte dans le contrôle de soi :

    — Je suis d'accord avec vous mais, dans ce cas, si la compagnie de telles personnes l'a rend aussi triste que la solitude, pourquoi n'ouvre-t-elle pas d'autres horizons, bien plus prometteurs ? Pourquoi persister dans une sphère qui nous est trop inconnue et ne pas passer à quelque chose de complètement nouveau ?

    Sans sarcasme, elle intensifia son implication en cherchant à être plus directe. D'un geste de la main qui se pose en balancier dans les airs pour accorder du poids aux arguments de sa rivale, elle continue, cela dit :

    — Oser sortir de cette bulle est peut-être le pas le plus complexe mais aller plus loin est moins ardu que de continuer à subir les oppressions internes d'un groupe. Je pense que ce qu'il y a de mieux, c'est exploser pour faire entendre à tout le monde votre vision des choses pour qu'il vous accepte enfin.

    Elle regarda, de manière aussi curieuse que l'enfant qu'elle était découvrant le monde au travers des baies vitrées, les autres visiteurs, allant et venant dans les autres allées du musée. Si elle avait conçu la chose à sa façon, sans écouter un moindre mot, personne ne serait là. Or, elle a besoin de ces visiteurs. Mais cette invitée spéciale n'a pas tort dans le fait qu'il faut exprimer son individualisme. Cependant, son avis était peut-être un trop extrême ; sans doute la première fois que Léandre rencontre quelqu'un de plus stricte et excessif.
    REA

    #le 16.06.17 18:35

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    Tu n'es qu'une pâle estampe
    Léandre Delacour


     
    - "Voilà un très bon exemple. Je félicite votre remarque sur l'ambiguïté du peintre." Elle s’avança, venant à mes côtés. "Je suis d'accord avec vous mais, dans ce cas, si la compagnie de telles personnes l'a rend aussi triste que la solitude, pourquoi n'ouvre-t-elle pas d'autres horizons, bien plus prometteurs ? Pourquoi persister dans une sphère qui nous est trop inconnue et ne pas passer à quelque chose de complètement nouveau ?"

    Elle avait raison. Elle avait entièrement raison. Comment une inconnue pareille pouvait-elle avoir tant d’impact sur mes émotions et seulement avec quelques paroles. Je la regardai alors plus attentivement. Je n’avais tellement pas l'habitude que l’on me tienne tête finalement et je commençai à me rendre compte que je n’aimais pas ça. De nombreuses fois j’étais entrée en conflit avec d’autres spectres de ce monde mais jamais de cette manière là. Tout avait toujours été une question de sentiments ou de respect surtout avec Shirley, mais ici non nous étions en train de débattre et j’étais partagée entre le fait de détester ça et de l'adorer en même temps.
    Et pour la toute première fois depuis mon arrivée dans ce monde quelqu’un semblait s’intéressait d’abord à mon ressenti plutôt qu’au sien. Elle n’avait posé que quelques questions et pourtant elle avait éveillé en moi des réflexions que je pensais avoir oublié depuis un bon moment déjà.
    Pourquoi devais-je continuer avec tant de mal à me battre contre mes sentiments pour Shirley en sachant que celle-ci ne les accepterai jamais complètement. Étais-je totalement bête pour me laisser ainsi aller dans une relation qui semblait sans futur ? Depuis mes pouvoirs j’avais décidé, ou plutôt ils avaient décidé à ma place que toutes mes barrières devaient s'effondrer. Je ressentais donc tout avec une puissance déconcertante. Et pourtant je continuais encore et encore a souffrir de cette relation qui n'en était qu’à moitié une. Pourquoi ? Pourquoi je m'infligeait cela ? J’étais faible.

    - "Oser sortir de cette bulle est peut-être le pas le plus complexe mais aller plus loin est moins ardu que de continuer à subir les oppressions internes d'un groupe. Je pense que ce qu'il y a de mieux, c'est exploser pour faire entendre à tout le monde votre vision des choses pour qu'il vous accepte enfin."

    Mais qui était elle à la fin ? Se rendait-elle compte de l'impact de ses mots sur moi ? D’un coup je me sentis alors bien misérable, peureuse même de ne pas affronter mes peurs. J’avais tant changé, n’osant plus dire ce que je pense de peur de perdre les gens que j’aime. L'honnêteté m’avait-elle fuit ?
    Exploser ? J’avais tellement explosé ces derniers temps. Shirley s’était pris mes sentiments dans la face n’ayant aucune issu de secours. Pom avait subit ma colère et mes inquiétudes. Et même Etsu, même ma Etsu n’avait été épargnée par cette bourrasque d’émotions. Tous avaient vécu cette explosion et parfois a plusieurs reprises.

    - "Je sais ce qu'exploser signifie. Je sais ce que c’est que d’avouer ce que l'on ressent sans aucun filtre, sans aucune carapace pour vous protéger. Croyez-moi. Je le sais."

    Je sentais justement ce feu en moi se réveiller doucement. Je me sentais si déçue de moi-même et peut être même un peu en colère d’avoir été percée à jour par cette inconnue. Je me mordis alors la lèvre. Je sentais la pression s'exercer contre cette dernière, je sentais ma peau se déchirer légèrement et un goût de fer emplir ma bouche. Je devais me calmer mais je n’allais sûrement pas utiliser mes pouvoirs ici et pour si peu. Je ne pouvais pas m’enfuir non plus, je devais être courageuse. Il me restait donc le dialogue.

    - "Je ne sais pas pour vous mais parfois je préfèrerai être capable de me cacher loin de tous et d'arrêter de ressentir pendant un moment sans utiliser mes pouvoirs juste en me disant que tout va bien, que tout est ok, que tout est en place et que je n'ai pas de soucis a me faire."

    Mes yeux perdus contre la peinture en face de moi, je me rendais alors vite compte que le sujet de conversation avait bien changé et que j’en étais le centre a présent.

    - "Enfin ce n’est rien de bien important. Vous devez être occupée en cette belle soirée. L'exposition à l’air de connaître un franc succès. Vous devez être désirée parmi les amateurs d’art et voilà que je vous monopolise. Honte à moi."

    Je me tournai alors vers elle un petit sourire timide au coin de mes lèvres si meurtris par mes émotions.


    Avec : Léandre Delacour
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    #le 16.06.17 20:40

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    La définition du terme « exploser » étant été explorée, elle n'était pourtant pas sûr que la jeune femme la connaisse réellement par l'expérience. Paroles pertinentes mais les mots, quand ils sont performatifs, deviennent bien gongoriques ; est-elle capable de vraiment bien le mettre en application et savoir le définir par cet exemple ? Léandre n'en était pas sûre voyant que sa rage n'explose toujours pas mais pince ses lèvres meurtries par des incisives en manque de boucherie. Sans repos, elle cherche le calme avec ses traits plus apaisées. Or, la rousse n'est pas assez bête car elle sait que les bouches trahissent par leurs lapsus nombreux et qu'elles s'embrouillent dans des virelangues pour chercher à se justifier. Ce n'est pas évident chez cette inconnue mais elle fait effectivement force sur la partie inférieure pour ne pas trop en dire, un peu comme si le silence de tout le musée l'en empêche.

    Au final, ne peut-on faire une allégorie de ces deux personnes ? L'amatrice d'art peut être assimilée à l'ensemble du musée, ne dévoilant pas directement tous ses trésors, les gardant au plus profond de ses archives et autres pièces dissimulés mais ne les expose que le jour où elle en a vraiment besoin. En revanche, Léandre en est la synecdoque et demeure comme tous ces couloirs du musée, à chercher les regards et les analyser à travers ses propres pupilles, baies vitrées sur le monde pour chercher une manière de briller et impressionner en apprenant d'eux. Elle est toujours connectée et bénéficie de ce lien aux autres couloirs lorsqu'elle en a besoin. La femme sans nom n'est pas directement lié à un autre édifice, par contre, mais seulement rattachée et recluse avec elle-même. Elle attend uniquement que des visiteurs puissent entrer et dire s'ils apprécient ou non tous les panneaux présents qu'elle exposent. Du moins, c'est que les couloirs comprennent en la mesurant du regard.

    Encore une fois, elle n'est pas d'accord avec ses opinions quant à la volonté de s'isoler mais surtout avec le prolongation de tout cela. Pourquoi persiste-t-elle à s'ancrer dans quelque chose qui la rend souffrante ? Comme une guérisseuse, salvatrice mais surtout analyste, la noble s'oppose fermement à la fuite de cette femme : Elle ne peut pas laisser tomber une femme si interpellante pour son esprit curieux.

    — Vous êtes vraiment une femme intéressante, vous savez, accorde-t-elle en reposant ses longs doigts trop délicats sur son menton aussi anguleux que pointu.

    Elle ne fait pas geste pour la reprendre, évidemment, car ça en serait pas elle. En revanche, elle n'hésite pas à accentuer sur certains mots pour toucher. Elle n'est bonne que pour percuter les esprits ; en revanche, elle ne sait pas le faire directement car ça lui est tellement impossible. Elle s'en retrouve même dégoûtée ou pire, effrayée. Sans armure dira-t-on, comme si elle se rappelle des fausses réalités que les slashers tentent de faire passer sous tout leur réalisme sanguinaire. Après tout, les humains peuvent s'avérer être de réels psychopathes, c'est peut-être pour cela qu'ils sont meilleurs en tant que sujet que pour interagir avec elle par contact. Elle ne considère pas chaque individu mais s'en méfie cruellement, cela dit. Ce sourire complexé n'est peut-être pas ce qu'elle veut vraiment dire, cherchant plus ou alors moins, elle ne sait vraiment le déterminer. Mais dans un certain égoïsme désirant plus avec elle plutôt que vouloir vraiment chercher à décrypter et exaucer son souhait, elle respecte la présence de l'individu en soutenant le dialogue qu'elle trouve, effectivement, aussi intéressant que la personne plutôt que ce corps.
    Il est vrai qu'elle est une belle femme mais ne préfère pour l'instant pas se rattacher à cette qualité aussi subjective que trompeuse. Elle visualise d'autres mouvements cinématographiques en voyant plus loin dans la personnalité potentielle de cette femme. Elle était peut-être l'archétype d'une femme fatale dans le genre du film noir américain ; fatale dans sa splendeur et élégance mais fatale, cherchant la mort de certains pour son propre bien. C'est très humain, trop humain.

    — Ce n'est pas du tout mon cas. Je préfère aller contre-courant que chercher à me cacher. Sans vouloir me vanter, je n'ai pas peur des autres.

    Un peu comme une double-vie qu'elle mène en une seule, trop contradictoire, cette affirmation se révèle aussi vraie que fausse. C'est tout à fait juste de dire qu'elle n'a pas peur quand elle s'empare d'armures allant à contre-courant et qui est susceptible d'être critiquée mais elle n'adhère qu'à cette réalité dans, justement, ces pièces de métal et de tissu. Elle est assez confiante en elle pour ne pas avoir peur mais elle n'a pas vraiment confiance dans le reste ; juste de la confiance pour leur intellect et pas leur générosité. Elle doit se servir dans tous les voisinages qui l'entourent et qu'elle doit accepter, donc, pour être satisfaite. Mais ça sera toujours d'un liteau sur la main pour ne pas se brûler avec quelque chose de trop dangereux pour elle qu'elle va serrer une main. Ses contacts sont professionnels, comme l'ancienne poignée de main échangés mais pas aussi intimes.

    — Je ne pense pas qu'on soit pareilles. Ça serait vous critiquer sinon vue la peste que je suis, fit-elle en un rire assez discret. On est bien différentes à notre manière. Vous semblez ne pas partager la même vision que moi sur l'art, on l'a bien compris mais, en guise de point commun, on voit l'art comme quelque chose d'utile et de pertinent. Je pense que l'art et la vision qu'on en a reflète ce que l'on est.

    Dans cet espace intime et cette gentillesse, Léandre paraît trop nuancée et ne se ressemble pas puisque ceux ne sont qu'une cacographie à ce qu'une description pourrait faire de son caractère. Cependant, elle exagère tout de même un peu dans ses propos ce qui représente un indice de la venue de son vrai caractère. En effet, elle n'a pas besoin de regarder derrière elle, elle veut juste faire impact sur la brune. Subitement, elle croise ses bras mais ne cache pas la réalité. Ca ne la contient pas, bien au contraire puisqu'elle déboule désormais ses hyperboles.

    — Vous êtes intéressante parce que vous êtes tout ce que je n'aime pas. Vous êtes froide, vous êtes secrète, vous êtes seule. Vous vous dîtes que je ne suis qu'une inconnue et que je ne peux pas vous jugez mais tout le monde le fait. Et c'est peut-être pour ça que je vous vois comme une isolée. Je suppose que vous serez trop hypocrite pour vraiment me le dire.

    Elle porte évidemment ses pupilles sur l'asiatique parce que ça serait vraiment trop effronté de ne pas en faire autant. Cependant, ses yeux bavent et pleurent toute la vulgarité que l'autre, elle, contient. Par cette intermédiaire, elle essaye justement de réveiller cet instant. On la jugerait bien de calculatrice mais encore une fois, elle pense bien faire à chercher sa patiente.

    — En plus, vous avez faux de dire que je préfère jouir devant mon exposition complètement ratée, dit-elle en fronçant les sourcils, décroisant ses bras. Si vous vous intéressiez plus aux regards, on sait très bien que la majorité des gens détestent voir comment j'ai tout associé comme ma robe leur paraît bien vulgaire ou alors hors-contexte.

    Elle y glisse évidemment un brin de ce qu'elle est car avant tout, elle est humaine. Elle aime et déteste. Elle est égoïste.

    — En fait, on s'attache plus à vous regarder simplement que voir toute mon exposition. Surtout moi, à vrai dire. Ça aurait été bête de vous rater. On dit que les musées sont ennuyeux mais on ne pourrait pas en dire de vous, continue-t-elle avec sa bouche étirée par des mots qu'elle, tantôt crache, tantôt pose délicatement. Vous avez beau être détestable à vous contenir, ça donne envie de vous découvrir et espionner chaque recoin de ce que vous êtes.
    REA

    #le 16.06.17 20:55

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    Tu n'es qu'une pâle estampe
    Léandre Delacour


     

    Elle qui m'avait perturbé par ses mots, d'abord par son avis sur l'art, ensuite par ses questions sur mon inconscient, continuait de le faire et de le faire bien.

    Intéressante ? Moi ? Ce n'était pas mon avis. Ma vie était plus que banale. J'avais peu d'amis et ne sortais pas tant que ça, j'avais une multitude de loisirs certes mais aucune passion me faisant vraiment vibrer. Mon pouvoir, bien qu'il puisse paraître intéressant me faisait toujours un peu peur dans le fond. Je savais faire des potions, j'étais même douée pour cela mais je n’en profitais pas comme certains pouvaient le faire. Je ne les vendais pas et en donnais très peu finalement. J'aurais pu en faire un commerce mais à la place je les travaillais pour moi, pour mon métier. D'ailleurs même à ce niveau là je venais à peine de devenir mangemort et n'avais pas grand chose à raconter. Je n'étais pas en couple, ou pas entièrement et n'avais qu'une relation compliquée à la place. Même là j'étais incapable de satisfaire et de me satisfaire. Non je n'étais clairement pas si intéressante que ça. J'étais d'une banalité déconcertante finalement.

    En y réfléchissant bien je n'avais pas peur des autres non plus. Ce n'étaient pas eux le problème de fond. C'était moi et mes compétences car même si mon pouvoir n'était pas encore entièrement acquis à mes yeux, je le savais puissant et parfois incontrôlable. Je devais donc sans cesse faire attention à tout, être vigilante à chacune de mes émotions et c'était tout simplement fatiguant. J'avais clairement peur de blesser les autres dans le fond car je m'en savais capable et c'était cela le pire je pense. Alors me cacher m'aurait tout simplement permis de me reposer un peu. Car je savais que ce bonheur actuel n'était qu'illusion et que bientôt, dans un futur proche, il disparaîtrait pour laisser place à cette colère, à cette tristesse qui m'insupporte.

    Je j'écoutai encore parler. Comme beaucoup plus engagée dans la conversation j'eus l'impression qu'elle n'avait plus vraiment de barrières, se laissant dire ses pensées sans aucun filtre. Mais elle qui semblait si froide se laissa sourire voir rire et d'un seul coup je l'aperçut différemment. D'un seul coup son titre de conservatrice tomba. Je ne sais pas si c'est parce que la conversation était devenue plus... personnelle ou bien si son rire l'avait tout simplement rendu plus réelle, plus palpable. Il y avait sans doute un peu des deux je dois dire.

    Et puis malgré nos différences il y avait quelque chose en elle qui me rappelait mon moi. Peut être notre goût pour l'art même si notre approche en était différente. Peut être quelque chose dans sa voix, son comportement. Je ne pouvais pas nier qu'elle commençait clairement à me captiver.

    - "Vous êtes intéressante parce que vous êtes tout ce que je n'aime pas. Vous êtes froide, vous êtes secrète, vous êtes seule. Vous vous dîtes que je ne suis qu'une inconnue et que je ne peux pas vous juger mais tout le monde le fait. et c'est peut-être pour ça que je vous vois comme une isolée. Je suppose que vous serez trop hypocrite pour vraiment me le dire. En plus, vous avez faux de dire que je préfère jouir devant mon exposition complètement ratée. Si vous vous intéressiez plus aux regards, on sait très bien que la majorité des gens détestent voir comment j'ai tout associé comme ma robe leur paraît bien vulgaire ou alors hors-contexte. En fait, on s'attache plus à vous regarder simplement que voir toute mon exposition. Surtout moi, à vrai dire. Ça aurait été bête de vous rater. On dit que les musées sont ennuyeux mais on ne pourrait pas en dire de vous. Vous avez beau être détestable à vous contenir, ça donne envie de vous découvrir et espionner chaque recoin de ce que vous êtes."

    J’essayai tant bien que mal de comprendre tout ce qu’elle venait de me dire. Mes yeux s'écarquillèrent légèrement et une ride apparut sur mon front. Un serveur passa au même moment et je pris alors une seconde coupe de champagne entre mes doigts, la buvant d’une seule traite avant de la reposer sur un plateau repassant par là.

    Cette femme était tout simplement troublante. À vrai dire je ne pouvais pas dire si elle me détestait ou m’appréciait. Il y avait comme de la colère en elle mélangé à.. de l'admiration ? Des compliments s’enroulant dans des reproches. Comment pouvait elle faire tout cela en quelques paroles. Clairement ses mots étaient effrayant à mes yeux, ils pouvaient me malmener, m’inspirer, me frapper. Elle était le genre de femme à m’enlever tout contrôle et elle me faisait peur. Peur parce que je savais au fond de moi que j’appréciais cela un peu trop et que c’était franchement une mauvaise idée.

    - "Je ne sais pas où vous voulez en venir avec tout cela mais sachez que je ne me cache pas derrière une certaine hypocrisie comme vous le dites. Je me sais être seule. Je n’ai aucun mal à apprécier la compagnie de mes quelques amis par moments et ma solitude à d’autres." Je me rapprochai d’elle, déterminée à ce qu’elle entende et comprenne les quelques mots qui allaient sortir de ma bouche. "Vous parlez de moi comme si j’étais le centre de l’attention alors que les gens ont clairement les yeux posés sur vous. Peut être devriez vous porter votre attention sur autre chose que moi pour le remarquer !"

    Je n’aimais pas être le centre de l'attention et j’aimais encore moins qu'on me cite comme détestable. Je n'appréciais pas non plus le jugement. Mais ce que je supportais le moins finalement c'était cet espèce de flirt qu’elle venait d'instaurer entre nous et qui ne me laissait pas indifférente. En colère contre moi-même et contre cette femme aux mots si puissants, je m'avançai encore, n’étant plus qu’à quelques centimètres d’elle.

    - "Je ne suis pas la seule à être détestable ici. Vous m’attaquez de vos mots sans que je ne puisse me défendre. Vos belles paroles m'atteignent et vous le savais. Vous vous savez victorieuse peut être mais il n’y a aucune récompense à mettre quelqu’un mal à l’aise comme vous venez de le faire."

    Un peu essoufflée par ces émotions qui venaient tout simplement de me submerger, je la regardai droit dans les yeux me sentant vaciller peu à peu



    Avec : Léandre Delacour
    Mots : 1355


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    #le 16.06.17 21:36

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    En somme, elle aurait pu s'en mordiller tout au moins un peu les doigts à expérimenter quelque chose d'aussi corrosif que cette fille là. Ses remarques sont si acides que quiconque aurait pu prendre ses paroles pour de la bave, sa bave pour du venin, son venin pour de la mort. Tout ceci stresserait quelqu'un à s'en ronger, mordre, dévorer ou même engloutir les ongles jusqu'aux lunules. L'atmosphère qui est en train de s'instaurer entre les deux n'est pas saine pour autrui voulant y entrer. Pour autant, Léandre juge tout ceci comme trop simple et pas assez intense pour elle, voulant toujours plus d'extrême, de rage et de passion dans un échange qui doit se présenter à la hauteur.
    Si l'inconnue est intéressante ou analysée comme telle, c'est parce que Cynthia en dégage un potentiel certain comme un puits profond. Il faut forcément creuser pour repérer le plus beau des trésors et ceci ne s'obtient pas à trois coups de pelle. Il faut bien affronter le soleil colérique frappant sa peau, la sueur qui en coule autour de sa peau en larmes, presque, ou encore la souillure des insultes qui se dépose en copeaux de terre sur ses vêtements voire sa peau trop blanche, devenant rouge à la colère. 

    Néanmoins, malgré son acharnement pour chabler les fruits sentimentaux de ce tronc trop robuste, il ne suffit malheureusement pas de le secouer. C'est bien trop peu. Elle ne sait pas vraiment si la brune joue à un jeu quand elle paraît essoufflée à la suite de cette explosion presque lacunaire mais Léandre n'en demeure point intimider, restant même stoïque. Du moins, c'est ce qu'elle essaye de traduire son visage. Elle souffre de cette touche mais ne ment pas pour autant par son visage trop plat car elle ment très rarement. Elle atténue juste par politesse et respect du musée ce qu'elle peut réellement vouloir dire. Elle ne peut pas le dire ici, pas pour l'instant. C'est un indice qu'elle voudrait bien la rencontrer en d'autres lieux.

    Le conflit est absolument trop présent et quand bien même, elle jubile. Sur certains aspects, elle a l'impression d'avoir affaire à son Némésis en termes de dangerosité. Elle ne saurait dire si l'autre apprécie ou non ses mots trop tranchants mais le fait qu'elle se rapproche effraie légèrement Léandre. Qu'on s'aventure dans sa sphère privée la fait même reculer deux fois, croyant qu'on lui infligerait bientôt un coup d'arme blanche par tant de voisinage. Elle serre les dents et apprécie cette douleur miroir. Quand elle est bien trop cruelle avec ses mots, elle est bien trop proie aux gestes, lui faisant défaut. Elle s'accommode donc à toiser son adversaire du regard, préférant jouer sur ce terrain plus abstrait. 

    — Et bien parfait ! Je suis détestable comme vous l'êtes. On joue enfin à niveau égal. Vous arrêtez un peu de me voir comme une conservatrice, ce n'est déjà pas mal, se permet-elle en plus d'un doux ricanement sarcastique.

    Elle a l'impression d'avoir au moins accompli ça et, quand on imagine que certaines personnes sont trop têtues, ce n'est pas rien. Elle est même satisfaite d'apprendre que cette amatrice est un tant soit peu peu malléable, en fin de compte, et pas ce qu'elle dit détester ; isolée et impossible à convaincre car trop butée dans son choix d'exclusion propre. Le ricanement se poursuit dans un rictus un peu moins marqué car elle ne veut donner aucun sourire à cette femme comme elle n'en donnerait à personne, au final. 
    Mais un haussement de commissures confirmerait ce caractère laudatif qu'elle essaye tout de même d'insuffler. Il est probable que la jeune femme est laissé un peu couler de son attraction dans sa salive de vipère mais c'est bien entendu involontaire car l'apostille d'intérêt dans ses insultes aurait du être moins visible que le reste. Cependant, l'autre semble l'avoir remarquer ce qui ne l'arrange pas tellement car elle semble se calmer par cet essoufflement. Finalement, elle s'est gonflée de rage pour s'aplatir aussi rapidement. Ce n'est pas drôle et pas divertissant ! Il faut un autre moyen. Il faut qu'elle frappe plus. Justement, comme elle dit, il ne faut pas lui l'occasion de pouvoir s'exprimer et lui laisser ce repos. 

    Pour pouvoir créer une illusion de rage, le contexte n'est pas approprié. Peut-être que le silence et le manque d'intimité ne conviennent pas à la jeune femme qui ne se sent pas libérée. Elle a beau ne pas se qualifier comme une hypocrite, elle ne fait pas part de tout ce qu'elle ressent aux yeux de la nécromancienne qui croise de nouveau ses bras pour la juger du regard ; jugement qu'elle ne tolère probablement pas mais c'est ainsi que les duègnes éduquent leurs apprentis. Cependant, son élève a tout faux, encore une fois, signe qu'elle ne communique pas bien ce qu'elle essaye de lui transmettre en tant qu'aînée. Elle hoche négativement la tête : Non, elle n'a pas réussi, pourquoi se sentirait-elle satisfaite du peu d'ambition qu'elle a atteint jusque là ?

    — Je ne me sens pas victorieuse, loin de là, ma chère, avoue-t-elle, impuissante quand ses paupières se closent. Si je n'arrive pas à vous rendre plus en rage que je le souhaitais, ça veut dire que j'ai échoué.

    Elle croise derechef son regard dans les tableaux dans le dos de l'asiatique. Il s'agit encore du tableau de ses dames prétendant jouir de plaisir quotidien. Comme le dit l'autre, tout est faux, tout n'est là que pour embrouiller les pistes. Puis, une lueur d'espoir jaillit en elle. Probablement qu'elle pourrait faire naître du mentisme et de l'ire en elle si elles s'éloignent de tout cela. Peut-être que son isolement n'est pas faux. Sur certains points, la brune n'a pas tort, sur d'autres, si, puisqu'on lui impose de dire cela.

    — Ou alors, je ne me suis trompée. Vous n'êtes peut-être pas si intéressante que cela. Pourtant, j'aimerais. Vous n'êtes, d'après vos dires, pas hypocrite, mais tout ceci ne semble pas vous aider à être libre. C'est comme si vous cherchiez à imiter des statues trop belles pour les remplacer et paraître décente. Si vous n'êtes pas une statue, vous serez à même de me suivre.

    Elle ne lui prend pas la main comme l'a fait précédemment l'autre femme car ce n'est pas sa stratégie. Sa manière de forcer se retrouve juste dans les menaces out tout au moins les mots qu'elle considère convaincants ou persuasifs. Avec une certaine élégance, les pans de son qipao qui sont pourtant collés à ses cuisses flottent dans l'air, exprimant qu'elle présente son dos à la jeune femme. Manque d'intérêt ? Non, elle répond juste à cette invitation à aller plus loin avec sa rivale.
    Mais elle pose pourtant les conditions en prêtant un regard derrière elle, n'étant pas certaine que tous les mots étaient assez méchants. Elle décide vraiment d'annuler toute louange qu'elle a pu lui faire. 

    — Juste une chose, arrête-t-elle en se retournant, doigt levé pour demander la participation. C'est assez cocasse de dire ça dans le monde des morts mais on dirait que vous n'êtes pas vivante. Vous êtes bien terne et sans couleurs. La rage ne s'empare pas de vous alors qu'on vous démantèle et vous dévisage.

    Il est vrai qu'elle la considère comme terne mais elle espère que ce n'est que d'extérieur car, comme elle l'a dit précédemment quand elle n'a pas encore provoqué sa partenaire de jeu, elle la trouve pleine de ressources.
    REA

    #le 16.06.17 22:01

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    Léandre Delacour


     


    Il fallait que je me calme, clairement. Elle était en train de m’énerver car elle me rentrait dedans sans aucune gène, sans aucune faiblesse. Elle parlait et parlait encore, s’adressait à moi comme si elle pouvait sensiblement lire en moi. Pourquoi ? Pourquoi m’avait-elle prise à partie dans cette salle obscure ? Ne pouvait-elle tout simplement pas aller voir ailleurs ? À cette idée mes sourcils se froncèrent d’eux-même. Hm, le vrai problème dans cette histoire c’est qu’elle me touchait. Elle faisait naître en moi de nouvelles émotions et sensations sur lesquelles je n’avais aucun contrôle finalement. J’étais à la fois clairement en colère contre elle et à la fois curieuse de savoir jusqu’où pouvait aller son analyse.

    Je cru d’abord un instant que tout ça venait d’une façon d’être, une façon qu’elle avait d’analyser les gens pour mieux les comprendre. Peut-être même était-elle tout simplement maladroite et s’exprimer ainsi était sa façon à elle de faire connaissance. Mais à ses mots j’avais plus la sensation qu’il s’agissait d’un jeu qu’elle essayait d’entretenir. Elle voulait me "mettre en rage" comme elle disait.

    - "Vous devriez éviter de jouer à ce jeu là avec moi. Me mettre en colère n’est pas la meilleure option pour vous, je vous le garantis."

    Elle ne devait clairement pas s’aventurer sur ce terrain là avec moi. En effet, ce genre d’émotion était difficilement contrôlable chez moi, si difficile que j’en avais soit perdu connaissance, soit perdu tout sentiment soit je m’en étais pris à la personne en face de moi, la blessant et la rendant faible à ses propres sentiments. Je n’avais pas envie de revivre ça et je n’avais pas envie d’utiliser ma colère pour quoi que ce soit, encore moins pour m’en prendre à la rousse devant moi.
    Mais elle continuait, sans arrêt. Elle continuait de me prendre la tête avec ses remarques, ses histoires de statues et autre. Je soupirai et décidai de la suivre. Pas pour la contredire mais juste par respect pour elle, car malgré son attitude j’avais beaucoup de respect pour cette femme comme pour son travail.

    - "Je vous suis."

    Je n’en dis pas plus, la laissant passer devant. Sans m’en rendre compte mes yeux glissèrent sur les courbes de son corps. Je détournai la tête, encore une fois par respect. C’était une belle femme et intelligente de plus. C’était une des seules choses que je pouvais comprendre chez elle. Quel complexité, c’était rare de nos jours. Je n’eus pas le temps de réfléchir davantage qu’elle s’arrêta sans prévenir. Encore une fois elle m’attaqua.

    - "Vous n'êtes pas vivante. Vous êtes bien terne et sans couleurs. La rage ne s'empare pas de vous alors qu'on vous démantèle et vous dévisage."

    Je ne retins que ça de son discours. Non, elle ne me connaissait clairement pas. Elle ne savait rien de ce que j’avais vécu ses derniers temps, ce que c’était de devoir cacher ses sentiments pour ne pas qu’ils explosent, pour ne pas perdre le contrôle sur ces fichus pouvoirs. Elle ne savait rien de la douleur que l’on ressent lorsque l’on blesse les gens que l’on aime juste parce que l’on est trop faible, trop émotive.. Elle me voyait terne, oh, elle ne savait vraiment pas ce que cela signifiait réellement.

    Mon visage s’éteint davantage. Comment ? Je n’en avais aucun idée. J’étais en colère certes, mais ce masque que je possédais déjà de base s’était affiché encore un peu plus. Je ne montrai aucune émotion, je n’allais pas lui faire ce plaisir. Non, j’étais éteinte, complètement éteinte. En s’attardant quelques instants dans mon regard, on pouvait le voir se perdre, totalement vide de tout. Alors je redressai mon visage vers elle, ne la fixant pas directement dans les yeux mais préférant regarder dans le fond de la pièce.

    - "Veuillez m’excuser."

    Je n’en dirai pas plus. Si elle ne voulait pas que j’explose, je devais tout simplement partir. Je ne pouvais pas rentrer dans son jeu, je devais rester stoïque même si la seule chose que je voulais actuellement faire était de la secouer un peu et de lui crier d’aller se faire foutre elle et sa curiosité, elle et son dédain, elle et ses mots si transperçants. Je serrai alors un peu la mâchoire et me retournai simplement. Je me mis en marche, ne me retournant pas une seule seconde. Je devais partir, partir, partir.

    Je passai au travers de la foule, évitant les amateurs d’art au mieux. Quelques serveurs me passèrent à côté mais ça ne fut pas le cas du derniers que je croisai. Me rentrant de plein fouet dedans, nous tombâmes tous les deux en arrière, quelques coupes de champagne se renversant sur moi. Dans un énième soupir, je murmurai quelques excuses presque inaudibles, me relevai et aidai le serveur à faire de même avant de continuer mon chemin. J’avais besoin de me rafraîchir. Je me mis en quête des toilettes que je trouvai rapidement.

    J’y entrai et me mis en face du long miroir présent au dessus de quelques lavabos à vasque posés sur un magnifiquement plan de travail en marbre noir. Là, j’allumais l’eau et remplis les paumes de mes mains de ce précieux liquide. Mon visage plongea alors au creux de mes mains encore et encore, jusqu’à ce que celui-ci soit à sont tour rafraichit. Je me relevai. Des mèches de mes cheveux n’avaient pas échappé au processus, ni une partie de mes habits. Bon sang Ael, ressaisis-toi.


    Avec : Léandre Delacour
    Mots : 1146


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    #le 16.06.17 22:06

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    Une cruelle envie parcourt les yeux pétillants et châtaigne de la joueuse. Franchement, une menace ? Ça l'a rarement arrêtée et elle ne viendrait pas à obéir à une personne de plus juste sous prétexte qu'elle est sur le point de détruire un beau château avec de telles inconsciences. Dans un vrai d'archéologue, elle ne commence qu'à extraire les briques extérieures pour constater la lumière que les trésors d'un château peuvent produire. Il est bien mieux de connaître une chute sans vue qu'une ascension aveugle car, pour la première, on a vraiment la sensation d'être envie alors que l'autre, nous transporte dans d'autres cieux inaccessibles. Inexplicables aussi car personne ne sera en mesure d'atteindre les sentiments et les pêcher pour les faire éclore.

    De son menton qu'elle imagine relevé, cette fille garde ses larmes gouleyantes dans ses paupières, ses rougeurs mafflues de bordeaux dans le creux de ses joues et sa grande fièvre appétissante dans sa cervelle. Personne n'est autorisé à se servir à ce banquet et pourtant, on n'y est invité. « Personne », c'est ce qu'elle se dit quand, trop égoïste, elle souhaite avoir droit à ce traitement comme les autres. Hélas, Léandre s'en voit bien privé par son entreprise trop scélérate. Dans sa cruauté, elle ne se rend compte de cette métaphore où, l'inconnue comme tout autre inconnu la suit bien pendant quelques instants et profite d'un moment de répit pour se volatiliser du joug de cette femme qui ne souhaite que se nourrir des autres tel un charognard.

    Elle tente de lire dans les sentiments et pensées des autres mais se voit parfaitement sotte et incapable à ne pas lire sur des lèvres derrière elle que son sixième sens aurait dû lui indiquer. Le temps de trente secondes trop tôt, elle reste sur cette assertion et verbe performateur ; elle la suit, très bien. Le temps de trente secondes, dans les allées presque sinueuses tant elles sont bondées artificiellement par une foule de luxe, elles sont ensemble. Le temps de trente secondes trop tard, elles ne le sont plus et c'est à ce moment que Léandre, sans l'avoir vraiment entendue puisqu'elle souffle ses mots comme elle soupire sa colère ou ses pleurs, se rend compte que l'amatrice se confond à tout le reste.
    Est-elle vraiment comme tout le monde à la voir comme une pauvre folle ? Dans des temps plus anciens, c'est une habitude d'appeler une fille de son envergure une hystérique mais il s'avère que le mot semble toujours d'actualité si on s'extirpe encore de ses mains monstrueuses qui ne souhaitent que communiquer un peu de chaleur.

    Quand elle se retourne, elle ne perçoit que des apparats faits de boutons dignes de bijoux de famille de chemises, de longueurs essorées de robes, de talons richement laqués et agrandis d'escarpins ou encore des mites en nœuds papillons. La brune semble introuvable mais n'est pour autant pas à assimiler à ses gens et aussitôt, Léandre se secoue la tête pour penser ainsi. C'est une remarque acerbe qu'elle aurait pu lui asséner plus pour la provoquer que pour la tancer brutalement sur quelque chose de forcément bien faux de la réalité. 
    Toutes deux sont bien différentes ; bien différentes de tout ce monde de de stéréotypes qu'on tente d'atténuer, de luxe de pauvres, de méchanceté hypocrite. N'étant pas des grains arénacés face à tous ces grains de sable présents dans ce désert d'hommes, les deux femmes sont deux bijoux du Sahara qu'on aurait du mal à trouver. Une perle nacrée sur toute la circonférence pour se garder son propre espace et une Léandre plus transparente et aussi inaltérable que le temps. Cependant, si elles sont introuvables pour quiconque, elles le sont aussi l'une pour l'autre car le vent ne fait que les rencontrer pour une bataille navale, rapidement, et se repousser directement pour un long temps.

    Léandre pivote et danse sur elle-même comme perdue dans tout le désert. Les légers pans de sa robe à peine serrée contre son corps flottent au rythme du siphon dans lequel le monde l'avale et dans lequel, la perle s'est sans doute retrouvé aussi avalé. Elle affiche une mine assez déçue puisqu'elle pense avoir fait une erreur ou plutôt, ne pas en avoir assez puisqu'elle est trop butée pour revenir sur les problèmes qu'elle aurait pu causés. Peut-être n'a-t-elle pas été assez tactile comme l'autre l'aurait désiré ? Ou pas assez provocatrice, allez savoir ? Mais ce temps n'est pas aussi indémodable qu'elle et le temps à retourner ces questions ne l'aident pas.
    Au travers tous ces sillons tumultueux en bavardage, elle est à la fois poussée comme happée. Certains cherchent à se creuser une place auprès des tableaux mais des serveurs dignes de vendeurs à la sauvette près du Colisée ou de la Tour Eiffel lui offrent ou plutôt, balancent des coupes de pétillant au visage. Cela reste agaçant mais elle l'est encore plus quand une main obscène ose toucher son épaule qui n'est heureusement pas dénudée et, grâce à sa légèreté digne d'une hirondelle, parvient à la détourner de son but caché dans toute la foule, au bout du couloir. Juste pour savoir ce qu'elle ou plutôt, la théorie, pense du tableau le plus célèbre du moment. Elle s'en fiche.

    — Je n'ai pas le temps, réprimande-t-elle d'un ton sec mais elle reprend plus poliment. Désolée.

    Juste par précaution et générosité qu'elle fait part de politesse et s'en va vers d'autres horizons qu'elle ne connaît pas ou plus. Elle n'a pas de boussole pour rechercher sa perdition bien qu'elle puisse avoir une carte du musée. Elle ne sait pas où l'aiguille peut bien aller si ce n'est quitter les lieux. Mais cette jeune femme est-elle du genre à abandonner la partie même si elle dit ne pas vouloir jouer au jeu de Léandre ? En tout cas, cette dernière préfère en douter même si la retrouver tenait peut-être du miracle comme on aurait cru en la possibilité que l'inédie puisse être recevable pour la survie. 

    Elle aurait pu se poser quelque part, le long de cette colonne de marbre pour patienter et ne pas jouer aux croisades fantômes avec l'asiatique mais pour Léandre, se prosterner devant les minutes infinies de ce pilier s'éternisant jusqu'au plafond qu'il soutient. 

    Plutôt qu'attendre qu'elle puisse venir à elle, la solution est peut-être justement, d'user de ces gens qui viennent à elle directement. Alors qu'elle reste immobile, une serveuse lui tend une énième coupe. Puis, trente mètres plus loin, un serveur. Puis, trente secondes plus tard, un autre. Pour faire rencontrer temps et espace, elle n'hésite pas à agir de manière extrême et recruter tous ses employés. Elle ne peut pas dire que l'amour la pousse à faire ceci mais la détermination de pousser le jeu plus loin semble être la chose la plus palpitante pour commencer une aventure.
    Ainsi, à tout employé qu'elle a embauché pour la soirée, elle demande à procéder de cette manière :

    — Si vous trouvez une femme asiatique aux longs cheveux bruns et le visage potentiellement inexpressif, amenez la moi à l'entrée. Même si vous n'êtes pas sûr(e) que ça soit elle, ramenez la. Elle est introuvable et j'ai à parler de choses capitales avec elle. Merci beaucoup.

    Ce qu'elle a manqué à faire, c'est de lui demander son prénom. Le titre d'une œuvre est important pour vraiment en parler autour de soi.
    REA

    #le 16.06.17 22:24

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    Tu n'es qu'une pâle estampe
    Léandre Delacour


     


    Je n’aimais pas ça. Je n’aimais pas cette soirée qui avait pourtant bien commencé. Je n’aimais pas cette femme et ce jeu qu’elle avait instauré entre nous. Je n’aimais pas son comportement, son attitude, sa franchise déconcertante. Je n’aimais ni son pouvoir, ni cette façon qu’elle avait de me regarder, attendant que je rentre dans ce tête à tête atypique. Mais ce que je détestai par dessus tout, c’était mon comportement. Cette façon que j’avais eu de fuir au lieu de lui tenir tête. La lâcheté m’imprégnait et je n’avais pas l’habitude d’être ainsi. Quelques sois les aspects de ma vie. Je n’avais pas fui devant mes relations, je n’avais pas fui devant mes pouvoirs, je n’avais pas fui devant mon travail. Je n’étais pas une lâche.

    Le poing serré, la mâchoire crispée, j’observai cette femme dans le reflet du miroir. Ses longs cheveux noirs d’ébène, ses yeux gris perçant, ses lèvres qu’elle se mordait presque à sang. Une veine vint doucement caresser sa tempe et se disperser près de sa chevelure encore humide. Un énième coup d’eau sur le visage. Elle n’était pas moi et je n’étais pas elle. Elle, qui pensait avoir vaincu sa peur de l’autre se retrouvait à me regarder avec inquiétude, comme perdue dans ses songes, dans ses émotions. Nerveusement, j’avais envie de la serrer contre moi, mais nerveusement je l’effaçai peu à peu de ce reflet, essayant d’apercevoir une ombre de force en face de moi. Je la vis dans mon don.

    Me concentrant un peu, je me souvenais de ce moment aux archives où mes sentiments avaient disparu. Mon inquiétude, mes peurs, mes peines, ma colère, tout était devenu transparent, inexistant. Je connaissais les risques d’une telle application. Mais aujourd’hui, à la différence d’hier, je connaissais mon pouvoir, ses limites comme ses avantages. J’étais capable ; et seulement pour ça, seulement pour cette confiance que j’avais en lui par rapport à cela, je l’utilisai. Mes paumes devinrent chaudes et luisantes comme à leur habitude, mes pensées se perdirent et en quelques secondes je me retrouvai apaisée, apaisée mais sans émotions. Je savais simplement qu’il fallait que je rentre chez moi pour me retrouver enfin. En attendant je fixai cette carapace sur moi, cette armure, me protégeant de tout et de tous. Je décidai enfin de quitter cette pièce malodorante.

    D’un pas sûr, j’avançai vers la porte et l’ouvris. La sortie se trouvait quelques salles plus loin et je n’avais qu’un objectif, éviter de croiser cette femme et rentrer chez moi le plus rapidement possible. J’avançai encore et encore et passai la première pièce sans aucun problème. Arrivée au milieu de la seconde, j’entendis un "madame" au loin. Je me retournai donc voyant alors un serveur me faire un signe afin que je m’arrête. Je n’avais pas le temps pour ceci, mais mon inconscient, toujours actif, me disait de me stopper un instant, juste au cas où. Il arriva rapidement à ma hauteur. "Mademoiselle Delacour vous demande, pouvez-vous me suivre ?" Il me souriait alors malgré le ton de sa voix assez formel. Encore elle. Ne pouvait-elle pas m’oublier un instant. Sans aucune autre réaction de ma part je l’ignorai et me retournai. Il me saisit alors le bras et dans un geste violent je m’en défis rapidement, continuant alors ma traversée. La troisième salle fut plus compliquée à traverser. Deux serveurs m’appelèrent et une nouvelle fois je les esquivai, mais arrivée près de la sortie, une énième main se posa sur moi. S’en était trop. Malgré mon pouvoir toujours présent, j’avais cette sensation d’être un cochon sur lequel on s’acharnait avant de l’amener à l’abattoir. J’étouffais et j’avais clairement envie de sortir.

    Alors je posai mes mains sur les deux serveurs derrière moi. Une sur chacun d’entre eux. Je leur insufflai toute la colère possible, toute la haine inimaginable. Et toujours neutre, je fis alors demi-tours. Il ne suffit que d’une dizaine de secondes pour que les plateaux commencent déjà à voler dans la salle. Des cris se firent entendre et rapidement un des deux hommes atterrit sur une des toiles d’Hokusai. Les clients se mirent à se plaindre et à se disperser. Le chaos régnait peu à peu et je n’avais qu’à me mêler à la foule pour sortir tranquillement. Je n’aimais pas agir ainsi, mais j’aimais encore cette position dans laquelle elle m’avait mise.
    Essayant de passer inaperçue, je vis rapidement l’entrée du musée devant moi. En espérant que personne ne me voit, je restai collée à un maximum de monde afin de passer ces portes qui m’apparaissaient de plus en plus proches.



    Avec : Léandre Delacour
    Mots : 998


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    #le 19.06.17 18:01

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    any piece of art has a heart
    — Et bien, ce n'est pas trop tôt.
     
    Tout son foyer volant en éclats, Filomena en était étrangement satisfaite. Elle n'était pas humaine. C'était un monstre sorti droit des enfers. Lâchant foudres, feux et sang dans des batailles qui n'en valait pas le coup, elle misait tout un paquet de cartes juste pour s'emparer d'un trésor des plus misérable et qui n'en valait pas toute une chandelle. 
     
    Impertinemment assise sur un chesterfield, elle aurait pu croiser les jambes, regardant son adversaire sans le défier du regard ni réfléchir, l'air bien ailleurs et au-dessus de tout. Léandre était agaçante mais dans cet acte d'impolitesse qui n'allait pas à sa noblesse, elle était par-dessus tout sans jaugeage, sans limite, sans gentillesse. On l'aurait dite sadique à sacrifier toutes les pièces de sa partie d'échiquier en le renversant mais c'était en bousculant tout le plateau, en se créant des dommages, qu'elle en provoquait aussi à son adversaire. Toujours sur la défensive, elle s'en fichait réellement d'en finir avec des regrets car elle préférait ne jamais y penser, en tentant d'oublier au fil du temps ses impairs. Le temps était sans doute la meilleure confiance et épaule sur laquelle elle se reposait ; pas sur des choses trop concrètes comme les sculptures ou les corps ni sur des choses trop abstraites comme les peintures, leurs idées et les âmes.
     
    D'une plénitude paradoxale, elle était si calme dans sa posture reposée et patiente mais si déchaîné dans le regard ambré, pris de vivacité et de mouvement. Elle suivait les danses d'invités paniqués et de serveurs emportés. Elle n'aurait su déterminer l'origine comme elle n'avait aucune preuve mais la logique la conduisait vers l'asiatique qu'elle avait commandé de retrouver. De son rictus immortel, elle défit le coude qu'elle avait posé, depuis quelques minutes, contre la colonne et traversa les éclats glacés. Du verre de contenant et de protection pour les cadres mais la pagaille empêchait de distinguer lequel provenait duquel. Une chose à la fois. Elle devenait avant tout revenir aux racines du problème avant les branches. Mais ses propres employés qui étaient auparavant les bourgeons de cette soirée s'étaient retrouvés dingues et fous de colère. Même si elle connaissait les bases, ce n'était pas suffisant pour y remédier. De son pouvoir, elle aurait pu en immobiliser un, tout au plus. De sa voix beuglante, elle n'aurait pu en neutraliser absolument aucun. 
     
    Elle s'était clairement mesurée à quelque chose d'une taille plus imposante que la sienne. Une vraie humaine. Mais ce n'en était que plus divertissant pour une cinglée comme Léandre. Cinglée et psychopathe puisqu'elle poussa même plusieurs personnes pris d'effroi qui venait lui demander de l'aide. Elle n'avait pas besoin d'enchantement pour être ensorcelée. Cette femme, pleine de sentiments, c'était un vrai potentiel pour les chimères qu'elle ne voudrait en aucun voir s'éteindre là-bas. Dans son pectoral et coeur pris d'adrénaline se logeait tout de même des graines d'effroi. Elle ne voulait pas la voir partir et se faner dans quelque chose d'aussi malsain que cette association de chimères. Si cette inconnue était trop recluse et pas assez prise dans les sentiments, il n'aurait suffit que de recueillir les larmes visibles même à travers une carapace.
     
    Bien qu'elle dit être tranquille, sa position si confortable n'est qu'une parade, qu'un croisement au fer qui voudrait la meurtrir. Léandre, si elle n'a pas peur de se blesser, à bien peur de ne plus rien faire et encore perdre des libertés dont elle manque déjà cruellement. Ainsi, elle se dédouanait donc de tout ce désastre en ne murmurant pas une seule excuse à l'attention des victimes du musée hanté. 
    Sans excuse et sans civilité, c'était le chaos dans cet établissement si bien que le monde se précipitait vers les portes extérieures pour fuir un édifice digne d'un musée naturel où on aurait exposé des dragons qui auraient soudainement pris vie. Ils étaient assimilables à des écoliers sortant du lycée pour fuir les cours. Cependant, tout le monde prit le temps et la responsabilité de prendre sa veste pour affronter le dehors printanier, toujours un peu frais, chose dont elle n'avait guère le temps de s'occuper. Elle se mit même à enlever les talons handicapants pour repartir à la poursuite d'une humaine sauvage capable de finir piégée. 
     
    Sans respiration pionnière, elle n'enjamba même pas les trois marches, faisant flotter sa silhouette pour atterrir sur le sol et chemin d'entrée. À la vitesse d'une moto, elle fit de quatre pas un seul. Puis, elle mira maintenant ce qu'on pouvait qualifier de sortie pour les visiteurs, cherchant au loin un indice. Ses analyses étaient bien furtives et elle ne passa pas éternellement sur les lampes à pied qui traçaient le chemin de galets du musée Nezu dans des parterres de fleurs. Les graines avaient bien germés au printemps, sous le soleil couchant de cette soirée et ainsi elle put distinguer une plante grimpante, s'enfuyant.  
     
    — L'expression tout ou rien vous va à merveille, dis donc, ricana l'italienne.
     
    Elle ne chercha pas à la rattraper, sachant bien qu'une telle remarque pourrait au moins la faire ralentir le temps qu'elle l'entende, l'écoute puis la décrypte pour déchiffrer à qui appartenait la voix. Pendant ce laps de temps trop court, elle procéda donc au repêchage de cette, finalement, trop grande victime de la mère dragon. Pour l'instant, elle n'était pas encore celle qui avait jeté les flammes mais les avait insufflées dans une forme humaine et plus innocente qu'elle.
     
    La seule innocence qui vivait en Filomena, c'était cette irritation au contact qu'elle prévoyait dans des retranchements ou dans des recours derniers. Son pouvoir n'était qu'une option, pas un moyen de persuasion. En l'occurrence, elle préféra se montrer prudente tout de même. Inutile de faire la vaniteuse trop longtemps sinon, c'était perdu d'avance. 
    Prudente donc dans les conséquences comme dans l'effleurement d'une peau, elle essaya donc d'imiter le même geste que l'inconnu avait fait pour la saisir, tout à l'heure. Une geste dont elle se rappelait et qui la marquait. Elle, le marquait bien autrement.
     
    — Veuillez m'excuser, je pense avoir eu mauvais usage de mon pouvoir, je n'avais pas prévu ça.
     
    Avant que la brune ne puisse se retourner, Léandre n'afficha rien d'hypocrite rien sur le visage bien que ce « mauvais usage » était complètement voulu. Quelque part, elle ne semblait pas maîtriser quelque chose mais son don n'en était pas la cause. Elle ne maîtrisait pas les gens et encore moins cette femme.
     
    — J'ai bloqué votre bras par inadvertance. C'est ça, de toucher les gens. On finit par provoquer des choses qu'on ne soupçonnerait pas.
     
    Dans ses doubles-sens habituels, elle rappelait à quel point le contact primaire qu'elles avaient pu avoir n'avait pas été aussi anodin qu'il aurait pu l'être pour une autre personne. Léandre se montrait grande et forte, à tout bousculer mais Filomena était la timide parfaite, prude au toucher et de l'intérieur. Si elle avait touché l'asiatique, elle s'était tout de même mordu la lèvre au préalable pour goûter le sang de lion et du courage dont elle avait besoin.
     
    Mais, pour revenir à ce double-sens, il ne fallait pas négliger l'étendue d'excuses qu'elle déversait sans en donnait les spoilers. Elle ne donnait ici que les prémisses, rien d'autre.
     
    Excusez-moi. Je suis cruelle mais c'est ainsi. Ne m'en voulez pas.
     
    C'était là tout ce qu'elle pensait mais qu'elle ne disait pas parce qu'elle voulait paraître toujours assez forte et pas trop faible pour s'avouer complètement vaincue, même dans une situation où le tort lui revenait de droit.
    REA

    #le 20.06.17 17:21

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    Tu n'es qu'une pâle estampe
    Léandre Delacour


     

    Je m’échappai. J’en voyais enfin les couleurs, de cette nuit noire et intense que j’avais auparavant trouvé douce et agréable. Cette quiétude s’était vite brisée au contact de cette femme, femme que j’avais réussi à semer. Un pas, deux pas, trois pas, quelques enjambées et je fuyais le chaos laissé derrière moi. J’avais semé un désastre dans une exposition qui me tenait à coeur. Il y avait là des questions à se poser. Comme une envie de lui prouver que je n’étais pas froide et dénuée d’émotions, comme pour me prouver à moi-même que j’étais capable de m’éloigner d’elle, de cette force si terrifiante qu’elle dégageait. Avais-je fuis mes émotions ou l’avais-je fuis, elle ? Sans un regard, sans un geste, je m’étais cachée de tout, d’elle mais aussi de ce que j’étais, de ses pouvoirs que j’arrivais, aujourd’hui, à contrôler parfaitement. Mais une chose était certaine, je ne restais pas ici, non, j’allais rapidement trouver un taxi et allais me cacher sous ma couette, oubliant cette soirée et cette Léandre. Marchant rapidement vers cette sortie qu’étais la mienne, je m’arrêtai net, me retournant, connaissant cette voix, cette voix que je ne désirai plus entendre.

    - "L’expression tout ou rien vous va à merveille, dis donc."

    Je me retournai apercevant non loin de moi cette crinière rousse, cette posture droite et ce regard si insistant qui me déstabilisait au plus haut point. Elle arrivait vers moi et je savais au fond, qu’il n’avait pas été très intelligent d’arrêter ma course ainsi. J’eus beau essayer de repartir, j’en fus incapable. Un main ferme me stoppa. Mais ce n’est pas juste mon corps qui s’arrêta là, non, mon bras était entièrement paralysé. Il n’y avait pas trente six mille possibilités. Cette femme était une nécromancienne et elle se servait de son pouvoir pour m’arrêter. Enfin, j’en avais fait de même pour m’enfuir. Mais pouvait-elle bloquer entièrement mon corps ? C’était une idée qui ne me plaisait réellement pas en réalité. Mais si je partais, allait-il rester ainsi ? Je ne connaissais ni l’antidote, ni le moyen de lutter contre. Et merde.

    - "Veuillez m'excuser, je pense avoir eu mauvais usage de mon pouvoir, je n'avais pas prévu ça. J'ai bloqué votre bras par inadvertance. C'est ça, de toucher les gens. On finit par provoquer des choses qu'on ne soupçonnerait pas."

    Devais-je la croire ? Pourquoi avais-je la sensation qu’elle me mentait encore et encore ? Pourtant cette femme semblait être franche. Était-ce son ton délibérément malicieux et à double tranchant qui me faisait ressentir cela ? En attendant j’étais coincée, complètement coincée. Je pouvais me libérer, essayer au moins et voir ce qu’il se passe, après tout je ne savais même pas ce qu’elle cherchait. D’un coup d’un seul je dégageai mon bras inerte de son emprise la faisant se rapprocher de moi à une vitesse folle. De ma main encore muable je la repoussai alors violemment.

    - "Mais qu’est ce que vous me voulez à la fin ?!"

    Je regardai alors mon bras, toujours dur, toujours si froid. Il n’avait pas bougé d’un iota. Plus que la colère, c’était de l’inquiétude que je ressentais à présent, celle de rester ainsi et surtout celle de devoir lui demander des explications.

    - "M’intimidez vous amuse, je l’ai bien compris. Mais de là à figer mon bras. N’est ce pas un peu trop ?!" Je me rapprochai alors d’elle violemment, lui attrapant le poignet avec force. "Changez ça !"

    Pourquoi fallait-il qu’elle ait cette tête là, ce sourire si malin, ce regard si profond. Pourquoi fallait-il que je sois le pion de ce jeu qu’elle s’amusait à alimenter. Cela ne me plaisait pas. Je n’appréciais ni sa désinvolture ni cette élégance si hautaine qu’elle présentait face à moi. Dans un excès de colère et qui sais-je que j’en avais quelques uns ces derniers temps, je la tirai alors vers moi, me mettant à marcher près d’une ruelle un peu en contrebas de la rue. Là je m’y enfonçai, la tirant avec moi. D’un bras et d’une force que je ne me connaissais que trop bien, je la poussais alors contre un mur de béton bien trop abrupte pour accueillir amicalement le dos d’une si belle femme. De rage, je lui maintins alors le torse de mon avant bras raide et posais ensuite une de mes mains sur son visage. D’un regard dur et d’un ton ferme, je la menaçai alors.

    - "Rends-moi mon bras ! Ne m’oblige pas à te convaincre!"

    Une envie acerbe me pris alors à la poitrine. J’avais autant envie de lui faire du mal que d’apprendre à la connaitre. Je me dégoutais.


    Avec : Léandre Delacour
    Mots : 1009


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